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 Sur le long chemin de la mort. | PV Hazel

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MessageSujet: Sur le long chemin de la mort. | PV Hazel   Mer 9 Sep - 22:10

Cela faisait des heures qu'ils marchaient. Ils avaient quitté New-York sous les ordres de la maîtresse et le skinchanger était terrifié. Chayton était épuisé. Il avait faim et soif et il savait très exactement ce qu'ils leur restaient, c'est-à-dire pas grand-chose. Jennifer tenait à peine sa main. La fillette tremblait et le skinchanger sentait bien qu'à son odeur, quelque chose n'allait pas. Il le savait, mais ne voulait pas l'admettre. La main était moite et soudainement, les jambes de Jennifer se dérobèrent, elle s'effondra mollement. Chayton resta figé jusqu'à se précipiter vers elle.

« Jenny ! »

Il posa une main sur son épaule et regarda ses cheveux roux qui se déployaient comme du feu autour de son visage, comme ceux de sa mère, comme ceux de la maîtresse de Chayton. Il devait la garder en vie, il l'avait promis. Il ne pouvait pas faillir à sa mission sous peine de mourir.

« Mademoiselle, relevez-vous, nous devons y aller. »

La supplia-t-il. Elle posa son regard clair sur lui, ce regard qu'elle tenait de son père. Le maître était plus doux, plus patient que sa maîtresse. Chayton tremblait de peur et tentait de la secouer, de la forcer à se redresser, mais elle resta inerte à le fixer. Un léger sourire illumina son visage et elle regarda le ciel gris. La froideur mordait leur chair. Le skinchanger sentit, sentit la mort venir et des larmes perlèrent à ses yeux.

« Oh Chayton… Si tu voyais cette beauté…. »

Souffla-t-elle. Elle était si jeune, si faible. Le manque d'eau, de nourriture la faisaient délirer. Elle était faible et ne survivrait pas. Ses yeux papillonnèrent et se fermèrent. L'odeur amer de la mort envahit les lieux. Le léopard tremblait comme une feuille. Il devait partir. Tout était arrivé si vite que Chayton avait l'impression d'être en plein rêve. Il se redressa, titubant et tourna les talons sans vraiment réfléchir. Il devait partir d'ici, il ne pouvait pas rester. Elle était morte et la peur rongea son ventre. Il regarda son sac, vide. Il le laissa tomber et accéléra se spas. De pas, il se mit à courir sans vraiment réfléchir. Il était en état de choc. La jeune maîtresse Jennifer était morte, il avait failli sa promesse. La maîtresse Barbara le tuerait. Il ne sut pas combien de temps il courut, dix minutes, trente, une heure ? Aucune idée. La froideur de New-York fut bientôt remplacée par la moiteur de la Nouvelle-Orléans. Il était encore bien loin de la ville, mais le climat avait changé. Il était affamé, assoiffé et franchement perdu. Il devait trouver un refuge pour se reposer et tenter de réfléchir.

Il avait l'impression que son cerveau ne réfléchissait plus, qu'il nageait en plein coton. Probablement était-ce vrai, il n'en savait trop rien. Il avait l'impression d'être en plein cauchemar. Chayton peinait à croire que Jennifer était morte. Elle surgirait, tôt ou tard et le gronderait ironiquement de sa douce voix d'enfant. C'était ce qu'il se disait. Mais il savait au fond de lui qu'il avait tord et se trompait terriblement. Sa tête lui tournait tant il avait peur. Il ne savait pas vraiment où il allait. Probablement nul-part, il ne réfléchissait pas le moins du monde. Il se contentait d'avancer comme une âme errante. Il avisa une petite cabane de bois. Elle apparaissait comme une arche de Noé alors que c'était le chaos en lui. C'était une bénédiction des dieux.

Chayton s'arrêta devant et hésita une seconde avant de finalement tirer la lourde porte en bois pourri. Les lieux étaient désolés, sentaient l'humidité et le vide. Il s'approcha d'un coin d'une vieille pièce et s'y laissa choir, ramenant ses jambes contre son torse et les entoura d'un bras. Il ferma les yeux, ce n'était qu'un cauchemar, il allait se réveiller. Il réussit l'exploit de s'endormir. Chayton était si fatigué, affamé et assoiffé. Son corps se détendit de force car il n'avait pas le choix. Un bruit le réveilla de sa torpeur moite et il ouvrit brusquement les yeux, terrifié. Il avait entendu quelque chose et son cœur battait la chamade. Il parcourut la pièce du regard et vit une silhouette féminine. Les habits de l'homme étaient usés, sales. Un simplement jeans et un pull. Tout en simplicité qui ne demandait pas beaucoup de soin. Un esclave perdu sans maître, voilà ce qu'il était à cet instant.

« Que… Faites-vous là ? »

Sa voix était rauque tellement il avait soif. Mais cela faisait aussi tellement de temps qu'il ne s'était pas exprimé. Il avait le regard égard, les pupilles extrêmement dilatées du fait du choc.. Cela faisait des jours et des jours qu'il marchait en direction de la Nouvelle-Orléans sans savoir s'il se dirigeait vers le bon endroit ou pas. Il ne manquerait plus qu'il se fasse attaquer et il aurait gagné le pompon !
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MessageSujet: Re: Sur le long chemin de la mort. | PV Hazel   Dim 13 Sep - 16:28

SUR LE LONG CHEMIN DE LA MORT
Chayton and Hazel

shadows fall and hope has fled, steel your heart, the dawn will come, the night is long and the path is dark, look to the sky for one day soon, the dawn will come ✻✻✻ New York est méconnaissable, ensevelie sous un épais manteau de neige. Autrefois, Hazeline aimait l'hiver et ses vastes étendues stériles. Aujourd'hui, c'était synonyme de famine et de mort. Elle avait vécu plus de six cent ans sous l'apparence d'un renard roux et de ce fait, la skinchanger avait subi l'évolution misérable de cette espèce.

D'abord, elle a été la proie des nobles qui faisaient de la chasse un loisir. De cette époque, elle garde une cicatrice qui court le long de sa hanche gauche laissait par un carreau d'arbalète. Puis, on la captura pour sa fourrure. Heureusement, un groupe de protection des animaux arriva à temps pour les sauver, elle et d'autres renards. Quelques semaines plus tard, on la relâcha dans la nature, sauf qu'elle n'était plus en Angleterre mais en Amérique. Perdue, elle se fit renard urbain, dormant dans un tas de pneus le jour et se promenant entre les hautes tours de béton et de verres la nuit à la recherche de restes. C'est d'ailleurs lors d'une de ses quêtes de nourritures qu'une voiture la renversa. Hypnotisée par les phares, l'animal resta sans bouger au milieu de la route et bien que le conducteur freina de toutes ses forces, il lui cogna les pattes arrières. Ainsi finit-elle dans cette clinique vétérinaire où l'enchantement s'interrompit, un an plus tôt.

Après cela, l'anglaise est resté jusqu'à ce jour dans cette ville qu'on surnommait ''La Grosse Pomme". A partir du moment où la température chuta et que des zombies s'installèrent dans la capitale, Hazel du apprendre à nouveau à survivre. Elle se mit donc à pilier les maisons abandonnées pour dégoter de quoi s'habiller et se restaurer. Trouver des cachettes pour les nuits de pleine lune également. Elle ne resta pas très longtemps dans cette ville qui à présent dort pour toujours. Guidée par son instinct ou plutôt par son bon sens, Hazel se dirigeait de plus en plus vers le sud, là où un bon nombre de survivants s'étaient déjà regroupés. Sur son chemin, elle ne rencontra que des cadavres, des fuyards comme elle, mais eux, ils étaient morts de faim et de soif. A part elle, qui aurait pensé à prendre de quoi se nourrir ? Trop peu visiblement. La peur de la mort les avait obligés à tout partir en hâte sans penser à prendre quelques précautions. D'un côté, tous ceux qui sont restés à New York sont devenus ces coquilles vident qui rodent dans les rues à la recherche d'un être vivant à se mettre sous la dent. Sans ressentir la moindre émotion, la demoiselle les contourna et poursuivit sa longue route en solitaire. Comme les zombies de New York, la renarde avançait sans but précis. Elle avançait jusqu'au prochain abri pour la nuit. Ce jour-là, se fut une vieille bicoque en bois qui se dressait devant elle. En le longeant, Hazel en caressa le bois de ses murs.

Exténuée et les muscles en feu, la rouquine entra et repéra l'homme avachit sur le sol. Ce dernier lui adressa la parole. Il avait l'air mal en point, mais qui ne l'était pas après avoir fuit New York ? Hazel n'avait pas meilleure allure avec sa natte vieille de plusieurs jours d'où s'échappaient quelques mèches de cheveux. Et ses vêtements ? Ils étaient aussi piteux, sales et déchirés à quelques endroits. Le seul a être en bon état était sa veste en cuir noué à sa taille. Elle portait également un débardeur noir, un pantalon kaki deux fois trop grand pour elle et des baskets.

Malgré son état de faiblesse, Hazel Duchannes se méfiait tout de même de cet inconnu, il était plus grand et certainement plus fort qu'elle. S'installant dans le coin opposé de l'unique pièce de la cabane, elle ouvrit le sac à dos rouge qui ne la quitte plus depuis le début du voyage. Il ne lui restait pratiquement plus rien à l'intérieur à part une bouteille de vodka, une petite canette de coca et deux barres de céréales. Elle sortit le tout et lança dans la direction de l'étranger la canette et les deux barres. « La même chose que vous, je présume. Tenez, s'est tout ce qu'il me reste, mais vous en avez plus besoin que moi. » Lui répondit-elle sans même le regarder.

Avec son petit sac à dos, elle en fit un oreiller et posa sa tête dessus à même le sol. A cet instant, elle entendit des ''ploc'' au dessus d'elle. Il pleuvait dehors. D'abord se n'était que quelques gouttes, puis rapidement le vent s'en mêla et la pluie se mit tambouriner et le bois à grincer. « J'ai l'impression qu'on va devoir passer un peu de temps ensemble... » Les yeux fixaient sur le plafond, Hazel savait très bien qu'elle ne pourrait pas fermer l'oeil. A chaque fois que le sommeil la surprenait, elle revoyait les gens à New-York, ceux qui se faisait mordre par les morts-vivants et elle entendait leur cris dans sa tête. Funeste moment qui restera graver dans sa mémoire tout comme le jour de la mort de sa mère...
✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.
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MessageSujet: Re: Sur le long chemin de la mort. | PV Hazel   Mar 22 Sep - 21:02

Cette fille avait l'air aussi épuisé que lui, voire plus quand on voyait ses vêtements. Mais Chayton ne comptait rien dire. Pourquoi faire ? Il avait perdu tout sens social, il était perdu. Il regarda la canette et les deux barres avec étonnement d'envie. Il en avait envie, là n'était pas la question. Mais s'il prenait cela, que lui arriverait-il ? La gentillesse, il n'avait pas connu cela depuis dix ans. La seule forme de gentillesse qu'il avait connu, c'était quand la fille de sa maîtresse lui donnait des restes sous la table alors qu'il était sous forme de léopard. Rien de plus humiliant pour l'homme fier qu'il avait été dans le passé. Pourquoi avait-il envie de pleurer ? Il n'en savait rien. Parce qu'il savait qu'il avait laissé derrière lui un petit corps et que pour cette faute, il se ferait tuer. Dès que la maîtresse le trouverait, elle le détruirait, tout simplement.

« Pourquoi dites-vous cela ? »

Faisait-il pitié à ce point ? Au fond il s'en fichait bien, en fait il ne savait même pas ce qu'il voulait tant il était perdu. Il tendit néanmoins la main vers les barres et les prit. Il ne les mangerait pas tout de suite, au cas où. Au cas où quoi ? Il ne savait pas trop, mais il préférait rester prudent. On ne savait jamais après tout. Il regarda l'inconnue s'installer. Chayton n'aimait pas l'idée de partager cet espace avec quelqu'un. C'était probablement une gentille personne, mais il avait envie de la chasser. Cette femme ne pourrait lui apporter que des problèmes. S'il avait su qu'elle était comme lui, un skinchanger, il aurait entamé le dialogue. Mais l'homme se croyait seul dans sa malédiction, n'envisageant pas une seule seconde qu'il n'était pas seul. Un bruit lui fit redresser la tête, le bruit de l'eau. Un tressaillement courut le long de son échine. Le brun ne pouvait pas la foutre dehors de la maison délabrée, même si pour le coup, il aurait bien voulu. Mais mal lui prendrait de le faire maintenant. Il se sentait possessif avec un lieu qui ne lui appartenait pas, ridicule.

Peut-être que la fille avait deviné ses pensées car elle dit qu'ils passeraient du temps ensemble. Serait-elle une sorcière capable de lire dans son esprit ? Chayton ignorait tout de l'espèce de sa maîtresse, imaginant bien des choses sans savoir si c'était vrai. Il fixa la fille.

« Vous n'aimez pas l'eau ? »

Il parlait un peu comme un enfant, timidement, la voix douce. Qui aurait pu croire qu'il avait été un rancher et quelqu'un de féroce. Personne, bien sûr. Il avait été complètement brisé. Il avait été battu durant des semaines pour qu'il oublie chaque mauvaise habitude. Rien que d'y penser, il paniquait. C'était cela le conditionnement. On ne voulait plus faire aucune connerie sous peine de s'en prendre plein la tête. On avait peur sans même savoir pourquoi.

« Vous devriez prendre soin de vous. Il y a tellement de danger dans ce bas monde. D'où venez-vous ? »

Chayton avait été capable de former une phrase correcte et de tenir un peu la longueur de la conversation. Mais avoir ainsi parler l'avait épuisé et il ne s'attendait pas à sentir la fatigue lui tomber ainsi dessus. Il papillonna des yeux, se trouvant un peu dans un état second. Au fond de lui, il avait tellement peur. Il déglutit lentement. Chayton écoutait l'eau tomber, mais bien loin de le rassurer, il se sentait encore plus paniqué. Il était au bord de la crise de paranoïa. En réalité, il était en plein dedans. Et si cette fille était venue pour le surveiller ? Et si elle était à la solde de sa maîtresse pour le tuer ? Les barres qu'il avait dans ses poches lui paraissaient soudainement de trop. Il devait les jeter sans attendre se dit-il. L'homme plissa les yeux comme une sorte de félin contrarié. Que faire, partir en courant sous la pluie ? Jamais de la vie, il était affamé et assoiffé. Au moins sous la pluie il n'aurait plus soif, mais il aurait tellement froid. Se rendit-il compte une seule seconde de la connerie qu'il faisait, ou pas du tout ? Chayton était en plein débat intérieur, coupé de la réalité tandis qu'il réfléchissait vivement à une solution sans vraiment en une trouve qui lui convenait. Il n'était plus du tout un individu autonome.
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