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 one day. |pv

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MessageSujet: one day. |pv   Jeu 13 Aoû - 0:21

Final masquerade
Linkin Park
After the gates of prophecies A million light years away from me Straight for the eye of destiny Reaching the point of tears. ▬ WOODKID

Nouvelle Orléans – 12 Aout 2015 – 09h00.

On toque à la porte. Un gémissement, un sursaut et deux opales bleutées s’ouvrirent lentement. Papillonnant des yeux, tu essayes de t’habituer à la lumière ambiante. Un regard sur le réveil et tu poussas un soupir. Qui pouvait donc te déranger à une heure si matinale ? Pourquoi ? Une autre mission ? Le gouvernement avait-il encore besoin de toi ? Tu ne pus continuer ton questionnement matinal, puisque le bruit se fit plus fort, tu fus donc obligée de te lever, malgré les douleurs présentes dans ton bassin. Machinalement, tu te passas une main sur le visage, puis te dirigea vers la porte. Encore un bruit de poing. Tu hurlas pour signifier ta présence et finis par ouvrir cette dernière. « Pour vous. » Deux mots. Deux uniques mots, qui pourtant pour toi signifiaient énormément. Tu refermas la porte pour finalement poser un regard sur l’enveloppe de couleur brune. Tu étais en sous-vêtement et tu ne l’avais même pas remarqué. Un couteau et tu ouvris cette enveloppe, comme si tu en avais l’habitude. Ce n’était pas qu’une impression : tu avais l’habitude de recevoir de telles enveloppes. Ton métier te l’ordonnait.


« On a une informatrice du nom de : Katerina. Elle nous gêne un peu trop … Donc si tu pouvais t’en occuper, on t’en serait bien reconnaissants.
On lui a donné comme point de rendez-vous : la rive gauche de la route menant à N.Y à 14h. Sois y. Prends soin d’elle et surtout sois discrète. Nous te laissons carte blanche.
L.G »


Fallait s’en douter. Encore une mission qui se profilait à l’horizon. En même temps … Qui donc pourrait taper à la porte sinon ? Aucun voisin, aucun ami  … A part Wesley. Mais ce dernier ne tapait jamais, il entrait sans permission, mais bon. Un regard sur l’horloge. Boarf, tu avais le temps. Tu avais quatre heures devant toi et le chemin ne serait pas long, surtout avec ta petit 206. Vieille bagnole, on est d’accord, mais bagnole rapide. L’âge ne fait pas l’utilité comme on dit. Une douche, un shampoing, un regard dans le miroir et tu fus prête. Etais-tu belle ? Tu t’en foutais royalement. Dans ce bas monde, la beauté ne faisait pas l’importance. Les clochards d’aujourd’hui sont devenus les membres despotiques de ce gouvernement, donc bon. Comme dirait une mamie : la roue tourne. Un léger short noir, un marcel de mec gris et une veste en cuir brune … Le froid ? Tu ne le connaissais pas. Tu étais russe, nom de Diou ! Il pouvait faire zéro, ou même moins douze que le froid ne te mordrait jamais ta peau diaphagme. Finalement, tu te fis cuir brièvement un plat préchauffé puis te sortis un livre. Ce n’est pas parce que le monde vit une apocalypse qu’on ne peut pas s’instruire … Et puis de toute façon, que pouvait-on faire actuellement, à part lire ? La télévision n’était plus intéressante, ou ne fonctionnait plus, les manifestations n’existaient plus … Ouais. Ce bas monde partait réellement en couille.
13h00.
Il fallait te mettre en route. Un dernier regard sur le ciel : aucun vent, des nuages et une pluie presqu’omniprésente. Le pied. L’ambiance parfaite pour réaliser ton œuvre. Quoi de mieux qu’une pluie bien forte pour effacer toute trace d’un futur massacre ? Quoi de mieux que des nuages cachant le Soleil pour éviter à ton ombre d’apparaitre ? Quoi de mieux qu’aucun vent pour cacher une odeur ? Alors avec un sourire mi-figue, mi-raisin, tu sortis de ta demeure. Tous s’écartèrent. Personne ne savait ce que tu pouvais faire en réalité, mais tous savaient que tu étais dangereuse. Comment ? Tout simplement car ton regard et ton comportement le laissaient prédire. Tu voulus rire. Mais tu te tus. Pourquoi rire ? Tout simplement car l’humanité était si pathétique. Ils jugeaient sur un simple regard. Ils pensaient connaitre la personne seulement en la voyant. Ils pensaient connaitre ses ambitions simplement en l’écoutant parler ou tout simplement en la voyant agir. Débiles. Ils étaient tout si pathétiques. Un bruit d’alarme et ta 206 se réveilla, telle une ourse endormie durant son hibernation. Depuis combien de temps ne l’avais-tu pas prise ? Oula … Tellement ! Aussi longtemps que toi-même tu ne t’en rappelais pas, en fait.
La route filait. Les paysages morbides ne cessaient de se propager. Ainsi que le ciel exécrable. Aucun son, pas même un oiseau. En même temps, qu’est-ce que foutrait un sacré piaf dans un environnement où il risquerait de se faire bouffer comme un poulet au KFC ? Surtout s’il se pose à NY … Il n’y a que les cleps qui s’y aventurent en fait … Sans doute, car ils sont les seuls carnivores et prédateurs, surtout, capables de se défendre contre les bêtes de la nuit. BREF. Après ce petit interlude, qui ne sert strictement à rien avouons-le, revenons-en à nos moutons. La route filait, bla bla, et tu ne cessais de compter les minutes. Avais-tu hâte ? Tu ne savais même pas en fait. Tu ne ressentais rien. Tu étais la machine de guerre du gouvernement, en fin de compte. Le robot nettoyeur comme ils aimaient tant t’appeler quand ils te croisaient. En même temps, ils n’avaient pas totalement tord … Tu n’étais présente que pour pouvoir nettoyer ce qu’ils n’osaient pas. Tu étais simplement là pour éliminer des éléments qu’ils se refusaient de supprimer, clairement car ça pourrait nuire à leur réputation et leur carrière. Pauvres égoïstes qu’ils étaient.
13h55.
Cinq minutes. Il ne restait plus que cinq minutes avant que ton œuvre commence. Tu te mordis la lèvre inférieure, d’impatience et te planquas derrière ta voiture. Tu avais hâte en fait, mais tu n’as jamais voulu réellement l’avouer. Aimais-tu tuer ? En fait, je pense que ce n’est pas tant le fait de tuer qui t’excitait autant mais plutôt le fait de traquer. Traquer, chasser, suivre les traces, les odeurs, voir la peur dans le regard des autres, sentir leurs poils se hérisser. Ouais, c’était un véritable bonheur pour toi. Soudain … Une tignasse mi-brune, mi-chocolat s’approcha. Elle tournait en rond. Elle inspectait les environs. Pas besoin de lui demander qu’elle savait déjà qui elle était. Elle semblait perdue. Mais elle semblait surtout complètement paniquée. Un sourire satisfait apparut alors sur tes lèvres tandis que tu te laissas envahir par ton instinct. A tel point que la panthère prit rapidement ta place. Un lèchement de babines et tu sortis délicatement de derrière le véhicule. Tes coussinets se posèrent sur le sol avec silence, tandis que tu avançais très délicatement. Ta flanquant au sol brutalement dés qu’elle se tournait vers toi. Elle ne devait pas te voir. Soudain, tu pris appui sur tes adducteurs et sautas brutalement. Tes quatre pattes s’élancèrent, les crocs en avant, la gueule ouverte et les oreilles planquées sur ta nuque tu courus. Un hurlement. Une morsure. Et la jeune femme se retrouva brutalement à terre. Morte ? Oh non. Seulement gravement blessée. Tu venais de lui arracher le talon d’Achille. Mais pourquoi ? Tout simplement car tu avais envie de jouer aujourd’hui.
Mais bien sûr … Qui dit éclate, dit emmerde aussi, non ? La situation ne serait pas drôle sans un retournement sinon. Un étouffement se fit entendre. Ainsi qu’un sifflement. Tu te retournas brutalement et tu feulas. Putain ! Les rôdeurs ! Il y en avait une dizaine et tu étais en panthère ! Putain c’est pas vrai ! Un regard sur la jeune femme, puis ta voiture. La jeune femme … Ta voiture. Alors soudain, tu sautas sur elle et l’égorgea. Une bonne chose de faite ! Mais bien sûr … Les créatures ne se satisfont pas d’un seul cadavre. Ce serait vraiment trop beau ! Tu courus jusque ta voiture ! Te transforma bien rapidement mais … Tu étais nue. Evidemment. Le temps que tu t’habilles et tu serais morte. Oh et puis merde ! Il y avait personne ! Tu pris ton flingue sous ton short et commença à tirer. Un, deux, trois, quatre bêtes au sol avec un trou dans le crâne. Mais il en restait six. Et tu n’avais plus que 5 balles …


© Gasmask
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MessageSujet: Re: one day. |pv   Lun 17 Aoû - 19:23


ONE DAY
 
« Alicja, Alicja... Qu'a-t-il bien pu t'arriver... »

Je soupire en murmurant ces quelques mots, marchant dans cette Nouvelle Orléans qui me semble toujours aussi étrangère. Certes, j'apprécie ce lieu, j'apprécie l'Ouest de la ville... je m'y sens... bien. Mais nous sommes bien loin de ma Pologne natale, ou même de la Russie de ma très chère et tendre mère... et d'Alicja. Elle m'en parlait souvent, lorsque nous étions au camp... Elle me parlait de son horrible mari qui l'avait « achetée » à son père, mais surtout des steppes russes qui lui étaient si agréables. Elles lui manquaient... Mais certainement moins qu'elle me manquait. Chaque parcelle de mon être réclamait sa présence.

J'en suis réduite à ça aujourd'hui : errer sur Terre, jusqu'à ma mort, en pensant à Elle. A Alicja. Je ne vis qu'à travers son souvenir, qu'à travers la vengeance... Mais je crois qu'elle commence à me lasser. La seule chose réelle, qui me fasse survivre, c'est la pensée qu'un jour, peut-être, je la retrouverai. Elle n'est pas morte. Elle ne peut pas l'être. Ce n'est pas possible... Je n'ai pas vu son corps. Pourtant, quand ils m'ont appris sa mort, je ne l'ai pas cherchée... j'ai explosé. J'y ai cru, j'ai accepté sa mort sans me poser de questions, parce que nous étions dans un environnement hostile... Et j'ai décidé de la mienne. Ma mort. Peut-être est-elle toujours en vie quelque part ? Mais... quel âge aurait-elle ? Se souviendrait-elle de moi... ?

Je chasse ces idées sombres de mon esprit. Je ne peux pas penser négativement. Bien sûr qu'elle se souviendrait de moi, elle ne peut pas m'oublier ! Elle est mon âme sœur comme je suis la sienne... Mon âme jumelle... Celle qui fait tout simplement battre mon cœur. Et qui me rend humaine. J'ai besoin de cette part d'humanité... car sans elle, je ne suis rien. Ou alors... Un monstre. Je ne l'ai pas toujours été, mais aujourd'hui, la destruction est devenue une partie de ma philosophie et c'est assez dérangeant... pour les autres. Mais je vais me reprendre... Je vais essayer... C'est assez difficile lorsque l'on a torturé des hommes durant des décennies ! Vous croyez qu'il existe des thérapies ? Une cure de désintoxication de la torture ? Ah ah... Suis-je drôle !

Je me surprends à sourire le long de la route, alors que j'avance sans but. Il m'arrive parfois d'avoir des idées étranges, mais une thérapie ou une cure, ça, c'était une première ! Un bruit. Un coup de feu. Plusieurs. Mes idées se perdent dans mon esprit tandis que je ne peux m'empêcher de suivre ce bruit et les cris que j'entends. Lorsque j'arrive enfin sur le « lieu du crime », je vois des corps étendus sur le sol et d'autres créatures prêtes à sauter sur une voiture qui se trouve juste devant moi. Plus précisément : elle se trouve entre les créatures et moi. J'avance, du coup, vers cette dernière et quelle fut pas me surprise lorsque je vis une femme, entièrement nue, arme au poing, et légèrement tendue. Un tir de plus et c'est une autre créature qui s'effondre. Cela fait maintenant cinq corps au sol : quatre bêtes et une femme...

J'ai déjà vu ces créatures auparavant... ce sont des zombies, les mêmes qu'à Darkness Falls. Je les avais évités pendant toutes ces années, en tuant une bonne partie, mais ici, cela sera plus facile. D'autant que j'ai ceci, un Luger P08... Il me rappelle des souvenirs. Mais avec le journal, je ne peux pas me permettre de laisser les choses au hasard... et il arrive parfois que la magie ne suffise plus à me protéger. Et en voici un exemple flagrant ! Les zombies s'avancent rapidement vers la voiture... je ne dois plus réfléchir, mais agir. Je tire dans le crâne du plus proche de la voiture, il s'effondre devant la vitre ouverte de la brune. Je m'approche, plus assurée, et me retrouve derrière la voiture, tirant à nouveau. Mon regard croise celui de la brune qui semble étonnée. Très jolie au demeurant... Je lui fais un signe de tête tandis que je tire une troisième fois sur une de ces choses dépourvues de conscience. Dans le fond, je crois que je les envie...
 
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