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 Question de confiance

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Féminin
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↳ Métier : Généticien & analyste dans la brigade scientifique du gouvernement
↳ Opinion Politique : Pro gouv en remise en question (rebelle come on *.*)
↳ Niveau de Compétences : mon incroyable beauté ? Niveau 2 en rateaux, à partir de 3 la pelle est offerte !
↳ Playlist : Imagine dragon / Alt-J / StoneAge / Mumford and sons / les enfoirés (et oui quand on est français...) / the coors / the lumineers / de palmas (je sais je sais..) / les disney (aucune honte) / thriving Ivory / bien d'autres... aaah et évidement CELINE DION ! (je blague, je blague, on souffle)
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MessageSujet: Question de confiance   Dim 13 Sep - 23:03


« La peur appelle la résistance et la complicité appelle la confiance.» Lise Harou



Question de confiance
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Respire, respire ! RESPIRE JE TE DIS ! Mon souffle est court, mon cœur dérape. Je le sens battre à une vitesse pouvant le faire exploser. Je le sens tel une voiture dont le conducteur joue avec l’embrayage, jouant avant de la lâcher en trombe. Pour mon cœur, ce démarrage n’est pas la meilleure des perspectives mais à ce moment précis, ce n’est pas l e mien qui m’inquiète mais le sien. Je frappe son cœur avec une force que je ne me connaissais pas. Je jure. Je cris. Je le secoue. Il est trop tard. Ma tête se pose sur son torse, je serre les poings et lorsque je me décide à relever les yeux vers son visage je me retrouve à un brouillard. La lumière semble éclairer partiellement celui-ci et je passe une main sur mes yeux, j’écarte les doigts pour la filtrer et attend de m’accoutumer. Je reconnais bien vite le néon que je fixe et l’homme à côté de celle-ci. Il est installé sur le bureau de Brian, ou plutôt l’ancien bureau de Brian…celui-ci étant mort. Je me crispe immédiatement en voyant le visage de l’homme. Je ne suis pas d’humeur à composer avec les jeux de mon esprit ni même à tenter, une fois encore de comprendre sa présence. Heureusement, il ne passe pas son temps à parler. Vu qu’il n’a que ça à faire…imaginez la migraine. Je me détourne et me redresse sur mon siège de bureau, passe mes mains sur mon visage en étirant le plus possible ma peau. Je suis seul, à un « esprit » prêt, dans le laboratoire et constate que personne n’a jugé bon de me réveiller : merci le service technique. Je pose mes mains sur les résultats d’analyses que j’ai sous les yeux et tente de me rappeler ce que je faisais avant de sombrer. Encore. La seule chose qui me revienne c’est le contenu de mon cauchemar. Je suspecte mon nouvel acolyte de le faire exprès.  Imaginer sa mort et ma présence à celle-ci ne m’aidera pas à le virer de mon inconscience et aujourd’hui, de ma conscience. Enfoiré. En plus il m’offre un sourire. Si je pouvais seulement lui envoyer mon microscope dans la tête…

Agacé, je me redresse d’un bon, attrape ma veste (oui ma veste, la canicule semble s’être faite la malle) et mon sac. J’enfile le tout en prenant la direction de l’ascenseur. Bastien est resté dans le bureau, je le vois toujours installé sur le bureau à regarder la ville pendant que les portes se referment. Je souris pour l’instant  de solitude qu’il m’offre ou que je m’offre…je commence à me perdre. Il est tard, encore une soirée que je n’ai pas vu passé. Le paradoxe de ma présence tardive m’amuse légèrement. J’ai tellement voulu quitter l’enceinte du gouvernement il y a quatre mois que m’y retrouver presque nuit et jour volontairement me fait doucement rire. « Suis moi je te suis, fuis moi je te suis » … on pouvait officiellement l’utiliser pour ma relation avec ce gouvernement « allié ». Je soupire davantage pour ma réflexion que pour la présence de ma nouvelle ombre en sortant de la boite métallique. Je quitte le commissariat et décide de prendre le temps de rentrer. Pas besoin de courir, je ne reprends que dans quelque heure. Les mains dans les poches, je dépasse rapidement trois rues peu bondées encore pleine de preuves des derniers évènements. Je souris sans forcement être en accord avec ce qu’ils ont signifiés. La mort n’est jamais désirable qu’elle soit liée aux sbires d’un gouvernement largement despotique que d’une population volontaire ou non à la révolte. Une âme perdue reste …perdue. Comme la mienne.

Mes yeux se posent sur des gravas et accompagne les traces que les flammes ont laissés sur le bâtiment. C’est dingue ce qu’il se passait lorsqu’une mèche s’allume. Comme quoi, le gouvernement a trop longtemps joué avec le feu et celui-ci, représentant le peuple a réussi à être plus puissant que leur égo. Mes yeux se perdent le long de ce bâtiment. Il se dresse si fière au milieu des décombres de cette guérilla. Je serre les poings et glisse mon regard vers mon frère. Celui-ci hausse les épaules. Evidement, je sais, je ne peux rien y faire à présent. Je ne peux constater l’invisible puissance d’une alliance entre deux groupes que tout opposait. Je ne saurai dire si celle-ci est propice à un meilleur avenir tout comme ces barricades qui limitent mon terrain de jeu. Plusieurs des personnes que je connaissais dans ce building ont disparus, probablement mortes quelque part au beau milieu de la ville. Il semble surfait de se lier d’amitié. Je soupire, entre ma tête dans ma capuche et traverse la rue. Fronçant les sourcils, je grimpe les marches et ouvre la grande porte. Le service de sécurité est encore au minimum, les rebelles ont su le pirater avec brio ce qui n’est pas plus mal. Il y a des réponses que j’aimerai obtenir et il semblerait que ce bâtiment, comme par le passé, regorge de réponse. Les agents de sécurité passent sans faire attention à moi, à force mon visage leur parait commun à moins que ce soit par lassitude. Qu’importe. J’entre dans l’ascenseur et appuie sur le numéro 11. Le silence s’entrecoupe de bip strident, j’ai vaguement l’impression de me diriger vers le jugement dernier. Je lâche échapper un rire. A quoi ça te serre d’y aller ? Je tourne le regard vers lui, pose ma tête contre la paroi en soupirant. Je ne sais pas… c’est une réponse simple à obtenir et ces derniers temps… les réponses coutent plus chères… Et si la réponse n’est pas celle que tu espères ? que tu te sois trompé en… encore ? Je soupire en souriant. Pour changer il touche juste. Il parle peu, de plus en plus cela dit, mais a le mérite de faire des interventions qui, de temps en temps, ne m’énervent pas. Je le vois hausser un sourcil. Ok, j’avoue … j’ai du mal à te supporter mais là… ça va … pour le moment. Je sens que ça ne va pas durer… Je souris et secoue la tête. Il me fait l’impression d’un petit frère qui se met toujours en travers de mes pates. Ce petit frère que je n’ai jamais eu. Les portes s’ouvrent, les lumières sont toutes éteintes et j’utilise celle propagée par l’ascenseur pour me diriger jusqu’à l’interrupteur. J’en actionne un qui éclaire un bureau sur trois à peu près et me dirige vers un bureau plus en retrait dont je devine l’halo lumineux.

Je passe à côté d’un bureau que j’ai souvent observé de nuit lorsque mon jeu s’apparentait à stupidité d’enfants. Je fais tourner la chaise et constate la propreté de l’espace. C’est sûre elle n’est plus dans le secteur. Je soupire et apparait dans la lumière du bureau principal, celui du grand manitou. Un grand enfoiré de ce que je sais. Enfin l’ancien. Pour le nouveau, je ne suis sûr de rien. Ou plutôt pour la nouvelle. si je peux te donner un conseil… vas y moins cash que ces derniers temps… rester calme c’est bien aussi tu sais ? J’hoche la tête, le visage fermé et articule un simple « c’est parti ». Je traverse le bout de couloir et m’arrête devant les fenêtres. Voici la plus belle des intimités, des murs en cartons entrecoupés de plexi glace pour surveiller tout le reste de l’assemblée tout en laissant croire à ces derniers qu’ils peuvent faire de même. Enfin… je me concentre davantage sur le spectacle que j’y découvre et me laisse séduire. La voila dans la même position que moi une heure plus tôt : totalement abandonnée sur son bureau. Elle semble la même femme que celle s’endormant à mon côté lors de l’unique conférence que nous avons eu le plaisir de partager ensemble. Sauf la bave, peut être. Ma main droite se glisse sous la capuche, gratte mes cheveux. J’hésite. Je ne suis plus très sûr de vouloir obtenir des informations, à croire que je parviens enfin à me satisfaire de ses sourires contrits, de son absence d’honnêteté envers son nouveau job, du suspens quant à ces volontés. Je le sens près de moi, en attente. Je sais…calmement… J’entre dans la pièce, calmement du coup et m’assoie sur le premier siège en face du bureau. A cet instant l’envie de lui faire une blague me vient. Une envie incisive. Je souris et cherche du regard ce qui pourrait faire l’objet de ma bêtise. Sentant le regard de Bastien,  j’hausse les épaules.. quoi ? Entre nous c’est « calme » ce genre de pratique. J’opte pour une feuille et les stylos, rapidement je dessine un masque. Un masque flippant que je glisse sous ma capuche afin de le faire tenir et commence à tapoter mon genou de mes mains. Un charmant réveil, j’en suis sûr. Une petite frayeur sans conséquence sauf si elle décide de m’envoyer un de ses mawashi geri dans la tête…






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MessageSujet: Re: Question de confiance   Lun 28 Sep - 17:31

Tout a changé. Il suffit d’explosion, de violence, de sang, de gravas et d’un mur autour de la ville pour en donner l’illusion. Jordan avait senti l’orage gronder au loin, nourrit du bruit des tourments d’âmes en colère, comme la sienne mais en plus courageuses sans doute. L’ancien pouvoir avait volé en éclat, la Rébellion avait agit sans faire de demi-mesure, prenant le parti de se montrer aussi impitoyable qu’aurait pu l’être leurs ennemis. Une guerre n’est jamais belle, quelque soit les idéaux qu’elle défend il y a toujours des dégâts, qu’ils soient stratégiques ou collatéraux. L’analyste financière avait alors agit avec plus d’opportunisme dont elle ne se serait jamais soupçonné pouvoir faire preuve. S’enfilant dans la brèche laissé par un patron odieux et dangereux elle avait profité de sa chute, se positionnant en porte parle de ceux avec qui elle travaillait, oeuvrant à une bonne entente avec le nouveau Gouvernement. Il fallait toujours caresser quelques égocentriques dans le sens du poils, se faire bien voir et se montrer coopérative, mais là au moins la jolie rousse avait la sensation d’être dans le contrôle de son existence. Cette fois elle était celle qui tenait les rênes pour faire ses propres choix et le premier qu’elle avait fait était de s’offrir une vie planquée. « Garde tes amis près de toi et tes ennemis encore plus près. » disait un dicton issu d’un ouvrage sur l’art de la guerre, encore elle. Jordan décidait d’appliquer cela, pendant un temps du moins, une manière subtile de se fondre dans la masse, de faire parti du système et d’être au plus près de ses engrenages pour éventuellement les enrayer quand le moment serait propice. Les autres devaient s’y tromper, la penser résigner et totalement en accord avec ce nouveau pouvoir en place, pire servir leurs intérêts en matière de stratégie financière. Mais la rouquine ne perdait pas de vue que l’essentiel était de ne pas se trahir, de rester fidèle à ses convictions et celles-ci étaient bien loin de cloitré tout un peuple entre des murs tout en leur interdisant bons nombres de choses pour lesquels leurs ancêtres s’étaient battus. La liberté était cruellement mise à mal dans cette nouvelle ère et il n’y avait guère que les idiots pour ne pas s’en rendre compte et ceux qui tiraient les ficelles pour être en accord avec cela.

L’épée de Damoclès pendant autrefois au dessus de sa tête n’était plus qu’un souvenir et Jordan avait pu se reconnecter d’avantage avec qui elle était vraiment. Bien sûr elle garderait des cicatrices de cette période sombre de sa vie, mais celle-ci était à un nouveau tournant et cette fois elle avait toutes les cartes en main. Cette situation lui avait donné une forme de sérénité dans les premiers temps, puis les exigences de ses nouvelles fonctions et son goût pour le travail bien fait l’avaient rattrapés très rapidement. Inutile de dire que sa politique de dirigeante était loin de ressembler à celle de son prédécesseur, et si elle ne pouvait se montrer trop libertaire, la jolie rousse ne manquait pas de faire preuve de beaucoup plus d’attention concernant les gens travaillant dans ces bureaux que ce n’était le cas précédemment. Néanmoins la pression de l’efficacité et de l’expertise était là, l’obligeant à demander à chacun d’être le plus rigoureux et performant possible. Elle était sans doute celle qui travaillait le plus afin de contenter d’une part le Gouvernement et de l’autre prendre en considération que ceux qui donnaient ces résultats étaient des êtres humains dotés d’émotions et d’opinions. Mais finalement ce rôle qu’elle endossait désormais était peut-être au plus proche de son rêve d’enfant, faire partie des commandos d’élite de l’armée. Le parallèle pouvait apparaître flou dans un premier temps, mais elle se sentait comme dans une mission d’infiltration le tout en dirigeant toute une équipe dont la vie reposait en partie sur ses épaules.
L’avantage était que l’ennui au travail ne faisait plus parti de son quotidien, exit les chiffres rébarbatifs, c’était la gestion humaine et la communication qui prenait le plus clair de son temps. Des responsabilités particulièrement chronophages et énergivores ces derniers jours obligeant Jordan à travaillé jour et nuit. Sa bonne volonté et sa ténacité n’avaient pas été suffisante, la fatigue avait fini par avoir raison d’elle et c’était le nez dans un dossier Gouvernemental important que la belle rousse s’était assoupie. Son sommeil était calme et son inconscient lui fournissait quelques rêves farfelus dans lesquels il régnait une étonnante bienveillance. Le temps filait sans qu’elle ne le voit passer, les employés prenaient congés les uns après les autres pour qu’il n’y ait plus que les plus zélés qui restent. Perdu dans le monde des songes, enlacé par Morphée, Jordan était bien loin d’imaginer qu’elle avait de la visite. Peut-être était-ce ses sens qui s’étaient soudainement reconnectés au monde réel en sentant une présence dans son bureau mais petit à petit la jeune femme quittait son sommeil. Les ondes produites par des tapotements réguliers venaient faire vibrer ses tympans jusqu’à ce que son cerveau analyse cela comme étant du bruit. Doucement ses paupières s’agitèrent jusqu’à s’ouvrir et alors qu’elle relevait la tête lentement la vue un peu troublée Jordan constatait une présence intruse. La surprise et l’allure menaçante du masque la firent sursauter au point qu’elle fit un bond dont la force faisait reculer son siège plus loin dans la pièce.

Sautant sur ses deux pieds avec autant de vivacité qu’un clown jaillissant de sa boite, la rouquine était désormais on ne peut plus réveillée et sur le qui vive. Son cœur battait fort dans sa poitrine et l’adrénaline avait déjà saturé tous les récepteurs dans son cerveau « Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous faites là ? ». Instinctivement elle s’était mise en position de garde prête à envoyer n’importe quel coup de la panoplie qu’elle connaissait. Chance pour l’intrus qu’elle ai cessé de frapper avant de parler… Fronçant les sourcils elle observait plus attentivement l’individu face à elle, analysant son attitude et son accoutrement ils lui parurent familier. Il lui suffit d’un instant de plus pour comprendre qui était l’auteur de cette mauvaise blague et Jordan fut alors partagé entre le bonheur de sa présence et une forte appréhension. « J’ignorais que les rats faisaient des blagues… » lâchait-elle en baissant la garde et tirant sur sa jupe qui avait inévitablement remonter dans l’action. « Je ne m’attendais pas à avoir de la visite… et encore moins la tienne je dois l’avouer. » elle ignorait même que Timothée soit au courant de ses nouvelles fonctions, mais au sein de ceux travaillant pour le Gouvernement tout finissait par ce savoir, ce n’était donc pas si étonnant que cela. « Tu envisages de retirer ton masque un jour ? » demandait-elle avec un très léger sourire, quelque peu impatiente à l’idée de revoir le visage du scientifique pour qui elle avait une grande affection.
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MessageSujet: Re: Question de confiance   Ven 2 Oct - 23:04


Je ne sais pas ce que pourrait m’apporter cette soirée si ce n’est un énième souvenir dont je pourrais bien me passer. Une de ces informations qui méritent de rester au fond d’un puits d’ignorance.  La naïveté a peut être plus d’intérêt que son opposant. J’ai toujours tenté de la combattre, préférant connaître la vérité qu’importe son importance, ses conséquences sur moi, sur le monde. Une vérité se devait d’avoir plus de valeurs que le mensonge, le non-dit, l’indifférence. Pourtant, la prêtresse de l’abus n’a cessé de m’enfoncer la tête dans l’essence profonde de la vérité. Du moins la vérité me concernant. Elle n’y ait jamais allé de main morte, toujours avec joie, n’hésitant pas m’en offrir un gros paquet. Charmant… Espérait-elle que je perde le gout de la vérité ? Que je chérisse le mensonge. Le silence. Celui n’a jamais été mon fort. Bavard né, je me demande un instant si Bastien était comme moi puisque l’ombre qui me suit n’est simplement qu’une folie de mon imaginaire. Je ne me vois pas vraiment prendre nos échanges et ses commentaires comme des preuves d’une relation hypothétique qu’importe mon étonnant espoir d’une certaine réalité. Je me souviens encore l’avoir accusé de stupidité, d’ignorance, de naïveté. Etait-il seulement plus naïf que moi en cette journée ? Ne voulait-il pas simplement espérer que ma vérité n’était pas la bonne contrairement à la sienne. On désir tous que la vie nous entraine vers notre propre vérité : on s’imagine grand, fort, humble, doux, courageux, intelligent, rusé…. On s’imagine plus bien que ce que la vie nous laisse exposer. La comparaison entre le visuel des autres et de nous même peut être à des années lumières : valorisant ou dévalorisant. Je me suis toujours cru rusé, courageux, curieux, assez intelligent et certainement pas naïf pourtant, aujourd’hui je dois accepter le reflet que m’offre ces dernières années. Je ne parle du visage de Bastien qui se cristallise bien souvent par-dessus le mien, mais bien de l’homme que le monde a fait de moi. Plutôt, que j’ai accepté que le monde fasse de moi. Hésitant, naïf, assez intelligent, méfiant. Dis-toi que tu n’en deviens que plus mignon avec tes airs de chiens battus… On dit que tout ce qui est petit est mignon …de nous deux c’est toi le plus grand…Insulter un mort bravo. C’est très humain ça… Je réponds en riant légèrement. Nos rires font échos à la respiration de la jeune femme bien qu’elle ne puisse entendre qu’une sonorité à cette symphonie impossible. L’idée m’assombrie. Suis-je fou en plus de naïf ? Ses yeux s’ouvrent.

Et conscience se fait.

Elle se redresse, bondit, s’articule dans une position défensive parfaitement maitrisé. Si un instant je suis persuadé de recevoir une frappe préventive, je parviens difficilement à contenir des spasmes. Un instant, en réalité, j’oubli toute la symbolique de sa présence ici. Le bureau du grand manitou. Un instant, c’est l’image de son « vomiparfaitementmaitrisedanssonsac » qui chatouille mes côtes. J’étouffe un rire. Son visage exprime la sureté. M’a-t-elle reconnu ? Comment peut-elle être sûre que je ne sois pas un danger ? Tu es MI-GNON…… y a pas 5 minutes tu me faisais un coaching détente pour éviter que je déboule et l’agresse… a part ça, je suis mignon… Il hoche la tête, se penche vers Jordan qui ne percute pas un seul instant de sa proximité avec un mort, le mien. Je serre le poing, secoue la tête sur le côté en oubliant presque que je pouvais lui ordonner de s’éloigner d’une simple pensée voire le faire déguerpir si seulement je comprenais la raison de sa création. Qu’importe. J’ignorais que les rats faisaient des blagues… pas n’importe quel…. Bordel. Je le suis. FOU. Je secoue la tête, hésite dans mes propos. Euh… non… fin pas ..ça dépend lesquels Je secoue à nouveau la tête, regarde le plafond avant d’être attiré par son rhabillage. Inévitablement je revois ma main sur sa cuisse. Cette sensation. Cette étrange attraction nait dans l’œuf tout en étant emprunte à un passé commun dont le mystère reste entier. Je laisse vagabonder mon esprit un centième de second avant de le rappeler à l’ordre. La folie était déjà bien assez à gérer non ? Je ne m’attendais pas à avoir de la visite… et encore moins la tienne je dois l’avouer. Rectification : la folie ET la suspicion. Ma visite ? Et oui, en même temps le risque d’être seule à baver sur son bureau est plus grand lorsqu’on garde le secret sur ses activités. l’hôpital qui se fout de la charité épisode 2 J’ignore. Rien que la tournure de phrase prouve l’absence de mon frère. Ce n’est que mon esprit. Incisif. Destructeur. Fou. Aliéné. Je serre les poings, fais craquer mes phalanges. Je sens les veines de mon cou gonfler à mesure que mon rythme cardiaque joue de la batterie pour un groupe de hard rock au milieu de septuagénaire en manque d’adrénaline dans une maison de retraite. Pour sûr, je vais finir comme eux : allongé sur le sol avec un léger arrêt.  Tu envisages de retirer ton masque un jour ? Je l’avais oublié. Mais c’est vrai, mon souffle revient en partie vers mes narines ce qui ne facilite pas plus que ça ma respiration. Toutefois mon premier geste n’est pas pour le retirer. Non. Je dodeline la tête lentement de gauche à droite, joue l’hésitation à fond en tapotant mon genou. Est-ce que j’envisage ça ? Lui laisser voir mon visage qu’elle connaît très bien à une petite cicatrice sur l’arcade près. Un visage marqué par ses cauchemars et ses culpabilités. Oui, qu’importe.

Je me lève, fais le tour du bureau sans trop me presser et l’approche d’elle en hochant la tête sur le côté. Je suis parvenue à contrôler ma respiration mais la perspective de lui laissait libre court ne me dérange pas plus que ça non. Pourtant… Pourtant je ne suis pas là pour embrasser sa peau et tenter enfin d’enlacer nos corps. De toute façon, la prêtresse de l’abus –encore elle- nous avait bien fait comprendre l’impossibilité d’une telle fin de soirée à plusieurs reprises. Bref. Je me penche encore la force à reculer contre son bureau. Mes yeux plongent un instant dans les siens. J’aimerai parvenir à y lire quelque chose. Quelque chose de rassurant. J’aimerai qu’ils m’expliquent avec des mots simples, claires et précis qu’elle ne croit pas en cette alliance, qu’elle n’a pas rejoint ce côté obscure de la force qu’elle n’a cessé de dépeindre tout en sous entendu plus moins exposé tout au long de nos échanges…. Qu’elle ne se soit pas vendue. Qu’elle ne m’ait pas menti. Que je… C’est ça ta crainte ? De t’être trompé à nouveau au sujet de quelqu’un ? de quelqu’un envers qui tu n’as pas voulu te méfier ? ……. Qui ne dit mot consent. Il parait. Mes yeux dérivent. Mes lèvres passent près de son oreille pendant que mes mains s’approprient ses hanches. Je murmure. Je ne sais pas… est-ce que tes nouvelles responsabilités de grand manitou nous offre assez d’intimité ? Mon souffle se saccade légèrement. Je laisse mes mains vagabonder sans trop s’imposer et change d’oreille. Je n’aimerai pas que nos échanges se diffusent sur cette émission stupide de Clocker ….ou …ailleurs… Je n’étais pas le seul à surveiller ces bureaux et certainement pas le premier. Si Aubin ne semblait pas d’une grande menace de son petit bureau avec sa carrure de moineau… Jordan…elle… pouvait faire plus de dégât si tant est qu’ils soient un minimum au courant de ses talents de karaté kid et de ses capacités intellectuelles. Je ne doutais pas que si surveillance il y avait, elle le savait. Maintenant, agirait-elle en conséquence : m’offrira-t-elle une première vérité ? La vérité ou ta vérité ? Je crois que tu as vraiment un travail psy à faire la dessus…La confiance petit frère. Dans cette merdre c’est essentiel… Je relève les yeux vers lui. [i]Tu ne serais peut être pas mort si nous avions eu confiance. Voila. Mon cœur rate un battement.

Au final la vérité blesse surement plus qu’elle ne guérit.

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MessageSujet: Re: Question de confiance   Sam 10 Oct - 16:21

Quel était le plus étrange ? La présence du scientifique ou le fait que Jordan l’ai reconnu sans trop de difficulté ? A bien y réfléchir les deux options étaient curieusement inattendues… mais si la rouquine ne pouvait être sûre de rien sur l’identité de son invité surprise avant que ce dernier ne veuille bien retirer son masque, elle avait appris à faire confiance à son instinct. Pourtant quelque chose la dérangeait dans le fait d’avoir su analyser la posture de l’anonyme de là à pouvoir en deviner l’identité. A moins que ça ne fut valable seulement parce qu’il s’agissait de Timothée ? Il lui semble tendu, en tout cas elle ne le sent pas serein, mais l’a-t-elle déjà connu calme ? Peut-être brièvement lors de moment qu’ils n’avaient partagé qu’à deux dans une proximité qui cependant n’avait jamais été totale lors de ce fameux séminaire. Néanmoins la jolie rousse devine quelque chose de changer, mais incapable de dire quoi elle adopte son comportement habituel. Le scientifique paraît presque être pris de cours par sa remarque qui ne lui provoque même pas un semblant d’amusement dans la voix, sa visite n’a peut-être rien d’une joviale surprise. Jordan le sourcil arqué dans l’expression la plus simple de son interrogation grandissante observe l’individu qui ne daigne pas répondre quoi que ce soit à sa seconde remarque, curieusement peu affable et trop immobile pour que cela ne fut totalement normal.
L’idée du masque est plutôt bonne, il a eu son effet en surprenant efficacement la jeune femme mais les blagues les plus courtes étant les meilleures, cette dernière s’impatiente que Timothée ne décide enfin se séparer de son faux visage de papier. Absence ou presque de réaction du concerné qui à l’air d’apprécier d’être ainsi dissimulé, un goût pour la provocation peut-être. Ou alors la rouquine s’est trompée ? Et cet homme face à elle n’est finalement pas le scientifique… idée qui s’invite avec un peu plus d’insistance dans son esprit, remettant un semblant de méfiance sur le devant de la scène alors que l’anonyme contourne le bureau pour finalement s’y appuyer. Jordan juge la situation comme étrange, l’ambiance est presque soudainement pesante et c’est une mine affichant d’avantage de perplexité que la jolie rousse offre désormais à son vis à vis. Le regard du scientifique se devine dans les minces orifices qu’il a fait dans la feuille de papier et la jeune femme capte son regard qui vient de se fixer dans le sien. Instant troublant où elle se sent analysée par son interlocuteur, lequel parait attendre quelque chose de sa part mais dont elle est bien incapable de savoir de quoi il s’agit.

La proximité entre eux s’affaiblie encore quand le scientifique se penche à l’oreille de Jordan, ses mains se posent sur ses hanches et ce contact décroche à la jeune femme quelques sensations inattendues. Son souffle se transforme en discours et la jolie rousse comprend alors que sa visite n’a pas pour vocation première de renouer contact après les récents évènements, en tout cas pas totalement. Elle perçoit comme une amertume dans le ton faiblard de Timothée, son souffle saccadé caresse la peau de son cou et si la chaleur de celui-ci a tout d’agréable son pressentiment ne l’est pas autant. Les mains du jeune homme se sont appropriées les hanches de la rouquine et s’y promènent, une diversion ? Mais il n’y a que les mots qui happent l’attention de Jordan laquelle les sourcils froncés s’emploie à bien cerner le sens des propos de son interlocuteur. « Grand manitou… pas de grand mot s’il te plait. » lâche-t-elle en reculant d’un pas en posant ses mains sur celles du scientifique « C’est pour ça que tu es là ? » pourquoi exactement elle même n’en sait rien, mais elle flaire que la présence de Timothée a tout à voir avec cette nouvelle fonction qu’elle occupe puisque c’est la première chose à laquelle il fait référence alors que la jolie rousse aurait sans doute préféré d’autres sujets. « Le masque c’est pour d’éventuelles caméras donc ? » questionne la jeune femme en arquant un sourcil alors que son regard se plante dans celui du beau brun. Ses yeux lui semblent bien plus fuyant qu’à l’accoutumé, elle y lit un certain malaise et sans doute ne le devrait-elle pas mais s’attendrit de cette vision.
Lentement l’une de ses mains vient retirer le masque de fortune de Timothée et le débarrasser de sa capuche « Ne sois pas si pudique, tu n’as pas à l’être. » dit-elle en appuyant bien ces derniers mots afin de lui faire comprendre que sa crainte de se retrouver dans l’émission de Clocker n’a pas lieu d’être. Un fin sourire étire ses lèvres alors qu’elle contemple le visage du jeune homme, contente de revoir ses traits qu’elle a craint, pendant le moment de crise, ne peut-être jamais revoir. « Ravie de te voir moi aussi Monsieur Morel. » même s’il n’est pas au mieux de sa forme et que cela se voit très clairement sur son visage marqué par la fatigue. Avec douceur ses doigts fins viennent frôler la cicatrice qui se dessine au niveau de son arcade puis d’aller se glisser dans sa tignasse brune qui n’a pas l’air d’avoir été domptée. « Qu’est-ce que tu regardes ? » demande Jordan en comprenant que le regard de son interlocuteur s’est focalisé sur quelque chose dont elle ne connaît pas la nature. « Est-ce que tu vas bien ? » la question lui brûlait les lèvres depuis l’instant où elle avait vu dans son regard une lueur inhabituelle. « Tu n’as pas très bonne mine… » avoue t’elle avec une moue, en réalité elle lui trouvait une mine horrible mais de son avis mieux valait édulcoré un peu son propos afin de ne pas le froisser.
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MessageSujet: Re: Question de confiance   Sam 10 Oct - 20:51

J’observe mon frère. Ses yeux me quittent pour observer la ville. Ce n’est pas la première fois qu’il agit ainsi et je me demande un instant ce qui peut bien lui passer par la tête. Un questionnement déplacé. Stupide. Nécessaire. Son visage n’exprime pas plus d’émotion que celui de mes premiers cauchemars, ne m’offre aucun indice sur ses sentiments, sur ses craintes, ses raisons. J’aurai aimé que sa présence m’apporte davantage d’informations sur qui il était et qui il aurait voulu être. J’aurai aimé qu’il puisse m’expliquer ce que je ne parviens pas à comprendre. J’aurai aimé, quelque part, qu’il m’accepte. Un espoir qui ne devrait pas exister… j’ai perdu ce droit lorsque je l’ai laissé s’échapper de cette ruelle. Je l’ai perdu lorsque j’ai choisi de l’espionner plutôt que de le confronter à notre réalité. Je l’ai perdu quand j’ai choisi de marcher sur un fil stupide tel un funambule. Un fil séparant deux envies, deux craintes, deux espoirs. Le connaitre & le démasquer. Accepter mon erreur & qu’il me rejette. Avoir une famille & Avoir eu raison. Aujourd’hui le fil est bien derrière moi. Il s’est brisé de lui-même lorsque mes yeux ont parcouru la rubrique nécrologique du journal du gouvernement. Je ne m’y attendais pas. Non, qui aurait pu s’attendre à ce que mon cœur m’intime de me noyer dans l’alcool ? Je n’avais pourtant cessé de le détester, de le peindre en monstre, de le craindre meilleur et de vouloir, quelque part, qu’il n’existe pas. Aujourd’hui, je le vois fixer la ville avec ce regard énigmatique qui contracte ma poitrine occultant même les picotements de mes doigts au contact de Jordan. Aujourd’hui, je lui ai créé une existence alors qu’il n’en a plus. Arrête de me fixer comme ça Grand manitou… pas de grand mot s’il te plait. Mes yeux passent de Bastien à Jordan à Bastien. J’ai mes raisons… Il sourit, hoche la tête en me regardant et indique Jordan d’un mouvement de la main. Je soupire derrière mon masque, pose mon attention sur Jordan. Mes doigts glissent sur ses flancs. Ils y semblent parfaitement à l’aise et l’électricité qui charge les fibres de mon corps ne font qu’écho à des souvenirs communs. Ma bouche se fend maladroitement d’un sourire davantage dû aux images qui défilent dans ma tête que pour ma présence ici. C’est pour ça que tu es là ? Est-ce de la déception que je lis dans ses yeux ? Je grimace en réponse à une crainte inappropriée. Pas que…C’est à elle que tu devrais t’adresser… tu l’as cherché faut dire… Au risque de me répéter : la ferme. Il sourit apparemment satisfait de ma réactivité. Je sais, rester aussi silencieux ne me ressemble pas. Peut-être est-ce simplement à cause du temps que je passe dans mon univers avec un frère mort…. ? Je coule un regard entendu vers Bastien, secoue la tête et ne parviens pas à ouvrir la bouche. Mes yeux dérivent à l’instar de mes pensées. Qu’est-ce que je fais là serieux ?! Quête d’une vérité simple… de confiance … enfin, c’était ta raison « officielle » Je fronce les sourcils. La confiance.

Le masque c’est pour d’éventuelles caméras donc ? Elle cherche mon regard et pour une raison obscure, je préfère l’éviter. C’est bien dommage pour quelqu’un qui espérait cinq minutes plus tôt pouvoir lire dans son regard. Je repense à la sensation que j’ai eu face à un sentiment que j’ai cru décrypter. Etait-elle vraiment déçue ? Pourquoi ? Le sera-t-elle davantage lorsqu’elle comprendra ? Je ne parviens pas moi-même à comprendre ce qu’il m’arrive alors acceptera-t-elle des explications sans fondements ? Commence d’abord par choisir : lui faire confiance ou rester sur un fil ? Je me crispe, mes organes se mettent en grève sauf mes muscles qui s’arquent sous la pression. Un fil ? Super analogie. Il sourit. L’enfoiré. Quel enfoiré. J’imagine mon poing chatouiller son sourire mais je n’ai que trop bien conscience de la folie qui m’habite. J’hausse les épaules, agrippe le corps de Jordan de mes prunelles. Je ne m’attarde pas sur l’ensemble que j’ai que trop souvent décortiqué avec désir. Son visage me heurte. Elle semble si sérieuse, si… soucieuse. Je fronce les sourcils et les enfonce carrément dans mes orbites lorsqu’elle lève une main pour m’ôter le masque. Nouvelle crispation, ma main attrape son poignet. J’entends Bastien susurrer un « tic tac » qui me fait le détester. Un sentiment que je retire aussi vite face à la crainte qu’il laisse naitre à chaque fois. Une peur sourde et irrationnelle : celle de le voir partir une seconde fois. Ne sois pas si pudique, tu n’as pas à l’être Elle incite sur la fin, me fait comprendre une réponse à mes sous-entendus, veut me rassurer. Le peut-elle seulement ? Un flottement nous emporte. Elle ne le sait sans doute pas mais nous nous retrouvons devant un buffet, puis autour d’une table, dans la réserve, devant une conférence, autour d’un verre, adossés à un lit, sur un tatami, dans un placard, sous un lit, dans une autre réserve… On se rencontre, on échange, on se questionne, on s’amuse, on discute, on se fait confiance sous une complicité impossible, on se cherche, on tâtonne, on s’apprivoise, on joue avec le feu, on dérobe, on se cache, on se quitte puis au final, on se croise. Mon pouce entame une caresse sur son poignet avant que ma main ne glisse le long de mon corps.

Elle ôte mon masque.

Le bref instant qui sépare nos regards me hurle de le remettre en place. Un instant qui paru une éternité. Je n’ai pas peur des caméras. Je me fiche des caméras. Par contre, je me rends compte que de notre amitié, je suis loin de m’en foutre. Seulement, peut-on parler d’amitié alors que nos souvenirs les plus réels se situent au sein d’une unique conférence ? Que sait-elle vraiment de moi ? Que sais-je vraiment d’elle ? Comment puis-je être sûre d’une quelconque amitié ? Ravie de te voir moi aussi, Monsieur Morel. Je laisse un léger sourire parcourir mes lèvres sans quitter les siennes du regard. Le masque est tombé et ce n’est pas seulement un bout de papier. Lorsqu’elle m’a demandé de l’enlever, je n’avais apriori aucun problème avec l’idée mais ce bout de papier avait fini par prendre durant cinq minutes les traits d’une réponse. Pas celle à laquelle je m’attendais, elle ne revêtait même pas les traits de ma question. Non. Ce n’était pas « puis-je parler librement de la résistance ici ? » mais « est-ce que je veux avoir confiance ? ».  Tu disais que je ne serai pas là si tu avais eu confiance…. non… je disais que tu aurais été LA Nos regards se confrontent. Je m’attends presque à ce qu’il observe de nouveau la ville mais il reste là. Je m’apprête à reculer, agresser par la superposition de mes cauchemars à sa présence, mais l’électricité qui s'immisce sous ma peau m’en empêche. Mes yeux retournent à la réalité. Ses prunelles m’arrachent un soupire alors que mon corps tente de lutter contre l’envie irrésistible de m’approprier ses courbes une nouvelle fois. Je me laisse emmener dans son monde, il semble plus calme. La douceur de son geste m’apaise et si je ne parviens pas à sourire, je me laisse volontiers aller dans ses prunelles. Sa main glisse alors sous la capuche, dans ma tignasse. Le contact est froid. Il est chaud. Oh… il est peut être temps d’avoir une réponse …  Il le sait. Je le sais. Il sourit. J’hausse les épaules avec discrétion mais laisse mon regard s’accorder avec le sien.

Qu’est-ce que tu regardes ?Je sursaute, reviens à Jordan, au contact de sa paume contre moi. Son frère décédé Mes pupilles repartent, le foudroie. Il sourit, étouffe un rire. Mais quel con. Bah quoi ? Tu aimes la vérité apparemment… pourquoi tu l’aurais et pas elle ? puis, j’aimerai voir sa réaction à ton explication…Ok je me la ferme. Contre toute attente, je laisse échapper un sourire en retournant au sein du monde réel. Si je sais qu’il n’a pas tort, son autre remarque prend le pas sur la première. Ce n’est pas parce que je veux bien accepter d’avoir confiance en ses mots que j’ai confiance en son poste et… si. En fait, je pense pourvoir avoir confiance en son jugement c’est plus que je ne pense pas avoir confiance en ma situation, en cette histoire. C’est de la folie. Alors je lâche mes premiers mots, les plus honnêtes que je puisse lui offrir actuellement. Mon reflet… Il hoche la tête, souris, regarde par la fenêtre. Est-ce que tu vas bien ? Encore cette expression. Je m’en attendrie. Je l’apprécie. Je repousse mon fil, juste assez pour vouloir être franc, simplement. Tu n’as pas très bonne mine… Connaissant mon visage, je ne peux m’empêcher de pouffer à cette remarque. « pas très ». Ce qui me rassure c’est qu’elle n’en pas une meilleure… juste un peu. Ma tête se penche vers la main dans mes cheveux, une de mes mains recouvre la sienne, la fait glissé sur mon visage. Chaque contact m’apporte son lot de flash, des bribes d’histoires connues et une… un peu moins. Je soupire en entrainant sa main dans le vide. Mes doigts glissent entre les siens alors que je m’avance et m’assoie sur le bureau juste à son côté. Je pose nos deux mains sur ma cuisse, les regarde sans faire attention à sa réaction. Je ne veux juste pas la lâcher. Pas tout de suite. Pas tant qu’une explication ait fait place. Je tourne le regard vers elle. Lâche un sourire, incline la tête. Je suis désolé… Je suis venu pour avoir une réponse à une question qui … me prend la tête depuis la fin de la révolte. Depuis que je t’ai vu prendre ce nouveau bureau en fait et depuis que … tu .. ou qu’on… je sais pas en fait… bref depuis qu’on se croise de loin sans prendre le temps de discuter. Je serre un peu plus sa main, peut être que la vérité passera mieux ainsi. C’est stupide. En fait, c’est une question que je ne t’ai jamais posé clairement… c’était une erreur d’ailleurs mais j’ai pris nos remarques pour cette vérité… bref… Dis moi. Dis moi ce qu’est le gouvernement pour toi ? Et toi pour le gouvernement ? Tu es d’accord au final avec tout… tout ce…truc ? Mes mains se lèvent quand je parle, je suis un peu italien sur les bords ce qui fait que j’entraine la sienne avec moi. Quand je m’en rends compte, je la libère et me redresse. Je me place face à elle. Qu’est-ce que tu fous dans ce bureau ? et pourquoi tu n’as pas voulu m’en parler ? Peut-être parce qu’elle ne doit aucune explication. Tu ne lui en donnes pas plus sur ta vie, sur moi, sur les expériences… La justesse de ses propos ne fait qu’alimenter une nouvelle colère. Celle liée à une nouvelle forme de faiblesse.[/i][/i]

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MessageSujet: Re: Question de confiance   Mer 14 Oct - 16:47

Ce silence ne lui ressemble pas. Du moins Jordan n’a jamais eu affaire à cette aspect de la personnalité du scientifique et c’est avec perplexité qu’elle l’observe. Il a l’air de lutter contre lui même, son regard est mobile, fait tout pour éviter le sien et malgré ça elle s’attend à ce qu’il ouvre enfin la bouche et dise quelque chose mais rien ne vient… rien d’audible qui ne lui soit adressé en tout cas. La rouquine s’impatiente mais essaye de le rassurer, y parvient-elle seulement ? Rien n’est moins sûr et c’est bien malgré elle que sa mine soucieuse se dévoile. Pendant un instant Jordan cru que Timothée voulait l’empêcher de lui retirer son masque, peut-être y a-t-il songé. Mais finalement elle découvre son visage, les mêmes traits de ce jeune homme avec qui elle avait développer une complicité agréable lors d’un séminaire ennuyeux et pourtant il lui semble que le brun a changé. Il est là sans vraiment l’être ou alors autre part en même temps, la jolie rousse ne sait quoi penser de son attitude et elle se sent plus spectatrice qu’actrice. Pourtant n’est-il pas venu la voir elle ? Curieuse de savoir ce que cherche ses iris si agitée la jeune femme le lui demande directement. Qu’est-ce qu’il regarde ? Qui y a t’il de si fascinant dans cette pièce pour qu’il ne daigne pas lui adressé un regard plus long qu’un quart de seconde ?
Ses doigts se frayent un chemin dans les cheveux du scientifique, elle tente de le ramener dans ce bureau avec elle mais la tâche paraît vaine. Néanmoins Tim esquisse une réaction qui se traduit par un léger sursaut, preuve qu’il n’est pas vraiment là avec elle mais bien dans un ailleurs dont elle ignore tout. Sa réponse se fait attendre, hésite-t-il ? Sait il que son attitude fait naître encore plus de doute chez Jordan ? Finalement dans un souffle il avoue que ce qu’il observe c’est son reflet, la jolie rousse arque un sourcil plutôt surprise par l’aveux « Dois-je t’appeler Narcisse dès à présent ? » elle plaisante pour se défaire de cette tension qui règne dans la pièce. Il y a fort à parier que dans peu de temps si l’ambiance reste ainsi, l’air deviendra irrespirable tant il sera chargé de silence trop lourds. La jeune femme aimerait pouvoir se mettre en colère, le secouer et lui voler dans les plumes pour qu’il dise ce pourquoi il est venu mais elle sait que ce n’est pas la bonne chose à faire, elle le sent. Il a l’air perdu et elle s’attendrie, laisse sa verve à l’écart pour se parer d’une certaine douceur. Timothée à une mine horrible mais elle mâche ses mots, il s’en rend compte et pouffe de rire alors qu’elle hausse les épaules devant se flagrant délit de compassion.

Quand il se saisit de sa main et la fait glisser sur son visage elle lui sourit espérant qu’il a comprit qu’elle est toujours cette jeune femme qu’il a croisé en séminaire, celle-ci même recrachant discrètement d’horribles petits fours dans son sac à main. Tim lie leurs mains en mêlant ses doigts entre les siens, un geste qui lui donne le sentiment que malgré les récents changements tout n’est pas perdu. Jordan sait que le scientifique n’agit pas de la sorte par hasard, il essaye de puiser son courage dans ce qu’il peut, elle accroche ses iris à ses lèvres et attend qu’il s’exprime. Il s’excuse, avoue avoir une question à lui poser, de ce genre d’interrogation qui vous fait ruminer jusqu’à temps d’obtenir une réponse. Le beau brun fait état d’une situation dont il ne peut imaginer combien Jordan la déplore. C’est vrai ils n’ont fait que se croiser sans vraiment prendre le temps de parler vraiment, de prendre des vraies nouvelles de l’un et de l’autre. Elle ne la pas fait, mais lui non plus. Dans son discours la jeune femme retient qu’il mentionne de nouveau sa fonction acquise récemment, ça le dérange… elle en est convaincue. Il serre d’avantage sa main et la rouquine prend cela comme l’annonce de mots plus lourds de sens. Timothée a besoin de réponse à ses questions et il les lui délivre sans retenue. Il s’agite et sa main avec mais ça n’a pas d’importance, ce qui compte ce sont ses mots, ses interrogations enfin formulées.
Ces deux dernières questions sont plus abruptes, comme une attaque et Jordan fronce les sourcils sous l’effet de cette petite agression. Il la place en fautive, or ils sont deux à prendre part à cette discussion et surtout à cette amitié. D’un geste de la main la rouquine désigne la pièce dans sa globalité « Donc c’est ça qui te dérange ? » demande-t-elle en le fixant « Est-ce que c’est pour cette même raison que tu as tant tardé à débarquer ici et me réclamer des comptes ? » il n’y a aucun agacement dans sa voix, Jordan est étonnamment calme. Peut-être est-ce parce qu’au fond elle est déçue que ça soit la raison de sa présence… qu’il ne soit venu que pour se délester de questions devenues trop encombrantes mais pas vraiment pour s’inquiéter de sa situation en tant que personne. « Donc tu veux savoir ce qu’est le Gouvernement pour moi ? » elle hausse les épaules et lève les yeux au plafond « Et bien mon patron ! Tout comme toi il me semble, je me trompe ? » elle inspire profondément puis expire rapidement « Oui j’ai changé de bureau. Oui je gère le pôle financier depuis la fin de la Révolte et la mise en place du nouveau Gouvernement. Mais c’est les seules choses qui ont changés ! » ces derniers mots sont dit avec bien moins de calme que précédemment et elle recule d’un pas.

« Parce que j’ai des comptes à te rendre alors qu’avant de te croiser un jour par miracle dans un couloir je n’avais même aucune idée de si tu étais encore de ce monde ou non ? » elle secoue la tête « C’est une blague ? Tu m’as parlé toi peut-être ? » elle refuse d’endosser toute la responsabilité « J’ai mes torts mais je n’avais pas l’intention de te cacher quoi que ce soit. De toute façon comment j’aurais pu étant donné que tout a été présenté officiellement dans l’ensemble des services ! » difficile dans cette situation de dissimuler sa nouvelle fonction « Naïvement en te reconnaissant malgré ton masque, j’ai pensé que tu venais par courtoisie. Chose que, crois le ou non, j’ai essayé de faire mais qui a échoué. A priori tu n’es pas très souvent au labo. » Bon elle avait essayé une fois en étant de passage dans le service des sciences de le trouver… mais c’était quand même une tentative qui comptait, non ? « Qu’est-ce que tu veux que je te dise Tim ? Je… je suis toujours la même personne. » mais en dire plus c’était potentiellement s’exposer à des risques qu’elle ne pouvait pas prendre. Lui dire que tout ça n’est qu’un moyen d’être mieux informée ? De voir de l’intérieur comment se trame les choses pour mieux les enrayer si besoin ? Bien qu’elle fasse confiance au scientifique elle excluait de faire ces aveux là.
« Si j’ai pris ce poste c’est pour améliorer les choses. » lâche-t-elle avec sérieux « Tu te souviens de ce que je t’ai dit sur celui qui était à ma place avant tout ça ? Sa façon de diriger… c’est pour éviter ça aux gens qui travaillent ici que je me suis lancée là dedans. » elle soupire de nouveau « L’avantage c’est que je ne m’emmerde plus avec tout ces chiffres barbants et toutes ces analyses. Mais gérer des gens n’a rien de simple. » voilà pourquoi il l’avait trouvé endormi sur son bureau… A nouveau elle s’approche du scientifique et pose ses deux mains sur ses joues, le forçant à la regarder « Je suis toujours Jordan. » elle appuie chaque mot pour bien se faire comprendre, c’est le seul moyen qu’elle a de lui faire comprendre que tout ça n’est qu’un moyen et pas une finalité. « Est-ce que tu peux en dire autant ? » le questionne-t-elle avec une certaine appréhension de la réponse. « Parles moi Timothée. » l’encourage-t-elle en espérant que cette amitié qu’ils avaient débuté ai encore du sens pour lui aussi.
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MessageSujet: Re: Question de confiance   Sam 17 Oct - 12:00


« La peur appelle la résistance et la complicité appelle la confiance.»  Lise Harou



Question de confiance
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Je serre les poings et évite soigneusement d’accorder mon regard sur celui de Bastien. Il veut me secouer. Il veut me faire comprendre que je ne cherche pas au bon endroit. Que je me leurre. Que je crains. Que d’un certain courage est née la peur d’une duperie sans cesse réécrite. Peur que je sois incapable d’utiliser l’instinct qui, jusqu’à un certain temps, ne m’avait jamais trompé. Que je me retrouve à nouveau coupable. Coupable pour ma situation. Coupable pour la leur. Ma faiblesse c’est celle d’avoir cru qu’une réponse simple se trouvait entre ces murs. Rien n’est simple lorsqu’on chatouille la confiance qu’on accorde à un ami. Ma faiblesse s’échoue dans le regard qu’elle pose sur moi alors que je pose maladroitement mes questions. Un regard que, jusque là, je n’avais jamais vu. Ceci n’est pas étonnant puisque notre relation se base sur un séminaire où aucun moment ne nous a placés dans une situation qui pourrait déranger l’autre. Nous nous étions trouvés par hasard et c’est de ce hasard qu’est née une complicité inattendue mais salvatrice. Je me souviens encore des sentiments disparates qui luttaient en moi avant de la voir à l’autre bout de la salle « vomir avec classe » les petits-fours. Un instant j’avais espéré une pause au milieu d’une réalité qui ne m’allait plus depuis longtemps mais pour laquelle je ne savais que faire. Au final d’une simple pause repas, nous nous sommes retrouvés en vacances. La facilité d’aborder un passé presque banal, de s’entendre en un regard sur la tactique à aborder pour fuir des vigiles, de rire sur des comportements assujettis, de sourire face à notre comédie orchestrée sur des tatamis…. Je soupire. Essaye de supprimer la crainte de mon esprit. J’étais venu pour une réponse simple : a-t-elle changé de camps ? Mais la vérité se trouve ailleurs puisque jamais nous n’avions abordé cette question, pourquoi l’aborder alors que nous étions en vacances ? Là où la réalité d’un univers fait de vices et de mensonges ne pouvaient nous atteindre. Pas complètement en tout cas. Un instant nous avions pu oublier, se faire confiance sans en connaitre les raisons profondes. L’idée était même de se servir de l’impétuosité de la jeune femme pour oublier puis l’oublier à son tour lorsque le séminaire aurait fermé ses portes. Au final, oublier était impossible. Essayer de faire « comme si » était exclu. Nos regards, nos sourires, rien ne pouvait laisser entendre à une fin abrupte. Sans invitation, une relation a vu le jour ainsi qu’un accord tacite entre nous. Je ne sais pourquoi la suite du séminaire me fait penser à la découverte d’une voiture : une fois qu’on en découvre toutes les subtilités, qu’on prend l’habitude de la voir, on finit inévitablement par en voir de partout. Jordan fait partie de ces modèles uniques dont nos yeux sont bien incapables d’occulter la présence. Avant le séminaire, nous n’avions probablement jamais fait attention l’un à l’autre du moins consciemment. Après le séminaire, il était impossible de jouer les simples connaissances. Théorie qui tient à un détail près : nous nous étions croisés un jour par ailleurs. Une certitude elle aussi tacite qui, pour ma part, n’a pas éclos sous la forme d’un souvenir. Ma crainte nait-elle dans cette absence de souvenir ? Je t’ai conseillé d’être calme… c’était un mauvais conseil… tu es trop calme c’est encore plus flippant… Son intervention ne me fait pas réagir mais me détourne de ma question. Juste assez longtemps pour ressentir toute la lourdeur de l’atmosphère. Ai-je vraiment créé ça ?

Donc c’est ça qui te dérange ? Est-ce que c’est pour cette même raison que tu as tant tardé à débarquer ici et me réclamer des comptes ? Sa main montre notre paysage du moment. Je suis presque tentée de la suivre mais son regard m’oblige à rester cramponner à lui. Sa voix est calme, trop à mon goût. Celle-ci ne s’accorde pas avec la personnalité que j’ai appris à connaitre, à deviner, à apprécier. Donc tu veux savoir ce qu’est le Gouvernement pour moi ? Et bien mon patron ! Tout comme toi il me semble, je me trompe ? Touché… Il a raison. Elle a raison. Elle semble totalement désespérée par la teneur de ma question. Désespérée et peut être agacée. Je peux difficilement le lui reproché : je ne suis pas sûr de plus apprécier les doutes qu’elle serait légitime d’émettre à mon sujet. Oui j’ai changé de bureau. Oui je gère le pôle financier depuis la fin de la Révolte et la mise en place du nouveau Gouvernement. Mais c’est les seules choses qui ont changés ! Sa voix monte d’un ton, mes poings se resserrent. Je n’ai pas l’intention d’être violent envers elle. Jamais. Mais envers moi… c’est peut être à réfléchir. Elle s’éloigne, je m’avance par reflexe en levant une main puis arrête mon mouvement, reprend ma place. Parce que j’ai des comptes à te rendre alors qu’avant de te croiser un jour par miracle dans un couloir je n’avais même aucune idée de si tu étais encore de ce monde ou non ?  C’est une blague ? Tu m’as parlé toi peut-être ? L’attaque est rapide, précise, tranchante. Je sens sa colère. Je retrouve quelque part la jeune femme que j’ai appris à connaitre. Une partie d’elle qui, pourtant, ne m’avait jamais été adressé. Ses coups de sang, ses piques les plus sanglants allaient davantage vers le gouvernement. Elle a l’air plutôt sincère…à moins que ce soit une très bonne actrice… Je sais.. et je ne pense pas qu’elle soit douée dans cette discipline… pas autant… je ne pense pas… …. Que tu venais par courtoisie. Crois-le ou non… Courtoisie ? Un peu trop officiel comme terme quand on vous voit tous les deux Il rit légèrement j’hausse les épaules avec discrétion. Elle n’a pas tort a ceci prêt que je passe tout mon temps au labo depuis quelque temps. L’accusation émet alors une sonnette d’alarme. Je fronce les sourcils.  Mes pensées voguent à ces deux soirées où un doute s’est investi dans une partie de mes souvenirs avec Jordan. La première a lieu le surlendemain de l’alliance, le personnel avait repris place au sein du bâtiment gouvernemental et j’étais passé déposer un de nos mots sur son bureau. Une manière stupide de vouloir faire perdurer notre étrange relation. J’avais conscience qu’elle n’avait pas eu de nouvelles depuis plusieurs mois, dû aux expériences et à la révolte mais ne pouvait m’empêcher de vouloir retrouver une certaine normalité entre nous : les mots. Bref, ce soir là, dans son tiroir une proposition d’embauche très personnalisée de la main d’un des plus hauts sbires du gouvernement en place. Ce soir là, je n’ai pas déposé de mot, je suis juste parti. Le second se déroule une semaine après, je me suis persuadé qu’elle refuserait de prendre plus part à cette connerie pourtant je découvre son  bureau rangé et la voix en grande conversation avec le sbire sourires et courbettes en supplément. Contrairement à ce qu’elle croit, je me suis inquiété mais j’ai bien été incapable de confronter mes craintes et mes doutes à son sujet.

Si j’ai pris ce poste c’est pour améliorer les choses. […] que je me suis lancée la dedans. Je souris plus par reflexe que par envie à la suite de ses propos. Je me sens stupide tout en craignant d’avoir peut être raison sur Jordan. Je veux avoir confiance. Je veux avoir confiance en elle. Elle représente sans le savoir un passé révolu. Plus que Celian qui, elle, a fait parti de mon passé. Jordan, par sa personnalité et son étrange présente, m’a rappelé qui j’aurai dû continuer à être : quelqu’un de confiant et d’enjoué. Je ne veux pas que tout ceci ne soit qu’un leurre. Ses mains attrapent mes joues. Je plonge mon regard dans le sien. Je suis toujours Jordan Je ne saurai dire si c’est le contact de sa peau contre la mienne ou la simple information qu’elle me délivre mais un soupire s’échappe de mon corps, de mon esprit. J’ai envie de la croire. Ou, plutôt, je la crois. Et c’est peut être ce qui me pétrifie davantage lorsque sa question tombe. Elle est légitime mais elle ne se doute pas du champ de mine dont elle relève. Parles moi Timothée Je fronce les sourcils, m’empêche de gigoter puis ferme simplement les yeux en soupirant.  Qu’est-ce que je peux lui dire ? un « tkt c’est toujours moi, tout va bien » ne va jamais passer… Sois pas hypocrites, tu as demandé la vérité elle te la donne, à toi de faire pareil… mais après ça regarde que toi. J’ouvre les yeux, lui offre un petit sourire avant que mes mains s’approprient de nouveau ses hanches et l’attire vers moi. Mes doigts glissent dans son dos pendant que nos corps se rencontrent une énième fois. Ma tête se pose contre la sienne, ma main droite prend possession de son flanc et ma gauche grimpe jusqu’à sa nuque. Je prends une grande inspiration et soupire. L’étreinte n’est pas la plus fougueuse que nous ayons eu mais ce n’est pas ce que je recherche à cet instant. Je sens son cœur battre et accorde le mien au sien. Je resserre un peu plus l’étreinte, déplace mes mains sous des caresses et enfonce mon visage dans son cou. Ma respiration se heurte à sa peau, mes lèvres la goutent dans vraiment le vouloir. Je ferme les yeux. Prends le temps de mesurer que ce que je veux exprimer. Je sais pas quoi dire. Mon esprit vogue alors à une autre nuit. Nous sommes adossés à un lit, on se chamaille sur un sujet dont j’ai oublié toute la teneur. Je me souviens juste d’un instant de flottement, un rire qui s’échoue sur les lèvres de l’autre, une fougue qui nous prend. Elle s’assoie sur moi alors que nos lèvres s’apprivoisent avec un écho qu’on ne comprend pas mais qui nous agite avec vélocité. Un bruit de clé nous fait sursauter, en une fraction de seconde nous nous retrouvons sous le lit, je suis sur le dos, elle sur le ventre. Nous avons tout deux un doigt sur la bouche de l’autre et malgré notre essoufflement un regard amusé s’échange. Un regard qui disparait bien vite lorsqu’on comprend la situation au dessus de nous. Mon très cher coloc a réussi, par miracle, à séduire une femme. Ils s’embrassent, s’écrasent sur le lit – je manque de perdre un œil-, s’échangent des propos que j’aurai préféré oublier… Nos doigts quittent la bouche de l’autre, on se regarde, loin d’être amusé par la situation, coupé dans un élan qui nous allait très bien. Je me faxe légèrement déplace ma main et lui enlève une mèche de cheveux avant de me décaler et de l’inviter à poser sa tête sur moi. Dans notre réalité, je souris contre sa peau avant de l’embrasser à deux reprises. J’inspire profondément.

Je suis venu ici à la fin de la révolte, même avant mais j’ai trouvé la proposition d’emploi dans le tiroir… A la base je voulais y mettre un mot .. c’était stupide. Enfin…j’étais persuadé que tu refuserais de te retrouver plus là dedans… alors je suis revenu et je t’ai vu avec l’autre trou-de-cul *en français* Je desserre un peu l’étreinte mais ne me dégage pas pour autant. Je préfère lui murmurer que parler. Surtout ici. Le gouvernement me donne tellement envie de vomir que je ne préfère pas pronnoncer un mot sur ma vie dans ses locaux. Qu’importe a qui appartient ce bureau. J’étais inquiet. Je le suis toujours… pour d’autres raisons maintenant. Je fais glisser mes mains, inverse leur location. Soupire. Ecrase ma tête dans le creux de son cou. Mais… tu as raison, je ne peux pas en dire autant.. en fait… je… Mes pouces caressent le tissu à défaut de pouvoir toucher une peau que j’ai apprecié toucher par le passé. Je ne t’ai pas dit la vérité… Tu lui as menti.. appelons un chat un chat Non, je n’ai pas menti , pas vraiment… *français* Je manque presque de sursauter quand je me rends compte parler à voix haute à Bastien, en français qui plus est –comme tous nos échanges par ailleurs-. Je secoue la tête, m’écarte de Jordan, la regarde sans oser comprendre ce que son visage exprime. Excuses-moi… si tu viens bien m’accorder quelque minute de « courtoisie » je te propose une petit balade nocturne… ? Je lui souris, passe une main dans mes cheveux géné et soucieux qu’elle ne se pose pas trop de questions. Qu’elle ne me prenne pas pour un fou. Que je suis surement…

Je sors du bureau et l’attend près de son ancien bureau. Un silence se fait, lourd, pas du tout en accord avec nous : deux bavards. L’ascenseur se veut un peu lent. On passe le niveau où nous nous sommes retrouvés bloqués elle et moi, je souris puis baisse la tête en jouant des épaules. J’ai remis mon sac sur le dos et joue avec les lanières pour passer le temps. Lorsqu’on descend les marches du bâtiment, je regarde le ciel et fronce les sourcils. Ce n’est pas une nuit étoilée. Je te ramène ? ou tu veux faire un tour ? Mon regard croise le sien, j’acquiesce d’un mouvement et l’invite à me suivre. Je ne t’ai pas vraiment dit qui j’étais c’est surement pour ça que tu penses que j’ai « changé »… Durant le séminaire, j’étais plus naturel en ta compagnie qu’on peut l’être ici. J’étais un peu plus comme… avant l’an dernier, ou plutôt avant DF ou avant d’apprendre fin .. je sais pas trop en fait. A un moment, on finit par changer qu’on le veuille ou non, j’imagine que le changement a eu lieu quelque part entre le moment où j’étais confiant et celui où je l’ai plus été. J’hausse les épaules, tente d’adopter une attitude décontracter. C’est banal ce que je dis, c’est vrai. Qui peut se vanter de ne pas avoir changé ces trois dernières années ? Du coup… je ne voulais pas que la personne qui m’a permis d’être une personne que je tolère plus soit en fait qu’une… illusion ou une erreur de ma part, une confiance mal accordée… Je soupire. M’arrête et me tourne vers elle. Je sors mes mains de ma veste, souffle dedans un moment avant de poser le dos de mon index sur la joue de Jordan. Je ne suis pas vraiment, pas entièrement la personne que tu crois. J’aurai aimé que tu n’acceptes jamais ce poste en particulier maintenant que je connais tes raisons. Ce gouvernement change les gens avec ou sans alliance. Il… Je secoue la tête, sautille. Il m’a changé… Si je suis contre celui-ci et si au séminaire tu pensais que j’étais radicalement contre, ce n’était pas tout à fait vrai. Une partie de moi espérait qu’il y avait une utilité… éviter des morts… alors qu’en fait tout ce temps j’ai aidé à ce que des personnes meurent. Je n’ai pas le courage d’affronter son visage et baisse donc ma tête avant de reprendre la marche. Je la sens non loin. Sois prudente dans cette tour… regarde les dégâts de cette révolte… J’agite les mains et fini par en poser une sur ma blessure. Je grimace. Tout ça pour rien. Et nous voila tous deux à retourner bosser pour eux…  pas pour les mêmes raisons mais…. quand j’y pense je me demande si c’est vraiment la meilleure stratégie…. Pourquoi ne pas tout quitter et aller directement saluer la résistance restante ? Je n'ai pas vraiment besoin de Bastien pour trouver la réponse : peut être parce que je ne sais faire que ça. Analyser. Traquer. Je secoue encore la tête. Je suis désolé, je n'avais pas à exiger quoique ce soit... et crois moi j'aurai préféré rire pour le masque que me retrouver là ..





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Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l'abysse, l'abysse le scrute à son tour. (⚡) Nietzsche
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MessageSujet: Re: Question de confiance   Mer 28 Oct - 21:01

Jordan préfèrerait être de marbre, que cette discussion n’ai aucun impact sur elle, pouvoir faire preuve d’indifférence, de désinvolture et prendre cette visite à la légère. Mais la réalité est tout autre, la présence de Tim provoque en elle une explosion de sensations aussi diverses qu’incontrôlable. De la joie de sa visite à l’amertume de ses doutes, de la compassion à la colère, elle oscille entre sentiments opposés et ne cesse de se questionner sur la nature de cet effet qu’il a sur elle. Ils ont été complice tout ce séminaire durant, partageant des instants comme hors du temps, vivant comme dans une bulle qui n’aurait appartenu qu’à eux. Elle a eu pendant cette semaine là, la sensation parfois de le connaître depuis toujours et pourtant la jolie rousse doit bien se rendre à l’évidence qu’il est plus un inconnu qu’autre chose. Ça n’empêche pas cet étrange sensation qu’elle éprouve en sa présence, qui la ravie autant qu’elle la dérange. Et c’est parce que le scientifique ne la laisse pas de marbre que Jordan laisse s’exprimer son tempérament de feu. Elle le sent perdu mais ne peut s’empêcher d’être offusquée par les propos qu’il tient, les questions qu’il pose et ce que cela sous-entend. Peut-être que trop naïvement elle a cru leur connexion forte au point que leur compréhension mutuelle n’ait pas besoin de mot, qu’au fond de lui il savait déchiffrer les propos qu’elle avait pu tenir au cours du séminaire. Jordan s’était peut-être trompée et elle n’aimait pas ça.
Mais à la fois elle comprend ses doutes parce qu’elle-même à eu peur un instant de céder à une tentation à laquelle elle aurait dû résister. Même en connaissant ce pourquoi elle avait décider de prendre son nouveau poste, elle avait douté. Il était donc légitime que Timothée se pose des questions. Mélange complexe entre une envie saugrenue qu’il ai pu lire en elle au point de lui affirmer qu’elle faisait le bon choix, alors que non au lieu de cela il était devenu méfiant et dans un sens la jolie rousse était attristée par ce constat. Comme un wagon sur des montagnes russe elle va et vient dans un bouquet complexe d’émotions dont elle ne s’était plus crus capable depuis son histoire avec son ex. Mauvaise chose que de rapprocher de tels évènements et comportement, Jordan le sait mais c’est plus fort qu’elle, l’écho de ses sensations la traine sur un terrain qu’elle aimerait pourtant éviter à tout prix. Sa colère exprimée, la jolie rousse retrouve son calme, l’inquiétude qu’éveille le scientifique de part son attitude étrange prend le dessus sur le reste. Elle veut le rassurer autant que l’instant d’avant elle aurait eu envie de le découper en rondelles pour lui poser de telles questions alors qu’il n’était pas mieux qu’elle.  Que peut-elle faire de plus que lui offrir son attention, son soutient ? Elle l’invite à parler mais il ne semble pas prêt à cela. Que t’est-il arrivé Timothée Morel ? Voilà ce que Jordan aimerai lui dire, mais elle s’abstient, le laisse trouver l’apaisement dans leur proximité. Elle ne peut nier y trouver une certaine sérénité, le sentiment de ne pas être totalement seule dans ce désert d’incertitudes.

Immobile, elle se nourrit des sensations que font naître les mains du scientifique ainsi la chaleur de son souffle contre sa peau. Elle se souvient de ce moments d’intimité avortés pendant le séminaire, ce karma peu favorable qui les avait poursuivit alors que leurs deux corps se réclamaient indéniablement. Et dans cet instant elle retrouve cet appel qui bien étrangement fait écho à quelque chose de connu dont pourtant elle ignore tout. Comme un souvenir indescriptible, trop flou pour son esprit mais parfaitement clair pour son corps. Sa mémoire kinesthésique prend le dessus et elle se surprend à désirer plus que cette étreinte presque timide. La rouquine pense qu’il en est de même pour Tim lorsque ses lèvres se décident enfin à goûter réellement sa peau par deux fois mais il s’en tient là et elle déglutit difficilement sa frustration. Sentiment de courte durée puisque la voix du scientifique la ramène à une réalité qu’elle avait mise de côté un instant. Enfin il lui parle, lui raconte comment il a découvert ses nouvelles fonctions, sa déception, son inquiétude. Son phrasé manque de fluidité mais Jordan s’en contente, elle le sent différent depuis le début et se promet de trouver pourquoi. Il n’a pas été tout à fait franc, l’avoue enfin puis prononce une phrase en français dont le sens échappe à la jeune femme « Quoi ? » lâche-t-elle prise au dépourvu par cette surprenante intervention de la langue de Molière. Ses sourcils se froncent dans une moue trahissant son incompréhension et déjà Tim lui propose de sortir prendre l’air pour une balade nocturne. Le lieu le met mal à l’aise, elle ne peut pas lui en vouloir et se réjouit même de quitter son bureau.
La sortie se fait en silence, l’un comme l’autre perdu dans ses pensées, encore dans la retenue. Ce n’est qu’une fois à l’extérieur du bâtiment, comme libéré d’un certain poids mais surtout de la sensation d’être constamment épié. « Faisons un tour. » répond Jordan sans la moindre hésitation en suivant Timothée pour une balade nocturne. Il lui paraît enclin à se livrer un peu, elle l’encourage d’un regard qu’elle accompagne d’un sourire. Son amertume s’est atténuée, même si elle sait qu’une fois seule elle retracera les évènements de ce soir pour prendre du recul et analyser la situation mais surtout ce que cela suscite en elle. La jolie rousse montre son intérêt pour le discours du scientifique en ponctuant son écoute par des sourires et hochements de tête, elle ne le coupe pas une fois et s’imprègne de ses paroles pour tenter de mieux le comprendre. L’image qu’il a donné de lui n’est pas totalement juste, sans pour autant être vraiment fausse. Jordan ne sait pas si elle comprend bien ce que Tim sous-entend en parlant de changement, sa mine se fait perplexe et elle ignore si c’est pour cela qu’il s’arrête et se tourne vers elle. Il fait preuve de sincérité et la jolie rousse apprécie sa franchise mais son cœur se serre légèrement parce qu’elle sent comme une certaine détresse émaner du jeune homme. « On a tous déjà agit à l’encontre de nos valeurs, de ce en quoi l’on croit. Ils nous pourrissent… » déclare Jordan comme pour essayer de le délester d’un poids, lui faire comprendre qu’il n’est pas le seul à se sentir coupable. « Il n’y a guère que la partie immergée de l’iceberg qui nous est accessible. Du moins c’était mon cas avant. Et j’ai envie que ça change, je veux comprendre c’est pour ça que je fais cela. » elle sourit « Le savoir c’est le pouvoir. » et connaître l’ennemi est une stratégie qui a fait ses preuves.

Le passé est un tas de ruines et l’avenir tellement incertain, mais à quoi bon vivre dans l’attente ? Jordan s’est promise de ne plus être un patin et bien qu’elle prenne les avertissements de Timothée au sérieux elle ne se sent pas dans le droit de renoncer et faire marche arrière. « Les cartes sont entre nos mains… ça ne sera pas facile, peut-être même d’une difficulté insoupçonnée, mais je dois essayer. Comment faire autrement ? » cette question n’attend pas vraiment de réponse, elle n’est que le fruit d’une réflexion susciter par les propos du scientifique, la remise en question Jordan la vit chaque jour. Il s’excuse pour son précédent comportement, ses exigences mal placées quant à obtenir une vérité que lui même n’avait pas été capable de lui donner. La rouquine sent encore et toujours que quelque chose cloche, qu’il traine plus que de l’inquiétude à propos de leurs situations mais elle ne veut pas insister pour le pousser à parler, il le fera lorsqu’il se sentira prêt, si c’est le cas un jour. « Peu importe… finalement l’essentiel c’est que tu sois venu. » parce qu’au moins ils passaient ce moment ensemble, tant pis pour les minutes houleuses, ils se redécouvraient ou se découvraient d’avantage tout simplement. Puisqu’ils avaient quitté l’atmosphère de leur lieu de travail et ce que cela impliquait comme tension, la jeune femme voit là l’opportunité de redonner un peu de légèreté à cette entrevue.
Son regard se fait malicieux et un sourire en coin étire ses lèvres alors qu’elle saisi la main de Timothée. Un geste qui rappelle leurs folles escapades durant le séminaire, leurs quêtes improbables et avec cela ramène leur complicité sur le devant de la scène. Ses pas s’accélèrent, elle veut s’éloigner du Gouvernement et de sa toxicité symbolisé par cet imposant bâtiment où ils étaient il y a encore quelques minutes. Jordan ralentie le rythme quand elle se sent assez loin puis se stoppe nette « Merde… on ne peut même pas aller dans un bar… » elle se rend compte que cette simple petite liberté dont ils sont privés met fin à son plan, frustrée elle affiche une mine renfrognée « Bon et bien si tu as une idée… A moins que tu ne veuilles rentrer ? » la rouquine se laisse aller à un geste spontané et caresse la joue de Tim comme elle l’a déjà fait dans la soirée « C’est peut-être d’avantage de sommeil dont tu as besoin. » et elle aussi devrait penser à dormir mais il est tellement plus facile de conseiller.
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MessageSujet: Re: Question de confiance   Sam 31 Oct - 0:58

Spoiler:
 

On a tous déjà agit à l’encontre de nos valeurs, de ce en quoi l’on croit. Ils nous pourrissent… Simple. Redoutable. J’entends encore mes propres mots. Mes propres pensées. « Non, nous sommes des pourritures ». Comment le lui dire ? Elle ne comprend pas et ne pourra pas comprendre. Maarten, lui, pouvait saisir toute la portée de cette constatation. Il connait son implication, son histoire. Il était là, lui aussi. Il connait la mort, la forme de celle-ci. La forme de celle qui nous rend coupable de sa venue. Bastien n’est-il pas une simple réponse que je tente d’apporter à ma survie ? Je ne sais pas. Je ne sais pas ce qu’il fait là. Je veux le savoir tout en espérant ne jamais m’en rendre compte. Quelque part, sa présence est un socle. Il est là depuis mon réveil, il me regarde, me sourit, me parle. Sa présence m’agace tout en m’offrant un bout d’une réalité que j’aurai apprecié vivre. Amstrong tu reviens sur terre…? Je fronce les sourcils, lève les yeux vers lui. Il hoche la tête vers Jordan en enfonçant son cou dans les plis de son manteau. Comme s’il pouvait ressentir le froid. Il n’y a guère que la partie immergée de l’iceberg qui nous est accessible. Du moins c’était mon cas avant. Et j’ai envie que ça change, je veux comprendre c’est pour ça que je fais cela. Mes yeux parcourent son visage. Elle est déterminée. Son regard effleure le mien avec une délicatesse qui, pourtant, ne fait pas du tout écho à la sensation que j’ai en l’écoutant. J’aime ce que je vois. Je crains ce que j’entends. C’est Jordan. Voila une nouvelle affirmation que je ne pensais poser avec autant d’assurance. Elle me laisse chatouiller cette relation de confiance, de complicité improbable. Elle prouve ce que je voulais qu’elle m’affirme : je ne me suis pas trompé. Elle n’est ni un leurre. Ni un de ces monstres. Ni une illusion. Elle est une échappatoire. Elle est une amie. Elle est une réalité. Mon corps, mon esprit, l’ensemble s’accorde sur une affirmation espérée et vive : c’est Jordan. L’image et le son s’octroient une symphonie paisible sous le rythme d’une mesure de soulagement. Elle sourit. Je le reconnais. Un instant je suis au séminaire. Un autre instant je suis, où ? Où est-ce que je suis ? Le flash est si rapide que je ne distingue d’une inflexion de mon organe cardiaque. Le savoir c’est le pouvoir. Ma lucidité retourne dans le présent au milieu d’un sourire que je lui offre avec simplicité. La malice qui s’y infiltre me surprend presque alors que le contenu de sa dernière phrase prend forme dans mon esprit. Je n’ai jamais sous estimé sa force et c’est surement pour ça que le contenu que touche du doigt sur ses vraies raisons ne m’étonne pas. Elle veut les aider mais pas seulement. Elle veut comprendre. Elle veut la vérité. Comme moi. Je comprends. Tellement. Je souris.
Je ne sais pas pourquoi, j’ai dessiné les contours d’une Jordan que j’espérai être réelle à partir d’évènements et d’échanges au milieu de couloirs, de placards, de lits, de tables…. Je ne sais pas pourquoi, j’ai gribouillé ce dessin en émettant un doute si minime et malgré sa taille, aurait pu soulever la mer…. Je ne sais pas pourquoi, ce dessin m’a inquiété et, paradoxalement, m’a fait espérer. Aujourd’hui ce dessin s’anime et enveloppe les traits de Jordan pour disparaitre. Il n’était pas un brouillon. Au final, la réponse n’a pas été dur à obtenir… tu la connaissais déjà non ? Peut être… mais ça ne change rien. Ah ? Et c’est quoi maintenant ? C’est une amie et les derniers sont… Les cartes sont entre nos mains… ça ne sera pas facile, peut-être même d’une difficulté insoupçonnée, mais je dois essayer. Comment faire autrement ? Ses yeux se détachent de moi qu’un bref instant, pas assez éveiller un doute en elle. Elle a conscience de ce que son choix implique et a surement raison. Comment faire autrement ?
Je m’excuse auprès d’elle pour…tout. Je lui souris et penchant la tête sur le côté et fini par passer une main dans mes cheveux. Je n’aime pas cette situation. Depuis quand ne me suis-je pas excusé réellement ? Depuis quand n’ai-je pas ressenti le besoin d’accepter la réalité d’une amitié née sans aucune raison ? Depuis quand ? L’excuse, je sais ! Mon regard se déporte sur lui, le foudroie avant de revenir sur elle. Elle s’est rapprochée. Je peux voir son souffle se transformer en fumée. J’hoche la tête pour moi-même et lui dédie un sourire qui sonne un peu d’amusement. Je m’apprête à ouvrir la bouche mais je me fais devancer. Son regard m’interpelle. Il me coupe dans mon élan bien trop lent pour sa malice à elle. Elle attrape ma main et m’attire dans un début de course. Je n’ai même pas le temps de jeter un regard à Bastien. Il a déjà disparu. L’inquiétude s’échoue sur la chevelure rousse de Jordan. Mes yeux si perdent à l’instar des battements de mon cœur. Un sourire s’insinue avec force sur mon visage. Je la revois dans ce couloir courant en riant et en me jetant d’un coup d’œil. Je me revois poser ma main libre sur ses hanches en lui disant d’aller plus vite puis la serrant contre moi pour changer de direction. Elle continue de courir, elle nous éloigne du gouvernement alors que celui-ci et la nuit ayant sonné devraient nous obliger à faire profil bas. Comment faire autrement ?[/color] Bonne question. En la voyant, en me souvenant, comment faire autrement ? [i]Etre lâche. Elle. J’entends très clairement la voix de ma mère. Je ne comprends même pas pourquoi l’entendre me comprime encore la poitrine. Elle qui est l’exemple même de la lâcheté. Je sens le regard de mon ombre sur moi et vois son visage s’agiter dans la négative, exaspéré. Chacun sa définition de la lâcheté. Je n’ai pas agit, c’est vrai. Pas assez et ils sont morts. C’est un fait. Mes yeux parcourent son dos et son visage lorsqu’elle se retourne avec cette même expression amusée que le visage. Je comprends alors. Je voudrais juste qu’elle n’est pas à faire ce constat à cause de sa participation à cette connerie. Tu es rassuré de ne pas t’être trompé mais au final t’aurais préféré que ce ne soit pas le cas ou je rêve ? Je ne sais pas… Oui, peut être… c’est stupide. Je souris et ajoute C’est de famille apparemment Je sens un silence amusé plané autour de nous. Nous revoila sous plus de légereté. Je suis presque étonné du bien que cela me procure. Merde… Elle s’arrête d’un coup, je n’ai pas le temps de rompre mon allure et lui rentre légèrement dedans. Nos mains se séparent pour que les miennes se posent sur ses hanches. Le contact est bref, je me recule sans aucune raison. on ne peut même pas aller dans un bar… Un bar ? Vraiment ? A croire qu’on était bon que pour boire ensemble ou…mal manger. Je fronce les sourcils, reprenant un sérieux qui a beau être faux fait planer une certaine réalité. Comme si l’absolue légèreté du séminaire était définitivement derrière nous. Comme si l’absolue légèreté de nos blagues avant les expériences s’était dissoute. Partiellement. Bon et bien si tu as une idée… A moins que tu ne veuilles rentrer ?

Je fronce davantage les sourcils lorsque je perçois chez elle une forme d’inquiétude et de douceur que je n’avais pas croisées avant ce soir où lors de notre « sieste sous un lit » - elle dormait-. C’est peut-être d’avantage de sommeil dont tu as besoin. Sa main m’électrise. Mes yeux s’accordent au sien avant que mes paupières se ferment. J’inspire profondément et les rouvre au moment de l’expiration. Un sourire franc rejoint mon visage tout comme ma main la sienne. En fait… je veux bien rentrer que si tu m’accompagnes… mais du coup… on s’occupera de notre sommeil…. Mon visage s’éclaire dans une moue amusé pendant que ma main abaisse la sienne sans pour autant la quitter. Mon pouce glisse sur sa peau alors qu’une idée émerge en reconnaissant la rue dans laquelle nous sommes. J’ai une petite idée… tu vas en profité bien plus que moi vu ton nouveau poste mais ... il y a des avantages à travailler pour le gouvernement et « chasser » les petits et grands vilains…. Mon clin d’œil se loge dans ses prunelles. Ma main se serre légèrement sur la sienne avant de l’entrainer dans une rue parallèle. Nous enfonçant dans deux ruelles un peu plus dans l’obscurité, je me retourne en réduisant l’allure. Fais moi confiance, je ne risque pas de t’agresser… je sais que tu n’hésiteras pas à éclater la face sur le bitume… Je ris. Oubliant Bastien. Oubliant mes doutes. Je nous revois sur le dojo, séparé de plusieurs personnes avec d’autres partenaires. Je sens nos échanges, ses regards, ses sourires. Je me souviens de l’absence d’hésitation à la première occasion pour se battre ensemble et cette proximité qui, pour nous, semblait ne plus rien à voir avec le combat : nous savions déjà que jusque là nous étions des comédiens. Bientôt, on arrive à destination. Je nous fais rentrer dans le jardin que je connais très bien. Le néandertalien laisse encore trainé ses affaires. Je m’approche de la porte la plus proche, contourne par la droite et vais vers la façade nord. Je mime le silence et l’invite à m’y suivre. Je murmure Un petit…tout petit emprunt ça te choque pas ? Je parle encore avec mes mains et souris à sa réponse. J’hoche la tête, lui demande de rester là et grimpe avec rapidité sur la poubelle puis l’invite à me rejoindre pendant que je passe un bras par la fenêtre entrouverte. Avec le froid qui s’installe je ne comprends pas comment il peut laisser ouvert… m’enfin c’est tant mieux pour nous… Je parviens à ouvrir davantage la fenêtre sans trop faire de bruit et me laisse glisser le long de la fenêtre atterrissant dans une espèce de cagibi. Lorsqu’elle descend, mes yeux épousent ses formes sans parvenir à faire déplacer mon corps pour lui laisser de la place. C’est vrai que, seul, il y a de la place mais à deux … Je m’échoue dans des cartons. Le bruit est presque discret. Presque. Oups… Nos yeux se croisent. On est dans la merde, on le sait mais quelque part l’amusement s’éveille. Je me redresse, ouvre la porte menant au couloir, y entraine Jordan avant de refermer. Pas la première, la deuxième porte sur la droite, je l’ouvre nous y fait glisser au moment où le Neandertal apparait dans le couloir. Nos mains trouvent nos bouches avec une reflexe qui m’amuse. Je nous revois une main sur la bouche de l’autre alors qu’un balai me chatouille l’oreille. Je nous revois étouffer nos rires. Je nous revois entrain d’échapper à un vigile. Je souris et étouffe un rire en plongeant mon regard dans celui de Jordan. Une main sur sa bouche, une main sur ses hanches, je m’en veux de l’avoir emmené ici. Notre proximité provoque une petite symphonie dans mon corps. Sa peau sur mes lèvres se rappelle à moi en même temps qu’un flot de souvenir sensorielle. Mon sourire s’efface doucement, je m’approche de son visage alors que ma main s’abaisse.

Le néandertalien tousse, grommèle. Surpris je relève la tête et tend l’oreille. Il ouvre la porte du fond, j’entrouvre la nôtre et y passe un œil. Un sourire j’attrape la main de Jordan et nous fait sortir. On passe à côté du salon encombré et entrons dans sa cave. En haut de l’escalier, je sors de mon sac à dos une petite lampe torche que j’actionne et utilise pour nous faire descendre les marches dans le silence. Une fois en bas, j’éclaire la pièce avec un grand sourire. TADAAA ! Monsieur fait collection d’alcool, surement parce qu’il en est un grand consommateur et que personne n’irait le soupçonner… Lui-même ne soupçonne pas que je sois au courant … Je m’approche d’une bouteille de vin et la donne à Jordan tout sourire. Je sais je suis génial, je sais toujours où trouver de bonnes adresses… Je ris dans un silence et éteins la lampe. Obscurité totale, je me déplace rapidement sans faire de bruit dans une pièce que j’ai souvent eu l’occasion de fouiller. Lorsque je rallume la lumière, je grimace, me trouve proche d’elle mais ce n’est pas ses yeux qui me font face…. Mais le petit vieux à l’agiter étonnante pour un mal voyant. Excellent ! Merde…. Au lieu de te foutre de ma gueule, une idée Bastien ? Je secoue la tête, serre les poings pour la conversation orale et …éteins la lampe. COURS ! A la porte principale ! Je me penche, attrape deux bouteilles au pif et fonce vers l’escalier en entendant déjà des pas précipités. Go GO gooo Je ne la vois pas mais je l’imagine encore. Mon cœur s’emballe, j’ai l’impression d’être un ado. Mon cœur explose. Mon frère rit et je ne peux m’empêcher de le partager avec lui à défaut de pouvoir partager un verre.


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Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l'abysse, l'abysse le scrute à son tour. (⚡) Nietzsche
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