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 « a rabbit hearted girl » ㄨ connor&cordelia

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↳ Métier : + fauche les hommes de la classe moyenne qui foulent le même sol qu'elle, sans honte.
↳ Opinion Politique : + le gouvernement, comme la Résistance, sont une bande d'écervellés mal baisés, rien de plus, rien de moins.
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↳ Playlist : ELLE KING, ex's & oh's + GIN WIGMORE, kill of the night + MUSE, undiclosed desires + ELLIE GOULDING, don't need nobody + BAND OF SKULLS, i know what i am + FLORENCE, seven devils + HONOR SOCIETY, here comes trouble + THE PRETTY RECKLESS, kill me + LYKKE LI, get some + GHINZU, high voltage queen + THE SATURDAYS, turn myself in + DAVID GRAY, the other side + ARIANA GRANDE, thinking about you.
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MessageSujet: « a rabbit hearted girl » ㄨ connor&cordelia   Dim 16 Aoû - 23:57


a rabbit hearted girl

This is a gift, it comes with a price. Who is the lamb and who is the knife? Midas is king and he holds me so tight and turns me to gold in the sunlight.


FEBRUARY 2012

Dépaysée. C’était peu de le dire. Elle avait passé des années… non, des siècles, voire même ce qui lui paraissait être des millénaires, dans une contrée inconnue. Étrangère et obscure. C’était surtout ironique, à vrai dire. Inconnue, car personne n’avait réellement mis le doigt sur ce qu’était cet endroit, bien que Cordelia avait toujours eu sa petite d’idée sur ses origines. C’était L’Enfer, nul doute sur ça – au moins, ça l’eut été pour la sorcière. Mais, maintenant qu’elle reflétait sur ce Purgatoire, cet endroit se révélait particulièrement familier de par le simple fait qu’elle y avait passé tous ces siècles. À vrai dire, cet endroit, duquel, en toute honnêteté, elle connaissait si peu malgré le fait d’y avoir passé les derniers siècles, lui semblait plus coutumier que l’endroit où elle se trouvait présentement. New York.

Un rictus insolite, repu d’une certaine cautèle, s’ébauchait sobrement sur son bec alors qu’elle ressassait ces derniers reflets. Elle avait peut-être abandonné un Enfer derrière elle, mais ne vous méprenez pas, ce n’avait été, à priori, que pour mieux prendre pied dans un autre. Car, c’était ce que c’était ; l’Enfer. Peut-être même le vrai, cette fois-ci. Aucunes flammes – bien qu’il n’en avait eues aucune à Darkness Falls non plus, mais n’ayez crainte, elle se sentait suffoquer dans les recoins de ces nouvelles abysses qu’étaient cette grosse pomme. Comme si elle respirait les contrecoups et retentissements d’un feu vorace qui embrasait les horizons et le ciel de rouge, de jaune et de noir, mais qu’elle n’en pouvait pas voir les couleurs pour une raison qui lui échappait – comme bien des choses d’ailleurs. À vrai dire, la vipère n’arrivait guère à contempler les choses autour d’elle se faire dévorer, encore moins pouvait-elle les voir rôtir et noircir – mais elle avait tout juste l’impression que c’était son cas à elle. Que c’était elle qu’on rôtissait à flammes qui échappaient aux yeux des mortels. Étouffée, au bord de l’asphyxie, dans un ‘monde’ qui eût censé être sa rédemption, la succube se sentait plus déroutée que jamais.  Ces immenses gratte-ciels lui rappelaient presque les murs d’une geôle – peut-être l’étaient-ils finalement.

Cela ne faisait que quelques jours que Cordelia avait abandonné derrière elle la terre morte sur laquelle elle avait vécu ces derniers siècles. Certes, elle savait que, à l’opposé de son escale au pandémonium, qu’elle n’était à New York que depuis quelques jours. Le nombre exact lui échappait, comme bien des choses d’ailleurs. Cette civilisation lui paraissait si discordante, peut-être même disparate en quelque sorte. Difficile à dire ; il ne restait à la vipère que de nébuleuses fresques de son époque moyenâgeuse. À vrai dire, même la majorité du temps écoulé à Darkness Falls demeurait sibyllin. Entre les siècles qui étaient passé et simples mécanismes psychologiques de défense, la brunette ne saurait vous dire les raisons derrières ce brouillard qui l’enclavait présentement. La morale de cette histoire, en revanche, c’est qu’elle était désorientée – plus que jamais.

Prenant refuge dans une boutique du centre-ville, la sorcière était à la fois étourdie et comblée par le flot intarissable des passants. Il était pénible de vivre parmi eux après ce qu’elle avait vécu toutes ces dernières années, mais elle ne pouvait contester le fait que cela lui facilitait la tâche. Celle de ‘survivre’. Plus concrètement, celle de voler. Le concept, aussi universel était-il, prenait une toute autre dimension. Là où voler se révélait être une question de diligence ou de manipulation à Darkness Falls, les règles changeaient ici. Les mécanismes de surveillance de cette époque dépassaient ceux qu’elle eût connus auparavant. Des ‘caméras’ que Loukas les avaient appelés. De drôles de bêtes, il n’y a pas à dire. Que l’une des millièmes inventions qu’elle débutait tout juste à saisir. Mais Cordelia apprenait vite. Elle n’avait pas le choix. C’était vivre ou mourir. Et les ennemis étaient les mêmes ; ils l’avaient toujours été.

Ce qui n’était plus le même, c’était les obstacles qui se présentaient à elle. Enfin, ce n’était pas tout à fait vrai. Ils ne lui étaient pas totalement inconnus, mais jamais n’avait-elle eu à faire face à ceux-ci à Darkness Falls. La faim, la soif…Cordelia réalisait, péniblement à présent qu’elle devait tout faire pour les outrepasser – y compris, voler, qu’elle était de nouveau…humaine et vivante. Dieu sait qu’elle avait passé un nombre inimaginable d’années à se poser la question lorsqu’elle était encore là-bas. Vous savez, les questions qu’on se pose, malgré nous, dans l’Après-Vie. Longtemps s’était-elle demandé si, malgré sa mort il y a tous ses siècles, était-elle toujours considérée… vivante? Et si il eût été le cas, l’était-elle toujours présentement qu’elle était de retour dans le monde des vivants?
Sans surprise, ses introspections lui donnèrent la migraine, la succube décida donc de se concentrer sur ce qu’elle était venue faire en premier lieu. Vêtue de noir de la tête aux pieds, elle portait également sur sa tête une casquette de baseball d’une équipe dont elle ne connaissait pas le nom, mais que Loukas semblait supporter. Cordelia avait tout planifié. Le plan était simple ; garder la tête basse, éviter le regard satanique de ces bêtes mécaniques et électriques. Quant aux quelques personnes autour d’elle, rien de bien difficile. Ses pouvoirs lui permettaient de tromper leur cortex visuel à négliger sa présence et à leur nerf auditif d’entendre une douce mélodie plutôt que l’alarme qui allait sonner lorsqu’elle franchirait la porte. Naturellement, à partir du moment où elle franchirait la porte, elle allait devoir se contenter de faire ce qu’elle savait mieux faire ; courir.

Fourrant les bouts de tissu dans son sac, son manège débuta. Et sans plus tarder, la brunette franchit le seuil de la porte, la fureur aux pieds, peut-être même la peur au ventre. À vrai dire, la transition était toujours difficile et elle avait l’impression qu’on la challengeait encore dans une bataille dans laquelle personne ne voulait la voir cueillir les lauriers.
Le visage sans cesse rivé derrière elle, comme pour s’assurer que personne ne la suivait, Cordelia en oublia sa règle primordiale, laquelle elle s’était juré de toujours suivre ; ne jamais regarder derrière elle. Et elle paya les contrecoups de sa transgression lorsque son corps coalisa avec un autre, à priori beaucoup plus large et robuste que le sien. Ses iris caféinés trouvèrent rapidement refuge dans ce ciel émeraude dont elle appréhenda la chute quelques tendres secondes avant de reprendre de ses esprits. Si elle eût été presque dupée par un visage comme elle en avait rarement vu, l’uniforme que revêtait l’homme devant elle lui rappelait sa triste réalité. Loukas l’avait soigneusement mise en garde contre son genre… celui des policiers.

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MessageSujet: Re: « a rabbit hearted girl » ㄨ connor&cordelia   Mar 1 Sep - 18:54

« Blackpearl finissez votre café, arrêtez d’amuser la galerie et allez donc mettre votre uniforme. » le chef Emerson venait de s’adresser à Connor d’un ton qui ne laissait aucune possibilité de réponse et pourtant le Texan s’y risquait « Mais euh pourquoi l’uniforme Chef ? » questionnai-il avec un air perplexe, ou con ça dépend du point de vue. Son supérieur eu l’air surpris à son tour que l’officier de police puisse lui poser cette question alors que la réponse lui semblait si évidente « Est-ce que vous vous foutez de moi Blackpearl ? Vous croyez vraiment qu’après votre numéro d’hier vous allez vous en tirer comme ça ? » le blond haussait les épaules,  à vrai dire oui il croyait s’en tirer à bon compte malgré sa désobéissance et les risques qu’il avait pris, puisque après tout cela c’était avéré payant. « On a bouclé l’enquête et les responsables ont été arrêté alors… » « Alors rien du tout, vous irez en patrouille jusqu’à nouvel ordre ! » la mine du Texan venait de se décomposer, il jetait son gobelet de café sans même terminer celui-ci et se dirigeait vers les vestiaires afin d’enfiler son uniforme de flic. Connor marmonnait son mécontentement pour ce qui lui paraissait assez exagérer comme punition alors qu’il n’avait fait que son boulot. L’excès de risques était un petit plus de son cru, sa marque de fabrique mais les résultats étaient au rendez-vous et son égo en prenait un coup que d’être considéré comme un mauvais élève à qui on mettrait le bonnet d’âne.
Néanmoins bien que la perspective de devoir faire des patrouilles en ville n’était pas vraiment du goût du Texan, il se trouvait chanceux de ne pas avoir à s’occuper de la circulation. Finalement changer d’activité ne lui ferait pas de mal, ça lui rappellerait ses débuts lorsqu’il sortait à peine de l’école de police et qu’il faisait ses premiers pas sur le terrain. Et puis le point positif était que c’était souvent bien plus tranquille comme activité que de devoir démanteler un réseau de prostitution, de trafic de drogue ou trouver des preuves de détournements en tout genre. Connor essayait de voir les choses d’un œil positif, ça lui réussissait toujours mieux de se montrer optimiste et de voir ce qu’il pouvait tirer de bon d’une situation aussi inattendue et chiante fut-elle. Ainsi lorsqu’il fut habillé c’est en flic souriant qu’il se présentait au bureau du sergent en charge des patrouilles où l’attendait déjà son coéquipier clé de voiture en main. Cette nouvelle journée débutait et le flic avait à cœur de prouver qu’il savait faire preuve de discipline, il prouverait au chef que cela lui avait servit de leçon afin de réintégrer au plus vite son équipe.

Ils entamaient la deuxième ronde, empruntant le même itinéraire que précédemment ou presque… et Connor perdait déjà patience. Le temps lui paraissait long et cette patrouille était d’un ennui mortel, pire son coéquipier était sans doute le plus gros lèche cul que la terre ai porté et il semblait allergique à toutes initiatives. « Bon et un café ou un donuts, les deux même peut-être on peut quand même… non ? » l’autre patrouilleur paru hésiter « Je sais pas mec les règles c’est… » « Fait pour être contournées ! Il faut que je bouffe quelque chose pour m’occuper je m’emmerde vraiment trop là. » lâchait Connor comme un aveu de désespoir. « Ouais ok on peut faire ça mais tu ne diras rien au sergent, hein ? » le Texan se tapait le front avec la paume de sa main « Mais le sergent sait très bien comment ça se passe dans les bagnoles de patrouille alors arrête de faire dans ton froc, dans deux pâtés de maison tu t’arrêtes et je vais nous chercher deux cafés et des p’tits trucs à manger. » l’autre acquiesçait mais il sentait à quel point cela le stressait d’agir hors de ce qu’il pensait être les sentiers battus. Le flic savait que ce coéquipier ne lui avait pas été attitré par hasard et ce soir il était persuadé que son chef ne manquerait pas de le gratifier d’un sourire qui en dirait long sur sa responsabilité là dedans.
Et deux blocs plus loin le patrouilleur ne s’était pas débiné, il s’arrêtait comme le lui avait demandé Connor lequel s’empressait de sortir du véhicule de patrouille « J’en ai pas pour longtemps. » informait-il en sachant très bien que l’endroit où il projetait d’aller était encore un bloc plus loin mais au moins cela lui laissait l’opportunité de pouvoir se sentir un peu libre le temps de quelques minutes. Et puis ce n’était pas comme s’il ne faisait pas son boulot puisqu’il continuait de patrouiller, mais à pieds… Ainsi le flic déambulait dans les rues new yorkaise, lesquelles étaient plutôt calme, tout en songeant à ce qu’il allait prendre comme pâtisseries pour lui d’abord et puis pour son coéquipier éventuellement. Le Texan n’était d’ailleurs plus très loin de son but quand son ouïe fuit attirée par un alarme, celle dont sont équipés la plupart des magasins. Se postant au coin de la rue son regard s’arrêtait sur la sortie de la boutique en question dont venait de sortir une jeune femme à l’attitude suspecte. Sa tenue vestimentaire, sa façon de regarder le sol puis de se retourner comme si elle avait le diable à ses trousses, pas besoin d’avoir fait d’études poussées en criminologie pour comprendre que cette nana  n’y était pas pour rien si cette alarme s’était déclenchée.

Il était du devoir de Connor d’intervenir malgré l’absence de son coéquipier, de toute façon il serait sans doute plus un fardeau qu’une aide. Ainsi changeant son itinéraire le flic fit en sorte de se placer sur la trajectoire de la fuyarde. Quelques mètres plus tard, trop occupée à regarder si elle n’était pas poursuivit la fugitive se heurtait au Texan. Dans son regard il lu de la surprise, probablement ne s’était-elle pas attendue à se retrouver si rapidement confrontée aux force de l’ordre, dommage pour elle qu’il eu été dans le coin. « Habituellement les gens regardent devant eux quand ils marchent. » lâchait-il avec un petit rictus « Enfin sauf ceux qui ont quelque chose à se reprocher et qui on peur d’être rattrapé. » il tapotait son insigne avec son index « Police de New York, vous m’avez l’air étonnement pressée Madame. » sa remarque s’accompagnait d’un haussement de sourcils alors qu’il observait plus attentivement celle dont il doutait de l’innocence. Son regard s’arrêtait alors sur son sac duquel dépassait à peine un bout de tissu « Pourriez vous ouvrir votre sac s’il vous plait ? Vous sortez de cette boutique il me semble et étonnement l’alarme sonne… Je ne suis pas un grand adepte des coïncidences. » surtout pas de ce genre là.
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MessageSujet: Re: « a rabbit hearted girl » ㄨ connor&cordelia   Ven 4 Sep - 23:26


a rabbit hearted girl

This is a gift, it comes with a price. Who is the lamb and who is the knife? Midas is king and he holds me so tight and turns me to gold in the sunlight.

La silhouette qui s’ébauchait finement, mais sûrement, s’imprimant fougueusement contre sa rétine, secoua sa poitrine d’une concise, mais violente, respiration qui la tenue en haleine l’instant d’un moment beaucoup moins succinct. Son regard bronzé, encore caparaçonné d’un mascara datant de la veille, s’égarait dans les méandres béryl du bougre qui se tenait droit devant elle. Une œillade succincte s’accorda, contre le gré de la sorcière, à  cette chevelure cuivrée en bataille, avant que ses iris ne glissent furtivement de ses lippes timidement pulpeuses à cet insigne argenté qui renvoyait une esquisse nébuleuse de son portrait. Du sucré à l’amer, le fait même l’écœurait presqu’autant qu’il ne l’alarmait. Cette sublime vue ne se révéla être que les chimères d'une cruelle blague, trouvait-elle.
Attisant un stress qui consumait déjà ses entrailles depuis quelques secondes, doute et suspicion harnachaient les traits du beau blond, même derrière ce rictus qui lui paraissait curieusement trop bienveillant. « Habituellement les gens regardent devant eux quand ils marchent. » La remarque ne la fit pas glousser, encore moins lui soutira-t-elle le semblant d’un rictus ou quoique ce soit d’autre si ce n’est un certain témoignage d’agacement. Car, elle l’était ; agacée. Agacée d’être prise la main dans le sac, agacée d’être tombée sur un flic, agacée de sa première remarque – et nul doute de celles qui suivraient. Ses dents blafardes lacérant la peau de ses joues, l’esprit de la sorcière roulait dès lors pour trouver à la fois une remarque à concéder au policier, tout comme un moyen pour prendre la poudre d’escampette et jouer les filles de l’air comme personne d’autre ne le pouvait. Pas même un mot n’avait franchi la barrière de ses lèvres que l’agent devant elle lui octroya une énième remarque langée d’une suspicion qui était loin d’être subtile – mais son petit doigt lui disait qu’il ne cherchait pas à l’être. « Enfin sauf ceux qui ont quelque chose à se reprocher et qui ont peur d’être rattrapé. » Naturellement, cette dernière invective lui passait encore plus de travers que la précédente, et si elle n’avait pas été du genre à tenter si désespérément de faire profil bas en ces temps, elle aurait utilisé ces dons qui lui étaient si uniques pour se sortir de ce pétrin. Des ressources auxquelles Cordelia n'espérait pas à avoir recours, mais dont elle n'hésiterait certainement pas à employer si les choses tournaient au vinaigre.

Ce pétrin lui montait au cœur, alors que dégoût et aversion fracassèrent la beauté sereine de sa façade. Elle abhorrait être placardée à un coin de la sorte – et la succube priait pour une simple diversion, la plus anodine soit-elle si nécessaire, mais il lui en fallait une si elle convoitait fuir la scène.
Et comme si le beau blond n’était pas suffisamment insolent, il entreprit de tapoter son insigne – fièrement, comme un sot gamin qui rapportait à sa mère un bulletin irréprochable dans l'espoir si puéril d'obtenir quelques éloges. Un sourire benoît, dont autant authenticité que la sincérité étaient franchement à remettre en question, s’esquissa sur son portrait, avant qu’il ne s’écroule aussitôt lorsque le bouffon devant elle fractura de nouveau le silence de palabres oiseuses. « Police de New York, vous m’avez l’air étonnement pressée Madame. » Madame?! Déglutissant péniblement, la démone cultiva l’échange d’un regard flegmatique et placide entre elle et le blondin, soignant un certain dédain et mésestime pour la figure d’autorité devant elle. À vrai dire, la vipère trouvait fort dommage qu’un charme aussi renversant et une plastique aussi remarquable soit gâchés sur un pauvre abruti comme lui. « C’est parce que je le suis, Monsieur. » Ces marques de politesse superflues l’auraient fait glousser si elle n’avait pas été aussi irritée par l’impertinence – consciente ou non – du flic. « Donc, si vous m’excusez, je vais – » Cordelia l’avouerait elle-même ; ce fût stupide de penser qu’elle aurait pu s’en sortir aussi facilement. Aussitôt dit qu’elle se fait interrompre par le beau blond. « Pourriez-vous ouvrir votre sac s’il vous plait ? Vous sortez de cette boutique il me semble et étonnement l’alarme sonne… Je ne suis pas un grand adepte des coïncidences. » Ces pupilles se dilatèrent quelques secondes, avant que cette façade sur laquelle elle avait travaillé si fort ne reprenne le dessus. « Non. » fût la première réponse qu’elle concéda à la requête du jeune homme. Un soupir transcenda l’éther, avant que la sorcière ne passe furtivement une langue fugace sur ses lippes rosées. « Écoutez… vous faîtes erreur. » C’était beaucoup moins pugnace que « vous faîtes une grande erreur », pensa-t-elle – et pourtant, elle eût été à deux doigts de le menacer de la sorte.

Heureusement pour elle, malgré l’appréhension qui la tenait en main, la sorcière arrivait encore à jouer les faux-semblants. « Un homme aux intentions aussi douteuses que ses  apparences m’a interpelée, et j’ai senti le besoin de presser le pas. Rien de plus, rien de moins. » Persifla-t-elle, aussi convaincante pouvait-elle être dans de telles circonstances. Cordelia retira, à l’occasion, la casquette qu’elle revêtait sur ses cheveux, replaçant quelques une de ses boucles chocolatées. Dans une telle situation, elle avait besoin d’exhiber tous les atouts qu’elle pouvait afficher en toute subtilité, sans succomber aux allures humiliantes du désespoir. « Mais si vous êtes si certain d’avoir entendu une alarme siffler, peut-être devriez-vous aller jeter un coup d’œil là-bas. Le voleur est peut-être toujours dans les parages.... » Elle ponctua sa remarque d’une brève pause, le temps de plisser les yeux et d’imprimer le nom du personnage devant elle inscrit sous l’insigne qu’il avait si vaillamment exposé plus tôt. « ... Connor... BlackPearl. » Arquant les sourcils de manière interrogative, la brunette arrivait à maintenir ces airs innocents sans qu'ils ne paraissent manquer d'authenticité.
Si seulement ça pouvait être aussi facile…

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MessageSujet: Re: « a rabbit hearted girl » ㄨ connor&cordelia   Mer 9 Sep - 22:16

Parti en quête d’un café et de quelques pâtisseries Connor avait trouvé au détour d’une rue de quoi pimenter sa journée de patrouille. Un magasin se retrouvait toute sirène hurlante alors qu’une brunette coiffée d’une casquette en sortait justement. Drôle de coïncidences que la pseudo cliente ne fut si occupée à regarder derrière elle plutôt que là où elle mettait les pieds. Tout en elle puait la culpabilité jusqu’à sa mine renfrognée au moment où elle se rendait compte qu’elle venait tout bonnement de tomber sur un membre des forces de l’ordre. Ce genre de réaction amusait toujours le flic, cet instant où dans le regard des individus qu’il prenait sur le fait ou tout comme, il pouvait clairement lire leur pensée du moment à savoir : « Et merde. ». Enfin en tout cas c’est très sûrement comme ça que lui vivrait les choses s’il était à leur place, mais il se trouvait du bon côté de la barrière et détenait les menottes ainsi que leurs clés. Le Texan n’était pas peu fier d’exercer son métier, même si en l’occurrence se retrouver en uniforme à patrouiller n’étant pas ce qu’il préférait. Néanmoins avec cette interpellation il voyait là comme une chance de se racheter pour ses erreurs durant ces derniers jours, et cette prise de risque qui l’avait conduit à déambuler dans la Grosse Pomme en compagnie d’un mec aussi chiant qu’un dimanche pluvieux.
Comme la procédure le voulait Connor mentionnait son appartenance aux forces de police new-yorkaise en tapotant sur son badge avec cet air qu’on parfois les flics dans les films. Il aurait bien poussé le vice jusqu’à bombé le torse mais il trouvait tout de même des limites à son amusement personnel, aussi il se contentait de ponctué sa phrase d’un « Madame » dont il attendait de voir l’effet sur son interlocutrice. Cette dernière s’appliquait à le fixer avec un certain dédain mais elle il lui avait semblé percevoir comme un petit rictus d’inconfort à ce dernier mot. A vrai dire ainsi fagoté elle n’avait pas vraiment l’allure d’une dame, quant à son âge il ne lui ferait pas l’affront pour le moment de le lui demander mais elle n’avait pas l’air plus âgée que lui. Il avait souligné l’allure pressée avec laquelle elle se déplaçait avant de le heurter et sans ciller elle répliquait que c’était bien son cas. Elle cru sans doute qu’une telle affirmation suffirait à ce qu’il la laisse partir, peut-être même qu’il s’excuse de lui avoir fait perdre du temps, et avec culot entamait une tentative d’esquive.

Le Texan avait failli rire mais pour sa propre crédibilité il se devait de se retenir, aussi il n’esquissait qu’un léger rictus avant de lui demander d’ouvrir son sac afin qu’il puisse constater si oui ou non elle avait voler quelque chose dans cette boutique dont l’alarme continuait de sonner. Et il fut surpris que la brunette refuse avec aplomb. Non ? Habituellement les excuses pourries venaient avant le refus, en tentative de négociations, mais là elle avait juste refusé et aussi étrange que cela puisse paraître il ne pouvait pas lui forcer la main. A l’en croire il faisait erreur… bien sûr. Comment pouvait-il en être autrement ? C’était le discours favoris des criminels, mettre en doute les accusations en prétextant une erreur. « Évidemment. » soupirait-il à son tour. Le flic allait réitérer sa demande et user si besoin était de quelques menaces de devoir la traîner au poste alors qu’ils pouvaient régler ça rapidement si elle y mettait du sien mais il n’eut pas le temps de parler que déjà la fuyarde reprenait la parole. Son excuse était des plus classiques venant d’une femme. Un homme mal intentionné la poursuivait blablabla. Connor levait les yeux pas convaincu par le prétexte servit par la brunette « Hum hum. ».
Retirant sa casquette elle laissait retomber ses cheveux bouclés en cascade sur ses épaules et cela lui conférait une tout autre attitude, comme si une certaine assurance allait de paire avec sa coiffure. Le Texan fut même étonné que cela fut si flagrant pour son œil de mâle pour qui ce genre de détail n’avait habituellement pas d’importance. Affichant plus de confiance la jeune femme le conseillait sur ce qu’il devrait sans doute faire s’il était si sûr de lui quant à un potentiel vol. Elle ne manquait pas de culot à lui dire comment il devrait faire son boulot, néanmoins elle n’avait pas tort quant à l’intérêt d’aller voir ce qu’il se passait dans la boutique en question. Le flic ignorait la suite de son petit numéro dont il ne savait pas si c’était censé attirer son attention ou simplement rajouter un peu de théâtralité pour essayer d’être plus crédible. « Vous avez raison. Mais vous venez avec moi. » et sans attendre de réponse de la part de la concernée il l’empoignait déjà par les bras, fermement mais sans volonté de lui faire mal.

L’alarme avait fini par s’arrêter mais aucun employé n’était sorti, Connor s’approchait de l’entrée et observait l’activité dans le magasin où tout semblait étonnamment calme pour un lui où la sirène retentissait un instant plus tôt. Le regard émeraude du Texan passait d’un côté de la rue à l’autre puis revenait sur la jeune femme qu’ildarkseagreen]« Je vous ai vu sortir et l’alarme sonnait… Ce que je ne comprends pas c’est que personne d’autre ne soit sorti. »[/color] tout ça le laissait vraiment perplexe « Bon ouvrez votre sac qu’on en finisse. Si vous n’avez rien à vous reprochez je ne vois pas pourquoi vous refusez d’obtempérer. » il haussait les épaules « J’ai déjà assisté à des tonnes de fouilles, d’interrogatoires et des sacs de femme ouverts j’en ai vu des centaines. Même si vous vous baladez avec un sex-toy je ne jugerais pas, je fais juste mon boulot. » ce genre d’argumentation était une des raisons pour lesquelles il n’aimait pas toutes ces affaires de petits vols ridicules. « Ne m’obligez pas à vous emmener au poste pour si peu… » soupirait-il en laissant une dernière chance à la brune de montrer qu’elle n’avait rien à ce reprocher puisqu’elle le prétendait. En revanche Connor était bien convaincu du contraire, plus que sûr qu’elle avait dû piquer des fringues qui se trouvaient désormais dans son sac et que c’état là sa raison de ne pas vouloir l’ouvrir.
Finalement le flic perdait patience et en un temps record attrapait les menottes à sa ceinture pour les passer à la jeune femme « Bon on va aller au poste. » il allait appeler son coéquipier à la radio pour qu’il vienne en voiture les chercher puis repensait à ce qui à l’origine l’avait amené dans cette rue. Les yeux du beau blond se posaient sur l’enseigne de l’établissement où il devait se rendre en première intention et il fit une petite moue satisfaite tout en entraînant la brune avec lui « Venez, j’ai une course à faire. ». Ils allaient devoir attendre dans la file pour avoir les cafés et les donuts que le Texan s’était promis. Les autres clients le regardaient lui et la brune menottée avec un drôle d’air, voilà qui n’était pas très protocolaire comme manière d’agir mais tant pis, son estomac n’attendait pas. Ce fut l’affaire d’une petite dizaine de minutes avant qu’ils ne se retrouvent à nouveau sur le trottoir le flic les mains prises par les deux cafés et le sachet de donuts dans l’une et le bras de sa prisonnière dans l’autre. « Je vous lâche le temps d’appeler mon coéquipier, si vous êtes sage peut-être que je vous donnerais un donuts. » marchandait-il tout en lâchant sa prise sur la jeune femme le temps d’utiliser sa radio tout en ne la quittant pas du regard. Elle était quand même mieux sans sa casquette, bien que sa mine n’était pas des plus fraiches…
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MessageSujet: Re: « a rabbit hearted girl » ㄨ connor&cordelia   Sam 12 Sep - 9:33


a rabbit hearted girl

This is a gift, it comes with a price. Who is the lamb and who is the knife? Midas is king and he holds me so tight and turns me to gold in the sunlight.


Dans une vaine, et avouons-le, déplorable, tentative de lui en bailler une belle, la brunette semblait s’être tirée dans le pied davantage qu’elle ne s’était tirée du pétrin dans lequel elle s’était engloutie quelques minutes plus tôt. « Vous avez raison. Mais vous venez avec moi. » Aussi, sans tarder, le représentant de la loi attrapa son maigre bras d’une poigne tant vigoureuse que résolue, et pas même le sang froid de la sorcière ne put entraver son gosier de laisser un grognement revêche transgresser ses palissades vermeilles.  Le son, éternel fugitif, résonna quelques secondes, vibrant et retentissant contre une oreille masculine qui à priori n’en avait que très peu à faire, puis mourut aussitôt que la vipère se résigna à suivre les règles de jeu qu’on lui imposait. Elle se résignait peut-être à être trainée comme un vulgaire objet, mais ce n’était pas pour autant que cette mainmise aussi prétentieuse que l’homme en question ne lui hérissait pas le poil. Ainsi, Cordelia, hargneuse, mâcha des sonorités acariâtres qu’elle recracha dans l’air. « Vous me faîtes mal, vous savez. » Cette putain de gueule d’ange lui passait déjà de travers, mais pas autant que ce sourire carnassier bête comme ses pieds. « Imbécile. » marmonna-t-elle plus pour elle-même qu’autre chose, un roulement d’yeux sillonnant ses iris caféinés.  
Traînant sa carcasse de force, le beau blond la ramenait sur les lieux du vol, ce qui ne manqua pas d’extirper l’expression d’une certaine appréhension sur le minois de la sorcière. Façade qu’elle chassa aussitôt lorsqu’elle entrevit les deux émeraudes de Connor se poser de nouveau sur elle. Elle contemplait ensuite ce regard olive osciller dans tous les sens, gambadant d’un côté à un autre. Et il allait sans dire que Cordelia se trouvait terriblement aberrante, elle qui consentait que son esprit divague, même si ce n’est que pour de maigres secondes, à penser à quel point ce regard aurait presque été une motivation suffisante pour se laisser passer les menottes. La brunette n’avait pas forcément l’habitude de s’égarer dans de telles sottises, surtout pas pour le premier enfoiré aux gros bras et au sourire ivoirin. Naturellement, comme pour se convaincre qu’il n’était qu’une enflure exécrable et enrayer les contrecoups de cette plastique trop parfaite pour un sombre imbécile comme lui, la vipère lui recracha à la figure son venin le plus acariâtre. « C’est bon, vous avez fini? » Sans surprise, ses yeux se perdirent à nouveau dans un roulement long et pénible qui en disait long et large sur les réflexions qui lanternaient dans son crâne.

Une fois de plus, elle aurait du se douter qu’il ne la laisserait pas partir. Elle eût tout de même pensé brièvement que sa hargne aurait peut-être pu l’effrayer un maigre instant, et qu’elle aurait pu profiter de cette fenêtre pour prendre la poudre escampette. « Bon ouvrez votre sac qu’on en finisse. Si vous n’avez rien à vous reprochez je ne vois pas pourquoi vous refusez d’obtempérer. » Soupirant, la brunette passa sa dextre sur sa tempe, sa langue glissant furtivement sur sa lippe inférieure, témoignage subtile de son imagination qui entreprenait de trouver une excuse raisonnable. À défaut d’avoir tout le temps du monde, elle sortit la première chose qui lui passa par la tête – et qui malheureusement, n’était pas des plus brillantes, elle le concédait elle-même sans peine. « Parce que mes affaires personnelles y sont. Affaires dont je n’ai pas envie de partager avec le premier inconnu qui se pense tout permis. »  C’était presque ironique venant d’elle. Heureusement pour la sorcière, Connor ne la connaissait pas encore. Un sourire feint s’immisça sur son bec de rapace, à priori aussi vrai que l’intelligence de cet enfoiré. Elle ne se peina pas à dissimuler le mépris qui jonchait cette arabesque, et pour la énième fois cette minute, son visage se tordit à nouveau en une grimace agacée. « J’ai déjà assisté à des tonnes de fouilles, d’interrogatoires et des sacs de femme ouverts j’en ai vu des centaines. Même si vous vous baladez avec un sex-toy je ne jugerais pas, je fais juste mon boulot. » La mention lui soutira un questionnement, témoigné par son sourcil qui s’arquait presque timidement. Un sex toy? Perplexe, son regard bronze dévisagea le Texan. « Ne m’obligez pas à vous emmener au poste pour si peu… » Si son regard n’était pas suffisamment perplexe la première fois, il l’était définitivement cette fois-ci. ‘Au poste’, qu’entendait-il par là? Encore et toujours aussi désorientée par ces nouveaux concepts qu’elle débutait tout juste à embrasser lentement, elle détestait être coincée de la sorte, dans une situation dont elle ne pouvait pas totalement saisir tous les éléments. « Aux dernières nouvelles, personne ne vous oblige à quoique ce soit. À vrai dire, c’est même vous qui vous m’obligez à vous suivre comme une pauvre chienne. » Bilieuse et irascible, elle fût secouée d’un élan de vigueur qui lui concéda la force nécessaire pour se défaire de la prise du beau blond. « Et lâchez-moi, merde. » Caressant le bras sur laquelle s’était violentée la poignée de fer du jeune homme, Cordelia se contraignit à lui octroyer un regard sombre.

Grave erreur, à priori. Sans qu’elle ne s’aperçoive de grand-chose, l’armoire-à-glace qui s’entêtait à l’emmerder lui passa aux mains ce qui semblaient être des menottes. « Bon on va aller au poste. » Aussi, la vipère ne manqua pas de pester, son timbre acariâtre fracassant la sérénité des lieux. « Mais vous faîtes quoi là? Vous avez perdu la tête?! » Le flic pris d’une réflexion qui échappait à la succube, celle-ci fût contrainte de le contempler l’ignorer, avant de l’observer la traîner davantage comme un vulgaire objet sans importance. « Venez, j’ai une course à faire. » Hébétée par tant de stupidité assemblée dans une seule et même personne, la démone regarda presque avec torpeur le policier qui l’entrainait avec lui dans des affaires qui ne la concernaient ni elle, ni même ce pourquoi il était venu à même l’arrêter. « Vous devez vous foutre de moi là, vous n’êtes pas sérieux… » Déblatéra-t-elle, consternée par la plus puérile des situations dans laquelle elle s’était retrouvée depuis qu’elle avait mis le pied à New York.
Rapidement, ils se retrouvèrent dans un édifice qui ne lui rappelait rien, et dont Loukas ne lui avait jamais touché. Le concept ne la dépassait pas, elle avait su saisir ces chaînes de restauration et autres, mais elle ne pouvait s’empêcher de demeurer tendrement dépaysée malgré elle. Les regards curieux et indiscrets de la populace se rivant sur eux, duo suspect et insolite, la succube ne pouvait que détester l’attention. « Tout le monde nous regarde. » grogna-t-elle proche du policier, tentant en vain de dissimuler son visage des gens qui pourraient la connaître ou pourraient éventuellement la reconnaître plus tard. L’humiliation était déjà suffisamment profonde, elle n’avait pas besoin de se reproduire une deuxième fois. « Est-ce que vous deviez absolument faire en sorte qu’elles soient aussi serrées? » ronchonna-t-elle une fois de plus, entre ses dents, gémissant dans le but vain de les rendre moins contraignantes.

Ce qui lui paru être une éternité se révéla n’être qu’une dizaine minutes, et aussitôt, les deux insolites personnages franchisèrent le seuil de la porte, et un soupir en fit de même avec le seuil des lèvres de la succube. Trainée à nouveau, ce fût au tour de Cordelia de commencer à perdre patience. Mais rapidement, elle réalisait qu’elle ne considérait pas la situation comme elle considérait les autres. N’était-elle pas une sorcière après tout? Et, Connor, qu’un simple et pathétique mortel des plus communs? Et c’est à ce moment-là qu’elle retrouva réellement une nonchalance qui lui était si coutumière. Ses muscles, tantôt tendus et raides, se desserraient à une vitesse impressionnante. « Je vous lâche le temps d’appeler mon coéquipier, si vous êtes sage peut-être que je vous donnerais un donuts. » L’opportunité était idéale, malgré la détermination du beau blond à garder ses yeux émeraudes rivés sur elle, il faillirait à la tâche l’instant d’une maigre seconde –  et c’était tout le temps qu’elle lui fallait pour le piéger dans l’une de ces illusions. Mais prendre la fuite lui déplaisait presque à présent et ce serait presque généreux de sa part. À cet instant même le regard orné de malice et vice de la démone glissa sur la silhouette du Texan. « Deux… et je considérerais peut-être votre offre. » Un léger rictus s’esquissa sur son bec, un air séducteur déjà plus flagrant s’immisçant sur son faciès.
Éternelle succube, Cordelia se rapprocha du jeune homme encore plus – lui qui la tenait déjà quelques centimètres de lui en guise de sécurité. « Vous avez vraiment les plus beaux yeux verts. » susurra-t-elle, les sonorités sybarites de son timbre de voix mielleux caressant le cou du jeune homme, alors qu’elle plongeait son regard dans ce ciel béryl. Elle était un peu consternée par le fait qu’elle n’avait pas à son accès ses mains – instruments de séduction fidèles à la sorcière. Mais en toute réalité, son but n’était pas réellement de le séduire – et pas même la brunette était suffisamment prétentieuse pour penser réussir un tel exploit dans ses états. En revanche, on ne pouvait nier que le tout créait une superbe distraction pour ce qui suivit. Bousculant consciemment contre le corps du blondinet, la vipère contempla l’un des cafés que tenait déjà péniblement Connor déverser contre son uniforme New-Yorkais. Sans surprise, la brunette laissa les images s’imprimer sur sa rétine sans broncher le moindrement, allant même jusqu’à se mordre la lèvre inférieure alors qu’elle haussait les épaules avec une indifférence particulière. « Oops. » Sa langue claquant contre son palet, Cordelia grimaca tendrement avant de poursuivre, les yeux plissés par une moue interrogative. « Par simple curiosité, est-ce que je dois oublier  ce fameux... ‘donut’? » La vérité, c’est qu’elle n’y avait encore jamais gouttée et elle aurait presque pu regretter son petit manège pour cette raison même.

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MessageSujet: Re: « a rabbit hearted girl » ㄨ connor&cordelia   Lun 14 Sep - 18:06

La brunette était trop peu coopérative pour ne rien avoir à se reprocher et Connor n’appréciait pas tellement qu’elle lui fasse perdre du temps inutilement à minauder comme c’était le cas. Certes les circonstances de cet événement étaient pour le moins intrigants. La sirène avait retenti mais c’était presque comme s’il avait été le seul à l’entendre… Cependant si elle était aussi innocente qu’elle le prétendait le simple geste d’ouvrir son sac lui aurait permis de pouvoir vaquer à nouveau à ses occupations et au Texan d’aller chercher son précieux sésame alimentaire. Le beau blond perdait quelque peu patience, il n’aimait pas franchement que l’on se paye sa tête et encore moins par quelqu’un qui puait la culpabilité à plein nez. Des petites frappes comme elle le policier en voyait tous les jours, certains étaient même devenus des indics il était donc inutile à la jolie brune de lui réciter la messe, il connaissait leurs petits tours de passe-passe. Néanmoins il avait offert une dernière chance à l’arrogante jeune femme de lui donner tort une bonne fois pour toute, il était tout à fait prêt à reconnaître son erreur si elle se décidait enfin à ouvrir son foutu sac. Faire dans le social faisait aussi parti du métier de flic Connor l’avait appris dès qu’il eu commencé à faire ses armes sur le terrain, aussi il tentait de dédramatiser la situation et de mettre à l’aise la suspecte. Il se foutait pas mal de quelles affaires personnelles elle parlait, il voulait seulement s’assurer qu’aucune marchandise volée ne fut dans son cabas.
Ses airs d’ahuries n’arrangeaient rien à l’affaire et le Texan avait de plus en plus la sensation qu’elle le prenait pour un idiot. Le regard de la brune s’était emprunt de perplexité alors qu’il évoquait un éventuel sex-toy dont elle aurait honte et son trouble s’accentuait quand le flic menaçait de l’amener au poste de police. Mais bien qu’elle ai eu l’air d’une parfaite idiote la demoiselle s’avérait des plus têtues et qui plus est avec du répondant. La caractérielle brune soutirait un léger rire au Texan lorsqu’elle fit sa petite crise sur sa liberté entravée « Je soumettrais l’idée d’une laisse comme équipement supplémentaire. C’est vrai que ça serait pratique. » raillait-il avant de décidé que ce petit jeu commençait à le lasser et qu’il devait employé des moyens plus efficaces. La paire de menotte se refermait sur les poignets de la voleuse présumée et Connor n’avait pas réellement prêté attention à ne pas trop serré les nouveaux bracelets de la jeune femme. Il espérait que le geste pourrait l’inciter à se mettre à table tout de suite sans qu’il n’ait à aller encore plus loin mais elle semblait avoir la tête dure. Néanmoins le Texan n’avait pas perdu de vue l’objectif premier de sa venue dans le coin et sans prêter aucune attention à celle qui état désormais une prisonnière, s’engageait en direction de l’établissement convoité.

Oui tout le monde les regardait mais Connor s’en foutait totalement, et tant mieux si la brunette était gênée ça lui apprendrait à se comporter avec insolence devant un flic qui ne voulait que faire son boulot et surtout s’acheter des donuts. Les iris émeraudes du Texan glissaient en direction de la jolie brune qui en plus d’afficher un malaise non feint se plaignait de la sensation douloureuse des menottes sur ses poignets « Est-ce que vous êtes obligée d’être aussi chiante ? Tout ça n’est que la conséquence de vos actes. » si elle avait été moins têtue elle serait peut-être déjà loin et lui de nouveau dans la voiture de patrouille avec son ennuyeux collègue… bon au final il n’était pas aussi perdant que cela. Mais le flic n’étant pas prêt à faire des concessions sur son petit encas c’est avec une certaine fierté qu’il ressorti de la boutique avec son butin. Restait que l’étape du retour de son coéquipier était obligatoire puisqu’il était au volant de la voiture censé le ramener lui et voleuse jusqu’au commissariat. Craignant que l’impétueuse brunette ne profite d’un moment de répit pour lui filer entre les pattes ou lui jouer un mauvais tour Connor marchandait sa docilité contre un donuts. La proposition était déjà généreuse en soi selon le policier mais la jeune femme trouvait encore le moyen de négocier. Décidément elle ne manquait pas de culot, ni d’aplomb à en croire le petit numéro de séduction qu’elle lui servait.
« Et puis quoi en… » Connor ne pu finir sa phrase alors qu’un de ses sourcils s’arquait pour traduire sa perplexité. Venait-elle vraiment de complimenter ses yeux ? Et elle espérait quoi avec ça… qu’il la détache ? « Veuillez rec… » la bousculade calculée de la jolie brune faisait basculer l’un des gobelets de café contre lui, lequel s’ouvrait légèrement le liquide venant alors imprégner son uniforme. C’était désormais un air blasé qu’affichait le flic lorsque son regard se posait sur la mine satisfaite de la peste qui se tenait non loin de lui « Vraiment ? » questionnait-il en soupirant. Ce genre de désagrément il en avait connu et il ne comptait plus le nombre de choses qui avaient pu être renversé sur lui en guise de provocation. Le pire c’est que la jeune femme redoublait d’insolence et en rajoutait une couche, dommage qu’il ait déjà appeler son coéquipier cela ne lui laissait que peu de temps pour enrayer le petit manège de l’emmerdeuse « Je crois que vous mesurez assez mal la conséquence de vos gestes. » Connor gardait son calme parce qu’il savait que la solution n’était pas de s’énerver puisque c’est tout ce qu’elle cherchait à faire « Et puis ranger votre numéro de dragueuse à deux dollars, c’est pathétique. ». Ouvrant le sachet de donuts il en prenait un en s’appliquant à laisser tout le loisir à la jeune femme d’observer cette appétissante pâtisserie, poussant même le vice jusqu’à la lui mettre presque sous le nez avant de la mener jusqu’à sa propre bouche pour y croquer avec application. « Hum… Chai délicieux. » faisait-il remarquer la bouche pleine avant d’adresser un sourire à la brunette « Dommage que vous ayez été si désagréable. » au moins ce donuts avait quelque chose de réconfortant mais pas pour elle.
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MessageSujet: Re: « a rabbit hearted girl » ㄨ connor&cordelia   Mar 15 Sep - 5:24


a rabbit hearted girl

This is a gift, it comes with a price. Who is the lamb and who is the knife? Midas is king and he holds me so tight and turns me to gold in the sunlight.

Caféine se répandant sur l’uniforme du représentant des forces de l’ordre, la sorcière étudiait la scène d’un œil inquisiteur, contemplant presque les traces brumeuses que laissait derrière elle la température ardente du breuvage. Le beau blond, au plus grand désarroi de la sorcière, ne sembla pas particulièrement dérouté par la touffeur de son café qui avait épousé son accoutrement quelques secondes plus tôt. Au contraire, il semblait davantage indisposé par la tâche qui y subsisterait jusqu’à la fin de la journée probablement. Certes, ce n’était pas exactement ce que Cordelia avait eu en tête, mais elle considérait la chose comme une victoire malgré tout – même si qu’une laconique et bénigne. De toute façon, la sorcière ne faisait que se distraire pour l’instant. Ça ne saurait tarder avant que ses nouveaux bracelets métalliques ne tombent au sol et qu’elle retrouve sa liberté – et qu’accessoirement, que Connor ne morde la poussière au même titre que ces menottes. « Vraiment ? » Arborant cette nonchalance qui eût toujours été sienne, elle accéda à la remarque du Texan avec un haussement d’épaules, alors que son portrait se laissait porter par des airs chancelants et désinvoltes.
Sa langue assenant son palet, Cordelia grimaça subtilement avant de poursuivre, son regard de succube froncé par une moue inquisitive. « Par simple curiosité, est-ce que je dois oublier  ce fameux... ‘donut’? » La question se devait d’être posée, car si, elle admettait sans problème, qu’elle avait procédé en toute connaissance de causes, l’idée de ne pas pouvoir planter ces dents ivoirines dans cette splendide pâtisserie lui minait le moral – pour ne dire que ça. Dieu sait que Cordelia clouait au pilori cette nouvelle réalité – qui n’était pas réellement nouvelle, lorsqu’on y pensait – elle qui était de nouveau  maudite à être l’esclave de la faim, elle qui ne l’avait pas été depuis des siècles, littéralement. Darkness Falls n’avait jamais été un paradis, pas même un patelin un tant soit peu tolérable ou vivable, mais elle se devait de se considérer fortunée de ne jamais avoir eu besoin de courir après la moindre miette. Ce qui n’était plus le cas à présent qu’elle vivait dans la Grande Pomme, et si les menaces et problématiques n’étaient plus exactement les mêmes, les nouvelles étaient toutes aussi importunément pénibles. « Je crois que vous mesurez assez mal la conséquence de vos gestes. » Un vrai somnifère à lui seul, il était suffisamment ennuyeux pour que Cordelia ne daigne pas même lui accorder la moindre réponse si ce n’est un roulement d’yeux insolent qui en disait long sur ce qu’elle pensait de toute façon.  C’était bien, lui, dans cette histoire qui ne mesurait pas les conséquences de ces gestes… Mais comment pouvait-il le savoir? Naïf et bête, il vivait dans l’ignorance. Mais ça ne saurait tarder et la brunette était certaine qu’elle saurait, également de son côté, lui rendre la pareille.

« Et puis ranger votre numéro de dragueuse à deux dollars, c’est pathétique. » L’invective du beau blond ne la secouait pas plus que ça. Elle était parfaitement consciente qu’elle n’avait pas exactement les meilleures armes présentement pour remporter un tel combat. « Ça vous met mal-à-l’aise? » posa-t-elle, sans réellement se soucier de la réponse, d’un air impudent donc. Aussi, l’agent ouvrit le sachet contenant les pâtisseries qu’il avait acheté en compagnie de la captive. L’effluve s’émanant du sac et caressant ses narines la tenait en haleine –  et c’était le cas de le dire. Ses lippes laissaient entrevoir une certaine séparation, comme si le bec de l’éternel rapace qu’était la démone allait se prémunir d’une bouchée de cette – elle ne pouvait qu’imaginer – savoureuse pâtisserie. La conjoncture se révélait presque plus envisageable lorsque le donut lui-même s’attira jusqu’à sous son nez, ce qui ne manqua  pas de faire saliver la sorcière comme une chienne affamée. Naturellement, la chienne sortit les canines pour croquer à pleines dents dans cette pâte de noix sous forme annulaire, mais ce n’était que le goût – ô très amer – de l’air qui s’imprima sur ses papilles. Déception se crayonnant sur sa grimace dépitée, la sorcière contemplait l’objet de sa convoitise filer à toute allure dans le gosier de son ennemi du jour. Regardant la vulgaire bouche du flic avaler grossièrement ce qui était sien, des traits ronchons s’esquissèrent sur son portrait. « Hum… Chai délicieux. » Bien qu’elle notait la remarque et ce satané sourire d’enfoiré qui jonchait sans arrêt la magnifique bouche du policier, c’était à peine si Cordelia écoutait le beau blond la narguer de la sorte ; elle était davantage concentrée sur ce donut qu’elle voyait tendrement disparaître peu à peu entre les lèvres de son insolent interlocuteur. « Dommage que vous ayez été si désagréable. » Elle roula péniblement des yeux, avant de déblatérer une excuse sans saveur. « C’était un accident, nom de Dieu… »

Pourtant, elle mentirait si elle disait que le voir déguster de la sorte ces pâtisseries qui lui donnaient l’eau à la bouche ne l’affectait pas. Au contraire, elle se sentait soudainement prise d’une envie de tenter la carte de la séduction une deuxième fois, aussi périssable et vaine était-elle dans de telles circonstances. « Connor… Toi et moi – elle se permettait déjà de le tutoyer – nous sommes partis du mauvais pied, j’ai l’impression. » C’était le cas de le dire… La vipère se rapprocha de nouveau, empiétant sur l’espace personnel du flic, bien qu’elle n’ait jamais été du genre à se soucier de ce genre de détails superflus. Il voulait du agréable, elle comptait bien lui en céder. « On a encore à notre disposition quelques minutes avant que ton coéquipier nous rejoigne non? » Ses yeux bruns miroitaient d’une lubricité sans égale, une concupiscence dont elle seule semblait avoir le secret. Une réalité lui revint à l’esprit ; celle de ne pas jouir de ses mains, du moins pas pleinement comme elle aurait voulu. Et dieu sait que le tour aurait été joué si il eût été le cas. Ce qui la ramena donc aux menottes qui enlaçaient si véhément ces poignets. Étirant ses mains, fugitives et cachées derrière son dos, Cordelia maintint ce contact visuel alors que sa longue chevelure cascadait fougueusement contre ses épaules. « D’abord, s’il était possible de me débarrasser de ces menottes… » Un sourcil arqué, elle continuait de tenter d’exhiber ses plus séduisantes apparences – mais ce n’était pas tâche aisée. « C’est pas comme si j’en profiterais pour prendre mes jambes à mon cou et déguerpir. Et puis quand même bien l’aurais-je voulu, j’ai l’impression que tu me rattraperais en moins de deux de toute manière. » Et elle le pensait vraiment. Si fuir eût toujours été son meilleur talent, elle avait, pour une fois, une meilleure idée, quelque chose qui lui permettrait de l’humilier lui, comme lui l’avait humiliée elle. Les circonstances devaient être bonnes - et pourtant, elles ne l'étaient toujours pas. Mais la brunette était plus patiente qu'on le pensait. Puis, d’ici là, elle n’avait qu’à jouer le jeu - ce qu'elle faisait mieux que quiconque.

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Dernière édition par Cordelia N. Hopkins le Ven 2 Oct - 4:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « a rabbit hearted girl » ㄨ connor&cordelia   Jeu 1 Oct - 11:37

Connor ignorait jusqu’où pourrait aller l’insolence de cette jeune femme qu’il venait d’interpeler mais il pensait que finalement elle avait été plutôt chanceuse de tomber sur lui plutôt qu’un autre patrouilleur. Certains auraient réagit avec bien plus de véhémence à ce geste provocateur et au café chaud qui s’était répandu sur l’uniforme du Texan. Ne pas être à son poste de prédilection et vivre cette journée comme une punition le rendait plus indifférent aux efforts ridicules de la brunette. Notamment ses tentatives de drague dont il la priait d’arrêter, elle le pensait mal à l’aise ce n’était pas tout à fait faux mais certainement pas pour les raisons qu’elle imaginait « Oui pour vous. Honnêtement c’est pathétique. ». Agissant ensuite de manière parfaitement puérile il la narguait avec un donuts, lequel était un réconfort suffisant pour lui faire oublier ce petit incident. Les papilles contentées par un peu de sucre le Texan était bien moins tatillon qu’il n’y paraissait, cependant il cette interpellation tombait à pic pour tuer son ennui et il n’allait pas passer l’éponge si facilement. Rentrer au commissariat lui permettrait de ne pas avoir à supporter son équipier du jour encore des heures durant et cette simple perspective l’encourageait à pousser encore plus loin son rôle de flic calme et inflexible. La concernée avait pour elle d’être assez drôle, sans le faire exprès sans doute mais elle amusait Connor avec ses minauderies dignes de l’actor studio. Il était peut-être tombée sur une actrice ratée se voyant là l’opportunité de jouer le rôle de sa vie.
« Un accident ? Comme cette alarme dans la boutique ? » faisait-il remarquer en se fendant d’un sourire narquois « Sans parler de cette incroyable coïncidence de votre fuite à ce même moment. Ah le hasard est un sacré plaisantin ! » cette jolie brune le prenait vraiment pour un con, le ton et les mimiques avec lesquels elle s’adressait à lui ne laissaient que peut de doute là dessus. Néanmoins le Texan n’avait guère d’autres solutions que d’attendre patiemment l’arrivée de la voiture de patrouille et de son ennuyeux collègue. Certes Connor n’avait pas sommé la jeune femme de garder le silence mais il aurait apprécier que d’elle même elle finisse par se taire. Une belle utopie… le pire étant que malgré qu’il l’eu informé du caractère pathétique de ses tentatives de séduction, elle remettait cela. L’appelant par son prénom, le tutoyant, la brunette cherchait à installer une forme de proximité entre eux et finalement ne se gênait pas pour la lui imposer en s’approchant de nouveau « Je ne suis parti d’aucun pied, vous en revanche… » faisait-il remarquer avec une petite moue contrariée. Mais comme si le flic n’avait rien dit, l’interpelée ne se démontait pas et poursuivait sur sa lancée. Son regard brillait d’une lueur ne laissant aucun doute sur la nature de son discours.

Connor arquait un sourcil l’air subitement bien plus réceptif aux propos de son interlocutrice. Ainsi donc elle était prête à mettre à profit ces quelques minutes qui les séparaient de l’arrivée du second flic pour repartir sur de meilleures bases ? « Sans doute qu’il ne va pas arriver tout de suite non. » confirmait-il avec un léger sourire. Bien sûr elle déplorait que ses mains ne soient pas disponibles et elle seule savait pour quoi… mais il pouvait deviner assez facilement qu’elles atterriraient sur sa propre personne, et seule l’intention restait un mystère. Le Texan observait avec attention la jeune femme semblant hésiter d’accéder à sa requête, sans doute motivée par cela la jolie brune poursuivait son numéro de charme ne manquant pas de flatter un peu Connor sur sa capacité à la rattraper si jamais elle tentait de fuir. Une vérité en soi, mais dans un discours finement distillé avec une conviction qui rehaussait un peu le niveau de sa prestation d’actrice. « Absolument besoin de tes mains, hein ? » demandait-il en se laissant embarquer dans cette proximité créé par une nouvelle intimité verbale « C’est vrai que je n’aurais aucun mal à te rattraper quand bien même tu essayerais de courir aussi vite que possible. » de gaussait le flic avec un petit sourire en coin.
« J’apprécie que tu es enfin décidée d’être plus agréable. » affirmait Connor en intensifiant son regard, s’accrochant aux iris marrons de sa vis à vis « Ça pourrait effectivement jouer en ta faveur si tu te comportais avec une grande gentillesse à mon égard. » lui bénéficiait du plein usage de ses mains et l’une d’elle se posait délicatement sur l’épaule de la brunette « New York ne manque pas de ruelles où il peut se passer tout un tas de choses. » poursuivait-il en s’approchant un peu plus de celle qui était toujours sa prisonnière « Mais je vais te dire ce qui me ferait vraiment plaisir… » un nouveau sourire étirait ses lèvres avant qu’il ne morde légèrement l’inférieure « J’aimerais vraiment que tu… » quittant l’épaule de la belle brune sa main se portait jusqu’à son visage et son index se posait sur les lèvres de la séductrice alors que le Texan chuchotait comme une confidence « Que tu la boucles. ». Il arquait un sourcil en reculant « Tu peux faire ça pour moi, non ? Juste la mettre en veilleuse le temps qu’on arrive au commissariat. Et peut-être bien que je pourrais desserrer les menottes. » c’était sans doute un deal bien loin de ce qu’elle aurait souhaité, mais le flic était ni stupide, ni né de la dernière pluie et des nanas cherchant à le séduire ou lui proposer une petite gâterie en échange de leur liberté il en avait vu défiler un certain nombre. Néanmoins il émanait de cette jeune femme là quelque chose de plus, d’un peu troublant et qui malgré tout n’avait pas totalement laissé Connor totalement indifférent.
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MessageSujet: Re: « a rabbit hearted girl » ㄨ connor&cordelia   Lun 5 Oct - 9:27


a rabbit hearted girl

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En apparence plus réceptif aux frasques enjôleuses de la sorcière, celle-ci contemplait le visage de son interlocuteur s’illuminer d’une certaine lueur – dont elle avait encore du mal à en juger l’authenticité, mais qui paraissait, malgré tout, non-feinte. « Sans doute qu’il ne va pas arriver tout de suite non. » Ce fut au tour de Cordelia d’hausser l’un de ses fins sourcils, ce dernier dépeignant l’intérêt manifeste qu’elle portait à la situation sans l’ombre d’une vergogne à l’horizon. Ces lèvres s’étiraient contre la volonté de la succube en une arabesque tant sournoise que corruptrice, exposant sa lubricité dans toute sa nudité. Ses dents blafardes lacèrent doucement sa lèvre inférieure un bref instant, question de chasser ce rictus qui n’était pas le bienvenue dans son jeu du moment. « D’abord, s’il était possible de me débarrasser de ces menottes… C’est pas comme si j’en profiterais pour prendre mes jambes à mon cou et déguerpir. Et puis quand même bien l’aurais-je voulu, j’ai l’impression que tu me rattraperais en moins de deux de toute manière. » Le discours de la vipère sembla donner matière à réflexion au policier, rétrocédant par la même occasion un certain cran à la fugitive qui plongeait de plus en plus dans ses éternelles frasques. Si elle eût été intimidée et effarouchée à leur première altercation, elle considérait à présent qu’elle avait toutes les cartes en main. Connor aurait peut-être quelque chose à dire sur ce sujet, mais aux yeux de la sorcière, même dans sa position actuelle, le dénouement de cet entracte lui paraissait évident.  « Absolument besoin de tes mains, hein ? » Elle pencha la tête, une moue dubitative pendue à son faciès. « Absolument? Non. Mais c’est mieux avec que sans. » Elle ne lui fit pas un clin d’œil, mais c’était tout comme. Son visage transpirait d’une débauche sans égale, unique et singulière à la succube. « C’est vrai que je n’aurais aucun mal à te rattraper quand bien même tu essaierais de courir aussi vite que possible. » Le discours lui donnait presque envie de tenter sa chance, de voir si la vérité se tenait réellement qu’à ça, mais Cordelia ne jugeait pas très preste de changer de plan tout de suite. Sa main – tout juste à l’instar d’une quinte flush royale – était, après tout, assurée de lui remporter la victoire.

« J’apprécie que tu es enfin décidée d’être plus agréable. » La lueur de ces perles vertes s’intensifia, amorçant chez la sorcière un intérêt encore plus prononcé pour le jeune homme devant elle. Elle l’avait pensé la première fois, et elle continuait de le penser ; le blondin demeurait un spécimen comme elle en avait rarement vu. « Ça pourrait effectivement jouer en ta faveur si tu te comportais avec une grande gentillesse à mon égard. » Cordelia avait toujours été du genre à se méfier de tout et de rien, et le retournement de veste du flic en sa faveur ne dérogeait pas à la règle. Malgré tout cela, la main du jeune homme sur son épaule ne la laissait pas désabusée. Au contraire, la lubricité dont elle fait sans cesse preuve semblait s’exalter au simple contact du beau blond. « New York ne manque pas de ruelles où il peut se passer tout un tas de choses. » L’adresse et la subtilité du jeune homme ne lui passa pas par-dessus la tête, mais une moue contrariée fraya malgré tout son chemin contre les sillons de son visage. En soi, elle n’avait pas réellement raison d’être contrariée de la sorte, mais la simple idée de déroger aux mœurs dans un tel endroit lui donnait l’impression d’être plus obscène qu’elle ne l’était vraiment. Elle était peut-être prête à tout, mais elle avait malgré tout un égo – dont il était difficile de manquer, d’ailleurs. « Mais je vais te dire ce qui me ferait vraiment plaisir… J’aimerais vraiment que tu… » Connor délaissa l’épaule de la démone et porta sa main jusqu’à son visage, l’index du jeune homme trouvant refuge sur les lèvres de Cordelia. Ses lèvres, à lui, elles, renoncèrent à quelques mots, bercés d’un chuchotement. La sorcière arquait un sourcil, en considération aux mots que tenait son interlocuteur. « Que tu la boucles. ». Les sourcils de la sorcière s’élancèrent davantage, le temps d’assimiler les mots que venaient de prononcer le beau blond, tout comme d’avaler le fait qu’il n’avait à priori pas mordu à l’hameçon. Bien qu’une moue à priori contrariée s’immisça sur son visage et que ses iris caféinés s’abandonnèrent à un roulement de yeux pénible, la sorcière n’était pas plus indignée que ça. Un gloussement s’extirpa de son gosier et fracassa l’air ; une maigre introduction aux prochains discours du flic. « Tu peux faire ça pour moi, non ? Juste la mettre en veilleuse le temps qu’on arrive au commissariat. Et peut-être bien que je pourrais desserrer les menottes. »

Sa langue passa contre ses dents, elles encore dissimulées par ses lippes rosées, alors qu’elle digérait l’offense. Elle finit par hausser des épaules, sa nonchalance transcendant tout le reste, comme coutume le voulait. « Tu sais, après que toute cette histoire soit finie, toi et moi on devrait vraiment s’envoyer en l’air – pour se libérer des tensions, bien entendu. » Sa désinvolture ne la quitta pas, au contraire un sourire tant narquois que suborneur se tissa contre son bec d’harpie. Derechef, elle caressa l’air d’une douce et courte mélodie, aussi nonchalante que sa personne : « Mais soit… Tant pis pour toi. » Dans sa tête, c’était surtout lui qui aurait eu à y gagner, pas elle – mais elle avait toujours été aussi présomptueuse. Sa crinière maronne cascada de nouveau autour d’elle alors qu’elle abandonnait sa proie, prenant recul sur cette dernière. Il n’y avait pas de raison de s’épuiser à la tâche si le jeune homme n’était pas plus réceptif que ça à ses charmes. Elle notait, tout de même, qu’il semblait suffisamment différent des autres hommes qui avaient si souvent tendance à lui tomber aux pieds.
Sans surprise, quelques longues minutes de silence s’éternisèrent avant qu’une silhouette ne se trace à l’horizon. C’était celle d’une de ces monstres mécaniques que les gens de cette époque appelaient si courtoisement ‘bagnoles’ ou encore ‘voitures’. Lorsque l’apparence de l’inconnu en question, qui mit le pied en dehors de la caisse, se révéla sous la lumière du jour, la sorcière ne pût s’empêcher de glousser de façon non-feinte. Elle avait du mal à croire que ces deux-là formaient une ‘équipe’. Ils ne pouvaient pas être plus différents l’un de l’autre. « Oh, franchement, c’est cruel. » chuchota-t-elle d’abord, davantage pour sa propre personne que pour Connor, ou même son coéquipier. Cruel que ce pauvre Bob ait à se balader chaque jour aux côtés de quelqu’un comme le bel apollon. Ce n’était pas juste, mais la vie était ainsi faite, disait-on. La brunette accorda une furtive œillette au flic à ses côtés, délaissant une courte phrase s’extraire de la barrière de ses lèvres. « Je présume que je suis tombée sur le meilleur des deux. » Une réflexion lui traversa l’esprit, forçant sa frimousse à se contorsionner en une grimace dubitative. « Quoique mon petit doigt me dit que celui-là aurait probablement été plus réceptif à mes avances. » pesta-t-elle, blasée, les poignets toujours irrités par les menottes qui les cernaient si sévèrement. « Bon, écoutez Blackpearl. Je n’ai pas que ça à faire, alors le plus vite on me considère innocente dans cette histoire ridicule, le mieux c’est. » Oh oui, elle comptait bien faire croire à tout le monde qu’elle l’était – sous les tons d’une illusion qui leur ferait voir que de feu, et qui, elle l’espérait, remettrait le flic à sa place.

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narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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MessageSujet: Re: « a rabbit hearted girl » ㄨ connor&cordelia   Mer 14 Oct - 16:42

Il semblerait que la délinquante avait espéré faire mouche avec son petit numéro de séduction, malheureusement pour elle Connor n’allait pas se laisser piégé aussi facilement par quelques œillades et trois sous-entendus plus ou moins malhabiles. Et le flic avait même pris un malin plaisir à la laisser croire qu’il mordait à l’hameçon, même si elle n’était pas à son avantage il ne pouvait nier qu’elle n’ai pas eu un certain charme, sans doute que ses armes de séduction s’avéraient bien plus efficaces habituellement. Dommage pour elles que des nanas ayant des trucs à se reprocher usaient trop souvent de se stratagème pour essayer de se tirer du pétrin. Le Texan aurait été un patrouilleur naïf, à l’allure quelconque et sans doute une vie sentimentale plus vide que le néant lui même, peut-être aurait-il foncé tête baissée dans le guet-apens. En fait il aurait été son partenaire de patrouille… oui sans doute qu’elle l’aurait eu sans difficulté. La déception de la brunette lui provoquait une certaine fierté alors qu’elle roulait des yeux, elle ne se faisait jamais mal à force ? Peut-être qu’un jour elle resterait coincée ces deux orbes bloqués vers le haut et là c’était sûr qu’elle ferait moins la maline. Parce que le flic fut forcé de constaté que l’interpellée ne s’arrêtait jamais et malgré qu’il eu décliner son offre de il ne savait même pas quoi, elle revenait à la charge.
S’envoyer en l’air pour libérer les tensions. Il n’y avait guère qu’elle qui fut tendue parce que Connor se sentait plutôt tranquille en réalité. Satisfait d’avoir rendu sa journée un peu plus intéressante que ce qu’elle ne prévoyait de l’être à l’origine. « Tant pis pour moi ? » répétait-il véritablement amusé par l’attitude de son interlocutrice « Crois moi c’est toi qui est perdante dans l’affaire. » son égo Texan ne pouvait pas toujours rester bien gentiment à l’écart, pas devant une opportunité pareille de le faire parler. C’était ce moment que choisissait son coéquipier pour faire son entrée en jeu, la scène arrachait un gloussement à la brunette et Connor la regardait du coin de l’œil, intrigué par sa réaction. Cruel ? Il ne comprenait pas exactement où elle venait en venir. Néanmoins, et même si ça ne l’intéressait que peu, il n’eut pas à réclamer d’explications pour que les propos de la jeune femme soient tirés au clair par deux nouvelles remarques. Cependant elle n’avait pas tort l’autre patrouilleur aurait été bien plus réceptif que lui ne l’avait été. « Ah ça… t’as misé sur le mauvais flic. » enfin tout était relatif puisqu’elle avait avoué être tombé sur le meilleur des deux et que cela flattait un peu le Texan bien qu’il n’ai pas eu besoin de cela.

Impatiente alors qu’elle n’était pas du tout en position de force, la brune se montrait plutôt autoritaire dans sa façon de leur suggérer qu’il était tant d’aller au commissariat. « Casquette de baseball sur la tête ce n’est pas le meilleur accoutrement pour se prétendre Duchesse ou Baronne… » faisait remarquer le Texan alors qu’il avait perçu dans sa voix comme un peu de préciosité sortie d’un autre temps. « Elle est pas commode, je comprends que tu ais besoin d’aide. » faisait alors remarquer le coéquipier de Connor lequel lui adressait un regard blasé « J’avais besoin de la voiture rien d’autre. » répliquait-il aussitôt avec un ton qui reflétait bien son manque de patience vis à vis de l’autre flic. Encaissant la remarque sans broncher le patrouilleur ne pipait mot en retournant jusqu’au véhicule de police en compagnie du Texan et de sa prise du jour. Le trajet fût tout aussi silencieux et ils arrivèrent rapidement dans les locaux de la police new yorkaise. Connor indiquait à son équipier d’aller prévenir à l’accueil qu’ils avaient interpellée une jeune femme pour présomption de vol dans un commerce alors que lui même filait vers les bureaux en entrainant la brunette avec lui « Bon et bien maintenant tu ne vas plus avoir d’autre choix que d’ouvrir ton sac puisque c’est moi qui vais le faire ! » montrant une chaise de la main il l’invitait à s’asseoir « Installes toi on en a pour un moment. » et lorsqu’elle fut assise il lui défaisait les menottes « Tu vois ton souhait a fini par se réaliser. » narguait-il avec un petit sourire en coin. S’asseyant de l’autre côté du bureau il sortait des formulaires propres à ce genre de procédure « Bon alors. Tu es sûre que tu veux pas avouer ? Parce que ça nous ferait gagner encore plus de temps à tous les deux. » tentait Connor afin de convaincre l’entêtée de se mettre à table « En plus tu crains pas grand chose pour quelques fringues, peut-être même que si tu les ramènes il n’y aura pas de charges contre toi. » disant cela le flic songeait que c’était le genre d’info qu’il aurait peut-être pu dire avant… mais l’envie de se soustraire à cette patrouille forcée en compagnie de l’autre mou du bulbe l’avait emporté sur tout le reste. « Joues pas la forte tête, c’est pas utile. » poursuivait-il toujours dans ce même objectif de la convaincre, mais il avait l’impression que son interlocutrice demeurait hermétique à ses propos.
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MessageSujet: Re: « a rabbit hearted girl » ㄨ connor&cordelia   Lun 19 Oct - 0:28


a rabbit hearted girl

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Le trajet se révélait être, à la surprise de personne – et certainement pas de Cordelia –, extrêmement fastidieux. Celui-ci lui aurait presque paru comme une éternité si la sorcière n’avait pas passé ses sept derniers et longs siècles en Enfer. L’éternité, elle connaissait. Et c’était peut-être pour ça qu’elle était aussi réfractaire à l’idée d’être jetée derrière des barreaux pour une durée indéterminée, comme si on tenait sans cesse et toujours à l'assaillir du même châtiment.
Bref, le silence culminant à un tout nouveau sommet, la brunette décida de briser ce dernier d’un soupir blasé qui en disait long et large sur le sujet, mais elle ne se contenta, anormalement, que de ça. Elle l’aurait probablement ouverte davantage dans d’autres circonstances, mais le compagnon de Connor lui paraissait être d’un ennui mortel, et la dernière chose dont la sorcière avait en sa possession, c’était l’énergie pour adresser quelques maigres mots à sa misérable personne. Aussi prétentieux était-ce, certaines personnes ne méritaient tout simplement pas votre attention. C’était le cas du pauvre gaillard. Le beau blond, en revanche… Ça, c’était une toute autre histoire. Ô, celui-là méritait toute l’attention du monde – enfin, dans la mesure où on arrivait à outrepasser son caractère à deux francs et vingt centimes, bien entendu.

Arrivés à destination, la démone ne pût prévenir la grimace qui contorsionna son visage acerbe, alors qu’elle fractura de nouveau le silence qui drapait l’éther, et lésait l’ambiance. « Enfin. » Son timbre de voix toujours aussi désagréable, mais dont l’acidité ne semblait pas déroger le panache du flic, résonnait dans l’air sans que personne ne semble prêter attention aux caprices de la succube. Le flic envoyant son coéquipier faire ce qui semblait être la partie moins intéressante du processus, un sourire s’immisça derechef sur le bec de l’harpie qui était presque réjouie d’être de nouveau seule avec le bel apollon.
Naturellement, elle lui accorda une œillade lubrique, une nonchalance perchée au visage – bien qu’elle dissimulait, malgré tout, l’ombre d’une certaine appréhension ; elle devait jouer son jeu comme il se devait si elle ne voulait pas que son petit manège se retourne contre elle. « Bon et bien maintenant tu ne vas plus avoir d’autre choix que d’ouvrir ton sac puisque c’est moi qui vais le faire ! » Un sourcil s’haussa sur sa frimousse désinvolte, alors qu’elle ne sembla pas plus affairée par les propos du jeune homme. Après tout, elle persistait à jouer la carte de l’innocente, il allait de soi qu'elle ne broncherait pas aussi facilement. De son côté, il lui désigna une chaise sur laquelle, Cordelia présumait, Connor voulait qu’elle s’assoit. « Installes toi on en a pour un moment. » Son regard terreux exprima sans retenue sa contrariété face au fait qu’elle ne semblait pas sortie de là avant un moment. « Vraiment? Parce que je suis un peu pressée. » Dit-elle en lui offrant un sourire surfait qu’elle chassa lorsqu’elle posa ses fesses sur la chaise à ses côtés. Il eût tout de même l'étrange amabilité de lui retirer ses menottes, mais Cordelia se doutait que c'était davantage par formalité qu'autre chose. « Tu vois ton souhait a fini par se réaliser. » la nargua-t-il avec un léger rictus en coin qu’elle trouvait presque trop séduisant pour son propre bien tout comme pour son égo. « 84 ans plus tard, la veine... » pesta-t-elle, le sarcasme escamotant sa remarque avec intimité, alors qu’elle massait ses mains endolories, n’affichant peut-être pas le plus gracieux et complaisant des regards à son interlocuteur. Un ‘merci’ était bien entendu de trop dans de telles circonstances. « Bon alors. Tu es sûre que tu veux pas avouer ? Parce que ça nous ferait gagner encore plus de temps à tous les deux. » Elle roula des yeux, comme si ce les trois-cent autres fois n’avaient pas été suffisantes. Elle n’était pas suffisamment sotte pour avouer quoique ce soit, surtout pas lorsqu’elle avait les capacités de s’en sortir indemne sans le moindre effort, vraiment. « En plus tu crains pas grand chose pour quelques fringues, peut-être même que si tu les ramènes il n’y aura pas de charges contre toi. – Joues pas la forte tête, c’est pas utile. » Tout de même, la brunette admirait les efforts du flic qui, lui de son côté, faisait absolument tout pour la convaincre de passer à l’aveu. Et en toute honnêteté, elle ne doutait aucunement qu’il aurait probablement réussi à convaincre n’importe quel autre coupable d’un même crime de confesser de ses actes. Mais Cordelia? Ça aurait été trop facile.  

Amusée, et un sourire en coin qui en traduisait tout autant, la sorcière contemplait les traits du bel apollon, comme si elle n’avait pas daigné écouter le moindre mot que lui avait dégainé le flic plus tôt. « Ce sont tes yeux, je crois… » Commença-t-elle d’abord, comme si elle était en admiration totale pour ces derniers. « Hmm... Ils sont tellement vert… » Divertie par ces balivernes dont le seul but était de perdre du temps, un rictus assaillit  de nouveau son gosier, alors qu’elle croisait les bras, reculant sur le dossier de sa chaise, un soupir de satisfaction échappant à la barrière de ses lippes vermeilles. De son côté, Connor ne lui paraissait pas aussi réjoui par les combines de la succube. Nonchalante, une moue hésitante s’invita sur son visage, puis elle lui accorda le fait qu’il valait mieux passer à travers ces foutaises le plus rapidement possible. « Avouer quoi? Combien de fois dois-je te répéter que je suis innocente, que c’est toi qui, par ennui ou je ne sais quoi, s'est acharné sur mon cas. » Elle marqua une pause et regarda son sac disposé sur la table, à côté des formulaires qu’avait sorti le flic dans le but de lui faire remplir une paperasse quelconque. « Vois par toi-même, sucre d’orge. » Son regard s’intensifia, d’abord alors qu’elle plongeait dans cet océan émeraude, puis ensuite lorsqu’elle fixa le sac que le blondinet entreprenait d’ouvrir. L’illusion naissant sous les cinq sens de son interlocuteur, la sorcière daignait tout de même accorder de furtives œillades aux gens autour d’eux qui ne semblaient pas prêté attention à la scène, bien heureusement pour elle. En guise d’illusion, elle lui offrit ce qu’il avait lui-même supposé plus tôt, avant qu’il ne l’accuse des pires crimes. Qu’était-ce donc? Un sex-toy, se remémora-t-elle. Les sens et la mémoire du jeune homme feraient le boulot pour elle.

Face à l’incompréhension du policier face un sac à priori sans rien à reprocher, du moins pas d’un ordre criminel, Cordelia prit un malin plaisir à le narguer d’une grimace qui en disait long sur ce qu’elle pensait de ces constantes accusations qui n’avaient, tout compte fait, mené à rien. « Je suppose que des longues et plates excuses s’imposent dans de telles circonstances, non? » La brunette passa une langue contre ses dents et la fit claquer contre son palais, avant d’étudier les alentours. « Je te proposerais bien mon offre précédente une deuxième fois, mais ça serait de mauvais goût, je crois. » Une fois de plus, elle aurait pu lui concéder un clin d’œil, mais elle s’en priva. « D'un autre côté, je pourrais toujours porter plainte. Après tout, je suis ici, alors bon, autant en profiter... » Elle regarda le reste des locaux de la police new yorkais avec un certain dédain. Autant nuire au beau blond lui paraissait presque être un passe-temps suffisamment distrayant pour l'égayer quelques maigres minutes, autant elle n'avait aucune envie de rester ici. Elle ne se sentait pas du tout à sa place ; ça devait être ces conneries de "loi" et "justice", pensa-t-elle. Tellement pas pour elle. « Ou je pourrais laisser passer tout ça. Pour faire contraste avec ton attitude. » Elle lui accorda de nouveau un sourire qui n'avait rien d'authentique. Mais malgré tout cela, il n'y avait pas moyen de demeurer rancunière et lui reproche quoique ce soit. C'était probablement ces yeux verts, pensa-t-elle. Ce qu'elle pouvait être douce, parfois. « De toute façon, je ne doute pas une seule seconde que l’on se reverra une deuxième fois... Connor… » Elle prononça son prénom sur un timbre de voix charnel et sensuel, alors que ses dents lacérèrent sa lèvre inférieure. Un rictus malicieux traça son chemin sur sa bouche de succube, puis la vipère attrapa d’aussitôt son sac qui avait été suffisamment inspecté à son goût par le beau blond. « Je resterais bien pour remplir la paperasse, mais comme je n’ai cessé de te le répéter, je suis pressée. Et puis, tout ce litige, c’est de ta faute, vraiment. C'est toi qui n'a pas arrêté de m'accuser à tort. Alors, il me parait juste que tu t’occupes de tout ça...tout seul. » Elle était prête à partir, mais son regard se posa aussitôt sur la boite de donut posé sur le coin de la table, et comme si elle ne jouait pas suffisamment avec le feu avec son insolence, Cordelia  attrapa un de ces derniers pour l’apporter à sa bouche. Désignant le donut qu'elle avala, elle répliqua derechef : « Je vais m'en contenter, en guise d’excuse, pour ne pas que tu aies à abîmer ton égo et ta mâchoire. » Ses cheveux cascadèrent autour d’elle alors qu’elle se retourna –  pour de bon cette fois-ci.



(TOPIC FINI)

_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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« a rabbit hearted girl » ㄨ connor&cordelia

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