AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 the grumpy homeless man - pv abigail

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité
Invité






MessageSujet: the grumpy homeless man - pv abigail   Dim 20 Sep - 23:15


« the grumpy homeless man »



Nathan et Abigail
featuring

Impassif, tu regardes ta main se tendre devant toi trembler, en perte de contrôle. Elle suivait le reste de ton corps en manque, de ton corps dépérissant sans son eau de vie, comme si l’alcool avait toujours été un substitut à ton sang. Tu as froid, tu as chaud, de ton front s’écoulant sueur et saleté. Tu es encore en train de faire une crise de manque, comme un drogué qu’on aurait privé trop longtemps, car ta drogue à toi, c’était l’alcool. L’élevant au plus haut, tu la fixes jusqu’à ce qu’elle cesse cette danse sordide. Tu n’avais même plus le contrôle sur ton propre corps, tu ne faisais que le subir et subir son trop plein de vie.  Cette énergie qui te manquait, il le prenait pour des futilités tel que l’éveil, l’attente, la réflexion trop longue de tes journées vides.

Silencieux, tu finis par te redresser à l’arrière de ta camionnette. L’habitat de fortune ne t’offrait pas grande intimité, mais c’était tout ce que tu pouvais t’offrir, n’ayant même pas le luxe de pouvoir déplacer le véhicule. Comme l’argent te faisait défaut, tu n’avais pas les fonds pour mettre de l’essence. Donc non seulement tu étais coincé dans une ruelle puante, mais en plus, les passants pouvaient à loisir observer à travers ta maison temporaire. Les draps que tu avais déployés pour former une sorte de tente laissaient passer regards et brise, lorsque la température étouffante se montrant clémente.  Sinon, tu te débrouillais pour ne pas être visible, cacher dans le fond, ou même à l’avant lorsque les regards et les jugements se faisaient trop incessant. Tu avais bel et bien atteint le fond du baril. Tu avais l’impression d’être tombé dans une autre vie, lorsque ton passé se frayait un chemin dans ta mémoire atteinte. Tu étais passé de gamin débile, à animateur des jeux, pour finalement te retrouver contre le gouvernement. Et te voilà maintenant sans rien. Même pas sans alcool pour tenir, pour éloigner les chocs nerveux, les cauchemars, tes pensées parasites.

Par réflexe, tu cherches ton alligator, avant de te rappeler qu’il n’est plus là, mais coincé en dehors des murs. Tu soupires, puis te souviens vaguement d’une visite canine que tu as eu dernièrement. Tu retournes les draps pour voir si la boule de poil n’a pas été qu’hallucination, et tu ne vois que des bouteilles vides, faux espoirs retentissant contre le sol du coffre.

L’envie de rester immobile te prend, mais ton estomac semble s’obstiner à te torturer. N’ayant pas manger depuis un moment, il se tord, bruyant, provocant. Tu renverses la tête en dehors pour cracher l’invisible, jusqu’à ce qu’un filet de bile se fraye un chemin douloureux de tes entrailles à ta gueule puante. Le drap tendu au dessus de ta tête te sers de serviette temporaire, le temps de déverser le mauvais à l’extérieur, puis, abattu, tu t’éclipses dans ton abris, tentant d’ignorer le dégoût soudain des passants.

Le regard vide, tu prends l’une des bouteilles en espérant secrètement qu’elle se remplisse par le simple pouvoir de ta pensée. Tu te surprends même à penser que ce serait peut-être plus prolifique d’être sorcier, de devenir autre qu’humain, mais cette pensée te répugne immédiatement, tu finis par l’oublier avec le reste. Tu décides de te laisser tomber, amorphe, sur la pile de coussins que tu as pu voler ici et là, et tes paupières se ferment, te plongeant dans un sommeil agité, épuisé auquel tu n’échappes pas à tes cauchemars de plus en plus fréquents.

Tu t’agites violemment, menaçant de tout détruire tandis que ton esprit est toujours parmi les songes. Tu recommences à crever de chaud, à frissonner à la moindre brise de la nocturne qui commençait à tomber sur la ville. Fiévreux, tu finis par t’éveiller, en tout aussi mauvais état que lorsque tu t’étais endormi brièvement. Encore plus épuisé, tu t’assois, genoux ramener contre ton torse, et tu fixes le vide, espérant que tout s’arrête là. Tu n’en vois pas la fin, et tu n’as pas espoir d’un scénario meilleur. Tu as réussi à éloigner tout le monde, à les fuir, à ne rien leur donner. Et tu te retrouves à espérer qu’au moins quelqu’un pensera à toi, à un moment, pour te redonner espoir en quelque chose, en autre chose.




Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: the grumpy homeless man - pv abigail   Mar 27 Oct - 19:59


Doucement, je tirais les rideaux de mon petit appartement après avoir jeté un coup d’œil dehors. Ils étaient fins et troués par endroit à cause des mythes qui se délectaient de son tissus. Il reflétait parfaitement le reste de la pièce : je m'efforçais de garder l'endroit sain, mais dans un immeuble aussi délabré il était difficile de se faire un appartement de standing. Je soupirai doucement en me dirigeant vers le seul fauteuil qui trônait dans la pièce. La nuit allait bientôt tombée, c'est généralement maintenant que commençaient mes journées de travail. Enfin, « travail » est un bien grand mot. Je n'étais pas spécialement fière de ce que j'étais devenue, ma mère m'ayant toujours enseigné le respect, que ce soit des personnes ou des règles. Mais ce n'était plus si simple à présent. J'en arrivais même à voler à l’hôpital, plutôt régulièrement, pour me procurer de l'alcool et couper les bouteilles que je volais ou trouvais. Et sans la moins honte, sans le moindre scrupule. Il m'arrivait parfois de penser que j'étais devenue un monstre, sans foi ni loi. Que j'étais devenue tout ce que je haïssais tant avant que tout cela ne commence. Que j'étais aussi horrible que toutes ces créatures qui me dégouttaient, qui ne sont pas humains, qui nous font tant de mal. C'était de leur faute si j'étais ainsi, c'était eux qui m'avaient forcé à survivre coûte que coûte de cette manière. Sans tout cela je serai morte. Depuis longtemps. Je me laissais mollement tomber sur le fauteuil. Je fermais les yeux, attendant patiemment l'heure d'y aller. La journée j'évitais de voir du monde. Je faisais mes transactions le soir et quand elles étaient terminées, je passais le reste de la nuit à voler. Il m'arrivait de faire ça le jour, cependant, lorsque j'étais à court de provisions, comme cette semaine. Mais c'était exclusivement en cas de nécessité. Lorsque j'ouvris de nouveau les yeux, le soleil se couchait, plongeant la pièce où je me trouvais dans une pénombre partielle. Je me levais et attrapais mon sac en bandoulière beige, tâché et usé, que je remplis soigneusement de quelques bouteilles. J'enfilais une veste noire à capuche que je mettais aussitôt sur ma tête avant de poser sur mon épaule le sac. J'ouvris la porte de l'appartement et descendis tranquillement les marches pour arriver dans la rue quelques secondes plus tard. C'était plutôt calme, peut-être même trop. J'avais chaud mais je ne voulais pas retirer la capuche pendant que je rasais les murs. Tout cela ne me plaisait pas. Mon cœur battait toujours aussi rapidement par la peur d'être prise, mes mains étaient toujours aussi moites et mon ventre toujours autant noué. Je détestais ce que je faisais. Mais c'était ma seule issue. Et je ne pouvais plus reculer, revenir en arrière. Je m'étais aventurée trop loin dans le trafic d'alcool. J'arrivais enfin au lieu où je voulais me rendre. Une petite rue sombre, quelque peu sordide et un espèce de van qui prône au milieu. Je grimaçais légèrement pendant que je m'approchais du véhicule. J'ignorais dans quel état j'allais trouver son propriétaire, ni même si il était toujours là dedans. Cela faisait quelques jours que je ne l'avais plus vu, peut-être même quelques semaines, je ne savais plus. Arrivée à hauteur, je tapai violemment contre la carrosserie. « McFadden sors de là ! » lançais-je à l'adresse de celui qui occupait ce taudis. Idiot, avais-je envie de rajouter. Mais j'attendis silencieusement une réaction de sa part. La ruelle était déserte. Je regardais néanmoins autour de moi d'un air inquiet. « Putain, donne moi mon fric et j'te laisse tranquille. » J'essayais de me calmer. Je détestais qu'on me prenne pour une petite fille. Cette raclure me devait de l'argent. Une lourde dette. J'avais été trop bonne avec lui, j'avais eu pitié de ses membres tremblants, de son regard suppliant et de son visage tordu par le manque. Mais ce soir-là je regrettais amèrement mon humanité.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: the grumpy homeless man - pv abigail   Sam 31 Oct - 22:46


« the grumpy homeless man »



Nathan et Abigail
featuring

Le froid s’insinue entre les draps tendus maladroitement au-dessus de ta tête. Tu es tellement grand que tu n’as qu’à t’asseoir pour que le dessus de ton crâne et de ta crinière frôlent le toit de fortune que tu t’es construit. Rapidement, tu attrapes ton jeans et un t-shirt sale qui traîne par là, dans le nid que tu as dû te construire pour simuler un semblant de confort. Toujours ruisselant, tu attrapes un autre t-shirt pour effacer la sueur perlant sur ton front. Si la vie n’a pas raison de toi, tes cauchemars sont en deuxième position pour avoir ta peau.

Tu tentes de te lever, mais tu abandonnes aussitôt lorsqu’un mal de crâne fulgurant t'obscurcie la vision. Grognon, tu te laisses tomber sur la pile de vêtements, de coussins et de draps rapiécés qui forment une sorte de nid dans lequel tu peux dormir, lorsque tu as le luxe de pouvoir le faire. Distraitement, ta main cherche une bouteille de n’importe quoi, tant que ça contient un minimum d’alcool, mais elle bute sur des bouteilles toutes aussi vides que l’est ta tête en ce moment. Ton niveau d’énervement grimpe en flèche. Entre tenter de dormir et boire, tes activités nocturnes n’avaient rien de passionnantes, et te voilà priver des deux pour le moment.

Soupirant, tu finis par tomber sur un vieux paquet de cigarettes contenant une dernière clope. Tu t’en empare, espérant que ça puisse te calmer pendant au moins quelques minutes, puis tu réalises que tu n’as pas de briquet sur toi. Tu roules des yeux, lorsqu’un énorme fracas te fait sursauter, suivie d’une voix que tu connais trop bien. ‘’Putain !’’ Ta cigarette s’échappe, et tu tentes de l’attraper avant de sortir la tête d’entre les draps, visiblement énervé. Merde Fitz on t’as jamais appris à arriver tranquillement chez les gens? On dirait un fucking boulet de canon! Tu t’extirpes de ton abris de fortune pour sauter du coffre de la camionnette, puis tu attrapes la cigarette qui roule à ta suite pour la coincer entre tes lippes. T’as du feu au moins sur toi?

Ignorant volontairement ses accusations et ses questions, tu te la joues nonchalant, malgré le mal de tête qui semble vouloir te priver de ta vue. Grimaçant, tu te masses doucement une tempe, puis tu t’adosses contre le camion en panne, attendant toujours qu’elle te donne de quoi allumer ta clope. Tu peux toujours venir le chercher ton fric, Fitz. Tu jettes un oeil à ton propre pantalon, amusé, te demandant si elle osera y glisser la main pour ne rien y trouver. En fait, t’aimais bien la taquiner, même si avec le regard qu’elle te lançait, elle souhaitait surtout t’arracher la tête.

Tentant d’ignorer son regard de feu, tu regardes autour de toi, la nuit semblant bien avancée. Écoute Fitz, si je l’avais ton fric, tu penses que j’serais encore dans ce trou à rat? Tu es toujours armé de ton petit sourire en coin, l’arrogance même masquant la douleur se profilant derrière ton front, puis tu hausses une épaule. Ce n’est pas comme si elle était menaçante. En fait, Abi était l’une des rares humaines que tu avais la chance ce côtoyer. Aussi banale que toi, elle ne pouvait pas te menacer de quelconques sortilège ou autre truc surnaturel, et du coup, tu t’en servais à ton avantage. Jusqu’au jour ou elle se décidera à avoir des gros bras pour faire le boulot à sa place, et potentiellement venir t’éclater la gueule.

Tu croises les bras, l’observe, te demandant si elle va juste te foutre la paix ou tenter d’en avoir plus. Bon, au pire tu pourras toujours lui donner ton camion. Avec un peu d’essence, il aurait le potentiel de sortir de ce trou à rat. Bon, tu serais officiellement sans abris, mais si elle te donnait le droit de garder un coussin ou deux, qu’est-ce que ça changera?





Revenir en haut Aller en bas
 

the grumpy homeless man - pv abigail

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Abigail Cardin - Pour des lendemains qui chantent faux

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-