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 Demons at the door {pv}

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Féminin
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↳ Date d'inscription : 27/08/2012
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↳ Age du Personnage : 31 ans, âme de 779 ans
↳ Métier : Chirurgienne
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
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MUSE - dead inside | THRIVING IVORY - flowers for a ghost | PLACEBO - battle for the sun | HURTS - stay | THE KILLERS - human | BON JOVI - we weren't born to follow | EPICA - the phantom agony | ADELE - turning tables | SWITCHFOOT - thrive | TIRED PONY - get on the road | THE CIVIL WARS - poison & wine

↳ Citation : « L'enfer c'est moi. Ce sang qui inonde mes veines, cette chair qui harnache mon squelette, cette cervelle qui s'embrouille. Ces pulsions, désirs impérieux, douloureux, qui commandent mes actes. »
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MessageSujet: Demons at the door {pv}   Ven 7 Aoû - 15:18

Demons at the door
Tonight I need to breathe. There’s nobody left. But you and me. As far as I can tell. The world has gone to Hell. And I’ve been standing here. And coals collide. Streak across the edge. Exploding in the sky. There’s nobody left All that we have left. Is burning down. Lay your demons at the door. This is what we’re fighting for. Trying to clear the air but nobody’s talking. We’ve been breathing this disease. Trying to find a way to see. But the end is in your eyes. Let’s finish this tonight. We Always, we always fall apart.

Abimées, ses jambes tremblent et menacent dangereusement de flancher sous son poids. Comme une ivrogne titubante, elle tangue. Se rattrape tant bien que mal à la rampe d’escalier puis au mur chaque fois que le sol vacille et tremble. L’adrénaline passée et bien enterrée, elle ressent la moindre blessure ancrée dans ses chairs. En proie à de violents spasmes. La peau violacée d’ecchymoses, les muscles sérieusement engourdis, elle fait peine à voir. Se fige dès qu’un son suspect se fait entendre des appartements voisins. Elle ne veut croiser personne. Pas dans cet état-là. L’image de reine des glaces toujours tirée à quatre épingles prendrait un sérieux coup dans l’aile s’ils la voyaient si misérable. Si pitoyable. Conduire seule, sans s’encastrer dans un pan du décor, lui a coûté ce qui lui restait d’énergie. Mais les meurtrissures physiques sont dérisoires en comparaison de celles qui font saigner abondamment son palpitant. Le piteux organe se vide de sa substance, crache du pus. Sévèrement infecté, ravagé par la gangrène. Depuis le temps qu’on en crève d’envie… Les susurrements perfides du milicien résonnent dans son crâne avec une telle ardeur qu’elle doit se retenir de l’éclater contre le béton pour que le vacarme cesse. Tous les endroits où Stain a pu poser Ses sales pattes brûlent et l’assiègent de douleurs immondes. La trahison se démultiplie dans son esprit aliéné et la met au supplice. Elle regrette amèrement de ne pas avoir écouté son ainée tant qu’il était encore temps de la sauver. Les vagues de plaisir coupable ont brisé ses os et les ont éparpillés contre des récifs plus tranchants que jamais.

Quasiment arrivée à son étage, la sorcière s’immobilise et sursaute vivement en entendant des coups répétés contre une porte. Il lui semble qu’on crie son nom mais les vociférations sont masquées par les aboiements de l’animal qui doit crever de trouille à l’intérieur de son appartement. La pauvre bête ne comprend certainement pas ce qui lui arrive, et ses plaintes aiguës lui cisaillent les tympans. Elle songe fortement à faire demi-tour, puis se résigne en songeant qu’elle ne pourra pas s’abriter ailleurs. Son ancien chalet ne lui appartient sans doute déjà plus. Elle n'a aucun autre endroit où se réfugier. Quelques marches supplémentaires, et elle se retrouve enfin dans le couloir qui mène à son logement. L’œil dont la paupière n’est pas gonflée avise une silhouette imposante en train de s’acharner contre sa porte d’entrée. Il lui faut se concentrer pour que toutes les pièces du puzzle de sa mémoire décousue s’emboitent. L'intrus ne bronche pas. Certainement trop occupé pour remarquer que quelqu’un s’approche. Ses doigts tirent sur le tissu noir recouvrant ses courbes enjôleuses pour tenter vainement de se donner une allure respectable. Mais il cache tout juste ses cuisses. La faute au shadowhunter qui a déchiré sa robe comme un bourrin, pour finalement tâcher son jean comme un ado pré-pubère. Elle n’a pas assez de mains pour retenir la bretelle qui pendouille lamentablement de son haut, et dévoile sa lingerie malmenée. Son cruor pulse avec vigueur contre ses tempes, embrouille un peu plus sa cervelle détraquée.

Hébétée par la scène surréaliste en train de se dérouler, elle hésite sur la marche à suivre avant de se décider pour un raclement de gorge sonore. Juste à temps pour éviter que Declan ne fonce comme une masse après avoir pris son élan. Partagée entre la surprise et la colère, elle reste interdite lorsqu’il se retourne enfin. Choquée, elle reste silencieuse un moment avant d’oser s’exprimer. « - Qu’est-ce que tu fiches ici ? Je peux savoir ce qui te donne le droit de venir défoncer ma porte ? » Siffle t’elle, d’une voix particulièrement fébrile. « - J’ai fait changer les serrures mais visiblement, ce n’est pas un morceau de bois qui va t’arrêter. » Maugrée-t-elle, plus acide qu’elle ne le voudrait et qu’il ne le mérite. Les nerfs effilés au couteau, en lambeaux après la soirée qu’elle vient de passer, elle accueille mal cette intrusion de force dans sa vie privée. A vif, elle n’est pas en mesure de faire preuve de tact et encore moins de se couler dans le rôle de la sœur qu’il a perdue. C’est bien pour ça qu’elle l’évite. Par peur qu’il découvre l’imposture. De ne pas être à la hauteur de l’amour étouffant qu’il semble lui porter. Si elle devine que Nymeria avait l’habitude de se reposer entièrement sur son grand frère, l’italienne a rarement pu en dire autant de qui que ce soit. Ses prunelles grises se baissent, balaient le sol pour ne pas croiser les azurs inquisiteurs. Une boule de chagrin se forme insidieusement dans sa gorge, lui remue les tripes de ses phalanges givrées. Exposée à son jugement, elle a affreusement honte dans les guenilles qui lui servent de vêtements de fortune. La furie préfère lécher ses plaies dans son coin, rechigne à s’ouvrir à cet inconnu pourtant si familier.

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Twisting and turning, unable to sleep. Will the voices ever stop? My thoughts speak louder the more I resist. And they're driving me insane. Do they ever go? Inside. I'm a danger to myself. I'm a prisoner of my own hell.
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MessageSujet: Re: Demons at the door {pv}   Ven 7 Aoû - 19:51

Si tout le voisinage avait dû ouvrir son regard endormi dans un sursaut, nul doute que Declan aurait plaidé coupable. Comme à l'accoutumée Nymeria brillait pas son absence et l'inquiétude de l'aîné grandissait chaque jour d'avantage. Voilà un bail que la belle lui avait tourné le dos sans explication et le terrait dans un mutisme forcé qu'il ne désirait que briser. Il avait envie de lui hurler tout l'amour qu'il avait pour elle, toute sa dévotion, son désir d'être l'unique protecteur à ses côtés, l'homme qui lui ferait quitter enfin ce monde de noirceur dans lequel elle glissait lentement. Il n'avait jamais compris ce qui avait poussé l'enfant fusionnel à se déchoir de ses ailes d'ange, Satan n'avait pourtant pas l'air plus paisible que le Dieu qu'on leur avait si longtemps imposé.
Il aimerait être là aujourd'hui, tout près d'elle, sa main de grand gaillard taillé dans la pierre qu'elle savait si solide, si fiable, si aimante, juste posée sur son épaule si frêle. Elle avait tant besoin de lui, si seulement elle le savait... Et pourtant... Il frappait à sa porte de toute sa force d'homme sans nulle réponse, encore... encore... et encore. Il criait son nom de sa voix grave et déchaînée. Il abominait ce silence, cet atroce éloignement de sa prunelle qui laissait en lui un vide béant. Sa prunelle en perdition qu'il avait le devoir de sauver.

« Nym, j'te jure que si t'es derrière cette porte t'as intérêt à bouger ton p'tit cul si tu veux pas te la prendre en pleine gueule ! »

Il allait ni plus ni moins la défoncer d'un coup de pied à en faire trembler tout l'étage. Si malgré la menace elle osait continuer d'ignorer si hautainement sa présence, lui ne ferait certainement pas dans la dentelle. Que s'imaginait-elle ? Qu'il lâcherait si facilement l'affaire, lui, le bourrin le plus têtu du siècle réincarné ? Qui plus est angoissé à un point de non retour.

Un souffle prompt s'échappa d'entre ses lèvres rageuses. L'homme était tout aussi exaspéré qu'orageux et ne parvenait plus à contenir tous ce flot de sentiments à peine maîtrisables. Il recula de quelques pas, juste assez pour avoir suffisamment d'élan pour briser cette épaisse planche de bois qui le séparait de sa cadette contrariante. Il inspira profondément et... avorta sa folie soudainement. Elle était là, enfin. Elle se dressait face à lui, pitoyable, écorchée vive, l'âme en peine et le corps meurtri. Declan crut suffoquer. Son regard azur s'écarquilla sous un front plissé d'horreur. La scène avait sur lui un impact émotionnel terrible qui le replongeait dans un passé sordide qu'il aurait voulu à jamais derrière lui, et les paroles acerbes de sa prunelle n'amélioraient en rien son traumatisme. Qu'avait-il fait pour qu'elle le traite tel un gentil chien d'antan qui se serait retourné contre son maître, lui qui avait toujours été là fidèle au poste et bienveillant, lui qui s'était oublié pour elle, qui avait sacrifié bien plus qu'elle ne le saurait jamais... Plus le moindre son ne parvenait à s'évader de sa gorge asséchée et pourtant, toutes ses pensées n'étaient que des hurlements volcaniques qui semblaient le consumer. Il avait envie de l'enlacer, de lui insuffler sa force et de lui promettre que tout irait bien. Mais il voulait aussi lui plier l'échine pour toute cette douleur qu'elle le contraignait à subir.
Il recouvra ses esprits aussi vite qu'il les avait perdus et un battement de cils plus tard, pu retrouver toute sa contenance. Il se tenait devant elle le regard d'acier, la carrure imposante toute dressée. Il tint bon un instant mais ne put se retenir plus longtemps de l'enlacer chaudement dans ses bras, le coeur battant à tout rompre et l'esprit torturé. Et pendant qu'il lui parlait doucement, sa voix rauque semblait se fracasser contre un roc d'émotions trop vives et meurtries.

« J'avais besoin de savoir comment tu allais Nymeria... ». Trop apeuré à l'idée qu'elle se délivre de ce corps à corps nécessaire, il resserra son étreinte. « Laisse moi t'aider Nym ».

Il désirait ardemment l'assaillir de questions. Qui lui avait fait ça ? Pourquoi ? Comment ? Quelle était l'adresse de cette ordure qu'il débarque lui offrir le revers qu'il méritait et bien plus encore ! Pourquoi ne l'avait-elle pas appelé à la rescousse comme elle l'avait toujours fait ? Mais savait pertinemment que le moment n'était pas le plus propice. Il en était douloureusement conscient, si par malheur elle se sentait acculée, le rejet serait tranchant et sans réplique. Insoutenable. Pour l'heure, il avait des blessures à panser.

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MessageSujet: Re: Demons at the door {pv}   Mer 12 Aoû - 18:48

Instinctivement, la chirurgienne esquisse un pas en arrière lorsque Declan brise la distance entre eux. Tiraillée de tremblements assassins, elle n’en mène pas vraiment large face à la silhouette imposante de l’ainé. Elle s’attend à tout, y compris à ce qu’il lui fasse ravaler son insolence. Habituée aux débordements de colère en tous genres. Son cœur est si douloureux qu’elle a l’effroyable sensation de le sentir entre ses doigts, palpiter à tout rompre à l’intérieur de ses paumes meurtries. Elle sent ses pupilles de glace traquer les siennes, ne pas perdre une miette de son état pitoyable. Elle préfère de loin les éviter, fixer un point droit devant elle plutôt que de défier jusqu’au bout l’irlandais. Il n’y a qu’en se déchirant et qu’en se provoquant que les membres de sa véritable famille se sont toujours prouvés leur affection. Ils se détruisent, se blessent violemment à coups de traitrises et de paroles assassines, juste pour se donner l’illusion d’être vivants. D’être encore capables de se blesser mutuellement. Dysfonctionnels à en crever, à en pleurer.

Fébrile, elle attend donc la salve de reproches, la juge inévitable. Mais contre toute attente, l’ours bourru préfère l’entourer de sa chaleur. Les phalanges puissantes enserrent sa taille frêle, s’y cramponnent. Retenue contre son gré, elle se crispe pour ne pas se laisser aller contre le torse protecteur. Loin d’être familiarisée à une telle effusion de sentiments, elle ignore en vérité comment y réagir. La voleuse de corps flaire le danger qu’il y aurait à s’enliser plus avant dans cette vie qui ne lui appartient pas. Elle se connait, elle s’y emmêlera les pieds et trébuchera lamentablement. S’attacher finirait par brouiller les pistes et les limites au point de se croire réellement sa cadette. Elle ne peut décemment pas entretenir ce jeu de rôles, ce jeu de dupes. Elle doit s’en tenir au strict nécessaire, même s’il est terriblement tentant d’oublier et de feindre une énième fois d’être elle. La menace de se faire démasquer et de tout perdre est cependant trop grande. Des semaines qu’elle le fuit. Qu’il la cherche. Une grimace d’affliction déforme ses traits de fer en sentant la prise se raffermir contre sa peau malmenée et couverte de bleus. L’ingrate se tortille, ses bras tentent de se défaire de l’étreinte bienveillante. Mais fragilisés et endoloris par les heures passées accrochée au plafond comme un vulgaire saucisson, l’essai n’est pas très concluant. Un léger gémissement de douleur s’extirpe hors de ses lèvres abimées. Le moindre de ses os la fait souffrir, tire contre sa chair meurtrie de part en part. Lui rappelle qu’elle a fait une grossière erreur en se présentant à cette soirée sordide. La brune se résigne temporairement, se mue en une statue de plomb pour laisser percevoir son malaise. Tous ses muscles se raidissent, tentent d’ignorer la sensation réconfortante qui envahit naturellement sa misérable carcasse. C’est une lutte à contre-courant qui s’opère au creux de son palpitant. Elle n’incarne que l’ombre d’une sœur perdue, mais son enveloppe se souvient qu’il a toujours été son unique refuge. Le seul apte à la calmer et à la consoler. A l'aimer entièrement, peut être.

Sincères et touchantes, les suppliques la font néanmoins ricaner. Le rire est bref, sec, amer. Certainement un peu cruel, même si ça n’a rien de voulu. Personne ne peut rien pour elle. La poupée ébréchée sait qu’elle est foutue, elle a traversé assez d’enfers pour parvenir à cette conclusion. Nymeria. Toujours ce même nom pour lui rappeler l’imposture vivante qu’elle est devenue. « - Mais je me porte comme un charme, comme tu le vois. » L’ironie glisse de sa langue comme du venin, ne cherche pas à épargner ni à préserver celui qui semble si soucieux de son sort. Quitte à subir les affres de son courroux. « - Tu ne peux pas m’aider. Tu n’aurais pas dû faire le déplacement. » Lui affirmer ce qu’il peut ou ne peut pas faire n’arrangera rien, quelque part au milieu de sa caboche fracassée, elle en a la certitude. Elle risque seulement de lui faire de la peine, et de renforcer ses convictions. La sorcière a la sensation de ne le connaitre qu’à travers un filtre, un miroir morcelé, mais elle devine déjà combien il peut se montrer borné et acharné. « - Lâche-moi s’il te plait. Tu me fais mal. J’ai pas besoin de ta pitié. Je n'en veux pas. » Souffle-t-elle, la mâchoire pourtant plus ou moins calée contre l’épaule du gardien. Elle aspire à ce qu’il recule, autant qu’à ce que l’emprise si rassurante se resserre et ne la laisse pas orpheline. Oscillant entre des envies contradictoires, entre raison et folie. Mais il lui reste sa fierté, et elle ne supporte pas de se montrer affaiblie et si vulnérable devant lui. « - Tu peux rentrer chez toi. » Rajoute t’elle nerveusement, prête à décliner toutes les formes de rejet jusqu’à ce qu’il finisse par obtempérer et s’éloigner. Même si ça sonne faux. Grièvement blessé, ouvert, béant, l’organe niché dans sa poitrine cogne bien trop fort contre les barreaux de sa cage écarlate. Les battements désordonnés cisaillent ses tempes avec une telle vigueur qu’elle en tremble. A moins que ça ne soit la peur qui l’anime finalement. Celle qu’il reste. Celle qu’il s’en aille.

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MessageSujet: Re: Demons at the door {pv}   Jeu 13 Aoû - 15:16

Il se souvenait avec peine des bribes de sa cadette, celles qui lui étaient si chères, celles d'antan dont il connaissait tous les détails dans leurs plus infimes imperfections. Ses iris se teintaient de lourds regrets; il aurait tout donné pour que le passé se soit figé dans toute cette enfantine beauté. Le sourire de Nymeria était immaculé, son âme sans reproche et leur fusion à son paroxysme. Ce souvenir était aussi merveilleux que douloureux, peut-être indéfiniment perdu dans les ténèbres d'un avenir hostile et incontrôlable. Aujourd'hui Nymeria n'était plus que l'ombre de ce qu'elle fut un jour - aux yeux de l'irlandais si candide et grandiose - et n'était pour son frère qu'une amère étrangère. La joie de la voir ouvrir à nouveau ses yeux clos sur un monde qu'elle n'était pas certaine de revoir un jour fut la plus grande que l'homme n'ait jamais connue. Sa prunelle s'était réveillée. La vie s'était montrée clémente en leur offrant d'avantage de temps. Mais l'homme avait commencé à douter de la bonne foi de leurs existences lorsque Nym lui avait échappé. Le fossé n'avait eu de cesse de se creuser, faute à l'esprit brisé de la jeune accidentée. Quelque chose avait changé en elle et cette métamorphose le terrifiait, parce qu'elle était la propulsion dans un univers de décadence qu'il ne pourrait peut-être jamais pénétrer suffisamment profondément pour l'en délivrer. Elle avait lâché sa main tendue, celle qui n'avait jamais failli à son devoir d'aînée et qui l'avait toujours relevée. Finalement, sa soeur était morte ce jour là. Son âme s'était envolée sur cette route sinistre. Elle n'était plus qu'une coquille vide et obscure, un corps vacillant, un esprit torturé oscillant entre ombre et lumière. Deko ne la reconnaissait plus... Il l'avait perdue. Et cet aigre éclat qui sortait d'entre ses lèvres... Non, ce n'était plus la femme qu'il avait chérie de tout son amour fraternel. La Nymeria d'antan n'était pas capable de lui faire tant de mal. Mais la Nymeria d'antan n'était plus là, éconduite par un traumatisme trop grand. Si l'homme n'avait pas été si fier, des perles lestées de désespoir auraient pu se dérober de son regard sans étincelle.

Les paroles de Nymeria le touchèrent en plein coeur. Il n’avait plus sa place près d’elle; elle lui jetait cette injuste conclusion avec toute la cruauté dont elle était dotée - plus que Declan n’aurait pu le croire. L’enveloppe frissonnante de la cadette le contraint à obéir à ses suppliques. Il lui rendit sa liberté et recula d’un pas. Ses prunelles emplies tantôt d’un insoutenable chagrin s’étaient assombries, annonciatrices d’une fureur de mauvais augure. Et la paume de sa main vint se déposer avec violence sur la joue déjà meurtrie de sa petite soeur. Impulsif, poussé dans ses ultimes retranchements, de nature très colérique, il n’avait su trouver la force de contenir son geste. Il la gifla pour la première fois; regretta aussitôt sa pulsion lorsqu’il la dévisagea. Elle était déjà si pitoyable... Comment avait-il osé lever la main sur elle, qui plus est dans un état tant lamentable. La honte et la culpabilité le terrassèrent. Le grand homme entailla l’armure dans laquelle il s’était glissé et des larmes légères coulèrent sur ses joues pâles. Il n'y avait qu'en présence de sa fratrie qu'une telle faiblesse était permise. Le remord était plus accablant que l’affliction. L'irlandais n'avait plus qu'à s'en mordre les doigts.

Il plongea son regard d’un azur impeccable dans celui de sa martyre. Il avait fauté, certes, mais ne cherchait pas pour autant à eviter les iris accusatrices qui le jaugeaient. Oh non, il valait bien mieux que ça et n’avait jamais été de ceux qui se dispensaient lâchement du courroux mérité. Il ne se dérobait pas sous le poids oppressant de la responsabilité et c’était cette louable qualité qui le différenciait de tous les Grimes qu’il avait connus. Toutefois, aucune excuse ne fut prononcée et ses lippes ne se mouvèrent que pour assaillir la prunelle de quelques reproches. « Je n'ai aucune pitié pour toi Nymeria, crois-tu que j'taurais baffé si ça avait été l'cas ? T'as pas l'droit d'me faire ça Nym, pas après tout c'qu'on a traversé et tout c'que j'ai fait pour toi ! ». Ses yeux ne brillaient déjà plus et son timbre était d’une grande froideur. « Je n’partirai pas d’ici. Pas sans m’être m’assuré qu’tu n’aies rien d’trop grave et sans explication. J’en ai ma claque de ton p’tit jeu, tu vas cesser d’jouer les emmerdeuses de première qui passe son temps à m’éviter pour je n’sais quelle raison et cracher le morceau ! Qu’est ce qui s’passe à la fin ? C’est quoi ton problème ? Qu’est ce que j’t’ai fait ? Et tout ça là - il ouvrit ses bras vers ses nombreuses blessures et ses guenilles tâchées de sang, les paumes vers le ciel, exaspéré. . Dans quelle merde t’es encore allée t’fourrer... Ouvre nous cette porte si tu n’veux pas que j’le fasse moi-même ». Il n’avait pas voulu la brusquer mais une nouvelle fois son caractère trop trempé couplé à sa fougue trop peu maîtrisée avaient avorté la subtilité de ses intentions. Son seuil de tolérance était proche de zéro et Nymeria n’avait pas eu du mal à faire resurgir tous ses mauvais côtés. Un battement de cils condescendant, quelques répliques insatisfaisantes et l’homme était sorti de ses gonds. Encore.
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MessageSujet: Re: Demons at the door {pv}   Jeu 20 Aoû - 21:31

Le soufflet résonne avec force contre sa joue, lui fait emprunter une teinte cramoisie. L’écarlate se mélange au pourpre qui tapisse déjà sa figure, lui donne une allure encore plus piteuse et lamentable. Par réflexe, ses phalanges viennent aussitôt appuyer sur la brûlure, cherchant à atténuer la douleur qui se diffuse. Elle n’en revient pas qu’il ait osé la frapper. Mais surtout, elle s’étonne qu’il l’ait fait pour si peu. Si les membres de sa véritable famille l’avaient giflée chaque fois qu’elle s’était montrée insolente, ses pommettes auraient terminé décharnées à l’usure. Ils enduraient remarquablement son impudence et ses caprices, avec un contrôle qui forçait certainement l’admiration. Son mari, en revanche, ne se gênait pas pour lui fermer le clapet au moindre accès de rage. Bien plus violemment que Declan ne vient de s’y employer. La correction de l’irlandais impulsif ressemble davantage à de l’angoisse qu’à une réelle habitude, du moins avec elle. Sans le connaitre tout à fait, elle sait qu’il n’a rien de comparable avec la brute qu’elle a autrefois épousé et qu’il a également infiniment plus de valeurs que son cousin. Il vaut mieux que tous les hommes qu’elle a pu côtoyer au cours de sa sinistre existence. Cela ne l’empêche pas de le fusiller du regard, trop fière pour encaisser sans sourciller une telle bassesse. Elle lui renvoie sa mandale, furibonde. Le claquement qui accompagne le geste la fait frissonner. Elle le regrette immédiatement, comme si elle venait de bafouer le respect qu’elle lui doit naturellement. « - Mais t’as perdu la tête ? Je t’interdis de lever à nouveau la main sur moi. » Siffle t’elle, la voix blanche, plus ou moins menaçante. Elle ne remarque que tardivement les fines larmes qui roulaient déjà le long du visage de l’ainé, et la vision lui serre la gorge de culpabilité. Elle s’en veut de lui infliger de tels tourments. D’avoir volé le corps de sa cadette, et de le priver à jamais de sa présence tant désirée. Et pourtant. N’est-ce pas plus tolérable que d’essuyer le chagrin effroyable d’un deuil ? Elle ne lui épargne pas toute souffrance, mais elle lui a néanmoins évité d’enterrer sa petite sœur. Tant qu’elle respire, il s’imagine pouvoir arracher son âme ternie des géhennes. Il lui reste l’infime espoir d’y parvenir, de reformer un foyer aimant et uni. Si elle lui confesse l’abominable vérité, tout sera balayé. Même si sa raison de se taire est purement égoïste, elle soulage sa conscience meurtrie en s’affirmant qu’elle lui rend service à lui aussi.

Loin d’avoir l’effet escompté, la tentative pour éloigner le male bourru est un échec cuisant et semble renforcer sa détermination à lui tirer les vers du nez. Elle en soupire, contrariée de devoir se montrer redevable pour un crime qu’elle n’a pas commis. Quelque part dans le fil décousu de ses souvenirs, elle se souvient. Affreusement sordide, la scène morbide hante ses cauchemars. La frénésie démente avec laquelle les coups de couteau ont éviscéré le libertin. Le plaisir extrême qui s’emparait de sa frêle carcasse à mesure que le sang nauséabond giclait, et que la vermine était extraite de son enveloppe souillée par le péché. L’esprit parasité par le remord de la brune ténébreuse avait évidemment cherché à occire cette jouissance primitive et absolue de sa mémoire. A ne retenir que le profond désarroi qui avait paralysé ses membres ensuite. Mais elle n’y était parvenue que vainement et imparfaitement. Elle n’avait fait que courir après cette sensation honteuse par la suite, en découpant de pauvres victimes sur ses tables d’opération. L’italienne imagine sans mal que le sujet n’est plus jamais revenu sur le tapis, qu’ils ont préféré jouer la comédie. Faire comme si les multiples blessures relevaient strictement de la légitime défense, et qu’elle n’y avait pas pris goût. Ne pas mentionner non plus le cadavre dissimulé sur leur terre natale, et qui pouvait les envoyer directement en prison s’il était retrouvé. La meurtrière et son complice. Encore aujourd’hui, ce n’est qu’à la dérobée qu’il aborde le thème épineux. Qu’il lui fait comprendre qu’elle lui doit sa liberté et qu’elle n’a pas le droit de l’abandonner sur le bas de la route comme un chien galeux, sans explication ni raison valables. Ses bras se croisent sur sa poitrine, se referment sur ses courbes vulgairement dévoilées. Il l’intimide, la rend plus pudique qu’elle ne l’est d’ordinaire. Elle est mortifiée de se retrouver dans un état si minable et déplorable devant lui.

« - Qu’est-ce que tu vas t’imaginer ? Que tout tourne autour de toi ? Tu ne m’as rien fait, tu m’étouffe c’est tout. J’avais besoin de prendre un peu mes distances, tu peux comprendre ça ? Non bien sûr que non... » Le reproche est craché sans vraie animosité, il ne reflète que sa gêne à s’ouvrir à lui comme le faisait Nymeria. Elle n’a pas envie de le laisser entrer dans son intimité, fouiller et fouiner. Elle n’est aucunement emballée à l’idée de lui raconter les détails indécents de sa soirée, d’étaler ses vices dégradants. Le mélange putride de luxure et de violence. « - L’accident m’a fait réfléchir. Je suis trop vieille pour me faire materner comme une adolescente en prise avec ses hormones. » L’annonce prend la forme d’une décision murement réfléchie alors qu’elle ne fait que chercher de fausses excuses à toute vitesse pour justifier son éloignement. Son palpitant continue de battre comme un forcené dans sa cage thoracique, et elle sent des sueurs froides dévaler son échine à l’idée qu’il pénètre à l’intérieur. Il n’y a rien de compromettant à trouver, mais elle va devoir endosser un rôle qui l’effraie davantage avec lui qu’avec quiconque. Probablement car il était le seul à être si proche de la chirurgienne, à entretenir une relation si fusionnelle avec elle. « - C’est ça, défonce la porte, je serai particulièrement protégée et à l’abri une fois que tout le monde pourra rentrer ici comme dans un moulin. » Ironise-t-elle, avant de se décider à sortir ses clefs. Fébrile et hésitante, elle s’y prend maladroitement, manque de les faire tomber. Dans son désespoir elle songe presque à faire semblant que la serrure est bloquée, quitte à terminer chez lui, mais elle est persuadée qu’il ne gobera pas le mensonge. Elle se résigne donc à ouvrir, se retrouve aussitôt avec les pattes du griffon apeuré contre ses jambes. La pauvre bête jappe, manifeste son soulagement. « - Fais comme chez toi. » Susurre-t-elle, un brin mesquine, comme s’il avait de toute manière besoin d’une autorisation. Elle se dirige vers le sofa, attrape la veste en laine posée négligemment dessus pour l’enfiler et couvrir ses formes enjôleuses. Tiraillée de frissons intempestifs, elle s’agite nerveusement, fixe avec appréhension le frère mal luné. « - Je peux aller me changer au moins ? On ne peut pas faire comme si tu n’avais rien vu ? Je suis désolée, j’aurais pas dû te répondre comme je l’ai fait. » Le ton change, devient plus doux et chargé d’anxiété. Elle piétine même sa fierté maladive pour présenter des simulacres d’excuses. L’interrogation a tout d’une supplique. Elle incarne à merveille la gamine prise en faute par son père après une bêtise, les os lacérés par la crainte d’une punition largement méritée. Le sien se serait cependant certainement moqué de la trouver couverte d’ecchymoses et habillée de guenilles. La trainée digne de son infidèle de mère. Un cruel point commun des deux vies étrangement entremêlées.

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MessageSujet: Re: Demons at the door {pv}   Ven 21 Aoû - 14:19

Les mots le blessèrent plus que la gifle rétorquée, au passage nullement déméritée et donc acceptée sans rechigner. La brune avait toujours eu du caractère, Declan n'avait pas osé croire que l'entrevue serait aisée et qu'il serait le tout puissant devant qui on se prosternerait sans le moindre élan de rébellion. D'ailleurs, le tout puissant avait déjà été désavoué, Nymeria lui ayant tourné le dos depuis trop longtemps. Il avait supplié la petite de lui faire part de ses raisons mais ces dernières n'étaient pas convaincantes. Et lui assénaient une douleur qui le voûtaient légèrement. Les mots choisis par la cadette n'étaient pas mesurés et le fouettaient en pleine gueule. Il s'était trompé sur toute la ligne, la voilà la déplaisante conclusion. A trop vouloir les protéger, à trop les aimer, il les avait trop étouffé. Le constat était critique. Il avait toujours voulu faire au mieux mais à trop vouloir bien faire, il avait causé plus de maux que de bienfaits. Nymeria n'était plus qu'un sombre mystère qui se cachait de sa présence et Eamon, après s'être réfugié dans une addiction destructrice plutôt que dans ses bras d'aîné aimant et tenace avait fait ce qu’il considérait comme le pire choix de l'existence... Les ailes de l'ange gardien n'avait peut-être été que factices durant toutes ces longues années. Declan avait cru pouvoir jouer un rôle que seuls des parents affectueux et surtout responsables auraient pu endosser. Il s'était éreinté à vouloir redorer des existences qui n'étaient vouées qu'à la ruine. Les pieux n'avaient pour cesse de déblatérer que tout était écrit, que nul n'échappait à son destin. Il n'avait jamais accordé la moindre valeur à ces doctrines, jusqu'à ce jour.

Il supportait les plaintes de Nymeria sans dire mot. Son regard décomposé en disait long sur la souffrance émotionnelle qu'elle lui infligeait. Jamais il n'aurait cru qu'on lui reprocherait un jour d'avoir aimé avec trop de dévotion, d'avoir protégé avec trop de ferveur, de s'être glissé dans une peau plus paternelle que fraternelle. Mais qu'aurait-il pu faire d'autre à cette époque ? S'il n'avait pas été le pilier, qui s'en serait chargé et aurait aujourd'hui subi le blâme à sa place ? Il reconnaissait ses torts, mais ne les regrettait pas plus qu'il les maudissait, parce qu'il n'avait jamais eu le choix. Quand il pointait du doigt les dérives des benjamins il n'osait imaginer ce qu'il serait advenu de pire s'il avait simplement laissé toutes ses responsabilités voguer vers d'autres rivages. Sa fratrie lui reprocherait finalement peut-être bien plus d'erreurs que ce jour. Qui savait... Perplexe, il porta ses doigts jusqu'à l'impact de cette claque sans réelle vigueur. Inconsciemment ils frottèrent légèrement cette joue mal rasée qui s’avérait plus heurtée par un orgueil meurtri qu’une souffrance physique, puis se perdirent dans un geste faible qui accompagnèrent sa tirade. « Je n’te dirai pas que je suis désolé d’avoir été si présent Nym, j’ai fait c’que j’devais faire quand ça s’est imposé, personne n’était là pour l’faire à ma place et crois moi, j’le regrette autant voire plus que toi... ». Il inclina la tête vers le sol, des mèches dorées vinrent lui scier un regard glacé qui se perdait dans les mémoires d'une existence pénible. Declan avait toujours été l'épaule sur laquelle se reposer lorsque les forces s'amenuisaient, sur laquelle puiser la vigueur qui pouvait faire défaut quand le repos n'était pas la solution appropriée. Mais lui n'avait jamais eu d'autres épaules que les siennes pour se maintenir debout. Son caractère il le tirait de là : s'il s'écroulait, rien ne saurait plus le relever, ni lui ni eux, frère, soeur et neveux. La tâche était pesante, la solitude immense, mais le sort était accepté et l'homme résigné. Si seulement sa soeur pouvait comprendre ne serait-ce qu'une once de ce cheminement et de ses dommages collatéraux... Cela dit il n'était pas de ceux qui geignaient et préféra laisser courir le silence plutôt que de s'ouvrir. De toutes façons, il n'était pas certain que l'oreille de Nym sache l'écouter, ni aucune autre d'ailleurs. Il tut donc son propre supplice et ne se concentra que sur les paroles de cette femme qui se considérait grandie alors qu'il ne voyait qu'une petite fille en détresse, tant capricieuse que pitoyable. Elle aboyait tout autant qu'elle se plaignait, telle un animal à la fois blessé mais trop fier pour hurler sa misère. « Tu as grandi, mais pas suffisamment mûri, il suffit d’voir dans quel état j’te retrouve ce soir. Ca t’a grandement réussi d’prendre ton envol , j’tai jamais vu aussi rayonnante. Réfléchir n’est pas ton fort on dirait... ». Il n'y avait aucune agressivité dans son timbre, les mots lui venaient avec lassitude.

Après une réplique cynique, des gestes peu assurés, le triomphe naquit. La porte s'ouvrit sur le monde de Nymeria et l'irlandais le pénétra dans un silence observateur. Il balaya toute la pièce du regard comme s'il espérait y découvrir un indice qui lui révélerait les faits et gestes de sa prunelle, mais se résigna. Il n’y avait rien ici, pas à la vue et au su de tous. Il se déchargea de sa veste de cuir vieilli, la déposa négligemment sur une chaise et se délecta avec un grand soulagement du repenti de la benjamine, sans oser en abuser. « J’veux pas d’excuses Nym, c’est pas ça que j’suis venu chercher ».. S’excuser était un acte qu’il considérait plus ou moins aisé selon le degré de sincérité, s’expliquer en toute franchise était déjà plus compliqué. Il était venu comprendre ce qui avait poussé la cadette à se cacher si soudainement de lui, non pas des excuses pour l’acte insensé. Quelque chose n’allait pas chez elle et ce n’était pas qu’une question d’hormones maîtrisées ou de femme en devenir qui avait besoin de solitude pour totalement se trouver. Il la laissa se vêtir sans rien ajouter et se dirigea vers l’animal dans l’intention d’offrir une caresse à sa carcasse aux poils durs et ternis. Le griffon se prit pour la bête du Gevaudan et poussa un grognement sourd avant de reculer la queue entre les jambes. « Si même le plus fidèle ami de l’homme devient qu’un pauvre ingrat...». Il s’agenouilla pour se mettre à hauteur, de cette manière il serait bien moins impressionnant pour le petit être. Il le siffla gentiment, l'appela doucement, sa main tendue vers ce dernier qui se fit derechef menaçant. Declan eut une étrange sensation qui le submergea. Une aura le fit frissonner. Sa conscience se mit en sommeil pendant que dans son regard assombri une étrange lueur semblait valser.  Il soutint l’animal sans ciller. Un bref instant il crut se sentir en communion avec la bête qui se couchait docilement sur le plancher en gémissant. Les pas de Nymeria le sortirent de cette étrange torpeur et l'homme se redressa. La scène n'était plus qu'un vague souvenir. « Comment tu t'sens ? ». Il espérait que ce corps gracile n'ait pas été la proie de maux plus graves que de simples écorchures et contusions. Il la zieuta avec insistance de la tête aux pieds. Il lui semblait qu'elle s'en remettrait mais le dégoût lui restait en bouche. Il lui tardait de mettre un nom sur celui qui avait osé torturer sa prunelle.« Si j'retrouve l'ordure qui t'a fait ça... ». La menace resta en suspens mais n'était pas pour autant plus légère... Au contraire.
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MessageSujet: Re: Demons at the door {pv}   Jeu 3 Sep - 15:56

Une libération fugace avant de redescendre aux enfers. Le lourd tribut à payer pour s’évader de la réalité sordide. Pour insuffler un semblant de vie à ses veines putréfiées. Elle est certainement misérable devant l’ainé, mais elle sait déjà qu’elle recommencera à la première occasion. Le manque qui la ronge en permanence est trop ancré, trop solidement agrippé à ses reins pour qu’il en soit autrement. Le milicien est le seul à pouvoir le combler, incarne une drogue des plus nocives. Il attise les cendres néfastes qui tapissent ses viscères. Elle s’est sentie un peu moins morte en lui crachant son venin. Elle s’est sentie un peu moins terne lorsque son souffle a brûlé sa peau, et que les phalanges enjôleuses ont lacéré l’albâtre de frissons. La blessure qui déchire son palpitant s’est dangereusement infectée mais cela reste finalement bien plus supportable que l’absence, et largement préférable au néant. Une parenthèse au milieu de tous ces moments où elle a l’impression de se débattre vainement dans un marécage. De s’épuiser à force de sans cesse boire la tasse. Pour autant, même si errer dans le repaire de débauchés s’est imposé comme une nécessité, elle réfute l’affirmation selon laquelle l’existence dissolue de son cousin représente une fatalité inéluctable. C’est un choix, qu’elle compte bien lui faire payer. « - Je ne serais pas plus rayonnante si j’étais restée terrée ici. » Marmonne-t-elle, sans savoir quoi rajouter. La déchéance est déjà trop profonde pour revenir en arrière. La situation est inédite pour elle. D’ordinaire, ce n’est pas elle qui se vautre dans la débauche, qui se salit pour assouvir des pulsions grossières. Elle a bien plus souvent endossé un rôle moralisateur, profondément écœurée par la facilité avec laquelle le shadowhunter s’enfonçait dans des ténèbres opaques. L’idée même de se salir de la même manière lui aurait donné de l’urticaire. Que lui avait apporté ce semblant de vertu ? La fierté de mourir abattue comme une chienne, trahie par sa propre famille ? Les mots durs de Declan résonnent comme une terrible injustice dans les méandres de sa caboche brisée, mais elle en oublie que ce n’est pas réellement elle qu’il blâme. C’est cette autre qu’elle déteste farouchement pour ses convictions religieuses aberrantes, son étroitesse d’esprit et les faveurs qu’elle s’attire pourtant si aisément. En épousant son enveloppe dépravée, elle s’est enchainée à ses bévues et à ses tares. Elle doit assumer son lourd passif, même si elle le désapprouve autant si ce n’est plus que l’irlandais.

Les maigres excuses sont balayées avec lassitude, même si elle peut discerner un soulagement certain chez son vis-à-vis. Affaiblie, elle triture nerveusement les pans de son gilet, loin de l’image de femme fatale et imperturbable qu’elle se donne avec d’autres. Le comportement paternaliste du plombier entache sa superbe armure de glace. Il bouscule ses plans. Se venger puis se laisser probablement crever après. « - Qu’est-ce que tu attends de moi alors ? Que je t’explique l’inexplicable ? Une cure de désintoxication aux sales types ? L’autoflagellation peut être ? » Ironise-t-elle, laissant sa langue claquer avec agacement contre son palais, même si ce n'est pas après lui qu'elle en a. Elle ne tarde pas à s’éclipser en recevant l’autorisation tacite de se changer. Il lui faudrait une bonne douche pour se laver de toute la couche de crasse qui englue désagréablement ses membres. Elle se contente d’enfiler une tenue à la va-vite pour remplacer ses guenilles obscènes, assez couvrante pour que ses formes ne soient plus visibles de manière aussi crue. Elle n’ose pas confronter son reflet au miroir pour constater l’étendue des dégâts et retourne à la place docilement dans le salon. Le fumier qui l’a défigurée retournera se faire scalper sur sa table d’opération, elle s’en fait la promesse. Pour le même prix, elle délestera même la brute du poids inutile qui pendouille entre ses jambes. Un rictus carnassier étire presque ses traits en imaginant la scène, la revigore sensiblement. Ses sourcils se froncent en voyant le griffon se coucher avec soumission sur le plancher et pousser un gémissement plaintif. « - Ne va pas me traumatiser cette pauvre bête, il est assez apeuré pour tout et n’importe quoi comme ça. Je suis sûre qu’il a peur de son ombre. » La façon dont Nymeria a récupéré le canidé est gravée dans sa mémoire de manière imprécise. Elle sait qu’il appartenait au plus jeune frère à l’origine, que s’adapter à un nouveau foyer après avoir été arraché ainsi au sien n’a pas dû être évident pour l’animal. Elle sait également qu’il n’est certainement pas dans son intérêt de mentionner Eamon, même si cela détournerait la conversation vers une autre personne qu’elle. Mais elle ne tient pas à déclencher davantage la colère de son protecteur en glissant vers un sujet épineux.

Naturelle, la question sur son état parvient à la surprendre. Elle n’a définitivement plus l’habitude qu’on s’inquiète de son sort, enfermée dans sa solitude depuis longtemps. « - Comment je me sens ? » Répète-t-elle, blême en réfléchissant à la réponse la plus adéquate. Si elle prétend que ses blessures ne sont que superficielles, cessera-t’il de la cuisiner pour autant ? Elle en doute. Fortement. Ce ne sont pas les ecchymoses visibles qui la font souffrir le plus cependant. Les bleus à l’âme sont infiniment plus douloureux. « - Mal. Mortifiée. » La carte de la sincérité est finalement apposée sur la table. Mais une lueur perverse ne tarde pas à incendier les décombres de son palpitant. Même si l’italien n’a pas touché son visage, qu’il ne l’a pas non plus rouée de coups, il mérite une sévère correction. Pour l’avoir malmenée. Pour avoir froissé son orgueil en l'abandonnant. Pour l’abominable meurtre commis dans cette autre vie à laquelle elle s’accroche encore. Le simple fait de respirer, alors qu’Il lui avait juré de la suivre dans la tombe, est un terrible affront. Il reste fidèle à lui-même au moins. Il continue de lui faire collectionner les déceptions. Son cadavre est encore chaud, mais il n’a pas freiné son libertinage pour autant. Au contraire, elle a quasiment l’impression de l’avoir allégé d’un fardeau. Il n’a plus aucune limite désormais. Il peut profiter allègrement des tentations charnelles et masochistes qui s’offrent à lui. « - Ça ne servirait à rien. Les soldats s’arrangent toujours pour être au-dessus des lois. Celui-là ne fera pas exception. » Malgré elle, le dévouement affiché la touche. Mais l’idée qu’il passe à tabac son amant est trop alléchante pour qu’elle ne s’immisce pas dans la brèche. Elle ne songe pas une seule seconde qu’il pourrait le tuer. La créatrice fait confiance à son loup en ce qui concerne la survie, la vermine est tenace. Elle allège sa conscience en se persuadant qu’elle ne ment que par omission. « - Il s’appelle Stain. Stain Greyjoy. » Annonce t’elle en se raclant la gorge. « - Il doit certainement cuver son alcool dans le quartier des prostituées à l’heure qu’il est. » Son timbre devient grinçant, ses barrières de nacre se serrent sous la contrariété. Aussi diablement séduisant soit-Il, s’amouracher aussi passionnément d’un énergumène pareil n’a rien de flatteur, elle s’en rend plus que jamais compte en exposant ses vices de la sorte.

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MessageSujet: Re: Demons at the door {pv}   Jeu 3 Sep - 19:29

Ce qu’il attendait d’elle... Une question bien complexe. Lui-même ne savait pas réellement ce qu’il pouvait encore espérer. Avait-il le droit de lui demander quoi que ce soit, après tout. Certainement pas. L’irlandais se contenta d’un soupir fataliste. Il n’avait pas les rênes de l’existence de sa prunelle en sa possession et ne les aurait finalement jamais entre les mains. Plus jeunes, il n’était parvenu qu’à apaiser l’animal farouche qui sommeillait en elle, il ne l’avait pas véritablement dompté et ne le ferait jamais. Femme mâture qui suivait sa voie sans le moindre compte à rendre, sans une seule pensée pour son opinion qu’elle savait de toutes façons plus que mauvaise. Consciente de sa désapprobation mais qui s’en fichait royalement, ne venait à lui que pour estomper les stigmates de ses dérives les plus sordides. Nymeria n’était plus enfant, bien que son comportement n’était pas des plus responsables, ni des plus respectables. Et Dieu seul savait - s’il existait - à quel point Declan aurait voulu que l'innocence de la fillette demeure à l'âge adulte. La poupée serait encore influençable aujourd'hui, malléable et plus à même de se laisser protéger d’elle-même. Fillette devenue grande qui mettait aujourd’hui son âme et son corps en péril sans une once de méfiance, sans même tenter de nier sa disgrâce. Navrant. Il n’y avait pas de cure pour soigner ses maux, seulement une immense prise de conscience. Et il doutait qu’elle soit capable de l’effleurer, elle qui s'était trop profondément laissée glisser dans les méandres de la Géhenne.

Ses poings se fermèrent avec force pendant que la martyre exprimait son état. Le regard de l’assassin s’embrasa, soufflant la bienveillance qu’il possédait tantôt pour laisser éclater toute sa fureur. Doucement, sans conscience, ses doigts venaient sentir le contact familier de son arme. Le chargeur serait sous peu vidé de balles d'acier qui laisseraient gésir sur les pavés de la ville basse un corps inanimé méconnaissable. Oeil pour oeil. Dent pour dent. Répondre au sang par le sang n’avait jamais été synonyme de repentance. Cette vengeance ne serait pas l’exception. Sa respiration se fit étrangement plus mesurée et son palpitant cessa de lutter comme un forcené contre sa cage d’os et de chair. Tel le fauve à l’affût, il concentra toute son attention sur la meurtrie qui entamait la confession, paré à se jeter tous crocs découverts sur le nom qui lui serait offert. Et elle n’allait plus tarder la délivrance de cette identité bestiale qu’il ferait choir dans le néant. La cadette laissait planer le mystère quelques instants, ne lui révélait ce dernier que bribe par bribe pour attiser d’avantage son impatience et mettre plus à vif cette pulsion meurtrière qui lentement le consumait.

Le nom fut lâché comme un explosif qui éclata cette sombre contenance en mille. Tel le carnivore qui s’élançait sur sa proie, les muscles du skinchanger se bandèrent, son coeur se mit à marteler sa poitrine qui se gonflait d’adrénaline. Il saisit son revolver, s’assura qu’il était suffisamment chargé pour réduire le corps de ce Stain en lambeaux, rengaina d’un geste prompt puis récupéra sa veste dans la foulée. Il planta ses iris impitoyables dans celles de sa prunelle. « Soldat ou non, il n'est qu'un homme et, à priori, un homme seul dans les bas fonds d’cette ville de merde qu'la boisson a laissé à découvert... Aucun homme ne s'relève jamais d'une balle en pleine gueule. Et j'manque jamais mes cibles. J’vais l’saigner c’salaud et c’est ton nom qu’il hurlera pendant qu’il implorera pitié... ». Des promesses de mort qu'il ne trahirait pas. Nymeria pouvait être assurée qu'il serait l'homme qui vengerait son honneur méprisé. L’agonie de cette ignominie qui l’avait tourmentée sans vergogne serait son offrande. Stain Grejoy apprendrait à ses dépens ce qu'il en coûtait d'oser malmener un Grimes - ou plutôt une en l'occurrence.

Il s'approcha de sa soeur d'un pas claquant et plein d'aplomb. Doucement, sa main venait saisir l'arrière de son crâne, épousait sa longue chevelure emmêlée d’un jais devenu terne. Il déposa un baiser sur son front avec beaucoup de bienveillance. Ses retrouvailles s'étaient révélées trop courtes et ce fut le coeur lourd qu'il la délaissa dans ce triste état. Le sang appelait le sang et Declan ne saurait résister à cette sollicitation tentatrice plus longtemps. La revanche se dévorait chaude... Il mit un terme à cette étreinte trop brève, ne s'y attarda que pour lui susurrer de son timbre chagriné « Prends soin de toi Nym, s’il te plaît. N’oublie pas que dans c’foutu monde de tarés il y des gens qui tiennent à toi et qui n'veulent que ton bien ». Puis, simplement, s'en alla sans un regard en arrière.

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