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 Give me Love - Pv. Loukas.

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Sink me in the river at dawn

Féminin
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↳ Métier : Responsable du Blanchiment d'argent & petit plus, de la Menrva.
↳ Opinion Politique : *Insérer une bombe ici* Quel gouvernement?
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3, 4 en transformations et mère de l'année et 1, faiblesse à l'argent.
↳ Playlist : Black Roses by Clare Bowen. Follow me down by The pretty reckless.
↳ Citation : « Nights avoiding things unholy, Your hand slips across my skin. I go down on you so slowly, Don't confess none of your sins. »
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MessageSujet: Give me Love - Pv. Loukas.   Sam 12 Sep - 3:49



 

 
Give me Love

 
“Give me love like her 'Cause lately I've been waking up alone”


 
Je suis muette devant le reflet qui me fait face. Je suis fermée comme un huitre, hermétique à toutes distractions extérieurs à cette auto-flagellation qui se déroule à l'intérieur même de ma tête. Je ne suis plus rien, si ce n'est une tempête d'images et de sensations déplaisante. Des larmes coules sur mes joues, j'ai presque l'impression qu'elles finiront par y creuser leurs routes. Je suis nue et exposer dans cette pièce où je n'ai même pas pris la peine d'installer un lit. Autour, il n'y a que le vide et moi qui m'observe toujours aussi silencieuse. Une main tremblante remonte le long de mon ventre pour mieux caresser une balafre hideuse qui la recouvre encore. Elle est cicatrisée depuis plusieurs semaines. Une balafre n'étant plus qu'un souvenir douloureux… Si ce n'était qu'elle, je n'aurais pas autant de rancœur à chaque fois que je les apercevais. Sur mes cuisses, mon ventre, mon dos et même mes fesses… Les marques de mon humiliation publique. Les marques... De ma première rencontre avec le concept de douleur. Les marques qui me rappelaient sans cesse que je n'aurais jamais dû quitter ses bras. Je grimace et sur ma main tremblante, qui se dépose délicatement sur mon sein gauche… Celui-là même où une marque de brûlure s’étale sans élégance, sans pour autant le défigurer, sur cette main tremblante, j’ai l’impression que la sienne s’y trouve. Le souvenir de ses quelques jours volé au temps et à la vie, me fait l’effet d’un coup de hache derrière la nuque. Ils contrastent trop avec la réalité qui m’avait rattrapé plus vite que je ne l’aurais voulu.  « Idiote! »

Ce mot sur ma langue, je descends les escaliers et me retrouve à errer sans but. Je me jure de ne pas marcher jusqu'à l’Old Absinthe House. Je me le promets, mais dès que je me laisse tomber dans cet état de nostalgie, je sais très bien que je m'y retrouverai. Il ne me faut pas grand temps pour que son enseigne me décourage. Je préfère tourner les talons plutôt que d'y entrer. J'étais pathétique. Kylian me manquait peut-être, mais je n'avais pas besoin des hommes. Malheureusement, il possédait entre les jambes ce qui me poussait au loin. Le sexe faible, c'était eux. Des gens à éviter, si ce n'était que par lien de sang. Me forçant à afficher un sourire, je me retrouvais dans un café de moindre qualité. Discutant avec une jeune femme fortement charmante… Flirtant en toute subtilité. Ce n'était pas la première fois, que la croisais ces dernières semaines. Incapable de m'imaginer rentrer seule une autre nuit, je l'invitais à me suivre.

Je l'y invitais et déambulant, elle finit par me traîner dans une ruelle que je ne reconnaissais pas sur le coup. Je savais que je n'étais pas supposée la laisser faire, je savais que j'aurais dû lui dire d'attendre. J'aurais dû être plus discrète. Mais, j'avais mal à tout ce que j'étais. Je n'en pouvais plus. Je ne voulais qu'un peu de chaleur dans ce monde si austère. Qu'un peu de la douceur qu'on m'avait enlevé. La laissant me plaquer contre un mur, je l'embrassais avec désespoir. Elle ne me suffirait pas, je le savais, je le ressentais. Mais, j'étais incapable d'aller chercher qui que ce soit d'autre. Surtout pas le seul vers qui j'aurais voulu aller chercher du réconfort. Je l'embrassais et laisser mes mains se perdre sous sa chemise. Caressant ses courbes invitantes, forçant le rythme de mon pouls à accélérer. Je profitais de la chaleur de son corps, de son désir pour moi et de la tendresse qu'elle voulait bien me donner. J'en devenais affamé plus les secondes passait. Je profitais de chaque instant, jusqu'au bruit sourd et du froid que me pris par surprise. Un homme venait de la percuter de son pied. Habillé en bon petit soldat, je lui lançais un regard noir, mais son arme était déjà braquée sur sa victime.

« Qu’est-ce qu’on a là? Des traînées pas très subtiles à ce que je vois! » De nouveau muette, je regardais son coéquipier se rapprocher sans bouger un muscle. Les souvenirs de ma dernière punition marquait encore ma chair et je savais que cette faute si n’était pas acceptable. Un coup de feu résonna et je bouchais mes oreilles de louve. Furieuse et révolté, je sentais le grognement remonter dans ma gorge, tandis que du bout de ma langue, je léchais le sang qui avait éclaboussé mon visage. Je voulais protester, je voulais lui sauter à la gorge, mais déjà il pointait l’arme sur ma tempe. « Alors, qu’est-ce qu’on va pouvoir bien faire de cette récidiviste? »

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Dernière édition par Ange E. Dalton le Jeu 17 Sep - 1:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Give me Love - Pv. Loukas.   Mer 16 Sep - 20:41


« Never Let Me Go Again »


 
 
Ange & Loukas
Give Me Love

Pendant trop longtemps, il s’était contenté de marcher. Pendant trop longtemps, il s’était contenté de suivre le courant, d’aller là où le vent avait bien envie de le mener. Loukas ne posait jamais de question. Il se plaignait. Il hurlait son mécontentement, mais il ne savait comment agir, alors il ne le faisait pas. Malgré ses espoirs de changements, il ne posait pas ses gestes violents et radicaux, les seuls qui pouvaient avoir un impact et imposer un changement. L’histoire nous le rappelle bien, aucune révolution n’a lieu sans que le sang ne coule. Mais en marchant, en boitant presque, Loukas accumulait une frustration qui le faisait de plus en plus serrer des dents. Enfin, le gouvernement lui donna l’opportunité de tout faire basculer, alors qu’il les provoqua directement, alors qu’il afficha son visage de tyran sans honte, sans masque. La prohibition était une insulte à l’évolution de la terre américaine. Une insulte au progrès. Une insulte à la liberté. Une insulte au 21e siècle entier. Alors Loukas se mit à accélérer à un rythme supérieur à la gravité, sa morale d’homme trop bon et cartésien atteint son gouffre. Le daybreaker n’avait plus rien à perdre, désormais. Ange l’avait quitté. Encore. Elle le considérait comme un poids, comme un obstacle à l’atteinte de ses buts. Loukas y avait cru, il s’en était convaincu, mais après ces quelques jours qu’ils avaient partagés ensemble, isolés du reste du monde, vivant dans une toute autre dimension, dans un monde qui était le leur, une bulle résistante à toutes perturbations, le daybreaker n’arrivait plus à s’y résigner. Elle avait tort. Il avait raison. Il le savait, maintenant. Ils avaient besoin de l'un et l'autre. Or, il ne pouvait non plus passer sa vie à attendre qu’elle revienne cogner à sa porte. Loukas mit en branle ses propres projets et ses propres objectifs. Il donna un second souffle à sa vie, il devait le faire, autrement, il ne ferait que sombrer plus profondément dans la dépression, la passivité, le désespoir. Kylian, le pathétique. Un attribut dont il voulait absolument se séparer. Le daybreaker n’attendit que personne ne vienne à sa rescousse et trouva son rythme de course, une vitesse de croisière qu’il ne crut jamais atteindre. Son bar n’en était plus un. D’accord, il possédait ainsi, officiellement, un établissement des plus respectables aux yeux du gouvernement, une couverture parfaite. La Résistance perdait toute crédibilité. D’accord. Il ne voulait plus en faire partie, que cela plaise où non à la directrice du Mission. Il avait quelques barils de Whisky qu’on ne lui avait point retiré et le savoir-faire pour brasser sa propre bière. D’accord. Il ne pouvait fermer les yeux face à ce potentiel. Il ne pouvait fermer les yeux face à cette mafia aux idéologies pareilles aux siennes qui recrutait, qui cherchait les véritables rebelles, qui possédait le véritable pouvoir de faire basculer les choses. Loukas se débattit des semaines entières avec lui-même, frileux de se tourner vers le crime organisé, un monde qui lui ressemblait plus qu'il ne le croyait, un univers complètement hors de sa zone de confort, mais qui était le seul à répondre à ses besoins. Après tout, lorsque la tyrannie gouverne, ce sont les héros qui se retrouvent en prison. Ce sont les bonnes personnes qui deviennent des criminels.

Malgré tout, Loukas se remettait souvent en question. Il était incertain de se retrouver dans une telle position, incertain de vouloir tenir une arme, incertain de vivre ainsi dans la crainte. Son confort tranquille de gérant était parfois attrayant, mais il ne voulait s’y résigner. Loukas se tenait la tête haute et jouait sa partie sans faute, il ne se donnait pas le choix. Abattre un peacekeeper, la première fois, fut un véritable drame pour Loukas. La dernière fois qu’il avait tué un homme, ce fut à ses débuts à la Nouvelle-Orléans, alors qu’il n’avait aucune maîtrise de sa condition de Daybreaker. Le meurtre lui rappelait des sensations horribles de perte de contrôle. Il avait l’impression de se réconcilier avec le monstre en lui. Mais juste alors qu’il désirait se faire violence, sans le savoir, Ange le ramena à l’ordre. De la façon la plus terrifiante qui soit, cela dit. La séance de torture de son amie fut étalée sur tous les écrans de la Nouvelle-Orléans. La vidéo avait pour but d’effrayer la population, de s’assurer de la docilité de tous. Mais pour Loukas et pour bien d’autres, la colère ne fit que grandir. Cette menace, qui s’avérait être une attaque personnelle pour le jeune homme, réaffirma sa place au sein de la Nemesis. Loukas était là où il devait être. Il n’en doutait plus. Le jeune homme voulut retrouver son Ange, mais il ne savait plus par où chercher. Encore frais parmi les rangs de la Nemesis, il n’avait aucune ressource et n’avait plus ses contacts dans la Résistance. Malgré que, sans le savoir, il travaillait pour un homme qui aurait très bien pu le pointer dans la bonne direction, s’il ne lui arracherait pas plutôt la tête en découvrant sa relation avec sa sœur.  

Or, Ange lui rendit la tâche facile en tournant autour de son établissement. « Loukas, on a de l’action prohibée dans la ruelle. »[/ Le jeune boss boy qui venait de porter des sacs remplis de déchets dans la ruelle adjacente au bistro informa son patron avec un sourire un peu trop niais à son goût. Le patron du Old Absinthe House, une homme droit et respectueux de toutes lois, ne pouvait tolérer aucunes formes de pêchés à proximité de son établissement. Et à bien examiner le regard de son employé, le daybreaker savait qu’il n’avait pas affaire à une situation qui impliquait de la violence, mais plutôt à une dépravation. Loukas se dirigeait vers la porte arrière réservée aux employés pour atteindre la ruelle directement et se heurta à un étrange sentiment. La jalousie. Bien évidemment, le jeune homme n’eut pas besoin de plus de quelques secondes pour reconnaître l’odeur et les traits d’Ange, malgré le manque d’éclairage, il l’aurait reconnue parmi des milliers. Loukas figea alors qu’il l’observait partager une intimité avec une autre, dégoûté même. Le daybreaker ne semblait point choqué par le genre de la partenaire choisie par son amie, quoique surpris, mais surtout, étonné de sa propre réaction. Après tout, elle ne lui devait rien. Elle ne lui appartenait guère. Et ce qu’ils avaient partagé? Qu'est-ce que cela signifiait? Ce n'était point banal, encore moins que ça posait d'étiquette.

Avant que Loukas ne puisse intervenir, deux peacekeepers firent leur entrée, passant par la rue principale qui menait au café. La situation dégénéra rapidement, alors qu’un des gardiens de la paix se donna le droit de jouer à Dieu, abattant la femme qui accompagnait son amie. Lors que la vie d’Ange fut menacée, Loukas n’attendit pas une seconde avant d’intervenir. Dès que l'ingras termina sa phrase, son arme posée sur la tempe de la skinchanger, Loukas fut poussée par une pulsion d’adrénaline, incapable d’imaginer qu’il serait témoin de la perte de son amie. Le daybreaker bloqua complètement la vue du peacekeeper. Ensuite, il fit appel à son ombre pour que celle-ci étouffe son coéquipier jusqu’à la perte de conscience. Loukas profita de la panique du flic armé, toujours menaçant pour Ange, pour se positionner derrière lui et sans réfléchir plus loin, lui brisa le cou. Le corps inerte s’effondra entre Loukas et Ange, ainsi, plus rien ne séparait son regard du sien. Le cœur de Loukas battait à la chamade alors qu’il se forçait à respirer uniquement par le nez, serrant des dents. Il fixa la skinchanger, ignorant lui-même ce qu’il allait faire par la suite. Devait-il la détester de l’avoir abandonné? Devait-il s’inquiéter de son état, suite à ce qu’elle avait vécu dans le Colisée? Devait-il lui en vouloir d’en avoir embrassé une autre? Devait-il se sentir coupable du meurtre qu’il venait de commettre? Après tout, pour elle, il avait tué un homme de sang froid, sans même hésiter. Par peur de la perdre, par peur qu’on lui fasse du mal, il était capable de choses horribles, bien plus horribles qu’il ne l’aurait cru. Loukas s’approcha tout simplement d’elle, passant par-dessus le cadavre qui les divisait, sans y porter une attention particulière. Le daybreaker s’approcha, plus que nécessaire, jusqu’à ce que son front se heurte au sien, jusqu’à ce que ses hanches frôlent les siennes. Puis, il posa sa main gauche sur la joue de son amie, la caressant, se voulant rassurant, laissant transparaître son inquiétude, son affection pour elle. « Ça va? Tu n’as rien? » Sournoisement, Loukas voulait atteindre un objectif bien précis en forçant un tel contact avec elle : la voir réagir, voir quel effet ça lui faisait. Le daybreaker la testait. Par la suite, Loukas posa un baiser sur son front avant de se reculer et constater les dégâts. Le coéquipier du meurtrier semblait bien absent, mais bien vivant, alors qu’ils avaient deux cadavres sur le dos. Lorsque le daybreaker retourna la jeune femme inerte du sol pour confirmer son état, il se tourna vers Ange. « T’as changé de camp à ce que je vois. Heureux d’avoir servi à cette réalisation. Ça explique bien des choses, en tout cas. » Dit-il alors, cynique, se permettant un rire sur le même ton. L’orientation sexuelle d’Ange était assurément le dernier de ses soucis en ce moment et contrairement à ce qu’il pouvait laisser croire dans ses paroles, il ne donnait pas moins de valeur à leur dernière rencontre pour autant. Loukas se mit à se gratter la barbe, réfléchissant à ce qui devait suivre. Le jeune homme semblait complètement déconnecté de sa culpabilité habituelle, il ne pensait qu’à Ange et à son envie de la garder près de lui. Il repensait à la vidéo du gouvernement qu’il avait regardé en boucles en se mettant la faute sur le dos. Or, Loukas sut contenir ses émotions et rester rationnel... Du moins, en apparence. « Mais va falloir ramasser ça, c’est mauvais pour la réputation du Old. Des idées? » Loukas se racla la gorge avant d’approcher Ange une nouvelle fois, dangereusement. « Car pour ce coup-là… » Loukas se colla à elle presque, se voulant provoquant d’une certaine façon. Il lui prit la main, la serrant pour affirmer sa présence, se voulant tendre. « …On est dans cette merde, ensemble, t’as pas d’issue. » Un cliquetis se fit entendre alors que les menottes qu’il avait subtilement ramassé dans les poches d’un peacekeeper plus tôt venaient de sceller les poignets des deux amants, désormais inséparables. Oui, oui. Loukas venait de les attacher l’un à l’autre. Oui, oui. Il avait une drôle de façon de voir ses priorités, car de toute évidence, ce geste qu’il venait de poser semblait remettre l’enterrement de cadavres à plus tard et le règlement de compte face à son abandon, à tout de suite.


 


Dernière édition par Loukas K. Kilverstone le Lun 21 Sep - 3:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Give me Love - Pv. Loukas.   Jeu 17 Sep - 15:14



 

 
Give me Love

 
“Give me love like her 'Cause lately I've been waking up alone”


 
Sa voix n'avait rien d'agréable à l'oreille. Dure et grinçante, on aurait dit qu'un boucher avait tailladé ses cordes vocales et qu'il avait réappris à parler à l'aide d'un appareille défectueux. Pourtant, je n'avais pas le loisir de m'en amuser, ni même de l'ignorer. Un flingue déposé avec soin contre ma tempe, lui assurait toute mon attention. Je n'aurais même pas dû m'attarder à sa façon de me provoquer. J'aurais préféré que son amusement, ne soit pas ce qui éveille la louve en moi. Un grognement si lointain et discret, qu'il ressemblait plus à un ronronnement muet, prit naissance au fond de ma gorge, tandis qu'il appuyait plus fort avec son arme. Oui, mon garçon, j'ai compris, tu tiens ma vie entre tes doigts. Pas besoin de faire davantage joujou avec ton instrument, je suis loin de t'ignorer. Une partie moi semblait blasé par les menaces et les exécutions, même la vue de ma compagne sur le sol ne me surprenait pas plus que cela. Quelque part, je cherchais les problèmes, je provoquais les emmerdes. Je l'avais cherché et maintenant, je ravalais de travers, ce ronronnement de menace et résistais à l'envie de leur sourire avec arrogance. J'aurais pu prendre exemple sur ma mère, elle avait le sourire le plus agaçant que je n'eus jamais connu. Une pression plus accrue, à m'en faire grincer des dents, contre ma tempe me retiens d'agir ainsi, néanmoins. Un trou menant à mon cerveau dépassait mes capacités de guérison et j'étais déjà épuisée par mes dernières semaines de récupération. Une blessure de plus ne m'aiderait en rien à reprendre mes forces. Enfonçant mes ongles dans ma peau, je serrais les poings en silence, regardant les deux rigolos jouer me dominer...... Leur niveau était digne d'un primate arriéré, à mon humble avis. J'avais vu mieux. En silence, je savais qu'aucune de mes pensées ne transparaissais sur mon visage. Seul mon immobilité me sauvait la vie à cet instant et je ne voulais pas que par accident, on décore la ruelle avec mon sang. Une seule victime de cette prohibition, suffisait amplement pour cette nuit.

Attachant du mieux que je pouvais ma louve, je me retenais presque de respirer. J'étais incapable de dire ce qui allait suivre et je n'avais aucune confiance en moi. Dernièrement, je vacillais vers des comportements nouveaux. Être imprévisible me rendait aussi nerveuse que cette arme qui commençait à sérieusement m'inquiéter. Mon cœur battant la chamade, je n'entendais pratiquement plus rien autour de moi. Le peacekeeper leva la main et je fermais les yeux en attendant le choc. L'arme allait m'assommer et je me réveillerais de nouveau aux mains du gouvernement. Je ne m'en sortirais pas cette fois-ci. Enfin... Ce fut ce que je cru, l'espace d'une seconde. La suivante, j'ouvrais les yeux de surprises. Une odeur, souffler par une légère brise acheva de me tétaniser sur place. Une odeur remplie de regrets, de souvenirs, de plaisir et de peur. Cette odeur m'avait terriblement manqué et pourtant, je voulais prendre la fuite et ne pas me retourner. Être certaine de ne pas le voir, lui. Le destin se voulait cruel avec moi, ce soir.

L’arme dévia de sa position, libérant ma tempe de cette douleur et apaisant le rythme de mon pouls. J’en soupirais d’aise, observant mon bourreau qui paniquait en se couvrant les yeux. Les bruits sourds d’un homme qu’on étouffe et le vacarme de son corps qui chute finirent de me rendre mon ouïe. Je retrouvais un semblant de contenance, évitant la mort ou pire, l’emprisonnement. Ma louve jubilait au bout de sa laisse, se satisfaisant de ce que cet homme nous aide. Elle me contredisait sans arrête cette bécasse! J’aurais bien voulu donner libre court à mes nerfs sur le seul humain qui restait debout, toujours aveuglé et apeuré. Seulement, Loukas ne m’en donna pas la moindre chance. Apparaissant derrière lui, je me sentis presque saliver en entendant le bruit sec du craquement. J’aurais pu fixer le cadavre qui se trouvait entre nous, en écarquiller les yeux et me montrer choqué par tout ce qui venait d’arriver. Ma réaction en fut plus qu’éloigné. Je ne détournais pas une seconde mon regard du sien. Ignorant la scène macabre qui nous entourait. J’avais envie de l’attraper par la nuque et l’embrasser à pleine bouche. Pour ce qu’il venait de faire, parce qu’il m’avait de toute évidence manquer et parce que je le voulais. Il reproduisait sans cesse les actes des hommes de ma vie, les modifiants pour les rendre plus humain. Il venait de tuer pour me sauver. Non pas pour me punir, par plaisir ou parce qu’il était un simple trou de cul. Il l’avait fait pour moi et en avoir conscience ne m’aidait en rien à rester loin de lui. Je sentis mes jambes trembler, j’aurais voulu m’effondrer et pleurer le stress qui c’était accumulé les dernières semaines. Le revoir me rappelait à quel point, il pouvait m’offrir plus que ce monde affreux. Combien de fois m’étais-je reprocher de l’avoir repoussé?

Il ne me laissa pas le temps de me reprendre, déjà il enjambait le mort et se rapprochait avec le culot que je lui avais découvert. Il se rapprocha jusqu'à déposer son front contre le mien, jusqu'à frôler mes hanches des siennes... Jusqu'à pouvoir doucement caresser ma joue, se montrant tendre et chaleureux. J'en voulais plus. Je pressais ma joue contre sa main, profitant de ce contact, cherchant à ce que nos hanches se collent et ne se frôle plus. En cet instant, j'avais besoin de tellement plus, que j'en perdais mes défenses. « Ça va? Tu n'as rien? » Sa voix, presque murmurer au creux de mon oreille aurait suffi pour que je lui permette de m'embarrer dans son appartement. Je lui aurais donné la permission de faire de moi ce qu'il voulait, tant je savais qu'il aurait été mieux que n'importe lequel des hommes qui m'avaient possédé auparavant. Je me détestais de penser ainsi et pourtant, je savais que c'était vrai. Théodora resterait à jamais présente, s'il restait auprès de moi. Mes mains voulurent se raccrocher à son chandail, mais je ne trouvais que le vide. D'un contact délicat sur mon front, il s'éloignait déjà et je chancelais légèrement. À quel point me rendait-il pathétique?

« T'as changé de camp à ce que je vois. Heureux d'avoir servi à cette réalisation. Ça explique bien des choses, en tout cas. » Un coup de poignard n'aurait pu autant me blesser à cet instant, où je me sentais fléchir. Un coup de poignard, que je pris pour un signe. J'avais une raison de ne pas être resté auprès de cet homme. Un but, en quelque sorte. Je contractais la mâchoire, l'observant en silence. Quelle idiote j'étais. Faiblir pour si peu. J'avais besoin de me pendre une bonne fois pour toute, si j'étais incapable de vivre sans lui! Et je n'allais certainement pas lui dire la vérité! Allez bêtement raconter que ma seule tentative pour coucher avec un autre homme, avait terminé par ma personne étant incapable qu'on la touche... Parce que ce n'était pas SES MAINS À LUI. Alors, ça... HORS DE QUESTION! « Mais va falloir ramasser ça, c'est mauvais pour la réputation du Old. Des idées? » Je clignais des paupières et tournais la tête vers l'établissement. Oui, me pendre! Comment j'avais pu l'attirer ici? Foutu inconscient de misère! Je ratais une respiration, quand de nouveau, je me retrouvais surplomber par sa hauteur. Il s'était rapproché une seconde fois et je lui lançais un regard méfiant, quoi que troublé. « Car pour ce coup-là... » Je haussais un sourcil, quelque chose clochait. Ça n'allait pas. Mes cheveux se dressaient sur ma nuque, malgré sa douceur. Il n'était pas assez choqué, trop gentil et poli. Je le connaissais assez bien pour savoir qu'il y avait anguille sous roche. « ...On est dans cette merde, ensemble, t'as pas d'issue. » Le cliquetis me fit arrondir les yeux sous le choc. Je tournais brutalement la tête vers nos mains... Menotté ensemble.

Je contemplais nos mains en silence, l’information refusant de se rendre à mon cerveau. Non. Refus. Erreur. Mal entendu. NON. JAMAIS. IMPOSSIBLE! SALOPARD! De tout ce qu’il aurait pu faire, celle-ci me donnait la rage. M’attacher, m’enchaîner à lui! Il méritait que je le castre sur place! Je relevais la tête brutalement, m’assurant que l’angle soit le bon et savourait le choc de mon crâne contre son menton. Il tituba de quelques pas et moi aussi. Je ne lui laissais aucune seconde pour se reprendre et tirait de toutes mes forces contre ce bout de métal, blessant ma peau sans m’en soucier. Je voulais m’en débarrasser, ma main pouvait y passer! Il me manquait déjà trois doigts, pourquoi pas une main! Je me ferais fabriquer un crochet en guise de remplacement et m’en servirait pour mettre fin à ses jours! Je tirais au point d’en sembler hystérique, je sentais même les larmes couler sur mes joues. Il éveillait tout ce que j’avais fui. Ma liberté si durement racheté, il m’en privait et cette trahison, venant de lui, était plus douloureuse que de la part, de n’importe qui d’autre. Au bout de plusieurs minutes, je finissais par cesser de gesticuler, le sang coulant contre ma peau écorché. Qui avait-dit qu’attacher un animal était une idée brillante?

L’envie de m’en prendre de nouveau à lui ne me manquait pas et pourtant, je le forçais à reculer. M’avançant vers son corps et le poussant férocement pour l’obliger à me suivre. Je le repoussais, jusqu’à m’arrêter à côté du peacekeeper inconscient. Je fixais avec une rage non contenu, Loukas, puis avec toute la rage que je ressentais pour le gouvernement, pour ce qu’on venait de me faire vivre et pour ce geste stupide de sa part, je me servais de mes jambes. Frappant ma victime encore et encore, me fichant complètement comment le prendrait ce petit con qui se trouvait à mes côtés. J’avais besoin de me défouler et si ce n’était pas Kylian, ce serait l’homme à mes pieds. Je m’attardais sur lui, jusqu’à entendre quelque chose craquer et voir le sang couler d’entre ses lèvres. Alors, seulement ma louve rangea ses crocs et je su, que je pourrais prononcer une phrase cohérente. « Oh… Ça va très bien mon amour. J’adore me balader dans des ruelles sordides la nuit pour peloter une parfaite inconnue et ainsi, finir avec un fusil sur la tempe! C’est un de mes passe-temps favoris! Mais tu sais ce qui est encore mieux?! Finir avec deux cadavres et demi sur les bras, tout en étant menotté à un parfait petit con! Rien de mieux pour me mettre de bonne humeur! » Je ne hurlais pas, mais c'était tout comme. J'étais tellement hors de moi, que pour la première fois devant Loukas, j'oubliais de contrôler mon accent. J'ignorais même s'il avait déjà eu conscience que je n'étais pas née sur le sol américain. « Et sérieusement! Qui se balade avec des menottes dans ses poches! Faudrait prévenir quand même! Je vois déjà les gros titres demain! ATTENTION! ATTENTION! PERVERS REPÉRÉ! Et sans oublier les sous-titre : '' SURVEILLEZ VOS FILLES ET VOS FEMMES, IL SEMBLERAIT QU'IL MENOTTE SES VICTIMES POUR ASSOUVIR UNE PULSION DÉGOUTANTE!'' » Je fulminais et de ma main libre, j'enfonçais mon doigt dans son thorax, tout en lui lançant des regards meurtrier. Je voulu lui tourner le dos, mais à peine avais-je fait ce mouvement, que la réalité me rattrapa et je dû rebrousser chemin vers lui. Un hurlement exaspéré m'échappa et je jurais dans ma langue natale. Puis, je relevais le menton et mon expression se teinta d'un agacement et d'une certaine tristesse. J'hésitais une seconde, mon bras libre battant l'air avant de finalement réduire la distance et lever davantage le menton pour pouvoir le confronter directement. Sans aucune délicatesse, j'empoignais son entre jambe et souriait avec tout le sarcasme que le sang Hogan avait pu me léguer. « J'ai changé de camp parce que ce qui se trouve entre tes jambes me manquait trop. Et malheureusement, aucun homme n'avait ce qui me fallait. Oh! Mais ne te vante pas trop mon chéri, avec ce que je viens de découvrir sur tes fétiches particuliers, je suis officiellement vacciné! Qu'on m'apporte le premier venu! » Relâchant la partie de son corps que je retenais en otage, je secouais la main avec dégoût et donnait un léger coup dans le cadavre de celui qui m'avait menacé de son arme. « Les égouts… Si on trouve un nid de rats, ils se chargeront de manger les restes. » Non, ma louve ne réclamait pas sa livre de chair et de sang. Absolument pas.

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MessageSujet: Re: Give me Love - Pv. Loukas.   Ven 18 Sep - 2:59


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Ange & Loukas
Give Me Love

N’y avait-il rien de plus émoustillant que d’arracher la vie d’autrui entre nos doigts? Rien de plus romantique que de valser avec la mort? Rien de plus séduisant qu’un souper empestant la chair en putréfaction? Rien de plus allumant que de baiser férocement sur des cadavres? Pour un psychopathe ou un nécrophile, peut-être pas. Or, pour Loukas, il y avait un nombre incomptable de cadres qu’il aurait préféré à celui-ci. Le charme de la ruelle sombre et délabré tâchée de sang ne lui correspondait nullement. Et pourtant, il arrivait à passer outre ces macabres détails pour garder son attention sur l’essentiel : Ange. Loukas n’avait que cet objectif en tête, elle. Le reste n’était que superficiel dans l’instant. Poussé par l’adrénaline, le daybreaker enchaîna coup sur coup sans y réfléchir à trois fois, jusqu’à ce que le silence ne s’impose à ce dernier craquement fatal. Une nuque brisée mit fin au spectacle de la bête, essoufflée, qui fixait son trophée, incertaine de la façon dont elle voulait le réclamer. Immobile, Loukas la regarda, longuement, sans un mot. Le jeune homme devait se recentrer, se calmer, retrouver ses repères et surtout, se rassurer lui-même. Ne t’en fais plus, Kylian, du calme, elle est bien vivante, elle est bien sous tes yeux, elle ne va pas disparaître. Puis, le regard d’Ange contamina ses intentions, influença le verdict de ses prochains pas. La skinchanger était bien trop transparente avec lui. Ses yeux de prédatrice parlaient distinctement. Elle le dévorait du regard. L’envie se dessinait sans honte sur ses traits. Loukas se surprit de constater que sa gourmandise fut contagieuse. En croisant son azur, le daybreaker eut instantanément faim. Faim de ses lèvres. Faim de sa peau. Faim de ses caresses. Faim d’Ange. Les conséquences du sevrage se faisaient soudainement sentir. Le vide à remplir. Le manque à combler. Un regard suffit pour lui rappeler combien il souffrait de son absence, lui qui inconsciemment, se surchargeait pour fuir la douleur, elle le heurtait violemment de cette réalité. Ange lui manquait.    

Frustré et motivé par cette pulsion provocatrice plus forte que les autres, Loukas lui tourna autour dangereusement. Il voulait la sentir frétiller un peu plus, il voulait la faire regretter un peu plus d’avoir quitté son nid, c’était, ce qu’il désirait le plus à l’instant. La réponse de son amie fut des plus satisfaisante, alors qu’elle semblait vouloir s’agripper à lui, qu’elle semblait chercher son contact un peu plus longtemps, un peu plus durement. Accentuant l’étreinte entre leur corps, la skinchanger ne pouvait plus lui mentir, elle lui était bien trop sensible, bien trop réceptive. Si Loukas n’était pas un homme plus raisonnable -si raisonnable est le bon mot pour le décrire-  il aurait surement reprit exactement là où l’inconnue à ses pieds l’avait laissé. Un baiser d’une passion dévorante lui brûlait les lèvres, mais il étira sa souffrance. Murmurant dans un souffle chaud qui fouettait son visage, Loukas n’arrivait pas à être suffisamment égoïste pour ne penser qu’à ses envies, il fit primer l’assurance du bien-être de la skincahnger par-dessus tout le reste. C’était plus fort que sa trahison. Plus fort que sa culpabilité. Plus fort que sa blessure.

Succomber était trop facile et trop simple pour Loukas. Il se recula, rompant le contact entre eux, leur rappelant à tous les deux qu’elle l’avait rejeté et qu’ils avaient des cadavres sous les bras. Et c’est sous cette idée, cette petite vengeance personnelle que Loukas l’enchaîna à lui. Un geste à la fois anodin et menaçant. Symboliquement, le daybreaker voulait semer la révolte et c’est ce qu’il allait récolter. En pratique, la restriction qu’il lui imposait était complètement futile. Elle était à une métamorphose de la liberté. Or, Loukas avait voulu la provoquer, la bousculer et il venait de la piquer au bon endroit. Ange le heurta violemment sous la mâchoire. Ce coup inattendu sur son menton eu pour effet de lui faire claquer les dents et de se mordre la langue jusqu’au sang. Sonné, Loukas tentait de retrouver son équilibre, cracha le liquide de vie qui s’était accumulé dans sa bouche, mais déjà, Ange le tiraillait dans tous les sens, tentant, de toutes ses forces, de se débarrasser de cette emprise matérielle qu’il avait sur elle. Elle se débattait aussi ardemment qu’un chat le ferait avec son cône suite à sa castration. Sa panique était démesurée, le daybreaker avait peut-être attaqué une corde plus sensible qu’il ne l’avait espéré. Le jeune homme tentait de se rapprocher d’elle, de forcer une proximité afin de la maîtriser, de l’immobiliser dans ses futiles tentatives de retrouver son libre-arbitre. « ANGE! Arrête! C’est ridicule! Tu vas simplement te faire mal. C’est pas permanent, tu te calmes à la fin? »

Ange aurait pu grogner si elle avait laissé sa louve s’exprimer. Loukas reconnu immédiatement les yeux du canidé sur son visage, ce regard qui lui crachait la haine au visage. La skinchanger voulait lui faire violence de la même façon qu’elle l’avait désiré à leurs retrouvailles au cimetière. Mains écorchées, Ange le força de prendre ses distances, à reculer avec elle, alors Loukas la laissa le diriger là où elle voulait aller, surpris de ne pas recevoir de coups supplémentaires et confus tant qu’à l’endroit où elle voulait le guider. Enfin, il comprit alors qu’elle défoula sa rage sur le peacekeeper qui respirait toujours. Quand il entendu une côte se fracturer, Loukas détourna le regard dégoûté par cette violence excessive et gratuite et pourtant, il comprenait. Le daybreaker ne tentait pas de l’arrêter. Tout d’abord, car il savait que s’il s’imposait, ce serait lui qui allait prendre les coups. Mais surtout, car il entendait son appel à l'aide, il constatait sa détresse. Après tout ce qu’elle avait vécu et plus fraîchement, la torture qu’on lui avait infligée dans l’arène, elle avait toutes les raisons de péter un câble, de perdre ses moyens. Dans les faits, cela faisait nettement plus mal au daybreaker de constater à quel point Ange n’allait pas. Pour arriver à ce point, à cet état de conscience, il savait qu’elle était six pieds sous terre, à bout, sur le point de craquer, sans repère. Étrangement, alors qu’elle pouvait très bien battre un peacekeeper à mort, juste à côté de lui, passif, Loukas réalisait plus que jamais qu’elle avait besoin de lui, qu’il devait être là pour elle, plus que tout au monde.

« Oh… Ça va très bien mon amour. J’adore me balader dans des ruelles sordides la nuit pour peloter une parfaite inconnue et ainsi, finir avec un fusil sur la tempe! C’est un de mes passe-temps favoris! Mais tu sais ce qui est encore mieux?! Finir avec deux cadavres et demi sur les bras, tout en étant menotté à un parfait petit con! Rien de mieux pour me mettre de bonne humeur!. » Le sarcasme d’Ange était synonyme d’une frustration absolue, d’une hystérie presque littérale, d’une douleur profonde. Et pourtant, Loukas n’était pas vexé le moins du monde par ses propos, au contraire, le cynisme était poussé à un point tel, qu’il ne pouvait que sourire. Or, il ne rit point. Son sourire fut discret, il refusait de tomber dans la moquerie. Il voulait laisser Ange vider son sac. Et il était bien rempli. « Et sérieusement! Qui se balade avec des menottes dans ses poches! Faudrait prévenir quand même! Je vois déjà les gros titres demain! ATTENTION! ATTENTION! PERVERS REPÉRÉ! Et sans oublier les sous-titre : '' SURVEILLEZ VOS FILLES ET VOS FEMMES, IL SEMBLERAIT QU'IL MENOTTE SES VICTIMES POUR ASSOUVIR UNE PULSION DÉGOUTANTE!. » Ange lui enfonça son index sur son sternum, le grondant brutalement. Puis, répugné par sa personne, la skinchanger voulut lui faire volte-face, s’éloigner de cet insolent. Ce charmant salaud qui le hantait. Ironiquement, elle ne put aller très loin. Elle oublia ses menottes, source de sa frustration, qui la força à rester près de son sauveur, son geôlier, son amant. Alors qu’Ange exclama son désarroi dans ce qui semblait être un juron d’une langue dure qui lui était complètement étrangère, elle se retrouva près de lui à nouveau, lui qui n’avait pu que la suivre dans sa tentative de fuite. Elle s’approcha de lui, la tête haute, dévoilant une certaine tristesse dans son regard. Dans un silence, Loukas lui démontra qu’une douceur aguichante en posant sa main libre sur sa joue, passant son pouce sur ses lèvres qu’il dessinait. Il vit, malgré ses efforts de tendresse, l’envie de sa partenaire de planter ses crocs dans sa chair. Alors, il lui renvoya la balle sur la même lancée théâtrale et ironique qu’elle lui avait lancée. « J’adore quand tu me dis des mots doux, mon Ange. T’arrêtes pas. » La provocation semblait avoir bien porté ses fruits, alors que son amie lui empoigna les bijoux de famille. « J'ai changé de camp parce que ce qui se trouve entre tes jambes me manquait trop. Et malheureusement, aucun homme n'avait ce qui me fallait. Oh! Mais ne te vante pas trop mon chéri, avec ce que je viens de découvrir sur tes fétiches particuliers, je suis officiellement vacciné! Qu'on m'apporte le premier venu!. » Le commentaire restait flatteur, malgré tous les efforts qu’elle mettait dans sa poigne sur son entre-jambe pour s’assurer qu’il sonne comme une menace. Loukas avait de bien meilleures cartes désormais. Au cimetière, après une année de silence, découvrir Ange sous ce nouveau visage lui avait fait perdre pied. Mais la partie avait bien changé depuis. Loukas commençait à la connaître, elle, cette femme, authentique et pleine. Ni Théodora. Ni Ange. Simplement elle-même.  

Elle le libéra enfin de son emprise, dégoûtée d’y avoir mis la main. Puis, Ange ramena un vieux détail important que Loukas oubliait volontairement : les cadavres. « Les égouts… Si on trouve un nid de rats, ils se chargeront de manger les restes.. » Or, Loukas avait autre chose à régler avant de déplacer les morts. Il tira sur sa main attachée à la sienne pour la forcer à lui faire face, mieux encore, de sa main libre, il agrippa son menton pour le relever, pour s’assurer de croiser son regard. Une prise qu’elle adorait détester. Loukas murmura, de la même façon qu’on l’on viendrait rassurer un enfant éveillé par son cauchemar. « Hey... Laisse faire les morts… Regarde-moi. Arrête de faire ça… » Il lâcha sa prise sur elle pour simplement la regarder plus longtemps dans un silence, plus profondément, sans préciser sa mystérieuse pensée. Il voulait la perturber un peu, la désarmer, lui faire perdre l’équilibre. Il voulait lui montrer un visage qu’elle n’avait pas rencontré depuis longtemps. Un visage qui se voulait rassurant, tendre, propice à la confidence. Loukas respira profondément, alors qu’il se fragilisait devant elle. « Arrête de te cacher. Arrête de fuir comme ça. Arrête de te mentir. T’es pas infaillible, okay? T’es vulnérable, comme tout le monde. Tu dois être forte pour ta fille, je sais. Mais t’es pas seule. Je suis là et j’irai nulle part. » Sa franchise pouvait lui coûter cher, très cher même. Il savait qu’il se la jouait quitte ou double avec elle. Elle pouvait autant flancher et se montrer telle qu’elle était vraiment. Tout comme elle pouvait le ridiculiser encore un peu plus, l’enfoncer, le blesser avec le couteau qu’il venait d’aiguiser pour elle. Il souligna sa fille, sa fille dont il ne connaissait uniquement l’existence, une enfant qu’il imaginait jeune et fragile. Et surtout, il lui rappellait qu’il était là. Il lui rappelait qu’il était présent, malgré que c’était elle qui lui avait tourné le dos. Et cette fois-ci, s’offrir à elle comme support lui semblait nettement plus approprié que cela ne l’avait jamais été. Loukas s’approcha encore, un peu d’elle pour frôler ses lèvres, respirant le même air, il passa sa main dans ses cheveux qu’il agrippait avec espoir. « T’as besoin de moi…Autant que j’ai besoin de toi. Et tu sais que c’est vrai, sinon, tu ne serais pas là, à côté de mon bar, à faire n’importe quoi pour attirer mon attention. » Terminant sur un sourire, Loukas se dévoilait entièrement à elle comme il ne l’avait jamais fait pour personne. Une grande partie de lui appréhendait la suite. Il avait peur. Peur de se prendre un mur. Peur de souffrir un peu plus. Après tout, la cruauté Hogan était presque prévisible face à cette surdose d’émotivité. C’était à croire qu’il donnait son cœur en l’invitant à l’écraser. Une métaphore qui reflétait la réalité avec une exactitude singulière. Or, une petite voix lui donnait une confiance indomptable, peut-être un peu trop vantarde. Ne supportant point le silence, le suspense d’une réponse inespérée, Loukas ne put s’empêcher d’ouvrir la bouche à nouveau. Il choisit des mots moins forts, moins profonds, moins douloureux. Il tentait d’alléger l’atmosphère d’une flatterie enrobée d’humour, angoissé et perturbé par ses propres propos, trop vifs, trop vrais. Regrettait-il déjà d’avoir tout misé, tout de suite? « Oh et... Il est mignon ton accent, tu ne devrais pas le cacher, lui non plus. »


 


Dernière édition par Loukas K. Kilverstone le Lun 21 Sep - 3:09, édité 1 fois
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Sink me in the river at dawn

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MessageSujet: Re: Give me Love - Pv. Loukas.   Ven 18 Sep - 14:52



 

 
Give me Love

 
“Give me love like her 'Cause lately I've been waking up alone”


 
Avoir faim était une sensation désagréable. Lorsque son estomac se tord parce qu’on l’a ignoré trop longtemps et qu’on a plus le choix que de délaisser notre occupation pour aller chercher de quoi le sustenter. Ça n’a jamais été plaisant pour moi. Toutefois, alors que Loukas se tenait à quelques centimètres de moi, alors qu’il s’appuyait sur mon front… Je découvrais à quel point avoir faim de lui me plaisait. Le manque de sa présence marquait chacune de mes réactions, tandis que je le dévorais du regard. J’ignorais qu’une telle chose existait et la découvrir avait quelque chose d’excitant. J’aimais sa manière de lui-même, réagir à ce qu’il provoquait chez moi. Je m’attardais sur ses lèvres, alors que le souvenir de leurs contacts contre mes seins, suffisaient à accélérer encore davantage mon souffle. Le désir était quelque chose de merveilleusement enivrant, bien plus que l’alcool. Malgré, l’odeur de sang et d’urine qui régnait dans cette ruelle. Malgré, la peur qui m’avait saisi et la mort de celle que je cajolais quelques minutes plus tôt. L’espace de quelques contacts physique avec lui, j’oubliais tout. J’aurais cruellement voulu m’emparer de lui pour les heures à venir et pourtant, une part de ma tête le maudissait pour avoir le culot de me troubler ainsi. Pas après ce que nous avions partagé. Ce que je lui avais offert et ce qu’il ignorait m’avoir donné. L’instant s’étira, alors que je ne demandais qu’à retrouver ma place au creux de ses bras. Il s’étira jusqu’à ce que je souffre de la rupture de contact. J’aurais préféré lui arracher la tête plutôt que d’avoir ressenti un tel manque.

Déjà il me permettait de me reprendre, il m'offrait la distance dont j'avais besoin pour recommencer à réfléchir. Quelque part, j'aurais pu rester calme ou tout du moins, plus en contrôle… S'il n'avait pas terminé son petit show par une finale inacceptable. Lié par les poignets, je me retrouvais prisonnière de sa présence et toute la rage que je contenais s'évacua sur les deux derniers hommes pouvant respirer dans cette ruelle. Loukas et le peacekeeper eurent le droit à la violence qui avait pris racine dans ma haine de la vie. Je perdis le contrôle et pour le retrouver, je passais par plus d'un réflexe. Ma louve montrant les crocs, ne m'aidait en rien à rester sereine. L'agression était trop grande. « ANGE! Arrête! C'est ridicule! Tu vas simplement te faire mal. C'est pas permanent, tu te calmes à la fin? » Plus il essayait de se rapprocher et plus je ne me maîtrisais plus. Je laissais la menotte écorcher la peau de mon poignet et grondait sous la douleur. Sans vraiment me demander si Loukas aurait des remords ou s'il apprécierait le spectacle, je terminais de passer ma crise de nerfs sur le presque décédé. Écoutant ses cotes craquer et son nez gazouiller, je trouvais une satisfaction à cet acte. C'était peut-être brutal et répugnant comme comportement, mais je ne pouvais pas agir ainsi envers Kylian. Le frapper de cette façon, je m'y refusais. D'autant plus que j'étais légèrement aux prises avec lui. Que ce soit permanent ou pas, je me retrouvais coincé en sa présence. Je me calmais finalement, reprenant difficilement mon souffle tout en ne pouvant pas accepter, que je serais obligée de confronter l'homme que j'avais lâchement abandonné.

Je m'entendais lui cracher mon sarcasme au visage, alors même que mon esprit se souvenait de cet instant où je m'étais éveillé dans ses bras. Je l'avais observé dormir, me blottissant contre ce corps chaud qui m'offrait tant de réconfort.  Je me sentais à l'abri dans ses bras et je m'étais rendu compte, de la confiance que je mettais en lui. Kylian, mon Kylian, ne me trahirait jamais. Je le savais. J'aurais pu tout lui dire, j'aurais pu me reposer contre lui et obtenir un soutien que je n'avais jamais eu. Mon bien-être c'était alors changé en peur. La peur que j'aie, encore une fois, tout faux et que je me réveille un matin, pour mieux me rendre compte du monstre avec qui je dormais. Terrorisé, le souvenir de la vie que je voulais me construite et de l'indépendance que je réclamais à grands cris, me rattrapa. Après des jours de bonheur et de complicité, après autant de plaisir en sa compagnie, une ombre venait gâcher ce que j'avais trouvé. Une ombre que j'avais construite au fil des années et qui pouvait se vanter d'être aussi vieille que moi. M'arrachant à son étreinte, j'avais ravalé mes larmes et d'une note sur un bout de papier, lui avait fermé la porte au nez. Et maintenant, le traitant de pervers, ma main s'éloignant lentement de son appendice masculin, j'étais incapable de m'excuser.

« J'adore quand tu me dis des mots doux, mon Ange. T'arrêtes pas. » Qu'il pouvait être exaspérant ce mec! Il reprenait déjà le contrôle de la situation, me forçant à me rapprocher de lui, exigeant mon regard de sa main sur mon menton. Je pris sur moi, arrêtant de me débattre et de fuir son contact. C'était peine perdue, avec cette paire de menotte qui me narguait. Il avait gagné des points avec ce geste et il le savait.  Loukas se retrouvait même avec un avantage sur moi, qui avait préféré fuir sa présence. Le courage ne me venait pas forcément naturellement en sa présence, voyez-vous. « Hey... Laisse faire les morts… Regarde-moi. Arrête de faire ça… » Je voulus éloigner sa main de mon visage, mais déjà il me relâchait. Me laissant le peu de liberté que je pouvais avoir, dans cette situation. Je respirais furieusement, observant ce visage qui me livrait qu'une impression de tendresse et de confiance. Derrière toute cette hargne qui m'habitait et changeait mes comportements normaux, celle qui aimait profondément et qui ne demandait qu'à prendre soin des autres, qu'à se complaire dans la bienveillance, souffrait de mon incapacité à accepter les paroles qu'il m'offrait. Des paroles, qui sonnaient terriblement vraie. « Arrête de te cacher. Arrête de fuir comme ça. Arrête de te mentir. T’es pas infaillible, okay? T’es vulnérable, comme tout le monde. Tu dois être forte pour ta fille, je sais. Mais t’es pas seule. Je suis là et j’irai nulle part. » Combien de fois aurais-je voulu qu’on me dise de tels mots? Combien de fois? Pour finir rejeté et rempli de nouvelles déceptions? Il me les offrait, alors que je ne lui demandais rien. Muette, lui laissant le droit à la parole, je fermais à moitié les paupières. M’essayant à savourer la proximité qu’il provoquait à nouveau. Je restais immobile, alors qu’il frôlait mes lèvres, capturait mes cheveux et provoquait un frisson le long de ma colonne. J’étais peut-être sur la défensive, mais je me savais aussi faible face à ses attentions. « T’as besoin de moi…Autant que j’ai besoin de toi. Et tu sais que c’est vrai, sinon, tu ne serais pas là, à côté de mon bar, à faire n’importe quoi pour attirer mon attention. » Je luttais avec moi-même, j’ignorais comment réagir. Les paupières toujours mi-closes, je réfléchissais à toute vitesse. Je n’avais pas envie de le repousser, tout en sachant que je devrais. J’étais incapable d’oublier et pardonner, même s’il n’était pas la source de mes traumatismes. Je me raccrochais à cette force que j’avais trouvée en me débarrassant de mes bourreaux, au lieu d’avancer vers le seul homme qui ne cherchait pas à m’utiliser. Cet acharnement, venait de cette peur qui me rongeait les entrailles en ce moment même et que je me voyais mal surpasser. Trop d’accumulation, depuis trop d’années.

« Oh et... Il est mignon ton accent, tu ne devrais pas le cacher, lui non plus. » Suspendu à cet instant que je ne terminais pas d’étirer, le laissant attendre une réaction que moi-même je ne trouvais pas, je ne pus que laisser échapper un rire aussi léger qu’un papillon. Je sentais un poids sur mes épaules s’envoler. Je me sentais mieux, comme si le simple fait de rire me libérait de prendre une réelle décision. Ouvrant les yeux, je cherchais son regard et m’y accrochais. Arrêtez de réfléchir avant de me fouler le cerveau. Mais, je devais répondre. Mon visage se détendit, tandis que je respirais plus normalement. Ma main droite, celle-là même où  mes doigts manquaient à l’appel, viens trouver sa mâchoire que je caressais quelques instants avant de m’emparer de ses lèvres. J’étais incapable de m’accrocher à lui, nos mains toujours menottés me compliquant la tâche et je dû me rabattre sur le simple fait d’entrelacer mes doigts aux siens. Je l’embrassais avec une envie et un soulagement que je ne cachais pas. Avec lui, je préférais être mauvaise actrice et oublier que je pouvais tromper les gens. Je ne voulais pas de ces histoires avec Kylian. Je m’attardais sur ses lèvres, savourant ce qui m’avait manqué au point d’en rêver. Éveillant le manque de sa présence, autant que le manque de son corps, je glissais mes deux derniers doigts le long de son cou, avant de trouver sa taille pour le rapprocher de mes hanches. J’avançais d’un pas, un seul et regrettais aussitôt mon geste. Mon pied accrocha la jambe d’un cadavre et je perdis l’équilibre. J'aurais pu retrouver mon équilibre, mais un autre corps se trouvait attacher au mien et je tombais à la renverse. Je crus un instant qu'il pourrait m'empêcher de tomber, seulement c'était sans compter notre proximité et mes jambes trop proches des siennes. Ma chute m'obligea à lui faire perdre l'équilibre et je me cognais le crâne au sol, tandis que mon corps atterrissait sur la moiteur de mon ancienne amante. Le sang imbiba mes vêtements et je pris quelques secondes pour me reprendre.

Étendu sur la morte, je sentis la nausée me surprendre. Elle n'était pas mon premier cadavre. Elle éveillait seulement le souvenir que j'avais enterré le plus loin possible et qui me rongeait. Je pouvais presque revoir les intestins de Nicholas que je mâchouillais avec ma gueule de louve, alors, que son regard froid et fixe m'observait. Il n'avait plus grand chose d'un homme, s'apparentant plus à de la viande haché. Ma victime, mon bourreau, mon secret. Je ravalais de travers et j'eus du mal à reprendre ma respiration. Une sueur froide apparu sur mon front et je tournais la tête vers Loukas. Il n'y avait pas de décision à prendre finalement. Je ne pouvais pas lui offrir une place dans ma vie, autant que j'en mourrais d'envie. « Non, non, non, non. NON! » Je secouais la tête négativement, me retenant de trembler. Je voulais dormir désormais. Fermer les yeux et me réveiller le lendemain matin. Cette soirée n'aurait jamais existé. Me refermant comme un huitre, alors même, que je ne lui avais pas laissé beaucoup de possibilités, je cherchais à me relever, voulant m'éloigner le plus possible de… De qui? De Kylian ou de la morte? Les deux, sans doute.

Troublé par la nausée qui ne me quittait pas, je sentis ma louve aiguiser son attention. Elle veillait en silence, me sentant si proche de la faille, qu'elle préparait ses griffes. « Tu ne peux pas m'offrir tout ça, sans attendre quoi que ce soit! C'est ridicule! Je t'ai agressé dans le cimetière, repoussé, avant de profiter de toi quelques jours et de te jeter comme un vulgaire déchet! Et tu es là, à me dire ces mots, comme si j'avais vraiment de l'importance pour toi! Kylian, je t'en prie! Comment tu peux être ainsi avec moi? J'ai profité de toi! Tu n'es pas en colère, vexé, furieux? Réagi normalement putain! » Oui, faire semblant que je ne ressentais rien de particulier pour lui, était ma seule solution pour ne pas m'effondrer à bout de force sur le sol de sa ruelle et me laisser dépérir, en sachant pertinemment qu'il me prendrait dans ses bras pour mieux prendre soin de moi. Je ne pouvais pas lui faire ça, en ignorant si, je ne prendrais pas de nouveau la fuite, dès qu'il m'aurait libéré de cette paire de menotte. Je ne pouvais pas continuer à agir, exactement comme on m'avait fait autrefois. Kylian méritait bien mieux que ce que je pourrais lui offrir. « Kylian, j'en ai assez. Je ne peux pas me prendre la tête avec toi en ce moment. Alors, on va se débarrasser de ces cadavres, on va nettoyer cette ruelle de fond en comble pour laisser le moins de traces possibles, je vais brûler mes vêtements, les tiens aussi et prendre une douche à l'eau de javel. Je ne peux pas avoir cette conversation ce soir. Je ne suis pas en état et ça ne date pas d'hier d'ailleurs. Je n'ai pas envie de finir par me montrer cruelle, je veux juste en finir avec cette soirée maudite… Je t'en prie… Ne me force pas à réellement te rejeter. Parce que c'est ce qui arrivera si tu insistes. » Mon accent traînait, je n'avais plus de force. J'étais vidée, mais s'il me demandait si je voulais être seule, je serais incapable de lui dire oui. C'était égoïste de ma part. J'avais envie de lui demander de m'offrir son réconfort, sans lui promettre que je ne serais pas à nouveau en cavale demain.

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MessageSujet: Re: Give me Love - Pv. Loukas.   Sam 10 Oct - 1:21


« Never Let Me Go Again »


 
 
Ange & Loukas
Give Me Love

 Peu d’hommes avaient le courage d’être suffisamment fous pour se montrer vulnérables. Le dévoilement était un acte terrifiant et inconfortable qui impliquait un risque de rejet énorme. Il fallait être définitivement dément, en partie, pour vouloir s’exposer à une potentielle douleur aussi vive, de choisir de se mettre dans la position la plus faible, de mettre de puissantes armes entre les mains de son ennemi. Était-ce donc ça, aimer? Devenir soldat d’un chaotique champ de bataille où l’être désiré est également celui à abattre? Ou, au contraire, l’être précieux devenait-il alors le seul complice dont on pourrait s’allier pour faire face au monde entier? Selon quelle ligne Loukas pouvait-il affirmer qu’Ange était sa rivale dans tout ce chahut? Selon quelle croyance pouvait-il lui faire aveuglément confiance? Ses raisonnements manquaient de fondement. Or, l’entendement n’avait pas sa place dans la folie et Loukas avait perdu sa tête. Il était trop tard pour revenir en arrière. Il se laissa guider par cette petite voix beaucoup trop insistante qui le rassura et qui le convint de faire ce choix effrayant, de retirer son armure pour confronter sa belle. Loukas lui offrit qu’une sincérité poignante qui invitait son amie à prendre le même rôle. Le daybreaker était épuisé de porter un masque et de jouer un jeu. Ange et lui-même perdaient beaucoup trop d’énergie à essayer de se protéger. Pourquoi essayaient-ils de se faire croire qu’ils se tireraient vers le bas ensemble? Pourquoi se croyaient-ils plus forts en solitaire? Pourquoi assumaient-ils qu’ils étaient un danger l’un pour l’autre? Le daybreaker se posait trop de questions. Il revint donc à la source, à ses sentiments les plus primaires. Avait-il envie de l’avoir près de lui? Oui. Avait-il envie de faire partie de sa vie? Oui. Alors il ne se cherchait plus d’excuses pour se faire changer d’avis. Du moins, pas pour le moment.

Ange semblait tituber intérieurement. Le regard bas, elle n’osait pas croiser les yeux de Loukas qui lui présentait une dérangeante vérité. Car il l’emmerdait, c’était certain, en refusant de jouer au chat et à la souris avec elle, en la coinçant de la sorte. Et pourtant, elle semblait incertaine de la façon dont elle devait lui répondre. Le daybreaker s’accrochait à elle, de plus en plus, avec espoir qu’elle finirait par tomber du même côté que lui. De par ses gestes, il la suppliait de mettre fin à cet éternel silence, de succomber à leur passion. La note plus légère sur laquelle le jeune homme avait fini semblait avoir eu raison d’elle alors qu’elle laissa échapper un rire cristallin. Loukas sentit un soulagement l’envahir alors que les traits d’Ange venait à s’adoucir. Pendant cet instant, le jeune homme eut l’impression qu’elle donnait enfin vie à sa rêverie la plus profonde. Posant ses doigts sur sa mâchoire, la skinchanger le caressa tendrement avant de sceller leurs lèvres tremblantes. Il ferma ses paupières, savourant ce contact pulpeux dont l’absence l’avait hanté. Le jeune homme intensifia sa poigne sur sa chevelure alors qu’elle entrelaçait ses doigts de leurs poignets liés d’une sauvage tendresse. Ange avait posé sa marque sur ses lèvres, elle y avait imprimé les siennes au fer rouge, laissant la lippe du jeune homme à vif, toujours fragile, toujours froide et satisfaite qu’à l’instant où elle venait combler le vide en prenant sa bouche pour enfin réchauffer sa chair. Cette passion dévorante les animait, leur permettant d’oublier toute autre subtilité. Ange chercha son corps et le tira vers elle, voulant rapprocher ses hanches des siennes.

D’une maladresse inexpliquée, la skinchanger mit involontairement – ou pas– fin à leur échange en perdant pied. Piégé par la proximité et les menottes, le daybreaker ne put faire autrement que de participer à sa chute, s’écrasant sur le sol humide et dur sans trop de dégâts. Toujours dans un esprit léger, Loukas s’emporta dans un rire violent et franc face à la lucide situation. Or, lorsqu’il commença à reprendre un souffle régulier et qu’il croisa le regard d’Ange, Loukas s’interrompit immédiatement. Son regard n’était plus le même. Leur confiance était-il donc si fragile? Si fragile qu’elle pouvait se briser d’une fissure accidentelle? « Non, non, non, non. NON! » Ange venait d’affirmer haut et fort sa nouvelle prise de conscience. Secouant la tête, elle semblait plutôt se parler à elle-même. Et pourtant, Loukas comprenait bien qu’elle regrettait son geste. Mais jusqu’à quel point? Car s’il y avait bien une certitude qui vibrait en lui, c’était ce désir qui l’animait dont la réciprocité était inébranlable. Ange le voulait, mais elle se débattait contre elle-même à nouveau, incapable de se tenir à sa décision. La skinchanger se remit rapidement sur pied, dégoûtée d’être au sol, comme une chatte, une duchesse, qui voulait à tout prix se sortir les pattes mouillées de la flaque. Loukas se voulut paresseux, il ne fit que se redresser, mais garda ses fesses au sol. Son bras menotté était bien évidemment levé, tel un enfant qui tenait la main de son parent, obligé de s’ajuster à la position d’Ange. « Tu ne peux pas m'offrir tout ça, sans attendre quoi que ce soit! C'est ridicule! Je t'ai agressé dans le cimetière, repoussé, avant de profiter de toi quelques jours et de te jeter comme un vulgaire déchet! Et tu es là, à me dire ces mots, comme si j'avais vraiment de l'importance pour toi! Kylian, je t'en prie! Comment tu peux être ainsi avec moi? J'ai profité de toi! Tu n'es pas en colère, vexé, furieux? Réagi normalement putain! » Kylian soupira avant de rouler des yeux, sans se cacher pour le faire. Devait-elle toujours faire ça? Faire un pas en avant pour en faire deux à l’arrière? Loukas la fixa sans un mot avant de se relever à son tour. Ange voulait lui faire croire qu’il n’était qu’un déchet pour elle, mais ses tentatives étaient futiles. Loukas savait ce que c’était de s’accrocher à une femme qui le négligeait, qui le trouvait facilement remplaçable, qui ne lui donnait aucune véritable valeur. La skinchanger portait un tout autre regard sur lui, même lorsqu’elle se montrait cruelle. « Oh… Parce que c’est nettement plus normale comme réaction de me fuir alors que tu me veux près de toi? Tu sais que tu ne peux plus me mentir, alors ne t’y essaies pas. T’es importante pour moi et ça ne changera pas. T’es coincé avec moi, Ange, va falloir faire avec. » Dit-il en faisant quelques pas vers elle, cherchant toujours et encore sa proximité, incapable de rester à distance. Kylian était attiré vers elle, inconditionnellement, c’était devenu hors de son contrôle.

« Kylian, j'en ai assez. Je ne peux pas me prendre la tête avec toi en ce moment. Alors, on va se débarrasser de ces cadavres, on va nettoyer cette ruelle de fond en comble pour laisser le moins de traces possibles, je vais brûler mes vêtements, les tiens aussi et prendre une douche à l'eau de javel. Je ne peux pas avoir cette conversation ce soir. Je ne suis pas en état et ça ne date pas d'hier d'ailleurs. Je n'ai pas envie de finir par me montrer cruelle, je veux juste en finir avec cette soirée maudite… Je t'en prie… Ne me force pas à réellement te rejeter. Parce que c'est ce qui arrivera si tu insistes. » Loukas s’arrêta dans sa démarche, laissant une légère distance entre eux. Une partie de lui, virulente, blindé comme un tank voulait lui rentrer dedans et lui refuser ce qu’elle lui demandait. Loukas voulait la forcer à le confronter, à avoir cette conversation maintenant, sans détour. Il s’en foutait qu’elle en vienne à se montrer sans pitié. Loukas sourit, avant de s’approcher, sans aucune hésitation. Il la coinça à nouveau contre son corps, insolent, ramenant ses lèvres à son oreille, provocateur. « Tu crois sincèrement mériter que je t’épargne? Alors que tu m’as, justement, abandonné sans explication? Alors que tu m’as fait monter sur un petit nuage pour finalement m’en faire descendre violemment? » Alors qu’il lui partageait ce discours un peu plus dur, alors qu’il semblait plus vexé, plus énervée, il glissa sa main libre dans sa poche pour y retrouver la clef des menottes. À l’inverse de ses paroles, se fut lui, toujours trop doux et sensible aux émotions de son amie, qui se montra clément. Le daybreaker vit simplement à quel point elle semblait épuisée. S’il la poussait à bout, maintenant, ce serait lui qui se montrerait cruel. Et il ne pouvait se le permettre. Malgré tout, il retenait une information importante qu’Ange avait laissée glisser dans ses paroles : elle lui avouait ne pas désirer le rejeter et ça, c’était le genre de minuscule détail auquel le daybreaker s’accrochait facilement. Alors qu’il posa sa dernière interrogation, le cliquetis des menottes qui se fit de nouveau entendre, répondant ainsi à sa propre question et libérant leur emprise sur elle. Loukas fit quelques pas de recul, à contre cœur, offrant une autonomie totale à son amie. « Mais t’as raison, ce n’est pas une conversation pour maintenant… Je suis désolé pour ton poignet. » Dit-il alors, calmement, emplit d’un sincère sentiment de culpabilité.

Loukas se libéra alors lui-même avant de balancer les menottes dans son contenant à déchets. Il fit volte-face pour amener son attention au deux cadavres et demi qui trainaient dans sa ruelle. Le daybreaker attira son attention au peacekeeper qui respirait toujours, quoique difficilement. Se penchant vers lui, Loukas constata son état de vie avec angoisse. « Celui-là respire toujours… Tu veux le jeter dans les égoûts quand même? » Demanda-t-il, incertain, ravalant sa salive alors qu’il terminait sa phrase, complètement effrayé de ce qu’elle allait lui répondre. Malgré tout le sang-froid dont Loukas avait fait preuve, le daybreaker restait tout de même un novice en la matière de cadavres et son humanité choisissait étrangement mal ses moments pour refaire surface.  



 
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Sink me in the river at dawn

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MessageSujet: Re: Give me Love - Pv. Loukas.   Lun 9 Nov - 5:53



 

 
Give me Love

 
“Give me love like her 'Cause lately I've been waking up alone”


 
C'était une sensation de manque qui ne s'atténuait qu'en s'occupant l'esprit. Constamment, depuis que je l'avais abandonné dans cet appartement qui avait abrité mes meilleurs souvenirs, je devais forcer mon esprit pour oublier le bien-être qu'il m'avait apporté. Kylian avait volé une partie de moi et je ne me sentais pas entièrement satisfaite sans lui. Je le savais, je voulais l'ignorer. J'avais l'impression d'être coincé entre ma tendresse pour cet homme et la guerre que je voulais livrer à son espèce. Mes membres crispés par les dernières semaines semblaient avoir choisi leur remède, tandis que je m'accrochais à ce baiser que je lui volais à mon tour. Je devais me perdre dans ses bras et déconnecter de la réalité. Un nœud dans ma gorge se dénouait à mesure que je respirais son odeur et ressentais sa chaleur. Tout en lui m'avait manqué, malgré les menottes et son tempérament agaçant. L'envie d'enrouler mes jambes autour de ses hanches et de ne plus jamais le laisser s'éloigner de moi, me rongeait le ventre. Pourtant, je ne le repoussais pas, j'en voulais plus. J'étais aussi affamée que ma Louve pouvait l'être. Je voulais réclamer Kylian comme mien, par peur de le perdre pour une autre plus disponible. Tout en sachant que je serais incapable de rester auprès de ce bonheur. Je… Mon dieu que je voulais plus que ses lèvres contre les miennes.

La chaleur de sa bouche et le manque d'air dans mes poumons, à force de me raccrocher à lui, me fit tourner la tête. L'espace de cette minute volée à ma réalité, j'eus l'impression que je pouvais me permettre de céder. Une minute délicieuse et excitante, qui se termina avec une maladresse brutale. Dans une chute caricatural et que moi-même, je ne savais expliquer, je fus propulser sur un matelas cadavérique. Un choc, qui me ramena à celle que j'étais devenue. L'odeur du sang encore chaud et la mollesse qui commençait à se durcir sous moi, suffit à ce que je m'arrache à ma faiblesse. J'aurais voulu m'écrouler et pleurer, mais je ravalais le tout. Des images de mon propre sang s'écoulant sur ma peau, se mêlèrent sous mes yeux, tandis que je pouvais voir une tâche écarlate s'étendre sur mon avant-bras. Un goût métallique s'installa sur ma langue, comme une mémoire malvenu. J'avais été brisé et fracasser, réduite à un amas de chaire à vif. Instinctivement, je secouais ma tête de gauche à droite. Loukas serait une proie de choix, si je le laissais m'approcher davantage. Pour le gouvernement, pour Andreas… Pour les monstres que je chassais, sans parvenir à gagner. Dégoûter et ignorant son éclat de rire presque innocent, je me relevais pour mettre le plus de distance possible entre la mort et moi. Une amie trop fidèle depuis quelques temps. Incapable de me retenir, j'éclatais. Rejetant celle qui m'engueulait férocement et qui ne demandait pas mieux qu'a renoué avec notre Kylian. « Oh… Parce que c'est nettement plus normal comme réaction de me fuir alors que tu me veux près de toi? Tu sais que tu ne peux plus me mentir, alors ne t'y essaies pas. T'es importante pour moi et ça ne changera pas. T'es coincé avec moi, Ange, va falloir faire avec. » La normalité ne faisait plus partie de ma vie depuis fort longtemps, je me raccrochais à cette idée. Cherchant à ne pas m'avouer qu'il avait raison.

Immobile, je le laissais m’approcher sans broncher. Lasse de toute réaction, je voulais me reposer et je savais que je ne le pouvais pas. Incapable de me montrer revêche à nouveau, je laissais hésiter au poids de mes paroles et ravalais difficilement ma salive, lorsqu’il me coinça à nouveau contre lui. Cette chaleur qui me plaisait tant de nouveau autour de moi, son odeur devenant aussi entêtante qu’elle était addictive, je m’obligeais à ne plus bouger d’un centimètre. Une statue qui allait s’écrouler s’il ne faisait pas attention. Prisonnière, je fermais seulement les paupières, alors qu’il murmurait de mots durs à mon oreille. « Tu crois sincèrement mériter que je t’épargne? Alors que tu m’as, justement, abandonné sans explication? Alors que tu m’as fait monter sur un petit nuage pour finalement m’en faire descendre violemment? » J’étais prête à bien des choses ce soir, mais ces paroles me blessaient. Elles étaient trop vraies pour ce que je pouvais entendre. J’ignore ce qu’aurait pu être ma réaction à une telle déclaration, je n’eus pas le temps de faire quoi que ce soit. Un déclic…. Une pression en moins sur mon poignet et une sensation de fourmillement douloureuse, qui se rependait dans mes blessures fraîches… Il s’éloigna et je ne pus retenir un sanglot, tandis que je touchais ma peau maltraité par le métal. L’impression d’être libre me donnait une impression de soulagement que je ne pouvais pas lui cacher. « Mais t’as raison, ce n’est pas une conversation pour maintenant… Je suis désolé pour ton poignet. » Un regard vers mes pieds, je me sentais tirailler par le besoin de m’enfuir à toutes jambes et celui de me jeter à son cou pour le remercier. J’étais pathétique. Figé par ces émotions contradictoires et l'offense que je venais de vivre, sans parler de l'agression, je m'éloignais de la réalité, jusqu'à ce que j'entende de nouveau sa voix. « Celui-là respire toujours… Tu veux le jeter dans les égouts quand même? » Relevant la tête, je lançais un regard hagard vers le presque décédé. Penchant légèrement ma tête sur le côté, je m'avançais vers ma victime et m'accroupissais à ses côtés. Du bout du pied, je le secouais légèrement et n'eut même pas le droit à un soubresaut.

J’avais cru entendre l’hésitation dans la voix de Loukas et je m’en voulais de ne pas vivre son dilemme. Comme si, lorsque je le regardais, je devenais une autre, qui elle… n’avait aucune envie de traîner ce fardeau. Dénoncer Kylian après sa guérison et ajouter des raisons à ma condamnation, il le pourrait. Le nez vers le blessé, je reniflais dédaigneusement. Je ne le croyais pas en possibilité de survivre à ses blessures, je voulais m’en convaincre. Je n’avais pas été de main morte, son corps avait quelque chose de sordide sous mon regard. « Il parlera, pour se venger. Tu perdrais plus que moi, s’il restait en vie. » Je lançais un regard vers celui que je désirais plus que tout, une ombre pesant sur mes iris. « Je refuse que tu sois encore plus en danger, à cause de mes bêtises. » Ma main trouva le cou du peacekeeper et d’un craquement sec, il rendit son dernier souffle. Un tremblement incontrôlable s’empara de ma main, avant de se répandre à l’entièreté de mon corps. Je n’étais pas une meurtrière de sang-froid, même si mon geste n’avait eu aucune hésitation. Trop de sang sur mes mains en si peu de temps, je vacillais vers cet état qui m’avait tenu loin de toute civilisation des semaines durant. Je me relevais avec une lenteur exaspérante, sans être capable de le confronter. Respirant plus bruyamment, l’accumulation de la soirée semblait me rattraper et ce fut en me concentrant sur autre chose, que je réussi à ne pas m’effondrer. Ne pas réfléchir à ce que je venais de faire me semblait la meilleure option et je ne trouvais rien de mieux que de me concentrer sur cette conversation que j'avais tant repoussée. « Je… Je ne mérite plus rien désormais, Kylian. Pas depuis ce que je t'ai fait et tout ce qui a suivi. Je… » Dans un effort terriblement demandant, je le regardais à nouveau. « J'ignore comment je devrais réagir, ce que je devrais te dire. Une partie de moi ne me pardonnera jamais d'être partie et une autre, me demande juste de te tourner le dos à nouveau. Tu es définitivement le plus grand désaccord que j'ai avec moi-même. » Fébrile, je me rapprochais de Kylian et venait m'effondrer sur son torse, mes mains s'accrochant à son chandail. Je serrais le tissu entre mes poings et cachais mon visage contre lui. Essayant d'arrêter les tremblements qui ne voulaient pas diminuer. « Désoler pour ça… Laisse-moi juste une minute et on se débarrassera des corps. J'ai juste besoin d'une petite minute. » Avant de réellement me taire, je murmurais pour moi-même, quelques mots de plus. « Pourquoi m'avoir détaché, si je ne fais que te fuir? »

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MessageSujet: Re: Give me Love - Pv. Loukas.   Sam 2 Jan - 5:29


« Never Let Me Go Again »


 
 
Ange & Loukas
Give Me Love

Loukas avait atteint un stade étrange où il titubait entre la révolte et l’abdication. Il soupirait, à la fois rageusement, à la fois de découragement. Il était devenu incapable de trancher entre sa tête et son cœur. Il était incapable de la haïr ou de l’aimer. Loukas ne pouvait être clément, mais il ne pouvait être cruel. Il baissait les bras tout en sachant qu’il était incapable de laisser tomber son arme, ses doigts étaient crispés sur celui-ci, figés. Le daybreaker arrivait à se convaincre qu’il avait assez souffert, assez subi ses caprices et ses indécisions, tout en sachant qu’il reviendrait en demander demain. Loukas s’était suffisamment épuisé à marteler les murs de son amante, à tenter de le descendre, brique par brique, alors qu’elle repassait derrière lui pour le fortifier. Et il savait, il se connaissait, sa fatalité de sauveur le poursuivrait toujours. Loukas serait encore là, demain, à retenter l’impossible, à se torturer un peu plus, un peu mieux, un peu plus profondément. Qu’elle le repousse, encore et toujours, il courra plus vaillamment, plein d’espoir alors qu’elle lui glissera entre les doigts à nouveau. Dans une proximité dangereuse, Ange resta passive devant la colère du brun qui glissa d’entre ses lèvres. Ses paroles violentes et brutes eurent l’effet escompté sur la parfaite blonde, leur vérité trop crue la secoua, la choqua, la blessa. À cet instant, Loukas se détestait d’autant l’aimer. Il se dégoûtait de lui être si fidèle, d’être si sensible à ses sentiments, si réceptif à son contact. Alors, il la libéra de l’angoisse, il lui rendit service en déplaçant lui-même le mal de place plutôt que de la laisser s’y bercer inconfortablement un peu plus longtemps. Les instants qui suivirent, Ange fut libérée, Loukas mit sa douleur dans une boîte fermement cachetée, étant apte à rester doux, empathique même. Kylian se mordit la langue alors qu’il vit le soulagement immense naître sur son visage, une joie si intense qu’une larme coula sur son visage. Lou était prêt à prendre le blâme pour tout et trouva même le moyen de s’excuser. Au final, il s’en voulait déjà d’avoir été si impulsif, si impatient avec elle, elle méritait mieux, il n’avait pas été à la hauteur. Putain Kylian, ce n’était ni le moment ni l’endroit pour t’enfoncer. Se ressaisissant et tournant le dos à Ange, Loukas prit une profonde inspiration avant de constater les dégâts qui nécessitaient leur attention. Quand le jeune homme ouvrit la bouche à nouveau, il constata l’absence mentale d’Ange qui flottait vers des horizons dont Kylian préférait ne pas découvrir.

Ramenant sa douce à la réalité, Ange tomba dans un état des moins rassurants pour le daybreaker. L’attitude assurée et froide de sa partenaire le troublait, alors qu’elle tâtait l’homme assoupi comme s’il était du bétail. « Il parlera, pour se venger. Tu perdrais plus que moi, s’il restait en vie. » Loukas ouvrit la bouche sans émettre un son, incertain de savoir comment il devrait gérer la lassitude de sa voix, la fermeté rationnelle de ses intentions. À la fois, Ange lui faisait soudainement part d’un dévouement inespéré, un désir absolu de le protéger, une attention qu’on lui avait rarement donnée. « Je refuse que tu sois encore plus en danger, à cause de mes bêtises. » Ange semblait si certaine de ses paroles et des gestes à poser, son visage était vide de vulnérabilité, absent de doute. Machinalement, elle posa ses mains sur le cou du peacekeeper et Kylian eut à peine le temps de réaliser ce qu’elle faisait, il avait à peine eut le temps d’écarquiller ses yeux de désarroi, de laisser sortir un son de protestation qu’elle avait déjà commis l’irréparable. « Ange! » Un craquement se fit entendre alors que le daybreaker tendit une main pour bloquer la sienne, mais sa réaction tardive n’eut aucun effet. Qu’avait-elle fait? Pourquoi ainsi? Si elle tenait tant à le mettre à mort, il aurait pu le faire pour lui empêcher de subir un tel fardeau, de subir une telle douleur. Lui, il pouvait bien vivre avec, malgré sa fragilité. En tant que Daybreaker, il était le prédateur des hommes, une proie de plus ou de moins, il n’était pas à ça près, il ne pouvait fuir sa nature. Ange commença à trembler alors qu’il termina son geste, Kylian serra sa main sur la sienne, cherchant le regard de son amie. « Ange… » Sa voix douce accompagna ses doigts qui tentaient d’offrir une stabilité à ceux de son amie… Rien à faire, le tremblement s’empara de tout son être, son contact était insuffisant. Ange se leva tranquillement, difficilement, brisant le lien entre leurs mains, alors que la panique la prenait lentement, alors que le choc la violentait à retardement.

« Je… Je ne mérite plus rien désormais, Kylian. Pas depuis ce que je t'ai fait et tout ce qui a suivi. Je… » Ange craqua, sous ses yeux. Ange se fragilisa. Ange se brisa. La skinchanger croisa son regard, les remords, la douleur, le désespoir se lisait en son azur. Le cœur de Loukas s’émiettait. Le daybreaker respirait difficilement, alors que les larmes tentaient de faire surface. Il souffrait de la savoir dans un tel état par sa faute et d’une part, il avait entendu ce moment depuis si longtemps, qu’elle s’ouvre à lui un peu, qu’elle le laisse percevoir ses blessures les plus profondes. Serrant des poings, Loukas se releva, une seule envie brûlait chaque parcelle de sa peau et faisait vibrer tout son corps, un désir insoutenable de la prendre dans ses bras, de la serrer fort, si fort qu’il ne voudrait plus jamais la lâcher. « J'ignore comment je devrais réagir, ce que je devrais te dire. Une partie de moi ne me pardonnera jamais d'être partie et une autre, me demande juste de te tourner le dos à nouveau. Tu es définitivement le plus grand désaccord que j'ai avec moi-même. » Les déclarations d’Ange avaient un impact des plus dévastateurs sur le daybreaker. En lui dévoilant cette partie d’elle-même qu’elle ne voulait jamais montrer, en choisissant enfin d’abattre son mur, de retirer son armure, Kylian était complètement impuissant. Il était incapable de lui en vouloir. Il était incapable d’être dur, de se souvenir de sa haine, de sa douleur. Tout cela n’avait plus aucune importance. En ces quelques phrases, comme ça, Kylian oubliait tout et lui-même avant tout. Kylian pardonnait tout.

Loukas fit un pas vers elle alors qu’elle s’effondra sur son torse, tremblante comme un animal perdu et effrayé. Loukas ne l’avait jamais vu si vulnérable. Si affaiblie. Elle s’avouait vaincu, en quelque sorte, s’abandonnant à lui. Et ce rôle de sauveur qu’il voulait désespérément jouer, Loukas le prenait sans hésiter. « Désoler pour ça… Laisse-moi juste une minute et on se débarrassera des corps. J'ai juste besoin d'une petite minute. » Était-il pathétique d’être si présent pour elle? Était-il ridicule de la laisser le prendre pour acquis? D’être toujours disponible, comme elle le voulait, comme ça lui convenait? Peut-être. Surement. Bien évidemment. Mais Kylian n’hésita pas à une seconde à la prendre dans ses bras comme si sa vie en dépendait. Il mit son bras gauche autour de sa taille, sa main droite contre sa nuque, remontant ses doigts dans sa chevelure, tenant précieusement sa tête. Kylian lui offrit la protection de ses bras, le réconfort de sa présence, la chaleur de son corps. Il lui offrait tout. Sa force. Son courage. Son amour. « Pourquoi m'avoir détaché, si je ne fais que te fuir? » Ses derniers murmures personnels atteignirent tout de même les oreilles attentives du daybreaker qui tenait Ange avec une fermeté suffisante qu’elle pouvait relâcher tous les muscles de son corps sans s’effondrer. Loukas la tenait, il marcherait pour elle s’il le fallait, mais il n’irait nulle part sans elle. « Parce que je suis suffisamment fou pour faire de toi ma priorité, toujours, sous toutes circonstances, même si tu me fuiras toujours, même si tu me méprises un jour, je serai toujours là, comme un chien, à t’attendre. » Il était difficile de dire si cet aveu était triste ou romantique. Surement un peu des deux. Définitivement masochiste. Définitivement désespéré. Loukas était lié à elle, marqué par elle. « C’est déraisonnable, je sais… Mais je… » Nous savons tous quels mots lui sont venus à l’esprit. Nous savons tous quels mots il devrait lui dire. Nous savons tous ce qu’il ne voulait pas s’avouer, ce qui l’effrayait, lui aussi. « …Je ne peux te perdre… Je t’en prie, ne me quitte plus.»  


 
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MessageSujet: Re: Give me Love - Pv. Loukas.   Lun 18 Jan - 17:55



 

 
Give me Love

 
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Un abysse s’ouvrait dans mon esprit, tandis que je tremblais de tout mon corps contre sa chaleur. Je ne pouvais plus me montrer forte ou encore le repousser, je perdais pieds et m’enfonçait dangereusement dans cette faille qui se creusait de plus en plus dans mon esprit. Je souffrais de cette vie sans aucun sens qu’on m’imposait et de cette double nature qui m’empêchait de capituler. Épuisé, désespérer et solitaire, je m’effondrais sur son torse à la recherche de ce qu’il m’avait offert et que j’avais fuis. Kylian étant mon dilemme, mon amour que je ne voulais pas et dont j’avais faim à chaque instant. Après le craquement sinistre du cou de ce dernier peacekeeper… J’avais franchi mes limites de résistances. Je n’étais plus qu’une femme blessée et épuisé qui cherchait désespérément le soutien de cet homme. Et une réalité encore plus douloureuse s’imposa à moi, tandis qu’il resserrait son étreinte et ne me repoussait pas. Un sanglot de soulagement et de culpabilité m’échappa, tandis que je tournais mon visage contre lui pour le cacher. Mes yeux s’humidifiant de larmes non contenu. « Parce que je suis suffisamment fou pour faire de toi ma priorité, toujours, sous toutes circonstances, même si tu me fuiras toujours, même si tu me méprises un jour, je serai toujours là, comme un chien, à t’attendre. »
De nouveau un sanglot de secoue et je me laisse pleurer librement. Je ne veux pas d’un chien, ni de cette loyauté qui ne le fera que souffrir. Je ne veux pas me sentir responsable de ce lien entre nous, je ne veux pas lui offrir la place que j’ai moi-même choisi trop souvent. « C’est déraisonnable, je sais… Mais je… » Un poids nouveau s’imposa à moi et me recouvrit les épaules. Ma colonne flancha et je me laissais supporter par lui. « …Je ne peux te perdre… Je t’en prie, ne me quitte plus. » Je relevais le menton vers lui, observant ses traits à travers larmes qui s’asséchaient déjà. Tout me semblait si déplacer. La mort autour de nous et cet instant qui faisait battre mon cœur plus vite. Un mauvais présage que j’ignorais volontiers. Forçant mon corps à se soulever à la force de la pointe de mes pieds. Je me rapprochais de ses lèvres, désireuse de les goûters à nouveau et de me perdre dans un baisé qu’il méritait. Que je voulais.  

Je voulais répondre à sa demande, lui promettre que je ne le laisserais plus. Je le voulais vraiment, mais alors que je frôlais à peine ses lèvres, des bruits de pas me prirent par surprise et je tournais vivement la tête. Une voix, stridente d'énervement et suivi de près par celles d'autres hommes… On venait par ici, on criait. La peur s'inscrivit dans mon corps et je lançais un regard inquiet à Loukas. Il avait tant à perdre… J'étais incapable de le laisser être mêlée à cette histoire. « Retourne travailler Kylian... » Je voulu tourner les talons et courir loin de lui, mais sur une impulsion je me retournais pour l'embrasser. Aussi furtive et rapide que je le pouvais. « J'irai te retrouver chez toi, tout à l'heure. Promet-moi de ne pas faire l'idiot! » Sans attendre de réponse, je laissais libre cours à ma transformation. Mon corps habitué à cet exercice, s'étira et se brisa jusqu'à devenir celui d'une louve. Tandis que mon cri de douleur devenait un hurlement animal. Sans jeter un œil derrière moi, je me jetais devant les peacekeeper qui venaient vers nous et usant de l'effet de surprise, je me faufilais entre eux. Grognant et montrant les dents, les poils maculés du sang de mes victimes, ils me prirent en chasse. Enfin, je l'espérais.

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Lose You
I woke up in tears, With you by my side. A breath of relief And I realized... No, we're not promised tomorrow.
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