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 Massive Attack - Pv. Kyran

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Sink me in the river at dawn

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MessageSujet: Massive Attack - Pv. Kyran   Lun 14 Sep - 22:22



 

 
Massive Attack

 
“Desolation comes upon the sky”


 
La rambarde s'inscrit sur la peau de mon ventre, tandis que je me penche davantage vers le vide. Je vois le sol au loin et je me demande si la souffrance équivaudrait à celle qu'on m'a fait endurer. Le souvenir du bruit de ma peau qui se fendait, celle de la sensation chaude du sang qui s'écoulait à l'extérieur de mon corps et surtout, cette sensation horrible qui m'avait poussé à hurler encore et encore. Cette douleur qui m'avait fait pleurer… Je voulais m'en débarrasser. Les sortir de mon corps et de mon esprit. C'était ce qui me poussait encore davantage vers la perte d'équilibre. Déjà, seuls mes orteils touchaient encore le balcon qui me maintenait en hauteur. J'aurais pu me laisser tomber dans l'espoir de passer à autre chose, j'aurais pu… Si ce n'avait été le regard de ma fille qui me figea sur place. Ses yeux si ténébreux par rapport aux miens, si différente dans son ensemble et pourtant… Sans même les liens du sang, j'avais bel et bien pris possession de ce rôle chaleureux. Ce monde je devais l'endurer pour elle. Oublier ces hommes qui m'avaient malmené, oublié le gouvernement et les horreurs qui peuplaient mon existence. Me tenir droite pour elle, pour qu'un jour elle ait la vie qu'elle méritait.

De la force de mes bras, je me repoussais vers la sécurité, avant de me détourner du vide et d'entrer de nouveau dans ma cachette. L'ancienne planque de junkie, aujourd'hui mon refuge, n'avait rien de chaleureux. Tout le monde ignorait que j'y vivais, même ma patronne. Seul la véritable propriétaire et ma colocataire en avait conscience. Ellie, ma douce Ellie. Un soupire exaspéré m'échappa tandis que je me dirigeais vers mes vêtements. Ils se trouvaient en boule sur le sol, maltraité comme moi autrefois. Nue je me sentais bien, une fois habillé j'étoufferais. Comme c'était le cas depuis de longues journées désormais. J'évitais de mettre du tissu la plupart du temps. Il m'arrivait même de préférer un manteau assez cachant pour m'éviter de porter quoi que ce soit d'autre. Mais la température capricieuse ne m'aidait en rien. Grimaçant, je m'obligeais à enfiler mes sous-vêtements, avant de laisser ma robe noire et légère recouvrir le tout. Mordant mes lèvres j'agrippais férocement ma sacoche et y enfonçais mes ongles, je devais sortir de cette place. Me sortir de la tête mes idées stupides et puis… ET PUIS J'AVAIS QUELQU'UN À QUI JE DEVAIS RENDRE UNE VISITE!

Une ombre noire dans la vie de Vittoria, un être immonde que j'aimais désespérément depuis trop longtemps. Une rancœur sourde, remplie mon cœur, tandis que je maudissais son prénom… Ses paroles tournant en boucle dans ma tête. « Et puis ne compte pas sur moi pour plaindre la vie que tu as menée ensuite. Quelle importance qu'il t'ait charcutée, tu ne ressentais rien de toute manière. D'ailleurs, je m'en fous royalement, de tout ce qui a bien pu t'arriver après. Du parcours initiatique de la reine des plantes vertes, toujours tirée à quatre épingles devant les caméras. » J'avais la nausée à force de les entendre à nouveau. Il n'en avait rien à faire n'est-ce pas? Et bien, je n'en aurais rien à faire de lui non plus! Que je n'aie rien ressenti, n'empêchait pas l'infamie derrière cette manière de me maltraiter. Il n'avait aucun cœur cette pourriture et me souvenir de notre passé commun, de notre lien de sang ne me servait à rien, si ce n'est me blesser davantage. Je ne devais plus l’implorer. Il m’avait rejeté une seconde fois, il m’avait clairement fait comprendre que je n’avais pas plus d’importance dans sa vie qu’une fourmi qu’il aurait accidentellement écrasée. Qu’il en soit ainsi!

Tournant les talons, j’enfilais ma veste en cuir et quittait ce cocon de protection. Silencieuse, je suivais le chemin qui me mènerait à son repaire. Une longue marche pénible, durant laquelle je remarquais que j’avais oublié d’enfiler des souliers. Mais qu’est-ce que je pouvais bien en avoir à faire? Arrivée à destination, je trouvais l’escalier de secours et sans me soucier des voisins, le quartier étant si malfamé que je me demandais s’il en avait, je grimpais. J’ignorais quand m’arrêter, mais qu’est-ce que ça pouvait faire? Mon odorat me suffisait à retrouver son odeur, en moins de cinq minutes, je brisais la fenêtre de son appartement et m’y faufilais. Il ne semblait pas présent. Le silence étant le seul à dominer en ces lieux, je fis rapidement le tour. Observant à quel point sa situation avait changé. Ironique de penser que je retournais encore une fois vers lui, alors, qu’il rampait dans la misère… De nouveau. Me secouant la tête, j’allais fouiller dans son frigo, m’installait sur la table de cuisine et débutait mon attente. Mangeant ce que j’avais trouvé sans me soucier de ce qu’il pourrait penser en me trouvant ainsi.

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MessageSujet: Re: Massive Attack - Pv. Kyran   Jeu 17 Sep - 21:02

La pourriture à perte de vue. Le quartier purulent en est infesté. La vermine s’incruste dans ses narines, se colle avidement à ses pores. Pestilentielle, elle lui tord les boyaux et plisse ses narines d’aversion. Le simple fait d’y vivre désormais à temps plein, de ne pas s’y aventurer uniquement pour ses petits trafics malhonnêtes, le rend fou. Il ne s’habitue pas à la perte radicale de pouvoir, à cette descente sociale aussi vertigineuse que l’envolée. Contraint de se terrer comme un rat en attendant que les choses se tassent. De vivre au crochet d’une femme d’affaires opportuniste et sans scrupules. Son homologue féminin lui tape sur le système à longueur de journée, lui rappelle constamment tout ce qu’il a perdu en même temps que Sanjana. Convaincu qu’il s’en serait mieux tiré avec son éternel bras droit à ses côtés. Vendue par son hacker. La raison de son arrestation heurte sa mémoire de plein fouet, fracasse son crâne en deux. La brûlure de la trahison l’a marqué au fer rouge. Le feu incendie la plaie béante comme au premier jour, gorge ses veines putrides d’un profond ressentiment. L’attaque comme la gangrène. Dans les méandres de son esprit ravagé par la haine, c’est cependant lui-même qu’il blâme le plus. Il se sait entièrement responsable. Il peut entendre la voix de son frère, conscience cruelle, le lui asséner. Le répéter en boucle pour que la terrible culpabilité s’insinue partout et le fasse suffoquer. Il mène absolument tous ceux qu’il aime à leur perte. Qu’elle soit physique ou spirituelle.

Le mafieux déchu manque de se perdre dans les ruelles malfamées, plus désertées qu’auparavant avec les patrouilles incessantes des shadowhunters. Il rase presque les murs, honteux d’errer à nouveau dans la crasse. La porte de l’immeuble délabré dans lequel il a été forcé d’élire domicile est poussée avec une certaine appréhension. C’est la boule au ventre qu’il monte l’escalier en colimaçon, pour rejoindre son studio minable. Il traine des pieds, finit péniblement par atterrir devant son palier. La clef tourne avec une lenteur excessive dans la serrure pour ouvrir la porte. Si frêle et pourrie que n’importe quelle brute serait en mesure de la faire tomber. Son refuge n’est absolument plus synonyme de sécurité. Plus de caméras de surveillance ultra-perfectionnées, de vigiles plantés de jour comme de nuit devant son antre. Les quelques gorilles fidèles qui n’ont pas été envoyés en prison ou tués ont été réquisitionnés pour assurer la protection du Bones. « - Aleksi ? » Lance-t-il en entrant, avec un manque de chaleur évident. Il redoute autant la solitude que la présence de son amant. Il ne supporte pas de cohabiter avec le finlandais alors qu’il lui en veut encore à crever. Mais l’idée même de l’imaginer dehors, à peut-être éviscérer une pauvre fille ayant osé lever un regard charmeur sur lui, le meurtrit bien davantage. Il a pourtant cessé de se glisser entre d’autres reins. Entre ceux d’autres femmes comme entre ceux du brun d’ailleurs. Le libertin s’impose une abstinence presque religieuse, s’efforce de contenir la frustration intense qui ne cesse de grandir en lui. L’absence de réponse le renfrogne et après avoir claqué vigoureusement le panneau de bois, il envoie valser sa veste contre le sofa défoncé avec une nervosité palpable. Il s’apprête à en faire de même avec sa chemise, commence à la déboutonner, lorsque ses sens l’alertent d’une présence étrangère. Sa silhouette éreintée se fige. Le prédateur en chasse renifle, cherche à identifier une odeur si éloignée de celle du second occupant des lieux et néanmoins si familière. C’est avec une méfiance extrême qu’il s’aventure vers la cuisine insalubre. Il croit reconnaitre la propriétaire du parfum enjôleur, mais se refuse à espérer.

Son palpitant trébuche sur ses battements lorsqu’il la voit enfin, assise sur la table comme si l’intrusion était parfaitement normale. La vision lui coupe le souffle et il agresse ses rétines de la lueur crue de l’ampoule électrique qui pendouille au plafond, pour être certain qu’il ne confond pas avec ses désirs les contours du corps de Théodora. Stupéfait, il reste muet un instant, esquisse un pas vers elle avant de se reprendre et de s’immobiliser net. A mi-chemin entre la sortie et la louve, il n’en mène pas vraiment large. Il s’abreuve des courbes malmenées, s’assure par ce contact visuel qu’elle n’est pas trop amochée. S’il a violemment rejeté sa demi-sœur, c’est un soulagement impérieux qui s’empare cette fois de lui. Courageux mais pas téméraire, il se retient de la prendre dans ses bras. De la serrer pour s’assurer qu’elle est en vie, qu’elle est bien là. « - Comment tu es entrée ? » Demande-t-il simplement avant d’aviser la fenêtre fracassée. Comme si la demeure n’était pas suffisamment incommode auparavant. La question évolue alors. « - Comment tu m’as trouvé ? » Son timbre est étonnamment dépourvu d’agressivité. Le tyran est trop las pour se montrer vindicatif et sans pitié. « - Tu es venue pour me narguer ? Pour contempler la misère par toi-même ? Régale-toi. » Pas d’animosité, seulement un terrible accablement. Il n’est plus que l’ombre de lui-même depuis son repli forcé. Face au trésor de son enfance, il reste penaud, ignore sur quel pied danser.

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MessageSujet: Re: Massive Attack - Pv. Kyran   Ven 18 Sep - 14:43



 

 
Massive Attack

 
“Desolation comes upon the sky”


 
Son odeur se mêle à celle d'un autre, une personne me restant inconnue. Je pourrais très bien me retrouver nez à nez avec cet autre colocataire. Pourtant, je ne m'en inquiète pas. Que ce soit Kyran ou l'autre, j'obtiendrai ce que je voulais. Je n'avais pas le choix. Bien que l'expérience se soit révélée horrible et presque masochiste, je devais lui parler à nouveau. Pour le bien de ma fille. Parce que je m'inquiétais de la savoir dans son entourage, dans son groupe de criminel. Ma douce Vittoria, ne pas pouvoir la protéger davantage me brûlait le cœur. Ne pas pouvoir lui offrir une vie paisible, avoir peur pour sa vie à chaque instant. J'étais réaliste, je ne pouvais pas l'empêcher de vivre des expériences désagréables, surtout pas en cette époque, mais je pouvais m'assurer qu'elle n'ait pas à vivre pire que le nécessaire. Ou tout du moins, essayer. C'était mon rôle de mère. Je croisais une de mes jambes sous moi, laissant l'autre pendre dans le vide. Je grignotais effrontément. Sans même me gêner, comme si ma présence ici était naturelle. J'aurais tout aussi bien pu être dans mon propre appartement. Une part de moi, mangeait pour m'épargner la crise d'angoisse. Je ne l'avais pas revu depuis des mois et avant cela, les décennies avaient filé. La gamine insouciante qui lui courrait après pour jouer était bien loin et les adolescents casse pieds tout autant. Je me souvenais de ce temps, comme si ce n'était pas moi qui avais vécu. Je ne me reconnaissais plus. Théodora, la gentille et délicate Théodora. Que n'aurais-je donné pour me souvenir ce qu'était cette époque ou je pensais vieillir auprès de mes demi-frères? Veiller sur eux, avoir enfin une famille. Pathétique, cette désillusion m'avait été nécessaire. Kyran n'était pas homme à m'accepter dans sa branche familiale. Je le savais mieux que quiconque désormais.

Le bruit de ses pas, me força à fermer mes paupières. Je le laissais entrée sans même bouger, l'écoutant appeler cet Aleksi. Je le laissais se rendre compte de ma présence, mes fesses bien installées sur sa table de cuisine. Je n'avais même pas pris la peine de considérer l'insalubrité des lieux, ni regarder l'état de la table ou je trône. Après avoir vécu si longtemps en louve, rien ne pouvait me dégoûter. Je l'écoutais bouger et chassais ma nostalgie d'un coup de tête exaspéré. Non, je n'étais pas venue parce que je rêvais encore secrètement qu'il me prenne dans ses bras et me permette de revenir dans sa vie. Il était hors de question que cette idée s'insinue dans mon esprit. Tout simplement hors de question. Mon cœur battait légèrement plus vite, lorsqu'il passa la porte qui menait à la cuisine. Ma respiration en devient discrètement plus courte. J'avais beau ne pas être la même qu'à notre dernière rencontre, il aurait toujours une importance à mes yeux. Je ne pouvais pas me mentir, quand je pouvais entendre son cœur battre et sentir aussi fortement son odeur. Un mouvement attira mon attention et je tournais finalement la tête vers le propriétaire des lieux. Ses traits me frappèrent de plein fouet. Il était toujours aussi beau que dans mes souvenirs. Je lis un soulagement dans son regard et dans sa manière de me contempler, mais je suis persuadée de me faire des idées. Il a été parfaitement claire, je suis moins importante que quiconque. Pourquoi aurait-il été affecté par ma mort et tout ce qui avait suivi? Théodora et Kyran, c'était question du passé.

« Comment tu es entrée ? » Je souris en haussant les épaules. L'idée de passer par la porte ou de l'attendre à l'extérieur ne m'était même pas passer par la tête. À croire que j'avais réellement envie d'éclater une fenêtre et de m'introduire illégalement dans l'appartement d'une personne qui ne m'aimait pas. « Comment tu m'as trouvé ? » Ah! Il avait trouvé la réponse à sa propre question, de toute évidence. « Tu es venue pour me narguer ? Pour contempler la misère par toi-même ? Régale-toi. » Je fronce les sourcils. Je m'attendais à bien des choses, mais le trouver blasé me serrais le cœur. Je refusais de le voir dans cet état. Kyran n'en avait pas le droit. Inquiète, je m'insultais mentalement de me soucier de ce qui pouvait l'Avoir rendu aussi… Je ne sais quoi. Il ne dégageait pas la même prestance qu'à son habitude. Quelque chose a changé chez lui, mais je ne devrais pas m'en surprendre. Après tout, j'étais à des kilomètres d'être aussi désespéré qu'à notre dernière rencontre. Le fait qu'aucune balle d'argent ne soit sur le point de me tuer, devait aider, d'ailleurs. Je tournais mon corps vers lui, laissant pendre mes deux jambes au-dessus du sol. Je faisais face à cet homme qui m'avait toujours semblé fière, observant chaque détail de sa personne. J'étais venue pour une raison précise, je me retrouvais en combat avec moi-même. Incapable de me décider, je me laissais tomber sur le plancher dans un mouvement souple et m'approchais rapidement. Sans lui laisser le temps de réagir, de me repousser ou de simplement comprendre ce qui allait suivre, je me jetais à son cou.

J'entourais ses épaules de mes bras, déposait ma tête sur son épaule et me pressait contre son torse. Je pris le temps de humer son parfum de plus près et de profiter de la chaleur qui se dégageait de sa personne. Kyran me manquait tout le temps. Je rompais le contact aussi rapidement que je l'avais provoqué et retournais à mon point d'origine. D'un joli saut, je me retrouvais de nouveau assise sur cette table, comme si les chaises n'avaient jamais existé. « S'il y a bien une chose que je sais faire, mon cher… C'est traqué une proie. Tu n'as pas été difficile à trouver. » Croisant les jambes, je lui offrais un sourire sarcastique. « Bien entendu. C'est tellement moi de venir te trouver à ton plus bas et de jubiler de te voir ainsi. J'en rêvais depuis des décennies. Après tout, de nous deux l'inhumain ça ne peut être que moi, n'est-ce pas? » Je terminais sur un ton dur et froid, mon regard s'étant durci comme jamais en sa présence. Je ne voulais pas que ma haine de certains hommes me reprennent, je voulais avoir un peu de paix à ce sujet. Allez! Je devais me reprendre en main. Il n'était qu'une ombre menaçante qui flottait au-dessus de la tête de ma Vittoria. « T'inquiète pas. Tu as fait passer ton message la dernière fois, je ne suis pas ici pour toi, Kyran. Je suis ici pour parler de ma fille et de ce que tu vas me promettre, sous peine que je revienne ici pour te castrer avant d'en faire un ragoût! » Je prenais sur moi pour ne pas m'avouer que la première partie de cette phrase n'était qu'un pur mensonge.

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MessageSujet: Re: Massive Attack - Pv. Kyran   Mer 23 Sep - 20:13

Comme à la lueur de la lune, dans le cimetière désert, la présence de la louve lui semble irréelle. Il ne se fait pas plus que la première fois à ce brutal retour en arrière. Le sentiment de régression s’ajoute cette fois à l’amertume. A nouveau réunis dans l’indigence, il regrette de ne pas pouvoir lui étaler les preuves matérielles de sa réussite sociale. Il se sent vulnérable, piteux, démuni. Mortifié qu’elle découvre son appartement miteux. Toute la fortune amassée a été balayée, piétinée. Il n’en reste plus que des bribes. Plus d’un siècle de séparation pour en revenir exactement au même point. Fatalement destiné à patauger dans la crasse, à survivre avec presque rien. Il a privilégié la pérennité d’une partie de son trafic à la conversation de son manoir rutilant, mais il n’assume pas pour autant les conséquences de son dur sacrifice. L’ombre menaçante de son abject géniteur l’opprime, ravive les terreurs de son enfance. La honte et la douleur rongent ses os jusqu’à la moelle, font perdre à son assurance de sa superbe. Il semble ainsi presque logique de voir réapparaitre au pire moment la seule autrefois capable de lui faire oublier sa condition misérable. Les traits creusés, la mine sombre, il anticipe d’éventuelles moqueries. Parfaitement conscient qu’après les horreurs infâmes lancées à sa figure lors de leur précédente rencontre, il le mériterait. Il s’attend à ce qu’elle distille à son tour son venin, même s’il sait au fond qu’elle vaut bien mieux que ça. Bien mieux que lui.

La silhouette gracile sautille et se retrouve dans ses bras sans qu’il ait eu la possibilité de s’en rendre compte et de réagir. L’étreinte spontanée le console autant qu’elle le met mal à l’aise. Les bras ballants, il est incapable d’entourer sa taille, de profiter pleinement de sa chaleur bienfaitrice et de panser ses plaies. Trop surpris pour s’extirper de son armure de pierre. Des litres de réserve engluent son pitoyable squelette, raidissent le moindre de ses muscles. Il ne parvient pas à en profiter assez et elle s’éloigne à son grand regret avant de lui en avoir laissé le temps. Sa place sur la table retrouvée, elle n’oublie pas pour autant de riposter sèchement à son interrogation. « - Et tu ne pouvais pas frapper à la porte comme tout le monde ? » Il reçoit sa colère justifiée comme un boomerang, blessé malgré lui. Le contraste entre son attitude encline au pardon et ses répliques cinglantes le désarçonne légèrement. « - Après tout ce que je t’ai dit et ce que je t’ai fait, ce serait de bonne guerre, non ? » Siffle-t-il simplement, les pupilles hagardes, dépourvu de sa répartie légendaire. Trop exténué et démoralisé pour se battre contre celle qu’il n’a jamais cessé de fuir. Celle qu’il déteste de partager son cruor, mais qu’il aime encore avec la ferveur d’antan. A demi-mots, il admet pour la première fois la cruauté gratuite et excessive dont il a fait preuve avec elle.

La véritable raison de sa présence le laisse cependant interdit, lui coupe littéralement la respiration. « - Ta fille ? » Répète-t-il, stupéfait. Livide. Il essaie d’imaginer Théodora en modèle réduit mais l’idée le fait grimacer. L’image est douloureuse, lui fait le même effet qu’un coup de poignard. Le froid s’engouffre dans ses veines putrides, fige son hémoglobine avant d’embrumer les méandres de sa cervelle aliénée. Un maelstrom de pensées contradictoires le happe, l’engloutit. Fébrile, il s’adosse au meuble le plus près pour empêcher ses jambes de chanceler et l’agrippe jusqu’à en faire blanchir les jointures de ses articulations. « - De qui tu me parles, depuis quand tu as une fille ? » Il a toujours renié leur lien du sang, l’a refoulé hargneusement. Et pourtant. Il est horrifié d’avoir peut être pu frôler les courbes de sa nièce, en supposant qu’elle soit en âge d’attirer sa convoitise charnelle. D’avoir pu sombrer sans le réaliser dans l’inceste. Viscérale, l’aversion fait remonter son estomac au bord de ses lèvres, lui donne la nausée. Affreusement mal, ce n’est rien à côté de ce qui suit. De la crainte effroyable qu’Aleksi l’ait attrapée, torturée, égorgée. Avant de mettre en scène son crime de manière spectaculaire, creusant des sillons pourpres sur la malheureuse. Avant de lui façonner des ailes d’ange avec des morceaux de sa propre peau. Les tremblements assassins redoublent d’ardeur et il hésite presque à tirer une chaise pour s’y asseoir et le masquer. Le scandinave n’en fait rien, se contente de l’interroger du regard. Il tente d’effacer comme il le peut son trouble, mais l’essai est loin d’être très concluant. Il se répète qu’elle doit être encore vivante, si sa sœur en parle au présent et ne vient le menacer que maintenant. Qu’il n’a donc très certainement pas couché avec elle. A part Marie, sans qu’il comprenne pourquoi d’ailleurs, le finlandais n’a épargné aucune de ses conquêtes récentes et il évite tout contact rapproché avec une femme depuis des semaines. Se rassurant comme il le peut, il dévore les nuances d’acier de ses prunelles, si proches des siennes et de celles de leur frère. Il a beau chercher l’identité conflictuelle, aucun visage semblable à celui de la norvégienne ne lui apparait. Aucune ne possède un physique suffisamment proche du sien pour le faire douter. A moins qu’elle ne veuille justement qu’il lui rende un service la concernant ? La dernière hypothèse lui semble néanmoins peu probable. Avec sa réputation déplorable et leur passé commun, il représente clairement la dernière personne à pouvoir l’aider. Sa carcasse n’est bonne qu’à retourner brûler dans le feu rougeoyant des géhennes. Abominable, l’attente grignote sauvagement ses nerfs, en fait de la charpie. Il se suspend à ses lèvres, espère la fin de la torture. Autant qu’il redoute la concrétisation de ses plus ignobles incertitudes.  

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MessageSujet: Re: Massive Attack - Pv. Kyran   Sam 3 Oct - 13:51



 

 
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La réalité à un goût amer de nostalgie. J'ai mon frère sous les yeux et je ne peux pas m'en réjouir. Je suis tiraillé entre mon besoin de l'aider et d'être présente pour lui, ainsi que ma rancune presque haineuse pour l'homme, qu'il a grandement aidé à faire naître en moi. Il y a aussi mon devoir envers ma fille. Je suis incapable de me laisser allez à ces retrouvailles, mais Théodora ne demande pas mieux. Son premier lien, mon premier amour, si je pouvais dire. Je souffre presque de l'étreinte que je ne peux m'empêcher de lui offrir. Son odeur m'enlace et même s'il est aussi rigide qu'un but de métal, je sens une part de moi qui défailli à ce contact. J'ai trop longtemps espérer sa présence dans ma vie, il restera à jamais ma seconde plus grande faiblesse… Le visage plus doux et moins ancien dans ma vie s'imposa à moi et je le chassais. Kylian n'était pas une faiblesse. Je devais me le rentrer dans le crâne. Je m'éloignais de sa chaleur pour mieux revenir sur cette table peu glorieuse, me forçant à ne pas m'éloigner de la raison de ma visite. L'esprit déchiré, je me giflais mentalement en me promettant de ne pas être celle qui finirait tremblante et implorante, larmes s'échappant sur mes joues. Pas une seconde fois, c'était impossible. Me recouvrant de cette langue de vipère que j'avais apprise à manier, je me reprenais. M'éloignant de cette tentation et de ce besoin de m'assurer qu'il allait bien. Ce qui n'était pas le cas, je pouvais le voir dans sa façon de me regarder.

« Et tu ne pouvais pas frapper à la porte comme tout le monde ? » Je pinçais légèrement les lèvres et battais des cils. « Je ne pouvais pas me permettre d'attendre dehors. » Que dire d'autre? Être accusé de meurtre et en cavale m'interdisait de taper du pied devant une porte, le temps que le propriétaire des lieux reviennent. « Après tout ce que je t'ai dit et ce que je t'ai fait, ce serait de bonne guerre, non ? » Je redressais subitement ma colonne, le dos droit comme si un fil invisible me tirait vers le ciel. Un aveu qui éveillait des souvenirs, des envies, des déceptions. Je serrais les dents et fixais mon regard au sien. Ma blessure béante qu'il avait réussi à graver dans mon caractère, me semblait si exposé à cet instant précis, que je dus me reprendre en exagérant ma respiration. Je tremblais presque, tant je savais qu'il m'aurait été facile de renouer avec cette femme qui attendait son frère, les bras ouverts, malgré les lames acérés qu'il lui plantait dans le dos. « J'ai peut-être la moitié de ton sang qui coule dans mes veines, Kyran… Mais, je n'ai pas hérité du besoin de te regarder de haut et de te rabaisser pour mieux m'éloigner de toi. Je ne suis pas en guerre contre toi. Seulement en deuil. » La vérité m'échappe, comme chaque fois qu'il est question de lui et d'Ezra. Je suis incapable de leur mentir, ce qui ne me dérangerait pas… Si je n'étais pas aussi entourée de complots depuis peu.

Je me force à ne pas me détourner de mon chemin et je reste stupéfaite devant sa réaction. « Ta fille ? » J'acquiesce, alors qu'il chancelle presque et serre les jointures. Je peux sentir l'odeur d'une sorte de panique qui l'envahit. Silencieuse, je l'observe qui réfléchit et s'adosse à un meuble. Je me demande ce qui peut l'inquiéter autant dans le fait, que j'ai une fille. Mes yeux s'attarde sur ce frère qui n'a jamais autant réagi à quoi que ce soit, je me demande ce qui a pu l'ébranler à ce point. Sceptique, ma tête se penche légèrement sur le côté et mon regard s'aiguise. Ma Louve s'éveille, comme chaque fois que je me concentre sur ma fille. Elle roule des épaules au fond de moi-même, les oreilles tendues à la recherche du moindre signe dénonciateur. Aucun de ses mouvements ne m'échappe, je l'étudie. Me demandant si je n'avais pas sous-estimer le danger qu'il représente pour Vittoria. « De qui tu me parles, depuis quand tu as une fille ? » Je crois les jambes, mes mains se contractant et mes ongles s'enfonçant dans le morceau de bois sous mes fesses. Je n'aime pas quand je ne sais pas ce qui provoque un tel choc chez quelqu'un. Encore moins lorsque ce choc se lit au travers de la gestuelle de Kyran. C'est plus fort que moi, un nœud d'anxiété se lie au fond de mes entrailles. Vittoria… Vittoria. Il est mieux de ne rien lui avoir fait. Elle allait bien, la paranoïa ne servait à rien. Je devais me le répéter et y croire. Il ignorait qui elle était, pourquoi aurait-il déjà pu lui faire quoi que ce soit? Le grognement sourd de menace, je le ravalais et me forçais à détendre mes muscles.  « Pourquoi ça te surprend que j'ai un enfant? Si c'est parce que tu n'apprécies pas que je sois celle qui propage nos pauvres gènes, rassure-toi. Je l'ai adopté il y a quelques années. » Repenser ma fille et à la vérité, sous le regard de Kyran, me ramène à un autre souvenir que j'avais enterré. Celui d'un petit garçon naissant et bleuté par la mort. Un tremblement me parcouru lentement, avant d'être entièrement chassé par mon amour pour celle que j'avais trouvé et aimé. Je ne voulais pas sombrer dans la mélancolie. Ni penser à ce qu'on m'avait pris de force.

Retrouvant le contrôle de moi, je laissais mon regard ce teinté d'une menace certaine. « Malheureusement, elle travaille pour toi désormais. Donc… Je suis venue exiger que pour une fois dans ta vie, tu me promettes quelque chose et que tu respectes cette promesse. Sans échappatoire, sans fuite, sans rejet, sans méchanceté. Parce que, si je suis trop faible pour te détester ou pour te rendre la monnaie de tout ce que tu m'as fait. Si, moi, je suis pathétiquement destinée à avoir de l'affection même pour le monstre que tu es devenu… Je ne pourrai jamais passer outre ce qui pourrait lui arriver à elle par ta faute. JAMAIS. Et tu ne me veux pas comme ennemie, plus maintenant. Tu en seras capable ou pas? » De nouveau sur mes pieds, je me rapprochais sans pour autant envahir son espace. J'aurais voulu me retrouver à un centimètre de son visage pour être certaine d'avoir son attention, mais je n'allais pas exagérer. « J'ai besoin que tu me promettes que tu ne toucheras pas à un seul de ses cheveux et que tu feras tout ce que tu peux pour l'empêcher de s'enfoncer dans la misère que tu sembles condamné à offrir. Je ne te demande pas de la renvoyer et je sais pertinemment que ça ne servira à rien de m'imaginer qu'elle sera toujours en sécurité. Mais, de toi, je ne veux qu'elle ne craigne rien. Il est hors de question que tu entres d'une quelconque façon en véritable relation avec elle! » Je voulais qu'il me rassure sur ce point avant de lui dire son nom. J'en avais besoin et je savais que je pouvais être excessive quand il s'agissait de ma fille, j'en avais conscience. Mais, dans ce monde de fous qui nous entouraient, pouvait-on réellement m'en vouloir?

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MessageSujet: Re: Massive Attack - Pv. Kyran   Dim 18 Oct - 20:07

Loin d’être voilés, les reproches percutent ses gencives brutalement. Elle semble s’être endurcie en l’espace d’une année. Etre fermement décidée à lui tenir tête et à laisser transparaitre une image de femme forte et déterminée. Moins fragile que l’image qu’il en avait retenue. Moins susceptible de se briser en mille morceaux. Même si  elle ne mâche pas ses mots et ne l’épargne pas, il la préfère dans cet état-là. Il n’aurait pas supporté une nouvelle crise de larmes, d’être impuissant à l’arrêter ou à la consoler. Le norvégien accueille les critiques sans broncher, peu enclin à relancer un quelconque débat. Il n’a rien à dire pour sa défense de toute façon. Et bientôt, il se sent subitement incapable d’aligner plus de quelques mots. Le sang dans ses veines se frigorifie, les glaçons roulent sous sa peau. Tous ses muscles se crispent, privés de toute leur souplesse. Il se suspend aux lèvres de sa demi-sœur, à un pas de basculer dans un gouffre sans fond. Les secondes s’étirent affreusement, elle n’exclut pas l’horreur suffisamment rapidement à son goût. Je l’ai adoptée il y a quelques années. La délivrance est à la mesure de l’angoisse. L’air vicié se réapproprie ses poumons, mais le pincement d’angoisse reste. « - On ne peut rien te cacher. Je préfèrerais effectivement que notre ligne génétique s’arrête avec nous. » Le ton est froid, certainement trop. Palpable, la tension ne se relâche pas. C’est plus fort que lui. Il a beau être profondément soulagé qu’elle soit finalement en vie, il demeure incapable de rendre les armes, de lui montrer son attachement. Lui non plus n’est pourtant pas en guerre contre elle. Il lutte contre lui-même. L’idée que leur infect géniteur ait pu avoir d’autres descendants illégitimes que Théodora le révulse, lui donne de l’urticaire. Il ne prend plus la peine de nier leur lien de parenté, ne l’accuse plus de mentir. Il n’en a plus le courage, plus maintenant que le benjamin de leur famille dysfonctionnelle est au courant. « - Tu m’as dépeint un tableau tellement sombre de ton passé, je ne pensais simplement pas qu’une enfant pouvait en faire partie. » Admet-il, décontenancé. Il l’a quittée alors qu’elle n’était qu’une jeune adulte, plus proche de l’adolescence que de la maturité, et une part de lui reste bloquée sur la dernière image d’elle gravée. Il n’y a cependant rien d’étonnant en y réfléchissant. La bienveillance et l’instinct naturel de protection en ont certainement fait la meilleure des mères. C’est ce qui l’a poussé à tant s’attacher à elle. Toutes ces qualités humaines à mille lieux de la conduite monstrueuse de celle qui l'a porté dans son ventre. Sa dévotion à toutes épreuves, qui perdure encore aujourd’hui entre les lignes noircies par le rejet et la traitrise.

Les prunelles céruléennes se teintent d’une lueur d’avertissement. Il se sent comme un gosse réprimandé par sa mère après une énième bêtise. Un chien disputé par sa maitresse après avoir pissé sur le tapis en son absence. Elle fulmine, part du principe qu’elle n’obtiendra rien avec des intonations mesurées. La louve pousse même le vice jusqu’à se rapprocher à nouveau, manifestement pour donner davantage de poids à sa tentative d’intimidation. Communicative, la colère ronge les veines du mafieux, les effrite comme du papier de verre. « - Non mais pour qui tu te prends ?! T’as pas l’impression de te contredire un peu ? Je ne dois pas entrer en contact avec elle, mais je ne dois pas la renvoyer pour autant ? Tu crois vraiment que c’est en me menaçant que tu vas arriver à quoi que ce soit avec moi ? Que j’ai peur de toi ? » Un ricanement bref, mauvais, s’échappe de ses lèvres. Presque méprisant avec elle. Ses sphères d’acier fusillent celles de la rebelle méfiante, aux nuances si similaires aux siennes. « - Putain, je ne sais même pas de qui tu me parles ! » Peste-t-il, irrité par la tournure des évènements. Par le culot incroyable de la jolie blonde, qui se permet de venir lui faire la leçon, alors qu’il la croyait morte et enterrée dans une fosse commune. Même si c’est légitime de sa part. L’impression terrible d’entendre Sven s’exprimer à travers sa bouche pour lui faire la morale lui mord les viscères.

Tremblant de fureur, il se force à se calmer. A inspirer et à expirer pour évacuer les relents d’amertume. Il s’éloigne de la silhouette courroucée, appuie son dos contre l’un des plans de travail de la cuisine. « - Je ne peux pas te promettre qu’il n’arrivera rien à ta gamine si elle continue de travailler pour moi. C’est le risque quand on rejoint une organisation mafieuse. Je peux seulement t’assurer que si elle termine blessée ou tuée, ça ne sera pas de ma main. C’est ce que tu voulais entendre ? » C’est tout ce qu’il peut faire pour elle. Il n’a pas su protéger Sanjana, sa plus vieille et proche alliée, comment sauver sa nièce des griffes des puissants et de la convoitise macabre des concurrents ? Il s’en sent incapable, a perdu toute confiance. La sensation grisante que rien ne pouvait l’arrêter des débuts. Le deuil de l’indienne pèse lourd sur sa conscience, tant la certitude d’avoir précipité son trépas le harcèle. « - Et franchement ton statut de criminelle en fuite est surement nettement plus dangereux pour sa sécurité que mes petites activités illicites, tu ferais mieux d’aller balayer devant ta porte avant de donner des leçons. » Persifle-t-il hargneusement. Il croise les bras pour se donner un semblant de contenance, la toise de toute sa hauteur. Mais aussi vite qu’elle est venue se glisser dans ses iris, l’étincelle d’animosité vacille. Elle l’a énervé, mais il ne s’est pas senti aussi vivant depuis des semaines. Abattu et aigri, il n’est plus capable de s’animer, de se passionner pour quoi que ce soit. Sa situation financière est catastrophique. Son frère lui manque cruellement. Aleksi n’est plus qu’une ombre qui frôle les murs, qui se recroqueville bien à distance de lui entre leurs draps. Dénuées de saveur, les journées s’enchainent péniblement. La poussière et les cendres l’étouffent de l’intérieur. « - Je croyais qu’ils t’avaient tuée. » Lâche-t-il après un long silence, de but en blanc. Horriblement maladroit, comme à son habitude. Il n’ajoute rien, et surtout pas combien le chagrin de le savoir l’a bousillé.

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MessageSujet: Re: Massive Attack - Pv. Kyran   Lun 19 Oct - 20:43



 

 
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« On ne peut rien te cacher. Je préfèrerais effectivement que notre ligne génétique s'arrête avec nous. » Un souvenir fugace m'envahis et je vacille au son de sa voix. Je me trouble sans même chercher à le cacher, alors que l'émotion de serre la gorge. Je n'ai pas repensé à l'enfantement depuis plus longtemps que je ne le voulais. J'avale de travers la douleur qui ne s'est jamais tari en mon cœur et mon regard se voile de cet incontrôlable besoin de pleurer. Je tremble intérieurement avant de relever légèrement la tête pour mieux observer le plafond. J'expire bruyamment, avant de relâcher la pression qui contracte mes mains. Notre sang… Une malédiction coulant dans mes veines, si je pouvais me fier à ce que je constatais maintenant. « Tu m'as dépeint un tableau tellement sombre de ton passé, je ne pensais simplement pas qu'une enfant pouvait en faire partie. » Un coup de poignard en mon ventre me surprend et je m'enfonce dans une faille qui me consume sans chance de guérison. Il n'a pas idée de ce qu'il éveille, ni même de ce que je peux cacher dans ce passé qui m'avait vue mourir à petit feu. J'observe son visage à la recherche d'un trait commun, une sorte de réconfort qui me sortirait de cette impression d'agonie que la conversation fait naître dans mes membres. « Tu  avais en partie raison. Il n'y a pas eu d'enfant dans ma vie… Elle prenait déjà les traits d'une femme quand on s'est trouvé. » Je me mords la lèvre pour ne rien ajouter et enfonce mes ongles dans ma chair. Le sujet m'ébranle comme jamais. Je suis qu'une masse hurlant sa douleur, ma louve ne voudrait que hurler ce qui me ronge, mais mon temps passé sous les traits d'une porte-parole, m'offre la chance de ne pas m'effondrer. Une contenance bienvenue, dans la situation. « Pour ça, tu n'as aucune inquiétude à avoir. Andreas m'as arrachée des bras mon seul fils, avant de me rendre stérile. Le sang qui coule dans mes veines n'a aucune chance de se propager et n'a pas survécu assez longtemps pour vraiment avoir vécu. » Je respire profondément et me passe rapidement une main dans les cheveux, avant de me reprendre. Je chasse au loin l'image de ce premier né qui se blottissait contre mon sein et de cet homme qui me l'avait enlevé.

Me raccrochant à ma Vittoria, je menace. De nouveau confiante, de nouveau encrer dans la réalité actuelle. Kyran semble s'éveiller sous l'assaut et je regrette presque de sentir une part de moi se rassurer de le voir plus vivant. « Non mais pour qui tu te prends ?! T'as pas l'impression de te contredire un peu ? Je ne dois pas entrer en contact avec elle, mais je ne dois pas la renvoyer pour autant ? Tu crois vraiment que c'est en me menaçant que tu vas arriver à quoi que ce soit avec moi ? Que j'ai peur de toi ? »  Je hausse un sourcil au son de ce rire qui me fait frissonner d'agacement. Il est toujours si méprisant, que je me vois déjà lui arrachant une oreille à force de lui tirer. Incorrigible, comme il l'avait toujours été. « Putain, je ne sais même pas de qui tu me parles ! » Je ne veux pas qu'il le sache. Cette impression qu'il ne pourra que lui attirer des ennuis me suit sans cesse, depuis quelques temps. Mais, incapable de l'expliquer à ma fille, je ne voyais qu'une solution. Me rassurer en lui extirpant des assurances.  La tête droite, je le laisse s'éloigner et je me redresse la colonne.  L’ambivalence entre mon amour pour ce frère et celui pour ma fille me ferait chavirer, si une mère ne se devait pas de faire passer sa fille avant tout. « Je ne peux pas te promettre qu’il n’arrivera rien à ta gamine si elle continue de travailler pour moi. C’est le risque quand on rejoint une organisation mafieuse. Je peux seulement t’assurer que si elle termine blessée ou tuée, ça ne sera pas de ma main. C’est ce que tu voulais entendre ? » Un sourire se dessine au coin de mes lèvres. J’avais envie de dire telle mère, telle fille. La mafia faisait désormais partie de nos deux vies.

« Et franchement ton statut de criminelle en fuite est surement nettement plus dangereux pour sa sécurité que mes petites activités illicites, tu ferais mieux d'aller balayer devant ta porte avant de donner des leçons. » Je grogne. Un son lourd et profond qui n'a rien d'humain. Ma tête virevolte vers Kyran et je dois m'éloigner de quelques pas pour ne pas céder à l'envie de l'agripper à la gorge. L'animal que je suis n'aime pas son ton et sa déclaration. « Je ne cherche pas à te faire peur, Kyran. Je n'aime pas perdre autant de temps et puis, tu as plus le profil du cauchemar que moi. Je ne fais que te dire la vérité. Quand il s'agit de ma fille, mieux vaut ne pas me fâcher. » Je m'adosse à un mur et croise les bras sur mon ventre pour me calmer et apaiser mon âme. Je sens la fatigue qui m'envahit de nouveau. L'affrontement me demande trop pour ce que j'ai réussi à guérir. « Je veux que tu me promettes, Kyran… Que malgré cette vie sans aucun sens, qu'elle est forcée de vivre et les dangers qu'elle affrontera… Quelque part, tu veilleras de loin sur elle. Que tu feras ce que tu peux pour la protéger. Et que peut-être un jour, parce que je sais que ça finira par arriver, tu me la ramèneras en pouvant me dire que tu lui as évité le pire. Menace à part, est-ce que c'est vraiment trop demander au garçon avec qui j'ai grandi? » Je l'interroge du regard, chassant la colère et les reproches qui avaient pu engloutir mon discours auparavant. Plus je passais du temps à le voir, plus je pouvais constater à quel point je regrettais la distance entre nous. Optant pour la vérité, je me forçais à rassurer ma Louve et doucement, mon regard s’adouci.  « Tu n’as aucun besoin de me rappeler que je suis la plus grande menace qui pèse sur sa vie. J’en ai parfaitement conscience. Mais, il y a une chose que je ne lui ferai jamais et que je lui ai promise quand je l’ai prise sous mon aile… Jamais je ne l’abandonnerais. Même si pour ça, il me faut me priver de liberté pour lui offrir la sienne. »

Le silence s'installe et je ne dis rien pour le briser. Une lourdeur envahit mes gestes, tandis que je sais que les souvenirs referont surface bientôt. Je suis forcée de constater à quel point je suis une femme brisée. Mon regard notant chaque geste de mon aîné, je me demande si je ne suis pas la plus endommagé des deux. Derrière toutes ses images et ma détermination à protéger ma fille, n'étais-je pas aussi mal en point? « Je croyais qu'ils t'avaient tuée. » Ma gorge se noue, alors que des larmes mouillent mes yeux pour la première fois depuis de longues semaines. J'espère encore qu'il franchira la distance pour me prendre dans ses bras et je me hais pour être aussi pathétiquement attaché à cet homme. « Je l'ai cru aussi. » Je fronce les sourcils et instinctivement, mes mains se resserrent autour de mon corps. Comme si je cherchais à me protéger. « Ce n'était pas la première fois qu'on… Me maganais à ce point. J'ai bêtement cru que je pourrais y faire face sans leur donner ce qu'ils voulaient. Mais, cette douleur. Je n'avais aucune idée de ce qu'était le concept de la douleur avant qu'ils… Mmm. Enfin, j'ai cru que j'étais morte et je l'ai souhaité de tout mon cœur. Je devrais l'être. » Le nom de Nikolas me chatouilla la langue et je savais qu'il était la raison de ma survie. Il n'en avait pas fini avec moi, me voir baignant dans mon sang ne lui avait pas suffi. Il voyait grand à mon propos. J'étais incapable d'expliquer la suite et je n'étais pas certaine que Kyran veuille réellement le savoir. Seul Ezra m'avait vu peu de temps après, seul Ezra se rapprochait de la triste vérité. Peut-être était-ce mieux ainsi.

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MessageSujet: Re: Massive Attack - Pv. Kyran   Sam 31 Oct - 21:40

Andreas. Le prénom aux sonorités scandinaves ricoche contre ses tempes, l’interpelle brutalement. Il n’entend la suite de la déclaration qu’à retardement, obnubilé par la mention de l’illustre sorcier. Son double chaotique. L’âme aussi rongée par la noirceur que la sienne. Celui avec lequel il n’a pas hésité à se vautrer dans une sauvagerie extrême à Darkness Falls, terrorisant tous ceux qui avaient le malheur de croiser leur chemin. Le sadisme en credo, la torture en mantra. Presque aussi proche d’elle qu’il pouvait l’être de Sanjana pendant une période. Horriblement semblables, ils se connaissaient sur le bout des doigts. Deux monstres alliés qui avaient fini par s’entredéchirer lorsque Kyran s’était attaqué à la mauvaise proie. Le protégé, celui qui incarnait presque un fils pour son sombre acolyte. L’esprit ravagé par l’isolement, par la perspective abominable d’errer une éternité dans les géhennes sordides. Il a brisé sa victime plus que de raison, l’anéantissant littéralement. Emporté par une frénésie meurtrière telle, qu’il n’a pas réalisé qu’il venait de sonner le glas d’une amitié pourtant forgée sur la douleur et le sang versé. Une trahison trop odieuse et fatale pour être rattrapée, pour être pardonnée. Pour ne pas faire l’objet d’une vengeance toute particulière, préparée avec une effroyable minutie. Il ne récoltera que ce qu'il a semé. « - Qu’est-ce que tu viens de dire ? Andreas ? Comme Andreas… Rassmussen ? C’est lui que tu as épousé ? C’est lui le bourreau que tu accusais la dernière fois ? » Souffle t’il fébrilement, sans savoir s’il préfère être détrompé ou au contraire alléger une conscience lourde depuis ses ignobles méfaits. « - Je vais tuer cette enflure. » Marmonne-t-il pour lui-même, les gencives serrées à s’en éclater la mâchoire. Une bourrasque de haine le frappe en songeant qu’il a pu la maltraiter, la faire sienne pour mieux la trainer à terre. Insidieuse, elle ronge ses viscères, les mord et réduit en charpie son flegme. Explose ses côtes tant le forcené tapi dans sa cage thoracique le martèle avec hargne. L’assassiner, ce scélérat. L’éviscérer vivant pour les tourments qu’il a osé infliger à sa demi-sœur. Il ne pourra plus faire profil bas si elle confirme, il ne pensera plus qu’à l’éradiquer de la surface de la terre.

Tout l’attachement qu’il peut vouer à la louve ne l’empêche cependant pas de détester recevoir des ordres d’elle, plus encore lorsqu’elle s’obstine à lui cacher un élément central. Adossé au mur, ses paupières se ferment, tandis qu’il emmagasine tout ce qu’elle peut lui dire. Les rétines claires s’ouvrent brusquement lorsqu’elle invoque le garçon avec lequel elle a grandi. Il étouffe un ricanement amer alors qu’elle le jauge de son regard d’acier. Il se sent presque redevenir un enfant, lorsque Sven et elle étaient tout pour lui, et qu’il ne savait rien refuser à la fillette aux boucles brunes et aux rétines malicieuses. Elle pouvait faire absolument tout ce qu’elle désirait de lui, et il constate non sans déplaisir qu’elle parvient toujours à faire fondre les barrières érigées autour de son cœur de pierre. Même si le résultat escompté est bien moins flagrant qu’autrefois. Il ne prend pas la peine de répondre, pas encore. Il n’a plus de dégoût à cracher, d’injures à aboyer. Il comprend la dévotion sans limites qu’elle porte à la jeune fille, proche de celle qu’il ressent depuis toujours pour leur frère. La promesse indéfectible qu’il s’est faite de veiller sur Lui dès qu’Il a poussé son premier cri dans leur misérable taudis, même s’il n’a pas toujours pu ou su l’honorer comme il se l’était juré.

Un aveu et c’est toute la posture qui change. L’enveloppe d’Ange se voute, les bras se resserrent autour de sa taille comme pour éviter de s’éparpiller en morceaux. La vision de son ancienne amie, fragilisée à l’excès, le détruit. Il n’est pas doué pour ça. Le réconfort, les accolades bienveillantes, les paroles rassurantes. Il a perdu l’habitude d’exprimer des sentiments. Ce n’est ainsi qu’après un long moment d’hésitation que le norvégien se décide à rompre la distance entre eux. Il ne pousse pas le vice jusqu’à l’enlacer, il se contente de laisser une main se perdre dans le miel de sa chevelure. Son pouce se glisse sous son menton, le relève doucement, comme pour l’enjoindre à se redresser de toute sa hauteur. A retrouver la posture fière qui la caractérise si bien d’ordinaire. Il ne supporte pas la souffrance qui suinte affreusement de ses pores et vient écorcher sa propre peau. Les traumatismes qu’il est tristement impuissant à effacer. « - Je te préfère vivante. Même si j’ai absolument tout fait pour te prouver le contraire, tu ne peux pas savoir le mal que ça m’a fait. Je regrette de ne pas avoir été là. » Les mots s’arrachent difficilement de son palais, se déversent sans prendre le temps de souffler. Comme par peur de s’interrompre en pleine confession s’il prenait le temps de les peser et de réfléchir à leur sens. Sa réaction jure avec leurs précédentes ‘retrouvailles’, lorsqu’il lui avait jeté violemment à la figure qu’il aurait préféré qu’elle soit morte et enterrée. Il rétablit la réalité, plus nuancée. « - Le gamin faible aux genoux écorchés ne peut rien pour elle, Théa. Ce n’est pas à lui que tu dois demander ce service, mais au tortionnaire, au cauchemar vivant qui s’est adapté pour survivre. Sven méprise ce que je suis devenu mais si tu viens me demander de la protéger, c’est que tu admets toi aussi que c’est devenu une nécessité. » Peut-être qu’il quémande son approbation, à défaut d’avoir celle du benjamin de la famille. La certitude probablement erronée que le sacrifice était vital pour assurer la survie de la prunelle de ses yeux. Qu’il n’a pas été renié par Lui en vain. Peut-être qu’il a besoin de l’entendre, au moins dans sa bouche à elle. « - Je ferai ce que tu demandes, si tu tiens tant à elle que ça. Mais tu vas être obligée de me dire qui c’est… Je ne pourrai rien pour elle sinon.  Tu te seras engouffrée ici pour rien. » Insiste t’il, usant de tous ses talents de persuasion pour la faire céder. Il a beau la manipuler, en adoptant une gestuelle plus douce et un comportement moins abrupt pour extraire la vérité, il ne ment toutefois pas. Si elle consent enfin à décliner l’identité de l’adoptée, il veillera au grain à sa sécurité.

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MessageSujet: Re: Massive Attack - Pv. Kyran   Jeu 12 Nov - 22:26



 

 
Massive Attack

 
“Desolation comes upon the sky”


 
« Qu'est-ce que tu viens de dire ? Andreas ? Comme Andreas… Rassmussen ? C'est lui que tu as épousé ? C'est lui le bourreau que tu accusais la dernière fois ? »  Je grimace au souvenir de cette première rencontre en cette époque. Pathétique. C'était le mot qui me venait, quand je repensais à la femme qui avait fondu sous le choc. Lamentable larve humaine, qui avait imploré un peu de pitié de la part du tout premier être à lui avoir arraché le cœur. Les émotions sur le visage de mon frère me laissent perplexe et je me demande ce qui a pu lier les deux hommes. L'idée d'une soirée en leur compagnie suffisait à faire naître une vision d'horreur. « Je vais tuer cette enflure. » Je me retiens presque de rire et fini par laisser échapper ce son désabusé d'entre mes lèvres. Qu'est-ce qui lui prenait? La différence entre cet instant et leurs retrouvailles me sidère autant qu'il éveille l'espoir d'une femme trop idiote pour apprendre. Je secoue la tête et me mord la lèvre inférieure pour me reprendre. J'ai envie de pleurer et de hurler à la fois. Kyran me chamboule à chaque fois. Je suis incapable de prédire ses réactions et je me laisse avoir. Théodora ne pouvait cesser de renaître à son contacte. « Rassmussen. Je n'ai pas entendu ce nom depuis des décennies… Oui, Kyran. J'étais bien madame Théodora Rassmussen.  Épouse de ce sadique d'Andreas. Mais qu'est-ce que ça peut bien changer?  Tu l’as dit toi-même l’autre fois. Je ne ressentais aucune douleur, qu’est-ce que ça pouvait bien changer? » Ce n’est pas une pique. Seulement, la réalité de ce qu’il avait affirmé haut et fort. Mon regard brille de tout ce qui me passe par la tête et le cœur. Je suis à l’image même d’un orage violent. Je suis soumise aux vents féroces et à la pluie… Au tonnerre et aux éclaires. Je me protège de mes bras, les regroupant contre mon ventre. Ma réaction est instinctive et inconsciente. Je ne veux pas replonger davantage dans le passé, mais les mots de mon frère et premier ami, n’a de cesse de me confronter à des blessures encore infecté. « Si le tuer avait suffi… Il ne serait pas de retour dans ma vie. J’ai bien peur d’avoir déjà exploré cette solution. » Ma mâchoire de contracte et je détourne le regard. J’ai bien conscience que l’idée que j’ai pu en arriver là est étonnante. Ce secret me pesait chaque jour davantage. Le souvenir de cette première mort, de ce cœur qui avait cessé de battre à cause de moi. Aussi insensé que cette haine qui se renforçait.

D’Andreas, le souvenir de mon fils m’arrache les entrailles et je sombre dans cette faille sans fond qui me consume. L’impression étrange de ne pas pouvoir m’en sortir, me laissant aspirer par ses profondeurs, me surprend tandis que l’aveu est prononcé. J’étais mal dans ma peau et tremblante. Prête à fondre en larmes et montrer l’ampleur des dégâts causés par le temps. Pourtant, un mouvement attire mon attention. Il est plus proche de moi et sa présence calme cette fragilité qu’il ne peut même pas soupçonné. Il ne me prend pas dans ses bras comme, lorsque nous étions enfant. Je laisse échapper un sursaut, lorsque je sens sa main se glisser dans mes cheveux et mes paupières se ferment. Ce contact est aussi souffrant, qu’attendu par moi et je me hais de le lui avouer aussi facilement. Son pouce me guide vers une stature plus digne de la femme que j’ai toujours été, tandis que ma peau s’échauffe. Il serait toujours important pour moi et ce simple rapprochement me prouve à quel point je suis dépendante de sa gentillesse. Ange n’est pas mieux que Théodora. Il fait partie intégrante de ce groupuscule de personne pour qui je donnerais ma vie. J’ai envie de me laisser allez contre lui et obtenir une tendresse qui me manquait ses derniers jours. Tout en me souvenant de la force et de la chaleur d’un autre, beaucoup plus prompt à être présent pour moi. Une conclusion se dessine dans mon esprit et me surprend, tandis que je regarde le visage de cet aîné qui me refusait ce lien de parenté. « Je te préfère vivante. Même si j’ai absolument tout fait pour te prouver le contraire, tu ne peux pas savoir le mal que ça m’a fait. Je regrette de ne pas avoir été là. » Ses paroles fracasse mes résignations et un sanglot s’étouffe dans ma gorge. J’ai l’impression de ne pas pouvoir comprendre le sens de sa phrase, tout en sachant pertinemment que j’en saisis chaque lettre.

« Le gamin faible aux genoux écorchés ne peut rien pour elle, Théa. Ce n'est pas à lui que tu dois demander ce service, mais au tortionnaire, au cauchemar vivant qui s'est adapté pour survivre. Sven méprise ce que je suis devenue, mais si tu viens me demander de la protéger, c'est que tu admets toi aussi que c'est devenu une nécessité. » Je l'écoute incapable de ne pas le faire, quand ce peu de contact physique me ramène constamment à lui. Je l'écoute et je ne peux le contredire. Moi-même, je ne suis plus la femme remplie d'amour et d'innocence que j'étais. Pour survivre, j'étais devenue… Une Louve capable de déchiqueter un ami pour mieux allez rejoindre sa fille. Cette réalité avait une capacité de se montrer plus odieuse et cruelle que le gouvernement lui-même. « Je ferai ce que tu demandes, si tu tiens tant à elle que ça. Mais tu vas être obligée de me dire qui c'est… Je ne pourrai rien pour elle sinon.  Tu te seras engouffrée ici pour rien. » Incapable de subir les vagues de douleur qui se propage en moi, je me contente de suivre cet homme qui… Finalement, se dirige dans le même sens que moi. Peu m'importe le reste. « Je préfère me dire que si tu avais été là, je serais incapable de protéger ma fille aujourd'hui. Sans ton rejet, je serais toujours cette Théodora qui ne faisait que rechercher ta protection. » Je lui souris tristement, remontant délicatement mon regard du sol pour mieux me reprendre. D'une voix plus dure qu'il ne m'avait jamais entendu avoir, je suis incapable de lui cacher une petite partie de ce qui me ronge de l'intérieur. « Les cauchemars fleurissent en ce monde. Ceux qui n’ont pas la chance d’avoir ta facilité à en être un, meurent ou tranquillement en devenir un à leurs tours. Je ne t’ai jamais reproché ce que tu es devenu. Que ce soit le monstre que tu es aujourd’hui ou le gamin que j’ai connu, Kyran… J’ai toujours parfaitement eu confiance en ta capacité à me protéger. » Je soupire à moitié en contrôle de la crise que je sentais naître. Trop de choses se bousculaient dans ma tête. « Vittoria. Elle s’occupe de jeux clandestins. » L’effort pour prononcer son nom m’achève et je sens des larmes qui coulent sur mes joues. Alors, que je reste silencieuse.

Je m'échappe de sa caresse qui me brûle encore le visage et le cuir chevelu. « Elle est ce que j'ai de plus précieux. Le seul trésor dans ma vie. Peu importe ce que ça demandera, j'ai besoin de la savoir le mieux protéger possible. Mon frère… Je te confis la seule personne qui a compté plus que toi dans ma vie. » Le coin de mes lèvres se soulève et je franchis la dernière distance qu'il maintient entre nous. Ma main se dépose sur sa mâchoire, tandis que mon front se colle contre le sien. Sur la pointe des pieds, j'arrive à me tenir aussi haut que lui. « C'est idiot de m'en rendre compte que maintenant… » Dans une impulsion, je capturais ses lèvres en un baisé qui n'avait rien de chaste, avant de me reculer et prendre la direction de la porte. L'ouvrant, je me retournais vers le propriétaire des lieux. « Si à l'époque je n'avais pas été aussi… Asexué, j'aurais sûrement toujours su ce que tu as été pour moi. Enfin… C'est mieux ainsi. Apprendre que j'étais amoureuse de mon frère m'aurait sans doute tué. Reprend toi en main, Kyran. Je n'aime pas te voir ainsi. » Dans un mouvement de main joyeux, je claquais la porte derrière moi. Refermant ce bref moment volé. J'avais un autre nom sur les lèvres désormais. Autre que ma fille et voir mon frère ne m'aidait en rien à oublier la ressemblance entre les sentiments que je développais pour cet enquiquineur et ceux que j'avais déjà ressenti.

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Lose You
I woke up in tears, With you by my side. A breath of relief And I realized... No, we're not promised tomorrow.
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Massive Attack - Pv. Kyran

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