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 « Ain't Over You Yet » | ft. Cordelia

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MessageSujet: « Ain't Over You Yet » | ft. Cordelia   Mar 29 Sep - 3:43


« Hold On When You Get Love And Let Go When You Give It »



Cordelia & Loukas
Ain't Over You Yet

Un trou noir se formait en son centre, l’engloutissant de l’intérieur. L’histoire se répétait et il en pouvait l’empêcher. Impuissant face aux lois universelles, Loukas ne pouvait que subir et suivre le courant de ce tourbillon infernal qui le dévorait peu à peu, le rapprochant du néant. Kylian avait l’impression de s’effacer. Douloureusement,  de jour en jour, on lui arrachait une petite partie de lui, à vif. Je suis désolé, je ne peux plus faire ça. Loukas tenait ce petit bout de papier entre ses doigts alors qu’il entendait ses cris à l’écran. La combinaison destructrice lui faisait perdre toute rationalité. Elle l’avait repoussé une nouvelle fois. Elle avait fui la chaleur de son lit, la douceur de ses draps. Elle avait abusé de son hospitalité, de sa générosité, de son affection. Mais à quel prix? Le gouvernement l’avait saisi et ils osaient l’exposer, elle, la femme dont l’absence le faisait souffrir, tel un vulgaire cobaye. L’humanité avait quitté ces hommes de pouvoir qui se permettaient de traiter Ange comme du bétail, de la réduire au statut d’objet désuet, de lui retirer toute dignité, d’ignorer l’empathie, de bafouer toute raison. Ils étaient devenus fous, ses hommes, de croire que la peur fonctionnerait pour contenir la colère. Ils ne faisaient que l’alimenter. Loukas ne savait comment gérer ses émotions. Cette tristesse, cette douleur causée par l’abandon renouvelée de son Ange le maintenait au sol et désormais, alors qu’il se forçait de regarder le sang de son amie couler dans l’arène, la rage prenait rapidement le pas. Contre lui-même, d’abord, bien sûr. Loukas revoyait les derniers événements en boucle en trouvant le moyen de se blâmer, de chercher à mettre le doigt sur cette chose qu’il aurait pu dire ou faire pour la garder auprès de lui, pour la protéger, pour empêcher ce massacre. Puis, il dérivait sa haine contre les responsables de cette monstruosité. Contre ses tyrans qui se prenaient pour des Dieux, qui croyaient tenir la population en laisse, tel des chiens. La prohibition n’était qu’une provocation de trop. Sans le savoir, le gouvernement lui déclarait la guerre et cette bataille ouverte devenait personnelle. En choisissant de s’en prendre à son établissement, à sa principale source de revenu, à ce bar idéal qu’il avait conçu, à sa réserve d’alcool raffinée. Puis, ultimement, en violentant la personne la plus chère à son cœur. « La prohibition, hein. J’ENCULE LA PROHIBITION! J’ENCULE LE GOUVERNEMENT, PUTAIN! SANTÉ À LA CAPITALE! » Loukas mena une bouteille circonscrite qui avait échappé au regard des autorités à ses lèvres pour s’empoisonner davantage. Ignorant quelle autre ressource était à sa disposition pour surmonter son malheur, il se tourna vers sa liqueur de prédilection, comme le ferait tout bon alcoolique pour oublier la douleur.    

Je suis désolé, je ne peux plus faire ça. Il relisait le billet qui lui était destiné, encore et toujours, refusant de mettre fin à cette torture qu’il s’infligeait en se forçant à la regarder souffrir. Le masochiste commençait à s’engourdir avant de déverser une pulsion violente sur cet écran pour enfin mener ce manège à terme. Loukas éclata son verre contre son téléviseur avant de sombrer dans un sanglot incontrôlable, perdant son souffle. Contre toute attente, un visage aux traits les plus doux et les plus désagréables à dessiner à la fois s’imposa à son esprit. Cordelia. Pourquoi pensait-il à elle? Maintenant? Comment son tourbillon d’émotions avait-il fini par converger vers l’irrésistible sorcière, sa plus terrible fatalit?. Cordelia était l’architecte de cette spirale interminable, l’initiatrice de cette montagne russe qui ne connaissait aucun répit. Oui, cette seule et unique femme qu’il avait choisi d’aimer malgré lui l’avait maudit, il en était convaincu, désormais. C’était de sa faute. C’était de sa faute si Ange l’avait quitté. C’était de sa faute si Ange fut torturé. Tout était de sa faute. Fidèle à son égoïste instinct de survie, Cordelia avait réussi l’exploit de se dissiper alors que la situation était devenue trop tendu entre l’État et les civils, mais désormais qu’un certain ordre était de nouveau en place, elle avait refait surface. Loukas n’avait jamais quitté la sorcière du regard, contrairement à ce qu’elle aurait pu croire. Incapable de la faire chavirer dans l’indifférence puis dans l’oubli, elle gardait une place centrale dans sa vie, malgré l’absence de contact entre eux. Cordelia était unique et à ses yeux, irremplaçable. Loukas savait combien il était stupide. Il savait combien il était déraisonnable et illogique de s’accrocher à elle de la sorte, de lui donner en mains les outils pour le manipuler à sa guise, pour alimenter lui-même l’emprise qu’elle possède sur lui, mais il était ainsi.

Déterminé à confronter la Reine de son passé, Loukas se leva subitement, prenant ses clés de voiture en main, choisissant de se mettre en danger pour combler sa pulsion suicidaire. Prenant le volant en état d’ébriété alors que son intoxication à elle-seule pouvait lui coûter la prison, le daybreaker prenait un risque démesuré. Ses réflexes le surprit et il suivit le chemin tracé jusqu’à elle, jusqu’à cette demeure où elle semblait avoir posé son encre. L’obsessif n’avait rien manqué du mode de vie sédentaire inhabituelle de Cordelia et il était agacé de penser qu’un autre homme sut comment la garder près de lui. Un peu jaloux, peut-être? Définitivement. Une fois devant la porte désirée, trouvant tous les défauts possibles au bâtiment afin d’en dénigrer le propriétaire, Loukas cogna brusquement à la porte. « CORDELIA! OUVRE-MOI! TU DOIS LEVER TA MALÉDICTION, MAINTENANT! » Loukas lui fit part de ce scénario imaginaire qu’il s’était créé dans lequel la sorcière était l’unique responsable de son malheur. Remarquant une sonnette, il s’y attaqua à répétition, comme un enfant. Loukas était pénible à regarder. Ses yeux étaient gonflés par les larmes qu’il avait coulées, son équilibre était ce qu’il y avait de plus incertain, sa tenue le classait au seuil de l’itinérance.  Étant aussi bruyant et saoul, Kylian avait une espérance de vie assez limitée. S’il ne trouvait pas un toit sous lequel se nicher dans les prochaines minutes, il attirerait l’oreille des autorités et je ne donnerais pas cher de sa peau.


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MessageSujet: Re: « Ain't Over You Yet » | ft. Cordelia   Lun 5 Oct - 9:26


ain't over you yet

There's been a lot of talk of love, but that don't amount to nothing. you can evoke the stars above, but that doesn't make it something. And the only way to last, and the only way to live it, is to hold on when you get love, and let go when you give it...

Le son des coups assiégés à la porte de l’appartement résonna péniblement dans une oreille sourde qui n’avait que faire des préoccupations extérieures. Depuis que le Gouvernement avait mis sur pied la Prohibition, Cordelia n’avait que faire des extérieurs de l’appartement du Texan pour lequel elle s’était pitoyablement entichée ces derniers mois. Si elle ne pouvait plus oublier ses problèmes, ses déceptions et ses déboires dans l’alcool, Cordelia peinait à trouver une seule raison pour mettre le pied dehors. Connor avait – ou plutôt, était – tout ce dont elle avait besoin en ces temps difficiles, dépourvue de son eau-de-vie et éternel combustible. Elle était certes plus irritée que d’habitude sans un verre de Brandy à la main, mais le mécanicien savait comment remédier à chacun de ses problèmes, même les plus intrinsèques.
Et pourtant, lorsque ces coups semblèrent s’élever tant en intensité que dans leur rythme saccadé et rêche, la succube fût bien contrainte à prêter attention au vacarme qui guettait de l’autre côté de la porte. Probablement que Connor qui avait oublié ses clés comme l’imbécile qu’il était, pensait-elle. L’idée de le laisser pourrir dehors pour lui apprendre une leçon se distilla dans sa tête, mais elle en voyait déjà les dénouements et les mauvais augures. D’autant plus qu’il serait bien capable de lui rendre la pareille. Sur cette réflexion donc, elle se dirigea vers la porte, vêtue d’une unique serviette cernant sa poitrine avec sévérité. Elle avait quitté la douche depuis déjà une heure, mais elle n’avait tout simplement pas eu le courage d’enfiler quoique ce soit – d’autant plus que l’idée lui paraissait forte sotte et superflue dans la mesure où, comme toutes les nuits avec le mécanicien, elle n’aurait pas le luxe de garder ses habits sur elle bien longtemps. Bien qu’en toute justice pour l’ex-flic, ce n’était pas exactement un luxe dont la vipère cherchait à jouir.

Sa curiosité fut piquée à son cime lorsque le vacarme qui, jadis, ne consistait que d’une série de coups assaillis au chêne de la porte d’entrée, se bouleversait en une série de mot, porté d’une voix masculine, essentiellement à priori fort en colère. « Cordelia! Ouvre-moi! Tu dois lever ta malédiction, maintenant! » La sorcière ne pût réellement déchiffrer le moindre mot ou sens aux propos hurlés, supposait-elle, à son égard. Naturellement, l’un de ses sourcils s’arqua au dessus de cette grimace investigatrice. Derechef, la brunette s’empara de la poignée et entreprit d’ouvrir la porte. La lorgnade qu’elle concéda à ce qui se trouvait de l’autre côté de la porte paraissait péniblement négligeable. Elle roula des yeux immédiatement, et referma la porte d’un mouvement presque trop mécanique. Encore un sans-abri, se dit-elle. Elle qui croyait pouvoir les éviter dans un quartier tel que le French Quarter se mettait à priori le doigt dans l’œil. Et soudainement, l’image qui s’était imprimé sur sa rétine semblait finalement trouver sens et raison. Ce visage qu’elle avait maigrement entrevu quelques secondes plus tôt semblait enfin trouver modèle dans le crâne de la succube, une ramification éteinte du passé qu’elle aurait presque cru mort si ce n’avait pas été pour ce moment présent. Virevoltant avec une nonchalance curieuse vu les circonstances, elle ouvrit de nouveau la porte. Un long silence s'éternisa avant que la vipère ne daigne le briser. « Tu ressembles à rien, t’es misérable Kylian. » pesta-t-elle, presque dédaigneuse alors qu’elle contemplait l’étendu de dégâts. Elle ne mentait pas ; il ressemblait strictement à rien.

Et sur le moment, elle hésitait presque à le laisser pourrir là, sur le parquet. Après tout, à ce moment-même, elle n’était pas particulièrement touchée par la vue qui s’offrait à elle. Kylian était ce qu’il était ; un souvenir du passé. Et pourtant, au moment même où Cordelia entreprit clore la porte au nez du semi-mendiant, la succube ne pût s’empêcher de ressentir ce que les autres appelleraient probablement du remord. Ô, elle tentait déjà de mettre son indécision sur le dos du fait que Connor n’allait probablement pas tarder à rentrer du garage et que laisser le beau brun sur le parquet n’était pas la plus brillante des idées, mais la réalité, c’est qu’elle se sentait redevante envers Kylian. Cordelia n’avait jamais été une grande sentimentale, c’était un fait, mais elle détestait également les dettes, et elle préférait les régler là et maintenant puisqu’on lui en offrait la possibilité.
Mais si elle avait su trouvé un semblant de compassion pour y réfléchir à deux fois avant de le laisser pourrir dehors, c’était définitivement tout ce qu’elle avait en elle pour cette nuit. Les yeux tant gonflés que vermeille, Loukas avait l’air d’un cataclysme sur pattes. La démone l’avait toujours trouvé trop sensible – mais elle n’en s’était jamais plainte à l’époque, car ça avait tourné à son avantage plus qu’autre chose lors de ces basses manipulations. « Qui donc est mort cette fois-ci, hmph? » cracha-t-elle, croisant les bras sous ses seins. Elle ne voyait que ça pour l’instant. Une énième personne décédée, et comme toujours, Cordelia était la personne de prédilection à blâmer. La coutume ne l’affectait même plus. Son regard s’intensifia sur le moment, alors qu’elle constatait que la carcasse de son ‘invité’ ne semblait pas bouger plus qu’il ne fallait. « Bah, entre. » ordonna-t-elle donc, ses iris caféinés se roulant dans leur orbite face à cette sottise qui lui sortait par les trous du nez.

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narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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MessageSujet: Re: « Ain't Over You Yet » | ft. Cordelia   Mar 3 Nov - 5:08


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Cordelia & Loukas
Ain't Over You Yet

Se tenant debout grâce au poids qu’il apposait à la porte, Loukas perdit l’équilibre lorsque celle-ci s’ouvrit enfin. Perdant pied, le jeune homme fut également perturbé par l’éructation qui saisit sa gorge. Définitivement, Kylian avait perdu toute sa classe habituelle dans son état d’ivresse. Avant même qu’il ne puisse rebondir sur ses pattes, la porte se referma sous son nez et il constata, avec le désarroi d’un enfant à qui on avait retiré le jouet favori, le rejet dont Cordelia venait de lui faire part. Écrasé au sol, Kylian se redressa péniblement  sans décoller ses fesses du sol, fixant la porte avec espoir. Alors qu’il s’étira du mieux qu’il le put pour cogner à nouveau contre le bois, la porte glissa hors de sa portée en s’ouvrant. Kylian resta donc immobile, le poing en l’air, relevant difficilement la tête pour fixer la sorcière. Pourquoi se retrouvait-il toujours à ses pieds à chaque fois qu’il la croisait à la Nouvelle-Orléans, hein? Un silence plana alors que le dégoût se lisait partout sur le visage de Cordelia. Enfin, elle mit un terme à la mélodie sans note de sa douce et chaleureuse voix. « Tu ressembles à rien, t’es misérable Kylian. » Et pourtant, aussi étrange que cela pouvait paraître, la froideur habituelle des paroles de la sorcière à son égard réchauffa une partie de son être. Le simple fait d’entendre ce timbre si singulier, malgré la dureté de ses paroles, le berçait. Or, Loukas était bien trop enfoui dans les profondeurs de sa liqueur pour souligner son bonheur de revoir la démone de son passé, aussi indifférence et dédaigneuse soit-elle à sa présence. Le daybreaker semblait fournir un effort démesuré alors qu’il se releva enfin. Titubant, il prit le temps de répondre à Cordelia, le souffle court. « Te moque pas…J’ai tout perdu, encore… et c’est ta faute… Ça doit être de ta faute… » Alors que le jeune homme la blâmait, il allait jusqu’à la pointer du doigt, malgré que sa menace, si cela pouvait en être une, manquait complètement de conviction. Il la regardait alors, rouler des yeux intérieurement, complètement désespérée de sa personne. Loukas avait toujours été un jouet un peu trop fragile pour elle, surement. Or, il était un peu plus amusant lorsqu’il ne perdait pas toute dignité. Malheureusement pour elle, dans l’état où il était, elle n’aurait droit qu’à une marre d’émotivité et de désespoir. Oh oui, il était un véritable et authentique boulet pour elle à l’instant. Ce n’était point sa tasse de thé à la malheureuse hypocrite, bien évidemment, mais Loukas ne pouvait être autrement, ses émotions le submergeaient, il était au plus bas.
« Qui donc est mort cette fois-ci, hmph? » Il lui tapait déjà sur les nerfs? Pauvre succube, elle n’en avait pas fini avec lui. Et pourtant, elle avait au moins la tendresse de ‘‘s’inquiéter’’ en le questionnant sur ses malheurs… Ou plutôt, se résignait-elle à savoir ce qui l’amenait ici pour aller droit au but le plus rapidement possible, répondre à son besoin et le chasser de sa vue.  Loukas fit une moue, triste, alors qu’elle lui rappelait le pire. Fronçant des sourcils, il répliqua. « Personne… Mais c’est tout comme et tu dois être en mesure de faire quelque chose…» Loukas la suppliait du regard. Il avait besoin d’elle… Qui aurait cru qu’un jour, ce serait le réflexe de qui que ce soit de venir vers Cordelia Hopkins pour quémander de l’aide? C’était définitivement l’idée la plus illogique que de faire appel à l’altruisme de la pire des égoïstes… La meuf qui porte littéralement le Narcissisme en second prénom, vous savez. Et pourtant, Loukas avait une passe bien particulière à ce propos, car la sorcière lui devait gros. Une dette bien grasse qui avait suffisamment de poids pour affecter sa conscience, apparemment. « Bah, entre. » Elle devait déjà regretter ses paroles, c’était certain, mais il était bien trop tard pour changer d’avis. Kylian ne se fit pas prier pour se réfugier sous le toit qu’elle lui offrait. Pire encore, Loukas n’avait plus la rationalité nécessaire pour faire preuve de tact ou d’un minimum de courtoisie. Sans perdre une seconde de plus, il attaqua le sujet délicat, la raison de sa venue. Au moins, il avait le mérite d’être efficace. « Depuis toi, toutes les filles avec qui je couche finisse par s’enfuir… Pourquoi on m’abandonne, hein, Delia? Tu m’as maudit, c’est ça? » Loukas enchaîna rapidement sur sa théorie qui n’avait ni queue ni tête. Il était avide d’avoir des réponses, avide de savoir ce qu’elle lui avait fait…. À moins qu’il soit la source mère de ses propres problèmes. Frappé soudainement par cette réalité, le bipolaire agrippa Cordelia par les épaules, terrifié. « Ou… Je suis un mauvais coup, c’est ça? Regarde-moi! Dis-le-moi, Delia! Dis-moi pourquoi ça m’arrive, encore!» Le jeune homme la secoua un peu, impatient et obsédé à l’idée qu’elle lui réponde, portant que très peu d’attention à l’unique serviette qui la couvrait. Puis, Kylian la relâcha, passa ses mains à travers ses cheveux, les serrant presque à se les arracher. Le daybreaker devint alors plus agressif dans sa quête de réponse. « Dis-moi…Pourquoi elle ne veut pas de moi, hein?… Et toi…Pourquoi t’as jamais voulu de moi ? Alors que je t’aime… euh que je t’ai aimé  comme un con et que je t’aurais tout donné… » Le lapsus le moins insignifiant du monde venait de lui glisser d’entre les lèvres. Était-ce possible? Après toutes ces années? Après toute cette absence de marque d’affection de sa part? Que lui, soit toujours accroché à elle? Qu’elle garde toujours une place de choix dans son cœur? N’était-ce pas de la pure folie, de penser, de croire, qu’il n’aimerait encore qu’elle et seulement elle, depuis tout ce temps? Qu’au fond, tout était de sa faute, car Ange ne pouvait prendre le cœur d’un homme qui était déjà pris? Était-il pathétique à ce point?


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MessageSujet: Re: « Ain't Over You Yet » | ft. Cordelia   Dim 8 Nov - 10:19


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There's been a lot of talk of love, but that don't amount to nothing. you can evoke the stars above, but that doesn't make it something. And the only way to last, and the only way to live it, is to hold on when you get love, and let go when you give it...

« Te moque pas…J’ai tout perdu, encore… et c’est ta faute… Ça doit être de ta faute… » La remarque lui soutira une grimace éreintée, accompagnée d’un roulement de yeux. Tout était toujours de sa faute – la reproche ne lui était plus qu’un amer couplet sans rimes et mélodie, dépourvu tant de sens que de valeur. Lorsqu’on vous répète sans cesse la même bêtise, vous apprenez à bloquer les stimuli extérieurs vains et à tracer votre chemin plus loin. C’était donc avec un soupir, qui peinait à trouver la robustesse et la puissance de se faire entendre dans cette ambiance où le beau brun semblait accaparer toute l’attention, qu'elle décidait d'agréer avec les propos de l'ivrogne. « Si tu le dis. » siffla la sorcière, contrariée davantage par l’énorme effort que cette soirée allait solliciter aux premiers abords, plutôt qu'autre chose. À vrai dire, la vipère ne savait pas si elle avait la patience, ni l’indulgence, de ménager Loukas et ses sentiments qui semblaient imbriqués dans des cognitions et biais qui échappaient à la jolie brunette. « Qui donc est mort cette fois-ci, hmph? » cracha la sans-cœur, croisant les bras justement où était censé se trouver ce cœur qui n’existait pas, ou du moins, n’était pas constitué comme les autres. Sa remarque paru ramener quelques fantômes du passé au temps présent dans la mémoire du daybreaker, mais il chassa rapidement cette moue piteuse pour répliquer. « Personne… Mais c’est tout comme et tu dois être en mesure de faire quelque chose…» Elle pouffa. Il la prenait pour qui exactement? Cette ivresse le privait à priori de toute raison. « Kylian, je suis une sorcière, pas Dieu. » Péniblement, elle roula des yeux, et murmura quelque chose entre ses dents. « À mon plus grand désarroi. » Pas étonnant, diront certains.

Ses iris caféinés fixèrent le spécimen à ses pieds, avant de lui accorder les mots qu’il attendait probablement depuis déjà bien longtemps. « Bah, entre. » Le regretterait-elle? D’avoir montré une telle affabilité, d’avoir fléchi à la force d’une conscience qu’elle n’avait imaginée aussi pesante auparavant? Elle ne savait pas encore, mais la vision du beau brun qui filait se réfugier sous son toit comme un pauvre enfant ne lui laissait rien présager de bon. Il était trop tumultueux, trop instable, trop troublé, pour que quoique ce soit de bon ne se dégage de cette situation incongrue. La preuve, il attaqua le sujet de toute cette agitation avec une efficacité et témérité qui la déroutèrent presque. « Depuis toi, toutes les filles avec qui je couche finisse par s’enfuir… Pourquoi on m’abandonne, hein, Delia? Tu m’as maudit, c’est ça? » Maudit? La seule malédiction qu’elle et nombreux autres magiciens connaissaient était le rituel pour transformer un homme en créature. Le reste n’était que fantaisies et fausses rumeurs. Ne la méprenez pas, la démone avait déjà envisagé maudire Loukas de cette dite malédiction ; mais elle avait compris, à l’époque, que ce n’était pas nécessaire, parce que le Canadien aurait tout fait pour elle sans qu’elle ait à lui forcer la main d’une quelconque façon. Elle était presque heureuse de ne pas l’avoir transformé ; son obsession pour la brunette aurait probablement été décuplée si ça eût été le cas. Rapidement, il l’agrippa par les épaules, la secouant alors qu’il fracturait l’air d’un vacarme pénible. « Ou… Je suis un mauvais coup, c’est ça? Regarde-moi! Dis-le-moi, Delia! Dis-moi pourquoi ça m’arrive, encore! » Il était difficile de le regarder dans les yeux alors qu’il lui bafouait les plus grandes bêtises qu’elle avait entendues depuis son retour dans ce monde. Il la lâcha rapidement – bien heureusement pour lui, car elle s’en serait occupée elle-même dans d’autres circonstances, et les suites n’auraient pas été les mêmes. À deux doigts de s’arracher les cheveux, il proféra de nouveaux gémissements imbriqués d’un lapsus plus que révélateur, pourrait-on dire. « Dis-moi…Pourquoi elle ne veut pas de moi, hein?… Et toi…Pourquoi t’as jamais voulu de moi ? Alors que je t’aime… euh que je t’ai aimé  comme un con et que je t’aurais tout donné… » Elle devait quand même admirer comment elle avait réussi à manipuler celui-là à un tel point qu’il l’aimait encore quelques années plus tard. Si seulement le reste pouvait être aussi réceptif à ses charmes, cela l'aurait sauvé de bien des emmerdes, pensait-elle.

Ses yeux se perdirent de nouveau dans une circonvolution présomptueuse, alors qu’elle témoignait de son éreintement apparent. Le soupir aux lippes, elle replaça la serviette autour de sa poitrine pour s’assurer qu’elle ne tombe pas à ses pieds. Davantage par réflexe que par principe, vraiment – ce n’était, après tout, rien que Loukas n’avait pas déjà contemplé dans le passé. Cependant, en contraste avec sa nonchalance et mollesse dont elle avait fait preuve jusqu’à présent, la vipère assaillit d’une gifle le visage du daybreaker, sur lequel naissait une barbe saturée, et ce pour - elle l’espérait - le ramener à la réalité. « Arrête d’être pathétique un peu, Kylian, tu me donnes mal à la tête à te geindre et t’emporter constamment. » Elle souffla un peu, savourant le petit silence qu’elle s’était accordée avec la légère violence qu’elle s’était permise. Mais elle savait qu’elle allait devoir renchérir si elle ne voulait pas que le Canadien ne reparte au quart de tour. « Ça ne t’ait jamais passé par la tête que, peut-être, toutes les filles avec qui tu couches finissent par s’enfuir à cause de…ça? » s’exprimait-elle alors qu’elle semblait pointer du doigt la dernière crise du mangeur de rêve. Quant à ses prouesses au lit, elle trouvait le sujet même terriblement puéril. Comment pouvait-il penser que c’était le cas? Cordelia ne voyait que l’alcool à blâmer ; et elle se disait que c’était bien elle qu’on devrait griser, pas le jeune ténébreux. La succube demeurait, en revanche, curieuse sur une chose – ou plutôt, une personne – qu’il avait mentionné. « Ressassis-toi, tu fais pitié à être une victime du passé de la sorte... Et puis, si tu tiens absolument à lécher de vieilles plaies, je vais être honnête avec toi. Ce que tu avais à offrir à l'époque n’était tout simplement pas suffisant pour moi. » Concéda-t-elle en se doutant bien que ça le briserait probablement davantage - sans que ça ne semble particulièrement la remuer. Paradoxalement, et elle s’étonna à vouloir le ménager de la sorte, elle renchérit de nouveau, cette fois-ci, peut-être un peu plus conciliante : « Si ça peut te remonter le moral, je suppose qu’on peut dire que je suis plus difficile que les autres. » Et par difficile, elle entendait surtout qu’elle avait un cœur de pierre et un égoïsme handicapant. Un cœur de pierre qui, de façon contradictoire, battait malgré tout beaucoup trop fort à l’égard d’un Texan, au plus grand désarroi de la succube. Une confession qu’elle se garderait d’avouer autant au Texan qu’au Canadien devant elle.

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MessageSujet: Re: « Ain't Over You Yet » | ft. Cordelia   Ven 13 Nov - 2:47


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Cordelia & Loukas
Ain't Over You Yet

« Kylian, je suis une sorcière, pas Dieu.» Malgré que sa beauté se comparait à celle d’une divinité, Cordelia avait bien raison sur ce point, sa place n’était point au paradis. À l’inverse, Hopkins était très comparable à cet ange à cornes qui gouvernait désormais son propre sombre royaume. Elle était ce genre de fléau dont on arrivait jamais à se débarrasser, qui laissait sa marque, profondément, partout où elle allait. Qui passait brièvement, fauchait les hommes et pouvait parfois se plaire à voler leur cœur au passage. Elle était le corsaire de l’océan des hommes. Loukas en était le meilleur exemple, obsédé par chaque parcelle de sa personne. Connor n’évitait pas à la malédiction, malgré son attitude de macho. Hopkins était unique. Ce cher Dieu, s’il existe, ne réussira jamais à en faire une réplique aussi...bien travaillée. Elle était ce genre d’œuvre, ce genre de recette qui, induite d’une erreur, avait réussi à produire un résultat encore plus idéal, mais impossible à reproduire. Son niveau d’apathie devait battre des records, malgré que Loukas choisissait avec soins, les pires méthodes pour faire vibrer en elle, ne serait-ce qu’une petite note d’altruisme ou de bienveillance. Sa façon de pleurnicher sur son sort et de maudire le monde entier pour son malheur pourrait même donner envie au psychologue le plus patient de rouler des yeux. Il dramatisait tout, encore et toujours.

La douleur compressait son crâne. Kylian avait l’impression de s’être intoxiqué d’une épaisse fumée, comme s’il s’était endormi, perché au sommet d’une cheminée pour en inspirer profondément les vapeurs nocives. L’oxygène atteignait difficilement ses neurones engourdis. Ses repères physiques se perdaient dans la brume. Et pourtant, il arrivait à tituber au bon endroit, à entrer dans l’appartement de Connor sans trébucher ou s’effondrer. Loukas suivait, sans aucune difficulté, la voix lasse et découragée de sa sorcière bien-aimée. Et pourtant, alors qu’elle n’avait définitivement ni l’envie, ni le cœur de faire face aux divagations du daybreaker, Cordelia semblait encore moins enthousiasme à l’idée de s’obstiner avec lui. Elle céda à sa requête,  fatiguée d’essayer de le chasser, surement. Ou lui faisait-elle un peu pitié? De l’empathie? Non, ça c’était surement trop ambitieux, mais Cordelia pouvait bien le surprendre, sait-on jamais. Malgré tous ses défauts, Kilverstone était un homme qui cherchait fondamentalement et sous toutes circonstances, à faire le bien et sa loyauté ne connaissait aucune limite, ça, elle en savait long sur le sujet.

Sans réfléchir davantage, Loukas attaqua le sujet qui motivait sa visite. Enchaînant phrase sur phrase, sa panique s’accentuait au fil de son discours. Il en vint même à secouer Cordelia, impatient d’entendre ses paroles, sa voix de la vérité. Relâcha toute prise sur elle, Loukas atteint l’apogée de son angoisse alors qu’il se pointa du doigt, se nommant enfin maître de sa propre fatalité. C’était toujours comme ça avec lui. C’était d’abord la faute des autres et finalement, ultimement, la sienne. Or, c’était toujours sans issu avec Kylian. Kylian était une victime. Il ne faisait que subir. Il était impuissant. Esclave de son propre démon. Pauvre petit Kylian. Une véracité plus ou moins absolue s’échappa ainsi de ses lèvres alors qu’il s’arrachait presque les cheveux. Il nomma, sans honte, un sujet dont l’homme ne se lassera jamais de parler. L’amour. Or, si c’était cela, aimer, s’accrocher à une femme qui nous méprise et nous rejette. Si c’était cela, l’amour, aimer à s’en rendre fou, à s’en rendre malade. Si c’était vraiment ça, aimer, tourner le moindre papillon, la moindre étincelle en hantise malsaine, déchirante. Si c’était vraiment ça, ce sentiment si puissant qui commence par un grand A, on n’en parlerait surement pas autant. Pour Kylian, Cordelia était la seule femme qu’il n’avait jamais aimée, mais cette femme qu’il avait implantée en elle n’était assurément qu’une hallucination, qu’un fruit de son imagination. Elle n’était pas réelle. Et ce sentiment, si fort et si présent en lui. Ce grappin qu’elle avait sur coeur, si lourd à porter. Ce pouvoir absolu, lui permettant toute manipulation. Cette cage n’était qu’une horrible dépendance obsessive qui se camouflait derrière de si jolis mots, mais Loukas était bien trop aveugle pour voir les choses ainsi, malheureusement pour lui. Kylian était un masochiste qui ne voulait jamais être réveillé de son cauchemar, qui continuait de fixer l’horreur alors que rien ne l’empêchait de tourner la tête.

Inspirant et expirant profondément, Cordelia préparait sa réplique. La belle replaça sa serviette. Dans un silence, le jeune homme observa chacun de ses gestes, apportant une attention particulière aux formes qu’il percevait malgré la serviette. La taille de guêpe de Cordelia, modelée par ces corsets maintes fois portés quelques siècles passés, ne cessait de le faire rêvasser. Bordel, Kylian. C’était le moment, encore, de penser à ça. Avec elle, en plus. Or, la sorcière utilisa une méthode particulièrement efficace pour le ressaisir, la violence.  Cette gifle qu’elle lui étampa au visage le saisit, mais pas aussi durement que les mots qui suivirent. « Arrête d’être pathétique un peu, Kylian, tu me donnes mal à la tête à te geindre et t’emporter constamment. » La tête toujours légèrement tournée, affecté par l’impact, Loukas gardait la bouche entrouverte, sans parler, dans un silence. Choqué par son geste, il absorbait lentement ses paroles avec une certaine réticence. Non d’un potimarron, elle avait raison. Il était ridicule à s’apitoyer sur son sort de la sorte. « Ça ne t’ait jamais passé par la tête que, peut-être, toutes les filles avec qui tu couches finissent par s’enfuir à cause de…ça? » Ça? Quoi ça? Ces scènes excessives d’insécure compulsif? Ça, ça? Interpellé, Loukas ferma la bouche pour tourner son regard sur elle. « Je… » « Ressassais-toi, tu fais pitié à être une victime du passé de la sorte... Et puis, si tu tiens absolument à lécher de vieilles plaies, je vais être honnête avec toi. Ce que tu avais à offrir à l'époque n’était tout simplement pas suffisant pour moi. » Loukas fronça des sourcils. Il n’était jamais suffisant, alors? Avait-il seulement ce qu’il fallait pour en combler une autre? N’importe laquelle. Avant de se rabaisser à nouveau, Cordelia renchérit, plus douce, selon ses critères. « Si ça peut te remonter le moral, je suppose qu’on peut dire que je suis plus difficile que les autres. »

Suite à cette confidence, si on pouvait la qualifier ainsi, le daybreaker pouffa dans un rire ironique et amer.  « T’as raison, c’est pas très séduisant les pleurnichards… Ya que les brutes insensibles qui n’auront jamais à se plaindre, n’est-ce pas? » Faisait-il référence à quelqu’un par hasard? Mais non, jamais il oserait faire une chose pareille. Loukas soupira à son tour, profondément, puis passa ses mains sur ses lèvres avant de prendre une posture plus droite. « Alors dis-moi… Qu’est-ce qui est suffisant, Delia? Parce que tu sembles bien nicher ici depuis un moment et ce n’est pas dans tes habitudes d’être immobile…  Qu’est-ce qu’il a de plus que les autres celui-là? » Malgré sa posture plus soutenue, Loukas avait toujours le culot d’un ivrogne et il ne dégrisait pas. Il confrontait Cordelia à nouveau, il cherchait des réponses, il ne voulait pas qu’elle ne prenne de détour. Mais mieux encore, Kylian se permettait même de glisser une touche, facilement perceptible de jalousie dans ses propos. Il enviait le Texan, c’était évident. « Car t’es pas plus difficile que les autres, c’est toujours la même chose. Elle a beau se faire torturer dans le colisée, humiliée aux yeux de tous et elle ne vient même pas vers moi… Je suis tout aussi insuffisant, encore une fois.  » Sans la nommer, Loukas venait surement de lui donner le nom qui pouvait satisfaire la curiosité de la belle brune. Ange était l’unique personne pouvant répondre à cette description et le gouvernement avait bien pris soin de mettre ses images sous les yeux de tous, la sorcière n’y avait surement pas fait exception.  Loukas baissa les yeux, perdant contact avec l’instant présent alors qu’il se repassait les images en tête. Ses yeux devinrent humides alors que le daybreaker se torturait en imaginant la douleur de son Ange. Il sortit de son état lunatique de lui-même, vivement, secouant la tête, évitant à ses larmes de couler. Loukas serra des dents, légèrement frustré.  « J’ai juste besoin de me sentir important pour quelqu’un…» Il fit deux pas vers elle. Deux pas dangereux. Deux pas de trop, forçant une proximité exagérée où Loukas tenait à capturer chaque subtilité dans le regard de Cordelia.  « Qu’est-ce que je suis pour toi, hum? J’ai toujours été qu’un pion, jamais rien de plus? »


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MessageSujet: Re: « Ain't Over You Yet » | ft. Cordelia   Mar 17 Nov - 1:49


ain't over you yet

There's been a lot of talk of love, but that don't amount to nothing. you can evoke the stars above, but that doesn't make it something. And the only way to last, and the only way to live it, is to hold on when you get love, and let go when you give it...

Un rire, pouffé, assassiné par l’orgueil du jeune homme sans aucun doute, aplati par les lippes bourrues de daybreaker, se déploya de sa trachée et transfusa dans l’air l’arome d’une amertume pesante, lourde, qui accablait les sens de la sorcière alors qu’elle scrutait la silhouette devant elle d’un œil inquisiteur. « T’as raison, c’est pas très séduisant les pleurnichards… Ya que les brutes insensibles qui n’auront jamais à se plaindre, n’est-ce pas? » Un sourcil s’éleva sur son faciès perplexe, elle dont le masque ne semblait pas particulièrement théâtral malgré les circonstances. Sa nonchalance, voire même, son détachement austère, contrastait particulièrement sévèrement avec le portrait de Loukas qui se laissait assujettir par chacune de ses émotions, sans la moindre intention de dissimuler quoique ce soit. Et Cordelia ne pouvait s’empêcher de constater à quel point ils étaient si fondamentalement différents, lui et elle. Émotif, excessif, impulsif, encore plus sous l’effet grisant des nombreux verres qu’il avait consommé, le brun ténébreux dépeignait une tangente importante entre lui et la sorcière. Et, naturellement, la succube ne pouvait s’empêcher de se rappeler, à l’opposé, à quel point elle était nettement plus semblable à Connor. Était-ce donc tout simplement ça? Les opposés ne s’attirent pas, les semblables s’assemblent? C’était un peu trop grossier, trop rudimentaire – même pour la vipère. Causant du Texan, la jolie brunette avait une drôle impression qu’il était la brute insensible dont il était question dans le discours du mangeur de rêves. La perplexité de la sorcière prenait essentiellement réalité dans l’idée que Loukas semblait, par un biais ou un autre et qui échappait à la démone, connaître Connor. De quelle façon, exactement?

Un soupir taillada l’atmosphère, arrachant au silence sa grâce, écorchant l’ambiance déjà suffisamment accablante en soi. Les mains du beau brun trouvèrent refuge contre son gosier, et la vipère guettait toujours à l’affut alors qu’il paraissait retrouver le semblant d’un équilibre. « Alors dis-moi… Qu’est-ce qui est suffisant, Delia? Parce que tu sembles bien nicher ici depuis un moment et ce n’est pas dans tes habitudes d’être immobile…  Qu’est-ce qu’il a de plus que les autres celui-là? » Elle leva les yeux au ciel, admirant la bêtise et la puérilité avec lesquelles Loukas valsait ivre. Était-ce donc ce dont il était question ici? Une simple question de jalousie? Le Canadien s’était-il tant renseigné sur elle et le blondinet de service qu’il en était arrivé à une telle conclusion, trop vraie au goût de la sorcière? Il n’était pas question, au moins aux yeux de la démone, de laisser Kylian gagner du terrain avec ce pathétisme. « Ce qu’il a de plus que les autres…ou ce qu’il a de plus que toi? » C’était presque cruel, mais elle l’avait toujours été après tout. Une arabesque sournoise se traça sur son menton alors qu’elle observait le poids de ses mots peser sur le pauvre homme. Quant à la réponse à sa question, elle ne comptait pas lui accorder les réponses qu’il estimait tant. « Ne me dis pas que c’est ce que tu fais de ton temps libre, Kylian. M’espionner? Me suivre? Te renseigner sur le mec que je baise à mes heures perdues? » Son visage se tordit en une grimace investigatrice, mi-perplexe mi-désabusée. Un gloussement convola l’air, cette fois-ci, c’était l’un des siens. « Tu es encore plus pathétique que je ne l’imaginais. » Une main fine vint épouser son front, quelques doigts furtifs caressant sa tempe, tentant en vain de l’épargner d’une terrible migraine. « Après tout ce temps à m’observer, tu devrais savoir mieux que quiconque à présent que je suis plus vindicative, capricieuse et exigeante que jamais, alors pourquoi tu te tues à te poser les mêmes questions? » À vrai dire ce n’était qu’un moyen furtif de changer de sujet, de ne pas avoir à répondre à la lourde question de ce que Loukas manquait que Connor avait. La vérité, c’était ‘tout’, mais elle se surprenait elle-même à vouloir le ménager d’une telle réalité. Un paradoxe qui lui échappait, décidemment.

« Car t’es pas plus difficile que les autres, c’est toujours la même chose. Elle a beau se faire torturer dans le colisée, humiliée aux yeux de tous et elle ne vient même pas vers moi… Je suis tout aussi insuffisant, encore une fois.  » Le changement de sujet la dérouta tendrement, délogeant sur sa figure une grimace perplexe et confuse, alors qu’elle secouait subtilement le menton aux sonorités des crétinismes qui sourdaient du gosier du Canadien. Qui était-elle? De qui était-il question ici, exactement? Cordelia peinait à comprendre les rouages des histoires que lui bafouait à la figure le beau brun, mais elle comprenait le fond, du moins, c’était bien ce dont elle tentait de se convaincre alors qu’elle entamait la première question d’une longue interrogation. « Elle? L’heureuse élue, je présume? » Heureuse, va savoir. Avec une véritable épave comme Loukas en sigisbée, et une torture et une humiliation sous les regards curieux et invasifs d’une population sans vergogne, pouvait-on vraiment dire que cette dite élue était réellement heureuse? Que des détails, supposait la succube. « Et elle a un nom? » Elle se surprit elle-même à en avoir quelque chose à foutre. Comme quoi, la gamine jetait peut-être capricieusement ses jouets lorsqu’elle n’en voulait pas, mais elle n’était pas particulièrement chaude à l'idée qu’une autre les récupère du sol. Pas si surprenant, en réalité, Cordelia avait toujours sordidement égoïste et possessive, avant même Darkness Falls.

Accessoirement, de l’autre côté de la pièce, Kylian percevait son regard s’embrouillé de perles salées qui soutirèrent le quatre-vingt-quatrième roulement de yeux de la sorcière depuis que le beau brun avait posé un pas chez Connor, chez elle. La brunette était définitivement rassurée de le voir s’opposer à une telle déclaration de vulnérabilité et elle était toute aussi soulagée de le voir serrer des dents, de reprendre du poil de la bête, de lui montrer une animosité face à laquelle Cordelia ne pouvait railler. C’était bien entendu avant que les prochains mots du Canadien ne traverse la barrière de ses lèvres une fois de plus. « J’ai juste besoin de me sentir important pour quelqu’un…» Le soupir las et bruyant qui fracassa le silence résonna pendant de longues et pénibles secondes, un acte conscient de la part de la démone qui comptait bien faire comprendre son épuisement. « Fais comme tout le monde, Loukas, adopte un chiot. » siffla-t-elle dans cette même indifférence et lassitude qu’elle faisait toujours preuve. En soi, c’était très égoïste de la part de Cordelia qui prenait définitivement un certain réconfort dans la réalité d’avoir sa part d’importance dans la vie de son Texan favori, mais à l’opposé du beau brun, la sorcière, elle, savait dissimuler ce genre de faiblesses.

Pourtant, si elle s’était montrée considérablement nonchalante quelques secondes plus tôt, les gestes qui suivirent délogèrent la froideur de son masque pour laisser place à une certaine stupéfaction. Une proximité qu’ils n’avaient pas partagé depuis des années s’installèrent entre eux, et si Cordelia n’était pas particulièrement mal-à-l’aise, elle était tout de même étonnée qu’il ait osé le pas. « Qu’est-ce que je suis pour toi, hum? J’ai toujours été qu’un pion, jamais rien de plus? » Sans surprise, ces iris caféinés roulèrent dans leur orbite une fois de plus, et la succube avait cette drôle impression que ça ne serait pas le dernière fois qu’ils auront à subir cette torture. De son côté, elle, elle endurait tant bien que mal celle que lui pourvoyait Loukas avec ces interrogations puériles. ‘Je ne sais pas ce que tu veux que je te dise’ lui avait passé par la tête, mais ça aurait été un mensonge assez pathétique, même pour elle. La sorcière savait exactement ce qu’il voulait entendre, elle n’était tout simplement pas prête à le lui accorder, pour bien des raisons. Elle haussait les épaules, nonchalante. « Comme tous les autres. » Elle marqua une pause. Pourquoi à chaque fois qu’elle lui disait froidement ce qu’elle avait en tête, elle devait forcément renchérir plus délicatement? Ressassant la toute première fois où leurs regards s’étaient croisés, la démone fixait son interlocuteur droit dans les yeux. « J’étais dans une situation pour le moins douteuse et dans un état particulièrement critique. De ton côté, tu étais sur mon chemin. J’y ai vu une opportunité, et je l’ai exploité. Ça aurait pu être toi, comme ça aurait pu être un autre. » On lui ôta un soupir de ses lippes grenat, alors qu’elle concluait sur une énième délicatesse. « Est-ce que je te suis reconnaissante? » Elle avait du mal à l’avouer, comme elle l’aurait du mal à l’avouer à n’importe qui d’autre. « Oui... Mais c’est tout, Kylian. » Et peu pouvait se vanter d’avoir fait face à une Cordelia aussi sincère. En quelque sorte, la vipère regrettait déjà de l’avoir été. Elle se demandait même si l'on pouvait réellement considérer son aveu comme une délicatesse. Mais la vérité fait mal, disait-on, après tout.

_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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MessageSujet: Re: « Ain't Over You Yet » | ft. Cordelia   Ven 8 Jan - 23:48


« Hold On When You Get Love And Let Go When You Give It »



Cordelia & Loukas
Ain't Over You Yet

 « Ce qu’il a de plus que les autres…ou ce qu’il a de plus que toi? » Cordelia avait un talent indiscutable pour revirer les situations à sa guise. Percevoir la jalousie évidente du brun était chose simple, mais maîtriser l’art d’éviter sa question tout en enfonçant le couteau plus profondément dans la plaie de Loukas, c’était tout à son honneur. Loukas encaissa le coup dans un silence, perdant soudainement l’envie de répliquer. Cordelia avait raison, c’était bel et bien cette comparaison qui l’intéressait, la différence entre le Canadien et le Texan. Car Kylian avait eu tout à son avantage, il avait tombé sur elle dans un état de vulnérabilité où la situation était des plus propices à créer un lien réel et intime. Comment avait-il fait pour manquer sa chance de la garder près de lui? Alors que Connor, ne semblait à peine faire d’effort pour y arriver… N’était-ce pas injuste? Non. Alors qu’avait-il, celui-là? Qu’avait-il que le daybreaker n’avait pas? « Ne me dis pas que c’est ce que tu fais de ton temps libre, Kylian. M’espionner? Me suivre? Te renseigner sur le mec que je baise à mes heures perdues? » Elle changea alors le sujet, ramenant ses propos sur l’individu malheureux qu’elle avait sous les yeux, frappant là où elle savait pouvoir le désarmer. La jalousie de Loukas commençait déjà à s’écarter, alors qu’il tenait à se défendre cette fois, malgré qu’il ne lui restait que ses mains nus. « Tu me crois suffisamment désespéré pour faire une telle chose? » Loukas tentait de reprendre un certain pouvoir, parlant avec une certaine teinte de sarcasme. Malheureusement, il ne bernait personne, même pas lui-même. Le regard de Cordelia, cette façon si unique qu’elle avait de le dévisager disait tout. Quelques secondes plus tard, il se mordit la lèvre avant de soupirer et de passer directement aux aveux. « D’accord. Oui. Ça m’est arrivé. J’étais curieux, j’avais pas de nouvelles… Tu me manquais… » Dit-il alors en détournant le regard, terriblement honteux. Il réalisait à quel point il était pathétique en laissant sortir de tels mots de sa bouche. Elle gloussa avant de mettre ses pensées en mots. « Tu es encore plus pathétique que je ne l’imaginais. » Kylian ferma les yeux un instant, serrant des dents. Il avait envie de se faire du mal. Il avait envie de se violenter. Il avait envie de se punir. Merde. Comment avait-il fait pour se retrouver si bas? Comment avait-il fait pour perdre toute dignité? Tout orgueil? À ce point? Elle le rendait fou. « Après tout ce temps à m’observer, tu devrais savoir mieux que quiconque à présent que je suis plus vindicative, capricieuse et exigeante que jamais, alors pourquoi tu te tues à te poser les mêmes questions? » Elle avait raison. Encore une fois. Pourquoi devait-il absolument savoir ce qui clochait chez lui? Pourquoi ne pouvait-il pas simplement accepter son rejet comme un grand garçon et continuer sa vie? Pourquoi se tuait-il à vouloir plaire à une femme qui ne serait jamais satisfaite, du moins, jamais par lui? Pourquoi aimait-il tant s’amoindrir? Son entendement faisait définitivement défaut. Kylian ne connaissait pas sa valeur, il s'estimait toujours à travers les yeux des autres. Et le regard de Cordelia ne nécessitait pas une analyse très poussée pour y lire son mépris.

Rapidement, Kylian ramena son attention sur sa blessure initiale, la raison de sa visite. Ange. Son désarroi ne se contenait plus de son incapacité à convenir à la sorcière, le jeune homme se croyait insuffisant pour toutes femmes confondues. Ange était la seconde preuve à l’appui et c’était suffisant pour le daybreaker de s’écraser complètement.  Cordelia semblait légèrement confuse, peut-être même surpris par la capacité de Kylian de passer du coq à l’âne. Elle pouvait remercier le flacon pour ça. « Elle? L’heureuse élue, je présume? Et elle a un nom?» Loukas fut surpris de l’intérêt que Cordelia lui souleva sur la nature de sa dulcinée. Sobre, il aurait peut-être été suffisamment à l’affût pour déduire la possessivité enfantine dans sa curiosité, mais ce ne fut guère le cas. Loukas prenait naïvement son questionnement comme une affection sincère, de la même façon que l’on s’intéresse à comprendre l’univers d’une personne à laquelle on tient. « Ange… L’ancienne figure publique du…» Loukas ne termina pas sa phrase, mais la fin de son discours devrait certainement venir à l’esprit de la sorcière. Loukas devint alors plus sombre, replongeant dans l’horrible vision des douleurs de sa douce. Frôlant les larmes avant de se secouer, malgré la frustration et la haine, il restait l’incorrigible victime émotive qu’il était depuis son entrée ici. La patience de Cordelia semblait avoir atteint une nouvelle limite alors que son découragement sonna lourdement aux oreilles du brun dans un soupir sans retenu. « Fais comme tout le monde, Loukas, adopte un chiot.» La brutalité de Cordelia le fit sourire, presque rire. Elle lui rappelait encore une fois à quel point il était sans espoir et ridicule, mais il était devenu si bas, qu’il ne pouvait que le prendre avec humour. Malheureusement pour elle, Loukas ne baissa étrangement pas les bras à aller chercher un certain réconfort, une certaine réaction chez elle. Son ton perdit un peu de sa fragilité, alors qu’il était simplement las et sérieux. Sa voix était profonde, ses pas étaient assumés. Kylian s’approcha de Cordelia pour la questionner d’un air froid et absent de pathétisme. Loukas voulait une réponse honnête et c’est ce qu’il obtint.

« Comme tous les autres.» Elle hocha des épaules et Kylian ne perdit pas une seule étincelle d’intensité dans son regard. Il ne pouvait la croire, ce ne pouvait pas être que ça. Son nouvel élan de conviction l’empêchait de s’écraser, Loukas resta statique, confortable dans cette nouvelle proximité avec elle. Alors que Cordelia soutint un silence, Kylian posa son regard sur ses lèvres, les dévorant des yeux sans aucune subtilité avant de recroiser le noisette des iris de la belle. « J’étais dans une situation pour le moins douteuse et dans un état particulièrement critique. De ton côté, tu étais sur mon chemin. J’y ai vu une opportunité, et je l’ai exploité. Ça aurait pu être toi, comme ça aurait pu être un autre. » Elle soupira. Loukas la fixa. Il se lécha la lèvre inférieure brièvement avant de sceller sa bouche. Un tic qu’il avait tendance à faire soit parce qu’il était nerveux, soit parce qu’il était confiant… Or, à tout coup, le doute et l’affirmation se confrontait en son esprit lorsqu’il désirait une femme. Et présentement, Loukas érotisait l’indifférence dont la sorcière lui faisait part. « Est-ce que je te suis reconnaissante?» Le jeune homme arcqua un sourcil, alors qu’il sentait bien à quel point Cordelia s’arrachait des paroles de la bouche en partie à contre-cœur. « Oui... Mais c’est tout, Kylian.» L’estomac du daybreaker se serra, il était presque douloureux de recevoir des mots tendres de la partie de Cordelia, car c’était bien ce dont elle lui faisait honneur présentement. Loukas le savait. Pour elle, l’égoïste, l’opportuniste, avouer une simple reconnaissance, c’était une véritable faveur, un événement altruiste des plus rares. Loukas n’oubliait pas l’essentiel, il n’avait jamais rien été de plus pour elle qu’un jouet. Mais, mais, mais, elle était reconnaissante de tout ce qu’il avait pu faire pour elle. Et étrangement, pour le daybreaker, c’était ce qu’il avait besoin d’entendre. Non. Elle ne l’avait jamais aimé, mais oui, il avait eu son importance et elle ne l’avait pas oublié. « Tu peux me montrer… Une dernière fois… Cette reconnaissance…» Loukas s’approcha pour épouser ses courbes sur son corps. Doucement, il chercha à mêler ses lèvres à la volupté des siennes, ses lèvres brûlantes d’envie pour la sorcière. Avant de se rappeler son insignifiance, Kylian voulait revivre son contact, son emprise, une dernière fois. Avant de commencer à l’oublier, avant de se battre pour celle qui l’estimait vraiment, il voulait goûter à cette femme insolente encore une fois, réaliser qu’elle n’était pas aussi idéale qu’il se l’imaginait. Kylian voulait la désirer, juste une fois, ardemment, avant d’en étouffer les flammes.


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