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 A visit from the past

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MessageSujet: A visit from the past   Dim 9 Aoû - 22:28



 A visit from the past

Calliandre & Calypso
featuring

 
 Tout reprendre depuis le début. Gravir chaque échelon pour te hisser à nouveau jusqu'aux étoiles de tes rêves, objectif une fois atteint avant que la vie décide de te pousser de ton piédestal, et de se moquer d'une chute qui t'aura brisé le moindre de tes os. Qu'elle rigole tant qu'elle veut cette vie injuste, tu n'es peut-être pas la plus fortes d'entre les femmes, tu n'as peut-être pas la hargne que d'autres ont eu dans des situations plus tragiques que la tienne, tu n'as peut-être pas le courage des grandes héroïnes, mais tu n'es pas non plus la plus faible. Tu es assez forte pour tenter de te relever, et sourire même lorsque tu es à terre. Parce qu'aussi profondes puissent être les blessures qui t'accablent, tu guéris extraordinairement vite, et cette faculté n'a absolument rien a voir avec ta qualité d'être surnaturel. La blessure psychologique n'est pas guérie par les capacités de ta chair, mais est étrangement apaisée par ce que beaucoup appelleraient des faiblesses de ton mental.
Tu hais la solitude, mais ça ne fait pas de toi un être social pour autant. Tu es un esprit imprévisible, s'attachant et se détachant à qui tu l'as décidé sans prévenir le moins du monde. Vivre seule dans ton monde visuel t'a conduit à construire un monde émotionnel qui t'es bien propre, à l'image de celui que tes pupilles te dévoilent. Plus profond, plus puissant, plus éclatant, mais aussi beaucoup plus volatile. Tes sentiments lorsqu'ils ne sont pas assez lourds pour s'ancrer se posent pour mieux s'envoler, à l'image des reflets dansants partout autour de toi. Lorsqu'ils font le poids cependant, ils marquent ta peau comme l'encre marque le papier, s'y inscrivent pour l'éternité en un relief qui selon la direction dans laquelle te portent tes pas, te dessineras sentier ou obstacle, le jour où tu décideras à vraiment reprendre la marche.
Tout est encore bien trop neuf, tu ne connais pas assez du monde qui t'entoure pour t'oser de suite à une tentative de reconquête. Quelques années. Cela peut sembler bien long lorsque l'on ne fait qu'en parler, mais le temps, particulièrement maintenant, semble voler à une vitesse ahurissante. Phase de redécouverte oblige, le temps ne semble jamais assez long pour tout voir, mais s'allonge à l'infini dès lors que vous en avez vu assez pour ne plus faire attention à lui. Tu prends ton temps, et tu découvres à ton rythme la Terre de l'été eternel. Les forces humaines comme surnaturelles qui en traversent les rues. L'ambiance glissant de chaleureuse à glaciale d'un quartier à l'autre... et bien sûr, toujours l'histoire que content les dégradés au milieu desquels tu évolue.
Du brun, du rouge et de l'orange dominent un monde où les bleus sont presque absents. L'or se déforme à travers des prismes se voulant transparents. Les discussions fusent à droite à gauche, et un occasionnel rire gras vient egayer l'atmosphère. Il a suffit de quelques minutes à la chaude ambiance du Old Absinthe House pour gagner tes faveurs et t'inviter à dépenser en boisson une part du peu de monnaie que tu as amassé. Le couvert et la boisson sont après tout les deux seules choses dont tu te soucies, toi qui as toujours su t'arranger pour trouver un gîte. Sur le moment cependant, assise à l'une des tables de l'établissement, tout ce qui occupe tes pensées, c'est le goût des liqueurs que tu t'imagines déjà siroter.
 

 
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MessageSujet: Re: A visit from the past   Jeu 13 Aoû - 20:09


A visit from the past



Calypso & Calliandre
featuring


Les paroles en italiques sont dites en français.


Mensonge. Le mot s'engouffre à l'intérieur de ton esprit et s'y perd, encore et encore. Les yeux fixés sur un simple élastique, la mâchoire serrée à t'en faire mal, tu pourrais écraser ton poing à l'intérieur de ce casier et libérer toute ta rage. Et je suis la seule, dans l'instant, à pouvoir savoir à quel point elle est grande, bouillant à l'intérieur de ton cœur, prête à exploser. Ce n'est pas comme si tu pouvais me cacher quoique ce soit, Mère.
Tu as été trompée, roulée dans de fausses promesses. Ils t'ont eue avec une telle facilité que c'en est déconcertant. Quelques mots interceptés entre deux idiots t'ont laissée croire que tu pouvais être sauvée. Est-ce que ça ne fait pas de toi la pire des idiotes ? Si et tu le sais, c'est pour cette raison que ton souffle est coincé à l'intérieur de ta gorge et qu'il reste un goût amer au fond de ta bouche. Ai-je jamais été plus bête ? Je me le demande aussi.
Ce qui est le plus étrange, dans toute cette histoire, ce qui anime vraiment ta haine à la vue de ce simple élastique, c'est que tu n'y as jamais cru, finalement. Tu savais que ça n'existait pas, que s'ils sont réellement en train d'y réfléchir, ils n'y arriveront jamais. C'est là qu'est ton problème, la grandeur de ta stupidité. Tu savais que c'était faux, qu'on s'était joué de toi et de ta naïveté, mais tu as voulu y croire tout de même, tu as voulu fuir ton sorcier, t'échapper de cette vie pour te donner à eux et à leurs seringues viciées.
Un vaccin ? Rien que ça ? Mais comment peut-on trouver une solution, une échappatoire à une malédiction ? L'on n'absout pas ses crimes dans un laboratoire. Que tu aurais aimé que ce soit vrai, pourtant. Tu te voyais déjà, resplendissante dans les robes serrées de ce siècle, accrochée au cou de ton amant pour susurrer tes mots doux à son oreille. Regarde-nous, mon amour, aussi beaux, aussi jeunes et aussi forts qu'autrefois. Perdus dans le mauvais siècle, pourtant.

Loin de cet élastique, de ce casier maudit, tu en restes pourtant préoccupée par tes idées, tes envies, ta folie. Tu as failli y arriver, tu étais à deux doigts de pousser la porte, la dernière porte de ta vie. Il a fallu, par le plus grand des hasards, par un miracle inconnu, que ton sorcier vienne te chercher ce soir-là, qu'il choisisse ce soir précisément pour déplacer son corps au devant du Old.
Il t'a sauvée. Et tu en gardes ce même goût amer au fond de la bouche. Il n'aurait pas dû en avoir besoin, tu n'aurais pas dû fuir, essayer. Tous ces mots qui ont été dits, criés, murmurés, qui vous ont détruits et ressoudés, les coups, les caresses, n'en avez-vous pas assez ? Tu échappes un soupir sous le regard intrigué du barman. Je voulais seulement l'aimer, être capable d'enfanter à nouveau. Ne te méprends pas, Mère, jamais je ne te reviendrai, je suis morte et enterrée, tu n'en auras plus une seule comme moi. Même si tu le pouvais, ce ne serait jamais moi et ça te détruirait. Tu le sais.
Tout comme tu sais que ce n'est pas votre solution, que ça ne l'a jamais été. Tu aimes Père, oui, et tu le détestes, tu te détestes. Tu l'as tué une fois, quel mal feras-tu maintenant ? Il t'a brisée une fois, quel jeu dirigera-t-il maintenant ? Vous êtes voués à l'échec, vraiment. Et tout ceci ne se terminera que lorsque l'un des deux mourra. Ou les deux.

Ton nouveau soupir s'écrase sur la table en même temps que les verres de bière. Les clients qui, de leurs visites fréquentes, ont appris à te connaître, s'inquiètent en respectant ton silence, étonnés tout de même d'apprendre qu'une femme habituellement pleine d'énergie et de joie puisse se montrer aussi près de la dépression nerveuse. Ils aimeraient t'aider, n'en doute pas, mais ils sont finalement plus à l'aise avec tes rires et ton incompréhension, et ça leur en coûte de l'avouer.
Comme tirée brutalement du sommeil – ou simplement de tes pensées – tu sursautes et reprends conscience du monde qui t'entoure. Déjà tu t'excuses auprès du petit groupe, ramassant en hâte le paiement pour fuir vers le bar. Un œil à la pendule t'arrache un hoquet de surprise. Oui, tu as erré dans la salle une grande partie de ton service, Mère, il était temps de te reprendre.
Avisant une jolie rousse dans un coin de la salle, tu déposes ton plateau sur le bar et te diriges habilement jusqu'à sa table, à laquelle tu t'assoies sans demander la permission. Un large sourire aux lèvres, tu chasses une mèche rouge de devant tes yeux – oui, au vu de la haine que tu as ressentie face à un simple élastique, tu as préféré ne pas les attacher, sans vraiment t'en rendre compte – et entames la conversation.

Bonjour ! C'est la première fois que tu viens ? Je ne t'ai jamais vue. Je m'appelle Calypso, dis-moi ce que tu souhaites boire et je te l'apporte. Ah ! Attends… mon carnet... Tu fouilles un instant ta poche pour en ressortir les pages vierges et le stylo. En as-tu vraiment besoin pour la commande d'une seule personne ? Voilà ! Dis-moi tout.


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MessageSujet: Re: A visit from the past   Ven 14 Aoû - 15:13



 A visit from the past

Calliandre & Calypso
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  À gauche, puis à droite, devant puis derrière, les employés de l'établissement s'affairent, rentrent et sortent de leur tanière comme de véritables petites fourmis ayant chacune sa reine. Amusée par un couple perdu dans un menu sur lequel ils n'arrivent pas à s'accorder, et puis attirée par les mines concernées de ces gens pourtant copieusement servis en pétillants breuvages. Contrariété sur leur visage que tu devines empathique plutôt que personnelle. Les yeux se plissent, homme après femme puis femme après homme, l'ambiance pourtant festive même dans l'attente, sans complètement mourir, trébuche de table en table. C'est donc celle qui se mouvoie qu'il faut suivre pour comprendre qui sème de mauvaises graines dans les bons pots. Élémentaire pour une grande observatrice, c'est autour de la serveuse aux cheveux flamboyants que l'atmosphère se ternit. Pourquoi ? Tu ne le sais pas. Il n'y a pas de raison de faire perdre leurs couleurs à des visages lorsque l'on porte des teintes si chaudes... Tu ne comprends pas le problème, et donc tu ne le chercheras pas. Rien ne sert d'enquêter sur ce qui ne nous concerne pas. Un changement des plus anodins pourrait être la cause de ce comportement. Oh Calliandre... si seulement tu savais... ton visage aussi s'éteindrait.
Si elle avait le pouvoir de t'éteindre, lui avait choisi de t'allumer. Les oeillades que tu échangeais avec le barman pour passer le temps perdaient lentement toute trace d'innocence, mais lorsque l'on sait que le jeu n'aura aucune conséquence, s'il est amusant, on a aucun scrupule à lancer la partie. C'est coupant inconsciemment court à votre échange avant que vous n'ayez pu déterminer un vainqueur que celle qui partage ta chevelure de feu vient s'installer face à toi, sourire aux lèvres, charmant discours digne de la commerçante qu'elle était. Carnet brandit pour la commande d'une seule personne, par réflexe plus que par nécessité. Tu réponds joyeusement à sa question, l'accent européen de ton anglais trahissant ton île d'origine.

« First time yeah. But that's a nice little café that you've got here, so you can count on me coming back ! »

Trad:
 

Un verre de Bourbon. C'est ce que tu veux. Et tu n'en dis rien. Face à elle, tu perds partiellement tes moyens. Cliente face à employée, tu n'aurais pas pensé que ta timidité soit venue te jouer des tours même dans une telle situation, et pourtant quelque chose chez cette femme te met mal-à-l'aise. Elle vient de confirmer ne pas te connaître, et pourtant, elle te semble étrangement familière. Tu aurais juré l'avoir déjà vue et revue à maintes occasions. Ton jugé des images est d'une précision telle qu'absolument tout sur quoi tu poses les yeux laisse une marque indélébile dans ton esprit, parfois assez vague pour que tu ne daignes pas y porter attention, mais jamais totalement effacée. Les grands visages de ta vie, ceux-là, tu ne les oublies pas, et le sien en fait partie. On dit que chaque personne a un sosie courant quelque part dans la nature, tu venais d'en trouver un avec quelques centaines d'années de retard. Lorsque tes lèvres ont recommencé à se mouvoir, c'est tout autre chose qu'une commande qui s'en est échappé.

"Well I...I... sorry I had my thoughts elsewhere. It's just that you look so very much like one of my great grand-aunt that I couldn't help it."

Trad:
 

Tu sors devant elle le médaillon qui ne te quitte jamais et l'ouvre, pour lui montrer un portrait qu'elle connait déjà sûrement, puisqu'il s'agit réellement du sien.

"See ? Funny isn't it ?"

Trad:
 
 

 
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MessageSujet: Re: A visit from the past   Jeu 20 Aoû - 9:59


A visit from the past



Calypso & Calliandre
featuring

Les paroles en italiques sont dites en français.


Intriguée par la cascade feu de ta cliente, tu serais bien incapable de deviner l'origine de son accent. En vérité, même concentrée, tu n'y arriverais pas. Si tu as l'oreille attentive, tu n'as pas les connaissances nécessaires à une telle prouesse et tu n'en as, en fait, pas grand-chose à faire. Tu laisses donc le rythme de ses mots te porter dans des pays lointains, heureuse de constater qu'un autre client vient de devenir régulier.
Souris, Calypso, souris si tu ne veux pas qu'ils fuient. C'est ce que tu t'es souvent répété, ne laissant aucune mauvaise pensée te déranger. Le bien-être est primordiale. Tu aimes la chaleur du Old alors tu dois la partager. Un sourire a plus de pouvoir qu'on peut le croire et tu le sais, toi qui as sûrement fait fuir autant de personnes que tu en as gardées.
L'esprit vidé de toute contrariété donc, tu papillonnes un instant des yeux pour prendre conscience du silence qui vous enveloppe. Tu comprends bien qu'en temps normal, tu n'aurais jamais laissé place à quelque chose de ce genre. Tu parles bien assez pour deux et plus longtemps que tu ne devrais te le permettre. Aujourd'hui, pourtant, n'est pas normal et tu te surprends à respecter ses lèvres closes, prise par le suspense de ses prochains mots.
Aurais-tu pu t'attendre à ça ? Non. Une arrière grand-tante ? Tu ne sais même pas ce que c'est, toi et tes faibles connaissances familiales. C'est donc avec les sourcils légèrement froncés que tu accueilles ses paroles. Ressembler à quelqu'un d'autre te laisse perplexe. Tu aimerais en être joyeuse, désirer rencontrer ce visage qui est semblable au tien, pouvoir rire d'une voix qui sonne comme la tienne.
Et pourtant tu as… peur. Tu t'effraies d'une telle ressemblance, d'une confusion entre deux personnes si différentes. Si son entourage à elle se méprend, ton entourage à toi pourrait-il se tromper ? Ne sois pas bête, Mère, c'est impossible pour lui. Il ne douterait pas une seule seconde, tu le sais.

Amusant ? Oui, tu es amusée par ta bêtise, par tes peurs idiotes, les deux yeux plantés sur le petit portrait. Tu pourrais presque rire de ce ridicule médaillon qui semble tout autant à l'épreuve du temps que tu l'es toi-même. Néanmoins intéressée par le petit objet, tu te penches sur la table pour mieux observer tes traits juvéniles, pour te rappeler de la caresse du pinceau, de la colère de ton père devant ces cheveux libérés, des hurlements qui ont ébranlé les murs de ta prison. Tu as été une très vilaine fille, n'est-ce pas ?
Et tu souris maintenant à pleine dent, revivant silencieusement le jour qui a agité ce petit portrait. Regarde comme tu étais jeune, plus proche de ta fin que tu ne l'aurais deviné à l'époque, prête à tous les sacrifices pour te libérer de ces grandes robes, des murs oppressant de ta chambre. Quinze ans et le regarde déjà un peu fou ou tout du moins perçant de méchanceté. Enfin… ça il n'y a que toi pour le deviner derrière les petits points noirs des yeux.
L'amusement laisse toutefois place à une plus grande considération et tu glisses tes pupilles jusqu'à la rousse innocente. Où a-t-elle trouvé ça ? La mort de ta mère t'a été confirmée dans l'année de ce médaillon, le jour même où ta regrettable famille est décédée dans un regrettable accident. Il ne faut pas jouer avec le feu, dit-on. Ce que tu ne sais pas, par contre, c'est la véritable année de sa mort et tu as longtemps espéré, tu l'avoues, qu'elle soit crevée bien avant tes quinze ans. Mais est-ce que ton père se serait embêté à envoyer ce portrait si ta mère n'était plus là pour le recevoir ? Non, il en aurait été de même avec les quatorze qui l'ont précédé.

L'as-tu volé et tué celle à qui il appartenait ?

La question t'échappe avant même que tu ne le comprennes, une étrange curiosité au fond du regard. Tu te félicites presque ton français, consciente que les envies de meurtre de tes quinze ans n'ont jamais été très saines. Il n'est jamais bon de crier sur les toits qu'on a passé une moitié de vie à souhaiter que nos propres parents meurent.
Alors tu en reviens au sourire et à l'anglais, décidée à dévoiler à cette inconnue qu'il n'y a aucune ressemblance, dans la mesure où l'éclat de cette chevelure a été le tien. Attends, Mère, ton sorcier ne t'a-t-il pas mis en garde ? Ne t'a-t-il pas demandée de rester discrète sur ton age véritable ? N'a-t-il pas dit qu'il était dangereux de trop en dévoiler ?

Tu me crois si je te dis que c'est moi… à quinze ans… l'année 1800… ? En tout cas, moi je crois, non, je sais qu'il ne t'appartient pas.


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