AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Upsidedown {Lilya/Pirro}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Masculin
↳ Nombre de messages : 616
↳ Points : 97
↳ Date d'inscription : 27/08/2012
↳ Age : 25
↳ Avatar : Nobody
↳ Age du Personnage : 1 jour, 1 siècle, quelle importance ?
↳ Métier : Commère
↳ Opinion Politique : Partisan
↳ Playlist : Imagine Dragons - Radioactive
↳ Citation : - In this life now you kill or die, or you die and kill. -
↳ Multicomptes : Danny Clocker



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Upsidedown {Lilya/Pirro}   Sam 3 Nov - 15:49

Citation :
« I don't understand why do you feel confused?
Once again you fail to even realize
The person that you think of me
Doesn't care what you believe
Doesn't listen anymore
Don't try to change your life with mine
I'm living the darkside upside down
Laughing at my disaster.
»
    Pourquoi vous être aventurés sur ce champs de ruines ? Vous même l'ignorez, la curiosité a certainement été en l'espèce votre pire défaut. Alors que vous vous engouffrez dans ce qui ressemble à un repère désaffecté de junkies, le bâtiment s’effondre soudain, vous prenant au piège. Vous et les pauvres drogués présents sur place, qui n’avaient rien vu venir. Du sang, des corps enchevêtrés et parfois méconnaissables, de la poussière, des débris…et contre toute attente des miraculés qui vont devoir survivre jusqu’à l’arrivée d’hypothétiques secours, coincés à l'intérieur des décombres. Comment allez-vous vous en sortir, piégés comme des fauves en cage ?
Ordre De Passage:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t1-contexte

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Upsidedown {Lilya/Pirro}   Dim 4 Nov - 22:19



La surprise avait fait place à la douleur. Sa jambe coincé entre deux morceaux de grava plus gros que sa propre tête, le cœur battant à tout rompre, la sorcière ne pouvait que hurler en silence son besoin de sortir d'ici. L'espace d'un instant tout avait basculé... L'espace de ce sinistre craquement, elle avait cru pouvoir tourner les talons et s'enfuir, mais la voilà. Elle, une animatrice de télévision, une femme d'homme politique, coincé sous terre avec les junkies de la ville. Comment la presse finirait-elle par raconter cette histoire et comment pourrait-elle justifier sa présence dans ce quartier infréquentable de la ville? Toutes ses questions étaient à des milliers de kilomètres, de ce qui la préoccupait. Son cerveau l'ayant, durant quelques minutes, renvoyé à Darkness Falls, l'endroit où elle avait vécu près de deux mille ans. De quoi, effacer les cinq derniers mois de sa vie, qui ne faisait pas le poids face à ce fardeau qu'elle traînait.

Tirant frénétiquement sur sa jambe, elle entendait ramper dans le noir de cette caverne, elle entendait gémir. Réveillant des images qui la laissaient haletante et apeuré. L'adrénaline de se croire-là où on est point, répondait au manque de son corps, mais pas à celui de son esprit. Depuis de longues décennies, elle n'avait plus été surprise par une malchance. Préférant les devancer. Acceptant, sans problème le rôle de chasseresse des ténèbres et de bourreau de ses semblables. Pourtant, à cette seconde précise c'était celle de la gamine apeuré qui avait atterrit et vécu son premier siècle en victime terrorisé. Elle avait déjà vécu cette situation et autant son être, que sa mémoire, n'en avait pas gardé un excellent souvenir.

Ce fut le grognement familier de son chien qui la ramena à réalité. Darkness était loin, pour son plus grand malheur. Doucement, très doucement, elle lâcha sa jambe et chercha à regagner ce cœur de glace qui ne lui faisait jamais défaut, puis de ses mains, elle chercha à localiser la fourrure de son animal, priant secrètement les dieux de son époque pour qu'il aille bien. Le noir ne lui avait jamais paru menaçant et l'odeur de cadavre frais, de sang et d'urine ne le dérangeait plus depuis fort longtemps. « Aggelos! Aggelos! » Son husky répondit à l'appel, sortant de sous les décombres pour venir se glisser jusqu'à elle. Il s'enroula autour de son corps et la laissa entourer ses bras autour de son cou pour se cacher le visage dans son poil.

Les larmes de terreur ayant passé, elle pu prendre conscience du bien-être que cachait les tremblements qui la prenaient. Elle qui œuvrait secrètement pour emmener un monde de chaos sur terre, appréciait toujours autant les émotions forte. Mais, l'air était étouffant et l'ambiance ne prévoyait pas à la liberté rapide. La sorcière devrait trouver le moyen de se sortir de là. Quelques cadavres pourraient lui servir pour un quelconque rituel? Bien, qu'elle n'y consentirait qu'en dernier lieu. Elle répugnait à utiliser de la viande morte.

Un grognement menaçant monta le long de la gorge de sa bête dressée pour obéir à n'importe quel ordre. Révélant la présence d'une autre personne ayant survécu. Secrètement, elle bouda les dieux de ne pas l'avoir libéré des contraintes d'une présence externe à la sienne. Oui, elle avait un cœur d'Or. Mais, elle ne dit mot. Essayant de deviner si, ses bruits venaient d'une personne souffrante, agonisante ou pleinement consciente.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Upsidedown {Lilya/Pirro}   Sam 10 Nov - 21:46

Une nuit à travailler, une parmi tant d'autres compter reviendrais à compter les grains de sables d'une plages ou les gouttes d'eau dans l'océan. S'excusant perpétuellement de son manque de flegme à son corps affaibli. Ne pas savoir parler la franchise américaine est une lacune profonde. Ne pas dire non à un travail et tenir de ses ancêtres européens sur le désir de finir son travail en temps et en heure. La "dolce vitae" ne l'a pas touché et c'est à son grand regret. Soupirant et étirant ses longues jambes sous son bureau, Pirro joint les mains derrière sa tête dans l'espoir qu'un étirement suffira à calmer cette voix qui lui crie sommeil. A son grand dam elle ne fait que redoubler d'intensité pour en devenir douloureuse dans tous ses muscles. Une semaine intensive en entreprise est plus meurtrière pour le corps qu'un mois en Darkness Falls, ça Pirro pourrait le jurer. Mais au nom de quoi ? Un Dieu autorisant un tel lieu n'est pas miséricordieux et ne mérite pas d'être prié... Du moins c'est son avis de pêcheur.
Mettant un point final à ce travail abandonné de tous, cette petite campagne payé à la sueur du front de cette petite boîte, qui passe inaperçu à côté de la promotion des Jeux... Pirro s'est retrouvé seul cette nuit alors que même le gardien s'en est allé, alors qu'il est sensé être le patron. Mais comment forcer de simples employés à veiller pour faire quelque chose qu'ils ne veulent pas. Sans passion ça serait baclé.
Regardant l'horloge dont le bruit s'immisce dans son esprit Pirro prend conscience de l'heure et décide qu'il est temps de fuir cette prison design. Se libérant des chaînes de sa mission, il pense au week-end qui arrive, à ce samedi qu'il passera à dormir et au dimanche à se balader dans une certaine librairie de zone 2. Et sans s'en rendre compte un sourire lui prend les lèvres, comme la vie lui parait plus belle en pensant à elle.
Pressant le pas tout en éteignant scrupuleusement lumières après lumières derrière lui, Pirro se dépêche. Le temps qu'il a passé à Darkness Falls n'a fait qu’accroître sa pseudo peur du noir. Pas vraiment une phobie, plus une méfiance exacerbé. Comme quelque chose d'incertain, si des bêtes se terraient et gagnaient du terrain à mesure que l'obscurité se fait grandissante. L'appelant à les rejoindre et attendant que son pied dans un recoin sombre stagne pour l'attraper et l'attirer à eux. Souriant à cette pensé, n'est ce pas ce que font tous les enfants ? Sauter rapidement dans leur lit comme si le noir situé dessous pouvait les happer si ils restaient en contact trop longtemps. Et bien c'est exactement ce sentiment qu'a Pirro. A grandes enjambées il sort du bâtiment pour en fermer la dernière porte et regarder derrière lui satisfait de ne pas s'être fait attrapé par ce qui n'existe pas.
Son habitude voudrait qu'il traîne à se balader en ville, à redécouvrir le monde qui chaque jour depuis plus de 6 mois le fascine et dégoûte d'avantage. Mais si fatigué il devrait être raisonnable et rentrer... Cependant raisonnable n'est pas Pirro. Alors c'est ignorant ses douleurs musculaires et ses yeux fatigué qu'il se dirige en suivant son plan, celui visant à faire quartier après quartier en partant de sa boite en décrivant un cercle dans le sens horaire. Ce soir vient le tour de ce quartier sombre qu'on lui a si chaudement recommandé d'éviter. C'est comme montrer à un accro comment fumer et lui interdire après. Une stupidité monumentale en somme.
Confiant et souriant Pirro marche alors vers le quartier dit des "junkies", sautillant malgré lui d'excitation, il a l'air d'un enfant taille XL. Et retirant ses lunettes de travail oublié pour les mettre dans sa poche, il ouvre son manteau et déboutonne quelque peu sa chemise. Se passant la main dans les cheveux, il pense passer inaperçu. Une barbe naissante dû au travail acharné de ces derniers jours, les cheveux ébourriffés et la mine affamé d'avoir oublié de déjeuner, on en oublierait qui il est.
Suivant la musique s'immiscant dans toute la rue, Pirro s'approche de l'épicentre sonore. Un bâtiment délabré qui semble animé d'une centaines de jeunes.
Sans le choisir réellement, sa curiosité lui indique que cette nuit c'est ce lieu qu'il découvrira. Ni d'une ni de deux, il s'engouffre à l'intérieur. Comme si la Lune n'avait pas le droit de passage, l'obscurité à l'intérieur est totale, seul quelques lampes par ci par là tamise de bleu et rouge l'intérieur. A peine de quoi voir ces gens vêtus de noirs, pourpre et autre couleurs indiscernables. Tatoués pour la plupart et dont l'hygiène corporelle peut être deviné rien qu'à l'odeur. Malgré le fait que l'alcool couvre pas mal, on sent aussi d'autres substances loin d'être légales. Pirro pense que peut être pourra-t-il en constater les effets et s'en faire une idée. Excité du peu, il se dirige au fond et collé au mur observe ces gens fuyant la réalité des jeux et du gouvernement à l'aide de produits et de promiscuité intime. Certains jeunes n'hésitant pas à s'embrasser à pleine bouche, Pirro détourne rapidement le regard par respect pour ces gens se donnant en spectacle. Et là son regard accroche une tête blonde. Inhabituel pour ici il semblerait. Avant d'avoir le temps de s'approcher, un grand bruit retentit et ensuite plus rien.
...
Pirro allongé ventre au sol, ouvre les yeux pleins de poussière difficilement. Respirant fortement il ferme les yeux pour se concentrer sur ses membres et les faire bouger un à un. D'un soupir de soulagement, il constate ne rien avoir de cassé. Quelques membres endoloris mais rien qu'une bonne nuit de sommeil et un bon bain chaud ne soigne.
Se levant lentement afin d'éviter de provoquer le sort à une nouvelle catastrophe Pirro regarde autour de lui avec effroi. Et comme un film greffé à ses pupilles s'impose à lui les souvenirs de Darkness Falls, des corps au sol dont le visage au sol impose leur situation. Des morts, où que son regard se pose il n'y a que gravas et silence. Il en conclut que son évanouissement n'a duré que quelques minutes. En effet des gens respire en soulevant la poussière autour d'eux et d'autres tousse les cailloux avalés. Tout ceci est si lointain et lui semble n'être qu'entouré de morts.
Il tente de se souvenir du chemin emprunté à son arrivé, le batiment totalement enseveli sous les étages inférieurs semble ne présenter aucune sortie. La magie pourrait l'aider mais avant ça, il doit chercher des vivants à portée de main. Vérifier si il peut venir en aide, autrement qu'à ces quintes de toux si lointaines qu'elles paraissent d'un autre temps.
Marchant vers ce qui était la masse de monde, il se rend compte que c'est le fait d'avoir collé un mur qui l'a sauvé. En effet ce sont les parties les plus solides d'un bâtiment et sa chance était de mise. Il a été protégé par ce mur porteur toujours solide. Le milieu du grand hall semble avoir connu une autre fin, à quelques mètres devant lui des poutres s'enchevetre comme pour rire au nez des humains écrasés. Et dans l'obscurité que la Lune enfin couve par quelques trous au plafond plusieurs mètres au dessus de lui, Pirro entend une voix.
Une femme qui appelle, "Aggelos", un prénom bien peu commun, surement européen. Grec ou il ne sait quoi. Se dirigeant vers la voix il constate que la tête blonde a survécu et qu'elle n'est pas seule. Une main tendu vers un chien semblant prêt à défendre sa maîtresse bouge.
S'approchant lentement la main tendu vers ce chien hostile, Pirro chuchotte des mots doux à l'animal qui sonnant comme une formule magique semble calmer ses ardeurs à le mordre. C'est déjà ça.
Il observe alors la femme allongé au sol et qui semble soit vouloir demeurer assise, soit incapable de se lever. Quoi qu'il en soit elle est belle et sa tenue le pousse à la croire étrangère à ce genre de lieu.
Se rappelant soudainement de son portable dans sa poche Pirro le sort pour constater une carcasse avec l'écran semblant tirer la langue au destin de cette soirée. Un soupir lui échappe alors et il s'agenouille afin d'arriver à hauteur de la femme. L'observant comme s'il s'agissait d'une découverte historique il reste muet, et constate sa jambe coincé entre deux rochers impossible à bouger pour elle. Prisonnière des gravas il se tait toujours.
Et sans un mot se lève afin tenter de bouger le premier rocher, arrachant par la même une grimace à la femme. Il est trop lourd pour Pirro qui n'a jamais été très fort, plus rapide et agile que quoi que ce soit.
Soudain l'idée d'utiliser la magie lui vient. Après tout il pourrait toujours la faire taire d'un autre sort s'il le fallait. Il ne pouvait décemment pas la laisser ici, qui plus est sans savoir si elle avait une blessure ouverte et donc menaçant sa vie.
Décidé à enfin prendre la parole Pirro s'agenouille et doucement audible qu'à elle dit en souriant : « De l'aide peut être ? Je peux débloquer votre jambe mais vous devrez ne pas bouger et surtout ne rien répéter. »
Se rendant soudainement compte d'à qui il parle Pirro fait les yeux ronds et fourmille de questions. Que fait-elle ici ?
Il peut la faire taire sur sa condition si il utilise la magie et qu'elle croit tenir un ragot. Ou alors courir le risque d'être découvert et utilisé par le gouvernement, après tout c'est une journaliste... Mais ne pas l'aider serait inhumain. Peut être est-elle ici pour lui ? Quelque peu paranoïaque mais probable, les sorciers non soumis au gouvernement sont quasiment chassés comme la peste.
Soudainement un frisson lui parcourt l'échine et Pirro perçoit comme une aura autour d'elle.
Ainsi donc elle ne serait pas totalement humaine ? Surement le froid ambiant se dit il.
« Madame Sandro, je crains de devoir vous demander ce que vous faites ici ? »
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Upsidedown {Lilya/Pirro}   Jeu 15 Nov - 2:40



Pleinement conscient, c'est ce qu'elle constate alors, que son noble chien défend son périmètre de sécurité habituel. Mais, aucun bruit ne sort de la bouche de la blonde et il ne peut que se calmer, sans pour autant regarder autre chose que l'homme qui s'approchait lentement. L'autre survivant semble plutôt calme pour quelqu'un ayant survécu à l'écrasement d'un immeuble, ce qui la surprend, tout autant que cette manière de l'observer. Elle n'avait plus l'habitude d'être scruté ainsi, les gens préférant baisser le regard à son approche... Vive les mariages avec des hommes puissants.

Secrètement, elle jubile de la prestance que sa carrière et son choix lui a procuré, autant qu'elle maudit les dieux de ses anciennes croyances de lui avoir accordé de l'aide. La condamnant à attendre comme une demoiselle en détresse. Dans ce nouveau monde, qui était loin de totalement lui plaire, avec ses technologies étrange, Lilya avait pu constater que le rôle d'une femme n'était plus que de pondre une famille pour le bonheur de son mari et que le nombre d'enfant n'était plus de vingt-cinq par couple, mais de un ou deux en moyenne. De quoi la rendre euphorique. Au point d'en oublier qu'auparavant, elle se devait de savoir paraître faible et en détresse pour plaire aux hommes qui en voulaient à sa fortune.

Cette rancœur sourde, au fond du cœur, la sorcière ne retient pas la grimace de douleur, qu'elle ressent lorsqu'il cherche à la libérer. Elle ne s'en mord pas moins la lèvre pour réprimer le frisson de plaisir qui s'ensuivit. Aucun mot n'a encore été échangé et ce n'est pas pour lui déplaire, puisque l'animatrice de télévision ne fait pas confiance au son de sa propre voix. Au lieu de ''merci pour votre aide'', elle aurait tout aussi bien pu dire ''allez en enfer''.

« De l'aide peut être ? Je peux débloquer votre jambe mais vous devrez ne pas bouger et surtout ne rien répéter. » Concentrer sur ses pensées, elle sursaute légèrement. Étrangement, la voix de l'homme, la force à mieux l'observer... Bien que la noirceur ne l'y aide nullement, ni son œil invalide. Il y avait une énergie familière qui se dégageait de lui, mais un peu sonné encore, elle n'arrivait pas à mettre le doigt déçu. L'image très brève, d'un mort au visage pourrissant lui revient en mémoire. N'était-ce pas exactement la même situation, mais avec un vivant, cette fois-ci? La vie était parfois d'un humour sinistre.

La belle voulait répondre, mais il la prend de vitesse, usant de son nom de famille… Qu’elle n’aimait définitivement pas. « Madame Sandro, je crains de devoir vous demander ce que vous faites ici ? » Elle qui s’illusionnait de pouvoir s’éclipser avant qu’on la reconnaisse… Agacé, elle caressa la fourrure de son chien et baissa les yeux un instant dans l’espoir de paraître innocente. Si son mari apprenait cela, il croirait qu’elle avait trouvé une nouvelle drogue pour remplacer l’ancienne. Ce qui ne serait pas bon du tout. Exaspérer, elle se laisse retomber sur le corps chaud de son animal.

« Et bien, adieu l'anonymat que m'offrais New-York. » murmure-t-elle, sans vraiment le croire. Décider à ne pas se retrouver malmener par la vie, la jolie femme reprend confiance en elle et décide que jouer à la victime ou de s'inventer un rôle serait inutile. Il voulait qu'elle garde le silence, il en ferait de même. Point à la ligne. Relevant la tête, elle plonge son regard, dans celui fort attirant de l'autre chanceux du jour. « Et si on passait un accord, je ne dis rien à personne sur cet inconnu qui me propose de me tirer d'affaire et je vous raconterai la pittoresque vérité sur ma présence en ce lieu! Ainsi, tout le monde est content. » Sa voix était cassante et sèche. Comme celle d'une vielle femme qui en a trop vécu et qui souhaite juste retourner six pieds sous terre. « Oh... Oui et je promets de ne rien dire, peu importe la méthode loufoque qui vous permettra de me sortir de là. Je tiens beaucoup à ma jambe voyez-vous. Au point de vous jurer ce que vous voulez. Si en échange, vous n'ébruiter pas ma présence en ce lieu malfamé. Je n'apprécierais pas qu'on en parle dans les journaux au lever du soleil... » Il y avait une certaine menace dans ses paroles et ses yeux semblèrent briller d'un pouvoir longtemps inaccessible. Que les dieux leur viennent en aide, mais elle rêvait de le torturer pour s'assurer de son silence. Juste pour passer le temps.

Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Upsidedown {Lilya/Pirro}   Sam 17 Nov - 11:33

Dans une semi obscurité à laquelle ses yeux s’habitue chaque seconde un peu plus, Pirro entend son cœur battre dans les effluves d’alcools, ses muscles se contracter et le bruit du tissu à chacun de ses mouvements. Et le silence assourdissant suivant un déluge n’a rien d’apaisant il est piégeur et sournois, il s’immisce pour rendre assourdissant l’inaudible, comme une pression augmentant à mesure que ça dure. Pour s’immiscer dans chacune de ses fibres et le faire se sentir poupée de porcelaine, craignant le moindre mouvement qui pourrait lui briser les tympans et la raison. Alors que cela ne ferait que signifier un retour à la normale.
Décidément Pirro déteste réellement la solitude allié à l’obscurité. Ramené à ses esprits par un doux bruit, rompant le sort de ses sombres pensées. Une main caressant de courts poils. Lilya Sandro et son chien. Sa main parfaitement manucuré, ses longs doigts fins, comme si cette femme parfaite sous tous angles n’avait rien d’imparfait. Enfin mise à part dans cette situation précise, coincée sous un rocher trop lourd pour elle dans un quartier miteux. La déchéance de Vénus.
La voix de Lilya Sandro réveille l’esprit de Pirro de sa douce voix, maintes fois entendues à la télévision et pour la première fois en vrai. Claire, douce, posée, tout ce qui fait une parfaite présentatrice.
Il semblerait que New-York n’offre pas que multicultures, proximité de tout et divertissements à foison, le revers de la médaille consiste en l’absence d’anonymat. Il est vrai que dans ses premiers temps Pirro se sentait comme victime d’un saut de l’ange dans un monde étrange. Il n’y a plus d’humilité, de jardin secret, tout est fiché, noté, répertorié, nous ne sommes plus que quelques données classées. La sensation de sauter dans une flaque, portail entre deux mondes et que sans être mouillé on tombe sur une terre ferme qui est la même sans vraiment l’être. Passé le mal du pays, est venue alors la simple aberration. De ces petites choses autrefois élémentaires et désormais illusoires. Des gens obsédés par l’idée de s’évader, au point de s’en droguer dans un bâtiment branlant dans un quartier douteux.
Lilya Sandro semblant toujours analyser les paroles de Pirro et la situation, pour en tirer surement le meilleur profit pour elle. Il est vrai que sa situation n’est enviable à personne. Soudain elle reprend la parole pour briser à nouveau les pensées de Pirro de sa douce voix.
Comme un enfant à qui l’on aurait accordé ce qu’il voudrait Pirro se désintéresse à la vitesse de l’éclair de la réponse. A vrai dire, ce qu’elle fait ici ne l’intéresse pas réellement. Il aime en apprendre sur les gens eux-mêmes, pas sur le pourquoi du comment. Mais la couper maintenant serait trop malpoli pour ce Renzacci dont les souvenirs d’éducation empêchent l’impolitesse. Il la laisse alors, avec sa douce voix qu’elle veut stricte mais qui n’en devient que plus agréable aux oreilles de Pirro.

Un rictus lui étire le visage dès les premiers mots, c’est une ouverte invitation à la magie, ce procédé que Pirro préfère éviter mais qui par moment l’attire plus que de raison. Et il est l’un de ces moments. Un secret pour en autre, Pirro colle ses yeux au siens et sans rien dire simplement sourit.
Il se lève alors, et vérifiant que rien ne viendra le déranger, observe la forme du rocher. Par chance, il y a près d’eux un endroit vide de tout gravas ou il pourra l’entreposer. La technique pour libérer sa jambe est aisé est une des premières qu’il a appris, la lévitation. Véritable enchantement aux yeux d’un enfant, avec de l’entrainement elle peut sauver des vies, ou à défaut une jambe.
Inspirant profondément, Pirro le regrette aussitôt quand une quinte de toux le prend. Il a oublié la grande présence de poussière et autres particules dans l’air. Finit l’apparence adulte et responsable se dit-il. Essuyant une larme après la dernière toux, il s’approche des jambes de Lilya Sandro.
Et sans lui jeter le moindre regard tend les mains. Et se souvenant mot pour mot de ce que disait le sorcier lui ayant appris ce sort, répète lentement cette litanie de charabia dans sa tête. Encore et encore, concentré au maximum afin de ne pas risquer d’abimer la jambe de sa compagne. Quant au bout de quelques secondes, la pierre s’élève lentement. Pirro s’empêche alors précautionneusement toute autre pensée qui risquer de faire tomber la pierre sur la jambe déjà meurtri. La suivant du corps et du regard il l’entrepose à distance.
Une fois ceci fait, il s’accorde un regard à Mme Sandro, qui loin de le regarder avec les yeux exorbités d’humains l’observe simplement. Lui qui a fait ce sort à de nombreuse reprise ne ressent plus aucune fatigue physique. Son intuition du début était donc juste, cette femme n’est pas humaine, elle doit être comme lui. Voilà pourquoi son secret ne risque rien.
Revenant à la jambe de Lilya, il y applique alors les mains tendus au-dessus le sort le plus facile et le plus utilisé des sorciers de sa connaissance, la guérison. Qui semble avoir effet car les plaies se referment au grand plaisir de Pirro. Utilisant rarement la magie, il s’émerveille d’observer. Les yeux ronds et concentrés. A en oublier qu’il n’est pas seul.
Lorsqu’il finit il se tourne enfin vers la blessée afin de mieux l’observer, elle ne semble pas satisfaite d’aller mieux, et ce n’est pas de la peur de se faire découvrir comme il le pensait avant. Quelque chose de menaçant habite son regard, lui rappelant alors son grand père, grand fan des tortures corporelles. Cette femme lui ressemble quelque part. Avec ces gens, la franchise et l’honnêteté quitte à se faire détester est la meilleure solution selon Pirro. Alors prenant contenance et confiance il lui dit.
« Je m’appelle Pirro, je suis publicitaire et travaille en ce moment sur les jeux. Vous c’est Lilya Sandro, femme de M. Sandro. Journaliste et sorcière aussi… J’aurais bien dit magicienne mais ça ne vous va pas. »
Pirro tend la main au corps toujours au sol et continue les pseudos présentations, dans l’espoir de ne pas se mettre une sorcière qui semble sadique à dos.
« Je ne dirais rien à personne, ça ne m’intéresse pas. Par contre, vous avez une dette envers moi. Bref ! Comment vous sentez vous ? Mieux j’espère, parce que les pompiers ne devraient plus tarder. Alors pour prendre la fuite c’est bientôt. Et si vous fuyiez sans m’avoir raconté quelque chose, je serais triste. Sauf votre respect, je suis curieux, mais seulement de ce que vous ne pouvez pas me dire. » Pirro se baisse afin de caresser l’animal aussi teigneux que sa propriétaire, une belle paire, mais maintenant que je l’ai débloqué le chien semble en confiance, c’est alors que tout en continuant accroupi de le caresser Pirro rive son regard à celui de Lilya. Les yeux ne mentent jamais. Et ça il le sait.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Upsidedown {Lilya/Pirro}   Jeu 20 Déc - 10:15




RP Abandonné


Revenir en haut Aller en bas
 

Upsidedown {Lilya/Pirro}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Upsidedown {Lilya/Pirro}
» Sound Of Madness {Faith/Pirro}
» « killer queens » ㄨ cordelia&lilya
» Il est doux le goût du mensonge sur tes lèvres [Lilya Isa]
» Le meilleur miroir est l'oeil d'un ami ✻ [PV] Shona/Pirro

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-