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 /!\ Devils and heathens alike (pv.)

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The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
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MessageSujet: /! Devils and heathens alike (pv.)   Dim 13 Sep - 21:18

devils and heathens alike
DON'T BE AROUSED BY MY CONFESSION. UNLESS YOU DON'T GIVE A GOOD GODDAMN ABOUT REDEMPTION. YOU WOULD TOO IF THIS SEXY DEVIL CAUGHT YOUR EYE. SHE'LL SUCK YOU DRY. AND STILL YOU'LL CRY TO BE BACK IN HER BOSOM. TO DO IT AGAIN. SHE'LL MAKE YOU WEEP AND MOAN AND CRY TO BE BACK IN HER BOSOM. TO DO IT AGAIN. 'CAUSE NOBODY EVER SURVIVES. PRAYIN' TO STAY IN HER ARMS JUST UNTIL I CAN DIE A LITTLE LONGER. SAVIORS AND SAINTS, DEVILS AND HEATHENS ALIKE. SHE'LL EAT YOU ALIVE


D’une chaleur de plomb, le ciel tourne à l’orage dans un grondement sourd. Mais le loup ne s’en inquiète pas. Il lève le museau vers les nuages sombres qui se regroupent, renifle le vent puis reprend sa route. Les pattes effleurent le sol en silence. La forêt reste son élément bien qu’il soit plus à son aise sur les grandes étendues de glace. Le fauve se faufile entre les arbres, aussi discret qu’une ombre. Ces changements de météo sont devenus constants. Accablant la ville d’une chaleur étouffante et dans un tour de main, elle se retrouve plongée sous une averse de glace. Le froid, il le sent qui s’engouffre dans sa fourrure. Eparse, comme si l’animal se retrouvait perdu entre deux phases de mue. L’état pitoyable dans lequel se plonge l’homme affecte le fauve. Il a perdu de sa superbe, aussi amaigri que son hôte, le blanc de son pelage s’est terni. S’éparpille en touffe qu’il perd d’un seul coup de langue. Cet aspect peine l’animal. Le brise. Il en frissonne et accélère son allure. C’est un réflexe, profondément ancré dans ses instincts en perdition. Venir se perdre dans cette verdure pour trouver du réconfort une fois la clairière atteinte. Et la petite bute sur laquelle il se poste pour mieux s’abîmer dans la contemplation du chalet de sa cousine. Il en a passé des heures, allongé là à rêver des lumières allumées derrière les vitres. Sauf que cette fois, il n’y aura pas de lumière. Seulement du vide. Ce même néant auquel il se heurte à chaque fois que ses pattes le mènent aux abords de la demeure de bois. Et la même douleur qui lui poignarde le cœur à chaque fois que la porte reste tristement close. Le silence lui creuse un trou dans la poitrine. Ravive la peine de son deuil et oblige le fauve à constater que cette réalité morbide est aussi la sienne.

La forêt se plonge dans le silence, perd de sa clarté à mesure que les pattes du fantôme effleurent le sol. Des frissons lacèrent la chair du fauve, et il s’ébroue pour faire revenir la chaleur sous sa peau. Il a froid. Qu’importe la forme et l’endroit. Son corps se fatigue et ne parvient pas à conserver la chaleur, donnant à sa peau une fraîcheur étrange. Les crocs claquent et mordent le vide, signe évident d’un mécontentement qui ravage les entrailles du loup. La connerie de l’homme le met au supplice, ravage ses instincts et lui ronge le ventre d’une faim qui le rend fou. Et sans les imprudences commises par le fauve, ni lui ni Stain ne seraient encore présents. Nourriture réduite à néant sous forme humaine, il n’y a que lorsqu’il s’autorise à muter que la faiblesse devient trop importante et que la promesse se retrouve bafouée. La mort ralentie par la volonté de tenir un peu plus longtemps d’un animal refusant le sort qu’on lui impose. La truffe au sol, occupée à se droguer contre les effluves d’un bosquet miteux, le loup se fige. Les poils de son échine se hérissent lorsqu’il relève brusquement le museau. Aussi immobile qu’un animal empaillé, il fixe le dédale de troncs devant lui, hume l’air avec une avidité certaine. Les sens en éveil, l’animal grogne et les babines se retroussent sur les crocs. Et en réponse au grondement au-dessus de sa tête, son ventre hurle. La mâchoire claque et l’ombre blanche se remet en route. Disparaît dans les ténèbres et se faufile en silence. Il n’a pas besoin de regarder sa route. Elle est inscrite dans les fibres de son cœur. Gravée sur ses coussinets qui mènent la danse sans qu’il ne cherche à leur en donner l’ordre. Parcouru dans tous les sens, qu’importent le temps et l’heure du jour ou de la nuit, le loup sait. Qu’au bout de cette route invisible qu’il est le seul à voir, se dresse la demeure de sa cousine.

Et lorsqu’elle se dessine devant ses pupilles d’or, le cœur se serre et saigne. Il efface le trouble en s’ébrouant une nouvelle fois et se fige à nouveau. L’air change, se pare d’odeurs qui le laisse interdit et lui retourne l’estomac. La mort. Elle l’environne et l’enlace jusqu’à l’étouffer. Le loup panique, recule, incapable de supporter ce qui lui vrille le museau. Un glapissement s’échappe de sa gueule et alors qu’il s’apprête à faire demi-tour, un bruit devant lui attire son attention. Les pieds décharnés traînent sur le sol, s’avancent vers la boule de poils blanche en grognant. Le sang du fauve ne fait qu’un tour. La peine s’efface dans un battement de cœur qui distille toute la haine sommeillant sous la fourrure. L’adrénaline s’empare de l’animal et sans réfléchir, il se lance en direction du mort-vivant. La gueule se referme avec violence sur le bras restant, tire et secoue jusqu’à ce qu’il cède. Le monstre agite ce qu’il lui reste de membre dans l’espoir vain de se saisir de son agresseur. Il en grogne plus fortement, claque ses dents pourries alors que le fauve s’acharne sur le débris de bras. Rognant les chairs avariées jusqu’à faire craquer l’os entre ses crocs. La faim lui déchire le ventre en un violent spasme. Dérègle son cerveau dont la seule pensée doit être la même que le zombie : manger. Le prédateur tourne autour de sa proie, la laisse approcher pour mieux s’en éloigner avant de lui sauter à la gorge. Le poids du loup renverse le cadavre à terre. Improbable duo, le sang coule à flot sur le museau blanc. Les crocs déchirent chair et muscles, s’acharnent à faire céder les attaches pour éloigner la tête du reste de la carcasse. L’acharnement s’achève dans un grognement rageur et le museau sanglant entreprend de ronger les entrailles du monstre. L’homme s’indigne, hurle et manifeste son dégoût mais le loup reste sourd. Trop occupé à se remplir le ventre de sang et de chair rabougries. Festin de courte durée qui lui laisse un vide dans le ventre. L’animal se redresse et contemple un instant la carcasse rongée jusqu’à l’os, encore mouvante. Un frisson de dégout lui lacère l’échine et il s’éloigne de son massacre en se léchant les babines, pour aller poser son derrière devant la porte.

Tristement close. Il gratte de sa patte ensanglantée contre le panneau de bois, y colle son museau puis ferme les paupières. Une plainte s’élève alors de sa gorge. Ebauche de hurlement se rapprochant plus d’un pleur. Il s’en déchire les cordes vocales, crève le silence de sa peine jusqu’à se vider les poumons d’air. Un glapissement étouffé résonne contre le néant. Il gratte une dernière fois contre la porte et finit par se rouler en boule devant cette dernière. Cachant son museau écarlate sous une patte toute aussi rouge. Des spasmes lui lacèrent l’estomac, mais il s’en fout. Ne veut même pas savoir les résultats que l’ingestion d’un zombie peut engendrer sur un être vivant. Il sait aussi que c’est inutile de rester planté là. A attendre Son retour. La porte restera résolument close, comme la fois précédente, et celle d’avant encore. Un lourd soupir s’échappe de son museau et le loup ferme encore plus fortement les paupières pour ravaler au mieux cette boule étrange qui lui obstrue la gorge. La peine en nœud coulant.


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Dernière édition par Stain E. Greyjoy le Sam 24 Oct - 16:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: /!\ Devils and heathens alike (pv.)   Jeu 17 Sep - 20:34

Derrière la vitre teintée, les tortionnaires retiennent leur souffle. Une violente secousse, et le corps entier s’agite de douloureux spasmes. Les rétines injectées de sang, le métamorphe convulse affreusement. Attaché à la table de torture avec des sangles. La chirurgienne a été stoppée, lorsqu’elle a cherché à revenir dans la pièce pour sauver le patient. Les ordres sont clairs. Continuer jusqu’à l’extrême limite, au risque de le tuer. L’hémoglobine ne tarde pas à jaillir, s’écoule par tous les pores du captif. Il s’étouffe avec son propre cruor, la masse de boue sanglante qui fait exploser ses artères. Immonde et révoltant, le spectacle lui provoque un haut le cœur. Elle se félicite d’avoir l’estomac vide et encore solidement accroché, alors que le malheureux s’immobilise enfin, totalement inerte. Après s’être emballée, la machinerie ne se résume plus qu’à une ligne désespérément horizontale.

Bousculant le soldat qui lui a barré l’accès une minute auparavant, la brune rentre finalement de force dans la pièce aseptisée. Elle rejoint le sacrifié en deux enjambées, place deux doigts contre sa jugulaire meurtrie pour cerner son pouls. Elle le sait pourtant bien, qu’il n’y a plus rien à faire. En ces temps de crises, ils ne prennent même plus la peine d’essayer de les réanimer. Ce serait gâcher du matériel. Le visage d’ange abimé lui tord l’estomac et l’espace d’un instant, les traits d’Ezio se confondent avec ceux de la victime. Un frisson d’horreur laboure son échine, et elle recule comme si la peau saccagée venait de la brûler. Sa langue claque de mécontentement contre son palais. « - Le sujet n’a pas survécu. » Enonce t’elle, sèche et glaciale. Ce n’est pas le premier à ne pas réchapper à l’une des expériences. Ce ne sera pas le dernier non plus. Elle retient les brisures menaçant d’entailler sa voix, se contient suffisamment pour qu’ils continuent de ne voir en elle qu’un être insensible. Craquer devant eux, montrer ouvertement des signes de faiblesse, est impensable pour elle. Le faire reviendrait à se faire dévorer crue. « - Je ne vous félicite pas pour votre incompétence. » Siffle-t-elle, en jetant une œillade polaire à ses collègues. L’italienne retire avec empressement ses gants blancs et son masque, au risque de se faire contaminer par un mal invisible. « - Débrouillez-vous avec la charogne. J’ai eu mon quota de ratés pour la journée. » Les nerfs à vif, la blouse est retirée sans ménagement, jetée dans les bras d’un de ses pauvres assistants. Décidée à quitter le bâtiment et à s’isoler loin de la boucherie. Il n’y a que dehors et loin de tout qu’elle pourra enfin s’autoriser à vomir sa haine, à pleurer de dégoût.

[…]

Dans cette vie ou dans l’autre, son refuge reste invariablement le même. Une forme d’apaisement s’empare de sa silhouette alors que ses talons foulent la terre remuée et se rapprochent de l’entrée. La tension agglutinée dans ses membres s’évacue mais une violente bourrasque de vent fait claquer ses dents. Elle resserre les pans de veste autour de sa taille, accélère le pas pour éviter de se faire lyncher par l’orage qui couve. Les yeux résolument baissés, elle sursaute subitement en apercevant la fourrure neige du loup, recroquevillée sur le paillasson. L’animal semble dormir à poing fermé et elle hésite à prendre la poudre d’escampette avant qu’il ne relève le museau. Ce sont les traces écarlates tapissant l’une des pattes qui l’arrêtent. Viscérale, l’angoisse supplante la rancœur et elle s’accroupit près du fauve. Gratte avec précaution les poils maculés pour constater avec soulagement qu’il ne s’agit pas de Son essence. Elle ne se préoccupe pas une seule seconde du potentiel gibier attaqué, s’en moque royalement du moment qu’Il n’a rien. Sans gêne, les serpents remontent doucement, cajolent le poitrail fortement amaigri. Des touffes du pelage s’arrachent toutes seules dans le mouvement, laissent apparaitre des trous ignobles à certains endroits. Incapable de réellement craindre le prédateur en étant sa créatrice, elle ne fait preuve d’aucune prudence, bichonne la bête sauvage comme s’il s’agissait d’un vulgaire chien de compagnie. Touchée qu’Il ait choisi de se rouler en boule devant son ancienne maison, comme s’Il attendait qu’elle revienne d’entre les morts et lui ouvre la porte. Une grimace déforme son visage en caressant les os. L’absence de muscles l’attendrit avant que la colère ne revienne cingler sa chair comme un fouet. Les doigts cessent aussitôt de palper l’enveloppe en sale état et elle envoie brutalement une décharge électrique pour réveiller le carnassier en sursaut.  

« - Tu l’as bien cherché. » Assène-t-elle à la bestiole malmenée entre ses dents serrées, venimeuse. La rage retrouve de sa superbe et la harpie toise le canidé comme s’il s’agissait du pire des pestiférés. La trahison lui broie toujours le cœur. Les filaments pourpres peinent à s’assembler, s’emmêlent pour ne plus former qu’une masse difforme. Ses paumes claquent l’une contre l’autre pour enjoindre le fantôme à déguerpir hors de sa vue. « - Va perdre tes poils ailleurs. Tu empestes à des kilomètres à la ronde en plus… » L’élan précèdent de tendresse lui fait honte, la pousse à se montrer particulièrement dure et odieuse pour compenser. Le simple fait de tenir encore à son cousin la fait terriblement culpabiliser. Lui donne la sensation atroce de trahir son ainée. Elle ne parvient pas à pardonner. Malheureuse comme les pierres, c’est sur le soutien du milicien qu’elle s’est appuyée pendant des mois. Elle a baissé sa garde, l’a laissé la consoler. Elle n’avait plus que Lui et elle s’y est accrochée jusqu’à s’y écorcher. Il avait si bien calculé son coup, s’était montré si prévenant et hypocrite, qu’elle ne l’avait absolument pas soupçonné alors que tout l’accusait. Elle préférait ne pas savoir, se noyer dans le déni. Frôler l’armistice pour ne plus être déchirée en morceaux. « - Disparais. » Peste-t-elle de nouveau, contrariée qu’Il n’obéisse pas suffisamment rapidement à son goût. Les sphères acérées lancent des éclairs, fusillent les billes d’or. Elle le défie, le jauge pour étouffer dans l’œuf toute tentative de lui sauter à la gorge. Qu’Il essaie seulement, et la sorcière ne se privera pas. Elle lui infligera d’autres secousses foudroyantes s’il le faut, pour qu’Il rampe en couinant à ses pieds. Impitoyable. Il ne mérite aucun traitement de faveur. Et certainement pas son affection ou sa compassion.

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Between Iron And Silver
Twisting and turning, unable to sleep. Will the voices ever stop? My thoughts speak louder the more I resist. And they're driving me insane. Do they ever go? Inside. I'm a danger to myself. I'm a prisoner of my own hell.
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MessageSujet: Re: /!\ Devils and heathens alike (pv.)   Jeu 17 Sep - 23:00


Enveloppé dans les méandres de son sommeil troublé, le fauve se coupe du monde. Les sens s’atrophient jusqu’à s’éteindre. Dans un infime couinement, l’animal se replie encore un peu plus sur lui-même, dissimule son museau sous ses pattes pour mieux s’enterrer dans sa douleur. Le ventre en charpie, tiraillé par les restes de son repas nauséeux. Prêt à ne plus se réveiller, roulé en boule devant cette porte. Sa porte. Son ancienne demeure en guise de tombe. Il en frissonne, ravagé par des pensées parasites qui appartiennent à l’homme. Morbide, l’ensemble attriste le loup et le pousse à s’agiter dans cet ersatz de sommeil. Quelques maigres minutes qui viendront s’ajouter à celles qui composent à présent les nuits du Hunter. Il s’oblige à perde l’appétit, et le sommeil a lui aussi décidé de foutre le camp. Gravant encore un peu plus profondément l’état pitoyable dans la chair fatiguée. Il frissonne sous les assauts d’une nouvelle bourrasque. Et dans ses chimères, il croit sentir la chaleur d’un contact contre sa fourrure. Les muscles se détendent légèrement, s’abandonnent dans les méandres de ce rêve qui lui lacère le cœur. Le loup aussi, arrange ses délires. Projette son manque sur des illusions qui lui réchauffent le cœur. Avant de mieux l’écraser une fois les paupières ouvertes. La douleur lui cingle le corps. L’extirpe de sa retraite et le fauve en émet un infime glapissement, les paupières s’ouvrant brutalement sur les prunelles d’or. Il cille, claque des crocs et hume l’air. Encore plongé dans les griffes de son sommeil comateux, il met un moment avant d’identifier l’odeur qui lui envahit le museau. C’est le sang qui domine, partout, sur son pelage et dans l’air, il l’embaume avec une telle insistance que son ventre se crispe sous la force d’un haut-le-cœur menaçant de lui faire recracher les morceaux pourris du zombie qu’il a ingurgité. Et enfin la voix. Elle vient se heurter contre ses oreilles, qu’il couche immédiatement contre son échine.

Les babines se retroussent et dévoilent la blancheur de ses crocs, alors que l’or vient se poser sur l’intruse. Le fauve la détaille, de bas en haut et se perd dans l’acier de ce regard qui le met mal à l’aise. Les ordres ne l’atteignent pas. L’effleurent et se perdent dans un coin de sa tête. Le loup se relève enfin, péniblement. Les reins peinent à se remettre en route, craquent et manifestent leur mécontentement. Fébrile sur ses pattes maigres, le fauve baisse le museau et s’immobilise le temps de calmer les tremblements qui agitent ses membres. Un grognement rauque, venu du fond de sa poitrine lui caresse la langue. Menace à l’encontre de la chirurgienne. Les crocs mordent le vide entre eux alors qu’il se rapproche, les poils hérissés. Sauvage, l’animal renoue avec le prédateur qui sommeille sous sa peau. Juste le temps de s’approcher. De lever le museau pour laisser sa truffe se poser contre la main de Nymeria. Il ferme les yeux, et d’une secousse oblige les doigts à se glisser dans la fourrure sur sa tête. Il doute. Se persuade que ce qu’il sent, ce parfum singulier qui lui noue le cœur est bien celui de Cora. Qu’elle est là, sous la peau de cette autre qu’il déteste. Sa créatrice, appuyé contre la jambe de la brune, il a l’impression que le lien retrouve sa force. Il sait. L’animal en est certain quand l’homme ne se doute de rien, trop aveuglé par sa haine. C’est de la tendresse qui prend le relais, se glisse dans l’attitude du fauve alors qu’il recule et revient poser sa truffe sous Ses doigts. L’instant se fait délice et il se perd dans les dédales de son passé. Remonte le temps pour revenir quelques mois en arrière, quand Elle était encore le centre de sa vie.

Le fantôme recule à contre cœur. Fait machine arrière jusqu’à revenir se poster devant la porte pour y reposer son derrière. Les prunelles d’or dardent celles de Nymeria, quand tout le corps du fauve se fait de pierre. Un spasme vient briser le calme à la surface. Annonciateur de malheur, il est le déclencheur de la douloureuse mutation qui s’apprête à avoir lieu sous la blancheur de la fourrure. Brisé de l’intérieur, l’animal ne parvient pas à rester silencieux. Il hurle sa douleur quand les os se disloquent. Déchiré par cet ignoble retour à la surface de l’homme. Les deux corps luttent pour garder le dessus, et le sang vient gouter sur le sol meuble. Les organes s’écrasent, se heurtent et le loup en crache son hémoglobine. Les hurlements plaintifs se muent en râles, cordes vocales vibrant sur les notes d’une autre voix. Stain reprend le contrôle dans le sang et les larmes, s’agrippe au sol jusqu’à y enfoncer ses doigts. Le corps sec tremble, craque et s’écorche. Les mutations se font affreusement douloureuses. Renouent avec les maux des premiers temps et l’achèvent un peu plus à chaque fois. « - Putain… » Les larmes perlent sur ses cils, roulent le long de ses joues creuses alors qu’un dernier râle de douleur s’écrase sur le sol. Les corps en feu, écartelé par les relents de souffrance et les tremblements, le soldat se laisse tomber à terre, essoufflé. Détruit. « - Et vous êtes qui pour ordonner des trucs pareils ? » Il le crache dans un soupir sanglant, le front reposant contre le béton frais de la marche sur laquelle il a trouvé refuge. « - Allez cracher votre venin ailleurs, vous avez rien à foutre là. » La voix tremblante se fait de glace, vibre d’une haine qui lui écorche la gorge. Elle se déchire contre les récifs de sa peine, et le sel qui lui brûle les yeux n’est plus seulement une marque de souffrance. Le soldat renifle, s’énerve de ne pas pouvoir retenir ce trop-plein de tristesse qui lui broie le cœur. Stain se redresse, aussi laborieusement que le loup. Dissimule sa nudité d’une main tandis que l’autre cherche à tâtons la clé de la maison. La pudeur le ronge, exacerbe sa mauvaise humeur et alimente sa gêne. Une part de honte se distille dans ses veines et quand enfin sa main rencontre le fameux pot de fleur, son cœur accélère. La clé entre les doigts, le soldat se remet debout, tourne le dos à la chirurgienne et ouvre enfin la porte.

C’est une claque qu’il se prend en pleine gueule quand ses pieds se posent sur le parquet tiède. Le silence, le vide, les relents de Son parfum qui flottent encore dans l’air. Il ravale ses larmes, serre les dents et s’avance jusqu’à la chambre. L’italien s’efforce à ne pas s’attarder dans la contemplation de la pièce. Il se contente d’ouvrir l’armoire et de récupérer les quelques fringues qui y trainent encore. Alors qu’il les enfile, il se surprend à espérer. Qu’Elle va sortir de la salle de bain et venir s’assoir sur le lit. Que lorsqu’il va se retourner, c’est Son regard qu’il va croiser. Ses bras dans lesquels il va se réfugier. Il n’y a que le vide. Ce rien qui régit son existence. La douleur d’un sanglot qui s’étouffe dans sa trachée.  Et le besoin pressant de sortir de là. « - J’aurais dû la déchiqueter cette garce. » Il distille sa bile dans un soupir chargé de haine alors qu’il revient vers la porte d’entrée. Les certitudes du loup n’existent plus dans la tête de l’homme. Elle n’est qu’une étrangère qui n’a rien à faire en ce lieu. Absolument rien.

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MessageSujet: Re: /!\ Devils and heathens alike (pv.)   Mer 23 Sep - 17:06

Les crocs de l’animal claquent dans le vide, se font particulièrement menaçants. Loin d’être maté, le fauve à l’allure piteuse montre tout son mécontentement, les poils ébouriffés signalant clairement le péril imminent. Particulièrement teigneux, il s’avance de toute sa hauteur. Reste impressionnant en dépit de la maigreur cadavérique de ses pattes. La sorcière ne recule pas pour autant, elle reste figée et maintient le contact avec les billes dorées. Elle hésite jusqu’au dernier moment à envoyer une violente secousse au loup arctique, tente de jauger son degré de dangerosité. Elle s’apprête à attaquer, lorsque le museau vient contre toute attente se caler sous sa main et quémander une caresse. En totale contradiction avec l’attitude précédente. Surprise, elle laisse ses doigts se perdre dans la fourrure tâchée, lui gratouille gentiment le crâne. Il est toujours plus difficile d’en vouloir au canidé qu’à l’homme dépravé. Incapable de ne pas faire de distinction entre les deux, même s’ils sont supposés ne former qu’une seule et même entité. La bête représente ce qu’Il a de meilleur en Lui, le versant clair de l’obscurité. Porte les stigmates d’une époque révolue depuis des siècles. Le semblant de noblesse d’antan n’en a désormais plus que le nom mais Anna reste incapable de se détacher complètement d’Ezio.

Naïvement, elle s’attend à ce qu’il obéisse après avoir obtenu sa dose de tendresse. Elle n’a aucune envie d’être confrontée au shadowhunter et à ses odieuses dérives. Mais il est trop tard pour retirer l’injonction et empêcher à son métamorphe d’exercer son insupportable instinct de contradiction. Les prunelles rivées sur la transformation monstrueuse, elle finit néanmoins par les détourner tant la vision du carnage est insoutenable. Il lui fait pitié. La haine a beau remplacer l’oxygène dans ses veines, elle ne parvient pas à se réjouir totalement de la barbarie du spectacle. Une part d’elle souffre à l’unisson avec sa création. Le corps difforme, écartelé de part en part, s’effondre et elle doit se retenir de lui porter secours. Le mépris qui jaillit dans une plainte sanglante l’en dissuade toutefois. Elle s’empêche d’envoyer de nouvelles décharges, jusqu’à ce qu’il comprenne qui est le maitre et qui doit se soumettre. Il doit rester dans l’ignorance, pendant encore un temps. Jusqu’à ce qu’elle trouve une vengeance à la hauteur de la trahison. Ce n’est que lorsque le soldat s’y attendra le moins qu’elle lui délivrera la vérité dans un murmure destructeur. Et vous êtes qui pour ordonner des trucs pareils ? Ses dents mordent rudement dans l’armure fragile de sa lèvre inférieure pour s’empêcher de ricaner et de répliquer. Elle ravale son propre venin, laisse le cruor mesquin se mélanger à sa salive acide. Le masque qu’elle porte est si solidement accroché qu’elle ne pourra bientôt plus le retirer sans s’arracher la chair. Ce n’est pourtant pas l’envie qui lui manque d’exprimer sa rancœur décemment, sans qu’Il puisse la traiter comme une personne de faible importance. La créatrice supporte mal la révolte et l’impudence de son canis lupus, plus que jamais enclin à mordre la main qui l’a nourri.

« - Tu me vouvoies maintenant ? Voyons mon bichon, il me semblait qu’on avait passé le cap de la réserve quand tu t’es vidé dans ton jean comme un pauvre adolescent aux prises avec ses hormones. Te fatigue pas à faire semblant d’être respectueux. » Susurre t’elle, acerbe, en ne perdant pas une miette de sa trainée lamentable vers l’entrée du chalet. Elle ne fait preuve d’aucune pudeur, ravie de lui causer une humiliation cuisante. L’indécision lui vrille cependant les tempes lorsque l’italien disparait de son angle de vue. Elle n’a plus rien à faire là, elle le rejoint sur ce point. Justifier sa présence promet de lui donner du fil à retordre. Elle doute d’être très crédible en prétendant aimer les promenades dans les bois en solitaire. Une longue minute s’écoule avant que l’orgueil blessé ne prenne le pas sur la raison. Ses phalanges aplaties frappent avec brusquerie contre la porte restée entrouverte, et la furie s’engouffre tête baissée dans la brèche. Sa silhouette gracile manque de se heurter à celle du milicien. Sa paume s’abat avec véhémence contre Son torse pour le repousser en arrière. « - Pourquoi tu m’as pas déchiquetée, si t’en crevais autant d’envie ? De la gueule et une belle paire de fesses, c’est tout ce que t’as. Un joli papier cadeau pour masquer la vermine qui grouille en dessous. » Les sphères polaires détaillent le prédateur de haut en bas avec un dédain évident. La harpie s’avance avec assurance, féline jusqu’au bout des ongles.

« - T’es pas chez toi non plus. Tu me feras quoi si je reste ? Tu te sens moins coupable en couinant sous ta forme de clébard ? Ça allège un peu ta conscience, tu te sens plus digne de répandre ta bave sur son paillasson ? » L’accuse t’elle, se moquant d’être en principe indigne de lui délivrer le moindre reproche. Elle n’est rien. Juste une étrangère à la langue bien pendue, qui se permet de porter des jugements avec une hygiène de vie infiniment moins louable que celle de la défunte. C’est plus fort qu’elle. Epouser les formes d’une chirurgienne plus dépravée qu’elle ne lui a pas pour autant fait perdre sa nature profondément moralisatrice. « - Fallait y penser quand elle était encore en vie. C’est trop tard pour jouer au bon toutou chagriné et docile. T’as eu tout ce que tu méritais à force de manger à tous les râteliers. » La nécromancienne laisse exulter sa rage à travers sa prison charnelle. Ce corps appétissant qui ne lui appartient pas, dont elle usurpe l’apparence. Qui parvient à la débecter lorsque son cousin salive à l’idée d’en posséder les courbes alléchantes. La manifestation volcanique ne ressemble pas à l’habituelle reine des glaces, adepte des colères froides et des médisances plus subtiles, mais ses nerfs sont déchirés en lambeaux. Elle a davantage de difficultés à faire semblant d’être une autre avec Lui, à se laisser macérer dans son jus sans broncher. Le cœur en friche, la harpie se rapproche, le toise sévèrement. Elle observe le physique en déclin, la santé qui se dégrade à une vitesse folle. Son souffle brûlant se perd contre Sa mâchoire en broussaille. « - Et puis regarde-toi. T’as plus que la peau sur les os. C’est ça le plan, faire une grève de faim ? Te changer en épave jusqu’à ce que quelqu’un ait la bonté de t’achever ? Même pas foutu de te suicider correctement… » Les reproches se mélangent malgré elle à une angoisse latente. La fourbe qui continue de percer sa trachée, qui pulse dans ses veines et malmène sa paroi aortique. En perpétuelle concurrence avec ses pulsions meurtrières. Elle ne s'avoue qu'à moitié qu'elle en crèverait, s'Il exécutait Sa promesse de la rejoindre dans la mort.

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MessageSujet: Re: /!\ Devils and heathens alike (pv.)   Jeu 24 Sep - 21:21


Le retour à la surface lui donne l’impression d’être resté pendant des heures la tête sous l’eau. Asphyxié par le loup, le soldat a du mal à offrir un court normal à sa respiration. Elle se heurte contre les parois de sa cage thoracique, frappe en écho avec son cœur qui en devient douloureux. Les membres tremblent, s’agitent et il peine à reprendre le total contrôle de son propre corps. Emprisonné dans une peau qui lui fait défaut, les mauvais traitements qu’il inflige à son organisme se rebellent et lui font bien savoir. Les paupières se ferment, un soupir lui caresse les lèvres et il s’oblige à se relever. Frissonne quand le venin de la chirurgienne lui éclate dans le dos. Stain ravale ses insultes, se contente de laisser un sourire amer courir sur ses lippes tout en s’acharnant contre la serrure. Mains tremblantes lui donnant l’impression de flirter avec une sénilité qui lui fait horreur. Plutôt crever maintenant que de terminer impotent et sénile. « -  C'est pas du respect, c'est de la distance. L'adolescent a eu sa piqure d'hormones et les femmes plus vieilles que lui, en fin de compte, c'est pas son genre. » Il crache son venin avant de s’engouffrer dans la demeure de sa cousine. De se prendre sa peine en pleine gueule et de retenir une nouvelle fois son souffle le temps de récupérer ses affaires. Il n’a plus sa place ici. Pas plus que Nymeria. Il n’est qu’un fantôme qui erre dans les limbes d’un passé qui n’existe plus que dans sa mémoire. Il s’efforce de ne pas oublier, d’entendre les échos de Sa voix dès qu’il se réveille. De La voir, hanter son appartement et sa vie pour ne pas tenir Son image. Anna. Son souffle, sa vie. Depuis sa naissance, bien avant la malédiction, il est lié à Elle. Ezio, Stain, peu importe, les deux hommes sont les esclaves d’une seule passion. Réduit à néant par un amour qui détruit de l’intérieur tant il peut être puissant. Extrême, comme tout le reste de sa pitoyable existence.

La résignation se fait dans un soupir et il s’oblige à quitter la demeure. S’élance tête baissée jusqu’à la porte pour se heurter à la chirurgienne. Il se laisse repousser, y ajoute du sien pour s’éloigner au mieux de la brune. Ses reins le lancent, se bloquent et il sent pendant une fraction de seconde, ses jambes se briser sous son poids. La mâchoire se serre en signe de mécontentement et le Hunter cherche du bout des doigts un meuble pour lui servir d’appui. L’exploration se heurte à du vide et un nouveau soupir s’extirpe de sa gorge sèche. La question lui arrache un sourire. Les compliments déguisés aussi. Il en croise les bras contre son torse et se perd un instant dans la contemplation du néant. Pourquoi ? Parce que le loup qu’il abrite sous sa peau est trop gentil. Plus malin aussi. « - Je tiens à mon estomac. Le loup a bouffé un zombie juste avant, je préfère éviter l'intoxication alimentaire en en rajoutant une couche. Je suis pas sûr d'être assez résistant pour digérer une telle quantité de venin. » Il La désigne d’un mouvement dédaigneux de menton. Ne cherche même plus à cacher sa mauvaise humeur évidente. Si le fait de se trouver dans la maison de Cora décuple sa peine, s’y trouver face à la chirurgienne tiraille ses nerfs et titille sa colère. L’accusation tire ses traits fatigués. Assombrit le noir de ses prunelles qui refusent de La lâcher. Il fusille du regard, accable la vipère du poids de sa haine et crispe ses doigts contre ses bras pour retenir son envie de La faire taire. Enrouler ses phalanges contre cette gorge de porcelaine et serrer jusqu’à ce qu’elle lui pète entre les doigts. Pas ici… C’est un soupir qui lui caresse la peau. L’oblige à se souvenir du lieu où il se trouve. Alors il s’oblige à rester à distance, refuse de La toucher par crainte de se casser la gueule dans le vide contre lequel il tangue depuis sa mutation. La réponse reste bloquée dans sa gorge. Stain se mure dans le silence. La culpabilité le ronge, jusque dans les tréfonds de son âme. Elle détruit l’homme autant que le loup. Et le déferlement de reproches et de colère qui s’écrase contre ses épaules le laisse interdit. Si éloigné de l’attitude habituelle de la chirurgienne. Si ressemblant aux élans embrasés de sa cousine. Il se mord la langue, se maudit de voir des ressemblances là où il ne devrait y avoir que des différences.

« - Elle est belle la reine des glaces quand elle perd son sang-froid. T'as tes règles chérie pour prendre la mouche comme ça? » Lâche-t-il, moqueur. Un sourire cynique venant se poser sur ses lèvres, du feu dans les pupilles jusqu’à présent éteintes. Le défi le grise. Eveille les passions de ce corps en train de mourir. Vivant le temps d’un échange houleux avec cette femme qui le révulse autant qu’elle l’attire. « - Mêle toi de tes affaires. » Autoritaire et incisif, le soldat ferme la discussion. Il n’a aucun compte à lui rendre. Et se fait violence pour ne pas La contraindre au silence. Sa main le démange, élans électrique qui lui démangent la paume. La gifle, pour mieux expulser toute cette tension qui lui tend le corps et le cœur. L’horreur du geste pour apaiser sa frustration. Il efface la tentation d’un battement de cils. Et s’efforce à rester de marbre lorsqu’il La voit se rapprocher. Les bras se décroisent lentement et c’est toute la stature famélique s’oblige à se redresser. Stain se protège derrière des remparts qui n’existent plus. Rompus par endroit, faciles à forcer pour mieux s’introduire sous sa peau et lui faire mal. Il souffre et les mots qui l’accablent ne font qu’accentuer sa douleur. C’est l’idée, mais les résultats tardent à arriver pour le satisfaire. Le soldat baisse la tête, s’enlise dans son malaise. Pitoyable tentative de mettre un terme à sa vie qui ne lui a offert que la chaleur de la honte. La douleur dans les reins et le mécontentement de ses vertèbres démolies. Il chasse la honte de son cuisant échec dans un battement de cils rageur et relève le museau pour reporter toute son attention sur la chirurgienne. « - Je viendrais te voir pour ma prochaine tentative, je suis sûr que tu te feras un plaisir de m'achever. Pour la science, comme tous ceux qui crèvent sous tes jolis petits doigts. » Le venin qui s’extirpe d’entre ses lippes lui arrache la langue et le fait frissonner. Dans sa misère pitoyable, il serait capable de lui demander de l’achever. En dernier recours, si sa mort tarde trop à venir, il le ferait. La détermination qui fuse sous sa peau parvient à le surprendre le temps d’un battement de cœur.

Le silence en chape de plomb et le vide en sécurité. Stain reste le plus droit possible, raide à cause de ses reins qui le lancent à chaque mouvement. Douleur remise au goût du jour à cause de sa transformation. Le soldat finit pourtant par se rapprocher, laisse sa main valide s’élever jusqu’à Sa gorge. Il se perd dans la contemplation des lignes de porcelaine, et les phalanges se crispent contre le néant. Elles se suspendent à quelques infimes centimètres de Son cou et le regard se fait de braise alors qu’il revient se glisser contre la glace de Ses pupilles. « - La folle du scalpel perdue en pleine forêt… Tu venais chercher des champignons pour droguer tes patients ou bien tu courrais après le loup ? » L’acidité reste présente dans ses mots, la froideur de son timbre jurant avec la chaleur incendiant le noir de son regard. Le soldat se mord la lèvre, mis au supplice par tout ce qui peut le traverser. Et dans un soupir, la main se referme enfin contre la tentation. Il serre, à peine. Suffisamment pour savourer le contact. « - Qu’est-ce que tu foutais là ? » Le souffle brûle et incendie la peau d’albâtre. Explose contre le rouge de Ses lèvres. Et c’est tout son bide qui se tord, les flammes d’un assemblage dégueulasse léchant ses reins sans la moindre pudeur.

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MessageSujet: Re: /!\ Devils and heathens alike (pv.)   Dim 27 Sep - 20:50

Elle le déteste et son cousin le lui rend bien. Elle sent comme chaque fibre de son être la méprise, n’attend que de la faire plier. Ils se supportent encore moins dans cette vie-là que lors des précédentes. La haine s’est glissée insidieusement entre eux à l’aube de leurs quinze ans, serpent fielleux qu’aucune marque de dévotion n’a su déloger ensuite. Elle atteint désormais son paroxysme, embrase leurs misérables carcasses comme un baril d’essence à proximité d’une allumette enflammée. Les résidus de haine logés dans la carcasse de la chirurgienne subsistent, alimentés par la hargne profonde de l’usurpatrice. Le sourire mesquin qui s’affiche fièrement sur les lippes du milicien lui donne envie de lui arracher la mâchoire. D’en fracasser l’os jusqu’à en déformer Son si charmant visage. Le démon jubile de la voir perdre son flegme, se tordre de rage si facilement. Il ignore que la liste des reproches est interminable. Aucun antidote ne lui permet d’apaiser sa rancœur maladive. Rien ne parvient à la diluer. Une part d’elle donnerait cher pour ne plus rien ressentir. Ni amour, ni colère, ni tristesse, ni nostalgie. Juste du vide, un néant abyssal qui engloutirait toute leur histoire dans l’indifférence et l’oubli. C’est de ne pas y parvenir qui a toujours rendu leur relation dysfonctionnelle si électrique, éprouvante et chaotique. Le sentiment d’inachevé les a rendus aigris, bien avant qu’ils n’en piétinent les décombres avec d’ignobles traitrises. Ils sont passés maitres dans l’art de se pourrir la vie, d’inventer des trahisons de plus en plus impardonnables et abjectes. La dernière en date lui écrase les entrailles, les broie avec une ardeur démesurée. Elle sait que les séquelles sont irréversibles, qu’elle ne lui laissera pas de répit avant d’avoir détruit le perfide.

Machiste à souhait, l’interrogation la fait rugir. « - Paye ta répartie. T’as raison, ne m’épargne pas le cliché du mâle arriéré qui a tellement peur de voir ses couilles tomber qu’il passe son temps à se les tripoter ouvertement pour montrer qu’elles pendent toujours. La reine des glaces en a juste marre de côtoyer des soldats abrutis dans ton genre à longueur de journée. Manque de bol, ça tombe sur toi. » Aboie t’elle, les nerfs à fleur de peau. Elle s’avance, menaçante, prête à lui faire ravaler Son audace. « - Oh et appelle-moi encore une seule fois chérie et je te sectionne la langue avant de te la faire bouffer. » Le surnom déplacé la rend folle, instaure une familiarité qui lui déplait affreusement. Impérieuse, la jalousie la tiraille, fait courir des frissons de fureur le long de son échine. Si elle se doute qu’il n’a rien d’affectueux, et ne sert qu’à accentuer la moquerie appuyée, elle ne la tolère pas pour autant. Sans appel, l’injonction parvient à lui clouer momentanément le bec. Contrainte de s’astreindre au silence, à défaut de pouvoir révéler sa véritable identité. Elle passe son temps à l’imaginer. A le visualiser se mordre les doigts de s’être comporté ainsi avec elle. De ne pas avoir reconnu la créatrice derrière les traits taillés à la serpe.

Ma prochaine tentative. Ses sourcils se froncent, traduisent son étonnement. La sorcière ne s’attendait pas réellement à une telle réponse et cille légèrement. Les prunelles claires se fondent dans les sphères ténébreuses de son vis-à-vis, en sondent les nuances d’acier. Un courant glacé traverse ses membres, lui vrille le crâne. La peur qu’Il recommence lui mord les chevilles, la paralyse complètement. Ce ne sont pourtant pas les idées qui manquent. Les suggestions funestes qu’elle pourrait lui susurrer à l’oreille, pour qu’Il s’exécute sans se rater. « - Comment tu t’y es pris ? T’as confondu les balles à blanc avec celles en argent ? » Les railleries lui échappent, s’envolent dans l’air vicié avant qu’elle n’ait pu les réduire en lambeaux sous les assauts de ses barrières de nacre. « - Il faut bien des cobayes pour arriver à des avancées scientifiques, tu devrais être fier d’y participer. Pour une fois que tu te rends un peu utile. » Pour la science. Pour son Dieu, oui. Au grand dam de son frère ainé, elle n’est jamais parvenue à s’en défaire. Elle n’a même pas essayé. La biologie, comme moyen ultime de parfaire son œuvre et de le servir. Dévote, Nymeria n’agissait qu’en son nom, que pour lui. Persuadée de satisfaire la volonté divine en charcutant de pauvres métamorphes. Des aberrations de la nature, des suppôts de Satan. Des bêtes de foire juste bonnes à être soumises à d’atroces expériences. De la vermine dont il fallait étudier et maitriser les plus infimes caractéristiques. Pour mieux exterminer les infectés. Tous, jusqu’au dernier. Le corps soumis à des mutations intempestives la révulsait, lui donnait de l’urticaire. La marque du diable logée dans la chair affable, gravée dans l’albâtre si attirant. Cela ne l’empêchait pas d’être horriblement tentée. De trembler de désir dès que le regard sombre glissait sur ses courbes affriolantes. Et de se tailler l’épiderme ensuite pour expier ses péchés. La purification par le sang versé. L’hérétique qui habite à présent son enveloppe en ricane, exècre la bêtise de la religieuse. L’irlandaise représente tout ce qui la débecte depuis l’Inquisition. L’intolérance, au nom d’une entité invisible. L’hypocrisie de condamner des vices dans lesquels on sombre soi-même sans retenue. Mais elle se surprend néanmoins à reproduire les mécanismes douteux de la fanatique. Se scarifier la démange, quand elle transgresse les règles et les interdits. Quand elle bafoue sa morale.

Incapable de rester longtemps à distance, le canidé se rapproche. Attise les braises d’une convoitise tyrannique, animale. Qui les persécute et les dépasse tous les deux. Constater Son incapacité à rester de marbre lui fait terriblement mal, tord son palpitant de douleur et cisaille ses vertèbres. Elle sait que ce n’est pas elle qui tiraille ses instincts primaires. Que c’est l’autre qu’Il veut, l’autre qu’Il dévore de Ses rétines ténébreuses. Assez masochiste pour trouver séduisante une tortionnaire de la pire espèce. Il la répugne d’être si faible, esclave de pulsions avilissantes et inavouables. Mais la fusion malsaine persiste, la rend aussi languissante que Lui. « - Mêle-toi de tes affaires. » L’impératif est forgé dans le même moule que le Sien, sert à esquiver des explications laborieuses et peu crédibles. Elle n’a pas de justification à lui donner. La poigne qui se referme contre son cou gracile lui fait esquisser un rictus amer. Elle l’agrippe, la force à renforcer dangereusement sa prise. Ses griffes lacèrent la texture fragile, s’y enracinent comme dans du beurre. Des perles écarlates roulent le long des phalanges serrées, dévalent sans pudeur contre le bras amaigri. « - Pourquoi je me fatiguerais à courir après le loup ? Alors qu’il suffit de tendre des pièges et d’attendre qu’il tombe dedans comme un parfait débutant... » Son souffle arrogant se perd contre la bouche insolente. Les tentatrices purpurines frôlent leurs compagnes brûlantes sans s’y lier. Son index se cale contre Son menton, tandis que le pouce appuie doucement contre la lèvre inférieure, en effleure même l’intérieur. Le manège sensuel s’étire en longueur, jusqu’à le sentir sur le point de céder. Les serpents lascifs descendent alors lentement, caressent le torse avant de se nouer à la boucle de sa ceinture. D’en défaire un cran. « - Pas attiré par les femmes plus vieilles que toi hein ? C’est drôle, ça semble te faire l’effet inverse. Et je ne voudrais pas te vexer mon cher toutou, mais tu as bien pris dix ans dans la gueule ces derniers mois. Tu ne pourras peut être bientôt plus te permettre de faire le difficile. » Susurre t’elle, mauvaise, avant de repousser le shadowhunter en arrière sans ménagement. Ecœurée, elle n’en revient pas qu’Il puisse se laisser charmer dans un tel lieu. Avec les effluves de son ancien parfum imprégnés aux textiles et aux murs. L’ombre de sa silhouette déchue qui hante encore toutes les pièces. Les souvenirs emprisonnés dans chaque recoin. L’atmosphère est encore chargée de leurs violentes disputes, de leurs soupirs sulfureux. Des perles d’une tendresse rare et d’une complicité indéniable. Le damné piétine allègrement tout ce qu’ils ont vécu et construit ensemble, en osant ne serait-ce que songer à entremêler leurs reins.

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MessageSujet: Re: /!\ Devils and heathens alike (pv.)   Mer 30 Sep - 20:50


L’offense est faite et l’aboiement qui y répond appose sur les lèvres du soldat un sourire satisfait. Il ne bouge pas lorsqu’elle s’avance, seulement des frissons d’une infime crainte viennent dégringoler contre sa peau. Habitué aux élans furieux de sa cousine, ceux de la chirurgienne ne sont que des petites tempêtes en comparaison. Et pourtant, dans cette réplique acerbe, le loup perçoit les échos d’une voix familière. Les notes de l’Italie, dissimulée sous la glace et le feu de ce sang qu’ils partageaient incendie les prunelles de la brune. Quoi qu’il fasse, il y revient. A cette comparaison douteuse. Cette juxtaposition des opposés qui ne devraient pas avoir lieu d’être. Et quand il croit trembler de désir pour l’une, c’est l’autre qui prend sa place. Elle. La seule. Il dessine son reflet dans le moindre de ses délires. Appose les chimères de ces traits qu’il a appris par cœur au fil de sa vie sur tous les visages qu’il côtoyé d’un peu trop près. Et la reine de glace est son meilleur tableau. La plus belle représentation de ses fantasmes d’amant blessé. La déchirure lui brise le cœur. Le broie en petits morceaux pour le rendre encore plus odieux et amer. Dans son trépas, Cora lui a dérobé les derniers restants de bon sens qui s’accrochait sous sa carne. Le Hunter n’en a plus rien à foutre, qu’on le montre du doigt, s’insurge devant son manque évident d’éducation. C’est un faux qu’il porte avec fierté et qui le protège de la faiblesse qui réside sous la peau. La tendresse qui lui fait défaut quand Elle n’est pas la personne qui la reçoit. Il hausse une épaule et agite la main sous le nez de la chirurgienne, son attitude transpirant une désinvolture moqueuse. «  - Personne ne t'y oblige. Si tu changeais de boulot, on ne te collerait plus des arriérés au derrière. Pense-y, un changement de carrière ça ferait du bien à tes nerfs, et à ton teint. » Il la désigne, évasif avant de tapoter de l’index contre sa tempe. A défaut de pouvoir Lui tapoter sur le front jusqu’à ce que son doigt ne vienne lui gratouiller la cervelle. Et le sourire s’agrandit. Les canines se dévoilent et la malice pétille dans la noirceur de ce regard qui ne La lâche pas. « - Menace-moi encore, j'adore ça. » Le timbre se fait ronronnant. Patauge dans le miel, et se fait suave pour enrober le cynisme d’une couche de douceur séductrice. Papillonnant des cils pour se montrer plus charmant et pousser la chirurgienne à continuer sur sa lancée. Fier de l’effet que ce pauvre petit surnom peut avoir sur Elle. Quand dans sa bouche il sonne comme un énième défi. Un moyen supplémentaire de se brûler les doigts contre cette femme qui le plonge dans un tourment aussi détestable qu’enivrant.

« - C'était dans mes options, manque de bol, on m'a pas laissé l'accès à l'armurerie. Je me suis contenté de la corde, à l'ancienne. Même pour crever on peut pas être tranquille... » Le dépit et la déception dans la voix. Et le regard qui se détourne pour mieux s’abandonner dans la contemplation du vide. L’échec au bord des lèvres, elles s’en pincent de contrariété. L’ébauche de la faiblesse s’estompe dans un geste. Les phalanges qui s’enroulent autour de la gorge pour se retrouver rejointe par Sa main. Il ne bronche pas, c’est à peine un haussement de sourcil qui accueille la douleur qui fuse le long de son bras amaigri. Et un étrange soupir qui s’échappe de ses lèvres. « - Ah, c'est moche de piquer ses répliques à quelqu'un d'autre. Et en général quand on fait ça, c'est qu'on ne sait pas quoi répondre. » Le gamin prend le pas sur l’adulte. Scrute les pupilles céruléennes avec la même expression enfantine qu’il pouvait avoir quand Anna prenait soin de ne pas lui répondre. Détourner la discussion pour éviter un fâcheux sujet. Et le point de non-retour qui revient buter contre son cœur. Ses nerfs se fendent et se tendent, et la contrariété le pousse à agripper un peu plus fortement la gorge de sa tortionnaire. Les muscles se crispent lorsque la distance s’envole dans un battement d’ailes. Le feu dans le creux des reins, et le souffle en déroute. Le contact l’électrise plus qu’il ne le devrait et lorsque sa lèvre se retrouve sans caresse, il la mord pour contenir le trouble et laisser le soupir de frustration mourir sur sa langue.

« - T'es encore bien conservée pour ton âge, ça trompe la vigilance. Aigrie, certes, mais pas trop mal. C'est le poil au menton, ça vieillit. » Il le murmure contre la peau d’albâtre avant de se faire repousser une nouvelle fois. L’affront sur la peau, le loup hurle et montre les crocs. Le lieu le gêne autant qu’il ravive la brûlure dans le creux de ses reins. Ses sens le fourvoient, lui revoient les effluves d’une senteur disparue et exacerbe ses envies. Il se sent con, de bafouer aussi affreusement la seule qui comptait à ses yeux. De brûler d’envie de s’abimer avec une autre dans l’antre de ces souvenirs communs. Et pourtant. Il se redresse de toute sa hauteur, les vertèbres craquent sous l’effort mais il s’en fout. La menace dans les pupilles et le désir au bout des lèvres, le soldat brise une nouvelle fois la distance. Brutales, ses hanches se heurtent contre les Siennes, obligeant la chirurgienne à reculer. « - Au moins maintenant, on est bien assortit. » Lâche-t-il dans un souffle brûlant, railleur, ses phalanges serpentant le long de Son dos pour mieux venir s’accaparer la courbe de Ses fesses. Si d’ordinaire il s’oblige à épargner le contact dérangeant de sa main morte, il en oublie ses belles attentions et la laisse s’échouer dans le décolleté de la chirurgienne sans la moindre pudeur. Les lèvres s’effleurent, distille le souffle de l’un pour qu’il se mêle à se celui de l’autre. Il teste ses limites. Etire jusqu’à la rupture le fil du restant d’honneur qui s’étiole sous sa chair. Et il constate que la tentation qu’Elle représente, aussi plaisante soit-elle, lui déchire le cœur et le ventre. Deux maux qui se partage une seule enveloppe déjà bien affaiblit. Le désir et la culpabilité en écho contre la fatigue de son cœur.

« - Qui te dit que ce n'est pas toi qui vient de tomber dans un piège? » Il le murmure contre Sa bouche, laisse sa langue s’abîmer contre le satin de Sa lèvre. Et les flammèches s’embrasent. Il a semé de la poudre sous ses pieds et vient de se prendre l’explosion en pleine gueule. Le corps se presse contre celui de la chirurgienne, avide de contact. De cette chaleur qui lui fait défaut. Et il scelle sa déchéance dans un baiser aussi fiévreux que violent. Le loup hurle à ses oreilles, se fracasse contre la chair au même titre que l’organe entre ses côtes. La douleur se fait fantôme, et les paupières se ferment pour s’enliser dans ses délires. Les sens en berne, Stain se raccroche aux miettes qui flottent encore dans l’air. A cette odeur qui lui papillonne dans le bide. Aux souvenirs et à ce présent qui le mutile. Il ravale sa souffrance dans un soupir lourd d’un plaisir qui lui envahit le corps. La convoitise le fait trembler d’impatience et la main échouée contre Ses reins brûle la hanche et vient se glisser contre Sa cuisse. Les phalanges se sont plus incisives, s’approprient la peau d’albâtre sans honte ni douceur. C’est sa cousine qu’il embrasse mais le corps d’une autre qu’il malmène. Le cerveau plongé dans les récifs de ces instants volés. Le corps emprisonné dans la décadence d’un désir viscéral. L’indécence à fleur de peau et le sel d’une peine impossible à effacer contre ses paupières.

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MessageSujet: Re: /!\ Devils and heathens alike (pv.)   Dim 11 Oct - 20:19

Nonchalant. Moqueur. Désinvolte. Son attitude transpire l’insolence, fait crisser ses dents d’agacement. Cette manie qu’Il a toujours eu d’afficher un sourire effronté en toutes circonstances, de plaisanter constamment. Pour mieux dissimuler la noirceur et les plaies béantes nichées sous la carapace. Les vices grouillant sous l’albâtre clair. Déjà enfants, il maitrisait l’art de la faire sortir de ses gonds à la perfection. Des siècles plus tard, rien n’a changé. L’habitude n’a fait qu’empirer. Est-Il devenu plus aguerri ? A-t-elle perdu en tolérance ? Certainement le mélange corrosif des deux. « - Pour faire quoi d’autre ? Je préserve justement l’état de mes nerfs en découpant au scalpel les dégénérés de ta sous-espèce. Sans ça, je serais forcée de trouver une autre distraction. » Susurre t’elle, rappelant au milicien les ignobles sévices dont Il a été victime. Il y a autant de vérité que de mensonge dans ses propos. Elle ne s’imaginait pas travailler sur des vivants, encore moins torturer de la sorte des métamorphes. Néanmoins, elle se surprend à affectionner l’adrénaline qui s’écoule dans ses veines à chaque incision. Cette sensation grisante de pouvoir et de contrôle. Terriblement trompeuse aussi. Elle reste l’instrument des puissants, le pion sur un échiquier maculé du sang de pauvres innocents. « - Tu pourrais finir par le regretter, si je les mettais à exécution. Tu n’avais pas l’air d’aimer tellement ça, quand tu te faisais charcuter. » Le défi embrase ses iris, teinté de l’envie lancinante de le réduire au supplice. De lui faire amèrement regretter d’avoir osé fanfaronner en se riant du danger.

« - Tu aurais pu réessayer avec une méthode plus efficace. » Souligne la vipère, en haussant négligemment les épaules. Elle s’efforce de ne pas trahir l’angoisse qui palpite sous la couche de glace, de l’étouffer au plus profond d’elle. « - Si tu l’avais vraiment voulu, tu y serais parvenu. » Catégorique, elle ne peut s’empêcher d’ajouter l’affirmation acerbe, sans aller néanmoins jusqu’au bout de sa pensée. Elle rappellera à son cousin en temps utile qu’Il a trahi Sa promesse, comme Il a d’ailleurs allègrement piétiné toutes celles ayant pu les lier. La liste des affronts ne cessera jamais de s’étirer. La distance se brise, répand des frissons de répulsion et d’envie le long de son échine. Une lueur taquine éclaire les billes d'obsidiennes, fugace et sincère. Douceur éphémère. Elle a du mal à s’en défaire. L’éclat enfantin lui manque, quoi qu’elle en dise et quoi qu’elle en pense. Effacer Ezio complètement est impossible. Proportionnel à la haine, l’attachement de la gamine d’autrefois reste ancré à ses viscères. Elle ne parvient pas à détruire entièrement Anna, peut être car ce serait perdre tout ce qui lui reste encore de sa jumelle. « - Ou bien qu’on ne veut pas le faire. » Avoue-t-elle, accentuant son manège sensuel. La facilité extrême avec laquelle l’italien se laisse séduire jette de l’huile sur le feu. Le brasier lui ronge les reins, les brûle avec une telle vigueur qu’ils en deviennent douloureux. « - On peut dire que tu sais parler aux femmes. La vieille t’emmerde et va te laisser te contenter de ta main droite je crois. » Abrupt, l’aboiement vise à remettre sèchement le soldat à sa place. Elle repousse le dépravé sans la moindre once de délicatesse. La fierté maladive de la sorcière s’insurge, refuse de se rendre esclave d’abjectes pulsions. Elle vaut mieux que ça. Mieux que Lui, prêt à souiller leur histoire juste pour assouvir des instincts dégradants. Et pourtant. C’est bien elle qui tremble de désir face au meurtrier de son ainée. Qui le provoque, l’aguiche pour le faire céder. Son parfum enivrant excite ses sens, les aiguise au couteau. Plus qu’elle ne le voudrait.

Le fauve revient se presser contre elle avec force, sans lui laisser la possibilité d’esquiver l’étau de chair. Les phalanges baladeuses s’égarent, s’approprient ses courbes grossièrement. Aucune trace de tendresse, seulement les stigmates d’une férocité mal contenue. Une violence animale guide Ses gestes lascifs, estampille l’épiderme opale. Il malmène les formes féminines hargneusement, avec la même ferveur criminelle que lors de leur dernière rencontre. Les serpents indécents longent ses flancs, plongent dans le décolleté généreux. Elle songe à lui demander l’espace d’un instant s’Il n’a pas retenu la leçon. Se demande si son ‘frère’ est finalement allé ou non lui casser la figure. Elle en doute, compte tenu des blessures non apparentes et de l’absence nette de traumatisme. Cruellement déçue qu’Il ne se soit pas fait laminer et tabasser comme Il le méritait. La question lui brûle la langue, mais elle se retient de la prononcer. « - Bien assortis ? Tu ne peux pas mieux t’y prendre pour m’insulter. » Persifle t’elle, sans pour autant s’écarter. Inapte à le faire, et à rester percluse de frustration. Leurs souffles s’égarent, s’unissent. Un gémissement de plaisir s’échappe de ses lèvres écarlates, vient mourir contre Ses lippes racoleuses. Comme une lame, la proximité licencieuse écorche son cœur et sa chair. Elle la transperce, et les gouttes vermeilles sont semblables à de l’acide, font bouillonner son hémoglobine.

La raison en déroute, elle ne réplique pas à l’interrogation mutine. Seul le corps répond au baiser sulfureux. A la ferveur despotique qui les possède tous les deux et les pousse à se fracasser sauvagement l’un contre l’un autre. La limite entre leurs deux peaux qui se dissout, lentement mais surement, à mesure que ses hanches épousent les Siennes dans une étreinte malsaine. Les mains expertes de l’inquisiteur continuent de s’emparer de ses cuisses. Remontent le tissu sombre de sa jupe, effilent ses collants. Son dos heurte le mur rudement, alors qu’elle cherche maladroitement à reculer en l’entrainant avec elle. La distance mal mesurée avec l’encadrement de la porte du salon. Elle ignore la piqure d’affliction qui lui pince la nuque, s’appuie contre le béton pour ne pas chanceler. Ses griffes attrapent Sa mâchoire, rendent plus dévorante encore leur contiguïté dévastatrice. Vils curieux, ses doigts s’immiscent sous la chaleur de Son haut. Ses ongles égratignent Son dos, s’y plantent comme pour laisser des marques de son passage. Vorace, la furie profane la peau laiteuse, la meurtrit pour rendre sa brutalité à son amant. Redécouvrant la carcasse du traitre, amaigrie par des semaines de privation. La cervelle ne répond plus, détraquée par le besoin oppressant de Ses caresses. Osmose malsaine. Un dernier mordillement affamé, et sa bouche s’éloigne de celle de l’assassin. Les phalanges enjôleuses redescendent avec empressement, font coulisser la boucle de métal de la ceinture contre le cuir, jusqu’à en détacher brusquement tous les crans. Elles glissent alors contre la chute de Ses reins, agrippent les fesses sans pudeur. « - Je suis surprise que tu tiennes encore, dix secondes de plus et tu vas peut être réussir à battre ton propre record... » Ronronne-t-elle dans le creux de Son oreille, mielleuse et perfide. Elle le provoque ouvertement, arrose de sel les blessures d’orgueil en tournant en dérision les défaillances de la machine.

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MessageSujet: Re: /!\ Devils and heathens alike (pv.)   Sam 24 Oct - 16:08


L’aboiement qui se répercute contre ses tempes lui arrache un sourire. Cynique et sombre, l’ébauche sur ses lèvres se pare des mêmes éclats assassins que ceux qui vrillent ses pupilles sombres. Le soldat se redresse, toise la gamine effrontée de son regard mutin. « - Vulgaire en plus. Méfie-toi, tu es train de devenir aussi mal élevé que moi. Tu me prêterais la tienne? Parce que je doute que tu veuilles vraiment arrêter là... » C’est un murmure qu’il laisse mourir contre Sa peau alors qu’il revient se presser contre elle. La chaleur le tyrannise, appose un supplice sur ses sens en déroute. Elle réchauffe la peau et le cœur. Pousse la machine à battre plus fortement. Il s’approprie le corps sans vergogne, frissonne au contact de cette peau qui le rend fou. Et distille la honte dans ses veines. Celle de se sentir vivant en sa présence. L’attrait qu’elle exerce sur lui est déplorable. Pitoyablement violent à tel point qu’il ne peut pas s’en défaire. Violence d’une passion malsaine qui ne devrait pas exister. « - Possible, mais je doute que les compliments t'atteignent. » Il se moque, atténue l’acide avec son venin. Et mord les lippes assassines. Balance de la poudre sur le tas déjà fumant qui se dépose sur ses reins. Les cendres de sa honte. De l’horreur de ce désir viscéral qui le prend aux tripes et détruit le peu de raison qui continue de perdurer entre ses deux oreilles. Un soupir vient mourir contre Sa bouche lorsque l’étreinte se renforce. Les mains qui s’apposent contre sa peau l’enflamment. Il en frissonne, le sang en ébullition.

Les muscles se contractent et le souffle se suspend. Accroché à Ses lèvres, le loup ne bouge plus lorsque sa ceinture se défait. La frustration gronde sous sa peau, et il se mord la lèvre pour chasser le trouble qui lui broie le bide. La provocation froisse ses traits le temps d’un battement de cœur. Rappel d’une fâcheuse rencontre qu’il aurait préféré oublier. Ou au moins ça finalité. Sa honte personnelle. Le soldat s’efforce malgré tout d’apposer un sourire sur ses lippes et vient cueillir la main échouée sur son derrière pour la contraindre à se glisser entre ses cuisses. « - L'entraînement, je tenais à ne pas te décevoir la prochaine fois que je te croisais. » Il le soupire contre Sa bouche. Joue du bassin pour rendre la contiguïté plus étouffante encore. S’enlise dans une obscénité frôlant le naturel. C’est une provocation qu’il se lance. Les phalanges contre la manifestation d’un désir évident. L’éveil des sens quand d’ordinaire il n’y a que le silence. Il s’en veut. De voir son corps réagir aussi facilement devant Elle. Quand avec Cora les choses n’étaient pas aussi simples. Les pensées noires l’accablent et il les chasse en revenant se heurter contre la tentation de Sa bouche. Libère Sa main de l’étau de la sienne pour revenir s’approprier Ses courbes. Et sous la pression de ses phalanges contre la chute de Ses reins, Stain oblige la chirurgienne à se détacher de son appui de fortune. Agrippe le corps pour le serrer contre le sien, emprisonne la nuque dans un étau douloureux pour l’empêcher de s’éloigner de la fièvre de ses lèvres. Et lorsque les hanches du loup reviennent se heurter contre les Siennes, les cendres se font brasier. Il perd pied et s’enlise sans vergogne dans sa dangereuse décadence. Exècre sa domination sur sa partenaire d’infortune. La main s’agrippe plus fortement autour de Sa nuque et la force à s’éloigner. La fièvre de ses pupilles sombres se perd un instant dans le bleu de glace et dans un soupir, la poigne du Hunter force la sorcière à se plaquer contre le panneau de bois de la table. Le meuble vacille sous le choc. Les collants se déchirent, la jupe remontent brutalement sur les reins et le jean s’échoue sur les chevilles. L’intime se fait indocile et c’est tout le corps qui se rompt sous les assauts d’un désir à son paroxysme. Les phalanges tremblent victimes d’une frustration qui se répercute jusque dans les tréfonds de son âme. Une main vient s’agripper aux mèches noires, maintient dans un étau de fer la nuque de la chirurgienne, quand l’autre guide l’impudence entre Ses cuisses. Et la fusion de corps ennemis se fait sous la violente impulsion de ses reins en feu.  

La chaleur contre le froid d’une peau à l’agonie et la fureur ancrée au corps. Les hanches se brisent, claquent contre les reins qu’il domine sans vergogne. Le soldat s’agrippe à Ses hanches, malmène la peau d’albâtre et la chevelure d’ébène. Les paupières se ferment un instant, la cécité l’enlise dans des chimères qui lui coupent le souffle. Il s’enlise dans la haine sourde pour la laisser dicter sa conduite et le rythme de ses reins. Du venin dans ses gestes, la tendresse abandonnée dans les méandres de son cœur déchiré. Il se brise, littéralement contre les reins et lorsqu’il se penche pour laisser son torse se plaquer contre Ses omoplates, la douleur fuse. Les vertèbres craquent et le corps tressaute. Perd de sa ferveur assassine le temps d’un soupir empli d’une douleur difficilement contenue. Le visage du loup s’enfouit dans les cheveux et dans un râle, la domination reprend. Le corps se redresse, et dans son geste, il entraine celui de sa partenaire d’infortune. Tire sur les mèches sombres pour La forcer à délaisser le panneau de bois. Etroitement lié à Elle. Ses soupirs trouvant un écho dans ceux qui franchissent ces lèvres écarlates. Aveuglé par les vagues de plaisir qui le prennent aux tripes, Stain se coupe de sa triste réalité. Agrippe le corps par peur de sombrer. Marque d’estampilles sanguines la peau avant de laisser sa main venir trouver refuge contre la chaleur de Ses cuisses. L’éclatement des sens, il le ravage de l’intérieur. Crispe ses muscles et le pousse à se briser plus fortement contre Ses reins. Les caresses se font pressantes alors que l’extase lui explose dans le cœur. Le souffle en berne, le corps en lambeaux, les reins refusent de s’enliser dans l’immobilisme. S’acharnent à vouloir La briser jusqu’à ce qu’il la sente se tendre à son tour. Au diapason de celui qui s’est échappé de ses lèvres quelques instants plus tôt, le plaisir se libère dans un soupir des lippes de la chirurgienne. Stain s’abandonne un instant contre Sa peau, se laisse enivrer par les senteurs fauves de sa tortionnaire.

« - Tu vois… J'ai battu mon record... Chérie. Et j'ai niqué tes collants. » Le murmure est incisif. Cynique. Glacial. Il le laisse effleurer Sa peau, gorge déployée qu’il effleure du bout des doigts. Avant de se retirer, sans douceur, sans sommation. Il La repousse et recule pour mieux se rhabiller. Le corps encore envahi des fourmillements d’un plaisir honteux, Stain sent les mains de la honte lui enserrer la gorge. Il les a souillés. Sa mémoire et celle de Cora. Cet édifice qu’ils se sont évertués à bâtir pendant des siècles. Salis par ce qu’il vient de faire. Cette sueur froide qui lui court sur la peau et le goût d’une autre sur ses lèvres et dans son corps. Des frissons lui lacèrent l’échine et le soldat perd pied. « - Va pas pleurnicher chez ton frère pour une paire de collants cette fois. » T’as que ce que tu mérites… Il ravale son venin et quitte le lieu. S’engouffre au dehors pour ne plus respirer l’air vicié par sa propre duplicité. C’est de la haine qui le fait claquer des dents. Envers Elle. Envers lui. La colère s’expulse et envoie son pied se péter contre une souche. La douleur fuse le long de sa jambe mais il s’en fout. Le soldat serre le poing et accélère l’allure. Triture son t-shirt, imprégnée de l’odeur de Nymeria. Ou bien c’est sa propre peau. Les arracher, l’un comme l’autre pour effacer l’affront. La tentation le prend à la gorge et sans demander son reste, il arrache le vêtement. Tombe à genoux et laisse le loup venir déchiqueter sa chair pourrie. Laver l’affront dans les larmes du fauve. Ne plus penser. Pendant quelques heures, oublier que ce qui lui a pété à la gueule contre cette table, c’était un plaisir d’une intensité déroutante. Et l’envie de recommencer. Encore, jusqu’à s’arracher la chair contre la Sienne. Le fauve hurle sa douleur, secoue le museau et s’enlise dans les profondeurs de la forêt.

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