AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 we're all mad here (Enya ; Josh)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Féminin
↳ Nombre de messages : 977
↳ Points : 665
↳ Date d'inscription : 01/07/2015
↳ Age : 26
↳ Avatar : Aaron Paul
↳ Age du Personnage : 32
↳ Métier : Ouvrier
↳ Opinion Politique : Anti-gouvernement
↳ Niveau de Compétences : Niveau max en tâches et théorie du complot
↳ Playlist : Woodkid - Run Boy Run ; C!NCC - Bipolar Mind ; The Used - The Bird and The Worm ; Enter Shikari - Destabilise ; ADTR - Paranoia ; Eddie Vedder - Society
↳ Citation : « Too late it was, for him, for them, the evil curse had won. The anger and the anguish overwhelmed his fragile soul, and caused a wicked tantrum that he never could control. »
↳ Multicomptes : /
↳ Couleur RP : #C79F4B



Feuille de perso
↳ Copyright: Lux Aeterna + (she)wolf
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: we're all mad here (Enya ; Josh)   Jeu 24 Sep - 16:54



Flashback.

Nuit lugubre pour insomniaque désespéré. Telle pouvait être le titre de cet instant passé à déambuler dans les rues de la Nouvelle-Orléans. A certains recoins, Vaas était surpris de constater soit un désert complet, soit un amas de gens agglutiné les uns sur les autres. Ce soir-là, l’un de ces agglutinement l’attira plus que les autres. Une foule était amassée. La curiosité attirait systématiquement la nature humaine. Vaas y comprit. De premier abord, il avait presque négligé toute cette agitation. Il détestait le phénomène « mouton » comme tous les êtres humains qui eux, en raffolait tel « oh, regardez, des gens qui font la queue ? Mais pour quelle raison ? Peu importe, si y’a une queue, c’est pas pour rien, moi aussi j’vais la faire c’te queue ! » Vaas trouvait ce type de comportement dégradant, digne d’une coquille vide sans volonté propre.
Cependant, ce sont cette fois-ci quelques mots qu’il entendait des passants qui attirèrent sa curiosité, plus que les passants eux-mêmes. « Elle est complétement folle » sont les premiers mots qu’il entendit. La folie était quelque chose de fascinant. Car elle dérangeait. Elle dérangeait car elle était différente de la normalité des autres êtres humains. Pour avoir côtoyé la folie de près, Vaas n’était pas fascinée par elle. A dire vrai, elle lui était même très familière. Si bien qu’il se senti attiré par ce que les autres autour de lui appelaient « folle », ce soir-là. Deux voire trois pauvres âmes charitables essayèrent de venir en aide à une autre âme, mais celle-ci était en peine. Immobile, inconstante, d’une lourdeur sans nom. Personne n’arrivait à la faire bouger. Elle ne voulait pas être déplacée. Ils n’y arriveraient pas. Les imbéciles… Vaas reconnu ce symptôme dès qu’il posa le regard sur elle. Recroquevillée sur elle-même, telle une ancre engloutie dans le sable sous une mer si profonde qu’elle en était noire, Vaas s’avança vers ce Titanic englouti. Non pas parce qu’il était intéressé par elle, mais parce que tous ces autres autour d’elle le dégoutait. Que pouvait-il bien oser penser en la regardant ? Qu’elle était « folle » ? Qu’ils savaient quoi faire ? Qu’ils pourraient gérer la situation en la forçant ? En lui donnant un bon coup de pied au cul et qu’elle serait repartie ? Les pauvres fous. Ce n’était pas un caprice. Ce n’était pas de la comédie. C’était une maladie. Un poison qui dévorait le corps et l’esprit.
Vaas se plaça en face de la silhouette recroquevillée. Sa petite carrure frêle lui fit facilement deviner qu’il s’agissait d’une femme. « Ça sert à rien mon vieux, elle est folle » Cette remarque fit retourner Vaas sur lui-même. Il fit face cette fois-ci à un individu au visage patibulaire qu’il oubliera aussi vite qu’il l’avait vu. Un simple « Dégage » suffit à le faire déguerpir, avec le reste de l’équipe qui l’accompagnait. Sans aucune autre présence humaine pour jouer les voyeurs, Vaas prit la même position que la jeune femme. Il se recroquevilla, ses genoux serrés contre sa poitrine, enchaînés entre ses bras. Un long silence s’en suivit. Vaas n’arrivait plus à détacher son regard du visage qui semblait sans vie. D’un visage blême, trempé de larmes, qui aurait pu être magnifique autrement. Sur ce visage, il lut une expression qu’il reconnaissait avec effroi. Elle l’ignora, mais c’était normal. Qu’une seule autre personne ose l’approcher et c’est à Vaas qu’il devra se frotter. Qu’on l’a traite encore une seule fois de folle, et c’est Vaas qui y répondra. Ce n’était pas de la bonté de cœur qui poussait Milligan à réagir. Car en elle, il se voyait. C’était de l’égoïsme. Rien que de l’égoïsme. En la traitant de folle, c’était lui qu’on visait. Lui qui comprenait si bien ce qu’elle vivait. Lui, qui fut le spectateur cet état inconstant toute son enfance, qui a dû en subir les caprices sans comprendre ce qu’il se passait.
Ils se turent pendant longtemps. Vaas savait qu’il était inutile de parler. Mais une présence était nécessaire. Comme quand sa mère faisait ses crises. Comme quand lui-même en faisait. Il fallait juste une présence compatissante. Puis lorsque le silence autour d’eux fut aussi bruyant que leurs démons intérieurs, seulement à ce moment-là, Vaas sentit que c’était le moment. Il y alla doucement, lui parla avec précaution. Lui parle de la même manière qu'on aurait voulu lui parler s'il avait été dans le même état. Sauf que lui, était seul lorsque cela lui arrivait. Comme cette fille cette nuit-là, qui l'était avant que Vaas n'arrive.
Elle s’appelait Enya.

De nos jours.

Storyville était calme. Pour une fin d’après-midi. Cette ambiance calme et presque apaisante pour ce quartier était à l’image des sentiments de Vaas Milligan à cet instant précis : d’une fausseté sans nom. Comment avait-elle réussi à le convaincre d’aller le voir déjà ? A dire vrai, il n’était même plus sûr d’avoir eu son mot à dire. Elle connaissait quelqu’un. Un certain Joshua il-ne-savait-plus-comment. Car de toute manière, il s’en foutait royalement. La seule idée qu’une personne l’attendait pour analyser « son cas » le rendait mal à l’aise. Et Vaas Milligan mal à l’aise était à la fois d’une hilarité et d’une imprévisibilité sans équivoque. Alors qu’ils marchèrent depuis peu selon le jeune homme, Enya l’arrêta devant un immeuble typique que l’on trouvait dans ce quartier. « Quoi, c’est là ? » fut tout ce qu’il trouva à dire en observant le bâtiment. Qu’un médecin stagiaire habite à Storyville l’avait de premier abord très étonné. « T’es sûre que tu deal pas avec un camé qui t'fais croire qu'il bosse à l'hosto ? » avait-il répondu lorsqu’Enya lui avait dit que son contact vivait à Storyville. Soit. L’habit ne fait pas le moine.

« Nan, mais euh... écoute, on va faire un truc », dit-il soudainement frappé par la réalité des événements. « Tu vas lui dire que j'ai un truc à faire, genre qu'hier, au dernier moment, on m’a dit au chantier qu’on avait besoin de moi pour des rénovations, mais vite fait hein, c’est pas loin en plus, j’en ai pour dix minutes ! » Vaas y mettait tellement de conviction qu'il commençait à y croire lui-même. « Tu vas quand même pas m’empêcher de faire mon boulot, hein ? Faut bien que j’bouffe. » rétorqua-t-il tout en ouvrant ses paumes vers le ciel comme si le saint esprit allait lui donner son approbation. Ce qu’il aurait sans doute fait si ce n’était pas un mensonge effronté pour se sortir de cette situation cocasse. « Puis qu'est c'que tu crois, que ça va m'être utile ? J'en ai pas b'soin... J'ai pas b'soin de toutes ces... conneries ! » Ces conneries comme il disait, étaient les médicaments, le suivi médical, toute ces choses que Vaas détestaient. Cette discussion, ils l'avaient déjà eu, et ça avait duré des heures. Encore une fois, Vaas se demandait comment elle avait pu réussir à l'entraîner jusque-là. Sans attendre sa réponse, ses pieds firent un demi-tour automatique. Vaas espérait ne pas sentir une main la retenir.

_________________
COMMEDIA DELL'ARTE DELL'INFERNO
Dans un monde sans lumière s'avance l'armée des ombres. Secte au culte lunaire, marionnette, quelle est ton ombre ? Le bon sens est mis en quarantaine, où est passée la vérité ? Moyen-âge des temps modernes, bienvenue dans un monde dépassé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2888-fell-down-a-hole

Féminin
↳ Nombre de messages : 744
↳ Points : 729
↳ Date d'inscription : 27/04/2015
↳ Age : 22
↳ Avatar : Ellen Page
↳ Age du Personnage : 25 ans
↳ Métier : Interne en médecine aux urgences, animatrice d'une radio pirate
↳ Opinion Politique : Anti-Gouvernement
↳ Playlist : Ellie Goulding - Anything Could Happen
Damien Rice - Prague
Avril Lavigne - Take me Away
Nirvana - Litihum
Skunk Anansie - Hedonism
Damien Rice - The Box
AaRON - Blouson Noir

↳ Citation : L'échec est une formidable force de vie
↳ Multicomptes : Shae Thackery & Duncan Idaho
↳ Couleur RP : #99ccff



Feuille de perso
↳ Copyright:
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: we're all mad here (Enya ; Josh)   Sam 26 Sep - 0:16

Des semaines plus tôt
Ca m’avait pris d’un coup, sans prévenir. J’étais dans la rue, en train de marcher. Je ne sais pas ce qui m’a fait flancher. La chaleur, la foule étouffante, le bruit, tout ça combiné. Toujours est-il qu’une minute plus tard, je courais me cacher dans la ruelle la plus proche, me recroquevillai et plantai ma tête sur mes genoux, priant pour que ce ne soit qu’une fausse alerte. Sauf que ce n’en fut pas une.

J’ignore combien de temps s’est écoulé avant qu’il vienne. Une foule s’était amassée autour de moi, et c’était pire que mieux, j’étouffai entourée de ces inconnus. Des voix me parvenaient, loin au milieu du chaos de mon esprit ; parait que j’étais folle. Sans blague, Sherlock. Certains proposaient de me porter jusqu’à l’hôpital, d’autres disaient que je faisais un bad trip. Au final, personne ne bougeait le petit doigt. Et puis, d’un coup, la foule s’est éclaircie, les voix se sont tues autour, ne laissant que mon esprit embrouillé. Je sentis une présence à côté de moi, il s’était assis, et restait là, silencieux. Il était juste là. Et ça a suffi, c’était tout ce dont j’avais besoin. Quelques longues minutes plus tard, je tremblai moins. J’eus le courage d’esquisser un regard vers lui, ne reconnus pas ce grand mec, qui pourtant se mit à me parler. Un auteur a écrit un jour que « les mots sont des armes, les mots sont des dons, les mots ne se gaspillent pas ». Il n’en gaspilla aucun, et chacun de ses mots trouva sa résonance en moi.
Il se présenta, plus tard, lorsque ma crise fut passée. Vaas. C’était son prénom ; un prénom foutrement tordu, avouons-le. Mais il venait de me sauver, alors peu importe.

Aujourd’hui

Lorsque l’on se planta devant la maison de Joshua, je plantai mon regard sur Vaas. Il semblait nerveux, fuyant. J’avais mis des heures, des jours à le convaincre de ne faire ne serait-ce qu’un essai. Il ne voulait pas d’un suivi médical, je lui avais proposé un interne, sans tout le tintouin officiel, le bureau aseptisé, tout ça. J’avais réussi à le convaincre qu’il avait besoin d’un peu d’aide. Qu’être bipolaire, c’était une maladie, et que comme toute maladie, elle devait être traitée. Ma propre thérapie n’était peut-être pas un succès à 100%, et elle me faisait du bien. Noah avait réussi à me faire progresser comme personne avant. Mais je n’avais pas voulu lui proposer de voir Noah ; pour autant que j’apprécie Vaas, je ne voulais pas qu’il s’immisce entre mon psy et moi. Surtout vu ma relation avec ledit psy ces derniers temps.
Mais là, on arrivait dans le concret. Je venais de le trainer dans Storyville, quartier peu reluisant s’il en est, jusqu’à une maison à l’aspect peu accueillant. Même moi, je n’étais pas sûre de vouloir trainer dans le coin. Mais Josh, j’en étais persuadée, était la personne dont Vaas avait besoin. Il était doué, charmant, et il savait parler aux gens.

Et puis Vaas craqua, voulut rebrousser chemin, annuler. Il n’en avait pas besoin, qu’il disait. J’eus à peine le temps de me planter devant lui avant qu’il effectue un demi-tour pour de bon.
« Ah non ! »

Je vrillai mon regard dans le sien, mains sur les hanches, de façon presque ridicule.

« Ecoute, Vaas, on est venus jusqu’ici, tu vas pas lâcher maintenant ! On en a parlé, tu dois au moins essayer. Tu m’as promis. »

Je refusai l’idée qu’il s’en aille et reste là, seul face au mal qui le rongeait. Je savais ce que c’était que d’être bipolaire, d’avoir ces crises ponctuelles mais violentes, de ne plus être en contrôle de son corps ou de son esprit. J’étais comme lui, il était comme moi, on se comprenait d’une certaine façon. Après qu’il m’ait sauvée ce soir-là, je l’avais cherché dans toute la ville, avait fini par le retrouver. Avec un nom pareil, les possibilités étaient réduites. Il était distant, comme si je l’effrayais, il ne voulait rien, ne me regardait même pas en face. Mais je m’étais accrochée ; je m’accroche toujours. J’avais une dette envers lui, je comptais la tenir. Et puis, pour une fois que quelqu’un savait ce que je vivais, je ne supportais pas l’idée de le perdre, qu’il se volatilise. Je devais l’aider comme il m’avait aidée.

« Tu sais quoi ? », ajoutai-je avec un grand sourire et en me ruant vers la porte, « je te facilite même la tâche ! », finissai-je, et je sonnai. Je me retournai avec un petit sourire, espérant très fort que Vaas n’en ai pas profité pour prendre ses jambes à son cou. J’espérais aussi très fort que Josh saurait l’apprivoiser.

_________________


I don't wanna beg you pardon
I don't wanna ask you why
But if I was to go my own way
Would I have to pass you by?


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2422-enya-i-don-t-rea

Invité
Invité






MessageSujet: Re: we're all mad here (Enya ; Josh)   Dim 4 Oct - 20:08

     

Vaas + Joshua + Enya

we're all mad here
U
ne mélodie indistincte s’échappait de l’une des pièces dont la porte était fermée, verrouillée. Pourtant, il venait d’en sortir, mais inexplicablement, il devait impérativement verrouiller chaque porte qu’il fermait ; du moins dans sa demeure. Un porte-clé se balançait lourdement de sa main gauche, tandis qu’il déambulait dans le couloir, déçu que la musique porte de moins en moins, qu’elle ne se rendre presque plus à ses oreilles.

L’affreuse moquette aux tons jadis rouges, maintenant d’un brun sale comme du sang qu’on aurait oublié de nettoyer, étouffait ses pas discrets. Si il avait eu le loisir de choisir lui-même la décoration, il n’aurait sans doute pas opter pour une moquette aussi laide, mais hélas, il n’avait pas été le premier propriétaire des lieux. Il n’y pouvait rien. Du moins pour le moment.

Silencieux, il n’entend même plus la musique de la pièce du fond. Il compte lentement, dès qu’il passe devant l’un de ces étranges cadres recouvrant les murs du long couloir. Ils sont tous camouflés par des draps, des serviettes, des vêtements qu’il aura pris au hasard pour ne pas avoir à affronter les reflets de ces cadres. Brahms fini par se taire, la symphonie numéro trois poussant ses dernières notes sur une finale émotive. Le silence se fait autour de lui, dans sa tête. Il ne respire presque plus, redoutant de troubler ce silence qu’il venait d’acquérir, qu’il chérissait.

Il cesse son compte à quinze, se retourne doucement vers le cadre toujours camouflé d’un drap grisâtre et fleuri, sale, émacié, puis l’attrape entre deux doigts, le tirant doucement vers le bas. Son reflet se révèle, mais il n’y voit qu’une profonde obscurité. Seuls ses yeux parviennent à briller parmi cette immondice ténébreuse, et il n’en sourit que davantage. Fasciné, sa paume vient caresser le miroir glacé, le reflet qu’il ne distingue que difficilement parmi toutes ces autres figures qu’il reconnaît, qui lui sourit comme il aime tant le faire. Ils se répondent, se contemple tandis qu’un frisson se fait sentir le long de sa colonne vertébrale. Si la première fois il avait été horrifié, maintenant il apprivoisait, admirait, comprenait.

Des voix provenant de l’extérieur le tire de sa torpeur. Il redresse la tête, et comme un voleur pris sur le fait, replace le drap sur le miroir maintenant chaud. À regret, il voit le reflet se dissimuler ; il se promet d’y revenir plus tard. C’est à ce moment qu’il se souvient de son rendez-vous. De cette fille, Enya, lui ayant demandé assistance pour un problème. Il ne s’était pas préparé. Inquiet, il fixe la porte, s’attendant à la voir s’ouvrir, mais il se souvient qu’il est maître des lieux, et qu’il devra les faire entrer de son plein gré.

La musique de la pièce du fond se remet à jouer comme si elle ne s’était jamais arrêtée, son volume ayant augmenté au moment ou il s’est rendu compte qu’en fait, elle ne s’était jamais éteinte. Angoissé, sa respiration revient, plus nerveuse, plus rapide. Puis il se souvient qu’il n’a rien à craindre. Pas d’elle, pas de lui. Après tout, il sera à trois contre eux.

C’est à ce moment qu’il se rend compte du ridicule de son accoutrement. Après tout, il avait pris ce qu’il avait sous la main, dont une chemise colorée tout droit sortie des années 70’ et un jeans un peu trop grand pour lui.

La musique commence à insupporter, mais il n’arrive pas à bouger, guettant le moment ou la menotte d’Enya toquerait contre le bois pourri. Il n’avait jamais pensé qu’elle viendrait. Surtout pas ce soir, et pourtant, il n’était pas du genre à oublier un rendez-vous. Nerveux, il se passe une main dans les cheveux une fois, deux fois, trois fois, jusqu’à se recoiffer un peu convenablement, sa mèche blonde de côté. Ses mains tremblent doucement contre ses cuisses, puis il inspire, gardant son air quelques secondes, puis expire.

La porte semble se dérober sous ses yeux tellement il la fixe intensément. La sonnette le fait sursauter ; il ne savait même pas qu’il en avait une. Prestement, il s’élance vers la porte, se construisant un visage, une confiance qui parvient à chasser la nervosité et la surprise, et il ouvre doucement, le bois se plaignant bruyamment lorsqu’il tourne sur les gonds. Il fait face à une Enya de dos, criant des ordres à un troisième protagoniste dont il ne parvient à voir le visage. Silencieux, il reste sur le pas de la porte, attendant qu’on lui accorde l’attention qu’il mérite, puisque c’est lui qu’on vient visiter, et non l’inverse.

Heureusement, elle finit par se retourner, armée de son petit sourire qui l’énervait. Il détestait quand elle souriait comme ça ; elle n’avait pas de quoi sourire, c’était désarmant. ‘’Bonsoir Enya’’. Il penche doucement la tête vers l’homme qui semble encore être au prise entre s’enfuir et rester, et il attend les présentations, tandis qu’une brise glaciale émane de sa porte toujours ouverte.

Son regard reste fixé sur lui tandis qu’il tente de jaugé de loin qui il est. Du genre nerveux, sans doute. Fuyard, inconscient, fragile? Peut-être. Mais il est trop loin pour qu’il  distingue la moindre émotion, la lumière de son porche parvenant à peine à éclairer son visage et celui d’Enya. ‘’Vous pouvez entrer, mais retirez vos chaussures.’’ Il lui laisse la tâche de ramener l’autre à l’intérieur et se retourne, un petit sourire venant retrousser le coin de ses lèvres. Il espère qu’il entrera, qu’il pourra avoir un peu de temps pour découvrir le personnage; car les nouveaux défis, les nouvelles histoires l’intéressaient toujours.



GleekOut!
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 977
↳ Points : 665
↳ Date d'inscription : 01/07/2015
↳ Age : 26
↳ Avatar : Aaron Paul
↳ Age du Personnage : 32
↳ Métier : Ouvrier
↳ Opinion Politique : Anti-gouvernement
↳ Niveau de Compétences : Niveau max en tâches et théorie du complot
↳ Playlist : Woodkid - Run Boy Run ; C!NCC - Bipolar Mind ; The Used - The Bird and The Worm ; Enter Shikari - Destabilise ; ADTR - Paranoia ; Eddie Vedder - Society
↳ Citation : « Too late it was, for him, for them, the evil curse had won. The anger and the anguish overwhelmed his fragile soul, and caused a wicked tantrum that he never could control. »
↳ Multicomptes : /
↳ Couleur RP : #C79F4B



Feuille de perso
↳ Copyright: Lux Aeterna + (she)wolf
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: we're all mad here (Enya ; Josh)   Sam 17 Oct - 2:18



A cet instant précis, Vaas Milligan trouvait la jeune Enya Rivers terriblement ennuyeuse. Ennuyeuse car elle avait raison. Et se rendre compte qu'elle avait autant l'avantage sur la situation, ça le mettait en rogne. Sa posture d’institutrice avec ses mains sur les hanches l’aurait fait sourire en d’autres circonstances, mais il se contenta aujourd’hui de hausser les sourcils en soupirant d’exaspération. Il était vrai qu’il le lui avait promis. C’était d’une voix lasse et fatiguée par des arguments dont il ne trouvait plus rien à contredire, qu’il avait accepté ce jour-là, de l’accompagner. Il s’en souvenait maintenant. Pourquoi n’avait-il pas fait son méchant garçon à l’attitude désinvolte au lieu de répondre par lassitude plutôt que par envie… Quoiqu’il en soit, le mal était fait, et face à l’insistance d’Enya, il ne pouvait plus faire marche arrière. Et par ailleurs, il ne s’attendait pas à une telle ténacité de sa part lorsqu’il la vit se précipiter vers la porte et qu’il eut tout juste le temps de prononcer un « Quoi ?! » effronté. La voir appuyer sur la sonnette et en entendre son tintement l’acheva de passer ses mains sur sa nuque en soupirant fortement. « J'suis pas bien là. Sans déconner. T’sais, quand t’as ton estomac qui est super bizarre. C’est pas que ça m’fait mal, c’est juste… c’est bizarre putain. J'crois j'vais aller m'acheter un calmant. J'en ai pour deux minutes. » Il détestait la sensation d’être un adolescent anxieux comme s’il passait l’examen qui allait changer sa vie. Soudainement, Vaas aperçu la porte en bois s’ouvrir doucement. Il se figea comme si le souffle de la mort venait de passer sous son nez. La porte laissa place alors à un jeune homme probablement du même âge voir plus jeune que Vaas – rien que cette idée rendit le petiot Milligan encore plus mal à l’aise.

Son visage paraissait serein. Et cette sérénité qui rendit Vaas encore une fois dans un embarras sans nom. Son désir de prendre ses jambes à son cou l’envahit d’une telle force que ses jambes retrouvèrent alors leur vigueur et se démenèrent entre courir et ne surtout pas regarder derrière soi, ou entrer en trombe dans l’appartement de monsieur mèche blonde interne en psychiatrie pour s’affaler sur le premier canapé en vue et cracher son mal-être. Il opta pour une troisième option : un haussement de sourcil suivi d’un regard interrogatif sur l’individu. Ses yeux le scrutèrent de haut en bas puis de bas en haut. Depuis quand les médecins sont-ils aussi jeunes ? Et c'était quoi ces fringues venues tout droit d'une mauvaise beuverie des années 80 ? Il retrouva ses esprits lors des salutations et se contenta d’un rapide « B’soir » en prenant bien soin de garder ses mains dans les poches de sa veste. Pendant quelques secondes qui parurent durer des heures, un ange passa, le genre de moment terriblement gênant dont seul l’ange en question pourrait apprécier la situation.

Il les invita à entrer. Le moment tant redouté de Vaas était en train de s’accomplir. Il ne savait pas pourquoi il espérait au plus profond de son être que quelque chose, n’importe quoi, un évènement surfait allait se produire afin d’empêcher cette action de s’accomplir : entrer dans la demeure d’un inconnu afin de se faire scanner le crâne par le biais de questions et de jugements présomptueux. Il se décida d’obtempérer. Appuyant le regard insistant d’Enya qui n’attendait que ça. Toujours les mains fourrés dans ses poches, la première chose que Vaas nota alors qu’il allait poser le pied sur la moquette avant de se rappeler soudainement qu’il devait enlever ses chaussures, fut justement, la moquette. D’un rouge foncé, voir brun un peu crado, il se demanda alors si c’était un choix du locataire ou du propriétaire. Puis ensuite vint la musique. Lointaine, comme un fond sonore, un il-ne-savait-quoi de musique classique. Des gens écoutaient encore de la musique de nos jours ? A notre époque ? Avec des zombies à nos portes ? C’est une aut’ culture se dit alors Vaas en même temps qu’il se décida alors de se déchausser, se retrouvant ainsi en chaussettes noires usées, un peu comme cette moquette. Il ne prit même pas la peine d’enlever les mains de ses poches, se contentant de les enlever en appuyant sur l’arrière de ses chaussures avec la pointe de ses pieds. Vaas rentra, le regard anxieux, comme à la recherche d’une aide désespérée. Il prit soin de laisser mine de rien Enya passer en premier. Plus par appréhension que par galanterie.

Alors qu’à l’extérieur Vaas était pris d’une bougeotte excessive, le voici maintenant aussi immobile qu’un poteau. Il savait qu’il était pris au piège, et il était trop tard pour se soustraire à cette situation. Ses yeux scrutaient chaque recoin des murs, comme s’il attendait à voir apparaître une équipe de caméra caché en hurlant « SURPRISE » et que par la suite il pourrait rentrer chez lui sereinement. Absolument rien autour de lui ne le rassurait. Que cela soit la musique qu’il entendait, les sortes de draps sur les murs, l’aura qu’il ressentait avait tout pour le faire fuir à toute jambe. Malgré tout, il restait immobile. Un peu comme pour être sûr qu’il n’était pas totalement fou dans sa contemplation de ce mobilier et de cette ambiance glacée, il jeta ensuite un regard à Enya avec l’espoir d’un regard compatissant à propos des compétences douteuses en décoration de son ami l’interne en psychiatrie. « C’est quoi ce bordel ? » chuchota-t-il ou plutôt murmura-t-il du bout des lèvres en les remuant grossièrement tout en se taisant car malgré le dos tourné de monsieur mèche blonde, le retournement de celui-ci pouvait s’effectuer d’une seconde à l’autre.

_________________
COMMEDIA DELL'ARTE DELL'INFERNO
Dans un monde sans lumière s'avance l'armée des ombres. Secte au culte lunaire, marionnette, quelle est ton ombre ? Le bon sens est mis en quarantaine, où est passée la vérité ? Moyen-âge des temps modernes, bienvenue dans un monde dépassé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2888-fell-down-a-hole

Féminin
↳ Nombre de messages : 744
↳ Points : 729
↳ Date d'inscription : 27/04/2015
↳ Age : 22
↳ Avatar : Ellen Page
↳ Age du Personnage : 25 ans
↳ Métier : Interne en médecine aux urgences, animatrice d'une radio pirate
↳ Opinion Politique : Anti-Gouvernement
↳ Playlist : Ellie Goulding - Anything Could Happen
Damien Rice - Prague
Avril Lavigne - Take me Away
Nirvana - Litihum
Skunk Anansie - Hedonism
Damien Rice - The Box
AaRON - Blouson Noir

↳ Citation : L'échec est une formidable force de vie
↳ Multicomptes : Shae Thackery & Duncan Idaho
↳ Couleur RP : #99ccff



Feuille de perso
↳ Copyright:
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: we're all mad here (Enya ; Josh)   Mer 21 Oct - 11:53

Vaas renvoyait l’image d’un gamin de huit ans, apeuré par son premier rendez-vous chez le dentiste. C’était assez surprenant, car le Vaas que je connaissais était un mec un peu bourru, toujours le mot pour rire. Pas apeuré, en tout cas. Ce rendez-vous le mettait réellement mal à l’aise, et je ne pouvais que comprendre pourquoi. Ca l’obligeait à regarder son problème en face, le genre de problème qui ne se résolvait jamais vraiment. Mais il le fallait, j’en étais convaincue, et j’étais également convaincue que rencontrer Josh ne pourrait lui faire que du bien. Ne restait plus qu’à espérer que je ne me plante pas en beauté.

La porte s’ouvrit, laissant voir Joshua, qui me salue avec une politesse impeccable mais impassible. Je lui renvoie une salutation et un sourire, et lance un regard en coin à Vaas. Il semble mal à l’aise, regarde l’interne en psychiatrie de haut en bas, avant de lâcher un « B’soir » un peu pathétique, avouons-le. Je lève les yeux au ciel. C’est tout ? Pas de mains serrées, pas de prénom annoncé ? Ca commence bien. Mais je ne suis pas sa mère non plus, je ne vais pas faire les présentations à sa place, il est assez grand pour parler. Joshua ne s’en formalise pas, ou n’en laisse rien apparaitre, et nous invite à entrer. Suivant ses consignes, je retire consciencieusement mes chaussures, bien que le rituel me semble étrange. Ce n’est pas comme si cette vieille baraque était un temple japonais ou un havre de paix quelconque. C’est juste une maison un peu branlante, et sombre. Mon ami fait de même, avec beaucoup moins de délicatesse, et nous entrons.

Décidément, non, Josh n’habite pas dans un havre de paix. Son chez-lui ressemble plutôt à une maison hantée. Du genre, sérieusement effrayante. La moquette est vieille, trop douce pour être vraie, et d’une couleur rouge sang qui sied bien à l’éclairage faiblard. Il y a des draps partout sur les murs, qui recouvrent Dieu sait-quoi, et qui donnent un style assez lugubre à l’endroit. Aucune décoration, aucun objet personnel. Ceci pourrait être la maison d’un parfait inconnu que l’on n’en saurait rien. Ca ne pourrait être qu’une maison abandonnée, dont nous sommes en train de violer le secret tous les trois. Ca me rappelle ces films pour adolescents que je regardais avec Casey, avant 2012. Un groupe de jeunes entrait dans une maison similaire à celle-ci, sans savoir qu’un esprit malin/un fantôme violent/l’âme d’un psychopathe sanguinaire y était enfermée. Et tous les membres du groupe insouciant se faisait trucider, l’un après l’autre, dans un enchainement de situations effrayantes ou loufoques. Je m’attendais presque à entendre un cri venant d’un placard. Vaas devait ressentir le même mal-être que moi, car il se rapproche, laissant Josh prendre un peu d’avance, et me murmura à l’oreille « c’est quoi ce bordel ? ». Je haussai les épaules en signe d’incompréhension : je n’avais aucune idée de ce qu’était ce bordel. Josh et moi avions une relation cordiale, certes, mais qui avait été jusqu’ici strictement confinée dans les murs de l’hôpital. Je n’avais jamais été chez lui, je découvrais en même temps que le pauvre Milligan que j’avais entrainé dans cette histoire. Il allait m’en vouloir pour le restant de ses jours, sûrement. Je me raclai la gorge, espérant obtenir l’attention de Josh, qui marchait impassiblement devant nous, nous enfonçant toujours plus dans les abîmes de la maison hantée.

« Merci de nous recevoir chez toi, Joshua. Ca ma fait plaisir que tu acceptes de parler à Vaas. Tu, euh…a un goût original pour la décoration. »

Pitoyable, je sais. Mais il fallait bien faire un compliment, après tout, c’était peut-être effrayant, mais c’était chez Josh, et en soi, Josh n’était pas effrayant. Il avait peut-être emménagé il y a peu, ou il n’aimait pas la décoration. Ou il n’avait pas d’effet personnel, après tout, le matérialisme n’est pas une obligation. J’essayais de trouver de bons côtés à cette maison, exercice difficile. Je me tournai vers Vaas, en lui lançant un regard noir pressant.

« Dis quelque chose, au lieu de faire des messes basses ! »

Sors-moi de là, quoi. Aide-moi, un peu. Après tout, c’est ton problème qu’on essaie de régler là.

_________________


I don't wanna beg you pardon
I don't wanna ask you why
But if I was to go my own way
Would I have to pass you by?


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2422-enya-i-don-t-rea

Invité
Invité






MessageSujet: Re: we're all mad here (Enya ; Josh)   Sam 31 Oct - 16:40

     

Vaas + Joshua + Enya

we're all mad here
I
l marche tranquillement dans le couloir, ignorant les messes basses qui se déroulaient dans son dos. Ça n’a comme effet que d’accentuer son sourire pervers, tandis qu’il sent la crainte, le malaise de ses invités grimper à mesure qu’ils avancent dans le couloir, passant à côté de nombreuses portes closes se démarquant à peine entre les cadres dissimulés. Il s’imagine une marche macabre, un couloir de la mort ou les prisonniers sont anonymes, sans visage, silencieux, mais observateur. Et ils ne se doutent de rien, ils ne savent pas ce qui peuvent leur tomber dessus tandis qu’il les guide dans cette modeste demeure, cette lugubre, froide demeure.

Car si la température, ou l’absence de température peut gêner les invités, lui, il s’y sent bien, au frais. Il déteste la chaleur, les vêtements collants, les souffles chauds, humides, dégueulasse. Si bien qu’il évite le moindre courant d’air chaleureux, et jamais il n’a froid.

La progression plutôt silencieuse fini par aboutir au bout du couloir interminable, les laissant devant une porte ouverte, cette fois, sur un petit salon aux allures toutes aussi austères que le reste de la maison. La vieille moquette brune semble un peu plus rougeoyante dans cette pièce, mais elle disparaît sous de nombreux meubles massifs, des canapés, des chaises au tissu sombre et élimé. Aérien, il se déplace rapidement entre le mobilier, prenant place dans un fauteuil faisant face à une causeuse, tout juste assez large pour accueillir ses deux invités.

Une bouilloire semblant avoir vu la première guerre mondiale laisse échapper des volutes de fumées, seule source de chaleur disponible dans la pièce. Souriant, le blond prend place, se verse une tasse d’un thé écarlate, puis détaille les deux devant lui, sentant le malaise poindre sur leurs traits incertains. “J’ai hésité, lorsqu’Enya m’a proposé ce petit tête à tête.” Le thé bouillant laisse tomber quelques gouttes sur ses mains blafardes par le froid, mais il ne remarque rien, l’écarlate se décolorant au contact de sa peau. ‘’Cependant, j’ai à coeur le bien-être de mes amis, et donc des amis de mes amis.’’ Il s’adosse, prend place confortablement, et laissant le loisir aux deux autres de se servir si ils le souhaitent.

Serein, il pose son regard de glace sur Enya, affichant toujours ce petit sourire qu’on pouvait évaluer comme sympathique, mais qui signifie tout autre chose, intérieurement. Si ils savaient comment ses mots ne sont qu’échos comparés à ses pensées, ils seraient déjà en train de prendre la fuite pour ne plus jamais revenir. Mais il n’aimait pas qu’on le fuit, qu’on le craigne. Si certains aimaient voir la peur chez leur victime, lui, préférait de loin voir une confiance absolue, un faux reflet de qui il était réellement. Un peu comme ce miroir qui lui renvoie sa vraie image, il aimait se voir faux dans le regard d’autrui. Charmant, souriant, apaisant, le digne réceptacle de toutes confidences, cinglées ou non.

Détachant son regard d’Enya, il se permet d’observer le nouveau venu dans son cercle de connaissance. Il n’a qu’une chance pour lui faire bonne impression, pour lui donner une raison de revenir, mais il le sent réticent, beaucoup trop pour que ce soir aussi facile qu’avec Enya. Il aime le défi, mais pas la perte de contrôle. Il a déjà l’impression d’être sur une pente glissante, de ne pas avoir les bons outils en main. Il avait pensé au départ qu’une rencontre dans sa demeure serait moins officielle, moins exigeante, mais le jeune homme semblait troublé par le décors, par le manque de personnalité sur les murs couverts de draps, comme si des caricatures de fantômes avaient décidés de s’y greffer. Et d’un sens, ce n’était pas complètement faux. Les fantômes de Josh se terraient dans la glace, dans les reflets dans lequel il se perdait parfois, souvent. Discrètement, il dévie son regard pour regarder l’une des glaces couvertes, ne pouvant pas ignorer les murmures plus longtemps. Il ne distingue rien, sachant de toute façon que ses murmures ne sont qu’échos de sa propre personne. Il finit par redonner attention au blond, curieux. “Enya ne m’a pas donné les détails. Après, je me doute que tu n’es pas venu ici pour me raconter ta vie en détail, alors je veux bien écouter ce que tu as a me dire. On verra pour la suite.’’ Tentant de briser le petit malaise qui est présent depuis le début, il tente de se détendre un peu plus, d’être moins austère devant ses invités, mais ce n’est pas chose facile. Assez réservé, il ne se laisse pas aller autant qu’il le souhaiterait, la barrière étant beaucoup trop mince pour qu’il puisse s’autoriser quelconque débordement.

GleekOut!
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 977
↳ Points : 665
↳ Date d'inscription : 01/07/2015
↳ Age : 26
↳ Avatar : Aaron Paul
↳ Age du Personnage : 32
↳ Métier : Ouvrier
↳ Opinion Politique : Anti-gouvernement
↳ Niveau de Compétences : Niveau max en tâches et théorie du complot
↳ Playlist : Woodkid - Run Boy Run ; C!NCC - Bipolar Mind ; The Used - The Bird and The Worm ; Enter Shikari - Destabilise ; ADTR - Paranoia ; Eddie Vedder - Society
↳ Citation : « Too late it was, for him, for them, the evil curse had won. The anger and the anguish overwhelmed his fragile soul, and caused a wicked tantrum that he never could control. »
↳ Multicomptes : /
↳ Couleur RP : #C79F4B



Feuille de perso
↳ Copyright: Lux Aeterna + (she)wolf
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: we're all mad here (Enya ; Josh)   Sam 28 Nov - 12:10



Vaas ne savait pas si le froid qu’il ressentait était dû à une absence de chauffage dans l’appartement ou simplement à cause de l’ambiance générale. Si bien que pendant tout le petit trajet pour arriver au salon du jeune médecin, il prit soin de garder les mains dans ses poches. En aucun cas pour paraître désinvolte. Mais parce qu’il avait effectivement froid. Et oui, peut-être également un peu pour être nonchalant face à cette situation qu’il ne contrôlait pas et dont il avait horreur. La meilleure solution selon lui dans ces cas-là était de paraître comme l’homme le plus désintéressé possible. Solution qui ne marchait pas à tous les coups mais permettait de le rassurer un tant soit peu.

L’ouvrier suivait l’interne en psychiatrie, il sentait Enya sur ses pas. Mais une fois qu’ils étaient arrivés devant un canapé, un des plus petits qu’il avait vu depuis longtemps, il bloqua les premières secondes. Il ne pouvait décemment pas s’assoir et faire comme s’il était chez un pote et se mettre à son aise. Il suivit alors des yeux le propriétaire des lieux, se dirigeant vers une bouilloire manifestement pleine et brulante. Puis une force étrangère le poussa alors à se mettre en face de lui et s’assoir docilement. Retirant finalement les mains de ses poches, il croisa les doigts et écouta le jeune homme. Hésiter ? Que n’avait-il pas refusé, cela l’aurait arrangé au plus haut point. Ne pouvant absolument rien avaler, il se contenta de refuser son invitation à se servir du thé par un sourire forcé mais qui se voulait le plus sincère possible.

Vaas en profita pour mieux analyser l’individu qui allait à son tour l’analyser intensément, si ce n’était pas déjà fait. N’était-ce pas leur métier après tout ? Il n’en savait rien. La seule chose dont il était sûr depuis qu’il avait posé le pied dans cet appartement était qu’il n’était plus sûr de rien. Il n’avait rien de terrifiant. Le genre de type dont il aurait oublié le visage le soir venu s’il l’avait croisé plus tôt dans la journée. Vaas le savait très bien, le pourquoi du comment de son malaise. Être le centre de l’attention de plus d’une personne à la fois était trop pour lui. On venait d’atteindre une sorte d’apothéose avec la suite du discours du blondinet qui voulait bien écouter ce qu’il avait à dire. C’était donc ça. Il était là pour parler, mais c’est bien sûr. Pour parler de sa condition, de son état mental, de lui. Tout ce qu’il ne faisait jamais en somme. Et puis c'était quoi cette histoire de lui, bien vouloir écouter ce qu'il avait à dire ? On bosse dans un hosto alors monsieur décide de qui il soigne ou pas. Parce que monsieur a le luxe d'être sans doute le meilleur dans sa branche. Qu'il détestait les friqués. Une petite voix dans sa tête lui répétait qu’il n’était pas trop tard pour prendre ses jambes à son cou, que de toute manière, il pouvait le faire quand bon lui semblait. Ce n’était pas une petiote et un gringalet qui allait l’empêcher de sortir de cet appartement. Le fait est que, pour Vaas, la situation actuelle à l’extérieur était plus rassurante que de se retrouver face à cet inconnu pour lui parler de ses problèmes était sans doute révélateur de l’état de ses pensées.

« Euh… écoute, Joshua, hum ? » Il tourna la tête vers Enya comme pour avoir l’affirmation que c’était bien son prénom, preuve qu’il l’a écouté un minimum lorsqu’elle lui a présenté le bonhomme avant de venir.
« Je n’ai absolument aucune putain d’idée de ce que je dois dire. »
Vaas claque les paumes de ses mains sur ses cuisses ce qui provoqua un bruit étouffé de claquement sur tissu, comme s’il voulait enlever d’un seul coup une quantité impressionnante de poussière. Le dos avachi contre le dossier du canapé, il fixa toujours son interlocuteur comme pour essayer d’avoir un coup d’avance sur comment contrer tout ce qu’il pourrait essayer de lui dire comme pseudo conseil d’amis.

« J’ai rien contre toi, sérieusement. T’as fait des études, t’as dû lécher l’cul de plusieurs types pour faire c’que tu fais, et tu sais quoi ? Mazel tov mon gars, t’as réussi ta vie. Mais… je gère la mienne. J’ai toujours géré, c’est… » Machinalement, son regard se posa sur Enya. Ses yeux perçant lui firent rappeler que s’ils étaient tous réunis, c’était pour lui. Et merde. « J’ai juste mes putains coups d’blues des fois, c’est… Qui n'en a pas, hein ? » Une force intérieure qu’il ne connaissait que trop bien fit monter en lui un flot incontrôlable de larme et de colère qu’il refoula instantanément. Putain, pourquoi fallait-il que ça vienne aussi vite, à chaque fois. Pourquoi fallait-il qu’il soit aussi faiblard ? Non, ce n'était rien. Tu contrôles, tu contrôles tout, c’est toi l’maître de ton corps putain de merde. Cette même force lui assura que non, de la manière la plus brutale qui soit. Avec une même et unique voix qui résonna en lui. Un écho qui semblait infini et qui ne cessait de retentir. Tu contrôles que dalle. On te secoue un peu et voilà qu'tu t'brises comme d'la porcelaine. T'es rien. Absolument rien.

« C’est juste des putain de coups d’blues, on en a tous. »

La technique de répéter les mêmes phrases pour se convaincre soit même n'avait jamais marché sur Vaas. Mais il avait déjà réussi à convaincre d'autres personnes avec. Autant tenter avec un futur psy. Pour savoir si son statut était réellement dû à du léchage de pompe ou à ses capacités intellectuelles. Il regarda alternativement Enya et Joshua comme pour essayer d’avoir leur approbation. Chose dont il douta presque aussitôt.

_________________
COMMEDIA DELL'ARTE DELL'INFERNO
Dans un monde sans lumière s'avance l'armée des ombres. Secte au culte lunaire, marionnette, quelle est ton ombre ? Le bon sens est mis en quarantaine, où est passée la vérité ? Moyen-âge des temps modernes, bienvenue dans un monde dépassé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2888-fell-down-a-hole

Féminin
↳ Nombre de messages : 744
↳ Points : 729
↳ Date d'inscription : 27/04/2015
↳ Age : 22
↳ Avatar : Ellen Page
↳ Age du Personnage : 25 ans
↳ Métier : Interne en médecine aux urgences, animatrice d'une radio pirate
↳ Opinion Politique : Anti-Gouvernement
↳ Playlist : Ellie Goulding - Anything Could Happen
Damien Rice - Prague
Avril Lavigne - Take me Away
Nirvana - Litihum
Skunk Anansie - Hedonism
Damien Rice - The Box
AaRON - Blouson Noir

↳ Citation : L'échec est une formidable force de vie
↳ Multicomptes : Shae Thackery & Duncan Idaho
↳ Couleur RP : #99ccff



Feuille de perso
↳ Copyright:
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: we're all mad here (Enya ; Josh)   Jeu 3 Déc - 14:05

Je n’avais jamais vu une maison aussi flippante. Joshua était un garçon sympathique, plutôt chaleureux, avec une bonne dose d’humour. Je n’avais jamais imaginé qu’il puisse habiter dans ce vieux manoir froid et effrayant. C’était un contraste un peu bizarre, à y réfléchir. Peut-être que Joshua était un solitaire, en réalité. Et qu’il n’accordait aucune importance à toute forme de matérialisme. En tout cas, j’espérais que Vaas ne m’en voudrait pas trop de l’amener ici, et qu’il ne me prendrait pas pour une demeurée aux connaissances suspectes.

Lorsqu’on arriva tous les trois dans le salon, qui était somme toute à l’image du reste de la maison, Joshua se dirigea naturellement vers la bouilloire et nous proposa un thé. Proposition que Vaas déclina ; ce garçon n’avait-il donc jamais appris les bases de la bienséance ? Même si on n’aimait pas le thé, on acceptait, on prenait la tasse, on se forçait à boire une gorgée ou deux, et on refilait discrètement le reste au chat. Quoique je n’avais pas vu de chat. Peu importe. Pour ma part j’acceptai avec un sourire qui se voulait gentil à l’attention de Josh, et m’installai sur le petit canapé qui nous était destiné. Je pouvais presque toucher Vaas tellement le meuble était exigu. Je lui lançai un sourire rassurant, bien que je n’étais moi-même pas vraiment à l’aise.

« Euh… écoute, Joshua, hum ? », démarra Vaas en cherchant mon approbation du regard. Mon Dieu, il n’était même pas fichu de retenir un prénom. Et encore, j’avais de la chance, il ne s’était pas royalement planté. J’acquiesçai discrètement, espérant que mon ami rattraperait le coup. Ce qu’il ne fit aucunement, et je ne pus m’empêcher de lever les yeux au ciel. A moi, il avait su parler, me raconter ses crises, ses changement d’humeur, ses phases dépressives, l’impression parfois qu’un autre prenait sa place. Il lui suffisait de dire ça à Joshua. Il était interne en psychiatrie, il saurait sûrement mieux que moi quoi lui répondre. Moi, je ne savais que dire à Vaas que je le comprenais, ce qui semblait logique étant donné notre situation similaire. J’étais une confidente, pas une solution. Mais je ne pouvais pas obliger Vaas à parler à Josh ; simplement, c’était stupide d’avoir fait tout ce chemin pour rien.

« Mazel tov mon gars, t’as réussi ta vie »

C’était de pire en pire. Je me pétrifiais sur mon siège à mesure que Vaas débitait sa tirade, lançant des regards paniqués vers Josh. On était chez lui. Il nous avait invités. Et voilà que Vaas l’insultait presque. Se rendait-il compte qu’on pouvait très bien se faire tuer ici et maintenant, et que personne ne retrouverait notre trace ? Je lançai un regard aussi noir que possible à Vaas, espérant qu’il se rende compte de l’énormité de sa connerie, prête à intervenir s’il allait plus loin. Mais il me regarda, s’arrêta, se calma. Dieu merci, nous avions une chance de sortir d’ici. Tout à coup, Vaas semblait apeuré, triste. Fragile. Il était celui qui m’avait raconté son histoire un soir que j’avais insisté. Celui qui avait envoyé chier les badauds et était resté à côté de moi pendant un temps interminable alors que je faisais ma crise. Je lui adressai un sourire réconfortant, et me tournai vers Josh.

« Quand il m’a parlé de ces…coups de blues, j’ai pensé à toi. Je me suis dit, que peut-être c’était un peu plus que ça, tu vois. Mais bon, j’y connais rien en psychiatrie, donc j’étais pas bien placée pour affirmer quoi que ce soit. Alors que toi….tu peux peut-être nous aider ? Enfin, aider Vaas ? »

« Nous ». Moi et mon ami. Voir Vaas dans cet état, pressentir qu’il souffrait des mêmes maux que moi mais qu’il n’avait jamais été aidé, me faisait mal. C’était un gars bien, vraiment, qui méritait que quelqu’un s’inquiète de lui et l’aide. Mon syndrôme Mère Teresa, encore une fois, s’était manifesté dans toute sa splendeur. Mais si Vaas allait mieux, j’aurais l’impression d’aller mieux. Noah disait que c’était maladif chez moi de vouloir sauver les gens. J’aurais pu envoyer Vaas voir Noah, après tout, c’était un excellent psy. Mais je n’avais pas franchement envie qu’il découvre la véritable relation que j’avais avec Noah. Et puis, le docteur Meadow était à moi, je n’avais aucune envie de partager. Joshua semblait un très bon second choix. J’espérais juste qu’ils ne tomberaient pas dans le même genre de relation que dans mon cas avec Noah ; ils formeraient un couple trop bizarre.

_________________


I don't wanna beg you pardon
I don't wanna ask you why
But if I was to go my own way
Would I have to pass you by?


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2422-enya-i-don-t-rea

Invité
Invité






MessageSujet: Re: we're all mad here (Enya ; Josh)   Mer 23 Déc - 2:15

     

Vaas + Joshua + Enya

we're all mad here
C
e qu’il ne lui révèle pas, lorsqu’il lui intime de bien raconter ce qu’il veut, c’est que les mots qui peuvent sortir de sa bouche ne l’intéressent absolument pas. Ce qui l’intéresse, c’est la lutte, les détours, les mots cachés, à peine dévoiler. De lire entre les lignes d’une réticence très palpable. Il ne rajoute rien, le laisse parler tout seul, se répondre, protester pour finalement baisser sa garde. Joshua ne prête aucune attention aux reproches, aux mots crachés par Vaas. Il pourrait presque y sentir du mépris, mais il constate bien vite qu’il ne s’agit là que de sa façon d’être.

De toute façon, bien plus que ses mots, c’est son comportement qui l’intéresse. Il ne le lâche pas du regard, oubliant même jusqu’à l’existence de l’ennuyante Enya. Ils ne sont que deux, l’un dérapant, et l’autre regardant l’accident, la collision imminente. Vaas c’était aventuré sur des mots dont la signification représentait beaucoup. Un changement dans le ton de la voix, une petite lueur dans le regard. Juste ce qu’il fallait pour que Josh sente son sourire s’accentuer. Silencieux, il prend une gorgée de sa tasse bouillante tandis que les idées bourdonnent à ses oreilles.

Lorsqu’il regarde les deux en alternances, Joshua se souvient soudainement de la présence de leur chaperonne, soupirant intérieurement. Avec elle, il ne pourra pas se laisser aller totalement, il devra être prudent, histoire qu’elle n’aille pas en glisser un mot à ce grand débile de Noah. Il détestait ce genre de restriction, ce manque de contrôle qui faisait en sorte que même la prudence pouvait être mal interprétée. Réfléchissant rapidement, il tente de trouver une solution qui pourra faire pencher la balance en sa faveur, et qui fera en sorte que Vaas s’autorisera une deuxième visite, sans la brune cette fois. Désintéressé, il lui répond quand même, tandis que son bourdonnement continue de lui polluer les oreilles, comme si ses voix s’étaient décidées à chanter par dizaine, alors qu’elles n’étaient que deux. ‘’Bien sur que je pourrai vous aidez.’’ Il prend une nouvelle gorgée de thé brûlant, le liquide lui brûlant désagréablement le bout de la langue, puis il se penche légèrement vers la table basse pour y abandonner sa tasse trop chaude.

Indécis quant à quoi faire, il se laisse aller à écouter les voix tonitruantes dans sa tête, chacune lui dictant idée soit farfelue, soit complètement morbide. Et même si elles sont tentantes, il tente de se reprendre, se lève du fauteuil, contourne lentement la table basse et attrape une boîte de mouchoir sur le manteau de la cheminée éteinte. ‘’Tout le monde, à différent degré, on des coups de blues, en effet.’’ Il parle doucement, lentement, comme si il avait peur de trébucher sur ses propres mots. Mais il ne s’entend même plus penser, ses voix ne se calmant pas, tentant de prendre le contrôle de ses lèvres soudainement crispées. ‘’Il ne faut pas…’’ Ses mots restent bloqués en travers de sa gorge tandis qu’il tend la boîte de mouchoir vers Vaas d’un geste compatissant. Comme si il avait eu une erreur dans son système, que son cerveau n’acceptait pas le geste, il fige. Ses mots retombent dans le fond de sa poitrine et s’éteignent douloureusement avec sa voix.

Immobile, la boîte glisse d’entre ses doigts soudain ramollis, et c’est son corps qui suit, chutant bêtement sur le sol tandis que ses voix hurlent de rire, de mépris, s’alarment ensuite lorsque son inconscient s’éteint pendant quelques secondes d’évanouissement impromptue. Il n’a même pas le temps de sentir le choc de son corps contre le sol que ses pensées sont éteintes.

Il n’ouvre les yeux que vingt secondes plus tard, ses paupières battant rapidement tandis que la confusion se laisse lire sur son visage. C’est un désastre, un total désastre. Il ne comprend absolument pas pourquoi sa tête s’est laissée tomber, mais il n’entend plus les voix, comme si elles avaient fini par s’endormir. Il bafouille quelques excuses et tente de se relever par lui-même en prenant appuie sur le bras de la causeuse, mais sa tête lui ordonne de prendre quelques inspirations avant de tenter l’aventure. ‘’Je...Il est possible que j’ai oublié de manger quelque chose.’’ Un vague sourire d’excuse passe sur son visage tandis qu’il se flagelle mentalement. Si il pensait avoir une mince crédibilité, il venait de la perdre à tout jamais.


GleekOut!
Revenir en haut Aller en bas
 

we're all mad here (Enya ; Josh)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» we're all mad here (Enya ; Josh)
» (m) liam hemsworth & josh hutcherson
» I go back to black.
» lylas. =)
» Little Rabbit

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-