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 ''Don't speak'' - PV.

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Sink me in the river at dawn

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↳ Métier : Responsable du Blanchiment d'argent & petit plus, de la Menrva.
↳ Opinion Politique : *Insérer une bombe ici* Quel gouvernement?
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3, 4 en transformations et mère de l'année et 1, faiblesse à l'argent.
↳ Playlist : Black Roses by Clare Bowen. Follow me down by The pretty reckless.
↳ Citation : « Nights avoiding things unholy, Your hand slips across my skin. I go down on you so slowly, Don't confess none of your sins. »
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MessageSujet: ''Don't speak'' - PV.   Ven 2 Nov - 13:51



Pétrifié devant une de ces nouvelles inventions, avec des images qui ont été enregistrées par d'autres nouveautés de ce monde, Ange ne pouvait que pleurer et hurler sa douleur. Ses ongles avaient déjà largement entamé la peau de ses mains et de ses joues. Cherchant à canalisé son attention sur sa propre douleur plutôt que sur les images qui passaient en boucle sous ses yeux écarquillés. Le sang, la chaire et les bruits du déchirement des muscles avaient la capacité de la rendre plus folle qu'elle ne l'était déjà. Mais, les mots tels que télévision lui échappait. Lui révélant la nature de cette scène qui ne semblait pas vouloir venir à terme. La pauvre rêvait. Comme de nombreuses nuits depuis que la gagnante à peau de louve des derniers jeux avait brutalement mise fin à la vie de son autre moitié.

Ce ne fut que lorsqu'on ne pu plus reconnaître la moindre ressemblance entre celle qui allait mourir et celle qui regardait, impuissante, qu'enfin, elle fut délivrée de ce cauchemar. Le bruit d'une porte qu'on force à s'ouvrir, après de longues heures à subir les assauts de l'humidité, suffit à ce qu'elle émerge. Tremblante, elle gisait sur le sol frigorifié, baignant dans ses propres larmes. Sa vision embrouiller ne lui permettait que de définir les contours du visage de son grand-frère, venu l'aider à se lever.

Une pensée fugace lui traversa l'esprit... Il l'avait encore drogué. Épargnant à leur mère de prendre soin de sa propre fille, alors, qu'il devait se rendre en capitale pour le travail. La haine qu'elle ressentait vis-à-vis de ce membre de sa famille, acheva de réveiller ses défenses habituelles. Ange mordit, sans signe précurseur, la main qu'il avait déposée sur son épaule. Jusqu'à ce qu'il saigne, jusqu'à laisser sa marque. Il hurla et relâchant sa prise, elle en profita pour filer. Courant, sans regarder derrière elle. Bousculant plusieurs meubles et peut-être même quelques humains sur son passage. Elle entendit à peine la voix de sa mère qui lui demandait de faire attention aux enfants. Tout ce qu'elle voulait c'était de se rendre dans sa forêt bien aimée et attendre. Attendre que les effets de ce produit chimique cesse de faire effet.

L'Angélique plongea tête première dans une rivière qu'on trouvait à quelques kilomètres de la zone. Finissant d'assainir son esprit. Elle venait régulièrement ici, étant spécialisé dans l'esquive, on ne l'avait jamais surprise à sortir des limites de la zone 4. Mais, l'effet apaisant ne suffisait point, en cette soirée brumeuse. Il y avait trop de choses pour la préoccupait et elle sentait son esprit vaciller sur les bords de la folie. Entre les images de son cauchemar et l'arriver de la nouvelle saison des jeux demain, matin... Elle ne savait plus à quoi ce raccrocher. Son propre frère, ne voyait d'autres choix que de l'enfermer et la droguer pour la contrôler. Qui d'autres pourrait bien l'empêcher de sombrer?

Sans avoir une vraie réponse à cette question, la jeune fille se dirigea doucement vers les habitations, revenant sur ses traces, le cœur lourd. N’apercevant même pas la beauté de ce ciel étoilé. Elle n'avait eu conscience ni du temps qui passait, ni de la distance, lorsqu'elle frappa, enfin, à une porte. Qui, évidemment, n'était pas celle de sa famille. Frigorifiée par l'air de la nuit, elle attendait qu'on vienne lui ouvrir. Suppliant intérieurement, tous les dieux de sa connaissance, pour qu'elle ne soit pas forcée de retourner se faire séquestrer. Le bruit de pas qu'elle entendit la soulagea instantanément et une sourire emplit de cette rare tendresse fit son apparition. Elliot n'aurait sûrement aucune raison de la laisser dehors. Elliot pourrait peut-être tenir la crise, qu'elle sentait poindre, à distance.
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MessageSujet: Re: ''Don't speak'' - PV.   Lun 5 Nov - 17:28




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Seul, assis sur une chaise près du feu, Elliot était plongé dans ses pensées. Demain, deux innocents seraient à nouveau choisis pour la nouvelle saison des jeux. Et chaque fibre de son corps s'affolait à l'idée d'être l'un des deux, une fois encore. Il avait déjà vécu cela, il avait traversé cette épreuve, était allé dans l'arène.. En était revenu, aussi. Mais pas en tant que gagnant, non. Elliot n'avait jamais été un gagnant. Chaque jour de sa misérable vie, les habitants de la zone quatre lui rappelaient bien assez combien il était minable et insignifiant, combien un perdant comme lui ne méritait pas de vivre. Ses cicatrices en témoignaient elles-mêmes. La pire d'entre elles, la plus infâme, la plus laide, la plus douloureuse, resterait ancrée en son âme à jamais, tout comme elle était ancrée dans la chair de son dos, qui était autrefois douce, souple, parsemée de grains de beauté mais néanmoins immaculée. Aujourd'hui, elle était pâle plus que de raison, dure, lacérée. Les grains de beauté étaient toujours là, mais éclipsés par ce L immonde.

Le regard captivé par les flammes dansant dans l'âtre, il se demandait encore comment le monde en était arrivé là. Comment les gens avaient pu devenir aussi cinglés et assoiffés de sang. Était -il le seul à voir combien toute cette mascarade était malsaine et inhumaine ? Impossible. Ou alors, c'était lui qui n'était pas normal. Va savoir. Il n'était plus sûr de rien. Tout ce qu'il savait, c'était que demain allait être un véritable calvaire, et que si jamais il était choisi, il était certain que la plupart des gens de la zone quatre se fendrait la poire, voire même applaudiraient. Être perdant des jeux, c'était vraiment pire que mourir dans l'arène.

Mais il savait tout aussi bien qu'il était inutile de ressasser le passé et de se torturer l'esprit en pensant à ce qu'il se passerait le lendemain. Ça ne servait strictement à rien, advienne que pourra. Et puis ce n'était pas lui, il n'était pas de ceux qui broient du noir à longueur de journée et qui s'apitoient sur leur sort, non ; Elliot faisait abstraction de tout ça et tentait de survivre tant bien que mal, espérant ne pas s'attirer les foudres de ses bourreaux – mais échouant à chaque fois, sa grande bouche ayant raison de lui. Il s'était toujours attiré des ennuis en parlant quand il ne fallait pas, mais surtout, en disant ce qu'il ne fallait pas, son sarcasme n'étant pas du goût de tout le monde – loin de là. Mais il était comme ça depuis toujours, que voulez-vous, on ne le changerait pas. Et même s'il détestait se faire rouer de coups, il n'allait certainement pas se laisser faire sans au moins blesser le mental de ses adversaires. Comme lui avait dit son père un jour où il était s'était battu avec un autre gamin à l'école : "Parfois, les mots sont bien plus tranchants que les coups".

Les paroles de son patriarche résonnaient encore dans son esprit lorsqu'il entendit quelques coups frappés à la porte. Elliot fronça les sourcils, se demandant qui pouvait bien venir le voir alors que la nuit était tombée – ça ne pouvait pas être ses bourreaux, ils n'étaient pas assez courageux, ou sadiques, pour cela. Quittant enfin son siège et la chaleur réconfortante du feu, il se dirigea jusqu'à la porte d'entrée à pas mesurés – la veille de l'appel était l'un des seuls moments où il n'était pas surexcité comme un enfant hyperactif, la peur le rendant étrangement calme, en apparence. Lorsqu'il ouvrit, une vague de soulagement le submergea, et son petit sourire habituel trouva place sur ses lèvres, qui, pour une fois, ne portaient aucune marque de mauvais traitement.

Angélique. Celle qui avait assisté à la scène où on l'avait tailladé avec cette vieille lame rouillée ; celle qui avait ensuite pris soin de lui avec des plantes, empêchant ainsi probablement la fièvre d'être pire que ce qu'elle n'avait été ; celle qui, depuis, était présente à ses côtés malgré ses airs froids et distants, et qui l'aidait à trouver de quoi se nourrir. L'une de ses rares alliés dans cette zone, peut-être même la seule. Tout le monde la disait démente et sujette à des crises de folie, mais il n'avait rien vu de tel. Pour Elliot, elle était parfaitement normale. Remarquant qu'elle avait les cheveux mouillés, il se décala immédiatement sur le côté pour qu'elle puisse entrer, sentant lui-même un frisson lui parcourir l'échine à cause du froid extérieur. « Entre, tu dois être gelée ! En plus t'es mouillée ! Qu'est-c'qui t'est arrivé ? »



Dernière édition par Elliot L. Matheson le Ven 30 Nov - 19:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ''Don't speak'' - PV.   Ven 9 Nov - 14:25



La porte était malmenée par le temps, le froid et le manque d'argent pour l'entretenir. Elle représentait parfaitement le monde dans lequel elle vivait. Triste et dépecé de toute beauté. Il y avait quelque chose de triste à observer ce morceau de bois défraîchi. Quelque chose de tellement familier. Peut-être était-ce le côté pittoresque de ce lieu? Ou la simplicité de la vie des êtres rejeter au fond d'une zone conçue pour malmener les corps et les âmes. L'ange de cette dite zone, regardait fixement la porte, semblable à toutes les autres du quartier, le sentiment d'être prise par une vie sans possibilité de changement. Elle aurait voulu hurler ou se débattre. Il lui vient même à l'idée de prendre soin des enfants de la zone avec sa mère serait une bonne manière de garder les pieds sur terre, mais à cette seule idée... Elle laissa échapper un grognement de frustration. Toute sa vie, d'autrefois, se résumait à de bonnes actions. Aujourd'hui, elle n'était plus capable de se montrer aussi généreuse.

Si demain, son nom était pigé, comme une mauvaise blague qu’on referait à sa famille, il n’y aurait personne pour pleurer sa perte. Contrairement à Lysandre, qui elle, avait vu sa sœur se jeter sur le premier Peacekeeper pour le défigurer et montrer son désaccord vis-à-vis des jeux. Elle sentait encore, la peau du jeune homme s’arracher sous ses ongles. Mais, à cet instant-là, elle aurait tout fait pour ne pas perdre sa jumelle. Qui aurait dit que quelques mois plus tard, Angélique n’aurait point bougé le petit doigt pour qui que ce soit, sa survie était plus primordiale que quoi que ce soit.

Ses yeux s'alourdirent au fur et à mesure qu'elle réfléchissait. La jeune femme sentait l'eau l'a chatouillé les paupières. Si elle ne se contenait pas, elle allait pleurer sa détresse, chose qu'elle ne faisait plus en public. « Entre, tu dois être gelée ! En plus t'es mouillée ! Qu'est-c'qui t'est arrivé ? » Une voix, qu'elle trouva rassurante la ramena sur terre. L à où une porte la rendait nostalgique, le visage d'un homme avait prit place. Un visage maintenant familier et qui la rassurait, derrière ses blessures et les marques de maltraitances, qui ne semblaient pas l'avoir envahi en cette journée. Une semaine chanceuse?

Une boule se forma dans sa gorge, tandis qu'une autre disparaissait dans son ventre, lui indiquant l'angoisse qu'elle ressentait, sans même le savoir. L'eau qui flirtait avec ses joues, finirent par les inondés... Sans lui demander son avis. À cet instant précis, elle était aussi fragile qu'une enfant. Tout ce qu'elle voulait, c'était du réconfort et oublier, ce pressentiment qui la taraudait depuis son éveil. Demain, elle ne devait pas y penser. Sous l'invitation, elle entra et attendit qu'il referme la porte. Le froid qui l'avait envahi se fit plus présent, sous la caresse de la chaleur. Lui rappelant que de se baigner n'était pas la meilleure idée.

« Je... J'avais besoin de m'éclaircir les idées et puis... Enfin, je ne voulais pas retourner chez moi. » Sa voix était mal assurée, comme rarement il lui était arrivé. Et Ange avait parlé si bas, qu'elle doutait qu'on l'ait entendu. Restant immobile dans l'entrée, elle fixait le sol, sans savoir quoi faire. Elle mourrait d'envie qu'il la serre dans ses bras et la réconforte, lui mentant comme quoi elle n'aurait rien à craindre demain. Elle en avait besoin, mais les mots restaient coincés dans sa gorge. « Elliot... »

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MessageSujet: Re: ''Don't speak'' - PV.   Ven 9 Nov - 15:55




D O N ' T
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Dès lors qu'elle entra à l'intérieur, Elliot se dépêcha de refermer la porte afin d'empêcher le froid de prendre le pas sur le peu de chaleur émanant du feu dans l'âtre. Il savait néanmoins que le résultat ne serait pas nécessairement concluant puisque la porte était si mince et en si piteux état qu'il doutait fortement qu'elle ne puisse garder quoi que ce soit à l'extérieur, y compris le vent. Souvent, lorsque de fortes rafales se levaient, il avait eu l'angoisse de voir le morceau de bois s'écrouler, cette piètre barrière entre la cruauté du monde extérieur et lui-même s'évaporant aussi facilement que sa joie de vivre lui avait été arrachée.

Se tournant vers la jeune femme, il s'immobilisa un instant à la vision qui l'accueillit. Elle avait véritablement l'air frigorifiée, son corps frêle tremblant imperceptiblement – il se demandait si l'intéressée même s'en était rendue compte ; probablement pas. De plus, sa peau semblait plus pâle que d'ordinaire, tandis que ses joues s'humidifiaient à vue d'œil, témoignant de sa fragilité actuelle. Elle lui faisait penser à une enfant perdue, abandonnée, seule et effrayée. Elle lui faisait penser à lui, quand il avait été appelé, quand il avait prié tous les Dieux qu'on le laisse vivre. Et la voir comme ça lui brisait le cœur.

« Je... J'avais besoin de m'éclaircir les idées et puis... Enfin, je ne voulais pas retourner chez moi. » Sa petite voix ne fit qu'accentuer cette impression, et Elliot la contempla un moment sans mot dire. Lui qui était si habituée à la voir la plupart du temps froide et stoïque, ne laissant rien transparaître, c'était nouveau. Elle lui montrait un nouvel aspect de sa personnalité, comme si elle le laissait enfin voir qui se cachait derrière ce masque glacial. Et même si, quelque part, il était heureux de savoir qu'elle lui faisait assez confiance pour cela, il aurait tellement préféré que ce soit dans d'autres circonstances. Il avait l'impression qu'elle était sur le point de se briser, et que s'il la touchait, elle partirait en fumée.

Mais il savait que l'ambiance chez elle n'était pas exactement à la bonne humeur, et ce n'était pas la première fois qu'elle préférait être dehors que chez elle. Voir qu'il était celui chez qui elle avait choisi de se réfugier le touchait beaucoup, et il n'avait qu'une envie : effacer ce qui avait bien pu la mettre dans cet état. « Elliot... » Il revint enfin sur Terre, quittant le train de ses pensées pour revenir à Angélique, qui était face à lui, toujours immobile. La pointe de presque désespoir dans la voix de la jeune femme éveilla quelque chose en lui, et sans même y réfléchir à deux fois, il franchit les quelques centimètres qui les séparaient pour la prendre dans ses bras, la serrant tout contre lui. « Je suis là. Je suis là. » Il laissa une main dans le dos d'Angélique tandis que l'autre prit place sur sa tête, caressant doucement ses cheveux.

Respirant doucement, il resta comme ceci pendant une période qu'il ne saurait définir – des secondes, minutes, heures ? – espérant que son geste la réconforterait un temps soit peu. Puis, lentement, il desserra son étreinte pour la regarder, plaçant une mèche de ses cheveux mouillés derrière son oreille. « Tu vas attraper la mort, regarde-toi, t'es vraiment trempée. Je peux te prêter des vêtements, je mettrais les tiens à sécher devant le feu. » Il la fixa en haussant un sourcil, comme pour lui demander son avis.



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MessageSujet: Re: ''Don't speak'' - PV.   Sam 10 Nov - 0:51



Tremblant de tout son corps, Ange restait là, ne bougeant point. La froideur de la nuit se faisant mordante, au fil et à mesure que ses membres reprenaient vie. Le picotement familier courrait sous sa peau, lui indiquant qu'elle n'avait pas hésité à maltraiter son corps. Mais, comment l'éviter dans une zone ou le froid remplaçait la faim? Au moment où, enfin, elle sentait la chaleur faire une différence, tout autant que ses pensées qui ne cessaient de la torturer, elle ne pu que prononcer le prénom du jeune homme. Usant d'une toute petite voix, qu'on ne lui connaissait pas, un seul mot et pourtant tout ce qu'il impliquait. Angélique n'avait jamais demandé à être réconforté, ni même chercher la tendresse derrière un tel acte et pourtant...

Ses yeux le fixaient, se demandant si, elle ne serait pas mieux de fuir et pleurer seule dans un coin. Elle avait mis un point d'honneur à l'aider, sans pour autant se montrer fragile. Elle avait eu ce besoin, incontrôlable, d'être froide et fière. L'ange n'avait ni besoin d'aide, ni besoin qu'on s'occupe d'elle. Tout en cherchant à ce qu'il l'accepte et ne sache rien de ses faiblesses. La folie de son esprit, il n'avait pas le droit de la connaitre, lui, qui jamais ne l'avait regardé différemment des autres.

Aujourd'hui, les joues baigner de larmes, elle réclamait quelque chose de nouveau tout en se maudissant de se montrer aussi infantile. Depuis combien de temps ne c'était-elle permis de créer des liens avec quelqu'un? Un lien simple et saint... Trop de temps, elle doutait en être capable, sans blesser définitivement l'autre. Elle ne poussa pas plus loin son raisonnement. Elliot la serrait contre lui, lui murmurant les mots qu'il fallait pour qu'elle se mette à trembler de sanglot refouler et de plaisir d'avoir été comprise. Il y avait aussi cette part d'elle-même qui était soulagé qu'on prenne soin d'elle pour une fois.

Une main chaude et rassurante au bas de son dos et une autre lui caressant innocemment les cheveux, elle se sentit en sécurité pour la première fois depuis des mois. C'était idiot de sa part, elle le savait. Il n'était pas le spécimen type de l'homme fort du village et pourtant, elle n'avait jamais trouvé pareil réconfort. Comme quoi, il avait prit plus d'importance qu'elle ne l'aurait cru. Depuis qu'elle l'avait trouvé, malmener dans la forêt, à quel point avait-il envahi sa vie de solitaire? Angélique n'alla pas moins cacher son visage au creux de son cou, adossant sa tête contre son épaule et enroulant ses bras autour de son torse.

Le temps sembla filer à toute allure, mais elle ne le remarqua point, calmant peu à peu ses tremblements et ses pleurs. Elle appréciait se contact, elle aimait qu'on la cajole ainsi. Ange failli protester, lorsqu'il l'éloigna tranquillement, mais ne dit rien... Lui souriant même, lorsqu'il replaça une de ses mèches de cheveux. Son corps se mit alors, à frissonner et simplement de froid, cette fois-ci. « Tu vas attraper la mort, regarde-toi, t'es vraiment trempée. Je peux te prêter des vêtements, je mettrais les tiens à sécher devant le feu. » Son haussement de sourcil eu raison de ses nerfs et d'un son franc, légèrement enfantin, elle se mit à rire. Angélique ne le remarqua point, mais c'était la première fois depuis la mort de sa sœur qu'elle riait. Il y avait de quoi surprendre pour ceux qui ne la connaissaient que depuis cet évènement.

S'éloignant d'un pas seulement, elle lui fit signe, positivement, de la tête. Puis, elle s'approcha doucement du feu, cherchant un peu de chaleur, elle lui aurait bien demandé de la reprendre dans ses bras, mais étrangement, elle n'en avait pas la force. La jeune fille se contenta donc, de la flamme brûlante qui brûlait sans bruit. Sachant l'endroit assez étroit et petit, elle se permit de lui parler. Ignorant s'il était dans la pièce ou non. « Je ne savais pas si tu m'ouvrirais ou non. Mais, je suis heureuse que tu l'aies fait. Enfin, merci. Je n'aurais certainement pas eu le courage de revenir sur mes pas et on m'aurait retrouvé geler. » Elle parlait sur le ton de la plaisanterie, tout en frictionnant ses bras. Il y avait, toutefois, une touche d'honnêteté et d'émotion qu'on percevait rarement chez elle. Ce soir, elle ne pouvait pas mettre son masque de sans cœur.

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MessageSujet: Re: ''Don't speak'' - PV.   Mer 14 Nov - 16:31




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Ses prunelles ambrées étaient fixées sur Angélique, attendant qu'elle réponde – positivement ou négativement – à sa proposition ; bien qu'il espérait sincèrement qu'elle dise oui, ne supportant pas de la voir dans un état pareil plus longtemps, ne voulant surtout pas qu'elle continue de trembler dans la prison gelée de ses vêtements humides. Cependant, sa réaction ne fut pas celle qu'il attendait, loin de là – il avait espérait un signe de tête, ou un mot ; mais certainement pas un rire.

Un son cristallin, mélodieux et communicatif, bien qu'il ne joigne pas son rire au sien, trop abasourdi pour faire autre chose que l'observer en silence, comme paralysé. Il sentait combien ce rire était authentique, et c'était peut-être ça qui le touchait le plus, au fond. Car la jeune femme ne s'en était peut-être pas rendue compte, mais c'était la toute première fois qu'il entendait ce son émaner d'elle. Angélique riait devant Elliot pour la première fois depuis qu'ils s'étaient rencontrés, et il n'avait absolument aucune idée de la raison qui l'avait poussée à le faire, mais il était juste heureux que ce soit le cas. Surtout s'il était celui qui l'avait initié.

Prenant soin d'ancrer cette image dans sa mémoire, il se fit une promesse à lui-même : réussir à la faire rire plus souvent, ou, s'il n'y arrivait pas, – car si elle ne l'avait jamais fait jusqu'à maintenant, il y avait fort à parier que ce ne serait pas vraiment une tâche aisée – au moins la faire sourire. Si sa maladresse, son bavardage constant ou n'importe laquelle de ses petites manies pouvait mener à un tel résultat, alors Elliot était entièrement satisfait. Il n'y avait rien de tel que d'apporter un peu de joie – ne serait-ce qu'un tout petit peu, durant une fraction de seconde – dans la vie de quelqu'un à qui l'on tient. Et maintenant, il était vraiment bien placé pour le savoir.

Quand, finalement, la jeune femme hocha la tête en signe approbateur, c'est un Elliot soulagé qui lui adressa un grand sourire avant de se diriger vers le fond de la pièce, où se trouvait la vieille commode en bois lui servant de range-tout. Les habitations de la zone 4 étaient si petites et inconfortables qu'il ne faisait pas pas bon y vivre – pas du tout même. La maisonnette d'Elliot ne dérogeait pas à la règle, et il était bien possible qu'elle soit l'une des pires de la zone entière – ce qui ne l'étonnait pas étant donné son statut de perdant – mais il restait bien content d'avoir un toit sur la tête, aussi fin et fragile soit-il. Il n'y avait que trois pièces, très étroites : la cuisine, toute en bois, vieille, abîmée et à peine utilisable ; la salle de bains, minuscule, avec un simple bac de douche et des toilettes, l'humidité régnant dans la pièce ; et enfin, la pièce à vivre – ou salon/salle à manger – où ils se trouvaient à présent, avec une cheminée, une table, deux chaises, une commode et un canapé dépliant sur lequel il dormait. C'était vraiment le strict minimum. Il se demandait d'ailleurs s'il en allait de même pour tous les logements, ou si ceux des perdants étaient vraiment les plus précaires.

Ouvrant le tiroir du milieu, il fouilla au milieu du capharnaüm formé par ses vêtements, cherchant une tenue qui puisse être confortable et appropriée pour Angélique. « Je ne savais pas si tu m'ouvrirais ou non. Mais, je suis heureuse que tu l'aies fait. Enfin, merci. Je n'aurais certainement pas eu le courage de revenir sur mes pas et on m'aurait retrouvée gelée. » Il se stoppa un instant, comme figé, le simple fait de l'imaginer retrouvée morte de froid lui étant insupportable – alors imaginez si cela avait été vrai. Se décidant finalement à attraper un vieux sweat-shirt lui ayant appartenu au lycée, ainsi qu'un jogging, il retourna auprès de la jeune femme qui se tenait maintenant près de l'âtre.

Elliot se plaça près d'elle, la fixant de ce regard qui laissait transparaître l'affection qu'il avait pour elle. « J'ai toujours ouvert ma porte pour toi, y a aucune raison que ça change. Et t'as pas à me remercier. Tu sais que quoi qu'il arrive, tu peux venir me voir. » Lui adressant un sourire chaleureux et sincère, il finit par tendre les vêtements vers elle. « Ça sera trop grand pour toi, mais au moins, tu seras au chaud. » Il haussa les épaules et désigna la porte au fond de la pièce, à gauche. « C'est la salle de bains, pour que tu puisses te changer. »



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MessageSujet: Re: ''Don't speak'' - PV.   Lun 19 Nov - 3:49



La pâle chaleur, suffisait amplement à la faire trembler. Le contraste de la froideur hivernal et la douceur d’une flamme fraîchement entamé, étant plus que ce qu’il fallait pour que son corps commence à fourmiller, son sang retrouvait l’entière liberté de circuler sans contrainte. La douleur était supportable, mais lui imposait la prudence, à sa prochaine sortie. Si elle continuait ainsi, elle se retrouvait clouer au lit, par un mal qui avait l’habitude de prendre possession des gens mal nourrit. Combien avait péri de cette maladie, depuis la création des zones et des jeux? Ce qu’un simple rhume pouvait créer, voilà un véritable sujet d’embûches épineuses.

Tendant ses mains en un geste naturel, elle recherchait la chaleur, tout en craignant la morsure de sa source. Ses pensées vagabondaient, flirtant avec des souvenirs horribles, ainsi que la dernière fois où elle s'était retrouvée en bonne compagnie, devant une flamme réconfortante. L'horrible réalité, la poussait à chercher du réconfort, ce qui n'était plus dans ses habitudes. Autrefois, elle en avait de toute part, aujourd'hui les gens la fuyaient ou baissait les yeux de peur de la contrarier. Quelqu'un hurlerait-il son désarroi si demain, on venait à prononcer son nom? Toutes ses questions, sans jamais trouver ou vouloir réellement de réponses. De quoi marteler son cerveau et la forcer à fuir le monde des hommes.

« J'ai toujours ouvert ma porte pour toi, y a aucune raison que ça change. Et t'as pas à me remercier. Tu sais que quoi qu'il arrive, tu peux venir me voir. » Son regard se tourna vers le jeune homme et elle ne pu retenir un sourire attendri, rare depuis quelques mois, de montrer le bout de son nez. Elle s'en rendait compte, maintenant qu'elle prenait la peine d'y réfléchir, mais Elliot avait fait partie de tous ses bons moments, depuis la mort de sa jumelle. Il avait prit une place importante et unique dans sa vie, tout en ignorant ce qu'il représentait à ses yeux. Il était quelque chose de troublant et de réconfortant. Une figure loyale, qui lui servait de refuge, tout en l'effrayant un peu. « Ça sera trop grand pour toi, mais au moins, tu seras au chaud. »

L'ange attrapa entre ses doigts les morceaux de vêtements qu'il lui tendait et le remercia poliment. Elle s'imaginait déjà disparaissant dans une mer de vêtement pour homme. Elle et son corps menu ne remplirait certainement pas ce qu'il lui tendait, mais ils étaient secs et garderait ce même corps loin de la morsure de la nuit. « C'est la salle de bains, pour que tu puisses te changer. »

Sur un petit sourire, elle se dirigea vers la petite pièce, qu’il avait indiquée. Refermant après son passage, la jumelle restante ne savait que penser. Depuis des mois, elle s’exerçait à ne pas apprécier les gens qui l’entouraient et, en cet instant, elle se rendait compte qu’une seule avait échappé à sa vigilance. Le plus doux d’entre tous, le moins apeurant, le moins envahissant et pourtant, elle devait bien l’admettre… Il avait bel et bien envahi son existence. Sur ce, elle se dévêtit, frissonnant au contact de l’air sur sa peau moite. Elle dû abandonner ses sous-vêtement, tout aussi tremper et se glissa dans le sweat shirt, qui se confirma être beaucoup trop grand pour sa personne.

Lui arrivant à mi-cuisse, elle ne pu que constater que ne pas porter de pantalon serait légèrement inapproprié. Bien que l'idée l'ait fait étrangement sourire, elle se décida à enfiler le jogging, qui aurait dû mouler les jambes du propriétaire, mais la laissait flotter de par sa nature féminine. Elle ressemblait à une enfant dans les vêtements trop grands de son père. Bien qu'une autre figure masculine ait pu être prise dans cette comparaison, elle se refusa à la laisser filer des tréfonds de son esprit. Elliot n'était autre qu'un ami, qu'elle aimait bien materner par moment. Oui, un ami... Se dit-elle, troubler par les émotions qui l'avaient envahi depuis son réveil. Elle était déboussolée, voilà tout.

Angélique, ressorti de la petite salle de bain, ses vêtements mouillés entre les mains. Son regard se fixa à celui du propriétaire des lieux et elle aurait voulu avoir la force de se blottir à nouveau dans ses bras, exigeant une certaine tendresse, qu’elle n’avait plus eue depuis trop longtemps. À la place, elle s’approcha lentement, gardant une certaine distance. « Où je peux les mettre? »

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MessageSujet: Re: ''Don't speak'' - PV.   Jeu 22 Nov - 21:37




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Lorsque Angélique s'engouffra dans la salle de bains, refermant la porte derrière elle, Elliot finit par regagner sa place initiale, assis sur une chaise face au feu. Il étendit ses bras dans une recherche désespérée d'un peu de chaleur, appréciant la sensation de picotement, qui, bien qu'elle ne soit pas des plus agréables, était une preuve irréfutable que la température de sa peau – et de son corps lui-même – serait bientôt augmentée.

Elliot détestait avoir froid. Il abhorrait cette sensation au plus au point. Et pourtant, il avait l'impression que ce froid ne le quittait jamais, comme s'il ne trouvait pas sa source à l'extérieur à cause des intempéries, mais à plutôt à l'intérieur de lui-même, au plus profond de son être. Ce qui pourrait expliquer pourquoi il ne parvenait jamais à se réchauffer. Après la mort de son père, il avait eu terriblement froid. Il avait eu l'impression que rien ne pourrait jamais fondre le désert glace qui avait alors pris le pouvoir sur son âme, comme pour essayer de geler cette douleur qui avait torturé son cœur, pour pouvoir la paralyser, la stopper. Parce que le froid pouvait paralyser. Elliot en était certain, le froid à l'intérieur de son être avait emprisonné ses poumons à de maintes reprises, l'empêchant de respirer. Plusieurs fois, il avait eu l'impression d'étouffer, de se noyer dans sa peine, et il avait eu mal, tellement mal, comme si une tenaille lui serrait le cœur, comme si ses poumons avaient stoppé de fonctionner, comme si son cerveau allait exploser. Et chaque fois, chaque fois, il avait eu si froid.

Il se souvenait des nuits qu'il avait passées avec Jared, lorsqu'ils étaient tous jeunes. Quand la douleur devenait insupportable, Jared avait été là, et sans même le savoir, il avait fait fondre cette glace, symbole de la douleur d'Elliot, la remplaçant par une flamme, agréable et protectrice. Et puis elle avait grandi jusqu'à se transformer en véritable incendie, qui s'était brusquement éteint lorsque Jared s'était enfui. Depuis, le froid avait de nouveau élu refuge en Elliot, qui passait des nuits entières à claquer des dents en se recouvrant du maximum de couches possibles, sans jamais réussir à se réchauffer.

Mais depuis qu'Angélique avait fait son entrée dans la vie du jeune homme, les choses avaient de nouveau changé. Désormais, ce froid glacial se réchauffait petit à petit, comme si une simple bougie tentait d'en venir à bout. C'était lent, mais agréable, et tellement plus facile que ce qu'Elliot avait vécu auparavant. Cependant, Jared avait refait son apparition, et avec lui, un incendie bien plus néfaste et redoutable que le précédent, empli de rage, de haine et de souvenirs, la douleur se mêlant aux sentiments. Et au milieu, il y avait Angélique et sa petite bougie, qui restait au milieu de ce chaos. Oui, mais pour combien de temps ?

Ce fut la jeune femme qui le sortit à nouveau de ses pensées en s'approchant doucement de lui. Tournant la tête dans sa direction, Elliot ne put s'empêcher de sourire d'un air attendri – elle flottait terriblement dans ses vêtements, qui n'étaient pourtant pas si grands car il n'avait pas exactement un gabarit sur-développé. Mais cela accentuait le côté fragile et cassable qu'elle avait ce soir, et Elliot eut envie de la serrer à nouveau dans ses bras, sans pour autant le faire. « Où je peux les mettre ? » Se levant, il se dirigea vers elle pour prendre les vêtements humides qu'elle lui tendait. « On va les mettre près du feu, comme ça ils pourront sécher bien tranquillement, au chaud. »

Elliot alla donc à nouveau jusque devant sa petite cheminée, passant un bon moment à réussir à placer les vêtements sur la barre en fer de sorte à ce qu'ils restent en place et ne risquent pas de partir en fumée – il aurait pu demander de l'aide à la demoiselle, mais il voulait réussir sa mission tout seul, la façon dont il tirait la langue en s'appliquant témoignant de sa volonté de ne pas faire de maladresse pour cette fois-ci. « Tadam ! » Il se releva d'un coup, fier de sa petite victoire, mais c'était sans compter sur sa bonne étoile inexistante.

Bien que rien ne finisse dans les flammes – ni lui, ni les vêtements - il trébucha en arrière, et, incapable de reprendre équilibre et ne voulant pas risquer de s'accrocher à Angélique pour la faire tomber avec lui, il s'écrasa au sol, sur les fesses, dans un bruit sourd. Il aurait pu avoir honte – aurait du, aurait eu si ç’avait été n'importe qui d'autre – mais il s'agissait d'Angélique, celle qui ne l'humilierait jamais volontairement. Alors il se contenta d'éclater de ce rire chaleureux et communicatif. « J'ai eu d'la chance de tomber en arrière, et pas en avant. C'est déjà ça. »

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MessageSujet: Re: ''Don't speak'' - PV.   Lun 3 Déc - 15:26



La situation était confortable, elle ne se sentait point malaisé de se trouver ainsi affaiblie sous le regard d’Elliot. Ses sens, si facilement affolé, semblait endormi par une quelconque magie. Mais, son cerveau ne s’en préoccupait pas, se concentrant sur le sens qui refluait sur ses joues et dans ses membres, lui causant une douleur imprévu, qu’elle se contenta de démontrer par une grimace sarcastique. Retournant au salon, les vêtements mouillés entre ses mains, elle observa tranquillement le jeune homme distrait.

Il y avait quelque chose qui l’avait attiré. Toutefois, aujourd’hui encore, elle ignorait ce que c’était. Elle qui fuyait toute relation avec autrui, ne pouvait s’empêcher de sourire en l’apercevant ou en entendant sa voix. Spontanément, elle avait le réflexe de courir derrière lui pour le rattraper ou de le suivre à distance, cherchant à s’assurer qu’il n’aura pas de nouveau des ennuis. Ange aurait dû prendre peur et ne plus jamais lui adresser la parole, elle aurait dû, mais ne pouvait s’y résoudre. S’avançant doucement vers lui, elle entendit à peine le craquement familier des vieilles maisons délaisser.

Flottant dans les vêtements de son ami, elle lui rendit le sourire attendri qui s'inscrivit sur son visage. Elle se doutait que son apparence n'était pas très flatteuse, mais n'ayant jamais été une beauté, l'ange avait rarement prit soin de s'embellir. D'ailleurs, à cet instant précis tout ce qu'elle voulait c'était réchauffer sa peau glacée. Cela et un peu de réconfort. Bien que cette dernière partie ne serait jamais demandée à haute voix. Elle lui laissa allez étendre ses vêtements et resta là, sans bouger. Ignorant comment elle devait se comporter. Angélique n'avait pas eu la chance de pratiquer ses bonnes manières, dans les derniers mois. De ce fait, elle senti une gêne s'installer, ignorant la marche à suivre. Si elle devait attendre qu'il l'invite près du feu où allez le rejoindre.

Un ''tadam'' typique de son compagnon, la ramena sur terre, juste à temps pour l'apercevoir qui s'emmêlait les pieds. Une fois son acrobatie imprévu terminer et lui, étendu sur le sol, elle se mordit la lèvre pour ne pas rire à gorge déployer. Son visage se détendit et un poids lourd de sens sembla s'envoler de ses épaules. Sans vraiment le savoir, la jeune femme avait trouvé un moyen de rabattre ses crises de folies au tréfonds de son être. Redevenant simplement angie, celle qui savait murmurer aux oreilles du bonheur. « J'ai eu d'la chance de tomber en arrière et pas en avant. C'est déjà ça. »

Elle se débattit une fraction de seconde, mais son rire alla se mêler à celui d'Elliot et elle dû se tenir les cotes pour ne pas tomber dans cet élan si rare et précieux. Ses yeux brillaient d'hilarité et son visage rayonnait d'amusement. Envoler les traces de nostalgies et de tristesses qui l'avaient habité peu avant. C'est avec ce même regard, qu'elle regarda le jeune homme étendu sur le sol. Pourquoi s'était-elle inquiéter des convenances, ce n'était qu'Elliot, l'être qui étrangement avait envahi sa vie avec douceur. Laissant de côté ses réserves, la possédé s'approcha et s'assit à même le sol... À ses côtés et vient chercher ce qu'elle désirait le plus à ce moment, laissant sa tête tomber sur les genoux de son compagnon. « Je n'ai jamais rencontré quelqu'un d'aussi gaffeur. Je devrais te faire travailler ton agilité, ça t'éviterais quelques problèmes... Et m'éviterais de m'inquiéter pour toi. »

La femme enfant n'avait jamais avoué qu'elle tenait à lui, mais en cet instant, elle s'en fichait pas mal. Ainsi vêtu des vêtements d'Elliot et blotti contre lui, la seule chose qu'elle voulait s'était chassé les dernières brumes de son esprit. L'espace d'une seconde, elle fut tentée de lui avouer que sans lui elle aurait sûrement cédé et qu'une partie violente de sa personne aurait été terrorisé la zone quatre, mais cette honte, elle ne pouvait la lui partager. De peur qu'il ne la considère plus comme il le faisait actuellement. Elle ne voulait risquer de perdre son seul ami. Tournant lentement la tête, de manière à apercevoir son visage, elle lui adressa un sourire attendri. « Qu'est-ce que je ferais si tu n'étais plus là? »

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MessageSujet: Re: ''Don't speak'' - PV.   Lun 3 Déc - 18:54




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Pendant un instant, étalé sur le sol, Elliot songea qu'Angélique devait l'avoir pris pour un abruti fini, puisqu'elle n'avait pas esquissé le moindre mouvement, et qu'il riait toujours, mais seul. Bien heureusement cela ne dura pas puisque la jeune femme finit par éclater de rire, se joignant enfin à lui. Elle qui était toujours si stoïque, si froide, cela la changeait du tout au tout, et Elliot pouvait même carrément dire qu'elle en était rayonnante. Ce soir, il allait de surprise en surprise, découvrant et redécouvrant bien des aspects de celle qu'il appréciait de plus en plus, jusqu'à en être troublé.

Petit à petit, son rire finit par s'évanouir – avant elle, et il en profita justement pour graver dans sa mémoire cette expression radieuse qu'elle avait sur son visage ; il ne la voyait que trop rarement. Il finit par se redresser dans une position assise, mais ne quitta pas le sol, appuyant simplement ses mains derrière lui. Le jeune Matheson garda son regard chocolaté aux reflets d'ambre fixé sur Angélique, un petit sourire aux lèvres. Il ne savait pas quand, ni comment ils s'étaient rapprochés, mais il était bien content de l'avoir. Il se rappelait très bien de la zone deux, bien qu'il n'ait pas eu le loisir d'y rester trop longtemps puisqu'il avait été envoyé dans l'arène dès la première saison des jeux. Mais malgré le chaos régnant dans tous le pays à cause de la formation des zones, du Gouvernement, et tout le tralala, il se souvenait parfaitement comment les gens essayaient de s'entraider, faisant un peu de troc pour la plupart, ceux qui se connaissaient acceptant de se dépanner mutuellement. Il espérait de tout cœur que les choses n'avaient pas changé, dans l'espoir que sa mère réussisse à survivre sans trop de difficultés, que quelqu'un l'aide ne serait-ce qu'un tant soit peu.

Mais ici ? La zone quatre ? C'était entièrement différent. Pour tous les habitants, c'était plus ou moins la loi du plus fort, et au vu de la rareté des denrées alimentaires en règle générale, l'hymne de mise était 'chacun sa peau'. C'était donc déjà difficile pour chacun des habitants de cette zone, mais pour ceux comme Elliot, les perdants des jeux, c'était encore pire. Pour eux, c'était encore plus difficile de survivre et de trouver de quoi se nourrir, sans compter les humiliations et passages à tabac. Angélique l'avait probablement sauvé, d'ailleurs. Quand il avait reçu cette cicatrice en forme de L, dans le dos, il avait été souffrant d'une fièvre particulièrement vicieuse après ça – en même temps, avec un vieux cutter rouillé, on pouvait pas s'attendre à mieux. Elle l'avait soigné à base de plantes, et bien qu'il n'ait jamais compris pourquoi elle avait fait ça, pourquoi elle n'avait pas simplement tracé sa route comme pratiquement n'importe qui l'aurait fait, il lui était grandement reconnaissant. D'autant plus qu'elle lui avait appris à trouver de la nourriture, lui qui ne se contentait jusque là que de plantes immondes, ne sachant pas ce qu'il pouvait ingurgiter ou non. Elle avait été son ange gardien. Ironique, n'est-ce pas ?

« Je n'ai jamais rencontré quelqu'un d'aussi gaffeur. Je devrais te faire travailler ton agilité, ça t'éviterais quelques problèmes... Et m'éviterais de m'inquiéter pour toi. » Alors qu'elle venait s'installer à côté de lui, appuyant sa tête sur ses genoux, Elliot resta stupéfait pendant quelques secondes, ne s'attendant pas à ce revirement de situation, avant de finalement rire légèrement. « Ouais, je sais, je sais, je suis le type le moins doué de la Terre. Que veux-tu, on peut pas être parfait, hein ! » Il fit un clin d'œil , tout en sachant pertinemment que de son angle, Angélique ne pourrait pas le voir. « Mmh.. Alors, ça veut dire que tu t'inquiètes pour moi ? » C'était la première fois qu'elle lui démontrait son affection aussi clairement, et pour être honnête, il en était ravi. Eh, c'était pas tous les jours qu'une jolie fille vêtue de ses fringues mille fois trop grandes pour elle lui disait qu'il comptait pour elle ! Et puis, plus sérieusement, ça lui faisait du bien de savoir qu'en dehors de ses proches restés dans la zone deux, il avait d'autres personnes qui en avaient quelque chose à faire de sa pauvre petite existence.

Puis lorsqu'elle tourna la tête pour lui adresser ce petit sourire attendri, il n'eut d'autre choix que de le lui rendre – bien qu'Elliot pensait vraiment qu'il avait toujours l'air idiot quand il souriait ; il avait une tête d'imbécile heureux. « Qu'est-ce que je ferais si tu n'étais plus là? » Il haussa les épaules, soupirant dramatiquement. « Ah, j'me demande aussi. » Voilà, voyez qu'il était un idiot ? Il ruinait le moment avec ses blagues débiles. M'enfin, c'était pas bien nouveau ça. Gardant néanmoins un sourire, il posa une main sur le bras d'Angélique, frottant doucement dans l'espoir que la friction la réchaufferait – même si elle n'avait rien dit, lui-même se gelait, donc il pensait que ce devait en être de même pour elle ; et au pire, c'était sa façon de lui montrer son affection également. « Dis, j'crois pas que j't'ai déjà remerciée en bonne et due forme pour c'que t'as fait, quand on s'est connu. Bon, c'était pas la meilleure des rencontres, je te l'accorde, on a vu plus attrayant ! » Le sarcasme dans sa voix se voulait léger et blagueur, mais au final, son amertume et sa colère découlèrent de sa voix, à la simple mémoire de l'évènement qui les avaient amenés à se connaître – un mal pour un bien, dirait-on. « Alors.. Merci. J'serais probablement pas là si tu m'avais pas donné tes plantes bizarres. D'ailleurs, pourquoi tu l'as fait ? »

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MessageSujet: Re: ''Don't speak'' - PV.   Sam 8 Déc - 21:54



Installer sur les genoux du jeune homme, l'ange pouvait sentir la tension, dû à la surprise, envahir son corps. Ce qui eu pour effet de raidir ses membres, s'attendant presque à être rejeté. Son approche ayant été trop subite pour plaire. Étrangement, cette simple idée eu l'effet d'un choc, elle eu l'impression de se retrouver sur la table d'un psychiatre subissant les électrochocs pour mieux maintenir le contact avec la réalité. « Ouais, je sais, je sais, je suis le type le moins doué de la Terre. Que veux-tu, on peut pas être parfait, hein ! » ... De soulagement, elle ferma les yeux pour se satisfaire du son de sa voix et réussi à se détendre de nouveau. Elliot n'était pas comme les autres, il ne la considérait pas comme le croquemitaine maudit. Pourquoi devait-elle toujours douter de son affection pour sa personne?

« Mmh.. Alors, ça veut dire que tu t'inquiètes pour moi ? » Se blottissant sur les genoux de son ami, Angélique profitait de la chaleur qui émanait de lui pour se réchauffer, maudissant mentalement son aveux. Demain, elle serait probablement choisie pour les jeux ou ce serait lui qui y retournerait et elle devrait subir de nouveaux les épreuves qui avaient affaiblie son esprit. À cette idée, elle se prépara à nier, à remettre la distance froide qu'elle imposait avec tout être vivant doué de parole. Elle ne supporterait pas un nouveau choc, elle vacillerait définitivement dans la folie. Une main d'acier vient imposer une certaine pression de son corps et la voix d'une autre entité sembla vouloir murmurer quelque chose à son oreille. Pourtant, lorsqu'elle lui répondit, le tout s'envola aussitôt.

« Je ne peux pas faire autrement et il faut me croire… J’ai essayé. » La vérité avait filé d’entre ses lèvres habituellement close. Pourtant, elle n’en ressentit aucune honte, ni ne trouva la situation trop cliché pour son bien. La gardienne d’enfants se satisfaisait juste de cet intermédiaire dans sa vie. Elle aurait de frissonner de peur et de s’éloigner de tous et chacun, au lever du soleil.
Bien installé contre le sol froid qui contrastait avec la température d'Elliot, Angélique se permit un sourire attendri, ce soir elle repoussait ses limites. Il était agréable de vivre autre chose que les combats incessants pour la survie. Du coin de l'œil, elle le vit hausser les épaules, face à sa déclaration. « Ah, j'me demande aussi. » Elle se permit un léger rire et se blottit davantage en sentant sa main contre ses bras. Il y avait quelque chose d'apaisant dans ce geste, qui inconsciemment venait à bout de plusieurs décisions de la jeune femme. « Dis, j'crois pas que j't'ai déjà remerciée en bonne et due forme pour c'que t'as fait, quand on s'est connu. Bon, c'était pas la meilleure des rencontres, je te l'accorde, on a vu plus attrayant ! Alors.. Merci. J'serais probablement pas là si tu m'avais pas donné tes plantes bizarres. D'ailleurs, pourquoi tu l'as fait ? »

Des images revinrent subitement à sa mémoire. Le sang, l'arme et les imbéciles qui, en la voyant les observer, avaient prit fuite. Pour peu, elle aurait encore entendu les pleurs et les cris de celui qui deviendrait son seul ami. « Tu n'avais pas besoin de me remercier... Ce n'était... Pas grand-chose. » Sa voix était faible, elle ne voulait pas revoir cette scène. Sa honte de ne pas avoir intervenu plus tôt lui pesant trop. Elle ravala la réplique sanglante qui lui vint à la bouche, ne voulant surtout pas perdre cet instant fragile et si précieux.

L'ange fini par se redresser et tourna son torse vers Elliot, lui adressant un regard triste. D'une main, elle alla caresser la mâchoire du jeune homme. Un contact rapide, qui s'attarda, emplit d'une tendresse qu'on lui ignorait. « Je n'ai jamais compris pourquoi. Je fuyais toutes les personnes, mais cette scène... M'en a rappelé une autre et au lieu de fuir comme chaque jour de ma vie en la zone quatre, j'ai choisi de t'aider. Je t'ai maudit pour ça, voulant absolument ne pas apprécier les gens que je côtoyais. » Ce n'était pas agréable à entendre, mais c'était la vérité. Elle avait appelé de toutes ses forces les dieux pour qu'elle n'ait plus à le revoir, puis il avait prit son importance et aujourd'hui, elle priait pour qu'on ne lui enlève jamais.
Les yeux plongé dans les siens, Ange tenta un sourire, qui s'évanouit sous les souvenirs, de la mort de sa sœur. Elle se força toutefois à rendre moins lourds l'instant... « Et mes plantes n'étaient pas bizarre, je te signale. » Murmura-t-elle.


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MessageSujet: Re: ''Don't speak'' - PV.   Dim 9 Déc - 19:07




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Tout en continuant de frotter le bras d'Angélique doucement, Elliot contemplait le feu dansant dans l'âtre d'un air absent, profitant simplement du moment présent – une fois n'est pas coutume comme on dit. « Je ne peux pas faire autrement et il faut me croire… J’ai essayé. » Un sourire étira ses lèvres alors qu'il baissait le regard sur le corps frêle étendu sur lui, un petit rire lui échappant dans un souffle. « J'm'en doute. Parce que si tu commences à t'inquiéter pour moi, t'as pas fini. J'suis tellement maladroit que ça finira par me tuer, c'est 100% certain. » Il leva les yeux au ciel pour lui-même, continuant de sourire. « Mais, ça me fait plaisir, tu sais. De savoir que tu t'inquiètes pour moi. Même si t'en as pas envie. » Il ne put s'empêcher de rire à nouveau, parce qu'au fond, il était amusé de savoir qu'elle ne pouvait pas faire autrement. Ça voulait dire qu'il comptait pour elle, et ça, c'était juste la meilleure nouvelle qu'il ait appris depuis.. Bah depuis qu'il était ici, en fait.

Sentant la jeune femme se blottir plus près contre lui, il laissa échapper un petit soupir d'aise, lui-même surpris par le confort de la situation. Il n'aurait jamais cru pouvoir se sentir aussi bien une veille d'appel, lui qui paniquait facilement dès lors que les jeux étaient impliqués. Mais il y avait quelque chose d'apaisant, de calmant dans ce contact avec Angélique. Cela avait été le cas depuis leur rencontre, à vrai dire. Elliot ne comprenait toujours pas pourquoi, mais elle avait ce petit quelque chose qui faisait qu'il se sentait bien en sa présence. Les moments qu'ils passaient ensemble étaient agréables et reposants, rien à voir avec son quotidien, ou avec ce qu'il avait pu connaître auparavant – alias Arthur, qui ne faisait qu'éveiller sa passion, sa rage et son amertume, sa douleur, ses regrets et son envie. Angélique, elle, était comme la pommade apaisante qu'on passait sur la peau brûlée par un coup de soleil. C'était ça, elle avait la capacité de calmer les brûlures douloureuses causées par Arthur.

« Tu n'avais pas besoin de me remercier... Ce n'était... Pas grand-chose. » La voix faible et presque timide qu'elle avait arboré pour dire cette phrase le laissa stupéfait, il n'était décidément pas habitué à tout cela. « Tu rigoles ? Si, j'ai besoin d'te remercier, et plutôt deux fois qu'une. J'le répète, sans toi, j'serais pas là. » Il laissa planer un silence, se mordillant la lèvre inférieure, avant de finalement mettre des mots sur l'évidence, d'une voix si basse qu'elle en était presque un murmure. « Tu m'as sauvé, en fait. »

Lorsqu'elle se redressa, Elliot tourna son regard vers elle, l'observant attentivement. Le contact de la main fraîche de la jeune femme sur sa mâchoire lui arracha presque un frisson, tandis qu'il plongeait ses yeux dans les siens, désarçonné par la douceur et la tendresse dont elle faisait preuve dans ce simple contact, trop fugace à son goût. « Je n'ai jamais compris pourquoi. Je fuyais toutes les personnes, mais cette scène... M'en a rappelé une autre et au lieu de fuir comme chaque jour de ma vie en la zone quatre, j'ai choisi de t'aider. Je t'ai maudit pour ça, voulant absolument ne pas apprécier les gens que je côtoyais. » Ses mots résonnèrent en lui tel un écho, et il ne pouvait plus détacher son regard du visage angélique de son amie. Amie.. Était-elle seulement cela ? Il n'en savait rien, il n'était plus sûr de rien. De tels échanges lui susurraient qu'elle était peut-être plus, mais il se sentait incapable de pouvoir prendre plus. Pourtant, la confiance dont elle faisait preuve pour lui avouer ses pensées le touchait au plus haut point, et il n'avait qu'une envie ; de la serrer contre lui pour la protéger de ce qu'elle avait fui, et fuyait toujours.

Le regard d'Angélique lui montrait bien qu'il y avait quelque chose dont elle ne parlait pas, mais ce n'était pas important. Pas aux yeux d'Elliot, pas maintenant. Il se fichait bien de savoir ce qui avait amené la jeune femme à fuir les gens, du moment qu'elle ne voulait pas en parler. Il n'avait pas besoin de savoir, du moment qu'elle était là, et qu'elle lui faisait confiance. Il était complètement perdu, déchiré entre son envie de pouvoir se rapprocher d'elle ; et cette douleur incandescente laissée par Arthur qui ne le quittait jamais, lui rappelant sans cesse les sentiments puissants qu'il nourrissait à son égard. Mais tout semblait tellement plus simple avec Angélique, tellement moins douloureux. Il était complètement paumé, et quand Elliot était paumé, il finissait par faire des conneries. Rien de bon ne sortirait de cette situation, il le savait bien. « Et mes plantes n'étaient pas bizarre, je te signale. » C'était si inattendu qu'il éclata de rire, avant de hocher la tête. « Si, mais elles étaient du genre super bizarre. Le bizarre bien qui sauve des gens. » L'un de ses sourires les plus enfantins qui soient apparut sur son visage alors qu'il cédait finalement, encerclant le corps frêle d'Angélique de ses bras, la serrant doucement contre lui. Tant pis, il avait trop besoin de ce contact, de cette chaleur douce et apaisante. Quitte à être perdu, autant que ce soit à fond, n'est-ce pas ?

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Sink me in the river at dawn

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MessageSujet: Re: ''Don't speak'' - PV.   Mar 18 Déc - 16:22



« J'm'en doute. Parce que si tu commences à t'inquiéter pour moi, t'as pas fini. J'suis tellement maladroit que ça finira par me tuer, c'est 100% certain. Mais, ça me fait plaisir, tu sais. De savoir que tu t'inquiètes pour moi. Même si t'en as pas envie. » La voix du jeune homme, était chaude et rassurante de quoi détendre la frêle demoiselle. Malgré, la froideur de la nuit et sa peau congelée par une promenade impromptue. Le geste régulier d'une main cherchant à la réchauffer et l'ambiance avait raison des défenses naturelles de l'ange et une fatigue dû à des événements épuisant, se faisait de plus en plus sentir. Elle n'arrivait plus à ressentir aussi intensément la panique dû à l'instinct de survie toujours en alerte, ni l'empressement de se cacher lorsque celui-ci semblait faiblir. Elliot avait ce don... Un don qu'elle aurait détesté, si l'ange n'avait pas été aussi bien ainsi enlacé.

Un grognement mécontent, tout autant qu’amuser, servi de réponse à son ami. Elle ne faisait pas confiance à sa voix, de peur de dire, encore une fois, quelque chose qu’au petit matin, elle ne manquerait pas de regretter. Les sentiments, ce n’était pas dans ses habitudes et pourtant, Angélique restait blottie contre lui, discutant tendrement au coin d’un feu et se servant de leur relation comme d’un doudou pour se réconforter. Tout se bousculait, les sentiments d’appréhensions, de confort et de peur. D’amitié, de chaleur… Avec qui que ce soit d’autre, elle aurait prit ses jambes à son cou, pour fuir cet amalgame imprévu. Mais, la chaleur prodiguer par le corps de son compagnon éliminait cette option.

La mention de leur rencontre raviva quelques souvenirs peu agréables et elle sentit que son habituelle faiblesse voguait près d'eux. Cette découverte la blessa légèrement, pourtant en cet instant, cela n'avait que peu d'importance. Ce concentrant sur la situation, elle empêcha son esprit de délirer, elle réussit à se maintenir, à ne pas revoir le visage désespérer de son autre moitié. Ni d'entendre, comme bruit de fond, le triste apitoiement de la mourante. « Tu rigoles ? Si, j'ai besoin d'te remercier, et plutôt deux fois qu'une. J'le répète, sans toi, j'serais pas là. Tu m'as sauvé, en fait. » Un repère, quelqu'un à qui s'accrocher. Ce qu'elle fit, sans hésiter. S'accrochant à la normalité d'Elliot, souhaitant à tout prix une soirée où elle ne serait ni l'ombre, ni une partie du croque mitaine qui l'habitait.

Une soirée, une seule et unique. Cette nouvelle conviction inscrite dans sa détermination, elle se laissa aller, à sourire en coin. C'était agréable de sentir que quelqu'un vous appréciait. Puis, elle l'avait aidé, elle avait bien agi. C'était à ça qu'elle devrait s'accrocher et non pas à son frère, ni à sa mère. Encore moins à cet étrange dresseur de chevaux. Il n'y avait que son ami et sa propre personne. « Sauvé... Ce serait bien une première que je t'ai sauvé. » Elle avait parlé avec la même timidité qu'on lui ignorait. Elle était contente de l'avoir fait. Ses yeux se rivèrent sur son visage et elle y lu une réelle affection, ce qui eu l'effet de lui enlever sa dernière résistance, ce soir Angélique serait honnête. Aucune pression, seulement une conversation et des gestes de réconfort. Il le méritait, plus que quiconque sur cette terre. Voulant toutefois, détendre l'atmosphère chargée de non dit, Angélique se servit de l'humour pour une première fois.

« Si, mais elles étaient du genre super bizarre. Le bizarre bien qui sauve des gens. » L'ange voulu lui répondre, mais perdit tous ses moyens lorsqu'il répondit à un besoin, qu'elle n'avait pas dit tout haut. L'encerclant de ses bras, la pressant contre son corps, lui arrachant une larme de plaisir par la même occasion. Elliot était une énigme, il l'avait surprise en répondant à ce que son corps demandait, sans même s'en apercevoir. Un soupir de bien être, lui échappa, puis Ange céda à ce qu'elle ne savait pas vouloir. Se redressant légèrement et repoussant les bras réconfortant. Elle s'installa à califourchon sur lui, et l'enlaça de nouveau, venant blottir sa tête au creux du cou d'Elliot. « Je ne veux pas... »Commença-t-elle à dire, avant de s'interrompre et d'éloigner son visage de la chaleur de son cou. Le regardant de nouveau dans les yeux, Ange lui adressa un sourire timide. « J'ai peur de te perdre, c'est idiot non? » Mordillant légèrement sa lèvre inférieure, elle s'approcha légèrement de celles D'Elliot, commençant, par les frôler en un chaste baiser. La peur d'être rejeté lui tordant le ventre.

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Lose You
I woke up in tears, With you by my side. A breath of relief And I realized... No, we're not promised tomorrow.
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