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 « lost somewhere in outer space » - pv. Aaron

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↳ Nombre de messages : 2658
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↳ Date d'inscription : 19/04/2015
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↳ Age du Personnage : vingt et un ans.
↳ Métier : croupière au Bones.
↳ Opinion Politique : résistante extrêmiste.
↳ Niveau de Compétences : niveau deux.
↳ Playlist : ocean avenue - yellowcard | cruel - the veronicas | paralyzed - against the current | reckless - you me at six | haunting - halsey | before the worst - the script | doubt - twenty one pilots | anything - hedley | nicotine - panic! at the disco | robbers - the 1975 | just the way i'm not - all time low
↳ Citation : « There's a piece of you that's here with me, it's everywhere I go, it's everything I see »
↳ Multicomptes : Mackenzie Caulfield & Nataliya Clarke.
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MessageSujet: « lost somewhere in outer space » - pv. Aaron   Sam 12 Sep - 16:49



aaron & vittoria
I found God. I found him in a lover. When his hair falls in his face. And his hands so cold they shake. I found the Devil. I found him in a lover. And his lips like tangerines. And his color coded speak I've got a lover. A love like religion. I'm such a fool for sacrifice. It's coming down, down, coming down. It's coming down, down, coming down. I've got a lover. And I'm unforgiven. I'm such a fool to pay this price. It's coming down, down, coming down. It's coming down, down, coming down. I found a martyr. He told me that I'd never. With his educated eyes. And his head between my thighs. I found a savior. I don't think he remembers. 'Cause he's off to pay his crimes. And he's got no time for mine. Now we're lost somewhere in outer space. In a hotel room where demons play. They run around beneath our feet. We roll around beneath these sheets. Every single night pray the sun'll rise. Every single time make a compromise. Every single night pray the sun'll rise, but. It's coming down, down, coming down
« lost somewhere in outer space »



⎜NOUVELLE-ORLÉANS ; MAI 2015

Elle ne connaît pas l'heure. Ne reconnaît pas l'endroit. Ses jambes se meuvent machinalement, guidées par le seul instinct de survie et non par son esprit. Elle déambule, les yeux vides et le teint pâle, sans savoir où aller. Instable, elle heurte souvent les hauts murs ternes qui la surplombent. Ses épaules nues et rougies par les saccades contre les briques la font souffrir. Déséquilibrée par la douleur qui lui revient en pleine figure à chaque pas un peu trop appuyé. Comme une gifle accompagnée de souvenirs, s'ajoutant à sa géhenne physique. Tout lui paraît flou. Elle nage dans un épais brouillard dont seules les séquelles visibles qu'elle porte sur la peau paraissent l'en sortir. Sa mémoire lui fait défaut et son incapacité à s'orienter la désespère. Conséquences indéniables des coups reçus quelques heures plus tôt. Tout ce dont elle se souvient, c'est de ce laboratoire aux murs blancs aseptisés, du regard pitoyable d'un scientifique et de Stain. Elle se souvient tout aussi bien du poing du gardien s'abattant contre son estomac avec toute la violence dont ce dernier peut être capable. Coup fatal et pourtant salvateur dont elle peine à se remettre. Les réminiscences de son séjour entre les mains du Gouvernement en tant que rat de laboratoire lui reviennent par vagues, assaillant sa conscience déjà perturbée. La vision trouble, éblouie par une lumière naturelle à laquelle elle n'est plus habituée, la rebelle s'abandonne à son instinct, ne gardant à l'esprit que son plus grand désir : s'éloigner le plus possible de l'endroit où elle était. Et vite. Le plus rapidement que son état lamentable le lui permet. Mais rien autour d'elle ne lui semble familier. Son rythme cardiaque accélère, cédant aux affres de ses sombres jours. Éreintée par sa marche en quête d'un refuge, la brune peine à reprendre son souffle. Il faut qu'elle s'arrête. Rien que quelques minutes. Permettre à son organisme de retrouver une certaine contenance. Le laisser cicatriser ses ecchymoses les plus légères, et repartir.

Elle se traîne jusqu'à une ruelle, à l'abri des regards. Un bras replié contre son abdomen, l'autre appuyé contre une cloison de pierre froide, elle grimace. Son visage se tord de douleur à mesure que son anatomie se met à bouger. D'abord son dos, qu'elle vient reposer brusquement contre le rempart, s'y laissant glisser doucement jusqu'à s'asseoir à même le sol. Retenant un gémissement plaintif, elle serre les dents. Ses côtes ne lui paraissent même plus rattachées à son sternum. Elle se refuse pourtant à jeter un œil à son abdomen meurtri. Reniant la blessure pour qu'elle ne devienne qu'un songe, le fruit de son imaginaire. Pourtant la réalité la frappe de plein fouet, se manifestant sous la forme la moins délicate. Le goût du sang contre sa langue, acide, hautement désagréable. L'hémoglobine, séchée sur ses lèvres, qu'elle effleure du bout des doigts, lui soulève un haut le cœur. Elle veut jurer, laisser éclater son dégoût, mais ce n'est qu'une voix étouffée qui s'échappe de sa gorge abimée. La rebelle se met à tousser, le goût de l'écarlate lui revient en bouche, et sa main se porte à son cou, douloureux lui aussi. La poigne serrée de Stain y a laissé de sévères hématomes, arborant désormais une couleur bleutée. Elle grimace à nouveau, son front se plisse quand ses membres se crispent. La scène de son supplice se jouant inlassablement à l'arrière de son crâne. Une rengaine à la limite du supportable, lui remémorant chaque fois, un peu plus, son incompréhension. Et sa colère. Une colère sourde.

La chaleur étouffante ne l'aide en rien. Se rétablir lui prendra beaucoup plus de temps que d'ordinaire. Abattue par l'accumulation de son état physique, mental et de l'atmosphère pesante, la belle laisse aller l'arrière de sa tête contre l'édifice se dressant derrière elle. Camouflée dans l'ombre d'une journée dont elle a perdu tous les repères. Presque à demi allongée sur le bitume, le temps lui file entre les doigts. Mais la volonté de le rattraper semble l'avoir quittée. Elle se met à penser à Ange. Sa mère adoptive lui redonnant sans le savoir un but à atteindre. Quelque chose de valable, pour lequel se relever. Un cible à rejoindre. Bien qu'elle ne sache pas où la louve se trouve ou par où commencer à la chercher, la brune se plonge entièrement au cœur de cette pensée réconfortante. Les souvenirs de leur vie à deux refont surface, arrachant un maigre sourire à la jeune blessée. Mais ses lippes se voient bien vite stoppées, à mi-chemin dans leur périple, par une nouvelle quinte de toux, affreusement douloureuse. Amère. Le sang perle dans ses bronches et lui revient en bouche, tâchant sa main d'écarlate encore chaude. La sensation lui extirpe une moue de répulsion, accentuée par le mal au creux de son ventre réveillé par ses mouvements brusques. Cette fois, elle ne peut contenir une plainte grave et sa voix lui fait encore défaut. La déferlement d'horreur fini par se calmer, dans une lenteur inconsidérée, cependant. Le souffle court, la rebelle se passe une main sur le visage, où déjà perlent quelques gouttes de sueur. Elle doit faire peur à voir. La fatigue se fait sentir, de plus en plus. De pire en pire. Ses paupières devenues lourdes se ferment sans qu'elle puisse luter. Alors, incapable de combattre cette sensation plus longtemps, elle s'abandonne aux ténèbres, recroquevillée contre ce mur, n'attendant de sa nature que ce qu'elle a pu lui apporter de positif.    

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MessageSujet: Re: « lost somewhere in outer space » - pv. Aaron   Dim 13 Sep - 17:33



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⎜NOUVELLE-ORLÉANS ; MAI 2015

 
Aaron a envie de vomir. Il ne s'est pas senti aussi mal depuis des années. Sali, trahi, il est dégouté de lui, du système, de tout.
Il n'arrive pas à croire que c'est son ami qui était dans cette pièce, à mener ces expériences. Tout cela ne ressemble qu'à un jeu sadique et incompréhensible à ses yeux, une vaste blague qui ne le fait pas rire du tout.

Il sort du bâtiment et s'efforce de ne pas courir alors même qu'il aimerait mettre le plus de distance possible entre cet endroit et lui. Il a l'impression d'avoir l'esprit embrumé alors même qu'il voit les choses avec une lucidité incroyable. Il sait qu'il est déjà en train de tout remettre en question, que le peu d'équilibre qu'il a réussit à construire dans cette vie est en train de partir en fumée. Mais il n'est pas en état pour l'instant, il faut qu'il rentre chez lui, qu'il vide une bouteille de vodka et s'effondre sur son canapé pour tout oublier, au moins quelques heures.

La mâchoire et les poings serrés pour essayer de contenir toute la rage qui l'habite, Aaron prend la direction de son appartement d'un pas mesuré.

Lorsqu'il tourne à l'angle d'une ruelle, il ralentit tout à coup. Il ne sait pas pourquoi, il ne peut pas l'expliquer. Il ne s'en rend jamais vraiment compte sur le coup, ce n'est que plus tard, avec le recul, qu'il réalise que c'est son instinct de sorcier qui l'a guidé.

Il regarde autour de lui, laisse ses sens faire l'état des lieux. L'endroit est sombre et reculé et il ne voit pas tout de suite la silhouette avachie contre le mur.
Son cœur bat si fort à ses oreilles qu'il manque de rater le léger râle qui lui fait tourner la tête dans la bonne direction. Il se fige un instant et plisse les yeux. Puis ses jambes se remettent en route et il se précipite vers le corps étendu à quelques pas de lui.

La chaleur a déposé un léger film de sueur sur sa peau et pourtant il frissonne violemment lorsqu'il la reconnait.

"Non... Khali..."

Avec horreur, il la dévisage et sa main glisse sur sa nuque à la recherche d'un pouls.
Il ne se rend compte qu'il a retenu sa respiration que lorsque le soulagement lui fait prendre une grande inspiration.

Elle est en vie. Mal en point, mais en vie. Aaron n'a aucun doute sur l'origine de ses blessures. Il est persuadé qu'elle était dans le même bâtiment que lui quelques heures auparavant et ça le rend malade à en crever. Il dégage quelques cheveux de son visage pour mieux la regarder et caresse doucement sa joue :

"Vittoria? C'est moi, c'est Aa...Stan... est-ce que tu m'entends... ? Je vais m'occuper de toi, d'accord ? Ne crains rien..."

Avec mille précautions, il la prend dans ses bras, il a l'impression de fonctionner comme un automate, il ne s'autorise pas à réfléchir, car il est terrorisé à l'idée de craquer avant de l'avoir mise quelque part en sécurité.

Il se relève en la serrant contre lui et après avoir vérifié que personne ne les avait vu, il reprend la direction de chez lui, cette fois d'un pas rapide et déterminé.


"Tiens bon, Khali..."





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MessageSujet: Re: « lost somewhere in outer space » - pv. Aaron   Lun 14 Sep - 22:20



Perdue entre un sombre nulle part et les limbes tentatrices de son inconscient, elle ne distingue rien, confinée au cœur de l'épais brouillard qui la submerge. Emprisonnée dans cet état de léthargie, coupée de l'environnement qui l'entoure, elle vit - survit - dans son propre monde. Un temple intérieur bâti pour son bien, sa guérison. Une cage salvatrice dans laquelle elle s'enferme presque volontairement, à la merci des désirs de son organisme, et dont rien ne pourrait l'en faire sortir. Pas avant que son état ne s'améliore. La douleur se lit aisément sur son visage consumé par la fatigue. Le teint pâle et les traits crispés, sa respiration se fait haletante tandis que ses orbes sombres se meuvent derrière ses paupières closes. Les premiers mots d'Aaron ne la font pas réagir. Elle ne les entends même pas, ne leur accorde aucune attention. Mais quand les doigts du ténébreux viennent appuyer contre l'épiderme bleui de sa nuque, elle tressaille. La secousse lui arrache un frisson désagréable qui court le long de sa colonne vertébrale, lui arrachant une nouvelle grimace de douleur. La brune finit par ouvrir les yeux. Les pupilles larmoyantes, sa vision n'en est que plus trouble et les formes se dévoilent imprécises, grossières devant son visage. Elle ne reconnaît pas le mâle qui se tient en face d'elle par son physique, mais par sa voix si familière et les gestes doux qu'il lui accorde. Un long soupire de soulagement lui échappe alors que son bras se replie une nouvelle fois - machinalement -  contre son abdomen. Vain bouclier contre la géhenne qui l'accable.

L'interrogative du sorcier reste en suspend. Les forces manquent à la rebelle pour répondre. Pour ne serait-ce que penser, pour articuler. Ou pour protester. Protester contre l'aide proposée et immédiatement apportée. Si elle avait été capable de se tenir sur ses jambes, elle n'aurait jamais accepté. N'aurait pu se résoudre à impliquer celui qui compte à ses yeux certainement plus que quiconque. N'aurait pu concéder à l'autre de la voir dans un tel état de faiblesse. De défaillance. Mais alors au beau milieu d'une accablante asthénie, la brune ne peut tout simplement pas riposter. Ne peut pas refuser ce qu'Aaron ne lui laisse même pas le loisir de choisir. Aveuglée par une optique déficiente, garder les yeux ouverts ne sert à rien. Elle laisse alors ses paupières encore lourdes retomber cils contre cils et c'est une larme chaude, une larme de fatigue qui vient rouler sur sa joue. La rebelle se sent finalement quitter la fraîcheur de l'asphalte, emportée par les membres puissants du mâle qui la cueille dans ses bras - avec la plus grande précaution. Son corps n'échappe pas pour autant à la décharge de maux et son visage se tord sous le mal qui l'assaille.

Blottie contre le torse de son bienfaiteur, la brune se laisse porter - transporter - sans prêter la moindre attention à ce qui l'entoure. Elle n'a toujours aucune idée de l'heure ou de l'endroit. Ne sait pas combien de temps elle est restée à demi allongée dans cette ruelle. Elle n'est même pas tout à fait certaine que ce soit bien Aaron qui l'ai trouvée ainsi. Peut être que la présence du sorcier n'est due qu'à son imaginaire, une manifestation de son subconscient. Une projection directement soufflée par son temple intérieur pour la réconforter. L'aider à guérir. Mais le sentiment de sécurité qui l'envahit lui paraît si réel que ses doutes finissent par s'évaporer, disparaissant de son esprit tourmenté aussi vite qu'ils sont apparus. La même sensation, délicieusement envahissante, qui l'avait déjà gagnée lors de leur seconde entrevue au Casino. Une émotion dont elle se languissait terriblement. Et qu'elle retrouve de nouveau, abandonnée dans les bras de Stanislas, dans de bien piètres circonstances. Un trouble savoureux qui parviendrait presque à lui faire oublier les secousses engendrées par la marche rapide du bellâtre, n'arrangeant pas ses blessures. Une fatalité dont elle se satisfait. La douleur la conforte dans sa réalité et elle aurait été terriblement déçue de se réveiller toujours allongée sur le bitume, constatant avec dégoût que l'apparition de son ami d'enfance n'était qu'un songe.

Un bruit sourd lui arrache un sursaut térébrant. Un claquement de porte. Certainement. Les paupières de la rebelle s'ouvrent quasi instantanément. Sa vision s'adapte à la luminosité avec une lenteur effarante. Le front plissé, elle découvre un endroit qui lui est totalement inconnu. L'angoisse la gagne. L'idée de se trouver en mauvaise posture une nouvelle fois la terrorise. Mais de constater la tangibilité de ce qu'elle assimilait à un doux rêve achève de la rassurer. Ce sont bien les bras de Stanislas qui l'ont portée jusque ici. « C'est quoi, cet endroit ? », souffle-t-elle doucement. Un murmure, à peine audible, articulé contre le torse du sorcier. Quelques mots échappant à ses lèvres, ne sollicitant que très peu l'exercice de sa voix désormais brisée.

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Dernière édition par Vittoria K. Bathory le Mar 15 Sep - 22:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « lost somewhere in outer space » - pv. Aaron   Mar 15 Sep - 21:27

Le trajet lui semble interminable. Il doit lutter pour ne pas vérifier toutes les 5 secondes qu'elle respire toujours. La chaleur plombe ses épaules, ses vêtements lui collent à la peau et la nausée qui lui vrille l'estomac ne cesse d'amplifier. Ses pas sont lourds, pesants. Dans son esprit, c'est le chaos, il ne sait plus quoi penser, quoi faire. Il avance tel un automate, une action à la fois. Pour l'instant, il doit mettre Vittoria à l'abri. Rien d'autre n'a d'importance.

"Ça va aller." Répète-t-il machinalement, presque plus pour lui-même que pour elle. "On y est presque."

Il finit par rejoindre son appartement, sans trop savoir comment. Ouvrir la porte tout en gardant son précieux paquetage est un véritable défi, si bien qu'il finit par la claquer avec son pied.
C'est sans compter sur le sursaut de la jeune femme dans ses bras juste avant qu'elle ne cherche à savoir où elle est dans un murmure.

"On est chez moi. Tu es en sécurité ici..."

Il la pose délicatement sur le canapé et glisse doucement une mèche de cheveux derrière l'oreille de la demoiselle. Son regard inquiet est malgré tout empli de tendresse et de sollicitude.

"Bouge pas, je reviens tout de suite."

Il abandonne quelques secondes son invitée imprévue pour aller lui chercher un verre d'eau. Il revient près d'elle et lui approche le récipient des lèvres :

"Bois un peu, ça te fera du bien."

Il essaye de deviner l'ampleur des dégâts en la détaillant et fronce les sourcils. Elle a des contusions partout. Des bleus se sont déjà formés autour de son cou et à peu près partout où il peut poser les yeux. Il ne voit que de la souffrance et ça le rend malade. La rage lui dévore l'estomac mais il s'efforce de la maîtriser, de la mettre de côté pour se concentrer sur le plus important, pour se concentrer sur elle. Plus tard, il y réfléchira plus tard. Il trouvera le responsable et il le tuera.
Il serre les dents et incapable de rester immobile ou inactif, il se rend à la salle de bain pour chercher machinalement dans l'armoire à pharmacie. Il attrape une boîte d'antidouleurs, sans savoir si cela lui sera d'une quelconque utilité, puis un morceau de tissu qu'il passe sous l'eau fraiche. Il retourne ensuite à son chevet et vient poser les médicaments sur la table basse. Il se penche ensuite sur elle et délicatement il tamponne le tissu humide sur son front puis dans son cou, sans être certain que cela soit très efficace.

"Khali..."

Sa voix se brise mais il se secoue intérieurement pour se reprendre. La voir dans cet état tout en étant impuissant à l'aider lui est intolérable. Il faut qu'il fasse quelque chose, n'importe quoi.

"Dis-moi... de quoi tu as besoin ? Qu'est-ce que je peux faire ?"
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MessageSujet: Re: « lost somewhere in outer space » - pv. Aaron   Ven 18 Sep - 22:06




Grave et profonde que la voix du mâle se fait, douce mélodie aux oreilles de la rebelle qui retrouve à chaque seconde passée aux côtés de celui-ci un peu de son passé, depuis longtemps déjà enfoui bien loin dans sa mémoire. Elle se laisse guider par le sorcier, trop faible pour en faire autrement. Les cordes vocales du ténébreux font vibrer l’air et les notes viennent frapper ses tympans, presque comme un soulagement. Son corps meurtri se voit douloureusement cueilli par le canapé de l’appartement. La brune grimace en se tenant les côtes mais force un sourire quand Aaron replace une mèche de cheveux derrière son oreille. Elle le sent inquiet, se gorge de toute la sollicitude du regard qu’il lui lance pour répliquer d’un hochement de tête qu’elle aurait aimé plus rassurant que ce qu’elle parvient à laisser transparaître. Ses traits tirés et sa dégaine mal assurée n’aident en rien. Le bellâtre fini par l’abandonner un instant et réapparaît près d’elle presque aussitôt, un verre d’eau à la main. Verre d’eau qu’il présente à ses lippes encore tachées d’hémoglobine et qu’elle accueille sans chercher à protester. Elle peut sentir le liquide se frayer un chemin dans son organisme malmené, redonnant un peu de vigueur à ses nerfs toujours à vif. Elle se sent déshydratée, en manque d’énergie. D’énergie humaine, vivace. Le monstre qu’elle est devenue refait soudain surface. Une réalité qu’elle aurait souhaitée différente, mais qu’elle ne peut se permettre d’ignorer.

C’est son abdomen qui lui rappelle ses blessures. Incapable d’ingérer quoi que ce soit de plus, elle repousse doucement la main d’Aaron en fronçant les sourcils. La brune serre les dents, retenant une plainte sourde, elle essaie tant bien que mal de garder ses lippes maculées de sang brunâtre l’une contre l’autre. Un gémissement s’éteint dans sa gorge, étouffé par sa volonté. Sa fierté. Les paupières à demi closes, elle ne voit pas son bienfaiteur quitter la pièce une nouvelle fois. Mais elle l’entend revenir auprès d’elle. Elle distingue même les pilules qu’il dépose sur la table basse et sourit à l’idée qu’il essaie de la soigner avec ce genre de drogues désormais bien inutiles. Le froid lui saisit soudain l’échine, lui arrachant un sursaut. La rebelle comprend rapidement les intentions de l’infirmier improvisé et s’enfonce dans le canapé, laissant Aaron lui rafraîchir le front. Le contact du tissu sur l’épiderme bleui de sa nuque lui procure une sensation des plus agréables mais sa cage thoracique fracturée se rappelle à elle à chaque instant. Son mal, similaire à une décharge électrique lui déchirant la poitrine. Instinctivement, la brune ramène ses genoux contre elle. Léger moment de répit lui accordant un peu de confort. Autrefois pitoyablement effondrée sur le bitume, maintenant à demi allongée sur le sofa du sorcier. Une évolution de sa situation qu’elle jugerait presque enviable. Si l’on oublie son état et tout l’atmosphère gravitant autour, elle aurait pu, elle aurait su, apprécier le moment à sa juste valeur. Et non comme une simple opportunité que son plus cher ami lui offre gracieusement.

Entendre son second prénom prononcé réveille ses sens endoloris bien que la voix du bellâtre se brise à mi-chemin. Les yeux charbonneux de la belle se plongent dans ceux d’Aaron. Des yeux fatigués, éteints, leur éclat ayant été perdu dans ce laboratoire de malheur et d’abjection. « - Je vais guérir, ça va aller », souffle-t-elle dans un sourire. Autant pour rassurer Aaron que se convaincre elle-même, se convaincre que sa condition lui permette ce miracle. Elle l’espère, du plus profond de ses tripes malmenées par le poing d’un homme. Et elle l’espère vite. « - J’ai juste besoin d’un peu de temps ». Elle force sur sa voix pour articuler quelque chose d’audible et compréhensible. Sa gorge irritée la fait toujours souffrir mais elle peut déjà sentir ses capacités vocales réapparaître doucement, à mesure que ces cellules se renouvellent et que ses tissus cicatrisent. Long processus qui ne touchera à sa fin que lorsque sa santé physique sera de nouveau optimale. Lent procédé absolument nécessaire mais qu’elle pensait plus rapide. « - Merci… » Un murmure balancé comme une évidence. Un oubli désormais réparé. Mais qu’elle aurait du combler depuis longtemps. « - Pour la dernière fois, au Casino. Et aujourd’hui » Si ça n’avait pas été lui, dans la ruelle, elle n’aurait certainement pas fini de la même manière. Il faut croire qu’une part de chance continue de l’accompagner. Bien que la brune ait cessé de croire à la chance depuis bien longtemps.

« - C’est déjà la deuxième fois que tu sauves ma peau, ça te plaît de jouer les héros ? » Le ton se veut léger. La question n’attend pas de réponse. Une futilité pour dissimuler. Une plaisanterie pour rassurer. Elle esquisse un autre sourire, plus franc. Plus sincère. Moins simulé. Ses lèvres s’étirent un peu plus et un éclat de rire franchit la barrière de ses lippes. Mauvaise menteuse qu'elle a toujours été. La brune se redresse dans l’assise du canapé, inspirant profondément pour se donner assez de volonté pour bouger. Elle s’attend à se faire foudroyer de douleur mais le mal se fait moindre. Toujours bien présent mais légèrement plus discret. L’espoir d’une guérison reprend place dans son esprit tortueux. Car de l’espoir, elle n’en a plus vraiment pour quoi que ce soit d’autre. Une case de son cerveau laissée vacante et d’ors et déjà remplacée par celle de la colère.

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MessageSujet: Re: « lost somewhere in outer space » - pv. Aaron   Mar 22 Sep - 21:39

Aaron analyse tout, ses gestes, sa voix, ses grimaces. Il voit bien qu'elle souffre et le moindre tressaillement de la belle brune lui fait mal comme s'il était lui même blessé. Ses tentatives de soins lui paraissent pathétiques et il se demande si cela sert à quelque chose.
Quand il pose le tissu humide contre sa peau, il a pourtant l'impression que cela la soulage sommairement. Malheureusement cela ne dure pas et déjà la douleur plisse à nouveau ses traits alors qu'elle se recroqueville comme pour essayer de trouver une position moins inconfortable.
Il cherche à savoir comment l'aider mais en guise de réponse, elle tente simplement de le rassurer en lui disant qu'elle n'a besoin que de temps et qu'elle va aller mieux. Il aimerait en être aussi sûr mais son sourire est si faible qu'il peine à la croire.

Soudain, la voix de la belle brune brise le silence et il attrape son regard avec étonnement alors qu'elle précise ses propos. Cela l’embarrasse alors il hausse les épaules et secoue la tête :

"Arrête, c'est rien, tu n'as pas à me remercier..."

C'est tellement normal, instinctif, quand il s'agit d'elle. Il a beau avoir conscience de ce qu'elle est, de ce qu'elle fait pour survivre, sa sécurité et son bien-être sont prioritaires.

Elle cherche à ramener un peu de légèreté entre eux et réussit à lui tirer un petit rire qui s'éteint très vite. Il est tout sauf un héro. Il lui suffit de repenser à ce qu'il s'est passé quelques heures auparavant pour se dégouter à nouveau. Il ne vaut pas mieux que les autres, pas mieux qu'Ezra qui était en charge de ces expériences, pas mieux que la majorité des créatures qu'il est censé traquer.

Il n'arrive pas à chasser cette ombre qui voile ses pensées et son regard. Cette journée l'a épuisé, bouleversé, cassé. Il aimerait faire le vide, il aimerait tout changer, tout arranger, mais il n'a pas la moindre idée de comment faire.

Il se lève pour s'éloigner d'elle et faire les cent pas, se passant une main dans les cheveux. Il ne supporte pas d'être aussi impuissant et il a du mal à croire ce qu'il s'apprête à faire mais il fini par revenir près d'elle et lui prend doucement la main.
Il plonge son regard dans le sien et demande doucement :

"Il faut que tu te nourrisses... tu guériras plus vite, pas vrai ?"

Il s'humecte les lèvres et serre un peu plus fort ses doigts :

"Tu m'as dit que tu avais tout ça sous contrôle et je te crois... alors... vas-y."

Il est déjà passé par là, il sait ce que ça fait, il sait ce qu'il risque, mais cela ne lui fait pas peur. Pour elle, il est prêt à ce sacrifice, il est prêt à renier toutes ses certitudes. Il ignore si c'est en souvenir du bon vieux temps ou pour autre chose qu'il a du mal à s'expliquer. Mais peu importe, il n'a pas besoin de comprendre pour l'instant, il n'a pas besoin de réfléchir, juste d'agir, ou en tout cas de se laisser faire.
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MessageSujet: Re: « lost somewhere in outer space » - pv. Aaron   Lun 28 Sep - 21:26




« - Arrête, c'est rien, tu n'as pas à me remercier »

Elle le regarde secouer la tête alors que son sourire se fane. Il a tellement tort que s'en est grisant. Frustrant. Il n'a pas l'air de comprendre ce que son aide représente aux yeux de la brune. Et elle s'en veut pour ça. Pour la faiblesse au cœur de laquelle elle se noie, se débat, sans pouvoir s'en défaire. Sans pouvoir s'en sortir. S'en sortir seule. Elle s'en veut pour tout ce temps passé à contempler sa fierté effritée à coup de mauvais choix. Pour toutes ces fois où il ne l'a vue que dans la souffrance, l'attente ou la peur. Toutes ces fois où elle s'est trouvée en face de lui, et pourtant pas tout à fait elle-même. Une autre dressée devant ce morceau de passé, alors qu'elle n'a toujours fait qu'espérer qu'il l'accepte pour celle qu'elle est devenue, et non celle qu'elle fut. Autrefois, cette autre vie. Une vie d'humaine à part entière. Une humaine au sang clair dont la chaire aujourd'hui rongée par la peste ne fait que lui rappeler le monstre qu'elle abrite. Des souvenirs doux amers dans lesquels elle se replonge volontiers - mais non sans une certaine appréhension - à chaque fois que leurs deux regards se croisent.

Recroquevillée contre l'assise du sofa, elle admire le sourire que ses mots sont parvenus à lui arracher se ternir aussi vite qu'il est apparu. Les yeux du sorcier se voilent et elle l'accompagne du regard quand il se lève, brusquement. Le voir faire les cent pas dans la pièce, le voir tourner en rond nerveusement lui donne le vertige. Ses prunelles décrochent rapidement de la silhouette agitée. La migraine menace dangereusement à l'arrière de son crâne et la rebelle tente de chasser le mal en reposant son front contre la paume de sa main. Les battements de son cœur résonnent contre ses tempes. Elle a l'impression de pouvoir tout sentir, tout ressentir. Ses nerfs se tendre à chaque frisson lui parcourant l'échine, l'hémoglobine circuler dans ses veines, ses tympans vibrer à chaque son parcourant l'atmosphère, son épiderme tressaillir à chaque contact. Les effets de la guérison à demi accélérée dont elle se fait la victime la traversent de part en part, la bouleversent. À tel point qu'elle aurait pu oublier la présence du mâle dans la pièce. Elle aurait vraiment pu se laisser submerger, à ce point là. S'il ne s'était pas posé à ses côtés, une nouvelle fois. S'il n'avait pas enserré ses doigts frêles de sa main si masculine. S'il ne lui avait pas soufflé ces mots là. Oui. Elle aurait pu. Dans une autre réalité, elle aurait pu. « - Hors de question », tranche-t-elle immédiatement. Sa main se dérobe rapidement à l'emprise du sorcier en signe de contestation. Elle fronce les sourcils, ironiquement blessée. A-t-il vraiment osé ? Le voir s'offrir en pâture au démon qui l'habite n'a jamais été quelque chose de concevable pour la belle. Nouvelle preuve de son état de faiblesse indéniable face à celui devant lequel elle aurait aimé se montrer plus forte qu'elle n'est vraiment. « - N'y compte pas, je ne me nourrirais pas sur toi. Pas cette fois », ajoute-t-elle en s'asseyant plus en avant sur le canapé. Elle le fuit du regard, refusant de succomber à ses iris suppliantes et résolues. Une fois de plus, il est très noble de sa part de vouloir lui céder une partie de son énergie vitale. Mais il n'a aucune idée de sa condition. De ce dont elle est capable une fois que son périple vital à commencé. Car une fois lancée sur le chemin de l'horreur qui la consume, il est presque impossible de l'arrêter. De bien des ravages elle est capable dans ses moments les plus sombres et son état actuel ne présage rien de bon si jamais elle devait se laisser engloutir par la vague qui la menace. Non. Elle l'a déjà presque tué une fois. Elle ne s'y risquera pas aujourd'hui. Pas pour tout l'or du monde. Et certainement pas pour sa propre survie. Elle n'est pas devenue égoïste à ce point. Pas ce genre d'individualiste là.

« - C'est bien trop dangereux », essaie-t-elle d'argumenter en redressant sa colonne vertébrale. « - Tu n'as aucune idée de ce que je pourrais devenir. Ce que tu crois avoir vu, c'était rien comparé à ce que j'ai pu faire », appuie-t-elle comme pour se résonner elle-même. Ses membres s'agitent convulsivement. Son pied tape le plancher, elle se met à jouer avec ses doigts, passe répétitivement un main dans ses cheveux. Son front se plisse de temps à autre sous l'effet de la douleur qui refait surface. Elle finit par laisser retomber ses coudes contre ses genoux, épuisée par son cheminement mental. De nouvelles images bien plus sombres défilent devant ses iris ambrées. Une période dont elle n'est pas fière. Une parenthèse de vie qu'elle aimerait pouvoir définitivement effacer, oublier. Elle s'est souvent demandée si c'était bien elle, ce monstre, terreur des quartiers malfamés de la Nouvelle-Orléans opérant des ravages de jour comme de nuit sur des passants un peu trop humains. Ou pas. Si Ange ne l'avait pas retrouvée, elle en serait certainement toujours réduite à ça. Cette créature des bas fonds, cette bête. Jeune femme dominée par sa nature profonde. Non. Elle ne s'y risquera pas. Pas avec lui. Pas comme ça. Pas dans cet état.

« - J'apprécie vraiment, ce que tu es prêt à faire », souffle-t-elle doucement. Indécise, elle se mord la lèvre inférieure, craignant que le choix de ses mots aie pu blesser son bienfaiteur. Loin d'elle cette idée. Mais son impulsivité l'a toujours guidée, pour le meilleur comme pour le pire. Ses traits s'adoucissent, son visage se détend à nouveau et c'est à son tour de glisser ses doigts fins entre ceux d'Aaron. « - Mais non. Mille fois non », assure la brune en enfouissant son visage dans le cou du sorcier. Comme une promesse, un pacte scellé entre elle et sa propre conscience. Leurs deux épidermes entrant en contact témoignant de toute la volonté dont elle peut se montrer capable pour justifier sa tenacité. Pour reformer cette armure de façade, ce masque de fierté.

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MessageSujet: Re: « lost somewhere in outer space » - pv. Aaron   Lun 26 Oct - 20:43

Il se demande si c'est une bonne idée avant même que sa proposition n'ai entièrement franchi ses lèvres. Pourtant, il se sait sincère. Il a conscience que si cela peut l'aider, elle, à aller mieux, il fera ce sacrifice. Ça ne lui fait pas peur. Enfin, si bien sûr, mais il veut croire en elle, il veut lui prouver sa confiance, son affection, et surtout il veut faire quelque chose, agir, l'aider.
Pourtant la réponse claque dans l'air brusquement et ses doigts se dérobent sous les siens. Il retient une grimace en comprenant qu'il l'a vexée, blessée peut-être même.
Elle met un peu plus de distance entre eux et essaye de s'expliquer. Son "cette fois" sonne douloureusement à ses oreilles. Elle s'en veut encore, toujours, elle n'oubliera jamais. Lui non plus, mais pourtant, il a compris, il a pardonné. Ce qu'il ressent pour elle est plus fort que ce passé obscure et douloureux.
Il est tellement perdu, sa vie est sans dessus-dessous et pourtant il est là, à empirer les choses en se proposant comme remontant à la fille dont il était amoureux ado. Ou du moins à celle qu'elle était.
Il ne sait pas quoi dire pour apaiser sa culpabilité alors il se tait, il ne veut pas empirer les choses. Il a l'impression de tout faire de travers.

Elle finit par reprendre la parole et son ton est douloureux. Oui, il sait bien, au fond, à quel point elle peut être dangereuse. Ou du moins, à quel point elle a pu l'être. Une partie de lui se refuse à l'idée qu'elle puisse se transformer en monstre. Elle a l'air si vulnérable.

"Vittoria..."

Elle s'adoucit finalement, reconnaissante malgré tout de sa proposition et glisse à nouveau sa main dans la sienne. Elle se rapproche et glisse son visage dans son cou. Il la serre doucement contre lui et hume son odeur avec délice.

"D'accord? d'accord... je comprend. Je ne voulais pas te rendre les choses plus difficiles."

Il caresse doucement ses cheveux et soupir. Il a presque mal tant tout lui semble si compliqué.

"Mais tu peux compter sur moi, tu le sais, pas vrai ?"

Doucement, il lui relève le menton pour plonger son regard dans le sien :

"Je ferai n'importe quoi, pour toi, Khali."

Ses doigts viennent effleurer sa joue avec une douceur pleine de dévotion.
Elle est si belle que son cœur en bat la chamade. Il pourrait passer des heures à la regarder.
Il est soulagé qu'elle soit dans ses bras, si proche et en même temps, cela réveille d'autres sentiments. Sans même s'en rendre compte, ses yeux se posent sur ses lèvres et il se rend compte qu'il révérait de les embrasser. Mais il ne peut pas. Il ne doit pas. Elle vient de se faire agresser, probablement par les gens pour lesquels il travaille. Elle est affaiblie, probablement apeurée et en colère. Elle a besoin d'un ami. Et au vu du capharnaüm à l'intérieur de son crâne, il n'est pas pas en état non plus pour tant d'intensité et d'émotions.

"Reste ici, cette nuit... Tu peux prendre mon lit, je dormirai sur le canapé. Mais je supporterais pas de te savoir seule là-dehors. S'il te plaît..."
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MessageSujet: Re: « lost somewhere in outer space » - pv. Aaron   Sam 31 Oct - 19:14




L'étreinte se prolonge. Délicieux nectar qu'elle savoure dans sa douleur, condamnant ses plaintes au mutisme. Les enfermant au fond de sa gorge nouée où elles se laissent finalement mourir. La rebelle se laisse un peu plus aller contre le torse du sorcier. Elle peut sentir ses bras l'enserrer, se parant de toute la douceur qu'elle peut lui connaître. Elle souffle longuement. Évacue tout sa nervosité, son angoisse. S'évertuant d'oublier toute la crainte et l'anxiété jusqu'ici suscitée. La brune - dans ses moments d'égarement les plus improbables - peine toujours à croire en cette réalité. À la véracité de ce sentiment impalpable qui s'engouffre toujours plus profondément dans son organisme. Lui tordant les tripes. Redoutant à chaque seconde que la porte non d'elle s'ouvre dans un grand fracas sur une milice plus présente que jamais. Une milice venue pour elle. Pour la chercher. Pour l'achever. Terminer le travail entamé. L'expérience démarrée sans succès. Et dont les traces doivent être effacées. Elle frémit sous le poids de son désarroi. Redoutant les affres dans lesquelles sont esprit peut se perdre à chaque instant. Un frisson détestable lui parcourt l'échine. Elle secoue la tête. Très vite rassurée par le contact des mains d'Aaron caressant ses cheveux de jais souillés par tant de vicissitudes. La voix caverneuse du mâle achève de l'apaiser et son corps termine de trembler. La jeune hongroise se laisse guider par les doigts bienveillants effleurant son visage marqué par la fatigue. Ses prunelles neurasthéniques se fondent dans celles qu'elles croisent. Se troublent jusqu'à affaiblir sa vision.

« - Maintenant, oui. Je le sais », répond-elle dans un souffle. La brune esquisse un sourire fragile. Ne doutant pas de la sincérité de son bienfaiteur, mais appréciant profondément que de telles paroles lui soit adressées. Elle perd son regard dans les iris sombres du milicien, le front plissé. Son rictus s'étiole à mesure que les secondes s'évaporent. Un air attentif, réfléchi, prend doucement possession de ses traits tirés. Incapable de dévier de ce champ de vision qui l'obsède. Perturbée. Redevenue ignorante, elle se veut inapte à poser des mots sur ce qu'elle contemple. Elle se refuse à attribuer une étiquette à cet être qu'elle considère depuis plus longtemps que sa mémoire ne veut bien s'en souvenir. Hors de contrôle, sa main se pose sur la joue du ténébreux. Un remerciement silencieux. Tout comme la centaine de questions qui se bousculent dans son esprit, réduites à l'aphasie, la discrétion la plus totale. Ne sachant toujours pas exactement comment définir celui qu'il est devenu. Le vocabulaire lui manque. Ou peut-être n'a-t-elle tout simplement pas envie d'attribuer un terme à ce qu'elle ne possède pas. Ne maîtrise pas.

« - Je vais malheureusement devoir accepter l'invitation », ironise la rebelle dans un sourire. « - Je peux pas retourner chez moi, c'est trop dangereux, du moins pour l'instant. Ils pourraient me retrouver... » Les images de son supplices refont douloureusement surface. Elle ne tarde pas à les chasser d'un mouvement de main énergique devant ses prunelles ambrées. Elle se redresse dans le sofa, grimace une fois de plus avant que sa géhenne ne se dissipe. « - J'ai nulle part d'autre où aller. Pour l'instant » Le constat est rude. La pilule passe mal et lui laisse un goût amer dans la bouche. Un épais brouillard s'empare minutieusement de sa conscience. La laissant inerte face à toutes les interrogations laissées en suspens concernant son avenir dans ce monde grignoté par la folie de tous les côtés. Elle se sait menacée. Se sent en danger. À un degré tout de même plus élevé que tout ce qu'elle a pu connaître par le passé. La seule certitude qu'il lui reste résidant dans ses convictions toujours intactes, en dépit des horreurs qu'on a voulu lui faire avaler. Toujours intimement convaincue du rôle bénéfique de la résistance, décidée à rejoindre ses complices dès que sa condition ce sera améliorée. La brune, dérangée, mais bien consciente et à l'écoute de chaque murmure articulé dans les rues des bas quartiers.

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