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 the things you own end up owning you - Vittoria

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MessageSujet: the things you own end up owning you - Vittoria   Dim 27 Sep - 3:23


« the things you own end up owning you »



Vittoria & Nathan
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Tu étais sortie du ring de ta démarche de vainqueur, tes pieds nus glissant subtilement dans les flaques qu’avaient causées votre sang, votre sueur, ses larmes. Les tiennent étant restées obstinément cachées, ta douleur ne se manifestant qu’à coup de hurlements et de grognements. Tu l’avais bien amoché, mais  tu n’étais pas spécialement en forme non plus. Ta démarche claudicante t’annonçait que ton dos n’était plus que bouillie, et qu’une de tes hanches était probablement sortie de son axe.

Mais tel un assoiffé, tu n’avais plus pensé qu’à ton prix, celui que tu avais gagné au prix de tes jointures fracassées, de ta mâchoire défoncée. Tu ne te souciais même plus de savoir si tu pouvais encore ouvrir la bouche, tant que tu avais une bouteille dans ta main, main qui semblait avoir été spécialement moulée pour tenir une bière de gros format, une bouteille de vin, ou tout autre objet de cette forme te permettant de t’évader rapidement de ce corps qui te retenait prisonnier. Tu étais si concentré sur ton but que tu ne voyais même plus le décors autour de toi, jusqu’à entendre des éclats de voix plus loin. Comme un animal, tu sursauta, ton espace se retrouvant envahie par des cris et des rires exprimant une victoire certaine. Curieux, tu avais observé l’attroupement longuement, avant de te décidé à dévier de ton chemin originel.

Paquet d’argent en main, une folie t’avais prise d’assaut pour te convaincre que c’était une bonne idée de tout parier d’un coup, sous le regard désabusé de la croupière. Ton regard troublé avait fixé les cartes perdantes jusqu’à ce qu’un cri de rage remonte le long de ta gorge enrouée. Tu avais tout perdu. D’un coup. Aussi débile pouvais-tu être, tu ne t’étais même pas assurer d’avoir de l’argent de côté au cas ou. Tu avais sauté sur l’occasion, convaincu que ta chance ne te quitterais pas. Pas à ce moment là. Seule couleur n’ayant pas quitté ton visage, le bleu de tes yeux fixent la croupière, comme si soudainement, ton malheur se personnifiait en une personne.

Tes poings se serrent, contenant une explosion imminente. Puis, tu te souviens de pourquoi tu es là, à dépendre de l’alcool, à dépendre de tes victoires. Tu te souviens vaguement de tes valeurs, et la frapper n’en fait pas partie. Une simple parure, faisant défiler les cartes, voilà tout ce qu’elle était. Tu n’avais aucune raison de t’en prendre à elle. Tes mains crispées quittent la table, tu te retournes vivement vers le reste de la salle exiguë, cherchant d’un regard troublé une solution à ta débilité. Sans argent, ce n’était pas la peine d’essayer. Sans argent, tu pouvais tout aussi bien bouffer du sable, et insister ne ferait que te mettre dans la merde.

Sans argent, tu ne pouvais pas passer la nuit, sans argent tu ne pouvais plus dormir, jusqu’au prochain combat, que tu gagnerais, ou que tu perdrais en crevant débilement. Tu tournes la tête rapidement, puis ton torse se soulève, s’affaisse, ta respiration s’accélérant au rythme de ta panique. Personne ne t’accorde d’attention, tu as l’impression que la pièce se referme autour de toi tandis que le sang bien battre à tes tempes, te narguant sur ta lucidité soudaine, sur ton trop plein de conscience du moment. Ta main s’écrase sur l’une des tables, ton équilibre décidant de faire des siennes. L’adrénaline dissipée, il semble que ton corps s’efforce à te rappeler à quel point tu es mal, à quel point tu as mal. Un point de côté t’affaisse, semble te faire perdre de ta grandeur. Et c’est le bord de la table que tu te prends sur le nez lorsque tu t’effondres lamentablement, mis K.O par toi-même par tout ce que tu tentes d’ignorer depuis que tu as commencé à combattre. La réalité te submerge, te coupe le souffle tandis que ton corps embrasse le sol crasseux du Bones. Ta vue s’embrouille, et tu ignores si il s’agit de larme ou d’une défaillance. Tu ignores si tu es en train de crever ou simplement en train de rêver. Tes oreilles ignorent les sons autour de toi, les rires, les exclamations de surprise lorsque tu entraînes le mobilier dans ta chute. Ton cerveau te rend sourd, aveugle, tandis que ton souffle semble faire grève, que tes poumons cherchent désespérément à t'oxygéner. Tu t’étouffes avec ta propre salive, le goût te rappelant horriblement celui du cuivre, celui du sang.




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↳ Métier : croupière au Bones.
↳ Opinion Politique : résistante extrêmiste.
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↳ Playlist : ocean avenue - yellowcard | cruel - the veronicas | paralyzed - against the current | reckless - you me at six | haunting - halsey | before the worst - the script | doubt - twenty one pilots | anything - hedley | nicotine - panic! at the disco | robbers - the 1975 | just the way i'm not - all time low
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MessageSujet: Re: the things you own end up owning you - Vittoria   Lun 26 Oct - 22:08




L'endroit résonne des éclats de voix de clients euphoriques, de perdants colériques. Le bruit de verres qu'on cogne l'un contre l'autre se répète, mélodie constante, incessante du Bones lors de ce genre de soirées agitées. Un tapage auquel se mêle une odeur de sueur nauséabonde et de rouille acariâtre. Un arrière goût amer lui reste dans la bouche à chaque instant - manifestation désagréable d'un certain malaise à devoir se trouver dans cette librairie reconvertie en maison de vices et de débauche. Cantonnée derrière sa table de jeu, la croupière bat habilement les cartes, sous le regard inquisiteur de nombreux joueurs. Plus ou moins chanceux, cela lui importe peu. Elle n'a qu'un objectif. Une mission. Les faire jouer. Les faire parier. Jusqu'à ce qu'ils se sentent pousser des ailes. Jusqu'à ce qu'ils perdent. Elle amasse les mises, l'une après l'autre, et fait empocher la collecte à ses parrains. Ainsi narrée, sa routine n'a pas l'air d'avoir changé depuis la nouvelle prohibition. Si l'on oublie la Némésis, les canapés de velours mordorés et le mobilier en bois d'ébène vulgairement remplacés par le parquet miteux et le bar décrépit du Bones. La pourriture y est reine. Tant humaine que bestiale. Et l'état des murs de l'établissement n'est qu'un bien pâle écho de ce qu'il dissimule, à l'abri des regards et du reste du monde. Camouflée dans l'ombre, la brune se fait camarde de ces pauvres âmes - tristes corps perdus, venant chercher leur propre mal dans cet endroit miséreux. Fauchant du bout des doigts ce qu'il leur reste de dignité au fond des poches.

Un heureux gagnant est acclamé alors que déjà, une petite foule s'amasse autour de la table. Son visage impassible se crispe. La brune connaît son métier et un vainqueur n'a jamais fait les affaires d'un casino. Encore mois quand il s'agit d'un établissement clandestin. Mais ce n'est pas la perspective d'une soirée moins rentable qui lui fait relever les yeux. Elle le voit s'avancer vers la table de jeu. Véritable personnification du corbeau annonçant la tempête. L'inconnu s'installe en face d'elle. L'air amoché, une gueule cassée. Nul doute que le ténébreux sort tout droit de l'arène. Elle l'observe en arquant un sourcil, perplexe. Il semble assez mal en point mais cependant très enclin à miser toute sa fortune d'un seul coup. Elle ne s'en offusque pas - bien au contraire. Il n'a pas l'air de savoir ce qu'il fait là, encore moins pourquoi. Ce qui n'est pas son cas, à elle. L'occasion lui est donnée de renflouer les caisses d'un business à peine à flots. Parfait. Elle dévoile les cartes une à unes. La sentence tombe et la réaction ne se fait pas attendre. Elle le contemple, le détaille. L'observe ruminer sa colère et ravaler sa fierté. Ses prunelles ombreuses le suivent quand il tourne les talons et se démène pour s'éloigner des autres joueurs, s'éloigner d'elle. La démarche du mâle fait peur à voir tant l'esquisse d'une quelconque allure ou de la moindre prestance semble avoir disparue. Envolée avec la récompense ainsi misée. Bêtement perdue.

La brune inspire longuement. Le bellâtre n'est pas le premier à tenter sa chance. Et certainement pas le dernier à y laisser des plumes. Son élan empathie s'arrête là, atteignant les limites raisonnables de sa compassion. La croupière pose de nouveau les yeux sur les cartes battues devant elle. Mais pas pour très longtemps. Un affreux vacarme la contraint de relever la tête vers le fond de la salle. Un bruit sourd. Un poids mort s'écrasant sur les lames du plancher minable. Encore lui. « - La partie est finie. Revenez plus tard », persifle-t-elle entre ses dents à destination des clients restants. Légèrement agacée d'avoir à gérer ce genre de situation. Elle remballe son jeu, dissipe la foule de son mieux, marchant à grands pas vers le mâle allongé sur le parterre usé de la bâtisse. Elle le trouve à la limite de la conscience, suffoquant dans sa propre enveloppe. Incapable de se sortir de cet état de léthargie dans lequel il s'est plongé. Elle s'agenouille à ses côtés, le front plissé, ne tardant pas à le faire pivoter de toute sa masse musculaire. Le couchant sur le flanc pour mieux prévenir des risques qu'elle ne connaît que trop bien. Se sachant incapable de le traîner ailleurs, la brune s'empresse derrière le bar, en quête d'un vulgaire verre d'eau à moitié fraîche - avant de revenir auprès de l'invalide. La croupière soupire. Résignée, lui jette le liquide au visage, espérant que le choc le ramène à lui. S'efforçant de pratiquer l'exorcisme de ce poison invisible qui semble lui ronger l'esprit, elle s'accroupit, muette. Laissant derrière elle son habit de faucheuse avare, et préférant se changer en soignante maladroite. Pour cette fois.

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MessageSujet: Re: the things you own end up owning you - Vittoria   Sam 31 Oct - 20:26


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L’inconscience te happe comme un train à trop grande vitesse. Tu ne t’y étais pas attendu, à cette chute, à ce manque de force soudain, comme si ce qui t’animait avait décidé de quitter ton corps momentanément, t’abandonnant à son humanité pathétique. Allongé sur le sol, tu n’entends plus les trépignements des clients, ni leurs rires, ni leurs conversations à ton sujet. Tes paupières s’affaissent, jetant un voile noir sur la scène se déroulant devant toi. Tu ne vois que les jambes d’une femme passer rapidement, et tu t'éteint quelques secondes, comme si on avait simplement appuyer sur un interrupteur.

Puis la fraîcheur te frappe, t’éveille rapidement tandis que l’eau lancée se glisse entre tes lippes, s'insinue dans ton gosier à défaut de s’écouler le long de ton visage. Surpris, tu te redresses, cherche ton air, et tombe nez à nez avec la croupière, regard troublé et sens à vif en prime. Confus, tu regardes autour de toi, chacun vaque à ses occupations, le temps qu’on nettoie le déchet que tu représentes. Puis tu la regarde de nouveau, débilement, cherchant à rassembler les morceaux après ton inconscience subite. Que...Qu’est-ce que j’fous là? La table renversée, tes poings à vif, ton corps endoloris. Tu reconnais le décors du Bones, tu te souviens de ton combat, mais les quelques minutes avant ta chute ne te reviennent pas aussi facilement.

Pathétique, tu prends quelques secondes pour reprendre tes esprits, et tenter de te lever. Légèrement chancelant, tu n’oses pas t’appuyer de nouveau sur la table, craignant de la renverser une nouvelle fois. C’est en te redressant que tu goûtes de nouveau le sang sur ta langue, dans le fond de ta gorge. Indélicat, tu passes ta main droite sur ton visage, sur ton nez enflé et rougissant. T’as réussi à te casser le nez sur une table, après un combat particulièrement violent. Si tu avais encore une once de fierté, tu aurais pu en avoir honte, mais tu ne ressens que de l’exaspération. T’aimes pas saigner, tu détestes la vu du sang, et surtout son goût métallique. Incertain, tu regardes la croupière qui semble s’intéresser à toi, malgré ton manque flagrant d’argent, puis tu te revois tout parier à sa table quelques minutes plus tôt, et tout te reviens.

Doublement exaspérer, tu te demandes comment tu tiendras le coup de la douleur si tu n’as même pas les moyens de descendre une seule gouttes d’alcool. Tu fouilles quand même dans ta poche, tes jointures à vif t’envoyant une onde de douleur lorsqu’elles caressent le tissu peu délicat de ton jeans déchiré. Le néant, tes doigts butant contre le fond de ta poche te noient d’une nouvelle dose de désespoir. De nouveau, tu regardes la brune, essayant de trouver un mot, une idée pour qu’elle te prenne en pitié, qu’elle accepte de te donner autre chose qu’un verre d’eau en pleine gueule, qu’elle puisse t’offrir la paix pour une nuit, mais rien ne te vient, ton cerveau étant encore trop embrouillé pour sortir une phrase ayant un minimum de sens.

Comme un enfant ayant perdu ses repères, tu regardes de nouveau autour de toi, fauve, sauvage devant ces regards curieux, ces mines réjouies de voir que finalement, Nathan peut se faire mettre K.O, même par lui-même. Tu as l’impression qu’à ton prochain combat, les paris n’iront pas en ta faveur, après ta charmante démonstration de crise de panique ; comme quoi ta force te quittait dès lors tu mettais les pieds en dehors du ring de fortune.

La bouche pâteuse, tu finis par articuler en direction de la brune, amer ; Alors. J’ai perdu combien du total? Ça devait être un sacré paquet pour que j’en tombe. Tu parviens à faire un petit sourire ironique, sanglant tandis que tes dents et ton menton se coloraient d’écarlate et de brun séché, te donnant un air d’un fauve ayant terminé un repas plutôt sanglant. J’paris que y’a pas moyen de récupérer ma mise? Tu tentes quand même, après tout, elle pouvait avoir un grand coeur. Mais à voir son regard, tu ravales immédiatement ton petit sourire arrogant, puis tu te redresses, sentant les os de ton dos craquer un a un, comme si tu te déplias après avoir été accroupis pendant des siècles.

Puis lorsque tu penses enfin être tranquille - en oubliant ton nez craqué-, un point de côté te surprend, t’envoyant une onde de choc dans tout le corps. Familier à cette douleur, tu ne fais que plaquer l’une de tes mains sur ton ventre, ta prestance rétrécissant aussitôt lorsque tu te plies légèrement en deux. La douleur incontrôlable te titilles pendant quelques secondes, te volant le souffle que tu tentais d’inspirer, puis tu finis par te redresser, comme si de rien était, les regards étant concentrés ailleurs que sur ta banale personne.





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MessageSujet: Re: the things you own end up owning you - Vittoria   Dim 8 Nov - 0:12




Irisées, ses prunelles ne lâchent pas la silhouette du blessé maladroit tapissant le sol défraîchi du Bones. Elle se force à rebuter son instinct primaire. Quelques sillons de frustration viennent se former sur son front, perplexe, repoussant au plus profond de sa gorge les premières notes de jugement que la rebelle peut sentir naître à l'arrière de son crâne. Le regard faible qu'il arbore et son air ironiquement chétif qu'il dégage en cet instant la rende nauséeuse. Mal à l'aise. Elle détourne le regard quelques secondes, machinalement. Ses orbes sombres balaient l'endroit avec rapidité. Sans prêter attention aux détails, ses yeux ne distinguent que des formes grossières, découpant l'atmosphère à la hache, la peignant de couleurs plus fades les unes que les autres. Tout autour d'elle n'est qu'une accumulation de déboires et de vétusté, à commencer par le corps amoindris gisant à ses pieds. Le timbre rauque de l'invalide percutant l'air retient son attention. Attise sa curiosité maladive. Malsaine. La croupière laisse échapper un long souffle, vidant ses poumons de tout oxygène. De toute volonté. Ne prenant même pas la peine de formuler une réponse à l'interrogation du blessé. Aussi brève soit-elle. Se fondant alors dans l’inexistence et la solvabilité. Elle se contente de l'observer se mouvoir avec difficulté sur le plancher poisseux de l'établissement. Une vision à la limite du réel, tant la confusion sur le visage de l'estropié la prend au tripes. Tout comme l'odeur du sang. L'écarlate tachant ce visage éraflé et ces jointures mutilées. La vue de l'hémoglobine ne l'a jamais rebutée. Mais cet odeur métallique, une senteur de souffre ajoutée aux vapeurs d'alcool et de crasse baignant l'endroit la révulse. Elle ravale un haut le cœur alors que son teint pâlit. Profitant de cet instant malplaisant pour se dresser sur ses jambes, retrouvant sur sa hauteur le loisir de respirer plus à son aise, délestant ses rotules endolories d'un poids incommode. Ennuyeux, à l'image du moment.

Sa contenance ardemment retrouvée, elle s'affaire à remettre de l'ordre dans la salle défraîchie. Elle croise le regard de quelques curieux, voyeurs invétérés, mais sans grande volonté. Ses doigts frêles effleurent la table retournée avant de la remettre sur pieds. Un bruit sourd se répercute contre les murs, immortalisant l'inévitable. Comme une sentence, l'application d'une décision. Mise en œuvre tardive et quand bien même omniprésente. Elle continue son ménage, rétablissant l'état naturel des choses autour d'elle. Une chaise glisse sur le parquet, une deuxième suit. Ses gestes appliqués entrecoupés par de rapides coup d’œil vers la triste loque recroquevillée non loin - cause première de tout ce trouble, cette fausse agitation bien inutile. Un vacarme superflu, parasite à sa routine. Un pragmatisme qu'elle ne se connaissait pas, mais qu'elle semble découvrir amèrement. Elle finit par le toiser de nouveau, prenant appui sur le mobilier ainsi réorganisé. Le blessé - qu'elle prendrait presque en pitié - se bousille les phalanges contre le fond des poches de son jean usé. Des poches qu'elle sait déjà vides. Désespérément vides. Délestées de la moindre monnaie, perdue un peu plus tôt sur son tapis de jeu. Une réalité qu'il semble redécouvrir à mesure que ses doigts meurtris s'abiment contre le tissus rêche de son pantalon. Elle roule des yeux à s'en donner la migraine, le trouvant de plus en plus pathétique. Frôlant dangereusement avec le burlesque.

« - Non seulement tu as joué et perdu tout l'argent que tu avais, mais tu as aussi laissé une grosse partie de ta dignité dans l'opération » La mine affreuse de l'écorché lui arrache un rire moqueur, à la limite de l'indécent. Un peu plus ou un peu moins, quelle importance ? Un chiffon qui trainait là se glisse entre le pouce et l'index de la croupière. Elle s'adoucit, reprend des couleurs à mesure que le blessé reprend conscience. Un geste bienveillant, qu'elle esquisse avec la plus grande précaution. S'abaissant au niveau du mâle, elle éponge la sève rougeâtre tachant l'épiderme cru du coin de ses lèvres entamées, écorchées. Une attention brève, qui s'achève aussi vite qu'elle a commencé. Une certaine sollicitude qui s'évapore aussi rapidement qu'elle est apparue dans son esprit tourmenté. Il sent le mâle, la bête en cage. Le lion blessé. La brune, presque écœurée, ne tarde pas à s'éloigner, balançant le plus nonchalamment du monde le morceau de tissus qu'elle tenait sur la table qui se fond dans l'arrière-plan. Un soupir éreinté échappe à ses lèvres. Avant que la confusion ne la gagne. Une certaine stupeur engagée par le protagoniste même de ce paysage dérangé. « - Tu plaisantes ? » Elle articule soigneusement chaque syllabe, irritée. À mille lieues de saisir la subtilité d'une quelconque bouffonnerie maladroite. « - Ta mise est perdue, mon pauvre ami, envolée. Enfin, encaissée, plutôt. C'est trop tard pour avoir des regrets, fallait réfléchir avant de tout poser sur la table. Surtout que, soyons honnêtes deux secondes, tu n'as aucune idée de comment jouer... » Une évidence énoncée comme une leçon. Presque agacée par l'excès d'arrogance dont le malheureux fait preuve. Elle le contemple se tordre dans tous les sens, le regarde dresser la colonne, entend ses vertèbres craquer. Comme si l'image de jeune homme qu'elle admirait n'était qu'une façade renfermant un squelette vieux de plusieurs millénaires. Il chancèle face à elle. Instable sur ses pieds encore endoloris. Sans même y penser, elle se précipite au côté du mâle, lui offrant un appui plus certain sur lequel se reposer. Elle regarde son visage se déformer de douleur, dubitative. La brune finit par le guider jusqu'à une chaise, l'invitant à y prendre place sans vraiment lui laisser le choix. « - Qu'est-ce que tu pourrais bien avoir à offrir, hein ? Pas d'argent en tout cas » Le regret se lit dans sa voix alors qu'elle s'installe en face de l'humain. Ses prunelles se font curieuses. Avides de plus, à force de prêcher le moins. Obligeant le faux pour faire éclore le vrai. Un jeu dans lequel elle s'engouffre. Non sans un certain délice.


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MessageSujet: Re: the things you own end up owning you - Vittoria   Sam 5 Déc - 4:18


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Ton corps s’allonge, se redresse tandis que tes articulations cries douloureusement, craquent beaucoup trop fort pour que ce soit normal. Mais tu n’as rien de cassé, sauf son nez enflé. Tu t’étais cassé assez de membres pour savoir quand un devenait hors service. Tandis que le raclement des objets renversés polluent ton audition, tu t’avances lamentablement vers l’objet le plus proche, t’y appuyant prudemment pour ne pas en renverser une nouvelle fois. Tes jointures blanchissent tellement tu serres le bois de la chaise avec force, mais ton corps compense, te tiens debout, tandis que la jeune brune te juge sévèrement ; après tout, elle avait bien raison de le faire.

Ton petit sourire arrogant tente une nouvelle sortie, plus subtile cette fois, mais tu ne voulais pas t'abattre, tu ne voulais pas voir le mal, voir la douleur autour de toi, les regardes réprobateurs, les moqueries. Tu voulais juste en rire, autant que possible, du ridicule, de la vie qui t’en envoyait toujours plein la gueule, et de toi qui ne t’aidais absolument pas. Tu voulais juste te fendre la gueule à en crever, tellement l’ironie était présente, mais ta faiblesse ne te permettait que ce petit sourire crispé, que ces dents serrées derrière tes lèvres allongées. “La dignité...C’est pas pour les chiens comme moi. De toute façon, ce n’est pas la plus fidèle des garces.” T’as envie de cracher le sang qui te pollue la langue, mais tu ne t’y abaisse pas, la pauvre s’efforçant déjà de nettoyer ton bordel. Tu ravales le caillot comme tu ravales ta fierté.

Et la voilà qui se fout de ta gueule. Au moins t’auras pu la faire rire un peu, même si c’était parce que t’avais l’air ridicule. À ta grande surprise, tandis que ta carcasse chambranle encore sur la chaise, elle s’approche de toi, te débarrasser d’une tache, une parmi tant d’autre, puis s’éloigne presque aussitôt. Tu fronces les sourcils et ton nez te ramène brutalement à un visage neutre en t’envoyant une vague de douleur au centre de ton visage. Superbe, tu ne pouvais même plus user de tes expressions faciales pour démontrer ton ressenti. Tu roules des yeux, légèrement découragé de tes propres limites, et tu finis par te laisser tomber lourdement sur la chaise en bois qui craque son ton poids, mais qui, au moins, ne se fend pas en deux à la réception de ton derrière.

Mais si tu sembles exaspéré, elle le semble encore plus en croisant ton regard, et surtout en s'efforçant de répondre à tes questions évidentes ; bien sur que tu n’as plus d’argent, bien sur que tu ne sais absolument pas jouer. Et pourtant, tu ne te sens pas abattus pour autant. “Et comment je suis censé apprendre à jouer si je n’apprends pas de mes erreurs, hein championne?’’ Tu finis par te relever, beaucoup trop confiant, et tu craques de nouveau, ta colonne chantant la douce mélodie des vertèbres déplacés, des côtes endolories. Tu ne la connais que trop bien cette chanson. Cette musique qui joue dès que tu oses trop bouger.

Malgré sa flagrante déception à ton égard, elle te tend le bras, te tend sa personne pour te servir de canne temporaire. Charmant. Elle te redirige même vers ta chaise, comme un vieillard têtu qui aurait cru pouvoir faire le tour du monde à pied. Tu soupires lorsque tes fesses retrouvent le bois de la chaise abandonnée plus tôt. ‘’Tu plaisantes? J’ai mieux à offrir que de l’argent. Tu vois pas que j’suis en pleine forme? ‘’ Tu roules des yeux. Il était toujours question d’argent, et tu ne pouvais pas nier en avoir besoin. C’était quand même incroyable que dans un monde devenu apocalypse, l’argent ait gardé son importance. Vous n’étiez qu’une petite population, et pourtant, les classes sociales étaient toujours présentes. Et toi, tu n’étais pas plus haut classé qu’un pauvre rat. et t’en avais bien conscience.

Mais tu ne regrettais rien. Tu avais eu la chance de goûter à la richesse, la célébrité, et pourtant, tu n’avais pas été plus heureux que tu ne l’étais maintenant. En fait, la seule chose qui te faisait défaut en ce moment c’était l’alcool, à défaut de crever. Plus sérieux, tu inspires douloureusement, puis passe une main pour chasser les rivières de sang s’écoulant toujours lentement de ta bouche et ton nez. ‘’Demande et j’te donne. J’ai peut-être pas de fric, mais je suis certain que je peux te rendre service, d’une façon ou d’une autre.’’ Et ça, tu en étais qu’à peine convaincu. Qu’est-ce que t’avais à lui offrir? Tout ce qu’il te restait, c’était ton corps abîmé, et ton âme éclatée. Tu te penches légèrement vers elle, dans la confidence, son visage réagissant légèrement à ton odeur ignoble.






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MessageSujet: Re: the things you own end up owning you - Vittoria   Mar 15 Déc - 16:57




Elle reste perplexe face au beau discours. Les mots qui s’enchaînent ne lui font pas grand effet. Encore moins la leçon de morale sur la dignité qu’il semble vouloir lui offrir. Justifiant avec peine ses erreurs passées. Peut-être bien plus nombreuses qu’elle ne peut s’en douter. Un euphémisme blessant qui finit par l’atteindre, résonnant douloureusement contre les parois de sa boite crânienne. Un écho à ses propres agissements tout droit sortis d’un autre temps. Une autre époque dont elle a aujourd’hui presque honte, peuplée de souvenirs aussi perturbants que malsains. Lui rappelant à quel point elle se veut malgré tout vulnérable face au danger que représente sa propre nature. Des erreurs qu’elle serait toujours en train de commettre si un ange ne lui avait pas tendu la main. La brune secoue la tête, chassant avec force ses pitoyables états-d’âme. Elle plante dans les yeux de l’énergumène, un regard empli de jugement. Elle s’y autorise alors que rien ne le lui permet - bien au contraire. Elle se laisse pourtant aller à cette fantaisie malvenue, jouant la carte de celle qu’elle n’est pas. Celle qu’elle n’est plus. Il fait peur à voir, à tenir à peine debout. Il chancèle sur ses jambes alors que déjà elle s’empresse de l’aider à se rasseoir. Retrouver la stabilité d’une chaise à quatre pieds doit lui faire le plus grand bien mais il semble pourtant exaspéré par son propre état, alors qu’elle laisse se dessiner un air dubitatif sur son visage devenu pâle. À force de trainer au Bones toute la journée, elle en a perdu ses couleurs et toute envie de côtoyer l’extérieur. Et lui, vient finalement lui offrir un espèce de divertissement dans sa routine morbide. « - Si tu voulais vraiment apprendre à jouer, t’aurais du commencer par miser des cacahuètes, pas tes économies » L’évidence lui échappe dans un soupir. Elle prend place en face de l’humain, de plus en plus préoccupée par l’absence de raison et de logique émanant de ce mâle à la gueule ensanglantée.

« - T’as pas toujours été comme ça, pas vrai ? » Ses coudes s’apposent sur la table alors que ses yeux se fondent en une expression interrogative, à la limite de la décence. Une autre permission qu’elle s’est donnée à elle-même. Se laissant aller à une enquête bien mal menée, à peine dissimulée derrière de fausses politesses. Ce visage, malgré les tâches d’hémoglobine et le nez de travers, elle le connaît. Les images sont floues dans sa mémoire usée et meurtrie. Mais elles sont bien présentes et la silhouette qu’elle parvient à redessiner dans son esprit correspond étrangement à celle miroitant devant ses iris ambrées. Les questions du moment et de l’endroit restent en suspend, elles le resteront peut-être indéfiniment mais ça n’importe pas vraiment après tout. Ses yeux roulent dans leurs orbites à lui en donner la migraine. Le sarcasme aurait pu la faire rire, s’il n’était pas surmonté de bêtise. À  ce niveau là, son envie de plaisanter s’évanouit comme les tâches de sang disparaissent du visage du blessée. D’un revers de la main, en quelques secondes. Laissant pourtant un vilaine trace derrière elles, rougeâtres, dégueulasses. Il en devient désagréable de les supporter. L’offre qu’il finit par formuler la surprend. Comment peut-il croire sa personne si intéressante que traiter avec lui ne se refuse pas ? Il n’est pas grand chose, et encore moins quelqu’un dans ce bas monde. Tout comme elle. La brune grimace le temps d’une seconde quand le mâle se penche vers elle. Intimant la confidence mais remuant avec horreur cette odeur insipide qui ne le quitte plus. Elle se met à sourire, retournant le problème dans tous les sens. Les perspectives s’évanouissent les unes après les autres dans son esprit torturé. Ses désirs ne manquent pas mais les probabilités ne jouent pas en sa faveur. Avant que finalement, l’une d’entre elles s’impose parmi l’ensemble. « - Apprends moi » Les deux mots lui échappent alors qu’elle s’avance à son tour. Réduisant l’espace entre eux. « - Je t’ai vu plusieurs fois ici, je t’ai vu te battre. Tu gagnes souvent, c’est plutôt rassurant. Alors apprends moi » La formulation se perd dans leur atmosphère alors qu’elle se met à rire. Elle sûrement l’air ridicule à lui demander ça. Mais sûrement pas aussi ridicule que lui qui s’effondre au beau milieu de l’établissement, ce qui achève de la déculpabiliser.

La brune laisse retomber sa colonne contre le dossier de sa chaise, décidée à obtenir ce qu’elle veut. Plus que jamais convaincue que ce dont elle a besoin, c’est de savoir utiliser ses pieds et ses poings. Désormais seule pour affronter ce qui la menace. « - En échange je pourrais… Je sais pas. Peut-être… Faire en sorte de gonfler les paris sur tes prochains combats, pour que tu gagnes plus ? » La réciprocité lui parait tout à fait équitable et c’est avec beaucoup d’intensité dans le regard qu’elle finit par lui proposer ce genre de trafic. La pitié se serait presque emparée d’elle bien qu’elle ne se soit jamais appliquée à s’adonner à ce genre de pratiques. Elle s’en sait pourtant capable et tout à fait prête à commencer si elle peut y trouver son compte de l’autre côté de la balance. Un nouveau soupir vient franchir la barrière de ses lèvres alors que déjà dans son esprit, les règles du jeu dangereux qu’elle s’apprête à jouer se bousculent. « - C’est tout ce que je peux faire. Et je crois que c’est déjà bien assez pour un type de ton genre. Ta mise d’aujourd’hui est perdue et je mettrais pas ma place ici en danger pour toi » Ses propos s’évadent, appuyés par un hochement de tête décidé. La rebelle ne renierait sa filiation avec le Bones et la Némésis pour rien au monde. Encore moins pour un inconnu accumulant les maladresses. « - Alors, on a un deal ? » Un rictus amusé vient doucement étirer ses lèvres alors qu’elle réduit de nouveau l’espace entre leurs deux visages. L’un immaculé, l’autre défait. Le contraste la frappe mais elle n’en perd pas son sourire pour autant. Espérant secrètement ne pas essuyer un refus de la part de l’éclopé, elle se voit déjà les phalanges endolories et les articulations douloureuses. Reflet saisissant du ténébreux et pourtant encore invisible à ses yeux.

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    I've been looking all night watching them empty hours. Invisible to these crowds, always double vision. I've been losing my mind listening to broken speech. Stacking up broken seats, it's a lonely picture. And I hear your voice as it echoes 'round my head. Always that same thing that you said. Get out, get out, while you still can.
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the things you own end up owning you - Vittoria

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