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 And she won’t apologize for the cheating and the lies

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MessageSujet: And she won’t apologize for the cheating and the lies   Sam 8 Aoû - 3:34



« And you can see it in her eyes,
She will kill them if they try, To send her back to her grave»


Calyxte & Ellen
featuring

La soirée s’annonçait agréable pour notre belle Ellen. Elle avait du boulot et c’était le genre de boulot qu’elle appréciait tout particulièrement. Il y avait cet homme, un crétin, un peu moche, qui travaillait pour le gouvernement et qui, après qu’elle est tentée de le plumer, avait accepté ses conneries, mais en prime, l’avait invité à sortir pour lui permettre de le plumer d’avantage. C’était le meilleur des deux mondes, parce qu’il était resté accroché et qu’elle comptait bien lui soutirer tout l’argent qu’elle pourrait. Et ce, sans moralité, aucune.

Elle c’était donc faite inviter, mais aussi payée une tenue. Parce que, pourquoi sortir si on n’obtenait pas une nouvelle robe en même temps? Aussi, comment dire non à une femme magnifique dans une nouvelle robe? Le problème, c’est qu’il lui fit livrer la dite nouvelle robe, elle n’avait donc pas son mot à dire. Elle n’appréciait pas trop l’idée de ne pas avoir son mot à dire. Heureusement pour elle, ce n’était pas moche, loin de là. Une chance, sinon elle aurait eu du mal. Elle c’était douchée, coiffée pour remonter ses cheveux de façon soignée, laissant délicatement retomber des mèches qui, de toute façon, étaient trop rebelles pour arriver à rester coiffées et ensuite, elle c’était maquillée. Elle n’était pas du genre à en faire trop, ni trop peu. Elle aimait bien se préparer par étape précise, avec un verre de vin, c’était agréable. En fait, tout était plus agréable avec un verre de vin. Elle aimait aussi être à l’heure, elle enfila donc sa nouvelle robe en se demandant si elle aurait une chance de la reporter un jour.

Un tour sur elle-même devant la glace, puis deux. Parce que l’inspection était minutieuse.

« Hm, ça va, toujours aussi bien. Non mais… il l’est imaginait où ses 45 ans celui-là. »

Ouais, son fils, toujours. Monsieur ma-mère-est-une-vieille. Non mais oh, 45 ans, faut pas exagérer non plus. Elle était satisfaite du choix de robe. Parce que si à 25 ans, elle démontrait ses deux plus grands atouts par un décolleté pigeonnant ou plongeant, maintenant elle préférait de loin les habillés de façon attrayante et dévoiler de nouveau atout. Elle appréciait tout particulièrement le dos nu qu’offrait cette robe longue en dentelle finement travaillé. C’était habillé, sans l’être à la fois, c’était attrayant, sans être distrayant. Elle appréciait le look simple de la robe noire, sans la discrétion qu’elle apportait vu la peau qu’on arrivait à imaginer au travers de la dentelle. Elle trouva les bijoux parfait pour aller avec tout ça et elle était prête à descendre au pied de cet appartement qui n’était pas le sien. On sauvait tout de même les apparences, on mentait, on trichait pour mieux disparaitre par la suite. Sans un mot. Une voiture l’attendait et un monsieur-moche du gouvernement aussi. Elle fit apparaitre son sourire le plus agréable, le plus vrai, mais si faux quand on la connaissait bien. Ce sourire qui disait, j’ai eu une belle soirée, sans même l’avoir vécu. Parce qu’au final, elle ne dirait rien d’autre que ça. Ce n’était pas son avis qui comptait, mais bien son argent. Il n’était pas du genre amant ou ami. Il n’était qu’un pigeon qu’elle avait déjà commencé à plumer tranquillement, mais surement.

Une fois sur place, monsieur-moche fut surement l’homme le plus heureux du monde de présenter sa nouvelle « amie ». On pouvait bien lui donner n’importe quel surnom, tant qu’elle finissait avec l’argent, elle ne s’en souciait pas. C’est donc une coupe de champagne à la main qu’elle vagabondait aux grés des blablas incessants. Elle était magnifique, sans conteste, alors on l’a présentait, on la maniait et elle se laissait faire, s’amusant presque de la facilité déconcertante que monsieur-moche la prenait pour sienne. Le pauvre, il serait triste quand la croqueuse de diamant qu’elle était disparaitrait. Pourtant, elle, elle serait heureuse de disparaitre. Elle, elle serait fière et amusée d’avoir réussi un tel jeu. Elle releva les yeux de son verre lorsque monsieur moche l’attira vers un autre individu sans intérêt. Une nouvelle présentation, rien de plus. Sauf que cette fois, ce ne fut pas le cas. Elle retint la surprise et le « oh » perlant sur ses lèvres pendant qu’elle plongeait son regard dans celui de l’homme face à elle. Celui-là, elle le connaissait, mais c’était mieux que non. Pourquoi maintenant? Sérieusement. Monsieur-moche mentionna le nom de l’autre, Calyxte Breckenridge. Elle feint la nouvelle rencontre, menteuse d’exception qu’elle était.

« Enchantée monsieur Breckenridge, j’espère que votre soirée est tout aussi agréable que la mienne. »

Elle lui tendit donc sagement la main, comme elle l’avait fait pour tous les autres avant lui. Léger sourire aux lèvres. Comme si, à partir de maintenant, la soirée pouvait s’améliorer ou se dégrader. Elle ne savait pas ce que cet homme pourrait faire. Lui nuire? Peut-être. Elle n’en savait rien. Elle avait déjà tenté de le plumé et il ne c’était pas laissée berné. Elle avait même tenté de le séduire, mais monsieur avait compris le tour et ne c’était pas laissé avoir. Elle le savait, c’était frustrant, mais elle n’y pouvait rien. Elle allait lui son rôle à merveille et espérerait qu’il ne l’a trahisse pas. Qu’il ne montre pas au lapin, le piège vers lequel il se dirigeait. S’il la dénonçait, elle aurait du mal à s’en sortir sans y perdre des plumes, elle le savait bien. Elle espérait juste qu’il ne soit pas ce genre d’homme. Qu’il soit quelqu’un d’un peu plus agréable finalement. Elle n’avait pas été désagréable avec lui, loin de là. Elle avait donc ses chances. Elle avait plongé son regard dans le sien, doucement, comme une caresse, avec une pointe de défi dans l’œil. Elle espérait qu’il accepte de jouer, bien plus que de se la jouer délateur pour lui gâcher sa soirée.

 

 
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MessageSujet: Re: And she won’t apologize for the cheating and the lies   Dim 9 Aoû - 19:54


L’ignorance. En bannière ostentatoire face à l’inconnu. L’homme gravit des marches qu’il répugne. Ne sait pas pourquoi il a finalement accepté de venir se perdre en un tel lieu. Le dégoût et la peur en châtiment, il exècre ses semblables. Appose sur chaque visage l’ombre du parjure. Les souvenirs du monstre qui l’a brisé. Une agoraphobie de façade qu’il s’efforce de balayer à l’aide de cette prestance assassine qui lui colle à la peau. Il en drape ses épaules dès lors qu’il enfile son costume au tombé impeccable. Abandonne l’angoisse pernicieuse dans un coin de son cœur fatigué et appose sur ses lippes l’ombre d’un sourire de circonstance. Vous devriez y aller Calyxte. Bien sûr qu’il devait s’y rendre. Négliger une telle invitation serait un affront. Une raison de plus de douter de la loyauté d’un fidèle devenu trop absent. Alors il joue des épaules, se redresse de toute son écrasante hauteur et parcourt la salle de son regard polaire. Tant de monde. Ces âmes en peine qui se cachent derrière les échos de rires et de conversations vides de sens. Le soupir en exutoire à son malaise, le politicien tend la main pour se saisir d’un verre, aimablement présenté sur un plateau par un serveur, infiniment petit. Le mimétisme en normalité, et la certitude qu’il quittera cet endroit sans avoir toucher à son verre. Les phalanges se resserrent autour du cristal dans un spasme frôlant le tic nerveux. Et la crainte se fait venin. Elle se distille en langues de feu dans ses veines. Et le malmène entre deux malaises qui le tiraillent sans cesse. Il redoute la solitude. Le silence qu’elle apporte et les ténèbres qui l’accompagnent. Des frissons lui caressent l’échine, la glace courre contre sa peau pour la parer d’un voile de sueur froide qui le plonge dans l’inconfort d’un trouble grandissant.

Des mains qui se serrent, des échanges qui se veulent complices et intéressants rythment le début de sa soirée. L’ombre se faufile entre ses jumelles, papillonnent de politicards en politicards tout en aspirant à les voir tous chuter. Le besoin de contrôle. Le pouvoir en ligne de mire. Et le besoin d’éradiquer les faibles en prière. Ils le sont tous à leur manière. Et au milieu de cette débauche de faux-semblants et de médiocrité, il en est le roi. Le mystificateur qui laisse planer dans son sillage la senteur du parjure. Plongé dans les méandres de sa propre perdition, Calyxte frissonne lorsqu’une voix résonne contre ses tympans. Trop proche à son goût, il espère un bref instant qu’il n’en est pas la cible. Et lorsqu’on son nom résonne dans sa poitrine, son cœur se flétrit. La mécanique s’enclenche dans un automatisme effrayant. Elle détend les traits, étire les lippes en une ébauche de sourire pour donner à toute la personne une attitude chaleureuse. Les pupilles de glace dévient de leur morne contemplation pour se poser sur le petit bonhomme face à lui. Qu’il salue d’un révérencieux hochement de tête. Le regard étincelle un instant et se pose alors sur la demoiselle que le collègue insignifiant lui présente. La surprise se partage le corps avec un plaisir malsain. Le temps d’un battement de cil, la façade se morcèle et laisse percevoir ce qui se trame sous la surface. Perte de contrôle éphémère qui se retrouve dans une inspiration. Les lippes se rétractent un peu plus dans un sourire frôlant la sincérité. Empli du souvenir de leur première rencontre.
 
« - Miss Roos, c’est un plaisir. Elle le devient à présent. » Souffle-t-il alors qu’il se saisit doucement de la main qu’elle lui tend, tout en se penchant vers elle. L’échange prend les teintes d’une hypocrisie douteuse, et l’instigateur des retrouvailles piaille son contentement. Vide ses poumons insipides de paroles toutes aussi inutiles que sa seule présence. Il s’autorise à poser sa main sur le bras de Calyxte et l’agripper en une étreinte de franche camaraderie. Le geste lui retourne les entrailles. Bravade d’un fou qui irrite l’ancien soldat, et le pousse à se défaire un peu brusquement de l’emprise. L’autre ne semble pas en tenir rigueur, trop occupé à se diriger vers un nouveau groupe. Mémoire aussi versatile que la brise s’engouffrant par la fenêtre ouverte près de laquelle le sorcier est venu trouver refuge. « - Proie de choix. Que lui avez-vous promis en échange ? Un moyen pour stopper la perte de sa pauvre chevelure ? De quoi tous nous charmer par sa verve légendaire, bien trop soporifique ? » Lance-t-il au bout d’un moment sans se défaire de la contemplation placide de l’homme aux bras duquel l’arnaqueuse s’est pendue. Il examine, avec la minutie d’un chirurgien prêt à opérer. Mais il ne voit que l’argent. Un poids imposant au milieu des décombres qui attire par sa puissance plutôt que par sa seule présence. Vénalité de l’être humain. Ancré en chacun d’entre eux. En lui, telle un parasite qui le dévore de l’intérieur.

« - Je me demande malgré tout comment une soirée peut se montrer agréable en compagnie de politiciens dont les sujets de conservations se limitent à leur journée et ce qu’ils en ont retirés. » Il désigne d’un geste évasif la foule de sa main libre, faisant teinter les glaçons dans son verre intouché de l’autre. Il comprend pourtant. Lui qui serait le premier à tout mettre en œuvre pour parvenir à ses fins. Lui dont elle a eu la délicieuse idée de ternir l’orgueil et attiser l’intérêt en venant frapper à sa porte. S’il s’était seulement laissé berner par ces belles paroles, il aurait été à la place de l’autre ce soir. C’est une certitude qui amuse le manipulateur qu’il peut être. Exacerbe ses pensées destructrices alors qu’il s’autorise à reposer ses pupilles sur la brunette. « - Il faut bien lui reconnaître cela, il sait bien s’entourer. Tu es sublime. » La familiarité glisse de sa langue avant qu’il n’ait le temps de la retenir. L’hypocrisie en bannière, devant les autres lutteurs. Il s’est pourtant engouffré dans la brèche qu’elle a ouverte. Suivant ses pas sur le sentier du faux-semblant. D’insipide sa soirée vient de prendre un tout autre tournant. Et au milieu des ruines, le cœur s’enhardit et frappe plus fort.

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MessageSujet: Re: And she won’t apologize for the cheating and the lies   Lun 10 Aoû - 5:41



« And you can see it in her eyes,
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Calyxte & Ellen
featuring

Elle nageait au travers de la foule comme si elle était dans son habitat. Elle l’avait fait depuis le début de la soirée, mais pourtant, elle était le loup dans la bergerie. Malgré que ça ne s’appliquait pas ici, parce qu’il y avait des pigeons, mais ils n’étaient pas inoffensif non plus. De nos jours, plus personnes n’étaient inoffensif et Ellen le savait bien. Elle c’était fait présenté des gens, d’autres, elle assistait à tant de blabla incessant qu’elle n’avait que comme seul réflexe de sourire, de hocher la tête et parfois, elle répondait, toujours avec le ton juste. Quand elle pouvait, elle s’en sortait d’une blague parfaitement placé, au goût des gens l’écoutant et elle passait à de nouveaux pigeons. Le but était simple, que monsieur-moche l’apprécie un peu plus pour accepter la prochaine entente, tout simplement. Elle voulait un peu plus de son argent, un peu plus de sa renommer, elle voulait un peu plus de son pouvoir d’action et elle l’obtiendrait. Elle obtenait toujours ce qu’elle voulait, toujours ou presque.

Quand on lui présenta un nouvel homme politique sans intérêt, son opinion changea. Parce que ce n’était pas un homme politique sans intérêt, tout simplement. Elle plongea son regard vers lui, un léger sourire étirant ses lèvres. Elle le connaissait et il n’avait plus le titre de pigeon. Elle avait tenté et elle avait échoué, c’était des choses qui arrivait, même si elle se mourrait d’envie de corriger cela. Elle vit d’abord le regard de l’homme plonger sur monsieur-moche, il était comme elle, tellement beau et tellement faux. Pourtant, quand son regard se posa sur elle, elle aurait pu jurer que quelque chose y avait changé, un minimum du moins. Il était surprit, mais… agréablement non? Parce qu’en fait, c’était ce qu’il lui avait semblé avant qu’il ne reprenne le contrôle. Elle avait réussi un peu à briser la surface, elle était fière, même si ce n’était pas voulu. Elle lui avait parlé la première, gardant le contrôle de la situation. Elle l’avait salué, il avait répondu et elle n’avait pu retenir le sourire s’étirant sur ses lèvres lorsqu’elle l’entendit dire qu’elle le devenait à présent. C’était exactement ce qu’elle avait envie d’entendre. Pendant ce temps, monsieur-moche discutait sans cesse, respirer ne semblait pas être une éventualité, mais elle ne l’entendait pas. Son regard était ridé sur cet homme qu’elle n’avait pas eu et qu’elle aurait voulu. Elle aurait voulu le plumer jusqu’au dernier sous, le posséder, le convaincre, mais rien à faire, il avait été imperméable à ses charmes, sans l’être complètement. Elle n’avait tout simplement pas réussit à lui faire perdre le cap. Un jour, peut-être qu’elle lui ferait perdre toute raison. Monsieur-moche se prenait des libertés avec Calyxte qu’il ne semblait pas apprécier, ce qui faisait sourire notre Ellen. Pourtant, Monsieur-moche sembla satisfait de l’accolade avant de dériver vers un autre groupe, il viendrait surement la présenter à d’autre quand il trouverait cela nécessaire, mais pour le moment, elle avait la liberté de profiter de la présence de son politicien. Oui, oui, le sien. Une douce brise accompagne les nouvelles paroles de l’homme. Commentant déjà son choix de proie, c’était gentil. Il voulait savoir ce qu’elle avait promis.

« Certain homme n’ont pas besoin de promesse pour entretenir une relation monsieur Breckenridge »

Son sourire avait mué en quelques choses de plus joueur, de plus provocant. Une accusation dissimulée? Oui, tout  à fait. Elle adorait aussi ne pas répondre à la question, c’était agréable. Un peu comme… garder le contrôle de l’échange. Elle refusait de lui céder le contrôle par pur vengeance, il fallait bien l’avouer. C’était le jeu et ce soir, elle allait le gagner. Il en rajoutait, mentionnant qu’il se demandait comment la soirée pouvait être agréable entouré de politiciens possédant très peu de conversation. C’était une excellente question.

-Je ne sais pas, le challenge peut-être ou tout simplement l’idée de voir ce que c’est. Maintenant, je sais que les hommes politiques ont très peu de chose intéressante à raconter.

Elle souriait légèrement, prenant une gorgée de sa coupe. Elle aimait bien l’agacer, le pousser légèrement dans ses retranchements. Elle cherchait ses limites et elle cherchait à les atteindre. Elle venait tout de même de dire qu’il n’avait pas de conversation. Parce qu’au final, il avait beau être son homme politique, il en était un tout de même. Il entrait donc dans cette catégorie, à lui de lui prouver le contraire. Il changea tout de même de tactique, mentionnant que l’autre savait bien s’entourer, qu’elle était sublime. Pour la peine, elle plongea son regard dans le sien, si noyant au passage. Le sourire qu’elle lui offrit aurait presque pu passer pour sincère si on ne savait pas qu’il était fait par une arnaqueuse. Il était vrai, mais elle n’était jamais tout à fait sincère.

-Merci. Tu n’es pas en reste non plus. Dommage que tu ne m’es pas invité d’abord. On aurait put s’amuser.

Le retour du petit sourire joueur, limite provocateur qu’elle noya en trempant ses lèvres dans sa coupe. Elle rabaissa la coupe pour lécher légèrement sa lèvre inférieure, son regard toujours plonger dans celui de son homme politique. Elle n’y pouvait rien, à choisir avec qui elle finissait la nuit, la réponse était claire, pourtant… la réalité était tout autrement. Elle s’en rendait bien compte. Son regard était devenu pétillant de malice, le jeu ne faisait de commencer et puisqu’elle était dans un endroit publique, elle pouvait s’en permettre beaucoup plus.
 

 
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MessageSujet: Re: And she won’t apologize for the cheating and the lies   Jeu 13 Aoû - 21:34


Il se délecte de la tournure qu’est en train de prendre sa soirée. La satisfaction appose sur les lippes fines du politicien l’ombre d’un sourire fauve. Le chasseur proche de sa proie, avide de récolter le trophée de sa chasse. Les pupilles claires ondulent sur les épaules de l’homme aux bras duquel Ellen est entrée. Elles en suivent le moindre geste et s’abreuvent de cette maladresse grossière qui le caractérise. Cette simple vision le révulse. Toute la médiocrité du monde emprisonnée dans un seul être. Il contient à lui seul toute la nullité qui s’élève des âmes regroupées dans cette pièce. L’ancien soldat racle sous la peau, distille dans les veines de l’homme de scène tout ce dédain qui le pousse à se redresser encore un peu plus. La protection derrière les remparts de sa hauteur. Les doigts se crispent contre son verre, et Calyxte détourne le regard dans un haussement de sourcil méprisant. L’écho du regret s’insinue contre son cœur. Frappe au même rythme que l’organe fatigué. Venir ici était une erreur. Cette concentration d’incapable lui rappelle tout ce qu’il abhorre chez l’être humain. Malaise d’un être blessé, il joue du bout des doigts avec sa cravate qu’il desserre légèrement. La chaleur se fait brasier dans son ventre, distille son sombre venin jusqu’à venir lui caresser la langue. La façade reste de marbre, mais derrière les hautes barricades l’édifice est en bien piteux état. La peur de la foule plus pressante encore lorsqu’il se retrouve au même niveau que tous les autres. L’Assemblée le protège, tout y est impersonnel et faux. Si faux. Prétendre est l’arme du fou. Ils le sont tous ici. Les notes volètent jusqu’à ses oreilles, les mots s’engouffrant dans les rouages de son cerveau. Le sorcier repose avec une lenteur frôlant la théâtralité son regard sur l’arnaqueuse. La délectation au bout des cils. Le sourire qui s’appose sous le rouge à lèvre satisfait l’humeur joueuse effleurant ses veines.

« - Certain. Mais je doute que notre ami fasse partit de ce genre d’homme. » Il désigne la zone dans laquelle l’homme se tortillait d’un infime mouvement de son verre. Qu’il repose presque aussitôt sur la table pour en détacher ses doigts et les laisser tapoter le panneau de verre. Du luxe à outrance. La nausée au bout des lèvres. Le mélange est détestable. Une débauche de pouvoir exposé aux yeux de tous pour peut-être s’offrir un fauteuil plus confortable. Politique et guerre, deux entités étroitement liées dépendant toutes deux de la même chose : la stratégie. Endoctriné dans les rouages d’une vie militaire dès sa majorité, il a rapidement compris que les calculs étaient la meilleure arme face à l’ennemi. Un sourire étire ses lippes, alors qu’il hoche légèrement la tête, amusé plus qu’il ne le voudrait par les paroles de la jeune femme. « - Ah le challenge… Je comprends. C’est une chose bien attrayante. » Le murmure se pare des notes d’une confession. Un défaut qui lui colle à la peau, le dévore depuis sa plus tendre enfance. Condamné depuis sa naissance, il a fait de sa vie une suite de défis. Des murs qu’il s’est obstiné à dresser en travers de sa route jour après jour pour ne pas se laisser abattre par la bombe défaillante nicher dans sa poitrine. Comme pour elle, se tenir droit devant cette foule dérisoire est un défi. Son épreuve du jour qu’il s’efforce d’accomplir avec autant d’ardeur que n’importe quelle autre. La caresse d’un soupir s’appose sur ses lèvres. Et la marque d’un égo supposé blessé dérange le temps d’un battement de cœur, la surface lisse de ses traits. Visé par l’attaque, il s’en mord la langue et se réfugie un instant dans le silence. Rouages d’une machine pourtant bien huilé, la réplique se fait en silence.

« - Une déformation professionnelle j’en ai bien peur. » Lâche-t-il finalement dans un souffle. Un aveu qui s’accompagne d’un infime hochement de tête et d’une œillade complice en direction de la demoiselle. Calyxte hausse finalement un sourcil, cette éternelle expression de flegme polaire revenant se poser dans ses pupilles et sur son visage. La phrase le prend de court. Le désarme et le souffle se bloque alors dans ses poumons. Il détourne le regard et s’absorbe dans la contemplation de la remontée mécanique des bulles qui se heurtent contre les parois de son verre. Sur l’échiquier de la partie qui est en train de se jouer, le sorcier examine ses chances de mettre le roi en échec. « - Un autre a été plus rapide. Et au vu du couple que vous formez, cela aurait été bien dommage que de te priver d’une si agréable présence. » La moquerie brille sur ses lippes. Trouve un écho dans l’éclat qui vient illuminer ses pupilles. Elles glissent alors, des chevilles de sa compagne jusqu’aux traits de son visage. Examen méticuleux du prédateur guettant sa proie, il se reperd à nouveau dans la chaleur d’un sourire bien différent de tous ceux qu’il appose d’ordinaire sur ses lèvres. Une brique s’est détachée de la façade pour mieux laisser apparaître la lave brûlant derrière. L’appât du gain. L’adrénaline en fusion face au jeu. Le pouvoir en ligne de mire et l’occasion rêvé  de mettre à mal un rival. Oh, il est persuadé que l’autre n’en fera rien. Trop replet dans sa vie oisive pour seulement oser relever l’outrage. Passif jusque dans leurs cessions à l’Assemblée. Cela en serait presque trop facile.  

« - La mienne aurait rendu ta soirée plus morose qu’elle ne l’est déjà. » Il balaye l’air entre eux d’un geste nonchalant de la main, et se penche en avant pour légèrement réduire l’espace entre eux. Et laisser ses doigts venir effleurer la peau nue du bras de l’arnaqueuse. Un murmure du bout des doigts qui se brise en un battement de cils et aussitôt les phalanges s’éloignent et reviennent se poser près de son verre.

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MessageSujet: Re: And she won’t apologize for the cheating and the lies   Ven 14 Aoû - 5:16



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Calyxte & Ellen
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Elle n’aurait jamais cru que sa soirée prendrait ce genre de direction. Elle était venue à cette soirée dans l’idée de travailler, de se travailler une réputation, des contacts et un pigeon. Son pigeon qui adorait la présenter à tout le monde, sans retenu, qui adorait montrer sa nouvelle acquisition comme il l’aurait fait pour une voiture ou une maison. Sauf que dans le cas présent, on parlait d’Ellen, d’une femme et elle aurait surement du s’en offusquer, mais elle n’en fit rien. Elle jouerait son rôle en attendant sagement qu’il joue le sien. Elle s’attendait à remporter cette manche avec un gain suffisant dans ses poches. Pourtant, quand elle plongeait son regard dans celui de Calyxte, elle savait qu’il allait être difficile de l’emporter facilement. Pas parce que monsieur-moche allait lui refuser, mais bien parce qu’elle devait garder son objectif clair, fixe. En ce moment, son regard détaillait cette défaite qu’il représentait pour elle et il était la défaite la plus séduisante et attirante du moment. Chaque fois qu’elle suit son regard vers l’autre, elle arrive à y lire des émotions négatives, du dégout? Surement. Pourtant, quand son regard revenait à elle, il changeait, elle n’y lisait pas du dégoût. Elle préférait cela. Elle adorait y lire cet air joueur, se plaisir partagé entre eux. Il doutait donc que monsieur-moche fasse partie du genre de personne qui n’a pas besoin de promesse. Elle avait suivi du regard le geste de Calyxte, avant de ramener ses iris vers lui pour répondre simplement :

« Oh? Tu crois qu’il s’attend à quelque chose de moi? Je me demande bien ce qu’il pourrait vouloir? »

Tapotant du bout du doigt sa lèvre inférieure, plus comme une caresse qu’un questionnement sincère. Le tout, avec un petit sourire taquin pour bien souligner qu’elle connaissait la réponse à la question, mais que l’idée de la poser l’amusait. Elle appréciait le détailler du regard, se dire qu’il était là, mais que tout son être ne donnait pas l’impression d’avoir envie d’y être. Elle continua la conversation, lui parlant du challenge qu’était la soirée. Elle n’était pas née pour cela, pourtant elle profitait quand même. Elle s’intégrait à un monde qui n’était pas le sien et ne faisait pas tâche. Elle était une excellente actrice, elle était née pour cela. Il comprenait, ce qui la si sourire doucement, mais son regard se faisait déjà plus profond, plus pressant quand elle répondit simplement :

« J’ai la fâcheuse manie de ne pas résister à un challenge. Comme toi je suppose. Heureusement qu’il n’y en a pas ce soir. Ça rendrait ma soirée complexe. »

Elle noya son regard dans celui de l’autre. Elle jouait à un jeu dangereux. Elle le savait, son cœur et son corps lui hurlaient, mais elle restait toujours là. Elle en redemandait. Elle se doutait de la réponse. Elle se doutait que cet homme droit et fier qui se tenait devant elle ne sache dire non à un défi de choix tout comme elle. La question était : Avait-elle un défi à lui offrir? Peut-être. Non. Elle ne devait pas oublier qu’elle était là pour plumer Monsieur-moche. Elle ne pouvait pas jouer les infidèles avec cet homme qui lui faisait chavirer les pensées. Il était un échec, c’était la seule raison, la seule bonne raison de chercher à gagner de nouveau contre cet homme. Elle devait juste contrôler le jeu, masquer ses envies même si elle avait l’impression que tout son corps criait à l’autre son envie du moment. Elle l’avait attaqué et elle avait fait mouche. Elle aurait aimé le voir se décomposer un peu plus, voir son masque de marbre se fissurer un peu plus, mais elle n’y était pas arrivée. Il parlait d’une déformation professionnelle. Elle tenterait une nouvelle forme d’attaque. Détournant légèrement la tête pour lui présenter son profil, haussant doucement ses épaules dénudées par sa robe, elle ne put que sourire légèrement, dissimulant à peine cette moue séductrice qu’elle affectionnait tout particulièrement.

«  Ça va, il y a des personnes avec qui j’ai mieux en tête que parler. »

Et son regard retourne se greffer à la prunelle de celle de l’homme. Elle le dévorait du regard, quelques secondes, à peine, avant de retourner à cette froideur polie qu’elle affectionnait. Les masques, c’était un jeu qui se jouait à deux. Elle décidait de l’attaquer sur tous les fronts, elle s’amusait. Elle voulait le faire regretter d’avoir été son plus bel échec. Elle voulait qu’il regrette de l’avoir mise à la porte. Elle voulait tout de lui, rien de moins. Elle voulait le faire regretter et lui se moquait d’elle? Elle releva un sourcil. Comme pour lui demander s’il voulait vraiment s’aventurer sur ce terrain. Parce que c’était un terrain glissant. Elle le laissa la détailler du regard lentement. Elle était magnifique, elle s’en était assurée. Alors elle répondit simplement :

« Plus rapide ou plus courageux? On ne saura jamais. Au final qui sait, il sera peut-être à même de combler mes… besoins. J’aime être surprise.»

Connaissant la demoiselle, elle parlait surement de sexe. Même si elle, en ce moment, elle avait plus en tête de le bouffer une fois l’argent empocher. Le laisser mourant et épuiser dans son lit et pleurer comme une veuve lorsqu’on lui annoncerait la mort de son amant. Elle en était capable. Veuve noire ou mante religieuse, tout était possible avec elle. Ils continuaient tous de même les attaques, les réponses et la sienne la surprit légèrement quand même. Parce qu’il disait qu’elle se serait ennuyée avec lui. Était-ce simplement possible qu’ils s’ennuient dans la même pièce l’un et l’autre? Elle se perdit dans ses pensées quelques secondes, se mordillant la lèvre inférieure comme seule signe de réflexion. Elle se lançait? Elle jouait le tout pour le tout? Non. Il balaya la salle d’un geste de la main, la frôlant au passage. Elle sentait le contact brûlant de l’autre dans sa chair. Son corps voulait répondre à cette simple caresse. Elle aurait voulu, mais elle ne pouvait pas. Alors, elle allait tout simplement se venger.

« Menteur. Impossible que la soirée soit morose entre-nous. C'est mal me connaitre de penser que je peux laisser une soirée en bonne compagnie devenir terne. »

Simple affirmation qu’elle souligna d’un sourire aimable. Parce qu’elle n’était pas du genre à laisser une soirée en bonne compagnie devenir ennuyante. Alors, elle se rapprocha de lui, déposant sa main libre sur son torse doucement, lui murmurant au creux de l’oreille :

« Je t’aurais défié de trouver la couleur de mon sous-vêtement avant la fin de la soirée. On ne se serait pas ennuyé. Promit. »

Elle avait prononcé délicatement chaque mot, comme pour le caresser de son souffle chaud. Le contact avait été chaste et les messes basses étaient choses courantes dans cette salle. Elle récupéra la distance entre eux. Dressant son cœur et son corps à ne pas réclamer cette proximité de nouveau. Elle était douée pour se contenir. Elle le faisait très bien.

« Sauf si vous n’êtes pas du genre joueur monsieur Breckenridge. Ce serait bien dommage. Parce que j’adore jouer. »

Elle décrocha son regard de Calyxte seulement quand elle entendit son nom. Monsieur-moche la sommait de venir faire la connaissance de quelqu’un. Elle dû lutter pour supporter de s’éloigner de son échec. Elle aurait voulu rester, jouer, mais elle n’était pas à lui. Elle était à l’autre pour la soirée. Il avait eu la chance de jouer et il avait perdu. Elle sentie tout de même chaque fibre de son être rechigner quand elle se recomposa un masque de bien séance. Elle fit la rencontre d’un gentil couple. Elle n’aimait pas trop les couples. C’était complexe. Une fois de nouveau libre de ses envies. Son regard chercha de lui-même Calyxte du regard. Elle voulait savoir s’il acceptait son jeu, parce qu’elle lui avait véritablement proposé. En prime, elle trichait, comme toujours. Parce qu’elle ne portait pas de sous-vêtement, mais ça, il n’avait aucune façon de le savoir…
 

 
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MessageSujet: Re: And she won’t apologize for the cheating and the lies   Dim 16 Aoû - 19:52


L’ébauche d’un éclat de rire fait vibrer ses lèvres. Il se surprend à ressentir un élan de sincérité déplacé face aux paroles de sa compagne. Et laisser une brèche s’ouvrir, dans un endroit pareil reviendrait à faire s’écrouler tout l’édifice. La lutte entre le spontané et la droiture militaire s’acharne sous sa peau. Mélodrame d’un seul être, tiraillé comme tous ses semblables par ses propres envies. Le vrai et le façonné. La peur au ventre et l’angoisse de seulement renouer avec ses anciennes habitudes. La promesse que les choses ne seront pas ce qu’elles furent, il l’effleure à chaque fois du bout des doigts, mais se ravise. Brûler la flamme de ses souvenirs, il abandonne toute tentative pour délaisser son armure de glace et d’acier. Et appose alors une nouvelle couche de cet odieux mélange pour protéger son cœur et toutes les faiblesses qu’il renferme. « - Pour un peu, je serais presque tenté de croire à ta fausse candeur. » Lâche-t-il, le ténor s’enroulant docilement dans des notes suaves et mutines. En écho à l’attitude la jeune femme. Les fils du jeu l’enlace et absorbe ses pensées. L’isole pendant un maigre instant de cette pièce surpeuplée qui laisse les doigts de l’asphyxie s’enrouler autour de sa gorge. Caresser sa peau avec insistance jusqu’à la voir frissonner. La sueur froide du supplicié, elle lui dévore l’échine et tiraille ses reins déjà en prise à une chaleur dérangeante. Les effets secondaires du sourire de l’arnaqueuse. La réaction instinctive à sa seule présence.

« - C’est un des maigres intérêts de ce genre de soirée. » Les challenges qu’elles représentent. C’est un soupir chargé d’un dédain évident, et d’une lassitude qui l’est toute autant. Les paupières se ferment un instant. Prière silencieuse d’un être en pleine perdition. Cécité apaisant les nerfs et le cœur. Dans les méandres de son âme fatiguée, le sorcier remercie l’instigateur de cette soirée d’avoir eu la délicieuse idée de l’organiser dans un lieu vide d’esprits ou autres rôdeurs. Présences malvenues qui auraient rendues sa visite en ces lieux encore plus dérangeante. Moins orgueilleux peut-être aussi. Peu méfiant et facilement malléable. L’appât du gain et le goût du risque. Prêt à tout pour obtenir ce qu’il désire, il comprend les motivations de la brunette. Et s’en amuse. « - Les deux sûrement. Oh mais je n’en doute pas. Il en l’air d’ailleurs… » Lance-t-il, s’accoudant à la table pour laisser son menton reposer contre sa main. Le feu dans les pupilles, il scrute celles d’Ellen, un énigmatique sourire sur les lèvres. Le sous-entendu n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. « - Je ne doute pas de tes talents, mais des miens. » Trop guindé pour seulement être capable de rendre une soirée plus légère. La crainte au ventre et les nerfs à fleur de peau. Les sens en éveil pour éviter de se retrouver une nouvelle fois dans une bien fâcheuse situation. C’est de l’inattention qui a fait faillir son cœur et brisé une année de sa vie. Et toutes celles qui suivirent. L’esprit ailleurs et la menace hors de vue. La mâchoire se crispe et les phalanges se resserrent. La contraction spontanée de muscles soudain soumis à une pression trop forte à garder muette. Calyxte se redresse avec la rigidité d’une statue de pierre. Le cœur au bord des lèvres, la chaleur qui se coule contre sa peau l’extirpe de ses ténèbres. Les cils papillonnent et l’homme baisse la tête pour renouer le contact avec la brunette. Délicatesse de mots caressant ses oreilles, les frissons en guise de réponse. Et un infime soupir de frustration qui se décroche de ses lèvres lorsque le vide revient se heurter contre sa carcasse. Le sorcier hausse un sourcil, regarde le vide à ses pieds pendant d’infimes secondes. Troublé, plus qu’il voudrait seulement le croire.

« - La politique est un jeu, miss Roos. Nous sommes tous de grands joueurs. » Souffle-t-il, la voix transpercée par des lames de glace. Léchée par des langues de feu. Il s’est montré plus froid qu’il ne l’aurait voulu, dans ses paroles et son attitude, mais l’azur de ses pupilles fond et sort de sa piètre torpeur. Le voile se lève sur ces iris contraints au calme morne. L’échange se déchire lorsqu’une autre voix vient se mêler aux leurs. Et sur les traits du sorcier s’appose le masque d’une violente contrariété. Il ne bouge pas mais se crispe tout entier quand l’arnaqueuse quitte leur zone pour voleter aux bras de son politique. La poitrine en feu, le cœur en perdition, la folie guide son geste et le verre se porte enfin à ses lèvres. Vidé d’une traite comme pour faire passer le supplice plus rapidement, le cristal se repose brutalement sur la table. L’arrière-gout qui lui reste sur la langue attire la nausée. L’inconfort engendré par un simple verre de ce que d’autres considèrent comme une drogue, le moyen idéal de noyer sa peine et détendre ses nerfs. Quand l’habitude se fait absente, c’est une toute autre chose que l’alcool distille dans les veines inexpérimentées.

Alpagué par un petit groupe de politicards côtoyés à longueur de journée, Calyxte joue de sa plus belle partition pour sauver les apparences. Plus il s’enlise dans ce costume et tout ce qu’il lui apporte, plus il réalise son erreur. Il n’est pas homme d’inaction. L’impassibilité en meilleure alliée est une chose qui l’a charmé les premiers instants. Et qui aujourd’hui le rebut.  La fièvre de l’adrénaline, ses muscles et ses nerfs en ont besoin comme tout son organisme a besoin de sang pour fonctionner. Il reste droit et joue des orteils pour effacer les tiraillements qui lui grimpent le long des mollets. Le sourire aux lèvres, la parole légère, il s’abandonne dans le flot de mots qui menace de le submerger. Et du coin de la pupille, il cherche l’arnaqueuse. La langue effleure les canines, les doigts caressent le verre. Le sorcier laisse le temps courir encore un peu entre sa silhouette et celle de ses comparses. Avant de s’excuser, d’un geste fleurant la politesse hypocrite. Une nouvelle accolade lui agrippe le bras, lui hérisse le poil, et il parvient enfin à se défaire de cette politesse hypocrite. Leste, malgré sa taille imposante, les ombres alentour ne font que le frôler, et celles qui le touche s’éloigne dans un souffle. Calyxte paré de sa plus belle splendeur médisante, il toise ceux qui osent rester au milieu de sa route et croisent son regard. Enfin il s’arrête, à quelques pas de l’arnaqueuse. Le regard effleure alors la ligne du dos qui se dessine devant lui. Il se penche alors, laissant une de ses mains venir se perdre contre la hanche de la jeune femme, l’attirant légèrement contre lui.

« - Etrange ton défi… Je dirais la chair en guise de seule couleur. » Il le murmure tout contre sa peau, et les phalanges se font caressantes contre la hanche. Epousent la courbe jusqu’à se perdre contre le galbe de la cuisse. Le geste ne dure qu’une poignée de seconde et se perd dans le néant. Il se redresse dans un soupir, recule d’un pas tout en laissant sa main se glisser contre la cambrure de ses reins. « - Tu joues à un jeu bien dangereux, j’espère que tu en as conscience. » Souffle-t-il, un sourire de circonstance apposé sur ses lippes. Il est tellement aisé de venir se glisser dans un attroupement sans se faire remarquer. S’immiscer dans une conversation sans en perdre le moindre morceau.

_________________
❝ Naufragé dans la nuit

On s'achète on se vend. Au vent des hémisphères. On se jette, on se prend contre un peu d’éphémère. Sur l'étoile d'argent, le cerveau, la chair. Faudra choisir un camp. L'obscur ou la lumière.
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MessageSujet: Re: And she won’t apologize for the cheating and the lies   Lun 17 Aoû - 5:33



« And you can see it in her eyes,
She will kill them if they try, To send her back to her grave»


Calyxte & Ellen
featuring

Elle lui souriait doucement, comme si elle croyait véritablement ce qu’elle lui disait. Plus elle parlait avec lui, plus elle avait l’impression qu’une bulle de solitude, d’intimité les englobait. Elle pouvait jouer, rien ne l’empêcherait de le faire. Ils étaient là tous les deux, personne d’autre. Pourtant, elle ne pouvait pas trahir son jeu, le vrai, l’objectif principal de la soirée, elle ne pouvait pas se le permettre devant tous ces hommes politiques autour deux. Lui non plus ne le pouvait pas, pourtant, elle sembla remarquer une infime brèche dans son masque de l’homme de glace et elle s’en régala. Elle en voulait encore. Elle voulait le harceler de coup à l’âme, elle voulait le posséder, le démunir, elle voulait qu’il soit à elle et quand elle voulait quelque chose, rare était les fois où elle lâchait prise. Elle avait trouvé une nouvelle activité pour la soirée, elle jouerait les perturbatrices à la concentration de Calyxte, elle le pouvait. Il lui avait octroyé le rôle, elle le sentait. Il croiyait presqu’à sa fausse candeur. Presque. Son sourire s’étira un peu plus, comme si elle s’amusait bien, pourtant, son regard se faisait joueur, peut-être même malicieux. Aller savoir.

« Peut-être que je n’ai pas envie que, toi, tu y crois. »

Croire à sa candeur, c’était lui accorder une pureté qu’elle n’avait pas. Elle n’avait pas envie qu’il la mette sur un pied d’estale, sauf s’il comptait la prendre à cette endroit précis. Parce qu’on ne se le cachera pas, chaque frôlement lui déclenchait des frissons d’envie mourant finalement dans son bas ventre qui se crispait d’un plaisir toujours inassouvie. Elle aimait le son de sa voix, cette profondeur, cette caresse. Il était tellement froid, diablement froid et son jeu à elle était d’allumer un feu brûlant en lui. Elle voulait raviver les braises qu’elle voyait dans ses yeux, réveiller la bête. Oh, peut-être qu’elle allait se brûler, mais le jeu en valait la chandelle, elle en était persuadée. Elle avait tout de même cette sensation de puissance, mêlé à sa propre attirance. Il avait beau être de marbre, elle osait croire qu’elle l’attirait et qu’elle avait toutes ses chances de remporter la partie. Elle le ferait regretter de l’avoir repousser la première fois.

Elle avait parlé de challenge, parce que c’était exactement cela pour elle ce soir. Voir tous ces gens, s’y mêler, sans qu’il ne sache ce qu’elle était, sans savoir ce qu’elle était capable de faire, ce qu’elle avait fait. Elle passait sa vie à échapper à tout ce que le gouvernement pouvait lancer aux trousses de gens comme elle et pourtant, elle se tenait là, droite et fière, à s’amuser sous leur nez. Elle adorait ce sentiment grisant, mais il était déjà éclipsé par l’envie de jouer un peu plus avec son homme politique. Parce que pour ce soir, il ne le savait peut-être pas, mais il lui appartenait. Il répliquait que c’était un des maigres intérêts de la soirée. Il n’aimait pas, ça se sentait. Pourtant, il était là. Il aurait surement envie d’être ailleurs, si elle jouait bien son jeu, il s’imaginerait ailleurs avec elle avant la fin de la soirée. Quoi? C’était un défi réaliste tout de même. Elle lui avait souri en toute réponse, ce petit sourire amusé et qui cache magnifiquement bien l’être carnassier qu’elle pouvait être.

Le sujet dériva sur le monsieur-moche. Sa réplique la piqua au vif, mais elle ne le montra pas. Elle avait peut-être légèrement relevé un sourcil pour montrer l’intérêt qu’elle portait à sa réponse, mais sans plus. Retournant ce cacher derrière son masque de la parfaite compagne. Elle se vengerait au détour.

« Je l’espère du moins. »

Comme si elle allait s’accommoder de médiocrité. Ce n’était pas le genre de la maison. Ce n’était pas le genre de cette personnalité qu’elle se créait pour cette arnaque. Elle comptait bien gagner sur tous les tableaux, c’était un défi personnel intéressant. La conversation continuait, il doutait de ses talents pour égayer la soirée? C’était mal la connaitre. On ne pouvait pas s’ennuyer en sa présence, jamais. Encore moins quand elle était joueuse et Dieu seule sait à quel point elle avait envie de jouer avec lui. Pourtant, il ne doutait pas de ses talents à elle, mais plutôt des siens. Comme s’il ne pouvait pas se laisser influencer le moindre du monde. Impossible. Il ne pouvait pas être impassible à ce point. Personne ne le pouvait.

« Je suis persuadée du contraire, monsieur Breckenridge. »

Elle était persuadée que quelque part, il y avait cette flamme joueuse qui ne demandait qu’à être attisée. S’il n’y croyait pas, elle s’en fichait. Elle l’inventerait. Il était un jouet de trop bonne qualité pour ne pas se le permettre. Elle allait lui faire apprendre, le tout, caché sous des airs de défi. Elle adorait les défis. C’est pour cette raison qu’elle c’était rapprochée de lui, le touchant, murmurant au creux de son oreille. Se permettant de le caresser de son souffle chaud, rien de moins. Le geste avait même réussit à lui changer les idées. En fait, le contact avait surement remplacé absolument chaque pensée cohérente de son être. Elle aimait l’imaginer comme ça. Elle l’avait frustré, c’était bien. Elle aurait pu l’entendre soupirer de la sorte toute la soirée. Elle adorait ça comme ça. Elle avait touché sa cible, elle avait marqué un point à marquer au fer rouge. Elle allait remporter ce jeu. Elle le provoquait de nouveau, attisant en lui cette envie de jouer, ce besoin de dominer, de gagner, d’obtenir ce pouvoir qu’elle ne lui autorisait pas encore. Parce qu’elle n’allait pas le cacher, entre eux existait un jeu de pouvoir, addictif en lui-même. Il rajoutait que la politique était un jeu et qu’ils étaient tous de grand joueur. Un sourire taquin vint étirer les lèvres de l’arnaqueuse, les entrebâillant légèrement pour répliquer, quand on vint la chercher pour rencontrer de nouvelles personnes. Un dernier regard vers son homme politique avant de se lever pour partir à la rencontre de ses gens dont elle n’avait rien à faire. Leur dernier échange avait été froid, mais c’était un signe qu’elle progressait. Elle n’en doutait pas. Cette brisure allait soit lui nuire, soit l’aider, elle n’en savait rien.

Elle écoutait, souriait, parlait. Elle faisait ce en quoi elle était douée, bien paraitre. Elle était une femme magnifique aux bras d’un homme qui ne la méritait pas. Croqueuse de diamant? Totalement, mais qui pourrait lui reprocher dans le monde dans lequel ils vivaient maintenant? Vouloir se sortir de la misère était chose courante. Elle n’était juste pas miséreuse, elle avait un plan bien défini et elle obtiendrait des résultats, tout simplement. Du coin de l’œil, elle continuait tout de même de chercher l’homme avec qui elle aurait préféré continué la soirée. Il était là, toujours, il faisait exactement comme elle, sans plus. Elle remettait ce masque qui lui sied si bien. Elle avait reporté toute son attention sur sa conversation, acquiesçant les dire de tous et chacun. Démarrant parfois des débats politiques légers et amicaux. S’ils savaient à quel point elle détestait ce gouvernement… ils ne diraient pas la même chose, loin de là. Le temps s’égrainait avec une lenteur infinie, ses talons hauts lui ramenait en mémoire chaque seconde passée debout. Elle était quelqu’un de butée, elle n’allait pas s’en soucier, mais la jouissance de les retirer à l’appartement lui ferait le plus grand des plaisirs. Elle discutait, mais fut interrompu par une caresse, cette chaleur… ce n’était pas monsieur-moche, elle le savait. Tout son corps le savait, le criait. Elle ne lutta pas quand il s’appropria son corps, l’attirant à lui. Elle tenta simplement de contrôler la contraction de plaisir de ses propres muscles, traitres à leur façon. Une décharge électrique le long de sa colonne la fit frissonner à la douce caresse de son souffle chaud, de ses mots la caressant. Son sous-vêtement, elle n’en portait pas et il savait. Il avait mis fin à la caresse, comme elle avait commencé. Elle n’avait que sourit en toute réponse. Lui accordant le point. Il avait gagné. Pourtant, elle fut ravie lorsqu’elle senti de nouveau sa main sur elle. De nouveau, son souffle chaud contre son oreille, mourant dans le creux de son cou, la faisant frissonner de plaisir. Un jeu dangereux? Si elle en avait conscience? Mais où était le danger ? Il souriait, elle aussi, comme si personne n’avait rien remarqué à leur manège, comme si tout passait inaperçu. Elle avait pourtant l’impression que le désir qui les unissait en ce moment était tangible. Elle laissa s’égrainer quelques secondes, une poignée tout au plus avant de pencher la tête vers lui, se rapprochant, pour lui souffler à l’oreille :

« J’y croirai lorsque je le verrai. Pour le moment, je ne vois absolument aucun danger. Seulement une salle remplit de gens. »

Jeu de pouvoir, provocation, toujours. Elle cherchait à l’attiser, mais aussi à faire sortir la bête en lui. Elle cherchait à lui faire perdre le contrôle et à s’en amuser. Elle voulait le voir chercher une façon de garder la face, tout en gagnant ce qu’il désirait maintenant. Elle avait déposé la sourie dans le labyrinthe et attendait de voir comment elle ferait pour gagner sur tous les tableaux. Elle ne trouvait tout de même pas le danger de la chose. Personne n’était dangereux, sauf peut-être elle, mais ça… c’était une autre histoire. Elle reconcentra son attention sur la discussion, sur les gens autour. Elle gardait le cap même si la seule présence de Calyxte à ses côtés l’électrisait. Elle n’aurait jamais imaginé cette soirée de cette façon. Regrettant un peu plus chaque seconde d’être venu avec monsieur-moche et non avait son politique, mais comment aurait-elle su?
 

 
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MessageSujet: Re: And she won’t apologize for the cheating and the lies   Jeu 20 Aoû - 21:03


Comme un écho d’un autre temps. D’une époque à présent révolue, hormis dans les méandres de la pauvre mécanique du cœur en perdition. La prudence en ligne de mire. La séduction en ultime amusement. Les mains qui s’effleurent dès que la proximité le permet. Les œillades emplies d’une envie difficilement contenue lorsque les regards alentours se font fuyants. Le jeu du silence et de l’hypocrisie pour dissimuler un attachement latent. Tourner le dos au danger sans pour autant s’en détourner. C’est l’arrière-goût amer du souvenir gâché qui s’appose sur la langue du sorcier alors que ses doigts se font plus caressants contre la cambrure des reins de la jeune femme. Les paupières se ferment le temps d’une contraction aortique et la machine toute entière se stoppe. L’écho des conversations se fait murmure dans son crâne, et au-dessus des oraisons claquant dans la pièce s’élève les accents d’une voix qui le met au supplice. Cet autre qu’il s’efforce de rayer de sa mémoire depuis son douloureux réveil. Retour chez les vivants soldé par la mort de son cœur. La solitude en seule partenaire, le blessé a alors commencé à se forger une armure de glace dans la poitrine. Fracassant les restants de candeur perdurant quelque part sous sa peau. Les cils battent, effacent les dangereuses réminiscences de son passé éclaté. Accrochée à ses iris, il perçoit la silhouette familière de son ancien amant. Perdue au milieu de la foule, elle se glisse telle une ombre entre les corps et disparaît lorsque Calyxte bat à nouveau des cils. La mâchoire se crispe au gré d’une frustration assassine. Les phalanges dévient et s’agrippent contre le tissu sombre. L’amertume d’une chimère trop vite consommée accable toute la stature. L’hécatombe dans un soupir avant que la façade ne reprenne ses droits.

Il cherche un instant, le soupir envolé de cet autre qui le dévore encore. Parcourt la morne assemblée de ses pupilles de glace pour ne trouver que du faux. Du vent et du néant. L’inconfort en exaltation, lorsqu’il reprend conscience du lieu où il se trouve. Face à qui il peut se tenir. Ce n’est plus l’uniforme militaire qui recouvre sa peau en feu. Et les maigres paroles qui lui viennent ne sont pas les notes des conversations de ses supérieurs. Seulement de pauvres politiciens, aussi vains que lui. La main libre vient tirer le nœud de sa cravate qui prend alors des airs de nœud coulant. Le geste est fébrile, empli d’une faiblesse qu’il chasse d’une contraction violente des phalanges traitresses. Seulement une salle remplie de gens… Le murmure revient se heurter contre les parois de son crâne. Trop de chose s’y bouscule à tel point qu’il a l’impression de pouvoir sentir l’os se craqueler, les fractures se rouvrir pour détruire le travail accompli quatre ans plus tôt afin de rendre toute sa solidité à la boite crânienne fracassée. Un raclement de gorge nerveux expulse au mieux la gêne qui lui gangrène les veines. Une petite main s’appose alors sur son bras. Il brise dans une seule impulsion le contact enivrant avec Ellen et baisse les yeux pour se retrouver face à celle qui lui a soufflé de se rendre en ce lieu. Manifestation évidente d’une satisfaction attachante, il se surprend à esquisser un sourire sincère à son adresse, se laisse entraîner à quelques pas de la troupe pour se perdre dans une discussion qui aurait aussi bien pu attendre le lendemain. Le cœur flanche un instant, s’accélère et les entrailles se crispent sous la frappe d’une nausée dérangeante. Réaction en chaîne engendrée par l’ingestion d’un liquide qui diffère de ses habitudes. Sous la chair, le brasier se fait plus intense. C’est une savante fusion entre malaise et plaisir en pleine exaltation. Heureuse de le voir, l’ancien soldat retourne le compliment. Appose à ses lippes l’expression que l’autre espère y voir avant de la voir s’échapper dans une nouvelle pression sur son avant-bras.

La libération le laisse vide. Orphelin d’une présence qui lui dévore le cœur, Calyxte se fait silence et revient se glisser derrière l’arnaqueuse. « -Permettez ? » C’est une demande pleine d’une sympathie factice, rendue mielleuse par le ronronnement de sa voix. Et l’autre n’y voit que du feu, acquiesce avec une candeur qui satisfait le prédateur. Il se permet alors de poser sa main contre l’épaule dénudée, et entraîne la brune à sa suite. « - C’est admirable cette naïveté dont tu te pares pour jouer la provocation… » Le soupir se meurt contre la gorge de sa compagne d’infortune une fois la porte franchie. Lieu d’aisance piteuse désert, contre le luxe duquel résonne le cliquetis sourd d’une serrure que l’on verrouille. La frustration au bord des lèvres, les flammes au bout des doigts, il s’enlise dans sa propre perdition. Brûle la pulpe de ses phalanges contre la peau d’Ellen au rythme de caressantes qui se font enivrantes. Les lippes effleurent leurs jumelles, lascives au possible. Le tumulte des sens et les cendres de la mémoire sur sa langue. Il l’efface en laissant l’indécente venir se mêler à celle de l’arnaqueuse lorsque leurs lèvres se scellent enfin. La délectation en triomphe et les frissons en réceptacle de cette satisfaction coupable. Celle de bafouer l’orgueil d’un être qui en est déjà moins dépourvu. Couvrir son pauvre nom d’un opprobre dont il sera le seul à en avoir conscience. Et elle. Fautifs dans cette attirance destructrice qui les dévore. La conscience le rabroue, lui démontre la bassesse de son attitude, mais il n’en a que faire. De la plume entre ses bras, il l’attire contre lui et achève la construction de sa prison de chair en l’obligeant à enrouler ses jambes autour de ses hanches. Sa faiblesse le dévore, le rend fébrile. Le cœur s’emballe et menace de rompre tout l’édifice. La prudence en ligne de mire, la fougue assassine de se gestes n’en reste pas moins présente. L’instant se passe de mots. Finalité désirée par deux êtres entièrement conscients de la folie à laquelle ils sont en train de se livrer. Le goût du risque sur la langue rend la chose encore plus attirante à ses yeux. Les doigts se perdent dans l’ébène de la chevelure, s’y agrippent et se font de fer. Quand les autres glissent déjà avec langueur contre la courbe de sa cuisse.

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MessageSujet: Re: And she won’t apologize for the cheating and the lies   Ven 21 Aoû - 4:57



« And you can see it in her eyes,
She will kill them if they try, To send her back to her grave»


Calyxte & Ellen
featuring

Elle s’amusait de cette soirée haute en couleur. Elle nageait parmi les requins comme si elle avait fait cela toute sa vie. Elle avait la vague impression de s’épanouir au travers des effluves de mensonges et d’hypocrisies. Son corps bourdonnait d’envie, de promesses, de plaisir et de faux-semblant. Elle n’allait pas le nier, sa rencontre avec Calyxte avait donné à sa soirée des allures d’érotismes forts apprécié par la jeune femme. Elle voulait maintenant plus, mais elle s’amusait trop pour s’en soucier. Elle aurait pu repousser cette finalité, elle aurait pu attendre juste pour le sentir bouillonné encore et encore contre elle. Elle adorait cet échange. Elle adorait sentir sa présence, ses caresses, son corps frôler le sien. Et surtout, elle adorait le faire à la dérober des regards. Elle adorait jouer à ce jeu dangereux avec lui. Elle n’allait rien gâcher avec monsieur-moche, mais elle jouait de façon de plus en plus intense avec Calyxte. Elle n’y pouvait rien, c’était le jeu le plus amusant de la soirée.

Puis, il c’était éloigné. Il l’avait quitté elle pour une garce qui nuisait à son plaisir. Elle ne put s’empêcher un regard en coin, voir ce qu’il faisait, avec qui, pourquoi. Il souriait, il avait l’air sincère. Il en était capable? Bon à savoir. Elle avait finalement retourné son attention sur les personnes présentes, avoir une discussion. Elle offrit un doux sourire à monsieur-moche, un sourire remplit de promesse. Elle ne lui avait rien promit verbalement, mais elle lui avait laissé entendre autre chose. Pourtant, elle n’avait qu’un homme en tête en ce moment et il n’était plus là. Elle inspira pour retenir sa respiration quand elle le senti de nouveau derrière elle. Si proche et si loin à la fois. Il… l’empruntait? Elle tourna son regard vers l’homme avec lequel elle était venue, mais il ne refusa pas. Le pauvre, il n’avait surement même pas remarqué le manège de l’arnaqueuse et de son Politicien. Il était tellement… naïf ou simplement aveugle. À trop vouloir fermer les yeux, il est parfois impossible de les ouvrir de nouveau. La main de Calyxte sur son épaule nu, sa pression pour l’entrainer elle ne savait où avait fait rapidement battre son cœur. Elle en avait peut-être même manqué un battement ou deux. Elle ne laissait pourtant rien paraitre, comme si l’idée de s’éloigner de la fête était une idée commune et tout à fait normale. Elle senti la caresse de son souffle et la morsure de ses mots contre son cou, sa nuque. Elle en avait des frissons.

« Moi? Provoquer? Jamais je n’oserais monsieur Breckenridge. »

Et le déclic sonore d’un verrou. comme le son sec d'une sentence à sa dernière provocation. Son cœur s’accéléra, tentant de défoncer sa poitrine. Elle sentait la pulsation de son sang dans ses veines, l’adrénaline y circuler comme une drogue des plus douces. Déjà, sans mot dire, les muscles de son bas-ventre c’était contracter comme pour supplier d’être satisfait. Rapidement, elle c’était retrouver sous ses mains, sous ses doigts brûlants de caresses contenu. Chaque caresse créant des sillons de feu sur sa peau, réveillant en elle une excitation à peine contenue. Premier échange, ses lèvres, elle pouvait les gouter, les désirer et finalement, en profiter plus longuement. Ce baiser, elle l’avait attendu toute la soirée et maintenant qu’elle l’avait, elle ne regrettait rien. Elle se permit de glisser ses mains le long du torse de monsieur. Elle voulait sentir sa peau. Le toucher, il était si propre de sa personne. Elle aurait voulu s’amuser un peu. Elle c’était sentie pressée contre lui, remonter. Elle ne put qu’obéir à sa prise, sentir ses doigts s’enfoncer dans ses cuisses nues quand elle ne toucha plus à terre. Son cœur s’emballa un peu plus, si c’était encore possible. Elle le serrait de ses cuisses, cherchant autant à obtenir plus qu’à le rompre dans une étreinte sauvage. Cette emprise sur elle, cette force, cette passion. Elle avait envie de le dévorer, la maintenant. Alors… elle l’embrassa de plus belle pour combler ce ravin qui c’était créer  en elle. Elle allait le combler d’une façon ou d’une autre.

La peur de se faire prendre était surement le meilleur accélérant pour le feu qui les animait. Elle le sentait. Elle sentait cette pression l’animer doucement. Elle devait reprendre son souffle. Collant son front au sien. Elle avait glissé une main sans les cheveux de ce dernier et l’autre c’était naturellement enroulé dans la cravate du monsieur. Oh, elle adorait les cravates, des laisses, ni plus, ni moins. Entre les baisers et les battements de son cœur, elle arrivait à oublier de respirer. Il lui faisait tourner la tête, chavirer l’âme, si peu qu’il lui en restait. Elle voulait de nouveau retrouver sa chaleur, son goût, alors elle l’embrassa de nouveau. Pas de mots cette fois, aucune provocation non plus. Elle avait eu envie de déchirer la chemise de ce dernier, sentir sa peau contre elle, mais elle avait réalisé sa bêtise à temps. Elle n’en avait rien fait, sauf peut-être resserrer sa pression sur la nuque de Calyxte. Ne pas l’abimer, ni lui, ni ses vêtements. Parce qu’ensuite, ils devraient retourner dans la salle et faire bonne figure. Combien de temps pouvaient-ils disparaitre sans que ça ne paraisse déplacer? Parce qu’elle avait beau le désirer plus que quiconque, là et maintenant, elle se devrait de faire bonne figure en sortant de cette pièce. Ellen faisait toujours bonne figure. Elle n’attendait qu’une chose, qu’il la prenne, ici et maintenant. Pourtant, elle aurait été prête à étirer le jeu quelques minutes plus tôt, mais maintenant… elle doutait.
 

 
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MessageSujet: Re: And she won’t apologize for the cheating and the lies   Dim 23 Aoû - 19:55


Dans les échos de sa faiblesse, le plaisir suave en accroche. L’ignorance du danger et du lieu. Il s’en moque, ne s’enlise que dans les griffes d’une dangereuse séduction. La destruction en ligne de mire, le stratège en savoure la texture. S’abime les doigts contre la peau veloutée de sa nouvelle victime. Le feu sous les doigts et dans le creux des reins, il en soupire contre la gorge de l’arnaqueuse. Se presse un peu plus contre ce corps qui met le sien en émois. La faiblesse au bord des lèvres, l’esprit s’indigne, se révolte. Et le cœur n’en bat que plus fort. Les crispations se font chaotique, dissipe dans sa cage thoracique les lames d’une douleur que le blessé s’efforce d’ignorer. Il en a l’habitude, voué à être l’esclave de la mécanique logée dans sa poitrine alors il s’obstine à ne pas l’entendre tant que la menace ne se fait pas mortelle. Les grondements raisonnent contre sa trachée, se dissipent contre ses tempes lorsque ses lèvres se scellent à nouveau à celles de sa partenaire d’infortune. Les sens en déroute, la quintessence d’un plaisir coupable qui vient lui dévorer la chair au rythme régulier des vagues de ses frissons. Il en soupire contre la langue de l’arnaqueuse. Sent la chaleur lui envahir le ventre lorsque les phalanges s’agrippent à sa nuque. La proximité le brise, creuse les sentiers de sa perdition. L’étreinte se fait de fer, emprisonnée contre sa peau par ce besoin constant de prendre le contrôle. Les phalanges s’agrippent contre les cuisses, la repousse jusqu’à ce que leur deux corps se heurtent contre le mur. La robe sur les hanches, le sorcier libère une de ses mains pour mieux prendre possession de la chair qui s’offre à la pulpe de ses doigts. Les vertèbres tressaillent sous un nouvel assaut de frissons.

Enlisé dans les méandres de sa destruction, captif de ses propres idéaux, il se laisse berner par les pouvoirs de sa mémoire. Contracte sa délicieuse réalité à l’enivrant de son passé. Encore aux prises avec l’illusion dont il a été victime quelques instants plus tôt, il se brûle la peau contre une autre. Celle de la brune qui se superpose à celle d’un autre. Les frissons gagnent en force et le tourment qui dévore la silhouette de marbre se manifeste dans un soupir. Les lèvres se délient, s’effleurent pour mieux se suspendre les unes aux autres. Soumises à un contrôle sans faille, ses phalanges dévient et viennent se heurter contre les boutons de son pantalon. Entreprennent de les défaire malgré ses hanches qui se pressent contre celles de la brune. Des méandres au creux des reins, les muscles se crispent bien avant l’écho qui se brise dans le silence. La porte au-delà de celle les gardant isolés du reste du monde claque. Se referme se des brides de conversation et ne laisse résonner dans le luxe et l’impeccable de la pièce le bruit de talons sur le sol. Les mêmes que les siens. L a démarche est tremblante, pesante. Elle passe près de leur porte puis s’immobilisé un peu plus loin. Lentement, la chimère s’estompe, Calyxte émerge de ces récifs contre lesquels il était prêt à se briser sans plus de cérémonie. L’emprise se fait murmure, se libère lorsqu’il lâche la cuisse d’Ellen et laisse sa main s’aplatir contre le carrelage à côté d’elle. Le souffle en déroute, la débandade au bord des lèvres, il laisse le feu de son souffle mourir contre la gorge de la brune. S’y perd avec délice encore quelques instants, s’enivre des effluves de ce parfum capiteux. Ailes ardentes sur une peau carbonisée, de nouveaux baisers s’apposent dans le creux du cou. Fige l’instant pour tenter d’endiguer au mieux ce goût d’inachevé qui vient lui ronger la langue. Le politicien esquisse alors un maigre sourire à l’abri contre les mèches brunes. L’ironie. Peinte sur leur front. La déraison se fige dans les veines et tout le corps s’éloigne. Se prive de cette chaleur délicieuse pour se retrouver à lutter contre le froid.

La façade à peine ébranlée revient se glisser sur ses épaules alors que l’homme prend soin de remettre de l’ordre dans sa tenue. Le rôle de composition reprend ses droits sur ce visage qui se referme au rythme d’une respiration qui ne cesse de s’apaiser. L’ensemble jure avec ce qui habite encore les pupilles céruléennes. Et il s’en mord la langue lorsqu’elles reviennent s’ancrer à celle de sa compagne d’infortune. « - Tu devrais y retourner… Ton hôte doit s’ennuyer de ta présence. » Il le murmure dans un souffle tout contre sa bouche, l’effleure du bout des lèvres et laisse ses doigts se perdent dans la chevelure d’ébène. L’égarement lui brise encore les reins. Le trouble plus qu’il ne veut le croire. Au-delà de la porte, un raclement de gorge qui s’accompagne d’un bruit d’eau. Les pas qui reprennent et la porte qui claquent une nouvelle fois. A tâtons, Calyxte défait le verrou. Libère sa captive de cette prison éphémère.

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MessageSujet: Re: And she won’t apologize for the cheating and the lies   Lun 24 Aoû - 3:29



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Calyxte & Ellen
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La porte c’était refermée derrière elle dans un déclic sonore qui lui donnait des frissons d’envie et de plaisir. L’endroit importait peu, tant qu’elle pouvait le sentir, le toucher, le gouter. Parce que même s’il l’enfermait ici, avec lui. Même s’il donnait l’impression d’être le prédateur et elle la proie, elle s’avait qu’il n’en était rien. Ils étaient des égaux, des partenaires d’infortune. Ils échangeaient ensemble un besoin qu’ils seraient ravis de combler, tout simplement. Il c’était rapproché d’elle et elle n’attendait que ça. Tout son corps se faisait brasier pour accueillir une étreinte un peu moins formel. Elle avait joué, elle en était heureuse, mais maintenant elle voulait plus et elle n’en démordrait pas. Elle voulait cet homme ici et maintenant. Elle ne survivrait pas à l’attente. Ses lèvres trouvèrent rapidement les siennes, le toucher, l’embrasser. C’était tout ce qu’elle voulait. Elle aimait le caresser du bout des doigts, le découvrir pour la première fois. Elle ne regrettait pas d’avoir joué avec le feu. Encore moins quand elle senti les doigts de Calyxte s’enfoncer un peu plus dans la chair de ses cuisses, la soulevant avec force et précision. Elle c’était légèrement accrochée à sa chemise, se tenant à la cravate comme d’une laisse pour homme en veston. Elle chercha un peu plus de passion, cherchant ses lèvres, le titillant un peu au passage. Elle découvrait sa saveur pour la première fois et elle n’était pas déçue.

Elle sentie la caresse brûlante de ses mains remonter le long de ses cuisses, amenant avec elles au passage cette robe qu’un autre lui avait offert. Elle n’en avait cure. Aucun remord n’était possible en ce moment. Elle avait l’âme en ébullition, les sens en émoient. Elle avait déjà ses sens décuplés, mais là, chaque caresse était une réelle torture pour son corps. Elle sentait son sang pulser dans toutes les directions pour terminer imancablement entre ses reins, lui chatouillant le bas du dos pour descendre vers son entre-jambe. Elle avait comme seule réflexes de l’enserrer un peu plus de ses cuisses. Elle voulait le sentir. Elle avait envie de lui, de tuer la distance qui n’existait déjà presque plus, elle voulait le sentir en elle et elle en était si près. Elle ne remarqua même pas qu’ils se déplaçaient, elle était trop occupé à l’embrasser dérivant parfois le long de sa mâchoire pour y déposer quelques baisers jusqu’à son cou. Elle voulait sa proximité. Se heurtant légèrement au mur. Sa froideur contrastant avec sa peau brûlante. Elle sentait les muscles de son amant rouler sous sa peau, elle le caressait, l’embrassa lorsqu’elle le senti détacher son pantalon. Elle n’allait pas imploser de désir, elle allait être assouvie. La pression dans son bas-ventre ce faisait douloureuse tellement elle le désirait. Elle frissonnait au moindre contact de cet homme qu’elle voulait posséder au moins pour cet instant. Elle s’attendait à le sentir en elle d’une seconde à l’autre. Le sentir la frôler, la découvrir, mais un son lui coupa le souffle.

Elle cessa de respirer pour entendre clairement une démarche tout près, trop près. Ils étaient toujours dans le secret de leur caresse, mais si près d’être découvert. Quelqu’un était à coté et s’ils l’entendaient marcher, la logique voulait qu’il puisse les entendre s’ébattre joyeusement. Alors il régnait un silence de mort entre eux, mais elle ne l’entendait pas. Le silence était noyé sous les battements trop intenses de son cœur, de chaque pulsation de son sang dans ses veines.  Elle s’en fichait, rendu au point où elle en était, il aurait pu la prendre à même le buffet devant tous les petits hommes Politiques de la grande salle qu’elle n’en n’aurait rien eu à foutre. Elle le voulait, elle voulait son corps et elle n’allait pas…

Calyxte c’était figé tout autant qu’elle, pourtant elle sentait le changement s’opérer. Il ne voulait plus, annulait, se rétractait. Elle avait un goût amer en bouche à l’idée même qu’il puisse la laisser en plan comme ça, sans plus de cérémonie. Elle profitait des derniers effleurements de ses lèvres, parce qu’elle savait que c’était les derniers, elle allait mourir, exploser. Il ne pouvait pas la laisser comme ça, insatisfaite. Il c’était finalement éloigner, il l’a tuait, elle le savait. Au creux de son ventre c’était créé un vide qui se combla rapidement. Elle avait eu tellement faim de lui, que maintenant elle avait faim tout court. Elle aurait besoin de se nourrir, mais pas sur lui, loin de là. Elle trouverait quelqu’un d’autre. Lui, elle finirait par l’avoir dans son lit, elle ne pouvait même pas en douter. Elle descendit ses pieds, touchant finalement le sol. Il avait repris le contrôle, elle le sentait, alors elle fit de même. Elle plongea son regard dans le sien, une lueur suppliante dans l’œil avant de la noyer sous cet air joueur et aimable qu’elle arborait depuis le début de la soirée. Seul son cœur trahissait encore légèrement leur dernier rapprochement. Elle n’avait même pas réalisé complètement que l’intrus était parti quand elle l’entendit parler, tressaillant légèrement. Il lui proposait d’y retourner, lui rappelant monsieur-moche à la manière d’une gifle. Il avait raison pourtant, elle était venue pour une autre raison ce soir. Elle étira donc un sourire joueur, faisant briller ses yeux aux passages.

« Nous nous reverrons monsieur Brekenridge, je vous le promet. »

Elle l’avait murmuré, comme si elle craignait que quelqu’un d’autre que lui ne puisse l’entendre. Elle s’approcha pour déposer un dernier baiser sur ses lèvres, lissant au passage cette chemise qu’elle avait maltraité. Elle aurait dû lui ouvrir de force, faire exploser chaque bouton. Il n’aurait pas pu reculer. Elle du légèrement serrer les poings pour avoir la force de quitter l’endroit, se replaçant les cheveux d’une main tremblante, toujours sous l’effet de l’excitation éphémère. Elle retourna dans la pièce voir monsieur-moche, mais elle était accompagné de l’odeur de Calyxte partout sur sa peau et elle adorait ça.

Elle termina la soirée sans le revoir, sans lui parler, sans le toucher. Elle n’aurait pas supporté et il avait choisi la froideur de la soirée à la chaleur de ses cuisses, tant pis. Elle termina la soirée dans le lit de monsieur-moche, mais il s’endormit comme un bébé au préliminaire. Elle n’avait pas envie de coucher avec lui, mais il était un repas comme un autre. Elle accuserait le champagne, mais c’est avec l’odeur de Calyxte, le souvenir de ses lèvres qu’elle préféra tenter de s’endormir. Son corps se réveillant pourtant au seul souvenir de leur fugace caresse de la soirée. Pourtant, elle n’avait pas encore décidé de la suite, tout ce qu’elle savait, c’est qu’elle se devait de le revoir, encore.

 

 


-FIN-
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And she won’t apologize for the cheating and the lies

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