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 Thriller Night {Eliott/Isallys}

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↳ Citation : - In this life now you kill or die, or you die and kill. -
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MessageSujet: Thriller Night {Eliott/Isallys}   Mar 6 Nov - 11:47

Citation :
« You hear the door slam and realize there's nowhere left to run
You feel the cold hand and wonder if you'll ever see the sun
You close your eyes and hope that this is just imagination, girl!
But all the while you hear the creature creeping up behind
You're out of time
»

    Alors que tout semblait commencer sous les meilleurs auspices, une soirée des plus normales en somme, vous avez eu le malheur de vous trouver au mauvais endroit, au mouvais moment. Prisonniers d’une dangereuse machination, vous voilà à présent enfermés dans les dédales d’un cimetière lugubre qui risque de devenir votre nouvelle demeure. Les portes de fer du sinistre repaire des morts se sont refermées sur vous, scellées par un enchantement mystérieux. Pour vous en sortir, il vous faudra faire preuve de bonne foi et surtout coopérer jusqu'à ce que le sort n'agisse plus. Il semblerait que vous ne soyez pas les seuls à avoir fait de ce lieu votre dernier refuge. Quelques nécromanciens se seraient-ils amusés à réveiller les morts ci et là ? J'en ai bien peur... Là où le danger guette, la solidarité parviendra-t-elle à se frayer un chemin ?
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MessageSujet: Re: Thriller Night {Eliott/Isallys}   Mar 6 Nov - 17:18




T H R I L L E R
N I G H T

« Aouch ! » Elliot relâcha vivement sa prise sur les portes en fer après un énième échec, tenant son pied entre ses mains en sautillant sur place. « Putain de portail de mmmmh... » Se mordant la lèvre inférieure de façon à éviter de proférer des quelconques obscénités, il reposa son pied au sol doucement, se promettant de ne plus toucher à ce foutu portail, et surtout, surtout, de ne plus lui donner de coups de pied. « Bande d'enfoirés. » Cette fois-ci, sa voix n'était qu'un murmure tandis qu'il fixait un point imaginaire, la haine noircissant son regard. Comme toujours, il avait été victime de sa défaite des jeux, les habitants de la zone quatre le prenant pour cible quotidiennement. Ce soir, ils avaient fait dans la nouveauté en l'enfermant dans un cimetière. Mais la véritable nouveauté, c'était qu'il n'était pas tout seul. Tournant la tête vers la silhouette frêle derrière lui, il soupira.

Dès qu'on avait annoncé qu'Isallys Nightly, désormais célèbre violoniste de son état, devait donner un concert dans chaque zone, le jeune homme n'avait eu qu'une hâte : pouvoir exiger des explications. Isallys et Elliot, c'était une vieille histoire. Tous deux originaires de la zone deux, ils s'étaient connus là-bas quelques années plus tôt, et étaient devenus amis. Une amitié complice rythmée de leurs rires, de la musique d'Isallys et des maladresses d'Elliot. Et il y avait aussi Rose. Sa mort avait dévasté la jeune femme, et profondément blessé Elliot qui, à force de passer du temps avec Isallys, avait appris à apprécier sa compagnie également. Après cela, les choses avaient changé, mais ils étaient resté amis, tant bien que mal, tentant de se soutenir mutuellement. Et puis Elliot avait été appelé. Forcé de quitter ses proches, sa zone, sa vie. Sa dignité, son innocence et sa foi en l'être humain lui avaient elles aussi été arrachées, dans l'arène. Il s'était retrouvé dans la zone quatre, celle de la pauvreté par excellence, et, accessoirement, celle des perdants.

Il parvenait à survivre malgré les humiliations quotidiennes, malgré les cicatrices, malgré la solitude. Mais ce qui l'aidait à tenir, c'était de savoir que là-bas, quelque part dans la zone deux, sa mère et ses amis continuaient leur vie. Jusqu'à ce qu'il voit le visage poupin d'Isallys sur le poste de télévision. Il semblait qu'elle soit devenu la nouvelle coqueluche des animaux débiles qui formaient le peuple de la Capitale. Elle avait l'air de mener une vie agréable, là-bas. Une vie désormais fondée sur le mensonge et la cruauté. Comment avait-elle pu faire ça ? Comment avait-elle pu sympathiser avec le diable après ce qu'elle avait vécu, après ce que le gouvernement avait fait à Rose ? Comment ? Tant de questions s'étaient bousculées dans la tête d'Elliot, mais surtout, une haine sans nom l'avait empli. Car après tout, c'était à cause de gens comme elle, à cause de girouettes prêtes à tourner leur veste à tout moment, qu'il avait traversé tout ça. C'était à cause d'elle que son dos arborait ce L ignoble, symbole de la cruauté et la barbarie des Hommes d'aujourd'hui. Il la tenait personnellement pour responsable, sa rancune prenant le dessus sur tout le reste, guidant sa rage et sa haine vers celle qui avait autrefois été son amie. Il fallait bien avoir quelque chose de concret à détester, pas vrai ?

Alors dès qu'elle avait terminé sa représentation, il était allé la voir pour lui demander des explications, pour tenter de comprendre, mais aussi pour lui montrer à quel point sa vision d'elle avait changé et avait été noircie, tâchée, brisée. Mais il avait à peine eut le temps de commencer à lui parler que trois balourds s'étaient jetés sur eux, prenant la demoiselle pour sa sœur ou sa petite amie – ils n'étaient pas sûrs – décidant ainsi de l'embarquer également. Ils avaient été jetés dans ce cimetière glauque, qu'Elliot pensait quitter dès lors que leurs agresseurs se seraient éclipsés. C'était sans compter sur l'acharnement du destin. Apparemment, un sorcier avait joint la fête, et lancé un sort pour sceller le portail. C'était même certain. Le jeune Matheson avait tenté de l'ouvrir de diverses manières, toutes plus absurdes les unes que les autres, sans succès. Et puis l'espèce de force magnétique émanant des grilles était un assez bon indice sur la nature de cette fermeture.

Soupirant une nouvelle fois, il fit face à Isallys, la résignation se lisant sur son visage. Quitte à être coincé ici, au moins faire ce qu'il avait initialement prévu, non ? « J'crois qu'on va rester bloqués ici pendant un moment, puisque ni toi ni moi ne sommes capables de défaire un sort. Alors tant qu'à faire, reprenons notre conversation. » S'approchant d'elle de façon à ce qu'ils ne soient séparés que d'une courte distance, il plongea son regard ambré dans le sien, laissant sa déception découler dans celui-ci. « Comment t'as pu ? »

(c) charney



Dernière édition par Elliot L. Matheson le Ven 30 Nov - 19:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Thriller Night {Eliott/Isallys}   Mer 7 Nov - 12:14



✖THRILLER NIGHT✖
« Elliot et Isallys »

Avec un bruit mat son corps frêle heurte le sol meuble et un gémissement s’échappe de sa gorge meurtrie. Lentement, Isallys s’aide de sa main pour se redresser avant d’observer avec circonspection les environs. Le lieu humide et froid était particulièrement sinistre. Un cimetière. Rapidement la jeune fille se relève et se dirige vers les grilles. Un réseau de fils bleutés enserre chacune des barres du vieux cimetière gothique pour le sceller irrémédiablement. Un juron s’échappe de ses lèvres rosées. Elle est tout à fait incapable de défaire une telle magie. Alors visiblement elle est condamnée à rester dans cet endroit inhospitalier en compagnie de la dernière personne au monde avec qui elle aurait voulu être coincée.

Elliot. Même d’ici, le dos tourné au jeune homme elle peut sentir sa rage et sa désapprobation. Il doit sûrement penser qu’elle l’a trahie…ce qui est vrai dans un certain sens. Après tout elle aurait dû être là pour lui n’est-ce pas ? L’attendre après sa sortie des jeux puisqu’ils avaient été si amis. Mais elle n’en avait rien fait. Au contraire, Isallys avait rangé chacun des instants de bonheurs qu’ils avaient connus ensemble dans un coin hermétiquement fermé de son esprit brisé. Alors oui dans un sens elle l’avait trahie. Parce qu’au lieu d’essayer de le retrouver et d’employer sa célébrité nouvellement acquise à l’aider, elle avait simplement fait comme s’il n’existait plus pour se tourner vers sa vengeance. Mais en un sens c’avait été tellement plus aisé. Dans tous les souvenirs qu’elle possédait ne restait plus que le visage agonisant de Rose. Cette image qui lui apportait plus de force qu’il ne semblait pouvoir en exister dans le monde entier. Mais revoir Elliot…

Ça faisait mal…profondément. Les souvenirs enfouis rejaillissaient, empoisonnant son cœur avec leurs murmures sirupeux qui lui disait d’avouer qu’il lui avait manqué. Un sourire amer se dessine sur son visage. Voila pourquoi elle avait tout d’abord refusé de faire cette tournée. Parce que dans son for intérieur elle savait qu’il viendrait et cela la terrifiait. Mais ensuite le gouvernement et la résistance avait ordonné qu’elle y aille, tout deux pour des raisons différentes bien sûr. L’un voulait que les gens le croient magnanime et généreux, l’autre souhaitait juste se faire de nouveau contacts dans les différentes zones. Dans un cas comme dans l’autre elle n’avait pu dire non. Alors elle avait tenté de se convaincre, qu’il ne viendrait pas. Qu’il la détesterait trop pour ça et que jamais il ne franchirait les grilles de la salle de concert.

Mais il l’avait fait…et malgré la foule elle l’avait tout de suite repéré. Tout comme elle avait tout de suite remarqué les signes de lassitude et de douleur qui marquaient son visage. Non pas que ça l’est vraiment surprise…après tout il avait survécu aux Jeux. Mais cela l’avait fait se sentir coupable. Isallys a beau donner des informations à la Résistance, elle ne se bat pas. Elle risque sa vie certes mais d’une façon si éloignée de celle qu’Elliot à vécu. Lentement elle frissonne, toujours dans sa robe de concert un peu trop fine pour lui tenir chaud. Elle reprend rapidement un masque impassible. Elle ne doit rien dire à Elliot. Elle ne peut pas. Elle sait qu’il est déjà une cible de la cruauté des autres, il à déjà mal …alors à quoi bon lui confier le poids de sa propre douleur. Et puis en tant qu’ancien des Hunter Season’s il est surveillé par le gouvernement…et elle l’est aussi. Nul ne doit savoir qu’ils ont été amis, ou ils seront tout deux en danger. Car s’ils le découvrent ils trouveront aussi Rose…et la son rôle dans la Résistance deviendra plus qu’évident. Alors quand elle entend poser cette question emplie d’une amère déception elle réagit rapidement.

-Comment ai-je pu faire quoi ? Gagner ma vie ? Me servir de mes talents pour vivre dans le luxe ?

D’un pas nonchalant elle tente d’imiter l’attitude à la fois condescendante et sexy que Lily montre à tant de gens. Rapidement elle époussète le bord de sa robe en soie et laisse ses doigts frôler tranquillement le bord glacé d’une tombe.

-Mais ce n’est pas la vraie question que tu te pose pas vrai ?


Elle s’approche doucement de lui tout en tentant de conserver une certaine fixité dans le regard, comme si ce qu’elle allait lui assener n’était rien. Comme si elle n’aurait pas mal en le disant.

-Bien sûr que non…tu pense que je t’ai trahi pas vrai ?


De nouveau elle reproduit l’attitude arrogante de sa belle amie blonde avant de lui frôler la joue d’un air apitoyé. Mais bien sûr elle ne parle pas de Rose…elle fait comme si la jeune fille n’avait jamais existé. Parce que le simple fait de prononcer son nom est trop douloureux.

-Tu croyais quoi ? Que je t’attendrais ? Ou que je ruminerais ta défaite en haïssant le monde qui m’entoure ? Non… il se trouve que j’avais une chance de quitter ma petite vie ennuyeuse pour une autre beaucoup plus fastueuse…peux-tu m’en vouloir pour ça ? Après tout tu n’étais rien…juste un ami d’enfance dont les traits se brouillaient déjà dans ma mémoire…en fait si tu n’étais pas venu me voir dans ma loge je ne t’aurais probablement jamais reconnu.

Une petite voix à l’intérieur d’elle lui crie d’arrêter, lui murmure qu’Elliot la détesteras à tout jamais mais elle ne l’écoute pas…le blesser une dernière fois jusqu'à ce que pour lui elle ne devienne plus rien d’autre qu’un monstre à abattre. S’il la haïssait il deviendrait plus fort…et elle pourrait garder sa couverture et venger Rose.

Et c’est tout ce qui importe

code by shiya.



Dernière édition par Isallys D. Nightly le Sam 17 Nov - 10:29, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Thriller Night {Eliott/Isallys}   Ven 9 Nov - 13:14




T H R I L L E R
N I G H T

Elliot ne quittait pas son ancienne amie du regard, trop peiné et choqué pour pouvoir faire quoi que ce soit. Il se souvenait de tous les instants qu'ils avaient passé ensemble, de tous leurs rires et pleurs partagés, de leurs disputes enfantines, des histoires qu'ils se racontaient quand ils étaient seuls, des jeux qu'ils avaient pour passer le temps. Mais il se souvenait aussi du jour où il avait été arraché à sa zone, où il avait vu ses proches pour la dernière fois. Si, à ce moment là, quelqu'un lui avait dit qu'il finirait dans la zone quatre en tant que souffre-douleur, et que celle qu'il avait jadis considérée comme sa sœur lui tournerait le dos, uniquement pour pouvoir mieux le poignarder après ; eh bien, il ne l'aurait pas cru.

Isallys était autrefois une jeune fille souriante et avec qui il riait beaucoup, elle était gentille et lumineuse. Aujourd'hui, celle qui était face à lui n'était pas cette jeune fille qu'il avait quitté en même temps que son ancienne vie. Non, cette Isallys là était froide et cruelle, et chaque mot, chaque parole qu'elle prononçait lui faisait l'effet d'une lame qu'on enfonçait profondément dans sa poitrine. Leur amitié déjà entachée par ce gouvernement de merde était en train de se briser en mille morceaux, et c'était comme si Isallys piétinait ces lambeaux avant de les incendier pour qu'ils terminent de se consumer, comme si elle dansait sur les cendres de ce qui les avait unis avant tout ceci.

Avalant difficilement sa salive, Elliot pu sentir la haine et la douleur flamber en lui, irradiant chaque fibre de son être, transformant son sang en lave en fusion. Il était conscient que les flammes de sa rage étaient visibles dans son regard, et c'était tant mieux. « Tu sais quoi ? Là, c'est moi qui te reconnaît pas, » répondit-il en la jaugeant du regard, son ton étant difficilement retenu à volume normal alors qu'il luttait contre son envie de hurler, « T'es pas Isallys. Pas celle que je connais, pas mon amie. T'es qu'une étrangère, rien de plus qu'une copie répugnante de ces enfoirés qui prennent leur pied en regardant des innocents crever aux jeux. Tu m'dégoûtes. »

Ses doigts formèrent des poings crispés de même que ses mâchoires se contractaient, son amère rancune prenant possession de son être. Il ne comprenait pas quand ou comment son amie était devenue son adversaire, sa presque ennemie. On dit que la ligne entre l'amour et la haine est extrêmement fine, et qu'il suffit d'un rien pour la franchir ; Elliot n'aurait pu contredire cet adage. Tous ceux qui étaient chers à son cœur – ses amis, sa famille, quiconque – avaient droit à son amour sans borne, et il était prêt à tout pour eux. Mais dès lors que l'un d'eux le trahissait, cet amour laissait place à une haine toute aussi puissante, et il en était aveuglé. Ce déchirement lui allait droit au cœur et le brisait aussi brutalement et violemment que sa colère prenait le dessus.

Elliot haussa le ton, ses bras effectuant de grands gestes en même temps qu'il s'exprimait. « C'est pas moi que tu trahis ! J'm'attendais pas à c'que tu remues ciel et terre pour moi, au contraire, j'étais heureux de savoir que vous pouviez tous continuer votre vie là-bas, sans moi. Mais ça ?! T'allier au mal même et te complaire dans ce monde d'hypocrisie ? » Il ricana d'un air méprisant, son regard plongé dans celui d'Isallys alors qu'il sentait sa colère momentanément laisser place à sa douleur. « Tu t'es trahie toi-même, Isallys. T'as trahi qui tu es. »

Ses mots résonnèrent dans l'air glacial, leur signification prenant des airs tout aussi glauques que le lieu dans lequel ils se trouvaient. A vrai dire, l'ironie de la situation en était malsaine. Se tenir dans un cimetière alors qu'ils se déchiraient était presque de mauvais goût. Ils étaient sur le point d'enterrer l'amitié qui les avait liés des années auparavant, et Elliot songeait qu'il n'y aurait pas d'espoir de la ressusciter. Pas après tout ça, pas après la facilité avec laquelle Isallys semblait lui avoir craché ces mots, pas après la nouvelle cicatrice que ça allait laisser.

Plissant les yeux, le jeune Matheson se prépara à donner le coup fatal, sachant que ses prochaines paroles blesseraient vraiment la jeune femme. Elle n'en avait peut-être plus rien à faire de lui, mais il était clair que Rose resterait toujours chère à son cœur. Il le savait, et comptait bien s'en servir lui faire autant de mal que ce qu'elle venait de lui faire. C'était bas, et cruel. Tout autant que celle qu'elle semblait être devenue. « Mais tout ça, ça compte pas. Tu sais pourquoi ? Parce que la personne que t'as vraiment trahie dans tout ça, c'est pas moi. C'est pas toi. C'est elle. » Il laissa régner un silence mortel quelques secondes avant de reprendre la parole. « Rose. Tu l'as trahie en faisant ami-ami avec ses meurtriers. Ils l'ont assassinée, et toi tu t'allies avec ces connards. Tu crois qu'elle réagirait comment en sachant que sa meilleure amie l'a oubliée comme ça ? »

Ça le tuait de dire ça, mais il le faisait quand même. Parce qu'il était aveuglé par sa rage, par sa peine, par cette brûlure au creux de sa poitrine, et tous les moyens étaient bons pour forcer Isallys à ressentir cette même douleur. Parce qu'il était un lâche, un perdant, comme on le lui répétait à longueur de temps, et que la seule haine plus puissante que celle qui découlait de ses mots était celle qu'il ressentait envers lui-même.

(c) charney



Dernière édition par Elliot L. Matheson le Ven 30 Nov - 19:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Thriller Night {Eliott/Isallys}   Sam 17 Nov - 10:29



✖THRILLER NIGHT✖
« Elliot et Isallys »

Les yeux fixés sur le visage dur et inflexible d’Elliot, Isallys suffoque. Intérieurement bien sûr, car son visage aux traits purs garde cette intense impression de mépris qu’elle utilise pour se protéger le cœur de ce qu’elle est en train de dire. Car oui elle souffre. Mais comment ne pas le faire alors qu’elle sait qu’elle est en train de détruire en Elliot les dernières miettes d’espoir qu’il pouvait posséder. Et tout cela uniquement pour venger une femme déjà morte. Alors oui elle se hait pour écraser lentement les rares nuances de bonheur qui pouvait exister en Elliot. Elle se méprise de lui mentir uniquement pour se protéger elle. Isallys est égoïste finalement puisque le souvenir de Rose compte plus pour elle que son ancien ami.

Elle avait adoré Elliot. Mais elle avait aimé Rose. Et là était toute la différence. Oh bien sûr elle ne l’avait jamais dit à la jeune femme. Et peut-être même ne l’aimait-elle pas dans le sens le plus strict du terme. Mais Rose avait été sa lumière. Un soleil éclatant et chaleureux qui lui avait appris à devenir bien plus forte qu’elle ne l’avait jamais été. Qui l’avait fait se sentir acceptée et même désirée. Alors Rose avait été sa Madone. Pure et parfaite. A vénérer. A admirer de loin en grappillant les moindres miettes d’affection qu’elle pouvait bien donner. Peut-être avait-elle été trop naïve. Peut-être l’avait-elle juste trop aimée. Difficile à dire. Mais finalement la mort de Rose n’avait fait que renforcer son incompréhensible adoration pour monter la défunte jeune femme au rang de sainte.

Et Isallys ne pouvait même pas s’en rendre compte. Trop fragile…ou trop sotte peut-être mais quelle importance ? Il est temps d’oublier les après-midi ensoleillé ou les éclats de rires de trois jeunes gens faisaient vibrer le monde. Les instants infinis où ils se regardaient sans parler, se contentant simplement de partager. Tout ça ne doit plus avoir d’importance si elle veut gagner. Vaincre et écraser ceux qui ont détruits Rose jusqu'à entendre la douce musique de leurs cris de supplices. ET c’est ce qu’elle recherche. Cruelle dans toute son innocence. Sans plus regarder le jeune homme elle se contente de faire le tour des tombes laissant la soie rouge de sa robe se souiller sur la mousse recouvrant les pierres tombales.

Isallys écoute Elliot. Le regarde. Et puis se force. Alors elle laisse éclater un rire aussi clair que méprisant qui semble raisonner dans tout le cimetière pour mieux venir la tarauder ensuite.

-Tu ne me reconnais pas ? Mais qui dit que tu m’as jamais connu hein ?


Elle se rapproche de lui et siffle pleine d’une fausse perfidie qui la brûle.

-Toi tout ce que tu as vu c’était la petite fille douce et timide qui vous suivaient partout. Et c’est tout ce que les gens on toujours vu. C’est tout ce qu’ils voient maintenant. Tu à juste été comme ces étrangers qui me voient jouer chaque soir et pense que je ne suis qu’une enfant trop fragile. Alors ne prétend pas me connaitre….tu as vu ce que je voulais que tu vois, voila tout !

En un sens ces accusations restent vraies. Sans doute ne la croirait-il pas si elle lui avouait qu’elle fait partie de la Résistance. Parce que tout le monde et Elliot compris la toujours crue faible. Sans détermination. Mais son absence de force physique n’a fait que renforcer celle de sa volonté. Mais personne ne l’a vue. Alors elle s’est tue se contentant de garder cette information secrète, attendant de leur montrer à tous combien ils s’étaient trompés. Et en un sens particulièrement cruel c’était ce qu’elle faisait en cet instant. Un sens dévoyé et malsain. Mais au fond profondément véridique. Mais dieu que ça fait mal finalement !

Mais tout à un prix…


-Vraiment ? Alors pourquoi n’est-tu pas heureux que je me plaise à la Capitale ? A cause de ce qu’ils t’on fait ? C’est injuste c’est vrai mais ce n’est pas qui changerait le monde alors autant oublier les mauvais côtés et se contenter des bons…

Peut-être qu’avec cette indifférence affichée elle lui fera plus mal. Peut-être qu’en lui faisant croire qu’il n’est rien d’autre qu’un être insignifiant pour elle pourra-t-elle lui faire lâcher prise ? Car ce combat verbal l’épuise bien au-delà de ce qu’elle pouvait imaginer. Mais elle ne doit pas perdre. Il y à tant en jeu. Bien plus que ce qu’il peut seulement imaginer. Elle vacille un instant, prise de vertiges et s’assoit doucement sur l’une des tombes pour conserver un semblant de dignité. Puis un sourire amer vient fleurir sur ses lèvres. Finalement ce lieu est celui qui lui est le mieux adapté. Elle sait que parée de sa robe de soie rouge, les cheveux relevés sur sa nuque et son corps doucement étalée sur la tombe, elle donne une impression de pureté au milieu des ténèbres. Une photo doucement mélancolique qui montre si peu la réalité de cette scène.

Mais créer des illusions n’est-ce pas sa spécialité ? Mentir en susurrant doucement des mots doux c’est ce qu’elle fait les mieux. Et c’est ce qu’elle continue de faire.

-Trahie ? On ne peut pas trahir ce qu’on à jamais été. Tu ne m’a jamais demandé ce que je pensais parce que tu croyais que j’avais les mêmes idées que toi. Alors je n’ai rien dit mais j’ai toujours désirée bien plus que ce que la zone 2 pouvait m’offrir. Alors je ne pense pas m’être trahie. Bien au contraire…


Mais soudainement il prononce le mot. Et son masque se fendille. Se craquèle jusqu'à éclater en morceaux. Et elle pousse Elliot de toute ses maigres forces emplie soudainement d’une haine sans limité et parfaitement véridique.

-Je t’interdis de prononcer son nom !! Comment ose-tu dire que je l’ai trahie ? Tu ne connaissais même pas vraiment Rose ! Tu ne l’a jamais aimée comme Moi je l’ai fait ! Tu ne sais rien de ce qui nous unissait, rien de ce que nous étions alors ferme-là !


Elle marque une pause. Prête à rendre coups pour coups. A le déchirer pour avoir prononcer le nom de celle qu’elle à tant aimée.

-Mais peut-être est-ce ça le problème pas vrai ? Peut-être que ce qui te fait si mal est en fait de savoir que même morte Rose à plus de valeur pour que toi !

Méprisable. Horrible et inutilement cruel mais elle n’est plus Isallys. Elle n’est plus que l’enfant perdue que la mort de son amie avait brisée jusqu'à la mener jusqu’aux portes de la folie. Et elle le fusille du regard sans même se rendre compte que dans le cimetière les ombres bougent et écoutent.

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MessageSujet: Re: Thriller Night {Eliott/Isallys}   Lun 19 Nov - 1:14




T H R I L L E R
N I G H T

La fille face à lui était une étrangère, cruelle et sans cœur. Voilà ce que pensait Elliot alors qu'il la regardait, le rire qui retentit dans le cimetière lui glaçant le dos. « Tu ne me reconnais pas ? Mais qui dit que tu m’as jamais connu hein ? » Ces mots se répétaient dans son esprit comme un écho malsain fait pour le torturer. Il avait envie de hurler mais en était incapable, comme paralysé par cette douleur, par cette réalisation soudaine, incertaine, qui prenait doucement place dans sa tête. Et si c'était vrai ? Et si celle qu'il avait jadis aimé presque comme une sœur n'en avait jamais rien eu à faire de lui, se jouant de lui depuis le début ? Et si elle s'était moqué de lui pendant toutes ces années, de ce rire froid et méprisant ?

Aucun mot ne pourrait exprimer à quel point Elliot se sentait trahi, et blessé. A quel point il la détestait à cet instant même. Il n'était pas capable de faire quoi que ce soit d'autre que de la fixer alors qu'elle s'approchait de lui tel un serpent venimeux prêt à transmettre son venin mortel. « Toi tout ce que tu as vu c’était la petite fille douce et timide qui vous suivaient partout. Et c’est tout ce que les gens on toujours vu. C’est tout ce qu’ils voient maintenant. Tu à juste été comme ces étrangers qui me voient jouer chaque soir et pense que je ne suis qu’une enfant trop fragile. Alors ne prétend pas me connaitre….tu as vu ce que je voulais que tu vois, voila tout ! » Les mots crachés par la jeune femme le démolissaient un peu plus à chaque coup porté, si bien qu'il se contentait d'attendre que ça passe.

Au final, c'était pas si différent du comportement qu'il adoptait parfois quand ses bourreaux venaient s'acharner sur lui. Quand il avait passé une journée éprouvante, et qu'il était à peine capable de marcher, il n'avait même plus la force de tenter de se défendre, et encore moins de courir. Alors il attendait que ça passe. Mais il restait droit aussi longtemps qu'il le pouvait et ne quittait jamais ses adversaires du regard, voulant à tout prix qu'ils soient témoins de la haine qui animait tout son être. Étrangement, il était en train de faire exactement la même chose. La douleur elle-même n'était pas si différente. Elle était simplement plus permanente.

« Vraiment ? Alors pourquoi n’est-tu pas heureux que je me plaise à la Capitale ? A cause de ce qu’ils t'ont fait ? C’est injuste c’est vrai mais ce n’est pas qui changerait le monde alors autant oublier les mauvais côtés et se contenter des bons… » Jamais Elliot n'aurait cru pouvoir être dégoûté par quelqu'un qui avait tant compté pour lui. Jamais il n'aurait cru pouvoir ressentir une telle envie de meurtre. « C'est pas à propos de moi. Ils sont injustes, tu l'dis toi-même. J'aurais jamais cru qu'tu puisses accepter un truc aussi cruel et mauvais, que ce soit envers moi ou non, je suis qu'un martyrisé parmi tant d'autres, ça fait aucune différence. Mais j'pensais que t'avais un cœur. » A sa propre surprise, toute émotion avait disparu de sa voix, qui n'avait plus l'air aussi enragée et blessée que tout à l'heure. Non, maintenant, son épuisement était tel que sa véhémence s'était transformée en colère froide.

Il était tellement fatigué de toute cette merde, tellement fatigué de se faire insulter, humilier, tabasser. Il pensait qu'il aurait un moment de répit tant qu'ils seraient enfermés dans ce fichu cimetière, mais au final, Isallys lui laissait des cicatrices bien plus douloureuses que celles que les autres abrutis aurait pu faire. Peut-être même qu'il aurait préféré être avec eux qu'avec elle. Au moins, eux, les seules choses qu'ils pouvaient briser, c'étaient ses os et sa fierté. Isallys ? Elle était littéralement en train de briser un morceau de son âme.

« Trahie ? On ne peut pas trahir ce qu’on à jamais été. Tu ne m’a jamais demandé ce que je pensais parce que tu croyais que j’avais les mêmes idées que toi. Alors je n’ai rien dit mais j’ai toujours désirée bien plus que ce que la zone 2 pouvait m’offrir. Alors je ne pense pas m’être trahie. Bien au contraire… » Oui, elle avait bien raison, il ne la connaissait pas du tout, finalement. Elle ne ressemblait en rien à celle qu'il avait cru connaître dans le passé. Elle lui donnait envie de vomir.

Mais il eut finalement droit à une petite victoire de son côté également. Il savait bien que parler de Rose la toucherait. Au moins, ça, c'était resté intact. Sa seule faiblesse visible à l'instant présent. Lorsqu'elle le poussa, il fit plusieurs pas en arrière avant de s'immobiliser. « Je t’interdis de prononcer son nom !! Comment ose-tu dire que je l’ai trahie ? Tu ne connaissais même pas vraiment Rose ! Tu ne l’a jamais aimée comme Moi je l’ai fait ! Tu ne sais rien de ce qui nous unissait, rien de ce que nous étions alors ferme-là ! » Elliot ne peut empêcher un sourire mauvais de s'afficher sur ses lèvres, et même s'il le pouvait, il n'en aurait pas envie. Après tout, elle ne se gênait pas pour l'anéantir, alors lui aussi avait bien le droit de la blesser, même si ce n'était rien comparé à ce qu'elle était en train de lui faire.

« Peut-être que j'ai jamais été proche de l'une de vous comme vous l'étiez l'une avec l'autre, mais j'sais bien à quel point tu comptais pour elle, et j'pense pas qu'ton retournement de veste soit une réelle preuve de l'amour que tu lui portais. » Il ne lui en fallait pas plus pour se réveiller à nouveau. Maintenant qu'il avait enfin trouvé un moyen d'atteindre Isallys, il n'allait pas se faire prier. Sa voix reprenait sa force, et la lueur rageuse dans ses yeux avait repris sa place et son ampleur. « T'es ignoble. Tu penses sûrement que j'étais pas digne d'être son amie, mais toi ? Encore moins. Moi, au moins, j'ai pas trahi sa mémoire, même si j'étais pas proche d'elle. »

Seulement, Elliot ne s'attendait pas au prochain coup que lui porta la jeune fille aux airs si innocents, mais qui s'avérait pourtant être si féroce. « Mais peut-être est-ce ça le problème pas vrai ? Peut-être que ce qui te fait si mal est en fait de savoir que même morte Rose à plus de valeur pour que toi ! » Ce n'était pas vrai, il avait toujours su que Rose avait toujours eu plus d'importance, mais ça ne l'avait jamais vraiment dérangé. Ce qui le blessait, c'était le fait qu'Isallys lui disait qu'elle n'en avait jamais rien eu à faire de lui, alors qu'il pensait tout de même avoir compté pour elle, il pensait qu'ils avaient été amis.

« Tu crois vraiment- » Le jeune Matheson s'arrêta en plein milieu de sa phrase, écarquillant les yeux. Non. C'était impossible. Derrière Isallys, une tombe parmi tant d'autres cachait un mort. Oui mais voilà, contrairement aux autres, ce mort ne semblait pas si.. mort. Une main squelettique venait de faire son chemin hors de la terre, jusqu'à ce qu'un bras suive, et franchement, Elliot n'avait pas la moindre envie de voir le reste. Et voilà que celle d'à côté se mettait à faire la même chose, comme si les cadavres essayaient de refaire surface hors de terre. « Putain de bordel de sa maman. »

Soudain, ses jambes semblèrent finalement lui obéir, et il attrapa le poignet d'Isallys pour la tirer loin des tombes. Malgré que leur amitié soit en train de se détruire, il n'oubliait pas les moments qu'ils avaient passés ensemble, auparavant. Sentant la peur monter en lui, il se mit à marcher vers l'autre partie du cimetière d'un pas rapide, tirant Isallys derrière lui, ses doigts enroulés autour de son poignet fin. « Putain, putain, putain. C'est quoi ce merdier encore ? » Il marmonnait plus pour lui-même qu'autre chose, n'attendant pas réellement de réponse, se demandant sérieusement ce qu'il pouvait bien se passer.

(c) charney



Dernière édition par Elliot L. Matheson le Ven 30 Nov - 19:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Thriller Night {Eliott/Isallys}   Mar 27 Nov - 15:16



✖THRILLER NIGHT✖
« Elliot et Isallys »

La douleur explose dans chacun de ses membres en partance directe de son cœur. Les mots qu’Elliot lui à jeté au visage résonnent à l’infini dans son esprits la transformant un une immense boule de haine et de souffrance mélangée. Dieu que la peine est profonde. C’est vrai que se séparer d’Elliot est la meilleure chose à faire pour tout les deux.
Contrairement aux personnes qui l’entourent telles que Lilya qui sait parfaitement dans quelle guerre elle s’est engagée et qui est sans doute plus sombre qu’Isallys ne le sera jamais, Elliot lui possède encore une touche de cette naïve innocence que les autres pense qu’elle possède. Oui il à souffert. A été brisé. Mais contrairement à Isallys il n’en ait pas mort. Parce que c’est ce qu’elle est. Plus loin que la haine. Plus loin que la peine, elle se dirige lentement vers un endroit invisible qui pousse son âme à appeler de tout cœur le néant…

Mais quand elle regarde Elliot elle peut voir pendant quelques brèves secondes l’enfant joyeux et adorable qu’il a été. Alors que lorsqu’elle se regarde dans le miroir elle ne voit rien d’autre qu’une tristesse indicible et un vide infini. Rien que pour cela, pour cette lueur qui bien que vacillante, luit toujours dans ses yeux elle est prête à tout, y compris à le détruire pour mieux le protéger. Il ne possède pas les armes nécessaires pour lutter contre le gouvernement. Et Isallys sait que si l’on remonte jusqu'à lui, jusqu’a leur défunte amitié et surtout Rose qu’elle à tant aimée, jamais le gouvernement ne pourrait croire qu’elle était vraiment de leur côté. Et la arriverait la fin de tout.

La fin de sa pathétique vengeance. Et probablement celle de sa vie. Qu’arriverait-il alors au jeune homme ? Elliot est loin d’être bête. Il comprendrait immédiatement pourquoi elle avait été tuée. Et surtout à cause de qui…et là comment se relèverait-il ? Isallys peut lire dans ses yeux l’attachement qu’il lui porte encore. Alors il ne reste plus qu’une solution. Le fuir. Et lui faire passer l’envie de l’approcher…c’est ce qu’elle doit faire évidemment.

Mais pourquoi alors cela fait-il si mal ?

Soudain un gloussement hystérique franchit la barrière délicatement arquée de ses lèvres roses avant d’exploser dans tout le cimetière, délicieusement lugubre, plein d’une amertume contenue et tenace qu’elle ne pouvait exprimer d’une autre façon. Pendant quelques secondes elle savoure le désespoir sonore qui franchit la barrière de ses lèvres. Comme une caresse…ou un appel à l’aide. Puis aussi brusquement qu’il à commencé son rire se finit et elle plante ses doux yeux verts dans le regard bruns du jeune homme.

-Mais j’en avais un ….


Un sourire à la fois amusé et méprisant se peint sur ses traits fins alors qu’elle baisse ses yeux sur le sol meuble.

-Avant…avant la mort de Rose…peut-être même qu’il est mort avec ma mère mon cœur…c’est possible…dans tout les cas j’en avais un …mais dit-moi à quoi ça sert un cœur hein ?


Sans même y penser elle révèle à son ancien ami les réflexions qu’elle s’est faite dans la solitude angoissante de sa chambre, lorsque les larmes roulaient sur sa peau délicate brisant son âme à chaque minute qui pouvait passer. Sa rage la plus extrême et cette incompréhension qui lui était venue juste après la mort de Rose si futile et si rapide par rapport à l’amour sans limite qu’elle lui avait portée. Pendant un bref moment elle redevient la jeune femme perdue et emplie de vengeance qu’elle est en réalité.

-Qu’est-ce que cela m’a apportée d’aimer Rose de tout mon cœur puisque finalement elle est morte ? A quoi ça sert de s’attacher à des gens qui finissent toujours par partir ? A la Capitale au moins je ne crains rien. Ce qui m’entourent son en sécurité. Aimer c’est pour les faibles et les indécis. Moi je sais déjà ce que je veux alors je n’ai pas besoin de perdre mon temps à ça…


Et ce qu’elle dit est vrai…sauf peut-être avec Lilya qui parvient malgré la carapace qu’elle s’est forgée à l’émouvoir et à la faire se sentir vivante…avec Wayne aussi finalement malgré les étranges lieux dans lesquels il l’emmène… Alors ces mots elle les pense. Tout est plus simple sans sentiments. Si l’on n’est attaché à rien on ne peut souffrir d’aucune perte. Soudain la main d’Elliot enserre son poignet fin et il commence à la trainer derrière lui, s’éloignant en courant. Tournant la tête elle ouvre de grands yeux horrifiés.

Des morts les suivent, debout et visiblement animés par un sort puisque leurs corps décomposés avançaient tout de même les yeux fixés sur leurs cibles. Soit eux. Absorbée par la morbide contemplation de ces cadavres ambulants Isallys ne note même pas la pierre qui dépasse du sol. Alors son pied se tord contre celle-ci et la jeune femme tombe lourdement sur le sol, la cheville tordue en un angle absolument pas naturel. Reculant du mieux qu’elle peut elle finit par se retrouver coincée, le dos collé contre une pierre tombale et les morts en face d’elle sa voix douce bafouillant du mieux les mots qui ne voulaient pas sortir.

-Des….des zombies…je pense que quelqu'un doit vraiment beaucoup t'en vouloir...

Et doucement elle recule encore ,autant qu'il lui est possible

code by shiya.


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MessageSujet: Re: Thriller Night {Eliott/Isallys}   Ven 30 Nov - 18:50




T H R I L L E R
N I G H T

Le rire d'Isallys sonnait tellement faux, tellement déplacé dans la conversation, tellement aliéné et hystérique qu'il en donnait des frissons à Elliot. C'était un son à glacer le sang, un son glauque et sordide, qui semblait bizarrement se fondre parfaitement dans le décor ; ce rire était aussi sombre que le ciel, aussi dénué de vie que l'étaient les morts. Et puis quand il se stoppa, ce fut peut-être encore pire, tant la jeune femme avait l'air presque possédée à l'instant présent. « Mais j’en avais un … Avant…avant la mort de Rose…peut-être même qu’il est mort avec ma mère mon cœur…c’est possible…dans tout les cas j’en avais un …mais dit-moi à quoi ça sert un cœur hein ? » Le sourire d'Isallys avait beau se faire méprisant et méprisable, il n'allait pas de paire avec ses mots. Bien au contraire.

Pendant un instant, Elliot eu l'impression de voir réapparaître celle qu'il avait connue jadis, celle qui avait été son amie. Et bon Dieu c'que ça pouvait le rassurer de voir qu'il restait un bout de cette jeune fille en elle, aussi minime soit ce morceau. Il était là, et c'était tout ce qui comptait à ses yeux. « Isallys.. C'est c'qui nous rend humains. » Il ne savait même pas pourquoi il répondait, c'était probablement sans intérêt, et sa réponse était idiote, mais c'était sorti de sa bouche sans qu'il y réfléchisse. Au fond, c'était ce qu'il pensait. Et c'était la raison pour laquelle il faisait tout pour continuer d'être capable de faire preuve de compassion, d'amitié, d'affection, d'amour, peu importe du moment qu'il avait l'impression d'être humain. Tout plutôt que de devenir comme ces animaux qui formaient le gouvernement, ces créatures immondes et dépourvues de cœurs.

Là, à cet instant précis, il avait l'impression que finalement, il était possible qu'Isallys ne soient pas comme eux, contrairement à ce qu'il commençait à croire au fil de leur affrontement. « Qu’est-ce que cela m’a apporté d’aimer Rose de tout mon cœur puisque finalement elle est morte ? A quoi ça sert de s’attacher à des gens qui finissent toujours par partir ? A la Capitale au moins je ne crains rien. Ceux qui m’entourent son en sécurité. Aimer c’est pour les faibles et les indécis. Moi je sais déjà ce que je veux alors je n’ai pas besoin de perdre mon temps à ça… » Et voilà, aussi facilement qu'elle l'avait attendri à nouveau, elle recommençait à parler comme quelqu'un d'autre. S'il avait pris la peine de réfléchir, de se mettre à sa place, peut-être aurait-il compris le petit jeu auquel elle jouait, la façon dont elle essayait de se protéger de la perte de son amie.. Oui mais voilà, Elliot avait beau être loyal, il était d'une rancune sans nom, et il avait la fâcheuse tendance de ne voir que ce qu'il voulait voir au travers de sa rage – et, présentement, de sa douleur. Alors ses espoirs de retrouver son amie furent balayés aussi vite qu'ils étaient apparus, réduits à néant, et il se disait qu'il avait véritablement perdu sa vieille amie et qu'il ne la retrouverait jamais.

Alors qu'ils couraient, Elliot menant la danse, son rythme soutenu faisant sûrement défaut à Isallys – il était plus rapide que quiconque ; il n'avait pas encore trouvé quelqu'un qui le batte à la course, l'une de ses seules capacités de survie – il était tellement absorbé par sa concentration sur sa vitesse et l'endroit où il marchait, ainsi que par sa réflexion sur ce qui pouvait bien se passer, qu'il ne remarqua pas l'instant où la jeune femme s'écrasa au sol, se retirant ainsi de la prise du jeune Matheson.

« Des…des zombies…je pense que quelqu'un doit vraiment beaucoup t'en vouloir... » Ce n'est que lorsqu'il entendit sa voix teintée d'une certaine frayeur qu'il réalisa enfin qu'elle avait cessé de le suivre. Se stoppant abruptement, il se tourna vers elle, pour voir qu'elle était coincée, que les morts formaient une ligne macabre avançant vers elle à pas saccadés, et que sa cheville semblait blessée. « Oh bon Dieu d'merde de sa maman, au secours. » Sa voix était étrangement calme compte tenu de sa panique intérieure.

Il regarda autour de lui dans la quête d'une quelconque arme, mais bien évidemment, il n'y avait aucune batte de baseball à portée quand on en avait besoin ! Bon, il fallait qu'il se calme, et qu'il agisse vite. Il avait pas trente-six mille solutions de toute façon. Courir pour sauver sa propre peau était même pas une option qu'il envisageait, Isallys avait beau être devenue ce qu'il pensait qu'elle était devenue, elle n'en restait pas moins chère à son cœur – meurtri, qui plus est – et il n'avait aucune intention de la laisser dans une telle mouise. Restait l'éventualité de leur couper la tête, mais à mains nues, ça risquait d'être compliqué, et franchement pas ragoûtant – oui, il avait vu tous les films de zombies qui pouvaient bien exister, il était calé sur le sujet. Et là, il ne voyait qu'une seule chose à faire pour au moins réussir à gagner du temps. « Putain, j'peux pas croire que j'vais faire ça. »

Puis il se mit à courir tête baissée dans le tas, hurlant. « GERONIMOOOOOOO ! » Comme il avait prévu – Dieu merci, pour une fois qu'un de ses plans fonctionnait – il eut l'effet d'une boule de bowling faisant un strike, les zombies devenant ainsi de vulgaires quilles qu'il venait de dégommer, d'un coup d'un seul. Se relevant promptement, il poussa un cri – très viril, merci beaucoup – lorsque l'un des morts tendit le bras vers lui, et il se précipita sur Isallys, l'aidant à se relever sans s'appuyer sur sa jambe blessée. « J't'aurais bien portée, mais t'as beau faire quinze kilos, j'suis pas monsieur muscles donc on va faire sans. » La situation était telle que pour la première fois de sa vie, il réussissait à mettre son ressentiment de côté de façon à tenter de rester en vie, tous les deux.

« Faut au moins qu'on aille jusque là-bas. » Il pointa le muret à quelques mètres d'eux du doigt, il était assez haut pour les tenir éloignés des cadavres un moment, et ce serait déjà ça. Elliot avait beau trouver la situation totalement absurde, il était en panique totale, et son instinct lui hurlait de prendre ses jambes à son cou. Et pourtant, il était bel et bien là, soutenant Isallys, dans l'espoir de les faire avancer jusqu'à un endroit un peu plus sûr. « Mais j'ai pas énervé de sorcière pourtant, c'est quoi ce bordel ? On en a monté une contre moi ? Y a un de ces débiles de phoques qui se tape Harry Potter ou quoi ? »

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Thriller Night {Eliott/Isallys}

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