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 Qu'est-ce qu'on ferait pas pour du fric ! {Nath}

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MessageSujet: Qu'est-ce qu'on ferait pas pour du fric ! {Nath}   Lun 14 Sep - 20:42



   
« Nathan & Declan »
▬ N'importe quel imbécile peut se lancer dans une bagarre, mais le sage sait les éviter. Encore faut-il que la sagesse fasse partie de notre vocabulaire.
   


Les cartes se dévoilèrent sur le vicieux tapis vert, après un suspens qui leur avait vaguement coupé le souffle. Celles que le skin avait dans les mains ne promettaient pas monts et merveilles et il aurait eu raison de ne pas se laisser cajoler par trop d'espoir. Si seulement. Ses yeux fusillèrent son vis-à-vis pendant qu'il laissait les joueurs contempler son jeu de leurs regards à la fois exaspérés et misérables. Depuis son entrée, il n'avait fait que rafler les mises et avait dépouillé un à un tous les hommes attablés. Declan suspectait grandement la tricherie - personne ne pouvait avoir le cul tant bordé de nouilles - mais sans la moindre preuve à apporter... difficile de se faire entendre. Cela dit ça ne l'empêcha pas d'ouvrir grand sa bouche tout en balançant violemment ses cartes sur le bienheureux qui souriait avec une béatitude beaucoup trop détestable à son goût. « T'as triché connard ! ». Les autres drogués du poker profitèrent de son élan pour suivre le mouvement et certains se levèrent en s'insurgeant, tout aussi douteux que l'était l'irlandais. Les autres se contentèrent de protester moins vivement, préférant taper du poing sur la table plutôt que se lancer dans de vaines effusions. Le rappel à l'ordre ne tarda pas et avorta les pulsions du cercle infernal qui n'aurait certainement pas manquer d'en venir aux poings. Declan fusilla l'autre du regard dans un silence pesant mais préféra calmer ses ardeurs. « Prouve le moi et je te rends le double de ce que tu viens de perdre. Ou donne moi le reste que tu me dois tout de suite ». Evidemment, et comme à l'accoutumée, Deko avait eu l'audace de promettre plus qu'il ne possédait, dans l'espoir ridicule d'être celui qui raflerait le gain. Il perdait un peu trop souvent ces derniers temps... Et priait un seigneur auquel il ne croyait pourtant plus de lui donner la volonté d'arrêter avant de le plonger d'avantage en Enfer. « C'est tout c'que j'avais sur moi ». Il reprit place sur sa chaise, blasé et pris au piège. « Alors gagne les ce soir où tu auras un nouveau problème à ajouter à ta liste déjà bien longue ». Et il n'avait que trop raison. Il croulait sous les soucis depuis déjà trop longtemps.

Des acclamations firent soudainement échos là où se déroulaient des jeux bien plus hostiles. Là où l'appel au sang menait les plus sauvages à se livrer des combats où la violence dépassait l'entendement. Le ring. « J'ai entendu dire qu'il y avait un joli jackpot à la clé, tu devrais tenter ta chance... ». Declan n'avait jamais eu l'attention de participer à cette barbarie, il était confronté à suffisamment d'horreur dans le cadre de son activité non officielle. Mais, à priori, ce soir le choix ne lui incombait pas. « Le double » . Un rictus défigura le victorieux. « Marché conclu. Mais si tu perds, il en sera de même pour toi ». Sur ces belles promesses, le skinchanger tourna les talons et se dirigea vers les combats d'une marche lourde et furibonde. « T'es fou, qu'est-ce qui t'a pris ? Tu sais qu'il se bat bien mieux avec ses poings qu'avec ses cartes ». Et pendant qu'il regardait l'irlandais s'éloigner, le petit malin aux poches bien pleines avoua. « T'en fais pas, c'est pas sur lui qu'on misera ce soir, y a du lourd en face, Declan se prendra enfin la raclée qu'il mérite ». Son compagnon de jeu n'en était pas si sûr...

Un peu plus tard, Deko se retrouva dans l'arène, le torse nu, les poings fermement serrés et le regard enflammé. La confiance trop absolue de l'autre prenait tout son sens pendant que son adversaire le jaugeait. Nathan. Ceux qui les entouraient, gueulards et aliénés, ivres de férocité, n'avaient que son nom à la bouche. Un combattant redoutable que les plus sages prenaient soin d'éviter tandis que les plus audacieux finissaient toujours par regretter leur témérité. S'il sortait vainqueur de ce combat, le métamorphe ne manquerait pas de défigurer celui qui l'avait sans vergogne envoyé au casse-pipes - après l’avoir dépouillé, bien sûr. Le salaud. La pression montait dans la foule et déteignait sur les chiens de combat du soir. Il sentait la fièvre monter, peut-être un peu trop pour parvenir à se contenir. Dans le feu de l'action, il oublia rapidement qu'il n'avait jamais voulu se trouver là, confronté à un homme qui ne lui avait causé aucun tort mais qu'il se surprenait à vouloir démolir. Et la rage qui animait son vis-à-vis ne fit qu'embraser d'avantage cette ardeur qui menaçait déjà de laisser fuir la bête de ses entrailles. Une bête sur laquelle il n'avait pas encore le moindre contrôle. Une bête sauvage qui à son dernier éveil avait peint son pelage ébène d'un sang innocent.

Soudain, les hurlements frôlèrent la frénésie. L'heure de la lutte avait sonné et la mêlée serait acharnée. Declan fit abstraction de l'agitation qui les entourait et concentra toute son attention sur celui qu'il avait pour projet de déchoir. Ce soir, un nouveau nom serait  sur toutes les lèvres. Le but véritable fut délaissé dans les méandres de souvenirs trop vagues. Seule la haine demeurait, plus forte que jamais. Le skinchanger s'oubliait peu à peu pour laisser place à la bestialité, ne réfléchissait plus comme un homme mais comme l'animal qui sommeillait tout en grondant sourdement. Instinct primitif et désir de sang prenaient le pas sur la raison. Il n'entendait plus que son coeur cogner farouchement contre sa poitrine. Ne sentait plus plus que ses pulsations lui battre douloureusement les tempes. Plus rien n'avait de sens, si ce n'était celui d'arracher la vie, sans aucune autre raison que l'envie. Aussi, sans un mot pour celui qu'il s'apprêtait à agresser, il s'élança et frappa, encore et encore, sans même savoir s'il touchait la cible ou s'il fendait le vide.
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qu'on ferait pas pour du fric ! {Nath}   Ven 18 Sep - 18:22


« qu'est-ce qu'on ferait pas pour du fric? »



Nathan et Declan
featuring

“C’est hors de question, Kyle.” Tu te redresses sur ton siège, le visage sérieux. Si tu avais accepté de te battre contre n’importe qui n’importe quand, tu te refusais toujours à combattre contre des zombies. L’homme devant toi te toise sévèrement, te faisant comprendre que tu n’es pas en position de demander la moindre faveur. Tu soupires, passe une main dans tes boucles sales, puis tu le fixe. “On avait dit pas de zombies. Et si c’est tout ce que tu as sous la main, il est hors de question que j’y retourne ce soir.”

Derrière les portes, les cris font rage, la foule s’excite, un bruit de craquement, l’exultation. L’autre combat s’est terminé, sans doute avec un zombie en morceaux. Tu frissonnes légèrement en imaginant la créature éventrée au sol, et tu espères que ce sera nettoyé avant ton prochain combat. T’es devenu un régulier ici. Avec l’arrivée des nouvelles lois, tu avais dû trouver un nouveau moyen de vivre, ou de survivre. L’alcool se faisait rare, l’argent tout autant, et toi, tu n’avais pas la patience de faire les choses correctement. Tu préférais te jeter dans la fosse au lion, même si tu risquais d’en crever prochainement. L’homme mécontent fini par se lever de table, te lançant un dernier regard avant de lancer en l’air. “Un marché est un marché, McFadden. Bouge ton cul.”

Désabusé, ton regarde se pose sur la bouteille vide sur la table, que tu écartes d’un vif mouvement de main. Elle éclate au sol, vide de toute substance liquide, et tu te retiens de renverser autre chose, tes mains se cramponnant agressivement aux accoudoirs de la chaise. Tes dents se serrent tandis que tu tentes de trouver une solution pour te défiler. La fuite n’est pas envisageable ; si tu pars maintenant, c’est pour ne plus revenir. Si tu te blesses volontairement, il n’y croira pas. Tu commences à angoisser. Tu ne voulais pas combattre contre un zombie, tu ne pouvais pas et ça devenait hors de ton contrôle. La simple idée de devoir arracher la dernière parcelle de vie d’un corps pourrissant te soulève le cœur. C’est un combat à mort qui s’offre à toi, et tu refuses d’être celui qui rendra le dernier coup. Tu peux te battre, mais tuer ; plus jamais. Tu te l’étais promis.

Et la solution s’offre à toi, bêtement, insidieuse ; t’étais celui qui allait crever ce soir. En t’obligeant, il te condamnait à mort, et étrangement, ce scénario te détendait plus que l’idée de devoir démolir du zombie. Tes mains se détendent, le reste de ton corps suit, jusqu’à ce que tu te redresse et finisse par franchir la porte menant vers la pièce ou les combats se déroulaient.

Lorsque la lumière frappe tes rétines, ton visage en change. Moins soucieux, moins effrayé, tu le troques contre ce masque souriant d’agressivité, de force, de trop grande confiance. Ils ne voient que Nathan, celui qui éclate des gueules presque tous les soirs. Si ils savaient qu’ils allaient aussi le voir crever ce soir, ils ne seraient peut-être pas aussi enthousiasme, la plupart aimant parier sur ta personne, sur ta force, mais surtout sur ton côté tête brûlée. Armé de ton faux sourire, tu prends place au milieu de la place, faisant ton petit show habituel, attisant la foule rassembler autour de ton dernier combat. Tu reste de dos, ignorant au possible l’arrivée de ton adversaire mort-vivant, vivant dans le déni au moins jusqu’au dernier moment.

Torse nu, tu lèves les bras pour soulever les cris, vociférant avec eux, te mêlant à ces cris barbares, ces cris qui te bouchent les oreilles, t’occultant l’arrivée de l’homme dans le ring de fortune. Tu te retournes vivement, prêt à te lancer dans le combat. Ton regard se rive sur l’homme vivant à quelques mètres de toi. Pas de pourriture, pas d’yeux déchus. Un vrai sac de chair et de sang, bien en vie. Déstabilisé, tu tentes de comprendre pourquoi, d’un coup, ce qui était prévu ne l’est plus, et tu le toise férocement, espérant qu’il n’ait pas remarqué ce petit moment d’hésitation dans ton regard. Ton visage s’arme d’un sourire puant d’arrogance, tandis qu’il te rend la même, une haine momentanée vous embrasant, les hurlements l’attisant comment un vent attise un brasier. Tu ne bouges pas d’un pouce, remontant simplement tes poings à hauteur de ton visage. Tu n’as pas le temps de l’évaluer qui s’élance vers toi, lourd, violent, et qu’un de ses coups t’atteint à l’épaule. Perdant légèrement l’équilibre, tu en accuses un deuxième sur la hanche, avant de te reculer, surpris par son audace. Il n’attend pas. Il ne prend même pas la peine d’évaluer le terrain. Le combat risque d’être court, surtout si vous vous élancez tout deux comme deux bêtes affamées.

Remis du choc, tu bouges rapidement sur sa droite, ton cerveau n’ayant pas le temps d’évaluer son poids, sa vitesse, tu t’élances contre lui, poing devant, espérant le frapper à ton tour. Ton direct gauche suit de près, souhaitant avoir son visage sur sa trajectoire. Tu te fais rapide, nerveux, et tu ne restes plus en place sur tes pieds comme au début. Autour de vous, la foule scande ton nom, éclate lorsque tu le touches, se déçois si tu le manques de près. Le combat sera court, certes, mais au moins il est nourri de cette passion malsaine que le public vomit en votre direction.



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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qu'on ferait pas pour du fric ! {Nath}   Sam 19 Sep - 14:19

Les mains claquaient les unes contre les autres. Les hurlements ne cessaient plus pendant que les coups des combattants s'enchaînaient. Les hommes... Le summum de la perversion qui se délectait de l'horreur, du sang et de la violence dans son plus simple apparat. Les bras se levaient dans les airs chaque fois que le guerrier sur lequel ils avaient parié touchait l'autre dans un craquement de phalanges. Et ces sourires d'immense contentement sur leurs visages... C'était écoeurant. Garderaient-ils leurs rictus aux coins de leurs lippes s'ils se trouvaient à la place des déchaînés sur le ring ? Pour sûr que leurs faciès conquis par l'exaltation de la bagarre s'effaceraient pour ne laisser que la terreur et la douleur les assaillir. Ils ne se réjouissaient de la barbarie que lorsqu'elle tourmentait autrui. Se rassasiaient seulement de la souffrance des autres pendant qu'ils la contemplaient de près tout en pariant sur leurs déchéances ou leurs survies. Les lâches. Pas étonnant que l'humanité s'éteignait au profit des monstres naissants. Finalement, l'homme ne devenait que les atrocités qu'il avait toujours plus ou moins été, ou mourraient sous leurs malfaisance. Un sort plus que mérité.

Dans cette bataille, Declan ne valait pas mieux que les spectateurs enragés qui, au fur à mesure de ses coups endiablés, clamaient peu à peu son nom. Et dans ce tumulte la bête puisa d'avantage de force. D'avantage de haine. Il ne voyait plus que l'ennemi qui lui faisait face et qui déjà avait été marqué par ses poings. Sa douleur peignait ses phalanges et l'espace d'un bref instant il s'en rendit compte. Laissa l'humain reprendre une place éphémère pour se confronter à un semblant de raison qui le mena jusqu'à la culpabilité. Il leva les yeux vers la foule sans se préoccuper de Nathan, l'habitué, et se retrouva face au visage désabusé et moralisateur de Taylor qui ne tarda pas à se fondre dans la masse jusqu'à disparaître totalement. Le changeur se sentit terriblement mal. Se damnait lui-même pour cette violente dépravation à laquelle il avait pris part pour... de l'argent. Minable. Mais il ne put guère approfondir son malaise. Un coup vint l'atteindre en pleine mâchoire, lui laissant un goût métallique en bouche. Sous le choc, il s'était retrouvé à terre et légèrement sonné. Il secoua la tête, retrouva rapidement ses esprits, plongea un regard empli de haine en direction de celui qui l'avait blessé. Il cracha du sang avant de s'essuyer les lèvres d'un revers de main et de se redresser dans une position animale, les quatre membres plantés dans le sol.

Les os craquaient comme des brindilles sous un pas lourd et changeaient de forme à une vitesse folle. Des cris d'une souffrance insoutenable s'élevaient au dessus du chahut pourtant survolté par la scène apparemment jouissive qui se déroulait sous leurs yeux presque exorbités. La peau de l'irlandais laissait un poil ébène et brillant la recouvrir pendant que tout son corps terminait de se métamorphoser dans l'agonie. Et là où s'était tenu un homme se dressait maintenant un énorme chien aux muscles saillants et à la tête carrée. Le rottweiler grondait doucement le temps de s'accommoder sans quitter un seul instant de ses yeux noirs l'humain qui semblait le jauger et l'analyser. L'instinct lui susurra qu'il fallait se battre, attaquer avant de se défendre, mordre dans la chair sans lui laisser la moindre occasion de répliquer. Comme si sa survie était en jeu, l'animal se mit à aboyer frénétiquement, dévoilant au passage des canines affûtées d'une taille à faire pâlir le courage. Il se campa sur ses pattes, noua tout son corps dans une attitude féroce, paré à se jeter comme un boulet de canon sur l'adversaire.  

Les cris des spectateurs devinrent un vacarme assourdissant. Les mains claquaient toujours plus fort. Les corps bougeaient dans tous les sens pendant que les voix hurlaient parfois à l'animal d'attaquer, parfois à l'homme de tenir bon. Rendu fou par le tumulte, encouragé par l'aliénation de la foule, la créature s'élança sans plus attendre sur la proie, bondit muni de toute sa puissance bestiale. Sous son poids pourvu d'élan, l'homme paru presque se briser lorsqu'ils touchèrent terre dans un bruit sourd. Le chien avait dans la foulée saisit son bras dans sa grande gueule et se tenait au dessus de lui, sa bave se mélangeant au sang de Nathan et ruisselant sur ses sombres babines. Les grognements ne le quittaient plus pendant qu'il regardait l'être faible avec le désir meurtrier et emprisonnait son bras dans un étau colossal. Si la bête avait eu une conscience plus humaine, elle se serait presque réjouie de la douleur qu'elle provoquait à cet homme dont elle meurtrissait profondément la chair. Les spectateurs eux, prenaient carrément leurs pieds.
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qu'on ferait pas pour du fric ! {Nath}   Dim 27 Sep - 4:00


« qu'est-ce qu'on ferait pas pour du fric? »



Nathan et Declan
featuring

“C’est hors de question, Kyle.” Un bourdonnement incessant t'assaillait les tympans. Tu n’entendais plus avec aucune distinction, et c’était peut-être mieux ainsi, les camps se divisant peu à peu tandis que tu semblais perdre du terrain sur ton adversaire beaucoup plus en muscle que toi. Tu souhaitais t’en sortir avec ta rapidité, mais hélas, les coups qu’il te portait semblaient plus t’affecter que lorsque tu parvenais à écraser ton poing contre ses chairs tendues. Ton poing fini par apprivoiser sa mâchoire, l’autre suivant de près. Réussiras-tu à prendre le dessus, ou serait-il simplement fait avoir par une distraction? Car si tu savais ignorer la foule, lui n’était sans doute pas un habitué du ring comme toi. Là ou tu te montrais stratège, il préférait se lancer corps et âme contre ton corps, le claquement entre vos peaux promettant de vous laisser quelques marques et ecchymose.

La distraction disparaît rapidement, ton opposant semblant s’être remis l’esprit en place grâce à ton coup de poing bien placé. Ton regard accuse le sien, beaucoup plus fauve que tu aurais pu l’imaginer. C’est même tout son corps qui semble adopter une position plus animale, plus féroce, tandis que son sang s’écoule de sa lèvre par ta faute. Un frisson parcours ta peau à nue, ta peau fracassée, te rappelant que tu es là pour gagner, et non pour craindre. Un sourire arrogant fend tes lèvres déjà rougies par les chocs, tes dents se retrouvant maquillées d’écarlate, de ton propre sang.

Tu balances ta tête, tes os craquant sous le mouvement brusque, et tes poings se redressent pour te protéger, mais surtout pour se préparer de nouveau tandis que tu l’attends de pied ferme. Mais il ne se relève pas, il reste obstinément fixé au sol. Abandonne-t-il déjà? Ou se prépare-t-il pour autre chose? “Quoi, tu lâches déjà? T’es trop fatigué pour te faire éclater la gueule? BOUGE-TOI.” L’agressivité de la foule semble s’étendre jusqu’à toi tandis que tu lui hurle de se bouger, quolibets et rires s’échappant des rangs qui vous encerclaient.

Mes ses cris semblent recouvrir les tiens. Tu finis par te taire, ton cerveau tentant de comprendre ce qui se produisait devant toi. Oh putain. Le salaud osait se transformer pour se battre, comme si sa puissance n’était pas suffisante pour te mettre k.o, en plus, il devait s’assurer victoire en prenant une autre forme. L’ébène remplace rapidement la couleur chair que tu t’étais décidé à frapper de nouveau, mais c’est une mâchoire féroce qui t’arrête dans ton mouvement, emprisonnant ton avant-bras dans un étau dont tu ne pourras pas t’échapper facilement.

Ses grognements te fige quelques secondes avant que tu ne te décides à réagir, tentant de défaire ton bras de sa mâchoire, sans succès, le mouvement saccadé ne faisant qu'entamer ta peau déjà carmin. Tu hurles tandis qu’il grogne, ou tu grognes tandis qu’il hurle, tu ne sais plus, le moindre son se perdant parmi les encouragements, parmi les défaitistes t’en voulant déjà de leur faire perdre de l’argent. Tu luttes pour défaire ton bras, la bête te recouvrant presque de tout son corps massif, puis tu décide de te redresser, libérant ton autre bras de ta chute pour l’élancer dans la direction du museau de la bête. Tandis que ton bras tente de s’arracher, l’autre s’acharne à l’assomer. Tes pieds s’agitent tout lui pour le déloger de ton corps. Tu tentes de reprendre le dessus, le sang te faisant glisser, ton regard se plantant dans celui de l’animal ou tu tentes de repérer au moins une parcelle d’humanité. C’est peine perdu. Même les hommes dans la foule semble avoir plus d’humanité que le métamorphe.

Mais tu ne te décourages pas. Tu en abois presque à ton tour, lui intimant de dégager, de te lâcher, les mots et les insultes fusant de ta bouche infatigable.




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