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 Vivre ou ne pas vivre, telle est la question. ■ Maarten & Ellen

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MessageSujet: Vivre ou ne pas vivre, telle est la question. ■ Maarten & Ellen   Mar 18 Aoû - 1:01


Vivre ou ne pas vivre,
telle est la question.

Marteen & Ellen & Myla



Etre employée au service du gouvernement, c'est un peu comme avoir une cuillère en argent dans la bouche... du moins c'est ce que je pensais. Etre à l'abri, être protégée de toutes les horreurs qu'ils peuvent commettent... et pourtant non. Tout a commencé le jour où ils m'ont envoyé ce "client" un jeune homme très en colère prêt à en découdre bec et ongles pour retrouver l'homme qui a transformé sa femme en skinchanger. Bien, une bonne affaire, bien payée de plus, intéressante. Peut-être un petit peu trop. Les recherches et les investigations ont rapidement menées vers un homme en particulier, les résultats ont mené vers le fait qu'il était "pucé" et donc connu par le gouvernement. La question s'est alors posée : transformation volontaire ou non autorisée par le gouvernement? Et le dilemme était le suivant : lancer des poursuites judiciaires ou s'en abstenir?Après réflexion, si c'est le gouvernement lui-même qui m'a envoyé ce client, c'est que la demande de transformation ne devait pas venir d'eux. Une bonne semaine se passa sans réponse du tribunal, coups de fil après coups fils aucune réponse pour la suite de la procédure jusqu'à...

C'était très tôt le matin dans les rues de la Nouvelle-Orléans. Avant d'aller travailler, j'avais déposé Hope à la crèche du coin, une chance incroyable d'avoir une place mais encore une fois c'est un privilège de bosser au gouvernement. Il faisait déjà très chaud, particulièrement ce jour-là c'est un détail qui ne s’efface pas. Un message sur le répondeur de mon bureau, important puis-ce qu'il s'agit d'un haut responsable du bureau pour lequel je travaille. Le chef veut me voir, rapidement, tout de suite après mon arrivée même. Ça doit être grave... qu'ai-je bien pu faire de travers ? La gorge nouée, les pieds tremblants, la lèvre inférieure sur le point de s’ouvrir sous l'assaut assassin de mes dents. Je me rappelle avoir frappé à la porte de son luxueux bureau, d'avoir ouvert cette même porte après un simple mot m'y invitant. Ils étaient tous là, tout mes supérieurs, mon dossier plaqué sur la table. La première pensée que mon cerveau aura eue et "ils savent pour Maarten" puis dans un second temps mes yeux trouvèrent un deuxième dossier sur cette même table : ma demande de jugement. Merde. Finalement la transformation avait bien dû être organisée par eux... merde, j'ai mis mon nez là où il ne fallait pas. .

La suite n'est qu'un amas de flash tous plus confus les uns que les autres. Quelqu'un m'a mis quelque chose sur la bouche et le nez, j'ignore l’identité de cette personne puis-ce qu'elle est arrivée par derrière. Mes yeux ont tilté pendant plusieurs secondes, mon monde devenant de plus en plus noir à mesure des secondes, mes oreilles devenant sourdes dans le même laps de temps. Puis... plus rien. Le réveil ne fut que trop brutal car froid. Un froid comme longtemps personne n'avait connu à la Nouvelle-Orléans. Il n'y avait autour de moi rien de commun, rien de reconnaissable. Pourtant... j'avais cette mauvaise impression de connaître ce lieu et ce qu'il représentait.

Au fil des jours, j'ai fini par comprendre que pour le gouvernement personne n'est irremplaçable. Vous entrez dans leurs bonnes grâces et gagnez tout au plus une vie meilleure et un sursit de vie. Le jour où ils décident que vous êtes un élément à éliminé vous n'être pas mieux traité que le pauvre mendiant du coin. Au fils de ces mêmes jours, j'ai découvert que nous étions dans un laboratoire et que j'étais devenue leur rat. Parfois ma conscience me jouait même des tours en me faisant croire, l'espace d'une seconde, que l'homme entrant dans ma "cellule" n'était autre que Maarten... bien heureusement non.
Beaucoup de jours ont passé et je suis incapable de dire quelle date nous sommes, ni même si c'est le jour ou la nuit. Mon pauvre corps n'est qu'un morceau d'os et de chaires sanguinolente et douloureux. Tous les jours ils m’injectent quelque chose dans les veines qui me donneraient envie de m'arracher les yeux si j'avais encore la moindre force. Tous les jours ils viennent prendre mon sang à tel point que j'ignore s'il en reste ne serait-ce une seule goutte. Tous les jours ils viennent et me demandent d'utiliser ma magie... et me battent quand je refuse de faire ce qu'ils souhaitent, si je ne sais pas le faire ou si je me rebelle.
S'il y a des dieux sur cette terre... ils m'ont abandonné.

La mort est un paisible chemin... j'entrevois les visages des personnes que j'aime. Mon père, ma mère...Maarten et Hope. Les amours de ma vie. C'est quand on est si proche de mourir que l'on se rend compte de ce qui sert vraiment. Bientôt mon nom sera sur une liste interminable de personnes mortes dans cette crise et ma fille ne sera même pas qui était sa mère. Maarten prendra soin d'elle j'en suis certaine... jusqu'à ce qu'il vienne rejoindre mon nom sur la liste.

Retour à la chaleur. Et à un sol dur. Mes yeux refusent de s'ouvrirent. Mon corps refuse d'obéir au moindre ordre du cerveau. Autour il y a des bruits de la vie courante, habituellement agaçante, ils sont aujourd'hui salvateurs d'un retour à la vie. Dois-je en comprendre qu'ils m'ont jeté là en plein milieu de la Nouvelle-Orléans en espérant que ma vie finisse - ou soit déjà fini- comme des milliers d'autres avant moi ? Non... Pas moi. Moi j'ai la rage de vivre... j'ai des raisons de vivre... mon futur mari... mon enfant... c'est déjà bien assez.
La nuit m'emporte, je perds conscience une fois de plus. Les bruits environnants me réveillent et cette fois mes yeux s'ouvrent. Il me faut fuir et me cacher dans un endroit où l'on ne me retrouvera pas. À quatre pattes sur le sol, plus une once d'énergie dans le corps, les bras meurtris de bleues et de traces de piqûres diverses, et, pourtant, j'avance. Vers où? Aucune idée... la nuit essaye encore de me reprendre, mais hors de question de la laisser faire.
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MessageSujet: Re: Vivre ou ne pas vivre, telle est la question. ■ Maarten & Ellen   Dim 23 Aoû - 0:48

Vivre ou ne pas vivre, telle est la question.

Myla & Ellen & Maarten

Elle lui manquait. Chaque matin au réveil, chaque nuit au coucher, chaque seconde passée à respirer sans la voir ni entendre ses cris ou ses colères était une torture supplémentaire. Elle lui manquait. Terriblement. Et il était incapable de savoir depuis combien de temps elle n’était plus là. Pas question de laisser Hope seule, pas question de la quitter un seul instant du regard. Il avait trop peur de la perdre elle aussi et de se retrouver, une nouvelle fois, totalement seul au monde. Non. Non, pas exactement. Il n’était plus vraiment seul puisqu’il y avait… elle. Qu’il n’avait pas envie de voir, pas envie de connaître. Qu’il mourrait d’envie d’appeler au secours pour sentir enfin un quelconque soutien dans ce monde pourri et vide de toute signification. Mais non : il n’en était pas question. Pas question qu’il cède à la tentation, pas question qu’il flanche à ce point, pas question qu’il se permette de s’effondrer dans les bras d’une inconnue qui se prétendait être sa mère.

Maarten se prit la tête entre les mains, assis sur le bord du lit. Hope dormait dans la chambre adjacente depuis deux bonnes heures maintenant. Le même schéma était il donc voué à se répéter chaque soir inlassablement, lorsque Myla brillait si nettement par son absence qu’il avait l’impression de voir scintiller son reflet dans les miroirs et les vitres les plus proches ? Le monde ne tournait pas rond, plus rien ne tournait rond depuis des mois. Entre les recherches du Gouvernement, ce jeu stupide auquel il avait été obligé de se plier, cet enthousiasme malsain qu’il avait eu face à ses découvertes et ses expériences, leurs retours surtout, cette envie de vomir et se pendre lorsqu’il avait découvert quels étaient les patients et cobayes qu’on lui avait trouvé sans qu’il n’ait plus le moindre droit de se rétracter… Sa respiration devint brusquement chaotique. Il avait besoin de se changer les idées. Il avait vraiment besoin de se changer les idées : maintenant. Parce que ce n’était plus possible de tourner en rond de cette manière. Deux heures, trois heures du matin ? Son regard fila sur le bureau où trônait un ordinateur généreusement fourni par ses employeurs pour qu’il puisse continuer, de chez lui, à traiter les lourdes et trop nombreuses données récupérées sur les cobayes, que ce soit au niveau réaction physique que dégradation physiologique des différents tissus. Et sur cet ordinateur, un post-it. Sans signe avant-coureur, Maarten arracha le post-it de son maladroit support et attrapa du bout des doigts son téléphone portable, entra le numéro et se crispa un peu plus à chaque sonnerie.

Qu’était-il en train de faire ? Il n’en avait strictement aucune idée. Mais une chose était certaine, il ne pouvait pas rester seul. Et il n’avait plus de nouvelles de Bastien depuis bien trop longtemps pour se permettre d’appeler au secours son meilleur ami à une telle heure. Si ce n’était guère mieux que de contacter une inconnue ? Au moins pourrait-il en apprendre plus sur lui, sur sa famille, sur son abandon, au moins pourrait-il reporter sa colère sur quelqu’un d’autre, au moins pourrait-il… « C’est Maarten. Il faut qu’on parle. Oui, j’ai ton numéro, je ne suis pas aussi empoté qu’on pourrait le croire. On se retrouve au bar à l’entrée du Treme. Il est facile à trouver et le patron me connait. » Il raccrocha sans trop laisser le temps à Ellen de répondre. Pourquoi ? Parce qu’il en était encore à se demander si c’était une si bonne idée que de la contacter elle. Pourquoi elle. Parce qu’elle était très certainement la seule personne capable d’occuper ses pensées autant que Myla et que c’en était non pas perturbant mais bel et bien agaçant.

Une demi-heure plus tard, Maarten était sur les nerfs. Sans Hope à ses côtés, sans sa fille, confiée dans le stress à l’une des voisines en qui Cate avait confiance. Confiée dans la panique parce que Maarten ne se sentait pas capable de contenir le loup, de contenir le chien, de contenir la violence qui enflait dans ses muscles depuis plusieurs minutes. Comme si tout son être et surtout l’animal lui hurlait un mal-être qui le mettait sur les nerfs, à quelques petits millimètres de la transformation spontanée et plus dangereuse encore pour Hope qu’une baby-sitter. Même aux yeux paranoïaques du Néerlandais. Ce qui n’était pas peu dire. Une demi-heure plus tard, donc, il était dans le bar, face à sa mère, une bière entre lui et elle. Et le silence. Ecrasant. De malaise. De tension. D’incompréhension. « Ma femme a disparu. » Il avait besoin de le dire à quelqu’un. Et pourquoi ne pas commencer à lui dire à elle, celle qui était supposée, dans ses rêves les plus fous d’enfant orphelin parce que ses parents n’avaient pas voulu de lui, celle qui était supposée le comprendre mieux que personne ? « C’est pour ça que je suis sur les nerfs et que j’ai été un peu… sec la dernière fois. » Un peu sec ? Il l’avait insulté comme il n’avait jamais insulté personne avant ça. Mais bon, c’était le maximum qu’il pouvait faire comme excuse dans le cas présent, il espérait juste qu’elle ne s’offusquerait pas du caractère… informel du désolé caché dans son excuse. D’autant plus que cette sensation ou plutôt ce sentiment de terreur qui l’envahissait depuis trop de minutes maintenant n’allait pas à en s’amoindrissant, loin, très loin de là. « Parle-moi davantage de… toi. De moi… Comment tu m’as retrouvé ? Comment tu… » Un haut-le-cœur. Maarten pâlit brutalement, une main s’amusant avec ses entrailles, le Saarloos hurlant de terreur, l’interrompant au milieu de sa phrase, au milieu de son souffle. « Myla… » Un murmure étranglé, Maarten se leva brusquement, prit appui sur la table. Il fallait croire que le lien qui le reliait à Myla, parce que ça ne pouvait qu’être elle, avait un peu forci. Il la sentait, diffuse. Il sentait comme un sombre pressentiment au goût amer cette douleur qui ne lui appartenait pas, cette mort qui ne lui appartenait pas non plus. « Viens, suis moi ! » Il ne fallait pas lui demander pourquoi il venait d’adresser un tel ordre à Ellen mais Maarten n’attendit pas une seule seconde une hypothétique réponse pour partir en courant du bar et suivre le chien-loup qui lui hurlait de lui laisser la place et de devenir un prédateur canin pour aller plus vite.

Quelques minutes à peine lui suffire, une éternité, pour s’écrouler auprès d’une silhouette qu’il reconnaissait trop bien sans la reconnaître pour autant. Trop de différences, trop de sang, trop de trop. « Myla, Cate, je t’ai retrouvée ! » Le chien-loup hurla de douleur et de satisfaction en retrouvant son maître, Maarten quant à lui se contenta de la prendre dans ses bras pour l’enlacer, protecteur. « C’est moi, c’est Maarten, c’est moi. » Il n’y avait pas grand-chose à murmurer, il n’y avait pas grand-chose à dire. Si ce n’était une phrase supplémentaire, peut être même nécessaire : Maarten se tourna vers sa mère. « Tu pourrais la soigner ? Tu es comme elle, tu es une sorcière, non ? »

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Si les gens n'arrivent pas à déterminer quand je me comporte en idiot ou en génie, peut-être prendront-ils mes bourdent pour de brillantes manœuvres politiques. brandonsanderson - © by anaëlle.
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MessageSujet: Re: Vivre ou ne pas vivre, telle est la question. ■ Maarten & Ellen   Dim 23 Aoû - 6:34



« I can feel you falling away. No longer the lost, no longer the same. »

Myla & Maarten & Ellen
featuring

Qu’est-ce qu’on pouvait bien faire la nuit autre que dormir? Aller, devinez. C’était un jeu des plus amusants les devinettes, non? Ellen aimait bien, alors on allait dire que tout le monde aimait, tout simplement. Déjà, elle n’était pas dans son lit à elle, mais bien dans celui de quelqu’un d’autre. Il aurait espéré plus, mais puisqu’elle l’avait bouffé durant les préliminaires… elle n’en avait que faire. Pourquoi faire compliquer quand on pouvait faire simple? Elle était restée couché un moment, elle l’avait vidé, mais pas tué. Elle avait gagné en contrôle de soi depuis sa sortie de DF et elle en était ravie. Elle avait encore aussi faim, c’était toujours pesant et pressant, mais elle ne tuait plus à chaque fois. C’était plus par… inattention qu’elle le faisait. Limite par je-m’en-foutisme lorsqu’elle avait faim et qu’elle n’avait pas envie d’arrêter. Ce n’était pas vraiment de sa faute, c’était une condition imposé, il ne fallait pas la juger. Elle ne dormait pas, elle détestait dormir ailleurs que dans son lit. C’était peut-être de la paranoïa, mais elle n’était jamais rassurée dans le lit d’un autre. Un jour, peut-être, mais pour le moment, elle avait besoin de contrôler son environnement un minimum.

C’est là qu’elle le reçu, l’appelle. Ce n’était pas courant, mais c’était le cas présentement. Elle décrocha sans vraiment s’en faire, ça pouvait être n’importe qui. Le but du jeu, c’était simplement de ne pas réveiller le buffet qui dort. Elle ne put qu’être surprise quand à la voix de l’autre côté du fil. Pourquoi on disait ça en fait? Parce qu’il n’y avait plus vraiment de fil de nos jours, donc nous dirons l’autre bout du… combiné? Ouais, pourquoi pas. C’était bien ça. Elle c’était mise à caresser nonchalamment les cheveux de la chose près d’elle. Comme s’il était un chien, limite un chat. Comme le gamin avait l’air sur les nerfs, elle en roula même des yeux au ciel quand il mentionna qu’il n’était pas empoté. Elle n’avait rien dit que déjà il pensait qu’elle le jugeait. Genre, elle était du genre à juger, alors fallait au moins lui donner le temps de le faire! Donc ouais, bar, entré du Treme, elle pouvait trouver ça.

« Parfait, j’y serai. »

Toute petite phrase qu’il avait déjà raccrochée. Elle n’aimait pas tant cette… empressement, mais bon. Aussi bien s’y faire. Au moins, il voulait la revoir, c’était un début. Pourtant, quelque chose avait changé dans la pièce. Non mais, pas elle juste… elle tourna son regard vers l’homme, vers ses doigts s’emmêlant dans ses cheveux. Oh la belle affaire… il ne respirait plus.

« Oups »

Elle n’avait même pas remarqué qu’elle se servait de nouveau, mais… elle était presque rassasiée. Presque, parce qu’elle ne l’était jamais tout à fait. Elle s’habilla rapidement, s’arrangeant pour être présentable et ce, même s’il y avait maintenant un cadavre dans la chambre, elle ne verrouilla rien, refermant juste la porte derrière elle. L’odeur du cadavre allait bien réveiller quelqu’un d’ici quelques jours. Parce que bon, avec la canicule constante, le cadavre il allait finir par bouillir et sentir beaucoup et ce, rapidement. Elle arriva à l’heure, du moins, tant qu’elle était là elle pouvait se considérer à l’heure pour le voir lui, l’attendre. Il était tard, c’était un rendez-vous de dernière minutes, elle pouvait bien se le permettre. Une fois les salutations faites et ce, dans le plus grand embarra. Ils avaient pris place. Non sérieusement, elle ne savait pas comment elle devait agir avec ce gamin qu’elle avait mis au monde et la petite Créature n’était pas avec lui pour le déconcentrer. Ce qui n’était pas tout à fait pratique. Donc, si elle suivait le truc, il avait envie de parler. Il balançait simplement que sa femme avait disparu. Ellen devait faire quoi avec cette information? Remplir des chaussettes?

« Je suis désolé pour toi, si je peux faire quelque chose, dit-le moi. »

Elle aurait pu lui parler de ce réseau de personne plus ou moins légal qu’elle c’était créé avec les années. Ce même réseau qui avait servi à son frère à abandonner ses deux enfants, mais ce n’était peut-être pas une bonne idée. Il était moins grand, moins puissants, mais toujours utile. Il s’expliquait? Il s’excusait? Parce qu’il se justifait d’avoir été chiant la dernière fois. Ce qui fit sourire notre Ellen.

« T’inquiète, j’ai déjà vu pire, mais c’est gentil de s’excuser. »

Parce que c’était clairement ça et que surtout, c’était ce qu’elle voulait. Donc, elle prendrait cela pour des excuses qu’il le veule ou pas, tout simplement. Il voulait en savoir d’avantage sur elle, sur lui, comment elle l’avait retrouvé. Il c’était pourtant arrêté, murmurant un nom, Myla. Sa femme? C’était ce que Nikolaas lui avait dit non? Oui. Sauf que déjà, son fils se levait. Il comptait partir, ça se sentait. Déjà? Ah bah ça n’aura pas vraiment valu la peine de venir dans ce coin paumé finalement…

« Ça va? »

Parce que c’était gentil de demander. Parce qu’elle avait l’impression de devoir le faire pour la forme, même si elle le voyait bien que non, ça n’allait pas. Du coup, elle aurait dû demander de graduer sur une échelle de 1 à 10 à quel point il n’allait pas. Ça aurait été plus productif surement. Sauf qu’il voulait qu’elle le suive. Ah bon? D’accord… elle partit donc à sa suite, il était tellement empressé qu’elle dû accentuer le pas. Au bout de quelques minutes affreusement longues, il s’écroula devant une masse informe qui était au sol. Une femme? Sa Myla à en croire ce qu’il disait. IL paniquait un peu devait le corps limite inerte de la femme, mais Ellen pouvait sentir qu’elle était en vie, faible et surnaturelle. Elle devrait donc s’en sortir logiquement… non? L’arnaqueuse c’était rapprochée doucement. Ne voulant pas déranger son fils dans de triste retrouvaille. Sauf qu’il s’était retourné vers elle, lui demandant de la soigner, parce qu’elle était une sorcière comme elle. Oh, comme ce n’était pas aussi simple que ça. Elle s’agenouilla tout de même pour voir l’étendu des blessures de la femme. Sa belle-fille? On n’en était pas rendu là.

« Ce n’est pas aussi simple que ça, avant ma mort j’aurais pu, mais j’ai… changé depuis. Je peux quand même aider un peu. »

Sur ce, elle caressa doucement les cheveux de la demoiselle. Je vous vois tout de suite venir avec vos inquiétudes. Non, elle ne la bouffait pas. Elle était limite plus agréable que ça quand même. Je suis sûr que savoir, Maarten s’en serait inquiété. Bref. Elle avait en fait… privée Myla du sens du touché. Sans terminaison nerveuse, plus de douleur pour un moment. Si elle ne souffrait pas, avec de la chance, son corps se déciderait à guérir tout seul et avec de la chance… elle irait rapidement mieux. Du moins, un peu, parce qu’elle en avait long à guérir quand même.

« Techniquement, je lui ai retiré une bonne partie de la douleur. Si elle est une sorcière, elle devrait arriver à se réparer toute seule. Sinon, y a des potions pour ça aussi, mais… je n’en traine pas sur moi. Désolé. La ramener chez toi serait surement le mieux. Elle ne c’est certainement pas fait ça toute seule. Et vu le quartier... on ferait mieux de ne pas traîner. »

Le tout, d’une voix douce. Déjà, pour qu’il ne l’attaque pas de nouveau, mais aussi pour ne pas faire trop de bruit. Elle n’était plus la même sorcière qu’avant, elle avait changé. Elle était morte et elle avait eu la chance de renaitre en quelque sorte. Elle osait croire qu’il lui serait reconnaissant pour la douleur en moins. Ce n’était pas simple de gagner des points avec celui-là. Surtout quand on n’avait pas les pouvoirs requis. En même temps, de son vivant… elle n’avait jamais vraiment été portée sur la guérison, même si elle adorait les potions. Ça ne servait pas pour la même chose disons. Ellen avait toujours préféré le coté récréatif de la chose, pas vraiment le pratique.

 

 
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