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 « savages » ㄨ declan&cordelia

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↳ Métier : + fauche les hommes de la classe moyenne qui foulent le même sol qu'elle, sans honte.
↳ Opinion Politique : + le gouvernement, comme la Résistance, sont une bande d'écervellés mal baisés, rien de plus, rien de moins.
↳ Niveau de Compétences : + niv. 4 HBIC
↳ Playlist : ELLE KING, ex's & oh's + GIN WIGMORE, kill of the night + MUSE, undiclosed desires + ELLIE GOULDING, don't need nobody + BAND OF SKULLS, i know what i am + FLORENCE, seven devils + HONOR SOCIETY, here comes trouble + THE PRETTY RECKLESS, kill me + LYKKE LI, get some + GHINZU, high voltage queen + THE SATURDAYS, turn myself in + DAVID GRAY, the other side + ARIANA GRANDE, thinking about you.
↳ Citation : + « don't let her smile fool you, don't let her eyes confuse you ... red lips always lie. »
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MessageSujet: « savages » ㄨ declan&cordelia   Ven 21 Aoû - 6:07


savages

Were we born to abuse, shoot a gun and run, or has something deep inside of us come undone? Is it a human trait, or is it learned behavior? Are you killing for yourself, or killing for your savior?


Nonchalance et désinvolture comme combustibles à ses pattes, la sorcière lanternait dans les méandres septentrionaux de la Nouvelle-Orléans, déambulant malgré les apparences avec une destination bien arrêtée dans ce grand esprit insidieux qu’était le sien. Son visage cédait naissance à des arabesques retorses et matoises, le fiel profilant de pores en pores, alors que de son côté, la succube octroyait de vulgaires œillades aux horizons qui l’assiégeaient de tous les côtés. « L’antre des anciens esclaves » était le sobriquet, il va sans dire, puéril, qu’on allouait au quartier de Treme. Le tout détenait une sapidité doucereuse sans égale, mais surtout, ironique. Lieu symbolique de la culture afro américaine et créole, dans lequel bien nombreux d’entre eux se sont sorti de la misère, le tout à un rythme de jazz qui les ont affranchis à la fois de le leur statut d’esclaves et de leur pérenne pénitence…seulement pour mieux se faire asservir quelques décennies plus tard. Bourrasques et typhons dévorant la quiétude et la sérénité des lieux dans la gueule de la tempête, il ne restait à ce quartier que ce que ces changements climatiques lui avait appris ; violence. Voilà ce qu’elle voyait. Rien que ça. Violence et misère. Et elle n’aurait même pas pu broncher si elle l’avait voulu aux témoignages de ces dernières. Car, la triste réalité, c'est qu'elle n'en avait rien à foutre.
 
À vrai dire, Cordelia accueillait toute cette grossière barbarie avec une nonchalance qui frôlait impudemment l’indifférence. Et peut-être une sombre touche de dédain également. C’était la turpide infamie de ce quartier qui la dégoûtait, tout simplement. Chaque pas se faisait avec moins de nonchalance et davantage de suffisance que le dernier. Son antipathie connaissant aucune borne, ses orbes marron torsadèrent à maintes reprises à chaque fois qu’elle daignait étendre son regard jusqu’aux mendiants dont les suppliques sonnaient davantage comme des tumultes sans rythme qu’elle escamotait sans mal. La sorcière avait mis le pied dans ces taudis pour une seule raison – et ce n’était certainement pas pour écouter et contempler de pauvres – c’était le cas de le dire – imbéciles lui recracher leur misère aux pieds. Pieds qui étaient chaussés, à l’inverse des gaillards qui traînaillaient dans ces coins malfamés.
 
Naturellement, ces caprices et faroucheries cessèrent lorsque ses iris s’abandonnèrent sur la ligne d’arrivée. Ses lippes vermeilles se courbèrent subtilement pour laisser préluder malice et perfidie sur son bec de rapace. L’harpie fit claquer ses talons froidement contre le carrelage dont le matériel semblait tenter si désespérément d’épouser la plante de ses pieds, sans réussites. Le son demeurait, malgré tout, étouffé, faisant de son arrivée un taciturne secret. Sa démarche ne se voulait pas timide, mais elle subsistait avec discrétion comme il eût toujours été le cas avec la vipère. Slalomant de sa nonchalance coutumière jusqu’au rempart de bois, Cordelia contempla la porte un tendre instant d’un air sournois, sa langue visita sagacement ses lèvres avant que blanc nacré ne la chasse d’une estafilade qui  épousa ces dernières douloureusement.
Le portail devant elle accueillit sa main qui racla contre la poignée éculée qui faisait misère à la peau de pèche de sa dextre. La muraille de Mélèze devant elle se balaya silencieusement de son chemin, laissant la démone pénétrer dans la forteresse – et le qualificatif était généreux – de sa victime. Elle n’était pas étonnée que ce dernier vive dans un tel trou à rat, c’était un peu ce qu’il était. De la vermine. En soi, ça faisait de lui la victime idéale. Il avait le profil parfait. Et ce que ces iris caféinés rapportaient des environs, Cordelia ne s’était à priori pas trompée.
 
Rapidement, malgré sa prudence et cautèle pour éviter d’attirer l’attention sur elle, l’ébauche de l’objet de sa convoitise s’amorça à l’horizon. Declan Grimes. Son visage s’assujettit à de nouvelles arabesques fourbes alors que la silhouette enrouée du plombier s’imprimait sur ses rétines. Son regard saturé de lubricité et salacité, elle scruta quelques secondes de plus le beau brun avant que son soprano ne brise le silence de ces sonorités nonchalantes auxquelles Declan allait devoir rapidement s’accoutumer. « J’ai cru comprendre que tu cherchais à t’entretenir avec moi… » Son attention délaissa l’homme devant elle pour se percher sur les espaces à ses côtés. Lascivement, elle passa quelques doigts sur un meuble poussiéreux qui n’avait probablement jamais été épousseté. Rien de bien surprenant, Declan ne lui paraissait pas être du genre à lever le petit doigt pour astiquer la maison. En revanche, il avait toute l’étoffe d’un homme qui coucherait avec une potiche pour lui demander de passer un linge le lendemain.
Frottant ses doigts dans le but quelque peu vain de se défaire de cette grossière crasse, la brunette poursuivit son discours, croisant ses bras sous sa poitrine, arquant les épaules également. « Me voilà. » Cordelia adorait ce petit jeu. Enfiler ce masque ingénu pour aborder une situation qui était tout si ce n’est innocente. Mais même derrières ces doucereuses apparences, on pouvait y discerner une once de toute la fourberie dont elle gorgeait en temps normal. En guise de conclusion, la sorcière adressa son intrusion dans les piètres murs de son molosse. Bien entendu, elle n’avait pour Declan que des mensonges. « Tu me pardonneras de m’être invitée de la sorte, mais la porte était grande ouverte, alors j’ai jugé bienséant de m’y glisser…D’autant plus qu’on a tant à se dire toi et moi. » Si elle suintait l’hypocrisie jusqu’à en faire aboyer tous les chiens de la Nouvelle-Orléans, le rictus qui se glissait sur son gosier annonçait suffisamment rien de bon pour les faire taire. Tous, sauf Declan, probablement.

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narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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MessageSujet: Re: « savages » ㄨ declan&cordelia   Ven 21 Aoû - 19:13

Une fumée opaque forme une drôle de traînée dans les ténèbres. Elle s'échappe d'une truffe humide aussi noire que la nuit, épaisse et râpeuse. Le grand chien au corps musculeux laboure la terre fraîche sur son passage. Seuls les reflets de la lune pleine trahissent sa présence pendant qu'il erre sans but dans les jardins. Le rottweiler cesse sa course silencieuse dans un chemin de pavés et baisse son énorme tête vers une flaque d'eau. Son reflet le tétanise. Dans ses yeux d'ébène danse une ombre pas tout à fait animale, une âme humaine habite ce corps puissant et elle se brise, petit à petit. L'esprit de l'homme se faufile, se terre dans les instincts les plus primaires. Ne reste que le sombre molosse qui reprend sa route et oublie cet étrange souvenir. Une odeur maîtrise ses sens, elle est alléchante. Alors, vers sa proie le chien galope. Vers le néant l'homme chute doucement.

Declan se réveilla totalement nu sur ses draps défraîchis. Ses cheveux s'étaient noués et toutes ses couvertures semblaient s'être livrées à une furieuse bataille. Il avait refait ce cauchemar, encore une fois. Son corps se rappelait cette douleur insoutenable qu'il avait déjà ressentie sans comprendre sa provenance. Il roula sur le dos, s'étira, puis posa mollement son bras sur son regard clos. Il se sentait las et étrangement coupable. N'expliquait ni sa nudité ni ces sensations qui lui tourmentaient l'estomac. Un goût de métal lui restait sur les lèvres et la nausée lui vint. Il se redressa aussi rapidement que ses membres engourdis le lui permettaient et se précipita dans la salle de bain pour déglutir. Il se dirigea ensuite faiblement vers le lavabo et s'observa dans son miroir ébréché. Son regard tantôt confus s'écarquilla. Du sang teintait sa barbe et sa chevelure, des mèches écarlates se mêlaient à son blond basané. Affolé il tenta plusieurs fois d'ouvrir l'eau avant d'y parvenir et se frotta vigoureusement le visage. Il hallucinait, le sommeil n'avait pas fini de le tourmenter se persuadait-il. Il cligna des yeux quelques instants, la visions troublée par cette eau glacée. Un liquide rouge s'écoulait contre les parois blanches. Il regarda de nouveau son reflet, perdu, désemparé, tentant sans succès de se souvenir de cette dernière nuit. Mais une petite main frappa à la porte et mit un terme à cet instant d'angoisse " Tonton Declan ? C'est toi ? T'es rentré ? ". Cette voix d'enfant l'apaisait, le ramenait à une réalité tellement plus douce. " Oui Nate, tu peux dire à Agatha d'vous laisser ici, je prends l'relais ". Il délaissa son reflet pour aller laver tout ce sang sous une douche salvatrice; elle le débarrasserait de toute cette crasse sanglante et lui se chargerait d'ôter enfin le voile sur ce terrifiant mystère. " Dis lui qu'il faudra qu'elle vous garde quelques heures cette après-midi si elle est d'accord, j'ai une course à faire... ". Il irait à la recherche de cette étrange femme à la chevelure en cascade qui, sans en comprendre la raison, semblait être l'origine de tous ses maux surréalistes. Après cette conversation avec Stain l'autre soir, son esprit s'était suffisamment ouvert et il était enfin paré à accepter la vérité, quelle qu'elle soit. L'ignorance menaçait de le rendre fou.

[...]

L'irlandais était rentré bredouille. Plusieurs personnes lui avaient révélé connaître de vue cette enjôleuse mais rien de bien concret. Le mystère restait entier et Declan commençait à douter de la revoir un jour. Il se sentait prêt à s'abaisser devant Stain pour obtenir d'avantage de détails, bien qu'il n'était pas certain que l'homme qu'il avait maltraité accepte la conciliation sans rechigner - il aurait raison. Deko avait eu sa chance, beaucoup de questions auraient pu trouver réponse ce soir là, mais l'avait laissé filer, trop borné et hermétique qu'il était.

L'homme eut un sursaut. Il n'avait pas entendu de pas annoncer la venue de l'étrangère. Quelle surprise. Il reprit aussitôt contenance, posa la bière qu'il buvait seul sur la table basse qui accueillait ses jambes croisées avec nonchalance. Il ne prit ni la peine de se lever, ni même de se redresser un tantinet du fauteuil dans lequel il était avachi. " Mais pourquoi perdre mon temps et m'fatiguer à te chercher, toi qu'il suffit de siffler comme une chienne pour qu'elle se rameute aux pieds sans tarder ". Un sourire espiègle se peint sur ses lippes, ses yeux glacés pétillaient d'un désir lubrique pendant qu'il la dévisageait. Il se dévoilait masqué d'une familiarité grossière, mais n'éprouvait pas le moindre remord. Tout son corps, toute son âme, toutes les fibres de son être et de son esprit lui intimaient qu'elle était hautement haïssable, alors il la détesta. Elle puait l'outrecuidance, se conduisait telle une reine au coeur d'acier face à qui nul n'avait d'autre choix que de se plier. Elle était aussi dangereuse que splendide. Dans son regard, Declan y perçut les ténèbres, ces dernières ne le trompaient pas. Il s'y était suffisamment confronté pour les reconnaître lorsqu'il les contemplait.

Avant même que la brune puisse répliquer, le petit Keane fit son entrée, tout ensommeillé. Nate le suivait de près, comme si l'enfant lui avait échappé et qu'il cherchait à le rattraper avant qu'il ne se dresse devant leur oncle. A cette heure ci les deux frères devaient être couchés et avaient pour interdiction de se relever, c'était la règle. " Tonton ? ". Deko ne leur accorda pas le moindre regard, il soutenait sans ciller les deux pupilles malveillantes de la superbe séductrice toute permise. " Au lit les garçons et que j'vous reprenne plus debout ou les punitions vont tomber, la dame et moi avons à parler. En effet... ". Sans protester, la marmaille obéit. Declan tendit l'oreille afin de d'assurer que les portes se refermaient derrière eux...

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MessageSujet: Re: « savages » ㄨ declan&cordelia   Jeu 27 Aoû - 9:22


savages

Were we born to abuse, shoot a gun and run, or has something deep inside of us come undone? Is it a human trait, or is it learned behavior? Are you killing for yourself, or killing for your savior?

Sa carcasse, mollement avachie sur un grotesque fauteuil, soutira à l’un de ses sourcils une maigre arabesque. Les deux suintaient d’une nonchalance sans égales, mais Cordelia avait l’étrange pressentiment que le beau blond disposait d’une impétuosité et d’une ferveur – animale, cela va sans dire – qui, nul doute, lui couteraient la main dans cette altercation. Les jambes du jeune homme croisées sur une table qui les accueillaient presque trop parfaitement, l’harpie ne pouvait s’empêcher de refléter sur la vulnérabilité dont il faisait preuve présentement. Lui, qui la sous-estimait en s’affichant si maladroitement sans défenses... Mais la sorcière était loin d’être importunée par le manque de considération que Declan faisait preuve à son égard. Au contraire, elle y voyait plutôt un fâcheux manque de discernement de la part du plombier, et ce n’était définitivement pas une opportuniste de son espèce qui déclinerait d’en profiter éhontément. "Mais pourquoi perdre mon temps et m'fatiguer à te chercher, toi qu'il suffit de siffler comme une chienne pour qu'elle se rameute aux pieds sans tarder " La remarque lui déroba un gloussement qui délogea à contrecoup doucement la gorge, elle qui s’était satisfaite l’instant de quelques maigres secondes à l’observer d’œillades lubriques et sans vergogne. Une chose était certaine, ceci dit ; l’invective du beau blond ne serait pas sans conséquences. Il ne le savait peut-être pas, mais cet esprit sempiternellement concupiscent vaquait déjà à ficeler son éventuel sort.

Nul besoin pour elle de perdre son sang froid face à un tel arriéré. Au contraire, elle admirait presque, d’une certaine manière, l’affront du métamorphe. Quoique Cordelia n’arrivait pas exactement à mettre le doigt sur le rationnel de ce blasphème ; pouvait-il, tout simplement, se vanter d’avoir à son compte une grosse paires de couilles, ou bien personne ne l’avait-il prévenu que la brunette avait tout d’une sociopathe? La pensée lui marauda un faible rictus qu’elle chassa, davantage par réflexe, lorsqu’une voix fluette brisa fracassa le silence, descellant l’air d’un rachitique : " Tonton ? " La brunette plissa maigrement les yeux, mais elle insistait pour ne garder que le reflet de sa création imprégné contre sa rétine, négligeant la présence falote du rejeton.  " Au lit les garçons et que j'vous reprenne plus debout ou les punitions vont tomber, la dame et moi avons à parler. En effet... " Un deuxième caquètement se déjucha de son gosier au son des mots du plombier. L’image de Declan, la main aux fesses des gnards s’estampant dans son esprit, la dérida presque un faible instant. « Qui aurait cru qu’un molosse comme toi aurait la fibre paternelle? » Un terne silence plana quelques secondes avant qu’elle ne rajoute, plus railleuse qu’autre chose. « ... Adorable. » Le son de ses talons contre la tuile trahissait les quelques pas furtifs qu’elle venait de prendre, alors que de sa voix naturellement sybarite, elle siffla concurremment : « Tout comme eux d’ailleurs… » Elle daigna prétendre avoir un intérêt pour ces derniers dans le seul but d’effleurer l’instinct de protection du beau blond, son bec de succube s’accoutrant d’ellipses dissolues qui ne laissaient rien présager de bon. Cordelia n’avait encore rien en tête les concernant, mais Dieu sait qu’ils représentaient à eux-seuls un excellent moyen de pression, si ce n’est le meilleur – tout au moins, en ce qui concerne le métamorphe. En revanche, s’en prendre à eux si tôt dans cette joute ne lui paraissait guère astucieux, d’autant plus que l’irlandais lui paraissait suffisamment imprévisible.

Ses longues jambes continuèrent leur avancée jusqu’au corps décru de son interlocuteur qu’elle continua d’inspecter impudemment comme un morceau de viande. De nouveau, la vipère brisa le silence de ce timbre de voix tinté de cette fameuse nonchalance suave pour laquelle elle était si distincte. « Cordelia. » Un haussement d’épaules convoya la remarque, avant qu’elle ne rajoute sur la même mélodie : « À supposer que tes tragiques démarches d’en apprendre davantage sur moi n’aient même pas aboutis à un maigre prénom. » Qui n’était pas réellement le sien, à vrai dire, mais le plombier était bien trop insignifiant à ses yeux pour qu’elle en dévoile davantage sur le sujet. « Que dire d’autre? Je suis cancer, ascendant connasse. J’apprécie particulièrement les couchés de soleil, les longues promenades au bord de la mer, et les hommes fougueux. » Même derrière ces railleries et ces apparences espiègles qu’elle revêtait effrontément se dissimulait des ténèbres que Declan devrait promptement apprendre à craindre – pour son bien et celui de ses proches.
Ces quelques dernières œillades reflétaient à quel point l’irlandais, malgré ses beaux airs impétueux face à la sorcière, avait mauvaise mine. Il s’était probablement transformé très récemment ; le fait lui paraissait patent. La pleine lune ne remontant qu’à la nuit antérieure, Cordelia admirait les répercussions de ces gestes les plus récents sans le moindre remord à l’horizon. Naturellement, elle lui fit la remarque, un timbre de voix presque blasé à l'appui. « Tu sais…Tu as vraiment une mine de merde. » De nouveau, l’harpie arbora des airs dont l’ingénuité était pour le moins douteuse. « Mauvaise journée? » Son petit doigt lui disait que les dix dernières années avaient probablement été mauvaises, elles aussi.

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MessageSujet: Re: « savages » ㄨ declan&cordelia   Jeu 27 Aoû - 11:48

Sa voix était enjôleuse et indolente, c’était fou à quel point ce timbre tout de grace vêtu pouvait contraster avec ce regard noisette aux sombres tréfonds qui semblait si implacable. Son aplomb était parfait, quand bien même elle se trouvait dans l’antre du loup, lui qui pouvait à tout moment, sur un pêle-mêle de paroles qu’il jugerait trop déplaisant, sortir les crocs sans prévenir. L’étrangère présomptueuse avait certainement dans son chapeau de sorcière de très vilains tours dont Declan n’avait pas la moindre conscience, mais elle non plus ne savait pas à quel point les risques étaient grand de s’inviter de manière improvisée drapée dans sa robe de ténèbres chez le changeur qui n’avait lui non plus rien d’un ange. L’image de son revolver chéri planqué dans dos lui décrocha un rictus satisfait. Il s’imaginait déjà le faciès de l’arrogante se décomposer à la vue de son petit joujou sorti de l’ombre, le canon pointé sur sa jolie trogne qui aurait tout perdu de sa superbe. Il lui passerait l’envie de s’incruster dans son cocon, aussi rudimentaire soit-il, et de s’autoriser quelques commentaires qu’il considéra d'emblée hostiles sur cette marmaille qu’il protégeait au moyen d'une ferveur incontestée. Declan préféra garder ses pensées sous silence. Seul ses iris d’un bleu saisissant laissaient entrevoir toute la folie qui pourrait s’éprendre de lui si le besoin s’en faisait sentir. Le farouche irlandais n’aurait plus la moindre frontière et pas de remord à les franchir. Il ne bougea pas un cil, se contenta d’avaler une gorgée de sa bouteille de bière à moitié vide sans se détacher une seule seconde du somptueux aspic qui prenait bien trop d’aise. Il n’appréciait pas de la voir s’approcher de lui avec une telle assurance. Il commençait à se demander s’il ne sous-estimait pas cette frêle carcasse qu’il lui semblait pouvoir briser de sa simple poigne. Elle n’avait pas l’air armée, Declan ne savait pas ce qui pouvait la pousser à se penser cajolée par les bras réconfortants de la sécurité. Néanmoins, après avoir passé deux nuits de pleine lune dans la peau d’un molosse qui lui avait laissé le goût du sang en bouche, il comprenait que des forces peut-être plus pernicieuses que le feu des armes ou les reflets d’argent d’un couteau affûté pouvaient être de mise. Qui savait ce que le monde lui réservait encore comme surprises surréalistes ? Aujourd’hui, tout était permis.

Le changeur de peau finit par délaisser sa position confortable. Il se redressa lentement, posa la boisson sur le rebord de la table basse puis ses bras sur ses genoux, le tout dans un soupir rauque semblable à celui d’un éveil après toute une nuit de sommeil. Il ne perdait pas une miette de la présentation de cette prénommée Cordelia, quelque puisse être son véritable nom, ni de son attitude figée dans cette désinvolture qu’il jugeait finalement un tantinet alarmante. Qui était-elle - ou plutôt qu’était-elle - pour s’accommoder d’une telle quiétude ? Deko doutait que ce soit le fruit de son ascendant astrologique ou son adoration pour l’atmosphère marine. Un sourire s’esquissa sur ses lippes. Très bien. L’amoureuse des couchers de soleil semblait aborder cette rencontre d’un autre genre d’une humeur aérienne, il ne lui ferait pas le plaisir de lui ôter toute sa légèreté. L’enragé demeurerait en cage, aussi longtemps que l’homme serait en mesure de le contenir. « Tu t’es crue à une réunion Meetic ? Remballe tes lubies de fausse sentimentale, j’préfère les blondes plus sveltes, à la poitrine plus généreuse et au visage plus bandant. Je n’te dirai donc pas qu’je suis enchanté, connasse - et il insista sur ce mot - ni n’prendrai la peine de m’présenter. A priori t’as pas eu trop d’mal à venir jusqu’à moi. Le bon mec, la bonne adresse... Laisse moi deviner, une fan obsessionnelle ? ». Il ne se défaisait pas de son rictus badin.

Ah, ça y est, enfin elle mettait le doigt sur ce qui l’avait poussé à entreprendre ses recherches et qui avait motivé Maléfique à faire le chemin jusqu’ici, en talons aiguilles. Il admira le courage qu’il avait fallu pour traverser tout ce tas de merde chaussée de la sorte - de railleuse manière du moins. Il se leva du fauteuil et s’approcha à son tour de son ôte importune, la dévisageant une nouvelle fois, sans plus aucune lubricité cette fois-ci. Tel un requin il lui tourna autour, comme pour noter chaque détail de cette silhouette qu’il devrait sans doute inscrire sur sa liste noire déjà bien remplie. Il finit par poser son derrière sur le bord d’une grande table de verre rayée où la poussière semblait faire office de nappe - il n’avait pas franchement eu le temps de se consacrer aux tâches ménagères ces dernières semaines, et ce n’était définitivement pas son activité fétiche. « Avare de compliments, qu’c’est étonnant... Toute la panoplie du mauvais personnage. Arrête connasse, on va finir par t’prendre pour une caricature ratée ». Il la reluqua avec dégoût, comme s’il contemplait le portrait d’une créature défigurée. Peu importait la beauté dans laquelle cet esprit nuisible s’était glissé, Declan savait que l’apparence n’était parfois qu’une farce grotesque. « Si tu attends d’être implorée pour m’dire c’que tu m’as fait et pourquoi, y a erreur sur la personne ». Il ne lui demanda pas de confirmer qu’elle était à l’origine de sa condition tragique, il avait déjà compris qu’il avait cherché le bon personnage. L’angoisse était palpable. La peur lui accélérait le palpitant. Il allait lever le voile sur sa nouvelle identité et cette réalité était terriblement inquiétante, changerait peut-être à jamais son existence et balayerait tous les fondements auxquels il s’était accroché durant trente trois ans. Il sorti son arme logée près de ses reins et la déposa sur la table, à portée de main. « Je n'implore jamais, j'exige. Ca doit nous faire un point commun j'imagine... ». Quand son coeur cognait fort dans sa poitrine, son visage n'en montrait rien. Sombre et suffisant, rien de son attitude ne saurait trahir le tumulte de sentiments critiques qui laissait son esprit choir dans le chaos. Il ne lui laisserait pas l'occasion de se délecter de sa perdition. Parce que finalement, elle n'attendait que ça. La garce.
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MessageSujet: Re: « savages » ㄨ declan&cordelia   Lun 31 Aoû - 23:37


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Were we born to abuse, shoot a gun and run, or has something deep inside of us come undone? Is it a human trait, or is it learned behavior? Are you killing for yourself, or killing for your savior?

« Tu t’es crue à une réunion Meetic ? Remballe tes lubies de fausse sentimentale, j’préfère les blondes plus sveltes, à la poitrine plus généreuse et au visage plus bandant. Je n’te dirai donc pas qu’je suis enchanté, connasse, ni n’prendrai la peine de m’présenter. A priori t’as pas eu trop d’mal à venir jusqu’à moi. Le bon mec, la bonne adresse... Laisse-moi deviner, une fan obsessionnelle ? » La nouvelle invective de l’irlandais ne la secoua  pas davantage que la première. Elle s’était elle-même octroyé le qualificatif de ‘connasse’, ce n’était certainement pas le timbre de voix rauque et primitif du plombier devant elle qui allait y changer quoique ce soit. Naturellement, la succube accueillit le tout d’un rictus aussi furtif que malin, s’assurant de ne revêtir que le masque de la nonchalance – celui auquel sa figure était si souvent assujettie. Valsant toujours de ces allures sybarites, sa nonchalance exsuda de ses pores, imbibant l’air de son parfum, alors que la sorcière berçait l’air d’une mélodie désinvolte : « Que d’infâmes mots pour une bouche aussi jolie que la tienne. » Quiétude s’empara de l’atmosphère alors que les lippes vermilles de la sorcière se laissèrent aller entre elles à une étreinte marivaude. « Quel dommage. » rappliqua-t-elle pour conclure ces palabres oiseuses. Son timbre de voix se voulait tout autant viveur que désenchanté.  

De ces perles terreuses et avides, elle placarda son attention sur les nombreux mérites que la complexion de l’irlandais lui procurait, son regard pernicieux ne se faisant pas pour le moins circonspect quand même les circonstances l’auraient souhaité. Derrière ces basses et grossières allures rustiques se trouvait l’ébauche d’un homme plus enchanteur, elle en était sure. D’autant plus qu’elle conjecturait que les récentes transformations dont étaient victime Declan étaient, partiellement, la cause de ces apparences revêches. « Tu sais…Tu as vraiment une mine de merde… Mauvaise journée? » Son avanie sembla déloger quelque chose chez l’irlandais qui se mut de son fauteuil, sans ciller, estimant que c’était à son tour de lui tourner autour. Declan, de nature, exsudait d’une certaine violence et bestialité qui se révélaient, frugalement, mais très certainement. La sorcière le percevait dans ces éthers céruléens, dans ces sillons rêches et durs de son portrait, dans ces muscles saillants qu’elle suspectait seraient capables de l’étreindre jusqu’au nid des défunts. Cette proie qui se faisait prédateur battait en retraite, trouvant refuge plutôt sur une table de verre qui n’avait encore probablement jamais connu le contact intime d’un linge. « Avare de compliments, qu’c’est étonnant... Toute la panoplie du mauvais personnage. Arrête connasse, on va finir par t’prendre pour une caricature ratée » Les iris caféinés de la vipère roulèrent péniblement à la même cadence que son interlocuteur giclait de son venin acariâtre dans l’air, la nonchalance de la démone ironiquement en harmonie avec la susceptibilité de sa proie. « Tu n’es pas exactement prodigue de grands compliments toi non plus à priori. » susurra-t-elle, sa voix gracile s’élançant dans l’atmosphère, suivit d'un rire maigrement pouffé.

Le dégoût perlait de tous les pores de ce visage éraillé, et plus particulièrement de ces fastueux saphirs qu’elle n’avait pas encore délaissés de sa vue plus que quelques secondes. L’harpie ne bronchait pas et ne défaillait certainement pas malgré la lourdeur du regard que lui prescrivait Declan. « Si tu attends d’être implorée pour m’dire c’que tu m’as fait et pourquoi, y a erreur sur la personne » L’idée même qu’il se mette à genoux, devant elle, à ses pieds – voire même, aux quatre pattes de ce trône qu’elle s’octroyait plus elle-même qu’autre chose – était pour le moins alléchante. « Pourtant, ça ne te briserait pas un os de courber l’échine un peu, tu sais. » L’emprunt du mot ‘os’ n’était pas anodin, bien que suffisamment subtile pour lui passer par-dessus la tête, probablement.

Sa poitrine fût malmenée par une violente et brusque respiration – témoignage d’une vulnérabilité qu’elle tenta de dissimuler dans l’ombre – face à l’arme que le plombier venait de dégainer. Même les plus mortelles des armes craignaient la mort et les dangers –  la sorcière n’était pas une exception. Certes, la vipère se doutait que c’était un moyen comme un autre de la faire frémir d’effroi, de l’assujettir à cette crainte qu’il se défisse d’elle au premier faux pas qu’elle daignerait commettre – crainte chimérique puisque dans cette nouvelle rixe, Cordelia était persuadée qu’elle serait celle qui en ressortirait triomphante. La brunette concédait sans grande difficulté qu’elle ne lui avait, en revanche, toujours pas donné raison de l’appréhender elle. Certes, la transformation aurait déjà dû être suffisante – et la facilité avec laquelle elle l’avait retrouvée aurait du conclure le tout. C’est donc avec beaucoup plus d’assurance et de sérénité qu’elle observait le tueur à gages abandonner son arme sur la table de verre.
Son bec se cintra, alors qu’elle tendait l’oreille au suivant affront du beau blond. « Je n'implore jamais, j'exige. Ca doit nous faire un point commun j'imagine... » Les mots lui évincèrent un gloussement qu’elle supplanta à son tour d’un sourcil arqué. L’idée même qu’un sale rat des villes de son acabit pouvait considérer, même l’instant d’une pauvre seconde, qu’ils pouvaient avoir des points communs ne l’insultait peut-être pas, mais l’amusait très fortement, certainement. « Exiger? » Elle ricana, avant que froideur et austérité ne drapent de nouveau son faciès de connasse. « Pitié. Quand je veux quelque chose, je me l’approprie directement – tu devrais en savoir quelque chose. » La courte pause qu’elle marqua n’avait comme seul dessein que d’enfoncer le couteau dans la plaie. « Je n’ai pas la salive, ni le temps, et certainement pas la naïveté pour perdre mon temps à ‘exiger’ des choses sans n’en voir le bout du nez au bout du compte. » Ses prunelles se nichèrent quelques maigres secondes contre l’arme qu’il avait déposé sur la table, tirant réconfort du simple fait qu’elle se trouvait toujours là, à tout le moins éloigné de la grippe du tueur. « On n'est jamais si bien servi que par soi-même, tu sais, ce genre de foutaises… » L’harpie roula de nouveau les yeux à la mélodie de ses propres mots. À vrai dire, Cordelia n’avait jamais été particulièrement friandes de ce genre de philosophie à deux balles, mais elle était particulièrement fervente des discours oiseux, d'où ces derniers discours.

« Pour être totalement honnête avec toi, je ne sais pas par où commencer. » Il y avait là une certaine part d’honnêteté, mais la sorcière n’avait surtout pas la foi pour se lancer dans d’élancées exégèses sur ce qui venait d’arriver à l’irlandais – d’autant plus que Dieu sait que l’histoire était longue et pénible. « Alors pourquoi ne poses-tu pas les questions qui gîtent dans cette jolie tête qu’est la tienne, puisqu’à priori tu sembles bander à même l’illusion d’être en contrôle? De mon côté, je tenterais d’y répondre de la manière la plus concise possible.» Ses lippes écarlates se traînèrent le long de son bec d’harpie pour ébaucher un rictus malveillant, alors que l’un de ses sourcils s’adonna une fois de plus à une courbe, cette fois-ci de façon beaucoup plus enjôleuse, malgré le fiel des mots qui escortait son attitude. Un éternel paradoxe, cette garce.

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MessageSujet: Re: « savages » ㄨ declan&cordelia   Mar 1 Sep - 13:54

Le petit jeu avait assez duré, Declan ne supporterait pas plus longtemps cette mascarade qui les amenait à tourner autour du pot, lui qui avait toujours été l’emblème de la franchise la plus prompte possible. L’abeille ne cessait de lorgner son miel alors qu’elle n’attendait finalement que de s’en rassasier jusqu’à en assécher totalement le bocal. Pour mieux le briser par la suite, assurément. Declan avait compris que cette attitude théâtrale était la magnifique armure de son hôte qui soignait autant ses entrées en scène que ses préambules, mais lui n’avait pas pris de ticket pour assister au prétentieux spectacle et la patience n’avait jamais fait partie de ses vertus - si tant est qu'il en avait, des vertus. Elle usait ses nerfs et son temps - précieux ou non peu lui importait - le tout accompagné de manières pleines de mystères qu’il jugeait grotesques et surtout pas nécessaires. Que croyait-elle ? Qu’il faisait partie de ces hommes qui bafouaient la virilité du genre en se mettant à trembler de tous leurs membres, soumis par la ténébreuse angoisse ? Sous le joug d’une atmosphère pesante qui s’éternisait d’avantage qu’il en était souhaitable ? Que ses tirades à peine subtiles visant à lui intimer qu’elle était la seule maîtresse de la situation et du plein pouvoir lui feraient plier l’échine d’un battement de cils ? Tu as tiré l’mauvais numéro ma grande. Ce n’était pas la terreur qui lentement se glissait en son sein, mais les prémices d’une fureur en devenir qu’il valait mieux garder sous silence - et pas seulement pour la sorcière, bien que ce détail lui échappait encore.

Exaspéré mais le faciès de marbre, il délaissa son recoin et son arme pour venir se frotter derechef à la saleté d'aspic qui envenimait son antre. Pas le moindre frisson ne venait le chatouiller pendant qu'il s'approchait d'un pas qu'il voulait expressément paresseux. « Tu commences à essouffler le peu d’patience dont je dispose ». Un sourire indescriptible s’écrivait sur ses lèvres fades pendant qu’il saisissait entre ses doigts le menton de cet exquis mais non moins redoutable minois. Son corps se pressait très légèrement contre le sien pendant qu’une lame venait se nicher dans le creux de ses reins. Délicatement, elle l’effleurait. Caresses à la fois suaves et hostiles, promesses d’une étreinte de mauvais augure. Declan ne savait pas ce qu’il savourerait le plus : la renvoyer près de son ange déchu dans les méandres des Enfers ou lui rompre l’échine, littéralement. Indécis, il laissa sa poigne déraper jusqu'à son bras qu'il étreignit. Il se fichait bien que sa force sans mesure puisse laisser sur sa peau de pêche de vilaines ecchymoses. Et pendant que son poignard susurrait à la magicienne de mortels présages, le détenteur pensait à ce revolver qu’il avait volontairement laissé gésir sur la table de verre. Qu’elle le contemple avec désir en élaborant quelques machiavéliques desseins, telle était son intention. Rêve toujours pétasse, tu baiseras mes pieds en hurlant comme un putain d’animal à l’agonie avant d’pouvoir l’atteindre. Un rictus fielleux transcrivait cette pensée pendant que son regard dévorait chaque détail du portrait de la vipère. Allez ma belle, sort les crocs, juste pour voir... L’irlandais espérait qu’elle tente cette vaine entreprise. Parce qu’elle lui donnerait l’excuse nécessaire à sa conscience, celle qui le préserverait d’une culpabilité qui chaque jour prenait d’avantage de place dans cette vie tâchée de sang qu’il n’avait pas choisie - même s'il était celui qui tenait l'arme. Foutaises certes, mais dont il se contenterait pour trouver le sommeil ce soir.

Ses doigts se fermèrent avec plus de force sur le manche du couteau qui titillait sa mémoire. Poignard à la lame d'argent finement gravée qui avait un jour appartenu au père Grimes. Declan l'avait récupérée sans dire mot à sa fratrie. Ni de sa provenance, ni même de son existence. Il était le souvenir d'une vie d'antan très amère mais qui l'était pourtant moins qu'aujourd'hui, le symbole de ses racines - s’il avait su que sa composante était devenue sa plus dévouée meurtrière,  peut-être aurait-il ri de cette saleté d’ironie. Il aimait se rappeler qu'il venait d'un monde moins inhospitalier, même si ce monde l'avait lâchement abandonné. Cette arme n'était pas un lien quelconque et d'un sentimentalisme trop mielleux qui l'attachait encore au souvenir de son paternel, mais un objet indispensable à la préservation d'une réalité passée qu'il espérait, peut-être, pouvoir un jour retrouver. Une ultime accroche aux ruines d'un semblant de normalité violemment balayée. Tourne la page mon vieux... Et comment ne pas y parvenir lorsque face à lui se dressait l'incarnation d'une surréalité à laquelle il n'avait jamais voulu croire ? En y pensant, il était lui-même devenu l'une de ses représentations. Putain d'monde de merde. Comme pour traduire sa déperdition face au poids de cette constatation, sa lame cessa de frôler avec une légèreté macabre le corps de Cordelia pour épouser ses courbes plus franchement. Son assurance était le procédé parfait qui l'irritait rapidement, et dangereusement. Il fallait que l'animosité se hisse un peu plus au sommet de l'échelle pour que la comédienne cesse ses manières et dévoile enfin le premier coup de cette partie d'échec qu'elle avait entamée - partie à laquelle Declan ne voulait pas s'adonner et dont les raisons continuaient de lui échapper, mais l'étrange sensation de ne pas avoir d'autre option que de lui offrir le second coup ne le quittait plus. Cela dit, il n'était pas certain qu'il soit celui auquel la joueuse capricieuse s'attendait, elle qui avait l'impression d'être la reine toute puissante de cette manigance.

« J’n’ai pas pour habitude de bander d'illusions, pas plus que toi à priori... ». Façon de parler quoi. Le changeur disait vrai, il ne lui semblait pas que la maîtrise de la situation lui avait totalement échappé, quand bien même tout le reste l’avait pourtant fait. Elle savait qui et ce qu’il était, alors qu’il ne se dressait devant lui que le visage d’une étrangère. Elle était parvenue jusqu’à lui en un claquement de talons aiguilles, alors qu’elle n’avait été que l’aiguille dans une immense botte de foin. Les conclusions étaient peu réjouissantes mais l’irlandais se plaisait à croire que la destinée lui livrerait quelques choix plutôt que d’énièmes contraintes. Il n'en pouvait plus de cette existence de pantin qui l'accablait perpétuellement. Il ne pouvait pas détenir autant de poisse entre les mains, c'était simplement invraisemblable. Quoi que. « Commence par m’dire ce que tu es - et non pas qui elle était, parce qu’elle n’était pas humaine, c’était palpable - et en quoi tu m’as transformé - là aussi le doute n’était plus de mise, elle était jugée coupable. Si tu comptais adopter un clébard domestiqué ou au moins domesticable, il aurait mieux fallu t'tourner vers un yorkshire de l’animalerie du coin ». Les mots lui écorchaient la bouche. Pour la première fois il exprimait à voix haute ce qui lui était arrivé, succinctement mais sans plus aucun scepticisme.  « J’ai un mal fou à t’imaginer en remake d’Brigitte Bardot... Non, toi tu s'rais plus crédible dans la peau de Cruella, tu sais la cinglée de l'animé qui crève des chiots, comme j'ai pour habitude de crever les vermines dans ton genre. Je hais la vermine ». Une menace, encore. La lame rappela à la magicienne sa funeste présence. « Dans quel but m’as tu fais ça, quoi qu’ça puisse être ? Lesquels de tes intérêts étais-je censé servir ? ». Etais-je... Il avait cerné le personnage et savait pertinemment qu’elle ne faisait rien qui n’était pas censé favoriser ses desseins. C’était une opportuniste à l’esprit bouffé par l’avarice, en quête du contrôle absolu. Nul besoin d’être un fin perspicace pour pondre quelques bribes de juste analyse. Et étai-je, parce que lui n’avait pas d’intérêt  dans cette affaire - c’était limpide -  et n'avait pas pour projet de se laisser mettre la laisse et la muselière. Encore une fois, elle s'était trompée de bonhomme.
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MessageSujet: Re: « savages » ㄨ declan&cordelia   Dim 13 Sep - 9:17


savages

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« Tu commences à essouffler le peu d’patience dont je dispose »  Elle n’était pas particulièrement remuée par les tentatives du beau blond d’immiscer une quelconque crainte en elle, et pas même ces apparences dangereusement nonchalantes ne pourraient y changer quoique ce soit – après tout, elle les avait presque inventé! « Je suis surprise que tu considères en disposer, même rien qu’un peu. » rétorqua-t-elle, tant railleuse que vipérine. Il se colla rapidement à elle, sans qu’elle n’ait elle-même réellement le temps de percevoir quoique ce soit vraiment. Elle demeurait, malgré tout, flegmatique et placide. Même lorsque l’irlandais entreprit de lui tenir le menton de sa dextre revêche, un sourire indescriptible plaqué au visage. Naturellement, Cordelia l’imita – une courbe malsaine s’esquissant sur cette bouche envenimée. La larme qui trouvait niche contre ses reins la déstabilisa une maigre seconde – il fallait se rappeler qu’elle ne pouvait pas sous-estimer quelqu’un comme Declan, de nature impulsive, mais également, d’humeur forcenée plus particulièrement en cette soirée. La brunette persistait de penser avoir le dessus, malgré tout, de par leurs simples natures respectives. Il était l’esclave, et elle, la maîtresse – il n’y avait pas de second angle ou quoique ce soit. « J’n’ai pas pour habitude de bander d'illusions, pas plus que toi à priori... » Remarque censée lui rappeler que c’est elle qui était menacée d’une arme qui insistait sans cesse à lui rappeler son existence contre ses courbes, mais la sorcière n’était pas dupe. Quand même comptait-il réellement la tuer, il le ferait seulement une fois qu’il aurait obtenu ses réponses – et c’était suffisant pour que son assurance coutumière ne l’abandonne pas devant l’animosité de l’irlandais. « Commence par m’dire ce que tu es, et en quoi tu m’as transformé. Si tu comptais adopter un clébard domestiqué ou au moins domesticable, il aurait mieux fallu t'tourner vers un yorkshire de l’animalerie du coin » Elle pencha la tête, recensant les mots qui avaient franchis ces lèvres fades, alors qu’elle sembla plus ou moins agréer avec les propos qui étaient exprimés. « J’ai un mal fou à t’imaginer en remake d’Brigitte Bardot... Non, toi tu s'rais plus crédible dans la peau de Cruella, tu sais la cinglée de l'animé qui crève des chiots, comme j'ai pour habitude de crever les vermines dans ton genre. Je hais la vermine. » Encore et toujours des menaces. Son regard se tordit, alors qu’elle roulait des yeux, fracassant ce ciel bronzé qui était sien. « Dans quel but m’as tu fais ça, quoi qu’ça puisse être ? Lesquels de tes intérêts étais-je censé servir ? »

La sorcière demeura étrangement muette quelques secondes, avant que l’ébahissement n’assujettit sa figure, comme s’il revenait enfin à la réalité, tirée d’une léthargie sans fin, d’un ennui mortel. « Tu as fini? » déblatéra-t-elle, arquant ses fins sourcils bruns qui s’élançaient sur son visage en guise de moue interrogative, alors qu’une grimace s’ébaucha sur le reste de son masque perfide. « Quelle était la première question déjà? » sifflota-t-elle dans l’air, des airs et traits tant taquins que sournois se sillonnant sur sa frimousse. Ce petit jeu de bonne femme – ou de sainte, appelez-ça comme vous voulez – ne semblait pas être au goût de l’irlandais, dont la grimace tant meurtrière que furibonde exprimait suffisamment tout ce qu’il y avait à dire sans que le beau blond n’ait à dépenser la moindre salive. Quel mauvais public, s’octroya-t-elle. « Ce que je suis, hmm… » Un gloussement s’arracha des tréfonds de sa gorge, fin libéré de sa geôle et embrassant l’air impudemment. Les lippes écarlates de la sorcière fondèrent en une contorsion félonne et fourbe – une fresque à laquelle Declan était déjà suffisamment accoutumé à présent. « À ton avis? » Elle lui posait la question, mais elle n’avait en réalité pas la moindre intention d’écouter sa réponse, encore moins espérait-elle en obtenir une. « Disons que je suis… une sorcière – je présume que c’est le mot approprié. Certaines préfèrent le terme magicienne, d’autres mage…Bref, tu saisis l’idée, j’imagine. » Son timbre de voix était nonchalant, la brunette, elle, apathique et calme dans même ses allures et mises. Il voulait également savoir en quoi elle l’avait transformé ; soit. « Quant à toi… En imbécile, à priori. » Pesta-t-elle, ses dents blafardes rappelant leur présence en s’affichant un maigre instant dans un sourire faux, une grimace hâtivement chassée par un roulement d’yeux. « … Je suppose que le terme approprié dans ton cas serait métamorphe. » Les mots déversaient de son gosier sans réelle vigueur ni intention. Les réponses qu’elle lui accordait étaient vides – pas nécessairement par choix, mais bien plus davantage par manque d’intérêt. « Enfin, tu peux te qualifier de ce que tu veux pour ce que j’en ai à foutre. » À la fin de la journée, il demeurerait son petit chien, que ça ne lui plaise ou non.

Recensant de nouveaux les dernières répliques du plombier, elle tentait de retracer les invectives et autres sottises qu’il l’avait contrainte à ouïr. « Quant à tes références…J’ai oublié de mentionner que j’ai passé les quelques derniers siècles en Enfer – longue histoire, crois-moi – et tu te doutes donc que je n’ai pas passé les trois dernières années de cette nouvelle et récente liberté à me taper des animations pour gamins. » Un soupire se déracina de la gorge de la démone, elle qui avait baissé le regard comme le visage vers le sol. Rapidement, ses iris caféinés sombrèrent dans cet océan céruléen qui la menaçait de ses torrents et violents déluges, mais pas la moindre nuance d’appréhension ne peignait ses traits. Cordelia n’avait jamais été du genre à avoir peur de l’eau, pas même celle qui dort. De son côté, elle reprenait encore plus d’assurance – chose qui paraissait presque impossible, elle qui ne faillait presque jamais à cette façade de marbre. Sa peau olive donna presque l’impression de s’illuminer subtilement, mais c’était essentiellement les stries de son portrait qui s’abandonnaient à toute la sournoiserie traditionnelle de la succube. « Et finalement, la fameuse et éternelle question… Pourquoi? » Son timbre de voix, sur le coup d’une raillerie, prit une tournure particulièrement dramatique sur le dernier qui mot qui avait franchit la barrière de ses lèvres. La brunette haussa des épaules, indifférente et sans remords – psychopathe jusqu’à même le sang, sans aucun doute. « J’avais besoin de quelqu’un pour faire mon sale boulot, tout simplement. » C’était un peu plus que ça, mais Cordelia n’avait jamais été du genre à ne jurer que par la vérité. Et elle savait mieux qui quiconque que la meilleure manipulation demeurait les semi-vérités suivis du mensonge au cœur même de cette manipulation. « J’imagine que j’aurais pu prendre n’importe qui. » Une moue dubitative s’attira contre son faciès avant que son ton voluptueux ne valse à nouveau dans l’air. « Mais j’aimais la poésie de transformer quelqu’un comme toi. » Elle prétexta une sentimentalité feinte, relevée par sa voix qui prenait des sonorités éthérées similaires aux murmures. « Quelqu’un reclus de la société, quelqu’un sans passé, mais surtout sans avenir, quelqu’un dont tout le monde se moque, quelqu’un qui pourrait disparaître du jour au lendemain sans que personne ne se pose la moindre question parce qu’ils en ont franchement rien à foutre... » Quelqu’un avec de nombreux moyens de pression, également. Mais elle se tenait de lui avouer ce dernier point. « Rien de personnel, bien entendu. » Un gloussement caressa de nouveau l’air. « Tu oublies la question la plus importante, mon cœur. Qu’arrive-t-il aux gens comme toi lorsque les sorciers qui les ont transformés périssent? » Ses dents ivoirines violentèrent sa lèvre inférieure.

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MessageSujet: Re: « savages » ㄨ declan&cordelia   Lun 14 Sep - 14:59

La lame perdit de son aplomb dans le dos de la sorcière qui livrait les réponses attendues dans un flot discontinu décontenançant. Des zombies, ce fléau avait déjà été suffisamment perturbant. S’ajoutaient maintenant des magiciennes, des métamorphes. Maintenant l'Enfer. Bientôt apprendrait-il l'existence véritable des lepreuchauns à ce rythme fou ? Pour un esprit aussi cartésien que le sien, cette cascade de réalités qu'il n'avait jamais soupçonnées avait l'effet d'un poignard dans l'échine, il crut d'ailleurs que le poids de ces révélations allait la lui faire plier littéralement. Il restait muet pendant que les paroles de Cordelia le giflaient avec une violence trop soudaine pour être encaissée. Le regard perdu dans le vague, qui ne cillait plus, il demeura sans aucune réaction. Bouche bée. Le souffle presque coupé. Trop d'informations d'un coup, il parvenait à peine à réfléchir et à analyser. Noyé sous la cascade. Brisé. Interloqué. Il s'attendait à épouser une connaissance troublante, mais n'avait pas imaginé qu'elle le soit si intensément.  Mettre des mots sur les faits, sur son état, sur tout ce qui l'entourait et le dépassait était une cruelle étape qu'il lui faudrait pourtant franchir. Parce que bientôt il en apprendrait encore bien plus, les skinchangers et les nighkeepers - véritables noms de ces deux créatures qui se confrontaient dans l'antre de la création - n'étaient que la première moitié de ceux qui foulaient le monde de leurs pas surnaturels. Personne, d'humain du moins, n'avait été préparé à affronter une pareille claque. Finalement, les hommes n'étaient que de petits êtres fragiles au bas de la chaîne, peut-être même voués à l'extinction, qui savait. Declan comprit à ce moment précis qu'il devrait se battre contre beaucoup plus de choses qu'il ne l'avait prévu pour préserver ces deux petits hommes dans la pièce d'à côté. Tout ce qui lui restait. Le mal grondait partout et sous des formes plus monstrueuses que la seule folie des hommes. Un frisson le tétanisa d'avantage. Une affreuse pensée venait de le percuter de plein fouet, brisant un peu plus son univers : était-il possible que Eamon et Nymeria ne soient également plus pourvus de leur humanité ? Cela expliquerait bien des choses, notamment concernant les changements plutôt étranges et inquiétants qui s'étaient opérés chez sa cadette... L'irlandais menaçait de défaillir. Seule la voix dérangeante de Cordelia lui permit de sortir de cette torpeur.

Il se concentrait de toutes ses forces sur ses paroles, dans l'unique but de chasser les questions qui venaient de le tourmenter. Et sa décontenance fut balayée par une nouvelle animosité.  Dans toute cette affaire extraordinaire, au beau milieu de cette guerre des genres, de tous ces puissants êtres qui se partageaient le monde, il n'était qu'un pion ? Un chien contraint à la soumission ? L'esclave des caprices d'une enfant des Enfers ? Ses phalanges blanchissaient sur le manche de son arme. Son regard laissait presque entrevoir l’ombre de Lucifer pendant qu’il décidait qu’il planterait le poignard dans le dos de son immonde créatrice. Reclus. Seul. Damné. Mal aimé. Les mots lui étaient insupportables, parce qu'ils cachaient une part de vérité. Son existence était misérable. Ses proches ne faisaient plus partie de son monde. Ses mains n'étaient plus que les armes des plus puissants. Il n'avait rien à quoi se raccrocher, rien qui ne lui permette de vivre des jours meilleurs, de se racheter, de se laver du sang qu'il avait fait couler, d'aspirer à un quotidien dont le mot bienheureux ferait enfin partie. Rien, sauf Taylor. Sauf Nate. Sauf Keane. Il vit leur visages aux doux sourires et avorta sa folie. Folie qui l'aurait condamné à un sort bien pire que celui qu'il vivait aujourd'hui. Et même pire que la mort. Cela, il n'allait pas tarder à l'apprendre. La problématique de Cordelia raisonna gravement, laissa en son esprit quelques échos fatalistes. Ce qui arrivait à la créature façonnée, il n’en était pas certain, mais se doutait que son devenir ne serait pas aussi paisible qu’elle l’aurait espéré en ôtant la vie de son bourreau et créateur. Choqué, enragé, il avait serré son arme tellement fort que le sang n’était plus parvenu à affluer jusque dans ses doigts et, sans se rendre compte de son geste, il lâcha prise, la laissant chuter sur le plancher. Imperturbable, Declan ne cilla pas. Sa contenance soudainement toute retrouvée, embrasée par la colère, soutenue par son âme d’insurgé, il répliqua de son ton le plus glacial, mais aussi le plus détaché. « Ils n’y survivent pas ».

Il se détacha de la vipère. Quelques pas en arrière le ramenèrent à une distance respectable, puis finalement jusqu’à la table où il retrouva tout le confort que lui prodiguait son pistolet. Il le saisit sans un mot, le contempla avec une sérénité profonde avant de revenir à la sorcière qui ne s’était toujours pas défaite de sa somptueuse prétention. Declan comprenait enfin pourquoi. Elle n’avait pas un seul instant craint pour sa vie, parce qu’elle savait qu’il ne pourrait jamais la lui dérober. Pas sans un prix à payer du moins, et un prix que sûrement très peu étaient enclins à accepter. Sale chienne.  Cela dit, quand bien même il ne pourrait pas la massacrer sans y passer, que comptait-elle faire pour le contraindre à se soumettre ? Menacer de le tuer ? Lui, cet homme à qui elle venait d'ôter tout espoir ? Si tel était son dessein, il n'avait plus rien à perdre et ne manquerait pas de la faire choir la première. Menacer ses derniers proches ? Quelle belle connerie elle ferait là. Declan n’avait jamais vraiment eu peur de la mort et cette perspective ne suffirait pas à retenir son geste. Ils mourraient tous les deux, fin de l’histoire. Un rictus d’amusement se formait sur le recoin de ses lèvres. « La mort m’fait pas peur, on doit tous crever un jour de toutes façons... Alors dis moi ma belle putain d’créatrice, comment comptes-tu convaincre un paumé solitaire qui n’a rien à perdre et aucun avenir qui s’profile à l’horizon à t’obéir ? Va t'faire foutre sera la seule réponse que t'obtiendras d'moi. Démerde toi avec ton linge sale, princesse. J’ai plus rien à perdre, mais aussi rien à offrir, encore moins à une pouffiasse d’ton genre qui pense pouvoir simplement claquer des doigts pour tout obtenir. Désolé ma belle, mais ça n' sera pas aussi facile que tu l'pensais. Et puis... Tu sais... ». Derechef, il admira son silencieux de ses yeux totalement conquis par la perfection de ses lignes assassines. L'effleura du bout des doigts comme une dangereuse caresse. Il pointa subitement le canon vers l’affreuse ambitieuse et appuya sur la détente. Un tir parfait. La balle frôla seulement sa pommette avant de se loger dans le mur, inoffensive, laissant sur sa peau un fin trait de sang qui déjà coulait chaudement sur sa joue.  Fier de son petit effet, l'irlandais n'abaissa pas son arme. Hostile, sûr de lui, ténébreux, il n'éprouva qu'une confiance absolue lorsqu'il lui offrit son dernier avertissement « Je n’peux peut-être pas te tuer, mais je peux toujours te blesser, te torturer, t'écorcher, te briser. Le tout sans que jamais la mort ne vienne te consoler. Tu m’excuseras de n’pas te raccompagner, puis tu sais déjà où s’trouve la porte ». La mort ne le contraindrait jamais à s'assujettir. Jamais.
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MessageSujet: Re: « savages » ㄨ declan&cordelia   Lun 21 Sep - 7:25


savages

Were we born to abuse, shoot a gun and run, or has something deep inside of us come undone? Is it a human trait, or is it learned behavior? Are you killing for yourself, or killing for your savior?

Les échos austères de cette lame – jadis adversaire, à présent simple élément neutre dans cette rixe sans queue ni tête – vibraient contre la tuile jonchant à leurs pieds. Et l’enfant de Lucifer contemplait sa proie fléchir au poids de ses mots, elle qui les dégainait avec une indolence singulière malgré tout. Elle observait cette façade qu’il avait revêtue si vaillamment dans cette joute entre eux se démanteler peu à peu, s’effondrant aux talons de la sorcière ; cendres d’une confiance révolue, embrasée par les flammes d’une enfant des Enfers. Satisfaction sillonnant les traits de son visage de démone, Cordelia demeurait toute aussi savoureusement prétentieuse, son insolence sans borne, comme son indifférence ne semblait connaître aucune limite.
Elle aurait du se douter, toute fois, que le phœnix renaîtrait de ses cendres. La vipère se mordait la joue, maudissant presque sa sottise et son arrogance. Elle avait pourtant elle-même décrété qu’elle ne devait pas sous-estimer un animal comme lui. Passant sa langue contre ses dents, dissimulées par un bec tu, son masque à elle ne défaillait pas. Son outrecuidance tissée à même chaque traits et courbes de son visage, de son corps, de son allure, elle gardait cette posture qui faisait d’elle la dangereuse créature qu’elle était. Et elle plongea prestement dans ce ciel presque trop pur pour quelqu’un aussi ténébreux que lui, contemplant le fait qu’il ne cillait pas même un peu. Et son timbre de voix rejoignait avec une précellence particulière le froid et l’austérité de ses iris saphir. « Ils n’y survivent pas » Le visage de la succube se tendait à une énième arabesque fourbe, avant qu’elle ne riposte derechef, mais malgré tout le timbre de voix indolent. « Hmph, perspicace… pour une fois. » Elle gardait prise de sa désinvolture comme si c’était la seule chose qui la tenait en vie, malgré tout subtilement agacée par le fait que Declan semblait avoir trouvé l’antidote à ses venimeuses et fielleuses paroles.

Il se détacha d’elle, quittant son air, battant de ses ailes pour prendre perche un peu loin, et elle, elle en profita pour s’octroyer une inspiration plus conséquente, à présent que ces oreilles cupides n’étaient plus en mesure d’épier d’aussi près les fins témoignages de ses faiblesses les plus intrinsèques.  Et pourtant, ce qu’elle voit lorsqu’il bat de nouveaux les ailes vers elle n’est pas des plus rassurants. Pistolet à la dextre, la brunette l’observait fanfaronner tel un gamin qui venait de découvrir un jouet qui n’était pas sien. Et c’était quelque chose qui la frappait. Declan, dans toutes ses apparences d’armoire à glace virile et tapie de sueur comme dans ses allures les plus dangereuses, possédait des airs de gamin. C’était sans doute là que son immaturité, son impulsivité et sa nonchalance – mais c’était ce qu’elle entrevoyait. « La mort m’fait pas peur, on doit tous crever un jour de toutes façons... Alors dis moi ma belle putain d’créatrice, comment comptes-tu convaincre un paumé solitaire qui n’a rien à perdre et aucun avenir qui s’profile à l’horizon à t’obéir ? Va t'faire foutre sera la seule réponse que t'obtiendras d'moi. Démerde toi avec ton linge sale, princesse. J’ai plus rien à perdre, mais aussi rien à offrir, encore moins à une pouffiasse d’ton genre qui pense pouvoir simplement claquer des doigts pour tout obtenir. Désolé ma belle, mais ça n' sera pas aussi facile que tu l'pensais. Et puis... Tu sais... » La mort ne lui faisait pas peur? Cordelia se mordit la joue, maudissant la stupidité dont faisait preuve sa création. Quelle arrogance. Lui qui venait tout juste d’apprendre l’existence de l’Enfer – croyance à laquelle la sorcière était certaine qu’il n’adhérait pas – ne serait donc pas effrayé pas la mort? Elle abhorrait cette insolence qu’il arborait si fièrement. Ô, elle faisait de même, mais elle avait vécu beaucoup trop longtemps pour ne pas se le permettre.  Elle le trouvait d’autant plus arrogant de penser à même une seule seconde qu’il n’avait rien à perdre… Mais, elle lui apprendrait, de façon douloureuse – espérait-elle, qu’il avait encore beaucoup plus à perdre que sa liberté. Et il était définitivement naïf s’il pensait que Cordelia, de toute les rapaces, allaient s’arrêter à que ça. Elle le dépouillerait de sa dignité, du peu d’espoirs qu’il lui reste, de ses proches, de son assurance – de son sourire également, même s’il faudra lui arracher les dents une par une pour y arriver.

Ses réflexions la tinrent à part suffisamment longtemps pour que l’irlandais ne puisse mettre en action son petit manège. Pistolet pointé face à elle, elle contempla avec une certaine frayeur la balle effleurée sa peau de pêche, sillonnant sa joue d’un rang vermeille, la Faucheuse ne récoltant qu’une maigre mèche de cheveux marron. « Je n’peux peut-être pas te tuer, mais je peux toujours te blesser, te torturer, t'écorcher, te briser. Le tout sans que jamais la mort ne vienne te consoler. Tu m’excuseras de n’pas te raccompagner, puis tu sais déjà où s’trouve la porte » La succube roula des yeux, péniblement encore une fois, mais non pas sans haine et colère tapies dans son regard terreux. Ces dents lacérant ces joues intérieures, la grimace amère qui se dessina sur le portrait de la démone ne laissait rien présager de bon. « Descend de ton petit nuage, sac à merde. » Sa nonchalance demeurait, mais elle se faisait de plus en plus fine, alors que son ressentiment renflouait les rangs. « J’ai été suffisamment naïve pour penser quelques secondes que, derrière ce tas de muscles, se trouvait un semblant de cervelle. À priori, on t’a dépourvu d’autant d’esprit que d’utilité. » Ces derniers mots résonnèrent dans les oreilles du plombier. Non pas par voies naturelles ou quoique ce soit, mais bien parce que la sorcière avait prit contrôle des sens du beau blond, enfin plongé dans l’une de ses illusions. Là où il ne voyait qu’une seule démone il y a quelques secondes, il en voyait une dizaine. Il était presqu’aimable de la part de la vipère de lui offrir un avant-goût de ce qu’était l’Enfer à quelqu’un qui ne l’avait pas connu. L’une de ces chimères lui susurra à l’oreille, derrière lui. « Je suis une sorcière, Grimes, pas une putain d’amatrice. » Si les illusions n’étaient pas suffisantes pour le déstabiliser, ce qui suivrait le serait forcément. Douleur s’immisçant dans la tête du l’irlandais, la sorcière prenait un malin plaisir à lui rappeler par ces brèves mais intenses piqûres de douleurs qu'elle était la maîtresse. « Qu’est-ce qui te fait croire que celle que tu blesseras, torturas, écorcheras et briseras sera…vraiment moi? Hein? » Elle prit une pause, lui laissant le temps de mijoter à la fois sa douleur et les réalités qui l’assaillaient en même temps. « Qu’est-ce qui te fait croire que je suis réellement là, présentement? » Cela pouvait sonner stupide, mais aux yeux de quelqu’un qui voyait une dangereuse brunette à tous les angles qu’il daignait regarder, et qui venait tout juste d’apprendre l’existence des sorcières, ça avait un tout autre poids. Un poids sur lequel elle comptait bien miser. « Crois-moi, Declan. Le plus tôt tu réaliseras qu’il vaut mieux m’avoir comme alliée que comme ennemie, le mieux tu te porteras. Tu serais surpris jusqu'à quel point on peut s'entraider l'un et l'autre si tu venais à coopérer un peu... » La manipulation n'avait jamais eu meilleur goût.

_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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« savages » ㄨ declan&cordelia

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