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 Apocalyptic Waltz | ft. Azra Stevens

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MessageSujet: Re: Apocalyptic Waltz | ft. Azra Stevens   Jeu 17 Sep - 23:13

apocalyptic waltz

my hope is on fire, my dreams are for sale. I dance on a wire. I don't want to fail her. I walk against the stream..

« - Azra... » Son prénom résonna. Promesse lointaine et silencieuse. Désir tacite. Elle plissa ses yeux brûlants d'alcool et de fatigue. L'atmosphère se resserrait. Étau dégénérescent. Son palpitant se broya. La douleur se déploya. Lave chaude et tentatrice. Elle se perdait. Sous la bulbe de ses doigts, l'organe s'agitait. Démesure extatique qui, secrètement, signait un avenir funeste. L'accomplissement, enfin. Azra s'échappa de son enveloppe. Ne laissant plus qu'une carcasse envieuse et suppliante. Elle la voulait. Comme une respiration que l'on retiendrait depuis trop longtemps, ses reins s'immolaient d'un brasier indomptable. Elle déglutit. Les phéromones tapissaient sa bouche d'une saveur exquise. Elle s'incendiait. Cette combustion dévorait son âme, alimentait les braises encore pourpres de sa culpabilité. Elle ne devait pas. Mais le sang s'agitait à ses tempes. Mélopée des pulsations hérétiques de sa propre inclination. Celian. Cette femme dévastait sa conscience. Elle s'était immiscé sous sa peau. Parasite perfide et sinueux. Mais, elle ne cessait de lui ouvrir les bras. S'accrochant aux éclats d'un espoir insidieux. « - On ne devrait pas... ». Chuchotement apeuré. Comme si, dans cet ouragan d'errance, la nuit menaçait de les entendre. Son regard se brisa. La crainte saisissait ses tripes, essorait la viande en une nausée anxieuse. Elle était faible. Petite marionnette des émotions incohérentes. La chaleur du souffle affola le sien. Quelle était la marche à suivre ? Quelles règles l'existence imposait-elle ? Ses phalanges se tendirent. Et, dans sa confusion, elle eut la sensation d'emprisonner ce cœur agité. Il était sien. Précieuse offrande, pourtant ballottée entre les griffes acerbes de sa condition. Elle mima une contestation factice. Mais, sa convoitise s'abreuva enfin. Une inspiration irritante et, son squelette s'ébranla jusqu'à la poudre. Ses lèvres répondirent à ce baiser condamné. Dépendance mutuelle. Irrévocable fin.

« - Faisons l'amour, le vrai... » Le monde se déroba. Un vertige la désarçonna. Elle contempla ses prunelles avides, les siennes maculées d'une teinte affolée. Sa demande explosa au sein de ses côtes. Avait-elle seulement le droit ? Elle fronça les sourcils d'incompréhension. « - Je... je ne sais pas. » Mais la belle s'immergea dans cette torpeur d'érotisme. Son bassin vint épouser le sien, dans une plainte éplorée. « - Azra... Fais-moi l'Amour, le vrai... » Mais, Azra se perdait entre les connexions sédentaires de son cerveau et le buste dénudé qui criait famine. Elle resta là quelques minutes. Interdite. Muette. Accusant la déchirure de cette lame qui frappait encore et encore son organe pantelant. Devait-elle lui refuser cette ultime invocation ?

Elle empoigna la nuque gracile de la jeune femme. Prudemment. Et, dans un souffle à la fois hésitant et impatient, elle scella leur destin d'un énième baiser. Échange d'une addiction probante. L'univers se démantela autour d'elles. « - Pardonne-moi. » Elle le répéta à nouveau, alors qu'elle surplombait désormais la frêle silhouette de son amante. Elle le chuchota encore, lorsque ses lèvres recouvrirent son épiderme diaphane. C'était une litanie incessante. Une prière éternelle. Pardonne-moi. Ses mains découvrirent ses courbes, en épousèrent les contours adorés. Pardonne-moi. Elle la berçait d'une douceur sans nom. D'un désir insoutenable. Pardonne-moi. Ce n'était plus qu'un leitmotiv. Qu'une obsession frappante. Les tissus s'effeuillèrent. Les chairs s'embrasèrent.

« - Je t'aime. » Elle l'avait dit dans un souffle. Aveu coupable. Alors que l'encre de son plaisir s’épanchait à ses doigts, qu'elle offrait à ses tensions la délivrance méritée. Je t'aime. Ce n'était plus une espérance chimérique. Non. Mais une vérité abrupte.


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MessageSujet: Re: Apocalyptic Waltz | ft. Azra Stevens   Ven 18 Sep - 22:34

« You're not a freak, not a monster, not a bad sick, not a disaster. Believe me, my girl, you're just yourself, you're not in hell, just in fire, without water. »
Apocalyptic Waltz
Et elles firent l'amour, le vrai. Douceur et tendresse. Celian se délivrait enfin de son ivresse. Dans cet acte charnel et démonstratif, elle ne cessa de murmurer son prénom. Azra. Son ange, son démon. Délivrance et damnation. Elle laissa la brune s'immiscer en elle, l'accueillit en son corps et en son âme, la laissa regagner ce lit qu'elle avait fait en elle. Rédemption temporaire, fin d'une histoire morte dans l'oeuf. Elle s'agrippa à son cou comme elle pouvait s'agripper à la vie. Elle était belle, elle était douce. Elle s'enroula autour de ses hanches, l'attira contre ses reins, tout contre elle. Tendre démence. Azra... Un murmure, un frisson, un gémissement.

Le pardon. Elle le désirait plus que Celian elle-même. Elle ne cessait de l'embrasser, de la caresser, de l'emprisonner. Lui pardonner... Vive attraction dévastatrice. Elle dessina sa colonne vertébrale de ses lèvres, ses côtes de ses doigts, la posséder, la délivrer, la réconforter. Malgré tout. Elle oublia tout. Elle ne fut qu'un être s'offrant à un autre. Rien de plus. Rien de moins. Charme charnel, l'étreinte l'emporta dans un tourbillon dont elle ne put ressortir qu'en se couchant docilement sur le ventre, près de sa belle. Azra. Le calme lui peignait un nouveau visage. Et Celian ne put que l'aimer davantage. Elle aimait cette femme-là. Celle qu'elle voyait, celle qu'elle voyait entièrement, sans masque, sans animal, sans secret.

Ses mots coururent sur son échine, faisant vibrer chaque couche de son épiderme. Elle dut fermer les yeux, un instant, pour reprendre contenance. Que les cieux aient pitié d'elle. Elle entrouvrit les lèvres. Elle aussi, elle l'aimait... Mais aucun son ne parvint à s'extraire de sa gorge. Aucun. Elle fronça les sourcils et força, contractant sa cage thoracique. L'oxygène devait sortir. Mais elle ne réussit qu'à sortir un bruit dénué de sens, comme une interjection aléatoire qu'on venait d'inventer. Puis elle rouvrit les yeux, et la fixa, elle, Azra, celle qui tapissait toutes les cellules de son être.

« Alors... Pourquoi m'as-tu infligé cela.. ? »

Sa voix était douce, sans une once de colère ou de tristesse. Dialogue simple et calme, la bulle qu'elles s'étaient forgée les protégeait désormais du mal. Comme un paradis éphémère.

« Je sais... Que tu n'étais pas toi. Je sais.. Je l'ai senti. Je l'ai compris. L'animal était plus fort, mais... Je voudrais comprendre... Comment as-tu pu la laisser t'envahir ? Quand as-tu pris cette décision... ? Jusqu'au point de ne plus comprendre réellement toutes les conséquences que cela impliquait.. ? »

Fiche par Sánsa ; sur Never-Utopia
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MessageSujet: Re: Apocalyptic Waltz | ft. Azra Stevens   Sam 19 Sep - 21:32

apocalyptic waltz

my hope is on fire, my dreams are for sale. I dance on a wire. I don't want to fail her. I walk against the stream..

Je t'aime. Cette confession s'éparpilla insidieusement. Douce promesse d'un avenir avorté. Elle l'aimait. Et, ce sentiment vrillait au cœur de ses côtes douloureuses. Qu'avait-elle manqué pour ne pas percevoir le galop de ce cheval affolé ? Sa gorge s’assécha. Vile torture. Elle battit des cils. Ses épaules n'étaient pas assez solides pour supporter ce sentiment entêtant. Il dévastait tout, scellait la conscience gangrenée. Elle ouvrit la bouche, prête à contester cet aveu clandestin. Non. Elle ne pouvait pas éprouver cela. Pas après les sévices qu'elle lui avait infligé. Alors elle secoua la tête. La fragilité suintait de ses pores, pâlissait l'éclat vif de ses iris. Peut-être aurait-elle dû taire cette cacophonie, cette ronde lancinante et incessante. Elle se redressa, les doigts douloureusement tendus sur le matelas encore pantelant de leur étreinte. « - Je... » Mais elle ne savait plus. S'excuser encore ? Rien ne pouvait panser les séquelles qu'elle avait causé. Les remords s'immergèrent au tréfonds de ses entrailles. Encore une fois, elle n'avait su terrer ce qui l'assaillait. Les pulsations s'impatientèrent entre les parois de sa petite caboche, la forçant à fermer davantage les paupières. Les effets secondaires de la gnôle s’épanchaient désormais à son front. Elle grimaça. « - Je n'aurais pas dû te dire ça. », conclut-elle, alors que Celian absorbait le silence. Quelle idiote. Voilà qu'elle venait, à nouveau, de tout ébranler. Une gifle psychologique. Une deuxième. Puis, elle roula lourdement sur le côté. Nonchalamment étendue, Azra contemplait les ombres danser sur le plafond d'un blanc vierge. Celian avait déposé sur son épiderme quelques fragrances indélébiles. Elle s'y lova. S'il ne devait lui rester que cela à l'aube, Azra s'assurait de ne plus s'en défaire. Qui pouvait savoir, après tout, quel chemin emprunteraient-elles aux premières lueurs du jour ?

« - Alors... Pourquoi m'as-tu infligé cela.. ? » L'interrogation frappa sa culpabilité de plein fouet. Elle interrompit le ronronnement de sa respiration, les yeux quelque peu écarquillés. Pourquoi ? Sempiternel point noir d'une existence. Pourquoi... Elle se racla la gorge, en proie à une agitation soudaine. Parler. Se dire. Quel dilemme saugrenu. Elle qui n'avait fait que fuir, voilà qu'elle se retrouvait face à ses propres démons. Quelques chimères d'antan reluisirent sous ses prunelles hagardes, lui arrachant un souffle tremblant. « - Je sais... Que tu n'étais pas toi. Je sais.. Je l'ai senti. Je l'ai compris. L'animal était plus fort, mais... Je voudrais comprendre... Comment as-tu pu la laisser t'envahir ? Quand as-tu pris cette décision... ? Jusqu'au point de ne plus comprendre réellement toutes les conséquences que cela impliquait.. ? » Ce n'était plus un choix. Celian implorait ces explications qui, visiblement, semblaient vitales à sa guérison. Pouvait-elle le lui refuser ? Bien sûr que non. A dire vrai, c'était sans aucun doute la moindre des choses. Elle déglutit. Sa gorge se nouait d'une appréhension cinglante. Depuis sa fuite, il y eut de cela quelques années, Azra n'avait plus remuer son histoire. Comme une amnésique, elle s'était construit un présent, sans prendre en compte les tressauts de son passé. Elle soupira doucement puis, se tourna complètement vers la blonde. Un bras replié sous sa joue, elle chiffonnait désormais le drap de ses doigts libres. Quelques minutes défilèrent. Elle se mordit la lèvre. Par quoi allait-elle débuter sa propre tragédie ?

« - J'étais jeune. C'était... le bal de promo. J'avais une jolie robe, un cavalier que j'aimais. Comme on aime à cet âge là. C'était censé... être une belle soirée. Et ça l'a été. Jusqu'à ce que je me réveille dans le parc, aux alentours du lycée. J'étais nue. Ensanglantée. Terrifiée. Autour de moi, c'était un vrai massacre. Mes amis, mon... copain. Ils étaient tous morts. Mutilés. Déchiquetés. » Sa mâchoire se crispa. Mis-à-part ses géniteurs, personne n'avait eu vent de cette histoire. Elle l'avait gardé en elle. Comme un fardeau, une éternelle croix. « - Ma première transformation. », affirma-t-elle douloureusement. « - Et c'est là que... mes parents m'ont avoué leur terrible secret. Ce que je ne savais pas à l'époque, c'est que mon père avait eu quelques soucis avec les jeux. Il s'était beaucoup endetté. Trop, pour pouvoir nous assurer un avenir convenable. Alors, ils ont passé un pacte avec un sorcier. Et, en échange d'une assurance financière, ils ont condamné ma nature humaine. » Azra s'assit. Une rancune encore bien trop vive enlaça sa silhouette dénudée. Comment avaient-ils pu lui faire une chose pareille ? Elle ne le comprenait toujours pas. « - Quelques jours après, je suis partie. Je ne les ai jamais revu. Je ne pouvais pas supporter ce qu'il m'avait fait. Je ne le supporte toujours pas. Après ça, j'ai passé ma vie à me battre contre ça, contre ce qu'ils ont fait de moi. Et, ils ont fait de moi un monstre. Alors, quand une... amie m'a poussé à accepter cette part de moi, je... j'ai réalisé que j'étais fatiguée. Fatiguée, de lutter en permanence. » Elle passa une main moite sur son visage déconfit. « - Je l'ai laissé gagner. Pour la première fois de ma vie, je l'ai laissé gagner. C'était plus facile. » Quelque chose vrilla au cœur de ses prunelles dévastées. « - Et c'est un fait : je suis un monstre. »


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MessageSujet: Re: Apocalyptic Waltz | ft. Azra Stevens   Dim 20 Sep - 13:20

« You're not a freak, not a monster, not a bad sick, not a disaster. Believe me, my girl, you're just yourself, you're not in hell, just in fire, without water. »
Apocalyptic Waltz
Celian ne s'attendait pas à ce comportement. A dire vrai, elle crut voir Azra fuir, ou simplement éviter cette conversation qu'elle savait difficile. Mais elle savait que, pour leur propre bien, il fallait qu'elle ait lieue. Elle attendit, patiemment, observant le mal-être consumer cet être qu'elle chérissait. Un instant, Celian souhaita reculer, cesser de lui infliger une telle souffrance psychologique. Cependant, il lui fallait ceci afin d'avancer, d'elle-même apaiser la douleur qui lui torturait l'esprit. Alors que la brune tentait de mettre des mots sur cette affliction passée, la doctoresse, elle, tenta de ne pas bouger. Elle aurait tant souhaité lui témoigner son soutien, sa tendresse.

Elle écouta avec la plus grande attention. Son histoire lui tordit l'estomac. Elle eut l'impression de ressentir le mal tout entier qui consumait Azra. Comment avait-elle pu survivre à tout cela ? Une question à laquelle elle ne put répondre. Sa patiente ne cessait de bouger, prise de sursauts de tristesse, de colère, d'autres émotions plus intenses encore. Mais elle attendit la fin de son récit, pour pouvoir se relever et l'entourer. Elle l'enveloppa doucement dans les draps, puis dans ses propres bras, et la laissa se nicher contre elle.

« Azra... »

Son prénom se mua en un chuchotement empli de douceur. Elle ne lui en voudrait plus, désormais, et elle le savait. La rédemption était totale.

« Tu es loin d'être un monstre. »

Sa phrase était sincère et pure. Celian ne l'avait jamais considérée comme un monstre, loin de là, ni même comme un simple animal. Dès que son regard s'était posé sur elle, elle n'avait pu voir que son humanité. Et tout au long de leur relation, elle avait découvert de nombreuses qualités qui n'étaient certainement pas celles qui qualifieraient une bête sans morale. Elle posa une main attentionnée sur ses cheveux, et commença, sans même s'en rendre compte, à la bercer contre son sein.

« Ta condition ne fait guère de toi une chose sans coeur. Loin de là... »

Elle ferma les yeux et posa doucement sa tête contre la sienne. Azra. Le maléfice l'avait brisée.

« Je te connais, à présent. Je sais qui tu es, ce qui t'anime chaque jour. Et ce ne sont sûrement pas tes erreurs qui définissent ce que tu es. »

Et elle le pensait réellement. Chacun faisait des erreurs, elle, Azra, ses parents. Tout le monde.

« Ce qui définit ce que tu es, c'est ta manière de les comprendre, et de les réparer. »

Elle passa finalement son nez dans ses cheveux. Elle l'aimait... C'était plus fort qu'elle.

« Et ce soir, tu en as réparé une... »

Etait-ce une manière de lui accorder le pardon ? Certainement, oui.

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