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 Me & my broken heart (ft. Aleksi)

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MessageSujet: Me & my broken heart (ft. Aleksi)   Dim 20 Sep - 18:29


La colère m’habite chaque seconde un peu plus alors que je m’enfonce dans les rues infâmes de la Nouvelle Orléans. Cet endroit même, nouveau fief de ce patron que j’admirais tant. Je ne sais si ma loyauté est toujours intacte maintenant qu’il ne possède plus rien. Les avantages que j’ai pu avoir ont tous désertés, les uns après les autres et j’en viens à le haïr pour cela. L’homme a été incapable de mener son affaire et a même trouvé le moyen de se faire kidnapper par cette sorcière rousse. Ce n’est plus qu’une ombre, bien loin de l’éclat qu’il a pu avoir dans le passé et je ne comprends pas ce qui me pousse encore vers lui. Le bon sens me commanderait de le quitter, de me diriger vers une affaire plus florissante, moins puante et pourtant je suis là, à me frayer un chemin à travers vermine et puanteur. Le nez plissé, je marche la tête dissimulée dans une capuche, incapable de laisser mon visage à découvert. Je refuse d’être reconnue dans le coin, tout comme je ne veux pas que l’on sache ce que je viens faire ici. A vrai dire, je ne sais pas trop moi-même ce que je viens faire dans ce quartier que je déteste. Blâmer Kyran ne m’apportera rien, ni même de menacer de partir au loin. Je serre les dents et pendant une seconde, j’envisage même de repartir pour remettre cette discussion à plus tard, mais me voilà arrivé. L’immeuble est tout autant décrépi que le reste du quartier et une nouvelle grimace vient d’ailleurs me décorer alors que je pénètre dans l’antre détestable. Il n’aurait pu tomber plus bas. Tout comme il ne pourra probablement pas plus me décevoir maintenant. Lentement, je secoue la tête, prend mon courage à deux mains et avance enfin, jusqu’à trouver sa porte. Cette fois, je souris, amusée, face à l’état de cette dernière. S’il m’était déjà aisé de pénétrer chez lui, jusque ses draps, c’est maintenant avec une facilité enfantine que je crochète la serrure.

L’appartement me fait plisser le nez lorsque je le découvre enfin et ma lèvre se retrouve meurtrie une seconde tant mes dents la malmène. Ce que je contemple m’amène à le détester un peu plus. Qu’il puisse accepter de vivre ainsi, dans une déchéance proportionnelle à sa grandeur d’antan, me hérisse le poil et c’est avec une voix franchement agressive que j’interpelle soudain. « Kyran ! » Seul le silence me répond et l’idée de devoir l’attendre ici me fait frissonner de dégoût. Ses draps resteront libérés de ma présence tant je rejette tout ce qu’il peut être maintenant. Sa décadence me transperce et je ne veux plus y être liée. Pourtant, je ne peux envisager une seconde de me défaire de son emprise alors je prends sur moi et entreprends une visite de l’appartement au bout de quelques secondes. Il n’est pas vide. Je m’en rends compte très rapidement lorsqu’un bruit se fait entendre non loin. Ce n’est probablement pas le brun et l’idée d’un voleur, bien que risible, m’effleure une seconde. Je sors donc une de mes lames et vient me dissimuler dans une ombre au moment même où une silhouette me passe devant. Sans dire un mot, je viens effleurer sa gorge de ma lame et murmure doucement contre sa nuque... « Donne moi une bonne raison de ne pas appuyer… » Et c’est après une seconde de plus que je reconnais enfin l’homme que je tiens en otage. Pourtant, si je sais qui il est, je n’éprouve pas la moindre envie de relâcher mon étreinte, probablement dans un besoin stupide de le torturer inutilement…

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MessageSujet: Re: Me & my broken heart (ft. Aleksi)   Mar 22 Sep - 21:03


Douleur et chagrin. Ce sont là les échos perpétuels qui se heurtent contre mon cœur. La déchéance de Kyran, et les affres de la rupture. La solitude qui devient ma meilleure alliée. J’en ai la trachée qui se noue, obstruée par le poids d’une peine bien plus grande que ma misérable carcasse. Exilé dans les méandres de cette ville en perdition, je me retrouve à partager un appartement aussi ridicule que celui qui a pu être le mien du temps où je vivais sous les toits de Londres, avec mon supérieur déchu. Tirant sur mes maigres économies pour subvenir à des besoins réduits au strict nécessaire. Sa mauvaise humeur ne m’atteint pas. Son ignorance et son mépris m’ont fait mal, au début. Décuplés dans cet espace confiné. Pour mieux disparaître, écrasé par la douleur du deuil. Ma sœur. Morceau de mon âme et de mon cœur qui se retrouve arrachés à l’enveloppe de chair. J’en souffre, et m’enroule dans ma douleur jusqu’à disparaître sous les draps. Je m’y enlise pour ne pas affronter une réalité qui me détruit de l’intérieur. Kyran est partit, et moi je me suis contenté de resté le plus immobile possible. Je m’enlise dans cet immobilisme depuis des jours, ne fais rien pour apaiser ma souffrance et le fardeau du deuil. Je n’en ai pas envie. Le sel des larmes m’assèchent les rétines et se collent contre mes cils. J’ai mal au cœur et au corps. Et l’envie de mourir sur la langue. Encore, mes pensées suicidaires me rejoignent. Comme durant les premiers instants de mon emprisonnement. On m’a arraché ma sœur. Et je perds Kyran. Le cœur en morceaux, écartelé par deux êtres qui sont voués à disparaître.

C’est un soupir qui accompagne mon retour à la surface. Un second qui s’extirpe de ma gorge sèche lorsque je m’oblige à me lever. Abandonner mon repère de chaleur pour me retrouver confronté au néant qui règne en ce lieu. Le regard vague, il effleure les contours de ce décor qui me laisse de marbre. Le luxe ou la pauvreté, je m’en fiche. Bien que le premier me dérange plus amplement que le second. Quand il est évident que l’insalubrité du lieu dérange mon colocataire. Un étranger serait certainement plus agréable que Lui. Suivit par dépit, plus que par réelle envie, le cœur tiraillé entre le besoin d’être près de Lui et l’envie de s’en éloigner pour éviter de souffrir plus avant. Entiché du mal jusque dans les tréfonds de mon âme, je m’enlise dans cette passion malsaine et espère. Que ce n’est qu’une phase, comme les autres. Et qu’Il me reviendra. Je m’enlise dans mes pensées et erre telle une ombre dans la petitesse de l’appartement. Coupé du monde, mes sens atrophiés n’entendent pas la menace. Ne relèvent pas la présence qui s’immisce dans le néant. Et le contact soudain se voit salué par un violent sursaut. La surprise me tétanise, crispe mon cœur qui hésite à battre le temps d’une inspiration. La voix m’est étrangement familière. Elle se perd dans les brumes se mon cerveau détruit par la peine. Et malgré mes efforts, je ne parviens pas à apposer un nom. Les mains se lèvent, lentement en signe de soumission. « - Se retrouver accusée de meurtre ? Je le conçois dans un lieu pareil, c’est monnaie courante, mais tout de même. » Je le murmure, mal à l’aise. Levant le menton pour réduire le contact dérangeant avec le froid de la lame. « - Et je doute que le propriétaire des lieux apprécie de rentrer et de trouver un cadavre dans son appartement. » La menace de Kyran appliquée pour me sauver. Je joue des phalanges contre le vide. Elles craquent et retrouvent leur immobilisme quand le nom me revient.

« - Marie, c’est ça ? » L’hésitation s’enroule contre mes cordes vocales. Me fait hésiter un instant mais pourtant je suis presque sûr de viser juste. Métisse aperçue au détour d’un couloir, du temps où la décadence et la grandeur étaient de mise. « - Si tu cherches Kyran, il est absent. » Inutile. Elle s’en doute. Et au vu de la taille de l’appartement, il ne peut pas être bien loin. Stupidité quand tu nous tiens.

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MessageSujet: Re: Me & my broken heart (ft. Aleksi)   Jeu 24 Sep - 18:43


Mes lèvres s’étirent en un curieux sourire lorsqu’il parle finalement. Je suis étonnée par son calme, même si son malaise est palpable. Il ne panique pas une seconde malgré la présence dérangeante de ma lame. Bien sûr que je ne l’enfoncerais pas dans la douceur de son cou malgré la tentation et son argumentation bancale. Cet homme travaille pour Kyran, probablement l’un des piliers de sa décevante existence puisqu’il demeurait lui aussi au sein du manoir. Et pour cette simple raison, il se retrouve immunisé de mes attaques meurtrières. Il tente de s’échapper de la présence oppressante du métal contre sa peau, et la logique voudrait que je le libère, mais mon cœur s’allège très légèrement en le tourmentant ainsi. « Je me moque bien d’accusations du genre. Tu ne serais que l’un de ma liste. » Mes lèvres se retroussent, dans un sourire presque cruel que j’espère totalement visible. Enfin, lorsque la mention de notre patron claque dans l’air, je soupire et relâche mon emprise sur lui et le pousse légèrement pour mettre de la distance entre nous. Mon regard se fait scrutateur pour une seconde et il ne me faut pas longtemps pour conclure qu’il continue de vivre avec lui. Ses paroles ne font que confirmer l’observation et je me mords les lèvres en réponse, agacée à l’idée de devoir revenir une autre fois dans ce coin pourri. Rapidement, c’est une grimace qui vient s’imposer et résignée, je range ma lame, sans oublier de secouer la tête pour masquer mon dépit. Pour autant, malgré le manque d’envie évident de revenir ou même de rester dans le coin, je prends mes aises soudain en venant m’écraser avec une grâce qui m’est propre, dans ce qui leur sert de canapé. « Aleksi. » C’est une réponse à son interrogation, une simple preuve que je le connais, même si vivre sous le même toit ne nous as jamais rapproché auparavant. « Je suppose qu’il passe un minimum de temps ici. Je peux pas concevoir que l’on puisse traîner au Bones. Tous ces zombies. » Un frisson involontaire me prend soudain rien qu’à l’évocation de ces créatures, mais aussi en avertissement. Lenaïk travaille peut être pour la même personne que moi, rien ne me dit que son allégeance ne va pas aussi à la rouquine diabolique que j’exècre tant. Et il n’est pas temps pour moi de me faire remarquer négativement par cette personne, malgré tout le mépris qu’elle peut m’inspirer.

Lentement, je lève le menton vers le jeune homme devant moi, l’observant réellement pour la première fois de ma vie. Aperçu de nombreuses fois, jamais je n’ai pris le temps de l’analyser, de lui parler ou même de m’intéresser à lui. Petite chose fragile qui ne m’a jamais inspiré rien d’autre que l’indifférence. Le trouver là pourtant, dans cette pourriture ambiante, aux côtés toujours de l’homme dont je ne peux me séparer, m’inspire pourtant une forme de respect et je m’interroge. Je me demande quelles raisons l’incitent à rester là, malgré la chute de Kyran. C’est cette fois une moue intriguée que je lui offre avant de me relever rapidement pour entreprendre de fouiller les placards. « Vous avez un truc à manger ? J’ai oublié de me nourrir ce matin et la vermine du coin m’ouvre étrangement l’appétit. » Comme à mon habitude, je me comporte comme si les murs nous entourant m’appartiennent alors que ce n’est pas le cas. Probablement une façon comme une autre de m’imposer au brun, sans aucune gêne. Soudain, comme si une idée m’avait traversé l’esprit, je me retourne vers lui et plante mon regard espiègle dans le sien. « Je m’attendais pas à te trouver ici. Il paraît que les rats ont tendance à quitter le navire quand il sombre. Et toi, tu traînes encore dans ses pattes. Fidélité ou stupidité ? » Tout en posant cette question, j’ai conscience de franchir une limite et dans le même temps, de m’imposer comme défenseuse de la cause Hogan, sans en avoir totalement conscience. « Comment il va ?! » Cette question m’a échappé soudain et je recule d’un pas, viens buter contre le meuble derrière moi et dépose mes mains sur mes lèvres, comme pour rattraper cette inquiétude qui a suinté soudain par mes mots. Trop tard cependant pour l’empêcher d’entendre alors je déglutis lentement, inquiète de ce qu’il pourrait penser de ce que je viens de lui dire, sans parvenir à m’en vouloir totalement…

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MessageSujet: Re: Me & my broken heart (ft. Aleksi)   Lun 28 Sep - 21:21


Un nom de plus sur une liste. La chose ne me fait rien. A peine un misérable frisson qui s’écroule contre mes reins. La menace est bien réelle, mais je suis incapable de la prendre au sérieux. Incapable de faire ce qu’il faut pour inverser la tendance ou me libérer de l’étreinte.  Les paupières s’écroulent et le souffle reste calme. Au fond, j’espère qu’elle s’exécute. Achève la carcasse fragile pour me sortir de cette douleur qui est mienne depuis des jours. Je m’enlise dans ma souffrance. Me noie dans le sel de mes larmes et de cette peine qui semble sans limite. Je cille, et esquisse un maigre sourire lorsque les présentations sont enfin faites. Etrangers sans réellement l’être. Ames vagabondes croisées au détour d’un couloir sans jamais se frôler. Je n’ai pas cherché à en savoir plus sur elle. Essayant au mieux de la considérer comme n’importe quel autre employé de ce joyeux carnage. Quand une infime part de moi n’avait de cesse de la voir comme une menace à éradiquer rapidement avant que cela ne soit trop tard. Mon cœur se serre de la retrouver là. Dans ce nouveau lieu qui ne devrait être qu’à nous. Lui et moi. Lui et ma douleur. Juste ça. Mon enfer résumé en quelques pitoyables mètres carrés. L’ordre d’un cosmos en perdition troublée par une métisse incapable de rester dehors et à attendre qu’on vienne lui ouvrir. L’intrusion me blesse, me donne la sensation de ne pas être chez moi. L’emprise se fait volage et j’en profite pour apposer une certaine distance entre nous. Faisant volte-face pour mieux contempler l’intruse. La scruter comme si je la voyais pour la première fois. C’est un peu le cas en fin de compte.

Le Bones, cette seule mention me fait frissonner et je me retrouve à me mordre la lèvre comme un idiot. Les mains tremblent légèrement et je me replie sur moi-même. « - C’est le cas. Pas tant que cela, mais il finit toujours par revenir. C’est un moyen comme un autre de gagner sa vie pour un peu que l’on tolère la présence de ces créatures. » Ma voix tremble d’un dégoût qui me brûle la langue. J’œuvre pour ce commerce détestable, l’approvisionne en ces créatures qui me rebutent. Sous la volonté d’un seul. Mon éternel tourment. Et ma lâcheté en guise de carburant pour continuer à avancer sans broncher. L’immobilisme se trouble et vacille lorsqu’elle entreprend de faire le tour de l’appartement. A ses aises. Elle caresse les nerfs, échaude des envies qui s’extirpent du bourbier de ma peine. J’ai toujours eu horreur de ce genre d’attitude. Que l’on s’introduise dans un monde qui n’est pas le nôtre pour le mettre en désordre. Sanjana faisait pareil. Ce seul nom me brise de l’intérieur et un hoquet étranglé m’échappe. Accroché contre ma trachée, il me fait mal. Ce nom, que je tente d’effacer de ma mémoire pour oublier ce qu’il représente. Ce qu’il était, et ce qu’il sera toujours à Ses yeux. L’abominable et l’impossible pour moi. « - Navré. Tu ne trouveras pas grand-chose ici. » Comment lui dire que la nourriture ne nous est plus d’aucune utilité ? Que j’ai oublié le goût d’un morceau de pain et la sensation contre ma langue. Mes entrailles se crispent, éveillées par l’appel d’une nourriture d’un tout autre genre que celui qu’elle cherche dans ces placards désespérément vides. J’esquisse un pas dans sa direction, espérant l’arrêter tant ses gestes me donnent la nausée et me mettent mal à l’aise. La tentative se solde par un échec. Se mue en une nouvelle immobilité et un inconfort qui me pousse à croiser les bras sur ma poitrine pour atténuer la frustration qui fuse sous ma peau. Je Lui en veux. De ne pas être là. De m’obliger à faire face à un imprévu qui me ravage les sens et déchire des brides de patience.

Et les paroles qui s’écrasent contre mes tympans me laissent sans voix. Je me renfrogne et esquisse l’ombre d’un sourire amer. « - Je suis une vermine tenace. Les deux, j’en ai bien peur. Et une petite part de dépit aussi très certainement. » La vérité au coin des lèvres, l’évidence énoncée par ma propre voix me fait mal. Je l’ai suivi par dépit. Par stupidité et par loyauté. Empêtré dans une passion qui ne devrait plus exister tant elle est futile. La question suivante me broie le cœur. Et un sourcil se lève, suspicieux. Je ne peux m’empêcher de la détailler à nouveau, pris d’un malaise qui me retourne le ventre. « - Il a connu mieux. » Je refuse de m’épancher plus avant sur Son état devant elle. Moins elle en saura, mieux je me porterais. « - Qu’est-ce que tu lui voulais ? » Tendues, mes cordes vocales, vibrent contre des élans de méfiance possessive.

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MessageSujet: Re: Me & my broken heart (ft. Aleksi)   Mer 30 Sep - 18:34


Mes menaces, bien que claires, précises, cruellement réelles, ne sont pourtant que fumée. Si cet homme est là, dans cet appartement, après avoir partagé une autre habitation, c’est qu’il représente un minimum pour Kyran. Cette simple idée lui octroie donc une sorte d’immunité de ma part, même s’il n’est pas censé le savoir. Soudain agacée par mon cheminement de pensée, j’évite pourtant le moindre commentaire sur le sujet. Probablement est-il mieux traité que moi… Peut être pas… Cette question m’harcèle soudain, s’insinue dans chaque parcelle de mon être et je retiens avec peine un claquement de langue. Mettant sur le compte du lieu, ma mauvaise humeur soudaine, je préfère m’occuper autrement, poser des questions, bouger dans cet appartement miteux, plutôt que de rester immobile et en proie à des paroles que je pourrais regretter par la suite. Face à lui, je l’observe perdre soudain contenance à la mention du lieu maudit et loin de me ravir ou de m’arracher un sourire, je ne peux que compatir à sa faiblesse soudaine. Moi-même incapable de m’y rendre, de m’approcher de ces bêtes immondes, je me sens soudain plus proche de cet homme dont je ne connais finalement rien. Nous vivions sous le même toit pourtant, pendant de long mois, mais c’est la toute première fois que je lui accorde réellement mon attention. C’est aussi la première fois que je me questionne quand à sa réelle position. Dans l’organisation, dans l’esprit de notre patron ou même dans son appartement. Mes sourcils se froncent soudain tandis que j’imagine tant et plus. Une moue dégoûtée vient décorer mon visage, juste une seconde, avant que je ne décide finalement de repousser ces pensées parasites pour me concentrer sur le sujet qui nous occupe finalement. Avec de la chance, le brun ne pourra que penser à mon rejet de l’endroit, ce qui ne serait finalement pas si faux. « Des deux maux, je ne saurais dire lequel est le pire. » Ma main, élégante, vient désigner l’appartement et je lui offre un sourire hésitant, pour appuyer mon propos. « Gagner sa vie avec des zombies, quand on sait ce qu’il a pu faire… Quelle déchéance ! » Ce n’est qu’une amère constatation, que j’essaye d’adoucir de ma voix douce et mon sourire. Je n’en pense pourtant pas moins et n’hésite plus à le dire. Peu importe qu’il puisse être un chien de la rouquine maintenant, je ne peux rester là à me taire…

Je ne peux pourtant pas continuer à le fixer et débattre sur cet endroit affreux ou sur l’autre. Les placards désespérément vides me dépriment un peu plus même si cela ne m’étonne qu’à moitié. Le légiste est probablement une de ces créatures étranges lui aussi. Mon regard soudain méfiant revient se poser sur lui lorsqu’il parle encore. Je lève les yeux au ciel, juste une seconde, avant de lui répondre, plus mutine que je ne l’aurais cru. « Vous devriez penser à vos invités tout de même. Tout le monde n’a pas le luxe de pouvoir se nourrir juste en sortant dans la rue. » Je lui octroie même un clin d’œil provocateur avant de finalement secouer la tête, plus pour m’empêcher de penser à mon estomac grondant que pour me donner contenance. Soudain consciente de l’avoir probablement vexé de mes propos, je me mords une lèvre, incertaine sur la suite à entreprendre. Il ne me faut que quelques secondes pour perdre cette once de culpabilité, même si je décide par la suite d’être un peu plus cordiale à son encontre. « Ne t’inquiète donc pas. Dans cette pièce se trouve au moins deux vermines. L’une probablement plus élégante que l’autre, mais il me semble que nous sommes aussi idiots l’un que l’autre. Pour un homme qui ne le mérite probablement pas. » De douce, ma voix s’est fait amère au fil des mots. Je me rends enfin compte de la rancœur qui coule dans mes veines et glisse sous ma peau, douloureuse et ardente. Mon cœur se serre une seconde, les souvenirs de notre dernier réel échange, brûlants, acides, ma gorge. Lentement, je passe ma langue sur ma lèvre asséchée, avant de déglutir en l’entendant me répondre. Laconique, sa réponse me rappelle que je ne suis rien de très important.

Une colère me prend, je voudrais sauter sur l’innocent pour lui arracher chaque once de savoir, mais mes jambes restent de plomb, figées dans une immobilité douloureuse. « Rien qui ne te concerne, j’en ai peur. » Face à sa réplique évasive, j’impose une indifférence égale. Ma fierté m’empêche de lui délivrer plus d’informations tant qu’il conservera son attitude face à moi. Mes poings se serrent, j’impose mon regard au sien et sans crier gare, je m’approche finalement de nouveau, jusqu’à être à quelques millimètres de lui. « Tu veux que je m’en aille n’est ce pas ? Je comptais pourtant l’attendre ici… » Cette fois, toute once de remords m’a quitté pour ne laisser place qu’à l’impertinence.

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MessageSujet: Re: Me & my broken heart (ft. Aleksi)   Dim 4 Oct - 21:33


L’amertume lui lacère la langue. Un écho de celle qui me déchire le cœur. Un affreux constat d’une situation qui nous dépasse tous les deux. Elle n’est pourtant pas contrainte d’œuvrer pour cette horrible machination. La délicate métisse qui s’est tenue à l’écart de la chute pour mieux revenir, dans toute son élégance. « - Il faut bien recommencer quelque part. Ça ou autre chose, quelle différence? Il s'adapte c'est tout. » Un haussement d’épaules accompagne les mots. Désinvolture de façade qui m’effleure les lèvres dans l’ébauche d’un infime sourire. Il trouvera toujours un moyen pour mieux revenir, c’est une évidence. Cette collaboration de misère n’est qu’une étape. Un échelon sur lequel il faut s’arrêter pour mieux gravir les suivants. Le rouage inattendu dans la mécanique du banditisme pourtant vouée à ne jamais s’effondrer. Je m’en veux. En partit parce que je me sens responsable de cette décadence. D’avoir éradiquer un pilier de l’édifice parce que je me sentais menacé. La jalousie gravée dans la chair, jusqu’à la plus infime fibre de mon être. Elle m’étiole et me détruit de l’intérieur, même maintenant, à chaque fois que mes pensées s’y perdent à nouveau, je frissonne. Et devient l’esclave d’un dégoût malsain. Elle ou une autre, peu importe, les conséquences sont les mêmes. L’indienne ou la métisse. Et mon ventre qui se tord sous le joug de pulsions déroutantes. Je me force à l’immobilisme quand quelque chose s’agite sous la surface. Les griffes d’un monstre qui s’éveille et racle la chair pourtant déjà à vif.

Cette absence de gêne et l’attitude l’intruse me dérange. Irrite mes nerfs déjà à vif et parvient à chasser les relents de peine qui s’agrippent à mon cœur depuis des jours. Et la réplique se fait cinglante. J’en grimace, touché par cette légèreté avec laquelle elle peut s’exprimer. Ce n’est pas une luxe, ni un avantage. En aucun cas. C’est une horreur qui court sous la peau et qui ronge de l’intérieur. Une malédiction, rien de plus. « - Ce n'est pas un luxe... Et les invités ne sont pas vraiment une priorité, pas dans un endroit pareil. Je n'ose même pas imaginer ce qu'il dira quand il apprendra que tu es venue ici. » Mes paroles se font plus incisives que prévues. L’amertume sur la langue, les paroles encore en écho dans mon crâne. Je me renfrogne, croise les bras contre ma poitrine et me referme face à cette présence. Refuse de la laisser prendre plus de place qu’elle ne s’en octroie déjà. « - Probablement pas. » J’approuve dans un soupir. Le sel sous les cils en guise de vérité. On me l’a dit, trop de fois pour que je ne finisse par graver l’épitaphe dans l’antre de ma mémoire. Probablement pas, mais c’est l’incertain qui me retient. Et la conviction folle que sous la couche de mépris, le mérite est bien réel. Qu’elle use de l’évasif pour me répondre m’indispose. Je m’en mords la langue pour faire taire le cri de douleur qui se tord contre mon ventre. Un appel au secours d’une âme en déroute. L’invitation à arrêter là une entrevue qui ne mènera nulle part. « - Evidemment. Navré de faire office de répondeur. » Je m’autorise à hausser une épaule dans une ébauche de désinvolture factice. Et le venin revient s’apposer sur ma langue lorsqu’elle se rapproche. La proximité m’indispose. Me force à rester de marbre quand je brûle de reculer. Comme pour se protéger, la menace déguisée sous des courbes féminines. Elles ne m’attirent plus. Me rebutent. Me dérangent. Comme du seul sous  la peau, j’en frissonne et finit par reculer d’un pas. Mal à l’aise.

« - Est-ce aussi évident que cela? Je m'inquiète seulement pour ton élégante sensibilité. Je doute que ce soit le genre d'endroit dans lequel tu aimes passer du temps. Même pour attendre ton... supérieur. » Le mot s’écorche contre ma langue et je bats en retraite. Change de place pour venir m’échouer sur le sofa fatigué, repliant mes jambes sous ma carcasse. Je la scrute une fois de plus et hausse un sourcil. « - Pourquoi l’attendre ? Tu pourrais faire autre chose. Enfin, travailler pour quelqu’un d’autre. Ailleurs. Pas comme ça. Pourquoi ? » C’est une question qui me brûle la langue. Le besoin de comprendre. Mon obstination relève de la folie et d’une dévotion profonde. Mais elle ? Le cœur se serre dans la poitrine et les battements distillent un flot d’acide. Les frissons se font incisifs, et le doute revient s’apposer contre mes tempes. J’en serre la mâchoire et cille, pour chasser les idées noires. Refusant de croire que je me suis débarrassée d’une menace, pour en voir une seconde arriver. Pas aussi vite. Pas comme ça.

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MessageSujet: Re: Me & my broken heart (ft. Aleksi)   Mer 7 Oct - 21:56


Il le défend, cherche à me prouver quelque chose peut être, mais je n’adhère pas à cette vision. D’un roulement, mes yeux expriment leurs doutes, incapable que je suis de garder pour moi mon avis. Je reste persuadée que sa déchéance n’est rien d’autre qu’une honte à laquelle je refuse d’être associée. Et pourtant, dans mon extrême faiblesse je me retrouve ici, dans cet endroit miteux qui l’habite désormais. « Si tu trouves que cet arrangement est bon pour lui, pour nous, j’ai bien peur que tu sois en train de fourvoyer. J’espère que son plan est plus grand que cela… » La fin n’est qu’un murmure alors que j’exprime à vois haute mon sentiment, que je croyais dissimuler au fond de moi. Etonnée de sa facilité à me faire parler sur ce qui me taraude depuis quelques temps, je ne cherche pourtant pas à me restreindre. Inconsciemment, une confiance probablement aveugle m’incite à m’ouvrir et à lui faire part de ce que je pense. C’est une erreur, je le sens, mais mon instinct semble devenir de plus en plus inutile au fur et à mesure du temps.

Inconsciente du tourment que j’impose à mon hôte surprise, je continue sur ma lancée, le titille, le pousse à me parler un peu plus de sa nature, que j’ai deviné au simple vide des placards. Auparavant, je n’aurais jamais cru qu’il puisse être lui aussi un mangeur de rêve, comme je les surnomme affectueusement mais cela s’est désormais imposé à moi, preuve de tout ce que je peux ignorer sur cet homme pourtant assez important pour vivre avec Kyran. « Cela ne l’étonnera probablement pas. Ce n’est pas la première fois que je m’impose et ne sera probablement pas la dernière. » C’est une habitude, que je me permets de prendre avec les personnes que j’aime bien. Suffisamment pour chercher leur compagnie. L’homme fait parti de ces privilégiés même s’ils ne l’apprécient pas toujours à sa juste valeur. La surprise me prend soudain quand il m’approuve, lorsqu’il répète mes propos. Mon souffle se bloque une seconde, juste assez pour me mettre mal à l’aise. Lui aussi se retrouve bloqué malgré lui dans le sillage du norvégien. A mon image, il s’agrippe à lui, reste dans les parages lorsque tout lui crie de partir. Mes prunelles cherchent les siennes, dans un besoin étrange de comprendre ses motivations. Je refuse de le voir lorsque tous les indices pointent pourtant dans la direction d’une relation plus intime. Je refuse de même imaginer mon patron avec un homme. Une vague de dégoût me prend soudain mais je m’efforce de conserver un sourire de circonstance. Je laisse mon cœur s’agiter en tout sens pour simplement conserver une façade d’élégance superficielle.

Je m’autorise un rire lorsqu’il se proclame navré, peu crédule. Au fond, je sais pertinemment que ma présence ici l’indispose et sa politesse atteindra probablement ses limites très vite. Pourtant je reste immobile, je conserve cette once de confiance qui me permet de lui faire face sans montrer tout le mépris soudain qu’il m’inspire. « Ne t’inquiète pas, tu n’auras pas cette tâche. » Malgré moi, j’annonce déjà la couleur alors qu’il continue sur sa lancée. Son hésitation m’hérisse le poil, je cherche une seconde pourquoi il pourrait imaginer autre chose. Bien sûr, ma relation avec Kyran passe au-delà des mots tant en utiliser un seul pour la définir semble ridicule mais je n’aurais jamais imaginé soulever le doute pour les autres. Mon regard incisif suit la carcasse du brun, je ne le quitte pas du regard, comme un chasseur fixe sa proie. « Ne t’inquiète pas pour moi, je sais m’adapter. Attendre ici ne me dérange pas une seconde, surtout en si agréable compagnie. » L’ironie suinte de ma voix doucereuse qui résonne contre les murs à sa recherche. Je ne cherche désormais plus à ménager, sans trop en comprendre les raisons. Hésitante, je me mords la lèvre inférieure et malgré moi, je viens chercher sa compagnie de nouveau en m’approchant du canapé sur lequel il a prit place. Je ne pousse pas le vice à le rejoindre, me contentant d’un mur proche comme support. Soudain sa question me percute, j’entrouvre la bouche sous la surprise et cherche une réponse à lui donner. Les mots me manquent, ma gorge me brûle et l’acide vient malmener mon estomac affamé. L’évidence de la situation s’impose et je plante mon regard dans le sien, incapable d’être consciente de la jalousie sous jacente de sa question. « Comme si ça te regardait… ». Pourtant malgré la rudesse de ma réponse, j’aimerais pouvoir lui en donner une meilleure. C’est sa raideur soudain qui a raison de mes réticences et soudain les vannes s’ouvrent, laissant le flot incontrôlable se déverser. « Kyran est un homme difficile à apprécier. Tout à fait mon genre de personnes. J’aime croire qu’il me juge à ma juste valeur. J’aime penser que notre relation dépasse le cadre du travail. Alors je reste dans le coin, parce que j’ai confiance en lui. Et que j’espère le voir reprendre sa superbe au plus vite. Appelle ça loyauté déplacée. C’est plus fort que moi, je dois rester à sa disposition afin qu’on puisse se débarrasser de la rouquine, qu’il puisse redevenir l’homme qu’il était. Je saurais pas te dire pourquoi… » Mon souffle se bloque une seconde alors que je m’apprête à conclure. « mais je te le volerai pas. » Loin d’être stupide, je sais additionner 2+2. Cela me déplaît au plus au point, mais si cet homme fait vraiment parti des relations de Kyran alors dois-je m’en accommoder, peut importe mes pensées à cet égard…

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MessageSujet: Re: Me & my broken heart (ft. Aleksi)   Jeu 15 Oct - 20:46


Superficiel. Aveuglée par une ancienne opulence. Elle s’accroche à ce qui est révolu, et ne voit le pouvoir qu’à travers le matérialisme d’une affaire florissante. Je n’ai jamais réellement partagé l’attrait des autres pour le luxe et l’oisiveté. Une vie de captivité, enfermé pendant dix ans dans une cellule exigüe dépourvue de toutes fioritures. Que Kyran vive dans un manoir ou un taudis, je m’en fiche. Sa présence est malheureusement la seule chose qui compte à mes yeux. Alors que ses comptes soient remplis ou non, peu m’importe. C’est un détail dérisoire, voué à être corrigé. Changé dès que le vent viendra à tourner. Et il le fera. Peut-être suis-je stupide de me borner dans cette idée. De Lui accorder un crédit qu’il n’a peut-être plus. « - Je lui fais confiance. Et ne remet pas en question le déroulement de son plan. Ce n'est qu'une alliance visant à renforcer ce qui lui reste. » Aveuglement. Obstinément, je lui fais confiance. Comme un idiot, j’en ai conscience. Malgré le vide et le silence qui se glisse entre nous. L’éloignement et le froid sur la peau. En chutant avec lui, j’ai perdu moi aussi. Les pièces d’un puzzle si difficilement exécuté. De retour à l’origine de tout, pour mieux recommencer. Et la force qui se fait fragile. La crainte du refus aussi, c’est une lame qui menace mon cœur à chaque fois que je pense à L’effleurer. Le toucher pour seulement avoir l’assurance qu’Il est encore là. Que ce n’est pas le fruit de mon imagination ou de mes désirs réduits à néant.

« - Il semblerait en effet. » Le sarcasme dans la voix et un sourire de façade sur les lippes. Je triture mes doigts, gigote sur mon siège comme si j’y étais mal installé. L’inconfort ne vient pas du mobilier mais bien de la situation. Et de ce ressentiment malsain qui s’accapare mon corps et ma raison. « - Tu m'en vois ravi. Inutile de te dire de te mettre à ton aise... » Une épaule se hausse et retombe aussi rapidement. Une ébauche de désinvolture qui meurt dès l’instant où elle vient à s’installer à proximité de ma retraite improvisée. Je me retrouve presque à espérer le retour prématuré de Kyran. De sa mauvaise humeur et de ses œillades noires. Pour que je puisse m’éclipser. Abandonner mes sombres idées dans un coin de cette pièce et faire taire la voix qui me détruit les tempes en m’assourdissant le cœur des bruits d’une ville en pleine ébullition. Sa première réponse fait monter l’amertume sur ma langue. Je m’en doutais, qu’elle ne répondrait pas. Mais malgré tout cela me frustre. Me pousse à la considérer comme une ennemie, une menace et non plus comme une potentielle alliée. La suite me laisse sans voix. Elle s’enregistre dans mon cerveau qui peine à en décortiquer l’ensemble. Il analyse, avec lenteur affreuse, les informations qu’elle vient de distiller entre nous. Et l’ébauche d’un léger rire, jaune et forcé m’échappe avant que je n’ai le temps de l’en empêcher. « - Je ne suis pas le seul à me fourvoyer on dirait. A ta juste valeur? Celle d'être un pion qu'il peut déplacer et user jusqu'à l'os ? » Le regard jusqu’à lors prostré sur le sol vient se glisser dans le sien. Je sonde les pupilles sombres, un sourcil légèrement levé. Juste valeur. C’est bien un grand mot. La valeur du profit et du travail qui peut être accompli. Je dénigre pour atténuer le vide sous ma peau. L’accable de tous les défauts, ceux qu’Il possède déjà, et d’autres, pour Le rendre plus abject à mes yeux. Atténuer la douleur en m’enlisant dans une réalité altérée et totalement faussée.

Reprendre de sa superbe. Son espoir ridicule me fait grimacer et je me renfrogne. L’aveuglement, une fois de plus. « - Il est toujours l'homme qu'il était. L'opulence et le pouvoir ne sont pas les pièces maitresse d'un être humain. » Ma voix se fait plus froide que je ne l’aurais voulu. Incisive, elle distille le ressentiment qui me brûle la langue. Exacerbe un agacement évident et cherche à défendre l’indéfendable. Et au milieu de l’agacement, un morceau de parole s’émancipe du reste et se fait pressant. « - Votre relation ? » Le soupir m’échappe. S’aventure jusqu’à Marie. Je me retrouve à osciller dangereusement au-dessus du vide. Partagé entre l’appel du cœur et de la raison. La menace se fait réelle. Ma mâchoire se crispe et les dents se serrent. Je cesse de jouer avec mes doigts et les s’enrouler jusqu’à sentir les ongles mordre mes paumes. « - Me le voler ? Tu te fais des idées, Marie. » Démentir. Fracasser le lien pour mieux supporter ce qui est en train de se dessiner sous mes yeux. Je ferme les paupières, espérant m’éloigner de cet horrible spectacle. Sans succès. Une inspiration pour mieux recouvrer la vue. « - Il n’y a rien à voler. J’ignore ce qui peut te faire penser cela. A ta place j’éviterai juste de te faire de fausses idées à son sujet. » Une mise en garde. La jalousie qui me crève le cœur au bord des lèvres. Un avertissement pour qu’elle reste à l’écart. S’éloigne de Kyran. Son odeur, je la connais. Déjà repéré dans les effluves capiteux de Son lit, les rares fois où j’ai pu m’y glisser. La blessure se fait béante et je m’astreins à rester de marbre. Quand les nerfs se tendent et incitent à agir. Remédier au problème avant qu’il ne devienne impossible à éradiquer.

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MessageSujet: Re: Me & my broken heart (ft. Aleksi)   Jeu 29 Oct - 18:39


Agacée, je l’écoute mais ne l’entend pas. Ce qu’il dit semble sonner faux à mon oreille et je ne mords pas une seconde à l’appât. Lui y croit peut être. Lui pense probablement tout ce qu’il dit. Seulement la vérité s’imprime sur les murs crasseux qui nous entourent. Kyran est dans une mauvaise passe, nous as tous attiré au fond du trou et pour cette simple raison, ma colère demeure ma principale alliée. « Son plan hein. Il limite les dégâts, probablement, mais va pas me faire croire qu’il a déjà prévu. Qu’il fait ce qu’il fait actuellement par dessein. Et surtout, ne tente pas de me faire avaler qu’il est heureux de cette situation. Je n’y crois pas. Toute cette merde… Ca fait pas partie d’un plan, c’est juste de la merde ! » Mes dents se serrent et ma machoire se crispe sous la tension soudaine qui m’a prit au fur et à mesure de mes mots qui s’échappent contre mon gré. Cette tirade me pend au nez depuis des semaines mais c’est la première fois que j’ose l’exprimer à voix haute. Et je prends soudain conscience de la personne qui se trouve en face de moi. Certainement pas la personne qui mérite ma confession et je l’imagine déjà exposer le fond de mon cœur à Kyran. D’autant plus que je l’embête à envahir son espace vital, à rester ici contre son gré. Il n’ose s’opposer à moi, mais l’évidence est là, je ne suis qu’un déchet qu’il se plairait à jeter aux ordures. Décidément pas le genre de personnes qui attirent les secrets et pourtant je me retrouve devant lui et exprimer à haute voix mes doutes.

Non loin de lui, j’observe à la dérobée ses traits pour chercher le moindre signe de son ressentiment envers moi. S’il suinte par chacune de ses paroles, je ne parviens pas à me rendre compte de son étendue. Mes paroles ne cessent pas et encore une fois je me retrouve à m’exposer face à lui, dans un embarras qui me prend lorsqu’il se permet de me juger à son tour. C’est d’un regard noir que je le gratifie alors que mes dents viennent malmener ma lippe inférieure. « Tu ne sais rien de moi, ni même de notre relation. Reste à ta place si tu ne souhaites pas me voir revenir à ma menace initiale. » Le venin s’extirpe de mes lèvres et j’insiste cruellement sur le mot qui l’a fait tiquer. Et puis aussi soudainement que je suis devenue froide, je me réchauffe soudain d’un soupir en l’entendant de nouveau le défendre aveuglément. Cette situation me navre tellement que je secoue la tête, dépitée. « Je ne tenterai pas de te sortir de ton havre de déni. Le Kyran que nous avons tous deux connus n’existe plus tel qu’il était et ça serait folie de croire le contraire. Cependant tu devrais continuer à le faire… S’il reste au moins sur Terre une personne pour rester à ses côtés en tout temps, cela ne sera que bénéfique. » Nouvelle philosophie de comptoir, que mon patron déteste tant. Loin de lui, je me permets pourtant de le faire, dans une optique probablement stupide. D’autant plus qu’il nie, me pense folle et rompt le contact visuel.

Pourtant sûre de mon coup, je ne réponds rien sur le coup et conserve un air qui se veut totalement neutre. « Mes excuses, je me suis donc trompée sur ton importance. » Sous le coup d’une perfidie, j’essaye d’éveiller sa colère, sa jalousie en le dénigrant entièrement. Et j’insiste un peu plus lorsque je quitte mon coin pour venir m’assoir à ses côtés. Doucement, j’approche mon visage du sien et ferme les yeux pour mieux m’imprégner de ses relents. S’il connaît mon odeur, il en est de même pour moi. Maintenant que je suis si proche, je reconnais cet effluve et souris avant de m’éloigner. Mon dos vient épouser le tissu rêche du sofa lorsque mes mots viennent frotter le cœur abimé de mon interlocuteur. « Je ne suis pas la seule à profiter de son lit. Ton odeur parle pour toi. Je peux m’en éloigner pourtant… Si tu me le demandes. » Ma tête bascule vers l’arrière et je ferme les yeux, prête à subir un assaut de colère incongru. J’ignore absolument comment il pourrait réagir mais je n’esquisse pas un mouvement pour m’extirper de ce canapé. Je ne le regarde pas non plus et ignore même pourquoi j’en suis venue à lui proposer cela. Pourtant, si ma conscience l’ignore, mon inconscient lui, prend les rênes, pour conclure d’un ton morne. « Si tu veux être le seul dans sa vie. Je peux m’en aller. Seulement est-ce que tu crois que cela serait une bonne idée ? L’histoire nous a montré que ses proches l’aide à tenir debout. » Et j’hausse les épaules, avant de revenir plonger mes yeux dans les siens, presque calme. « T’es un étrange personnage Aleksi ! »

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MessageSujet: Re: Me & my broken heart (ft. Aleksi)   Mar 3 Nov - 20:00


Elle se borne et m’accable d’un discours moralisateur qui ne fait que me faire lever les yeux au ciel. Utopiste affirmé, je m’enlise peut être dans des rêveries monstrueuses. Au fond, peut être que ses paroles renferment une part de vérité. Peut-être, mais le doute m’empêcher d’y accorder un quelconque crédit. Elle a ses certitudes, j’ai les miennes. Ce n’est pas elle qui Le côtoie toute la journée. Pas elle qui partage Son existence maintenant que tout s’est effondré. Elle ne sait rien, ne peux pas savoir. Mes phalanges se rétractent et se serrent. Mes dents se font d’acier et je m’en mords la langue. Ravale ma plaidoirie qui ne fera qu’alimenter la discorde et l’insistance. Je me contente alors de hausser une épaule, désinvolte malgré le feu qui me lèche le ventre et les reins. Ce n’était qu’un murmure. Et maintenant c’est l’écho d’un hurlement qui me vrille les tympans. La mettre dehors avant que la situation ne m’échappe. Que le contrôle se fasse éphémère et disparaisse dans un battement de cil. J’évite de ciller, par crainte de perdre pied. Je la connais cette chaleur qui me vrille la peau. Celle qui précède les instants de plaisirs comme les déconvenues. Et le venin qui s’extirpe de ses mots me laisse sans voix. Il fait écho au mien, je ne peux le nier. J’ouvre la bouche et la referme aussitôt, ravale le flot d’amertume venu se heurter contre mon palais. « - Comme si cette menace pouvait me faire quelque chose. Il faut plus qu’une simple petite lame pour me faire trembler. » J’ai vu tellement pire. Eté menacé par tellement plus dangereux. Son propre jouet n’est qu’une farce et la menace qu’elle représente… Pas grand-chose en comparaison de la violence qui fut mon foyer pendant dix ans. Un enfer dont elle ne connait rien.

Le silence se fait de glace et je refuse de le briser. Redoute de le faire peut être aussi. Parce que si que s’agite sous ma peau m’effraie. Eveille des passions et des instincts qui me détruisent à chaque fois qu’ils se manifestent. Le monstre a faim. J’ai faim. Et maintenant qu’elle se tient à côté de moi, la chose se fait plus pressante. C’est un gouffre sans fond. Un besoin constant de rassasier la mécanique insatiable. La présence de Kyran en satisfaction. Et pourtant, elle gronde contre mon cœur. Alors lorsque la distance se brise et qu’elle se rapproche, mon souffle se suspend. Mon souffle se fige et les bourdonnements dans mes oreilles me font penser, le temps d’un battement de cœur, avoir mal entendu. La seule à profiter de son lit. La phrase s’écrase contre ma trachée, l’assèche et m’asphyxie. « - Je ne sais rien de toi, mais tu as aisément tendance à en dire trop pour ton propre bien. » Les mots s’extirpent de ma gorge avec l’aridité d’un désert. La glace enrobe mes mots et je m’efforce de contempler le mur vide face à moi pour ne pas sombrer. Les échos refusent de se dissiper et me tétanisent. La tête qui se tourne, lentement vers elle alors que son regard se fait pressant. « - Tu n’as pas idée… » C’est un soupir qui signe la fin de la lutte. L’esprit se déchire, se décharne face à la folie. Et la conscience s’éteint. Je tourne à nouveau la tête pour reporter mon intention sur le néant. Mes doigts craquent lorsque je les contrains à s’ouvrir, lentement. Les épaules se redressent et c’est toute la carcasse affable qui se déplie sous le souffle d’une nouvelle essence.

« - L’histoire montre qu’il n’a besoin de personne pour s’en sortir. Et encore moins d’une petite profiteuse dans ton genre. » Un sourire cynique et assassine se pare sur mes lippes. Les pupilles se font caressantes et effleurent du bout des cils ma main qui s’ouvre et se referme. « - Tu penses vraiment que si je veux être le seul dans sa vie, je vais me contenter de te laisser partir ? Si tu pars, tu risquerais de revenir... » C’est un fait que l’on énonce sans chaleur. Le constat évident d’une équation que l’on vient de résoudre. Et dans un souffle, je romps la distance. Me heurte contre sa silhouette pour venir enrouler mes doigts autour de sa gorge. L’étau effleure, tout en se montrant menaçant. « - Non, si je veux être le seul, tu ne seras plus là pour te vanter de t’être vautré dans ses draps. » Je le soupire contre sa peau dorée. La menace dans la voix, les cordes vocales qui vibrent sous les notes d’une détermination morbide. « - J’ai tué pour bien moins que ça. Et ton meurtre, Kyran n’en saura rien. Dans un quartier pareil, la mort rôde à tous les coins de rues. Ce serait si facile… » La pression contre sa gorge se fait caressante et je me laisse bercer par le flux que je sens pulser contre mes doigts. L’envie se fait vérité et je m’autorise à puiser dans sa vie. Absorbe l’énergie avec la délicieuse envie de ne pas m’arrêter. Il n’y a pas de plan comme avec les autres. Seulement l’envie sourde de la détruire pour éradiquer la tentation qu’elle peut représenter pour Lui. Mes doigts s’agrippent, se font de fer. Et tout s’étiole en une inspiration. Un hoquet qui ramène la raison à la surface. Fait trébucher la mémoire pour effacer les notes de ma dernière phrase. Je recule, reviens me poser sur le bord le plus éloigné du canapé. Refusant de la regarder. « - Tu ferais mieux de partir. Il ne reviendra pas. » Les mots s’écrasent sur le sol que je m’obstine à regarder. Comptant les grains de poussière pour effacer le trouble. Et ignorer la voix qui chuchote contre mon oreille. L’attente se fait pressante, mais elle finit par se lever. Se lever et quitter l’appartement. Me laissant seul avec ma rancœur, et le venin sur la langue. La pression retombe dans un soupir et l’apathie revient. Le deuil contre les cils, la fatigue me gagne sans prévenir.


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Do I have to run and hide ?

I get the feeling just because. Everything I touch isn't dark enough. If this problem lies in me. I'm only a man with a chamber who's got me. I'm taking a stand to escape what's inside me. I'm turning to a monster. And it keeps getting stronger.
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