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 High Hopes [Murphy]

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MessageSujet: High Hopes [Murphy]   Ven 25 Sep - 2:50

High Hopes
○ I remember it now, it takes me back to when it all first started. But I've only got myself to blame for it, and I accept it now. It's time to let it go, go out and start again. But it's not that easy. But I've got high hopes, it takes me back to when we started. High hopes, when you let it go, go out and start again. High hopes, when it all comes to an end. But the world keeps spinning around. And in my dreams, I meet the ghosts of all the people who have come and gone. Memories, they seem to show up so quick but they leave you far too soon.


Quand les portes débarrassent l’horizon, la réalité fauche l’égaré. Deux univers bien distincts, celui où le mouvement interrompt les pensées et l’autre où les pensées interrompent le mouvement. Entre ici et là, il n’y a qu’un pas, celui qui le conduit du seuil à l’entrée. Une unique enjambée, une transition absurde, grossière. Fébrile, sa semelle flirte avec la limite. Déjà placé dans l’antichambre du cauchemar, là où reculer signifie fuir en lâche. Quelques inspirations précipitées pour mieux se bousculer et atterrir au centre des confusions. Le sabotage débute. L’onde sensorielle se déploie, traque les supplices et corrompt l’enveloppe décharnée. Les fragrances rêches et fortes s’approprient les poumons. Le malaise s’entretient dans l’ambiance moite, fiévreuse qui alimente tout le complexe. D’aussi loin qu’il se souvienne, les milieux hospitaliers l’insupportent. La médecine l’a engendré d’une certaine façon, en offrant à ses géniteurs la possibilité de préserver l’aînée en le concevant. Cette même science a échoué quand la théorie a été mise en application. Toute son aversion repose sans doute sur ces faits. Et avec le temps, les fractures diverses, les ennuis de santé des enfants et puis, les grossesses difficiles de Carley, ce ressenti s’est vu renforcé. Sa confiance déjà en branle pour le corps médical, a définitivement connu son tragique terme quand on lui a annoncé que Bran ne se réveillerait jamais. Irrationnel dans la douleur mais conscient de ce raté, il n’en demeure pas moins acide. Blâmer quelqu’un, quelque chose, pratiquement un concept, pour pouvoir partager le poids du crime. Mais sa responsabilité intacte, entière, il se la traîne malgré tout du hall à l’étage convoité. Sa démarche si assurée se craquelle dès les premières secondes, accueillant cette honte impatiente qui rythme l’avancée. La jambe défaillante émet plus de chuintements que jamais et se refuse à le soutenir plus dignement. Il boîte comme un vieillard résigné. Toujours plus diminué. Toujours plus misérable.

Les derniers mètres lui paraissent interminables, éprouvants. A bout de nerfs, les doigts saluent enfin la poignée. Il passe l’encadrement sans lutter contre les élancements familiers qui naissent du thorax et chutent dans ces teintes ambrées qui maintiennent péniblement la pupille en place. Les sons grignotent les perceptions avant que la vision ne lui lacère, une fois de plus, la rétine. A chaque fois, c’est un coup dans l’estomac. C’est une bataille sans fin sur un ring étroit. Envoyé au sol à répétition. C’est être frappé à terre. Une agonie qui n’a de relief que les traits qu’il déniche sous un démêlé de tuyaux. Tout le reste ne ressemble à rien de réel, de concret, de connu, des droites, des perpendiculaires, un papier peint lisse, rigide. Froid. Aussi froid que les doigts qu’il cueille sur le drap. Sa paume glisse dans les boucles chocolat du garçon. « Bonjour Bran. » Le silence répond. La douleur le talonne. Il peut s’inventer une réaction, espérer que les paupières closes finiront par lui ouvrir les sentiers de la rédemption, congédiant le chemin solennel des enfers. Il peut croire que ça lui épargnera pour quelques secondes, les plaies qui tiraillent de tous les côtés. Il peut penser que c’est utile. Parce que dans la minute suivante, tout ça disparait et plus rien n’a d’importance. Rien en dehors de ce qui ne sera jamais plus. Le journaliste se recroqueville sur son siège. Jour après jour, il revient pour expliquer à l’esprit déjà dissipé de son gosse, qu’il est désolé. Les mots n’ont de valeur que leur inconsistance, ils perdent pratiquement leur sens à mesure qu’il les use contre les phalanges du gamin alors qu’il les appose contre ses lèvres à défaut de les avoir dans la mâchoire. Là où elles auraient leur place. Des prières chuchotées qui n’accomplissent aucun miracle mais endurcissent sa propre sentence.

Le temps se fige là où la mort s’attarde, quand elle a marqué son gibier mais tarde à l’emporter. Les aiguilles prennent tous les détours, remontent les heures. Le souvenir se couronne. Despotique compagnon qui accompagne l’isolé dans la perte, qui dans ces grands moments de désespoir, apporte l’idée, la seule qui soit vraie, de vouloir retrouver le pire pour pouvoir apprécier à nouveau le meilleur. Il est toujours trop tard pour le réaliser et toujours trop tôt pour réapprendre à l'oublier. Sans doute que les mois peuvent s’engranger sans qu’il ne s’en aperçoive tout à fait, trop occupé à étudier les saisons flétries pour se soucier des nouvelles. Mais le sépia doit basculer quand les infirmières se présentent. Sa toilette doit être faite, ses soins aussi. Alors, il doit quitter la pièce. Le trentenaire se redresse laborieusement, clopine pratiquement jusqu’à la sortie, les muscles raides, ankylosés par la détresse.

Dans le couloir, il s’avoue un soulagement déshonorant la bonne volonté. Loin des yeux, près du cœur. Mais près des yeux, trop près du cœur. Il fixe sans les voir, les tons sablés du mur en face, faisant remonter une main sur son front. Hébété d’être aussi peu courageux, aussi peu prêt à affronter les conséquences. Le damné s’éloigne de la pièce, disparait même de cette allée pour dénicher le seul réconfort qu’il puisse encore réclamer. Les pièces sont avalées goulument par la machine et la caféine, pendant un court instant, distance ces odeurs cliniques avant de s’y mêler plus fermement. La nausée vient sans mal mais il avale, pourtant, de longues gorgées, profitant de cette pause pour glisser un médicament sur sa langue. Gélule toute disposée à achever une bonne partie de la souffrance physique. Et cette dernière est telle à cet instant qu'il en éprouve même des difficultés à maintenir cette position, debout sans appui. Sa guibole menace même de rompre quand il cherche à regagner l’espace occupé plus tôt. Il choisit de dénicher un fauteuil et s’y laisse choir sans autre préambule. La tête rejetée en arrière, les paupières fermées, il efface le plafond immaculé et s’adonne aux traînées mélancoliques qui supplantent toutes les autres sensations, même le vide. Surtout le vide. Le gobelet en plastique entre ses doigts tremble à plusieurs reprises mais il ne l’écarte pas. Il sent des silhouettes remuer autour de lui, elles passent, s’arrêtent ou repartent. Il a conscience de cette présence constante, de tous ces êtres humains enchevêtrés dans les mêmes maux mais dans cette cohue-là, il ne s’est jamais senti aussi seul.

_________________

    Before all of this, what did I miss ? Do you ever get homesick ? I can't get used to it. I can't get used to it. I'll never get used to it. I'll never get used to it. I'm under that night. I'm under those same stars. We're in a red car, you asleep at my side. Going in and out of the headlights. Could I have saved you ?
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