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 everything has changed. pv Stain.

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MessageSujet: everything has changed. pv Stain.   Lun 10 Aoû - 1:52


«everything has changed.»



Stain et Nathan
featuring

Pensais-il réellement que tu allais écouter ses ordres? Pensait-il réellement que tu allais l’abandonner, le laisser là, juste parce qu’il avait l’audace de te le demander? Il se mettait le doigt dans l’œil, et visiblement, il ne te connaissait plus. Si tu fais mine de prendre le passage qu’il t’indique, tu n’en emprunte aucunement le chemin, préférant te retourner dès que tu es hors de sa vue. Si auparavant il avait joué les grands frères, là, il n’avait plus aucun intérêt à le faire pour toi. Tu pouvais te débrouiller tout seul, surtout face à des cadavres ambulants. Limites insulté, tu prends le passage en sens inverse pour le rejoindre tandis que les grognements s’intensifient. Y’en a pas qu’un seul.

Lorsque tu reviens, tu ne le vois pas. Tu ne le vois plus. Il se dérobe à ta vison, ou alors, tu ne t’attends pas à le revoir sous une autre forme. Tu le cherches, hésites à hurler son prénom ayant l’ultime peur de l’avoir perdu de nouveau, mais tu gardes ton calme, pour l’une des rares fois dans ta vie.

Perdu comme un gosse, tu t’avances lentement à travers la pièce que où vous veniez de partager vos retrouvailles, votre fond de pensée. Tu le cherches, mais tu sais que l’a sous les yeux. La forme du loup se détache comme un néon parmi les morts-vivants. Tu n’as qu’à voir son regard sauvage pour le reconnaître. C’était donc ça, ce qui émanait de ton frère perdu. Si tu te doutais qu’il ait changé, tu n’aurais jamais soupçonné que ce serait à ce point-là.

La fourrure du loup devient rapidement écarlate. D’un rouge sale presque aussi pourri que la peau des zombies qu’il croque. T’es encore figé, ton cerveau acceptant difficilement qu’il fasse maintenant partie de quelque chose que tu ne comprenais pas. Tu te passes une main sur le visage lorsqu’un grognement te tire de tes pensées. Tu penses d’abord au loup, mais tu te rends compte que ça se rapproche, et que c’est derrière toi.

Tandis que le carnage devant toi semble s’être stoppé, tu te retournes vivement pour éviter que ses dents ne s’enfoncent dans ta chair. Tu attrapes la créature par le cou, tentant de la tenir à distance tandis que ses yeux globuleux se plantent dans les siens. Et tu ne fais absolument rien d’autre pour te défendre.

Malgré les dents qui claquent près de ta clavicule, tu ne fais que tenter de l’éloigner. L’imbécile qui n’hésitait pas à se lancer dans un nid de serpent pour le maîtriser hésitait devant cette parcelle d’humanité qui tentait de te réduire en charpie. Tu ne penses même plus au loup, à Stain. Captivé par la vie morte qui s’ébranle de toutes ses forces entre tes mains pour t’arracher ce que tu as encore de plus précieux.

Tu ne peux pas te résoudre à le tuer. Même si ses longs cheveux crasseux te griffent presque la peau tellement elle s’active, même si l’odeur en devient insupportable, tu ne fais absolument rien. Pas un hurlement, juste toi qui contemple la mort, refusant catégoriquement de lui accorder son dernier coup de grâce.

C’est lorsque la créature te hurle à la gueule une vingtième fois que tu te réveilles finalement. Tu la repousses de toutes tes forces pour qu’elle aille valser plus loin, sans esquisser de geste pour l’achever. Tu ne fais que te retourner pour voir si le loup blanc est toujours présent. Il semble avoir fait son compte à celles qui restaient. Et cette simple seconde de distraction te vaut une seconde tentative du mort-vivant, que tu vois arriver cette fois.




Dernière édition par Nathan McFadden le Jeu 13 Aoû - 2:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: everything has changed. pv Stain.   Mer 12 Aoû - 20:16


Le loup ne bouge pas. Aussi immobile qu’une ombre, il attend la prochaine slave de cadavres ambulants. S’en lèche les babines d’avance et frissonne lorsque sa langue entre en contact avec le sang nauséabond qui lui barbouille le museau. Les poils se hérissent au rythme des frissons qui dégringolent son échine. Le plaisir du fauve en pleine chasse. Les entrailles de l’homme qui se tordent sous les assauts d’une satisfaction latente. Et les nerfs qui se détendent au rythme de battements de cœur sensiblement plus rapides que ceux d’un être humain. La queue se heurte contre les débris, les envoie valser au rythme de ses balayages intempestif. De ses prunelles d’ord, le fauve devine la présence d’une nouvelle créature dans l’ombre devant lui. Elle se fraye un chemin laborieux au milieu des décombres et valises abandonnées. Enjambe les corps éparpillés sur le sol, buttant comme une vulgaire poupée de chiffon contre d’autres. La mécanique est ridicule et lui fend les tripes d’un sourire silencieux. Emprisonné dans son cerveau de fauve, victime de ses pulsions, il en oublie celui qu’il vient juste d’abandonner. Persuadé que la tête brûlée a pour une fois pris la décision d’écouter les injonctions et qu’elle est à présent loin de ce taudis. Un bruit derrière son épaule l’oblige à bouger les oreilles. Obnubilé par la nouvelle proie en approche, le loup c’était coupé du reste du monde. Ignorant les grognements étouffés se répercutant contre son dos.

Il cille, se lèche une nouvelle fois les babines et tourne légèrement la tête pour darder ses prunelles d’or en direction du bruit. De concert, le cœur de l’homme et du fauve s’arrête. Tressaute dans la poitrine pour venir rebondir contre sa glotte avant de retomber comme un poids mort entre les côtes. L’insulte se change en un glapissement rageur alors que le postérieur de l’animal se lève enfin. Pelage d’une blancheur de neige réduit à l’état de carnage ambulant, tirant vers le gris poussiéreux et le noir-rougeâtre d’une hémoglobine plus proche du goudron que d’autre chose. Il hésite un instant, estime la distance que lui sépare de l’autre et les chances qu’il a de se faire bouffer le fessier s’il perd trop de temps. Les griffes se plantent dans le sol et d’un bond, la boule de poils blancs réduit la distance le séparant du couple grotesque. Les crocs claquent et se referment avec toute la hargne dont il est doté contre la gorge à moitié déchirée de la créature. L’ensemble craque sous la force du choc, la bestiole grogne avec plus de force alors que le fauve la tire en arrière. Déchire nerfs et muscles pour décapiter encore un peu plus l’horreur sur pieds. Les bras battent l’air, stupidement. Une serpillère bruyante qui laisse dans son sillage une traînée de sang immonde. Et dans un nouveau clac, le corps se détache de la tête. Le souffle court, le cœur sur la langue, le loup s’en prend cette fois à la manche de Nathan. Il tire, le force à sortir de son immobilisme ridicule et l’entraîne dans le même couloir dans lequel il l’avait jeté quelques instants plus tôt. Il grogne, manifeste son mécontentement évident comme l’homme aurait pu le faire avec des insultes et des remarques acerbes. Fouteur de merde compliquant la situation quand tout ceci n’aurait dû être qu’un joyeux bordel. Un charnier de plus à apposer sur sa liste. Et un bon moyen de faire sortir de sa frêle carcasse toute la frustration qui y brûle.

Le couloir débouche alors sur ce qui semblait être une zone d’attente réservée à ceux qui ont le plus de pognon dans les poches. Le loup secoue le bras de son humain de compagnie avant de lâcher. Il l’ignore, totalement, absorbé dans le reniflage intensif des valises abandonnées dans la pièce. Le museau sanglant s’y engouffre et récupère un tas de tissu informe. Fantôme au milieu des zombies, le loup s’engouffre entre deux portes, abandonne son trésor et se laisse tomber sur le sol. La mutation le brise, mais il souffre en silence. Les larmes perlent, s’accrochent aux cils de l’homme lorsqu’il reprend le contrôle de son corps dans un souffle chargé de souffrance. Il crève d’envie de rester là, le corps brûlant contre le carrelage froid. Attendre, au milieu des ruines que la chaleur quitte sa peau et que le dernier souffle sorte de ses poumons. Son cœur bat toujours, encore au rythme de celui du loup. Affreusement fort dans sa poitrine. Stain serre les dents, et rageur, il enfile les fringues qu’il a piqué. Trop grandes pour sa carcasse frêle, un peu trop courtes aussi pour ses grands guiboles, mais il s’en fout. Plutôt ça que de se retrouver à poil devant Lui. Le battant de la porte s’ouvre brusquement et va claquer contre le mur qui en récolte un trou supplémentaire. Sans laisser le temps au rebelle de réagir, Stain l’agrippe par l’épaule et l’envoie se plaquer contre le morceau de béton le plus proche.

« - T’es juste con ou totalement suicidaire ? » La colère qui fuse dans cette simple question lui ravage les oreilles. Sa voix tremble. De rage, de peur. Il a eu peur, pour Lui. « - Nathan putain, tu aurais pu y passer ! » Et ça, ça lui fout les nerfs en pelote. Il le secoue, légèrement avant de le relâcher sans trop de douceur. Les prunelles noires évitent soigneusement de croiser les Siennes. Il s’absorbe dans la contemplation du sol alors qu’il recule de plusieurs pas. Avant d’envoyer son pied buter dans une valise. La douleur lui détruit le petit orteil mais il s’en fout. Il soupire, se passe la pogne sur le visage et tourne le dos à son compagnon d’infortune. « - Pourquoi t’as pas écouté ? Tu devrais pas rester là… » Il ne devait pas voir surtout. S’il avait des doutes, en avoir la preuve n’était pas ce que souhaitait le soldat. Pas aujourd’hui.

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MessageSujet: Re: everything has changed. pv Stain.   Dim 16 Aoû - 21:19


«everything has changed.»



Stain et Nathan
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La créature ne demande qu’à t’achever et tu n’as aucune défense, aucune envie de lui séparer la tête des épaules, alors qu’à une autre époque, tu n’aurais pas hésité une seule seconde. Tu songes à te défendre, mais tu es incapable de le faire. Pas une de plus. Pas une seule personne de plus ne viendrait noircir tes pensées, ne viendrait ajouter un poids de plus à cette charge insupportable que tu traînais depuis ce jour. Et ce même si la créature était dans un état avancé de décomposition, et ce même si son odeur te pourrissait les narines, pire que toutes autres odeurs que tu aurais pu sentir dans ta vie.

Tu la vois quand même, cette humanité cachée derrière cette mort. Tu la vois cette étincelle qui jadis brillait dans ce regard maintenant obnubilé par la chair que tu représentes. Tu la vois, cette personne être quelqu’un, être en vie. Et tu promets presque de la rejoindre en ne faisant rien, en la contemplant dans ton impuissance la plus totale. Tu es sans défense face à tes fantômes, et ils sont sur le point d’avoir ta peau.

C’est le glapissement du loup qui te ramène sur terre, sa présence s’imposant entre toi et ta cavalière mortelle. Il ne suffit que d’un coup de mâchoire pour t’épargner à la mort qu’elle allait t’offrir comme un cadeau empoisonné. Qu’un d’un seul coup de dent pour rependre ce sang humain autour de vous, comme si il n’avait aucune valeur. Tes paupières s’enflent légèrement tandis qu’une vague de souvenir désagréable te tord la gorge et le ventre, puis tu te reprends lorsque l’animal s’en prend à ton bras rageusement. Tu pourrais presque entendre Stain râler à travers ses grondements, si seulement le loup était doué de parole.

Toujours amorphe, il te traîne dans une pièce plus sécuritaire comme si tu n’eus été qu’un vulgaire oisillon muet. Et il finit par t’abandonner pour aller faire tu ne sais quoi. Tu tentes de te reprendre, essayant d’oublier ta stupidité, essayant d’ignorer cette personne que tu n’es pas, que tu n’es plus. Qu’est-ce qui t’avais pris? Tu étais le premier à sauter dans les problèmes, les situations dangereuses. Mais tu n’en avais jamais approché une de si près. Tu n’avais jamais eu à te défendre, car tu t’approchais des vivants, pas des dangers potentiels que l’apocalypse avait emportée avec elle. Tu étais dans le déni des plus total. Le paranormal ne faisait pas partie de ta vie, tu ne voulais pas qu’il fasse partie de ta vie, car il y avait assez de complications, de problèmes pour que tu puisses les autoriser à entrer dans ton existence insignifiante.  

Cherchant du regard où il a bien pu passer, ta question trouve réponse rapidement lorsque le battant laisse passer ton ami, humain cette fois, qui se dirige telle une torpille dans ta direction. Tu accuses le coup, à peine remis de ta stupidité, et lorsqu’il te hurle à la gueule, t’as plutôt l’impression qu’il aboi. Un sourire arrogant vient poindre sur tes lèvres, masque par-dessus ton trouble passé. « J’pensais que tu voulais t’occuper de celui-là aussi, t’avais tellement l’air de t’amuser. J’voulais pas t’en priver. » Tu hausses ton épaule, prisonnière de sa poigne, de la prison qu’il venait de créer entre lui et le mur. « Ouais j’aurais pu. Mais j’suis encore là, arrête de pleurer. » Tu hausses un sourcil lorsqu’il te relâche enfin, puis lorsqu’il ne te voit plus, tu soupires doucement, tellement lentement, pour être certain qu’il ne t’entende pas être soulagé, être inquiet. Qu’il ne t’entende pas t’en faire pour lui, alors que tu étais clairement le plus imbécile des deux.

T’as envie de t’en approcher pour le rassurer, mais tu restes là, encore figé par ce trop-plein d’information. « T’es resté mort trop longtemps. T’as oublié que même si tu me hurles à la gueule, j’écoute pas? » Non car tu n’écoutais personne, même cette petite voix qui te susurrait parfois à l’oreille d’être prudent, de faire attention. Ni ton père, ni ta mère, ni lui. Personne n’avait les mots assez fort pour te convaincre de quoique ce soit. Même toi-même parfois, tu doutais. De tes idées, de tes pensées. Alors tu ne pensais plus, tu te lançais sans réfléchir, tu répliquais, cinglant, impulsif et jamais plus tu ne regretterais.

Tu t’approches quand même de lui. Si toi tu es troublé, il le semble encore plus que toi. Silencieux, tu poses une main sur son épaule pour qu’il se retourne, pour qu’il te regarde, qu’il voit que tu n’as rien, pas même une égratignure, pas même une morsure.



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MessageSujet: Re: everything has changed. pv Stain.   Mer 19 Aoû - 20:30


Le retour en mode bipède le brise. Et ce qui se déchaîne sous sa peau s’en va se répercuter sur la tronche du pauvre gosse qui n’a rien demandé à personne. Son cœur bat trop fort pour qu’il reste calme. Enragé par la vague de peur qui lui a pétrit le bide. Et qui continue encore de sauter joyeusement dans un coin de son cerveau. Que Nathan le détestes c’est une chose, mais qu’il crève à cause d’un truc aussi con que ça, hors de question. Stain s’irrite, s’enflamme devant ce manque évident de bon sens. Il devrait en avoir l’habitude. La prudence n’a jamais fait partie des talents du rebelle, il le sait. Mais une part de lui s’est amusée à croire qu’avec tout ce qui s’est passé en moins d’un an, le comportement aurait eu la bonne idée d’évoluer pour se parer d’un tant soit peu de prudence. Mon cul oui… Et le constat lui déchire la trachée. Il vient juste de le lâcher, se fait violence pour ne pas lui en coller une, histoire de voir si les neurones vont se remettre en place ou non. Au vu des dégâts, il doute qu’une baffe, aussi force soit-elle parvienne à reconnecter les neurones. Il l’aurait déjà fait avec sa propre caboche sinon. « - Mais bordel arrête. Pour une fois dans ta petite vie, arrête de jouer la tête brulée. C’est mignon quand t’es môme mais maintenant ça touche plus personne. Tu aurais l’air tellement malin si cette horreur t’avais arraché la tête ! » Il grogne, crache au même titre que son fauve. Ne cherche même pas à ravaler son mécontentement évident. « - Nathan putain, mais grandis un peu ! » La phrase éclate dans l’air. Et il réalise alors qu’il est train d’agir comme serait capable de le faire un frère. Un père. Et le rôle qu’il endosse sans même s’en rendre compte le crispe tout entier. Ses traits se déchirent et il soupire, son pied s’acharnant à venir se démolir contre la valise qu’il a pris pour cible. Le plastique de la boite se creuse sous l’insistance des coups. C’est ça, ou il s’acharne sur la pauvre tête de Nathan.

Les mots se crèvent dans son cerveau. Les pauvres phrases qu’il parvient encore à assembler pètent comme des bulles de savon dès qu’elles entrent en contact avec sa langue. Le surplus de venin qui lui ravage le cœur assombrit ses pensées. Altère son jugement et fait prendre à la situation des proportions pas possible. « - C’est plus le moment de jouer au con, pas quand les morts te prennent pour leurs desserts. » Lâche-t-il tout en continuant son massacre et en désignant d’un geste rageur de la main la cloison. Et les bestioles qui peuvent encore traîner derrière cette dernière. Le soldat est déjà en train de se demander comment ils feront pour sortir de cette merde si d’autres crevés errent encore dans le coin. Muter une seconde fois, en si peu de temps, n’entre pas dans l’équation. Il n’en serait pas capable. Trop épuisé par celle qu’il vient déjà de subir. Stain en vient à se demander si un abus de mutations pourrait le tuer. Un peu comme l’alcool, à consommer avec modération. Mais quand tu fais le con ? Sept siècles qu’il vit avec un loup dans le ventre et le cœur, et des zones d’ombres persistent encore. Il en soupir, ravagé par une vague de chagrin. Personne ne pourra combler ses lacunes. La seule capable de le faire n’est plus qu’un souvenir dans son cœur. Un arrière-goût de miel sur sa langue qui est en train de disparaître. Malgré l’ardeur avec laquelle il s’y agrippe. Il redoute le moment où sa mémoire L’effacera totalement. Où il devra lutter pour se souvenir du son de Sa voix. Des éclats singuliers de Ses prunelles. Un sanglot s’étouffe dans sa gorge et c’est tout le corps qui sursaute lorsqu’une main vient se poser sur son épaule. Il reste de marbre, les paupières closes. Le souffle en berne, Stain se fait violence pour retrouver un semblant de calme. Il serre les dents et ravale son venin, même si cela équivaut à se faire démolir le gosier à coups de lames de rasoir.

« - Tu n’as rien ? » Le murmure s’extirpe avec difficulté de ses lippes alors qu’il tente de faire volte-face. Il n’ose pas Le regarder. Mais sa main vient se poser sur celle de son emmerdeur attitré. S’agrippe aux phalanges et serre jusqu’à les faire péter. L’angoisse et l’attachement, unis dans une simple étreinte. Le trop de plein de contradictions lui broie le cœur. Un battement de cœur et la barrière s’effondre. Stain achève son geste, et emprisonne le merdeux dans l’étau de ses bras. Le soldat s’y accroche, agrippe les mèches folles de Sa tignasses. Il y a de la gaucherie dans son geste. Un manque cruel d’habitude, une gêne face à ce genre d’étreinte. Le cœur bat à en crever contre sa poitrine, distille dans ses veines des vagues de chaleur et de tendresse qui le détruisent de l’intérieur. « - Arrête de faire ça… » Le murmure est une supplique. Un besoin latent d’obtenir une promesse, même factice. Qu’Il jure pour que l’angoisse disparaisse et qu’il puisse enfin le relâcher. Handicapé des sentiments, il se sent affreusement stupide. Et pourtant il est incapable de défaire l’étau de ses bras. Trop con… Stain t’es vraiment trop con.

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MessageSujet: Re: everything has changed. pv Stain.   Dim 30 Aoû - 23:35


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Stain et Nathan
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Tu retiens un grondement lorsqu'il te balance à la gueule que ça ne touchait plus personne. Il ne te connaissait plus, car le moindre de tes soucis, c'était justement de toucher les gens. Au contraire, tu préférais qu'ils en aient rien à foutre de toi, qu'ils t'ignorent, que ton existence ne change rien à leur vie, car le contraire était trop douloureux pour ton égoïste petite personne. Tu te refusais à être proche de qui que ce soit car tu savais que dans ton sablier, le temps s'écoulait beaucoup plus vite que quiconque. Ta mort approchait, et tu faisais tout pour l'apprivoiser avant qu'elle ne t'embrasse. Tu te renfrogne. Si il t'avait ému en étant touché, tu te rétractais déjà. Pas question qu'il s'en fasse pour toi. Mais ça, tu n'avais aucun pouvoir là-dessus.

Tu ravales tes mots, préférant ne pas en rajouter. Si ta tête pouvait se trouver à la place de cette pauvre valise, tu en serais déjà mort, et des raclées, il ne s'était jamais gêner pour t'en donner. Tu l'observe, comme un pauvre gamin qui se fait engueuler par son aîné. Comme autrefois, quand tu n'avais pas de tête, mais pour des raisons totalement différentes. Si avant c'était pour te sentir vivant, maintenant c'était pour comprendre ce qui t'attendait. Autodestructeur, toutes tentatives étaient bonnes pour te priver d'un souffle de vie de plus.

Lorsque tu oses finalement poser ta main sur son épaule, tu as l'impression que la tourmente ne s'en prend pas qu'à toi. Si toi tu ravales tes émotions, il semble ne plus avoir de barrière pour les siennes. Ton ventre semble contenir la plus féroce des tempêtes tandis que tu tentes de démêler ce que tu ressens. Soulagement? Qu'il pense encore à toi ainsi. Ou plutôt une peur poignante qui venait s'ajouter à toutes les autres qui te torturaient déjà? Impossible de le savoir. Tu n'avais que cette boule d'horreur qui t'étouffais, te couper le souffle tandis que tes entrailles s'emmêlaient pour t'empêcher de vomir.

Tandis que des paroles tentent vainement de faire leur chemin dans ta trachée torturée, sa main vient massacrer la tienne, mais tu n'en soupire même pas. La chaleur familière te réconforte. Et tu met le doigt dessus. C'est la familiarité qui te fait mal, qui te torture et te fait peur. La famille que tu n'avais plus, tu la revoyais, un faible soupçon persistant en ton vieil ami. Fantôme du passé, messager de tes anciennes naïvetés.

Il parvient à parler avant toi. Ça te soulage, car tu ne trouvais rien à dire. Ton fidèle petit sourire arrogant vient de nouveau s'accrocher à ton visage, masque parfait, cachant la moindre de tes crispes. « J't'ai dit que ça allait. T'es pire que ma mère. » Les mots te restent en travers de la gorge. En voulant jouer les malins, tu te prends dans tes propres filets comme un imbécile. T'as pas le temps d'en rajouter et de te reprendre qu'il te coupe le souffle en te rendant l'étreinte que tu lui avais donné plus tôt. C'est à ton tour de ne pas savoir comment réagir. Pendant quelques secondes, tu figes, totalement interdit. Le silence hante encore les lieux alors qu'il y a quelques minutes, l'écho de vos voix le transperçaient.

Tu te décides finalement à lever les bras, le serrant tout aussi fort, voir plus. Tu le sens chétif contre toi, amaigri, malade. Tu pourrais le casser en deux si tu le voulais, mais tu tente quand même de le garder intact. L'étreinte se prolonge, s'accompagne d'une supplique qui fini de te transpercer le cœur et les organes. Tu frémis. Toi Nathan, tu frémis pour de simples mots. Tu t'en veux de briser ses espoirs, ce moment, en étant honnête. « Tu sais que je ne peux rien promettre, Stain. Tu le sais. » Et ça te torture encore plus de devoir l'admettre à celui que tu croyais mort. Quel con tu pouvais être. Incapable d'assurer que tu allais bien, que tu irais bien, au moins pour lui faire plaisir.

Ta voix se casse et t'as envie de pleurer comme un gamin. Alors tu serres plus fort, tu l'étouffes presque pour qu'il ne reparte pas parmi les morts. Morts qui grattent aux parois des murs, qui semblent se faire plus nombreux, plus insistant derrière vous. Ils vous sentent. Tu finis par laisser tomber tes bras mollement, incapable de trouver une solution sans devoir éclater quelques têtes. Ça te répugne, mais tu ne peux pas le laisser faire seul. Quitte à ne plus dormir pendant quelques semaines, tu préfères ça que de le voir s'enfoncer seul dans cette fosse d'immondices. Après, quelques cauchemars, c'était quoi comparé à l'idée de le perdre de nouveau. Parce que même si en le voyant, tu t'étais montré réticent, tu avais déjà le cœur habitué à sa présence nouvelle, et qu'il ne reparte pas cette fois. Car tu irais le chercher jusqu'au fond de sa tombe, cabot ou non. « Rassure-moi. Y'a une autre issue? »


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MessageSujet: Re: everything has changed. pv Stain.   Jeu 3 Sep - 20:40


Il sait. Il sait que les promesses ne sont que des mots et qu’il est facile de les défaire avec des actes. Lui qui bafoue toutes celles qu’il peut prononcer dans un battement de cils. Le contact le rompt. Achève son cœur et brise ses chairs fatiguées. La faiblesse du loup se distille dans ses veines et c’est tout l’homme qui se défait contre le corps de l’autre. La retenue s’envole dans un soupir et ses doigts viennent s’agripper aux épaules qui le soutiennent à présent. La chaleur contre sa peau de glace. Le feu, son pire ennemi, qui parvient à le réconforter. Même le fauve, pourtant venu du grand nord frissonne sous la chaleur de cette ville. Sans cesse terrassé par un froid qui vient de l’intérieur et non de l’extérieur. Gelé en dedans, le soldat pali à cette froideur du mieux qu’il peut. S’enlise dans sa décadence avec le fol espoir de se réchauffer. De maigres instants, qui deviennent de plus en plus courts à chaque nouvelle tentative. Il sait, que les promesses de Nathan sont vouées à mourir. Qu’une fois sortit d’ici, il retourna à sa vie sans se soucier de ce qu’un mort a pu lui balancer à la gueule sur le coup de la colère. Il n’est plus rien pour lui, si ce n’est une ombre qui avait l’habitude de hanter ses pas. Rien de plus qu’un murmure qui s’étiole alors que les secondes s’égrènent. Les doigts se crispent un peu plus contre le tissu, en réponse à cette étreinte qui en devient étouffante. Il aimerait, que celui qu’il considère comme un môme, serre à lui péter les côtes. Que les os se fracassent et réduisent en fatras de chair écarlate les organes et tout le reste. QU’il le réduise en miettes. Une poussière de plus au milieu de ce tas de ruines, empire des crevés justes bons à grogner et se traîner d’un coin à l’autre à la recherche de viande à mâchouiller avec leurs dents pourries.

Les paupières closes, Stain se ferme au reste du monde. Refuse de donner de l’importance à ce que ses oreilles sont en train de balancer contre son cerveau. Une nouvelle menace, qui lui broie le cœur presque autant que la perspective de Le lâcher. De reprendre cette douloureuse réalité en pleine gueule et faire à nouveau comme si tout allait bien. Tout ne va pas bien. Son petit monde s’effondre et il ne parvient pas à arrêter la chute. Juste à se prendre des débris sur la tête, et à s’assommer un peu plus à chaque fois qu’il pense pouvoir enfin retenir le plafond. Les bras le lâchent, l’obligent à s’extirper de sa jolie fumisterie pour recouvrer la vue. Et l’ouïe au passage. Il grogne, fronce les sourcils et serre les dents. Ignore un instant la question tant il a du mal à retourner dans son pauvre corps quand son cœur est resté accroché aux bras de Nathan. Il jure aussi, lâche une insulte dont il a le secret avant de poser son regard sombre en direction du mur. Paroi fragile devenue la nouvelle cible des dégénérés. Le soldat scrute avec envie son flingue. Crève de le sortir de son holster pour en vider le chargeur sur le mur. En faire du gruyère, du béton et de ces crânes miteux. L’ignorance le pousse à effacer ce délicieux délire de sa petite tête. Trop nombreux et pas assez de balles, c’est la solution à l’équation qui lui semblent la plus logique. Il grogne de nouveau, bute dans la valise victime de son humeur de merde depuis leur arrivée et contemple la pièce. Une porte défoncée, qui mène tout droit vers le couloir d’embarquement. Et au bout, aucun avion pour les emmener loin de ce merdier. Juste du vide. De quoi se casser le cou plus rapidement et en finir pour de bon. Son ventre se tord face à la perspective d’y rester, pousse ses pieds à s’avancer vers la délivrance. Avant que le cerveau reprenne le dessus.

« - J’en sais rien. On a pas trop le choix : soit on saute, soit on fait machine arrière. » Maintenant que c’est dit, aucune des deux options ne l’attire. Il grimace et fait craquer ses doigts dans l’espoir d’avoir une autre idée. Mais rien. Le ballot de paille soufflé par le vent passe dans sa tête. La poussière avec. « - Si je te dis te foutre le camp, tu le feras cette fois ? Je suivrais, si c’est ça qui t’inquiète. » J’essaierais du moins. Il scrute le visage de Nathan, et lorsqu’il devine une ébauche d’acquiescement, paumée quelques part derrière les bouclettes, le soldat agrippe de sa main morte l’épaule du rebelle et le pousse en avant. L’adrénaline en guise de seul carburant, il traîne son camarade de fortune en sens inverse, l’oblige à revenir sur leurs pas pour se retrouver avec un troupeau de crevés dans le dos. Grogneurs qui arrêtent de gratter le mur pour mieux faire claquer leurs quenottes dans leur direction. La peur lui tient le bide, mais il s’efforce de ne pas trembler quand le bras se tend et qu’il appuie sur la détente. Explosant le crâne de la première bestiole dans une gerbe de sang qui lui lacère le dos de frissons de plaisir. L’odeur du sang affole le loup, exacerbe les envies de meurtres qu’il collectionne comme ses chaussettes depuis des semaines. Il pousse une fois de plus Nathan en avant, puis le lâche pour mieux faire face à la menace et exploser de nouvelles gueules. Stain refuse pourtant de le laisser filer seul. Reste à bonne distance tout en s’assurant de maintenir les saloperies à distance. Jusqu’à ce que l’errance laborieuse les mène dans ce qui fut l’entrée du bâtiment. Le loup s’immobilise au milieu des décombres. « - Tu continues tout seul à partir de là. » C’est un ordre qui se teinte d’amertume. Qu’il balance sans prendre la peine de Le regarder, parce qu’il sait que ça fera mal. Le temps se suspend avant que les bruits de pas dans son dos ne s’éloignent puis disparaissent. Le laissant seul avec la mort. Qu’il regarde en face, un énigmatique sourire sur les lèvres alors que son index caresse lentement la gâchette.

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