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 There is no time to be lost [Pv Eamon]

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MessageSujet: There is no time to be lost [Pv Eamon]   Mer 30 Sep - 18:25

Violet était rentrée de l'hôpital avec la tête pleine. Trop de patients. Les combats avaient souvent blessé, forçant certaines personnes à demander son aide. La jeune femme ne s'en plaignait pas, elle aimait son métier, elle aimait aider les gens et forcément, elle avait besoin d'argent pour vivre. Sa maison était localisée à l'arrière de Bourbon Street. Au contraire de ce que l'on pourrait croire, le bruit n'était pas affreux, il semblait être particulièrement atténué par la première rangée de maison et d'appartement. Ce soir-là, la demoiselle en était vraiment reconnaissante. Tout ce qu'elle espérait s'était pouvoir réussir à se laver et à se glisser sous ses couvertures avec un bon livre. Rien de complexe, rien d'artificiel, juste de quoi se détendre et soulager son esprit bien occupé. Souvent la demoiselle avait besoin d'un véritable break pour ne pas se laisser submergée par ses émotions. Le fait d'être aussi empathique avec ses patients, d'en être aussi proche pouvait parfois devenir assez difficile. Certains étaient simplement terriblement mal quant à leur situation, et même malgré son aide, leur vie ne semblait que s'alourdir de jours en jours. Ces patients n'étaient heureusement pas la majorité de ceux qu'elle avait. Mais, ils restaient tout de même présent. C'était son métier, elle le savait, elle avait simplement parfois du mal à faire avec. Elle posa son sac sur une chaise, enleva son manteau et se versa un verre d'eau qu'elle avala d'une traite. Elle prit aussi de quoi manger dans un de ses placards. La journée avait été bien remplie, son déjeuner semblait être un bien lointain souvenir, cacher sous le vide inter-galactique de son estomac. Mais, elle était trop fatiguée pour tenter de cuisiner. Elle partit se changer, mettant un espèce de... survêtement et un T-shirt beaucoup trop grand pour elle. Alors qu'elle allait se mettre à préparer de la nourriture plus consistante que des biscuits, elle entendit quelqu'un toquer à sa porte. Et pas gentille-ment, doucement, non. C'était plutôt comme si quelqu'un tentait de passer au travers. Un énorme éléphant mal léché qui pensait que la propriétaire devait être sourde. Sans doute. Et puis de toutes les manières, qui donc viendrait la déranger à une heure pareille ? Ouvrir sa porte n'était pas toujours conseillé, surtout quand on était une jeune femme qui vivait seule. Violet hésita, mais l'autre insistait. Elle enfila alors une veste et attrapa une poêle pour pouvoir se défendre au cas ou. On ne sait jamais à quoi s'attendre après tout. Elle entrouvrit la porte, juste suffisamment pour voir ce qui se passait et eut un soupir de soulagement. Se n'était qu'Eamon. Elle fit tourner le panneau de bois sur ses gonds dans un mouvement leste et se poussa pour le laisser passer.

-"Entre idiot! Tu m'as fait une de ses peurs! Tu as pourtant la clé."

Sa voix restait simple, juste légèrement soulagée. Violet n'était pas forcément très courageuse, elle avait facilement peur mais, cela faisait des années qu'elle avait décidé de ne pas se laisser contrôler par cette peur. Alors, elle se forçait à affronter ce qui pouvait l'effrayer. Pas tout, mais une partie, quand elle sentait qu'elle pouvait le faire, qu'elle était prête. Oui, cela pouvait paraître idiot d'ouvrir une porte mais, personne ne sait exactement de quoi sont faits les cauchemars de son voisin. Eamon était un ami. Un étrange ami qu'elle laissait venir chez elle quand il avait besoin. Leur rencontre ferait sans doute passer Violet pour une folle inconsciente mais, elle s'en fichait. Lorsqu'elle l'avait vu, devant chez elle, à New-York, complètement à l'ouest, voir presque inconscient. S'il y avait bien une chose qu'elle était incapable d'ignorer, s'était les personnes en détresses. Eamon en faisait partie. Ce soir, il avait aussi l'air complètement... ailleurs. Enfin, la demoiselle était habituée et elle n'en avait pas peur. Et puis, il était devenu son ami avec le temps, ils avaient sympathisé. Eamon était sympathique et surtout distrayant dans une vie presque monochrome qu'était celle de la jeune femme. De toutes les manières, une fois qu'elle vous considérait comme son ami, vous l'étiez pour le meilleur et pour le pire. Elle retourna à la cuisine, continuant à se faire à manger. Des pâtes au fromage et du pain. Rien de trop incroyable, juste de quoi la nourrir. Elle allait commencer le tout quand elle ajouta:

-"Est-ce que tu as faim?"


Elle ne lui posait pas plus de questions que cela, elle n'en avait pas besoin. Eamon lui parlerait s'il avait besoin, sinon, elle se fichait de savoir. Elle n'était pas du genre intrusive. Tout ce qu'elle lui souhaitait était du bonheur. Et si elle essayait effectivement de le convaincre d'arrêter la drogue, elle n'allait pas non plus l'enfermer dans un placard pour le sevrer. C'était une décision qu'il devait faire lui-même mais, quand il serait décidé, elle ferait tout pour l'aider.
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↳ Opinion Politique : Depuis son arrestation, Eamon a pris le gouvernement en grippe et refuse de travailler pour eux. Néanmoins, il n'a toujours pas d'avis politique.
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MessageSujet: Re: There is no time to be lost [Pv Eamon]   Lun 5 Oct - 16:41


« Eh ! Mais j’connais ici ! C’est la maison de elle… Enfin… Euh… Emily. VIOLET ! » Je pouffe, incapable d’aligner deux pensées totalement cohérentes. D’un réflexe, je me tourne vers lui, le vide, peuplé par un ami imaginaire auquel je parle d’un ton enjoué. Sa compagnie m’est importante, il me permet de parler sans me soucier de ce que je dis. Alors je pouffe, je m’arme d’un rire idiot et ferme les yeux, pour les rouvrir sur son absence. Mon cœur s’agit une seconde et je soupire d’un coup. « Eh ! Soit pas jaloux ! Toi aussi t’es mon copain. Elle est gentille. J’te promets que tu vas bien l’aimer. » Ma voix résonne sur les murs m’entourant. Personne n’est dehors, ce qui paraît fortement normal vu les nouvelles lois en vigueur. La méfiance et la prudence ne sont pas mes meilleurs alliées alors que l’alcool se mélange efficacement avec ma drogue favorite. Tous deux seigneurs dans mes veines, ils guident mes pas, ainsi que mes paroles et c’est une bénédiction. Incapable de me morfondre sur tout ce qui m’est tombé dessus dernièrement, je consomme mon alcool joyeux et d’humeur joueuse, je m’approche de la porte que je crois reconnaître. D’un coup sec, je frappe. « Aieuh ! C’est dur ! » Et de nouveau, je laisse échapper un tout petit rire, qui se veut discret. Et puis je tape de nouveau. Et encore… Et encore… Et enfin elle s’ouvre. Tout sourire, j’observe le visage qui me fait face et c’est rapidement une grimace que j’esquisse. « Ah mais t’es pas elle ! » L’homme qui m’a ouvert la porte grimace, probablement à cause des relents que je laisse échapper. Il avise rapidement mon état, n’importe qui saurait le faire efficacement. Et ses mots chutent, implacables et effrayants. « J’appelle les peacekeepers. » Je ne le laisse pas terminer sa phrase que je suis déjà en train de m’enfuir. Les ténèbres me suivent, la peur déguise mes traits soudain alors que j’observe tout autour pour trouver la bonne maison. Je tourne, cours et me perds dans ces portes qui se ressemblent toutes. Un vent de panique souffle sur moi, mes gestes se font plus erratiques encore, jusqu’à ce moment, ce flash.

Je reconnais enfin la porte que je cherche depuis quelques minutes sans succès. Je peux presque entendre le souffle des forces de l’ordre contre mon épaule aussi je presse le pas, jusqu’à m’écrouler à genoux sur son perron. Hystérique, j’harcèle sa porte de tous les coups possibles afin de me faire entendre au plus vite. Mes yeux filent vers l’arrière le plus souvent possible, pour m’assurer être toujours seul et je tape, encore plus fort. Le bois en tremblerait presque, dans mon imagination alcoolique, sous ma force lorsqu’enfin, elle daigne se montrer. Cette fois, le visage fin de son ami se dessine effectivement et je la pousse presque afin d’entrer au plus vite. Dès l’ouverture refermée, je m’y adosse dans un soupir rassuré et lui offre enfin un sourire, puis même un rire. Idiot. Un adjectif probablement affectueux qui m’amuse sur le champ. « Peur ? Mais j’ai rien fait. Ta porte voulait juste pas s’ouvrir. » Et je pouffe encore, incapable de garder mon sérieux plus d’une seconde. Transpirant à cause de la course, j’entreprends rapidement de me débarrasser de ma veste, puis mon t shirt. J’allais d’ailleurs faire subir le même sort à mon pantalon, mais dans une tentative d’enlever ma chaussure, je me retrouve le nez au sol, douloureusement choqué par la chute que je viens d’orchestrer. « Tiens ! Le sol est plus près que j’croyais ! »

Et là, le mot maudit vient soudain se dresser entre nous. Faim… Mon estomac se tord à cette simple idée, attiré par ce bonheur perdu auquel je n’ai plus droit depuis trop longtemps maintenant. Cette envie se transforme soudain en douleur lorsque je m’en souviens. Triste, par la simple idée de ne pouvoir goûter à de la vraie nourriture, je me redresse tant bien que mal pour lui lancer. « Faim ! Faim ! Nan j’ai pas faim ! Si j’avais faim j’boufferais. » Et je ne me rends compte que tardivement du grognement qui s’est mélangé à ces mots. Désagréable envers cette pauvre innocente qui ne me veut que du bien, je sens immédiatement une culpabilité me prendre. « Pardon Violet… Tu m’en veux ? » Et mes excuses pathétiques viennent déranger le silence, en une demande purement ridicule, mais alimentée par mon esprit encore embrouillé…

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    MessageSujet: Re: There is no time to be lost [Pv Eamon]   Ven 13 Nov - 20:26

    La demoiselle ne jugeais pas Eamon, elle avait l'habitude de le voir ainsi, elle l'avait déjà même vue dans des états bien pire. Il faut dire que la première fois qu'elle l'avait ramasser, il était incapable de balbutier quelques mots. Alors quand il était juste particulièrement joyeux, la demoiselle profitait un peu de sa présence. Et puis, il mettait de l'ambiance dans sa vie particulièrement monotone. Même si elle préférerait qu'il arrête toutes ces conneries. En général, elle tentait toujours de lui faire promettre qu'il ferait des efforts, mais elle n'y arrivait pas vraiment. Même s'il semblait plutôt réticent à l'idée de manger, elle savait que cela n'était qu'une façade. Elle changea de casserole, en pris une plus grande, mis de l'eau dedans et la fit chauffer. En attendant, elle jeta un petit coup d’œil en direction du jeune homme. Il était sur le canapé. Mais, un tas de tissu sur le sol attira son attention. Surtout la boule de poils multicolores qui semblait avoir décidé d'élire domicile dessus. Misty allait encore faire des siennes. Elle se dépêcha de le chasser sous les miaulements retentissant et pour le calmer, elle lui servit aussi à manger. Rajoutant les pâtes dans l'eau, elle se récupéra alors le T-shirt sur le sol, se dirigea vers sa machine à laver le linge et le mit dedans. Cette machine, s'était le seul appareil électroménager avec son four à micro-onde qu'elle s'était permis d'acheter. Elle détestait devoir laver le linge à la main, cela lui filait des frissons désagréables. Pour ce qui était de la vaisselle aucun soucis, elle déclencha la machine, regrettant de ne pas pouvoir laver le pantalon qui semblait assez sale. Allant chercher dans sa salle de bain de quoi soigner la petite blessure que ce jeune homme s'était fait en tombant. Maman poule? Un tout petit peu. Mais, s'était souvent le cas avec elle. Laisser les gens tomber n'était pas son genre, encore moins quand il s'agissait de personne qu'elle appréciait. Avec le temps, Eamon était devenu quelqu'un d'important, quelqu'un pour qui elle s’inquiétait, quelqu'un avec qui elle aimait rire. Pas de décorations, pas de fioritures dans ses amitiés. Tout était simple avec elle. Elle s'approcha du jeune homme, le repoussa un peu dans le fond du canapé et s'approcha de son visage avec un coton imbibé de désinfectant.

    -"Comme si je pouvais t'en vouloir. Qu'est ce que tu crois depuis le temps, il en faut plus que cela pour me faire fuir idiot. Mais, j'aimerais que tu fasses un peu plus attention, d'accord?"

    Tout à coup, un grésillement étrange lui tira une exclamation de surprise:

    -"LES PÂTES!"

    Elle se leva et courut ver sa kitchenette, entendant dans son sillage un étrange rictus, comme si son chat se moquait d'elle et de son incapacité à pouvoir tout gérer. Chapeau bas mademoiselle, si même les animaux étaient capable de se moquer de toi, vers où te diriges tu donc? Elle arrêta le feu, se dépêcha de sortir les pâtes et le fromage pour mélanger le tout et avoir cette consistance particulièrement collante et agréable qu'elle affectionnait tant. Elle saupoudra le tout de sel, de poivre et de parmesan, mélangea et le servit dans deux assiettes séparées. Prenant deux fourchettes, elle se redirigea vers son ami, déposa l'assiette sur la petite table en face du canapé, s'asseyant sur le sol et s'adossant au bas du canapé. Elle restait à côté de lui, proche, histoire que si jamais il lui demandait quelque chose, elle puisse lui apporter.

    -"Voilà notre festin! Régale toi Eamon, c'est rien que pour toi!"

    Elle avala une première bouchée, mâchant consciencieusement et la nourriture tomba dans son estomac comme une panacée. Elle avait tellement faim. Et elle était tellement fatiguée. Comment dire... S'était un véritable bonheur. Reposant sa tête contre le coussin, elle lança alors la conversation, attendant qu'il commence à manger:

    -"Alors, tu as fait quoi ce soir? raconte moi tout! S'était une bonne soirée au moins?"

    Elle espérait que quand il se mettait dans des états pareils, au moins il s'était bien amuser. Se serait la moindre des choses.
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    MessageSujet: Re: There is no time to be lost [Pv Eamon]   Sam 21 Nov - 22:31


    Au sol, il me fut très difficile de réaliser ce que je venais de faire, ce qu’il venait de se passer. Mon t shirt, étendu non loin, voudrait me rappeler mon passé immédiat, mais seul le vide lui fait écho. Du coup je tente pitoyablement de me relever mais une douleur dans mon bras m’empêche de le faire aussitôt. Trop perturbé par ma propre personne, je ne remarque pas Violet s’éloigner. Tout comme je loupe le concert de miaulement de sa bestiole maudite. Je préfère continuer à compter les lignes du parquet, avant de crier d’une voix presque victorieuse. « 2 ! Y’en a 2 ! » Je lève mon bras douloureux vers le ciel avant d’enfin me décider à rouler sur moi-même pour m’assoir et me traîner jusqu’au canapé comme la pitoyable larve que mon corps a décidé d’être actuellement. Il ne me faut guère longtemps pour m’avachir totalement et observer cette fois le plafond. Une toile d’araignée a élu domicile dans l’un des coins et amusé, j’attrape le coussin le plus proche pour le lancer dessus. Mon regard fatigué suit la courbe du lancer qui s’arrête stupidement au bout d’un mètre. « Trop nul… » Que je marmonne entre mes lèvres en fronçant le nez. D’un œil extérieur, je pourrais presque avoir l’air adorable. Si l’on exclue les cernes, les cheveux défaits et les traits tirés d’un homme qui ne dort plus assez. Déjà insomniaque de base, la drogue me prive de mes dernières envies de sommeil et m’enfonce dans une spirale infernale. Les yeux fixés sur le coussin, je ne remarque Violet que lorsqu’elle est tout à côté de moi. Sa chaleur me fait soudainement frissonner et je sursaute en la remarquant si près. Mes yeux dans les siens, je lance soudain, le ton guilleret. « Han trop fort t’es magicienne. T’arrive à te rendre invisible et tout, je t’ai même pas vu arriver. »

    Il me faut plusieurs secondes pour remarquer ce qu’elle porte en main, et quelques unes de plus pour me souvenir de l’usage qu’elle pourrait en faire sur moi. D’un air satisfait, je tends mon bras vers elle sûr de moi, mais c’est mon visage qui l’intéresse. Je la laisse me repousser légèrement mais deviens boudeur lorsqu’elle dédaigne mon bras. « Mais mon bobo il est pas là ! » Bien sûr, ne me voyant pas dans un miroir, j’ignore la bosse qui est en train de se former sur ma pommette que j’ai heurté dans ma chute. Heureusement, le sang ne coule pas et j’épargne donc à la demoiselle le noir de ce liquide habituellement carmin. J’aurais bien trop peur de la voir me rejeter en découvrant ma condition de Daybreaker. Pourtant, en l’entendant parler, je pense une seconde que jamais elle ne pourrait m‘abandonner. Parce que Violet elle est douce. Comme la boule de poil qui l’accompagne dans sa vie. Je pouffe en imaginant la demoiselle pleine de poils partout et avide de caresses et une seconde en la pensant miauler. Pourtant je ne veux pas qu’elle puisse croire à une moquerie de ma part aussi je m’empresse de lui répondre. « Mais je fais attention. Regarde j’me suis même pas fait arrêter alors qu’un fou a voulu lancer les Peacekeepers sur moi ! » Mes yeux se font doux comme ceux d’un cocker et je m’apprête à enchainer lorsqu’elle s’éloigne d’un coup sec en hurlant après sa tambouille. Alors je ris de nouveau, incapable de contrôler l’hilarité qu’elle me provoque par ses réactions pleines de fraicheur. Son absence ne se fait pas réellement ressentir puisque je me mets à rêvasser, incapable de me concentrer pour tenir une conversation dans une distance aussi imposante.

    Je ferme les yeux, juste une seconde et les rouvre brusquement lorsqu’elle dépose une assiette devant moi. L’odeur m’assaille, m’attaque et lorsque mes prunelles se dépose sur le jaune si beau des pâtes, je sens une brusque nausée m’envahir. Elles semblent danser devant mes yeux, ces fameuses et je suis tant concentré dessus que je n’entends pas la brune à côté de moi. Je ne vois et n’entends que ces pâtes qui dans mon délire, me supplient de les manger. Incapable de leur dire non, j’attrape un bord de l’assiette et la lance sans un mot sur le mur le plus proche. « Pourquoi tu veux m’empoisonner avec ton truc là. C’est dégueu ! » Je n’en sais rien, leurs goûts n’a même pas effleurer mes lippes. Je préfère mentir, quitte à la blesser, pour ne pas laisser échapper mon secret.

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      MessageSujet: Re: There is no time to be lost [Pv Eamon]   Dim 22 Nov - 16:51

      Que pouvait-elle faire quand elle voyait quelqu'un se détruire ainsi? Elle savait que son intervention, l'aide qu'elle apportait à Eamon n'était rien. Simplement un moyen de lui laisser une chance, peut-être, de bien faire, de changer. Sans passer par la case prison. Eamon était quelqu'un de fragile, même s'il n'aimait pas l'admettre ou le montrer. Même Violet avait été capable de le sentir dès leur première rencontre. Certains la traiterait de folle pour avoir un jour offert son aide à pareil créature, elle, elle se contentait d'apprécier les moments qu'elle pouvait passer avec lui. Quand bien même ils étaient court et souvent remplies d'ineptie. Elle savait que quand le jeune homme passait à la maison, se n'était certainement pas par ce qu'il était sobre et voulait faire un brin de causette. Elle lui offrait un refuge dans cette grande jungle sans-pitiée qu'était la Nouvelle-Orléans. Ce que la plupart des gens ne feraient pas, de peur de s'attirer des ennuis. Mais, qu'y pouvait-on, Violet était du genre à fondre pour les cas désespérés, à tenter de les remettre dans le droit chemin. Si le titre de bon samaritain de l'année existait, elle aurait sans doute fait partie des candidats. Entre un certains Rafaël qui semblait déterminé à être particulièrement désagréable avec elle et qui ne voulait pas faire d'effort, un Eamon complètement pétés et le reste de ses clients au bord du gouffre, les journées de l'ergothérapeute n'avaient rien d'une promenade de santé. Heureusement qu'elle avait le cœur bien accrochée. Heureusement que son ami arrivait à la faire rire avec ses remarques idiotes et son sourire presque trop sincère. Il avait l'air si fier de lui en lui annonçant qu'il avait échappé aux Peacekeepers que cela en était affligeant. La jeune femme tandis l'oreille vers l'extérieur, cherchant à entendre si ces gardiens de l'ordre n'étaient pas là. Heureusement, celui qui avait proféré cette menace habitait soit bien plus loin, soit ne l'avait jamais mise à exécution. Violet mâchait consciencieusement ses pâtes, se remplissant enfin l'estomac tandis que lui n'en faisait rien. Elle espérait que le jeune homme réussisse à égayer sa journée maussade et qu'il lui fasse retrouvé un peu de son sourire que la fatigue lui avait arraché depuis déjà de longues heures. Elle avait beau aimer son travail, il lui arrivait parfois de se demander si des vacances ne lui seraient pas nécessaire, ne serait-ce que pour sa propre santé mentale. Alors qu'elle était plongée dans ses pensées, un éclair jaune et blanc valsa dans la périphérie de son champs de vision et la voix mécontente d'Eamon accompagna le spectacle désolant des pâtes au fromage qui glissaient le long de son mur. La jeune femme contempla cela d'un air incrédule, sentant doucement mais surement la moutarde lui monter au nez. Il y avait peu de choses qui la révoltaient énormément, mais le gaspillage de nourriture en était une. Elle se redressa, reposant son assiette à elle de l'autre côté de la table, se leva, se tourna vers Eamon et lui assena une claque magistrale. La patience de la jeune femme avait été tellement drainée ces derniers jours qu'elle venait tout simplement de la perdre. Et sans rien dire, elle se dirigea en martelant le sol vers sa cuisine pour récupérer de quoi nettoyer avant de retourner vers le mur en imitant la marche des éléphants. Il avait intérêt à ce que la tâche parte, sinon elle le séquestrerait jusqu'à ce qu'il est repeint. Tandis qu'elle passait l'éponge, elle ajouta d'une voix grondante:

      -"Ea, je t'adore mais, il y a des limites! On ne gaspille pas la nourriture! Et on ne refait pas la déco de mon chez moi sans mon accord!"

      Elle était sèche et mécontente, ce qui était bien rare quand on la connaissait. Elle avait beau avoir l'habitude de ses bêtises, ce genre de choses ne passaient pas. Si quelqu'un d'extérieur à la situation était arrivé, il aurait pu croire entendre une mère disputant son enfant. Mais Violet n'était pas la mère d'Eamon, combien même elle se souciait réellement de lui. Lorsqu'elle eut finit le nettoyage, elle retourna s'asseoir, cette fois-si de l'autre côté de la table, pour voir le jeune homme correctement, histoire d'éviter aussi que la prochaine victime de sa mauvaise humeur soit sa pauvre tête. Elle continuait à manger ses pâtes, son regard lançant des éclairs. Elle ne savait pas trop pourquoi, mais ce soir, elle ne se sentait pas d'humeur à ce que l'on soit trop méchant avec elle. Mais, tandis que son regard se posait sur lui, elle sentait sa résolution d'être un peu méchante avec lui, disparaître en un clin d’œil. Violet n'arrivait jamais à être en colère contre lui bien longtemps. Et puis, elle s'en voulait légèrement de lui avoir assener une telle gifle. Elle qui était pourtant bien plus pacifique que la majorité de la population, elle avait perdue son sang-froid. Petit à petit, elle piquait du nez dans son assiette, la honte et les regrets s'emparant de son cœur à une vitesse déconcertante. Finalement elle ajouta:

      -"Excuse moi pour la gifle... Je... J'ai perdue le contrôle de moi-même."

      Elle finit sa dernière bouchée de pâte et se leva pour aller s'asseoir sur le rebord du canapé, sur le petit espace entre le vide et le corps du jeune homme.


      -"Dis, tu m'en veux beaucoup Ea? Réponds moi..."


      Elle se mordillait les lèvres, tentait de ne pas paraître trop pitoyable mais, comme à chaque fois qu'elle sentait qu'elle avait été trop méchante avec quelqu'un, Violet devenait cette petite peluche au sourire contrit qui venait quémander son pardon. Quelque part, elle ressemblait à son chat... Elle aussi faisait la petite chose mignonne pour qu'on l'excuse. Légèrement pitoyable Violet, légèrement.
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      MessageSujet: Re: There is no time to be lost [Pv Eamon]   Lun 23 Nov - 22:00


      Perdu dans mes pensées, j’observe la chute des aliments le long du mur, regrettant de ne pouvoir alimenter mon palais et mon gosier des saveurs promises par les odeurs qui se dégageaient. Une fois de plus je viens maudire la malédiction dont je suis victime, tandis que les pâtes, gâchées, finissent sur le sol par paquets. Elles ont pourtant l’air délicieux, mais peu avide de rencontrer encore une fois le goût de la cendre, j’ai préféré m’en débarrasser aussi sec. Malheureusement, dans la grandeur de mes réactions, renforcées encore par l’alcool et la drogue, je suis allé beaucoup trop loin. Dès mon geste achevé, ce sont les remords qui sont venus me prendre à la gorge. Je voudrais m’enfuir, me dédouaner de toute responsabilité dans l’évènement qui vient de se dérouler, mais l’envie me quitte aussitôt. Je n’en aurais de toute façon jamais eu le temps puisque bientôt, la douleur me prend la joue. Concentré sur mon observation, je n’ai pas vu Violet s’énerver d’un coup. Tout comme je ne l’ai pas vu amorcer son geste pour me frapper. La gifle résonne dans le silence soudain et la brûlure du geste me fait plus encore regretter le mien. Doucement, trop lentement, je porte ma main sur ma pommette meurtrie, dont la peau chauffe sous mes doigts. Sans bouger plus, je continue fixer le mur et cligne des yeux lorsque dans mon champ de vision, la reine de ces lieux s’empresse de nettoyer ma bêtise. Pas une seconde je ne tente de m’imposer pour nettoyer à sa place. Je suis bien trop interdit par sa réaction. La simple idée d’avoir rendu la gentille demoiselle furieuse me donne la nausée. Je peine d’ailleurs à déglutir et voudrait m’excuser, mais les mots ne parviennent pas à franchir la barrière de ma gorge serrée. Les mots qu’elle a prononcé, d’ailleurs, juste après sa baffe, flottent comme dans un rêve dans mon esprit et une fois encore, je me trouve totalement incapable d’en donner un sens.

      C’est une bien étrange sensation et enfin, lorsqu’elle termine son nettoyage, je semble reprendre vie. Doucement, j’émerge de la torpeur dans laquelle je me suis profondément enfoncé et enfin je cligne des yeux. Mon souffle semble se reprendre, ma gorge semble se délier et dans une ultime tentative, je parviens enfin à bouger mes doigts, qui viennent reprendre leur place, sur ma cuisse. Trop gêné pour continuer à la regarder, je baisse les yeux et marmonne des excuses qu’elle ne comprendra de toute façon pas, tant j’oublie d’articuler. Et je reperds de nouveau contenance lorsqu’elle ose s’excuser. Sa bonté rend mon acte plus répugnant encore et dans une tentative d’être un peu moins pathétique, je me lève. Je tente de conserver mon équilibre et lorsque c’est chose faite, je viens tituber jusqu’à sa place, à côté de laquelle je m’écroule, la bousculant légèrement au passage. Je secoue la tête, me sentant plus coupable encore, jusqu’à enfin réussir l’entourer de mes bras. Je dépose mon menton dans le creux de son épaule et lance finalement, d’une voix trop forte pour notre proximité. « Pourquoi t’es désolée Violet ! C’est moi qui suis vilain ! Je fais que des trucs nuls depuis qu’j’suis arrivé ! Dis tu m’pardonnes hein ? J’aime pas quand t’es en colère contre moi. » De pathétisme en pathétisme, je m’enfonce dans un marasme mièvre jusqu’à enfin me décoller d’elle et retourner à mon assise, cette fois en glissant sur le canapé, trop effrayé à l’idée de tomber. « Tu mérites pas d’avoir quelqu’un comme moi dans les pattes tu sais ! Tu vaux mieux qu’ça ! » Je marmonne, n’articule pas forcément mais parle encore une fois très fort, trop fort et je suis certain qu’elle m’a entendu continuer à dire des trucs stupides. Du grand Eamon…

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        MessageSujet: Re: There is no time to be lost [Pv Eamon]   Mer 25 Nov - 22:27

        Être comme Violet, s'était ressentir forcément de la culpabilité dès quelle faisait quelque chose d'un peu trop... mesquin. Surtout avec les rares personnes qu'elle aimait. Comme Eamon en faisait partit, et elle ne voulait pas le braquer. Elle n'avait pas envie qu'on la déteste, et puis qui était-elle pour juger? Pour être aussi violente, elle n'avait aucune justification à donner. Elle qui tentait pourtant de le convaincre d'abandonner la drogue, l'alcool. Elle qui s'était pourtant promis en quittant le Mexique puis son frère qu'elle ne serait jamais aussi égoïste qu'eux, qu'être la fille de trafiquants d'être humain n'influerait pas sur sa vie. C'était sans doute cette décision qui la rendait aussi attentive aux autres, même si déjà plus jeune, autrui et le bonheur d'autrui étaient déjà des choses importantes pour elle. Parfois, elle avait simplement l'impression d'être encore une enfant, insouciante, innocente, qui croyait encore que la vie pouvait s'arranger avec un joli sourire. Maintenant, elle savait qu'il fallait un peu plus que cela mais, elle croyait toujours que chacun était bon, qu'il n'attendait qu'un petit coup de pouce pour s'exprimer, pour se laisser aller. Ne pas baisser les bras, même pour des cas aussi désespéré qu'Eamon. Elle y croyait, au plus profond de son être, peut-être même plus que lui, sans doute même plus que lui. Un sourire gêné sur son visage, les yeux fixant ses pieds et ce picotement désagréable qui lui rappelle sans cesse la gifle qu'elle vient d'assener à son ami. Ce n'est pas lui qui aurait due la recevoir mais, plutôt Rafaël qui semblait être incapable de sortir de sa bougonnerie et ses enfantillages. Peut-être devrait-elle essayer d'en discuter avec un de ses collègues psychologue ou psychiatre pour avoir quelques conseils. Ce n'est pas comme si cet homme de pouvoir allait s'y rendre de lui-même. Peut-être qu'elle pourrait aussi avoir quelques conseils sur comment aborder Eamon. Quoique depuis le temps qu'elle le laissait aller chez lui dans des états pareils, elle n'en avait sans doute pas besoin. Heureusement que ses voisins n'étaient pas trop portés sur le bruit. Elle était tellement discrète et polie la plupart du temps qu'ils la laissaient tous tranquilles quand il y avait un peu d'agitation de son côté. La plupart du temps, ils étaient tous particulièrement bruyant. Il y avait entre eux une sorte d'accord tacite. Ils n'appelaient jamais personne. Si quelqu'un faisait trop de bruit, on toquait gentiment à sa porte pour que le volume sonore se baisse. Tandis qu'elle était plongée dans ses pensées, elle ne remarqua pas qu'Eamon se levait et se ne fut que lorsqu'il l'enserra de ses bras qu'elle le réalisa. On peut dire qu'elle avait été surprise de sa proximité. Cela ne la dérangeait pas vraiment, elle n'avait juste pas l'habitude. Il sentait l'alcool à plein nez, peut-être même un peu trop. Mais, elle le laissait faire. S'il voulait du contact humain, pas de problème. Eamon était vraiment comme un enfant. Elle l'écouta parlé et partit dans un grand éclat de rire, ses mains se posant sur ses bras à lui, déposant un léger baiser dans ses cheveux.

        -" Comme si je pouvais être en colère contre toi très longtemps Ea. Tu sais très bien que moi et la rancune ça fait deux. Ne t'inquiète pas, c'est déjà tout pardonné."

        Elle le laissa repartir vers son canapé, souriant doucement, presque douloureusement tandis qu'elle le voyait tituber. Si seulement elle pouvait concrètement faire quelque chose. Elle se sentait profondément inutile. Même en lui donnant le gite, elle n'arrivait pas à le faire décrocher, et ses paroles semblaient avoir peu d'impact sur lui. Elle n'arrivait pas à comprendre ce besoin insatiable qu'il avait de perdre pieds avec la réalité. Elle n'y arrivait pas. Peut-être était-ce par ce qu'elle ne le connaissais pas vraiment. Elle savait si peu de choses de sa vie, et jusque là, elle n'avait jamais osé poser de questions. Peut-être qu'il était temps qu'elle s'y intéresse de plus près. Elle se leva, s'approcha du canapé, retournant à sa place initiale, par terre, adossée au bas du canapé. Misty grimpa sur ses genoux pour réclamer des caresses en ronronnant. Quelle satanée bestioles celui là. Elle ferma les yeux, hésitant encore un instant avant de poser ses questions et puis, elle décida que de toutes les manières, s'il ne voulait pas répondre, il ne le ferait pas. Laissant sa main s'égarer dans le pelage doux de la créature, elle tourna son visage pour apercevoir celui d'Ea. Elle n'aimait pas qu'il dise qu'elle méritait mieux. Elle n'aimait pas qu'il se rabaisse.

        -"Ce n'est pas une question de mérite Eamon, c'est simplement que je choisis ceux que je considère comme mes amis. Et que tu le veuilles ou non, tu en fais partie! Et tu n'en sortiras pas crois moi. Avec moi, c'est ami un jour, ami toujours."

        Elle lui offrais un beau sourire sincère avant de détourner la tête et de se mordiller la lèvre.

        -"Dit Ea, comment tu es tombé dans la drogue et l'alcool, si ce n'est pas trop indiscret, je me demandais..."

        Elle avait peur qu'il ait encore une réaction explosive mais, elle ne voulait pas le montrer. Par ce qu'étrangement, alors même qu'il était dans cet état, elle ne le voyait pas lui faire du mal, elle avait confiance en lui. C'était étrange. Leur amitié était étrange. Mais, elle y tenait, comme à tous ceux à qui elle ouvrait son cœur. S'il ne savait rien d'elle non plus, elle le laissait tout de même dans sa maison, elle lui en avait même donner une clé. Si elle n'avait pas confiance en lui, jamais elle ne l'aurait fait. Misty sauta de ses genoux sur les jambes d'Eamon, espérons qu'il ne l'enverra pas balader contre le mur comme le plat de pâtes, espérons, Violet n'avait pas envie de devoir faire un tour chez le vétérinaire.

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        MessageSujet: Re: There is no time to be lost [Pv Eamon]   Jeu 26 Nov - 18:50


        Mon souffle s’est bloqué en l’attente de son pardon, que je recherche plus que tout à cet instant. Me montrer aussi désagréable avec cette femme qui est plus qu’adorable me rend malade et je ne pourrais supporter de l’avoir en colère contre moi. Et finalement ma respiration se fait soulagée lorsqu’enfin elle prononce les mots qui la délivre. Déjà tout pardonné, mais non pas sans remords, je cherche dans mon esprit vide quel cadeau lui faire pour la récompenser d’être une aussi bonne amie. Cependant c’est bien trop difficile tant ma tête est toujours embrumée de vapeurs toxiques. Je lui offre donc simplement mon plus beau sourire. Et elle reprend, réchauffant encore un peu plus mon cœur refroidi par tant de malheurs successifs. « Tu vois ! C’est exactement de ça dont j’causais. Toi t’es toute parfaite. Et moi le vilain petit canard ! Enfin j’suppose que t’as une bonne influence sur moi. » Seulement c’est un mensonge. Parce que ses propos, ses conseils, je ne les écoute pas, m’enfermant dans la seule chose que je connais. Et c’est sur ma dépendance qu’elle m’interroge soudain. Elle ne m’a jamais posé la question et jamais je n’aurais cru vouloir lui répondre. Seulement elle le mérite bien, après ce que je viens de lui faire. Alors je prends une longue inspiration, cherche des mots qui peinent à venir, avant d’enfin avoir le courage d’exprimer quelque chose.

        « J’allais mieux tu sais… J’avais arrêté. Et puis… » J’hésite, ne parvient pas réellement à lui raconter pourquoi je suis retombé. Ni même comment je suis tombé la première fois. Poser des mots sur ce que je ressens, ce que j’ai ressenti à l’époque, c’est presque impossible. Et puis, j’ai bien trop peur de ses réactions aussi. Elle accepte mon alcoolisme. Elle accepte ma dépendance… Mais ma tendance pour les hommes, probablement ne pourra t’elle pas la supporter. Tous les vices que ce gouvernement déteste, je les aligne, les uns derrière les autres et la patience de la douce Violet pourraient être de nouveau mise à rude épreuve. D’un regard pourtant, à mon amie, je prends la décision de lui raconter un peu plus, de lui expliquer… « La première fois, c’était parce que j’étais jeune et con. J’suis toujours con tu m’diras… enfin bref… j’ai pris une fois, pour faire comme les autres, comme les premiers amis que j’ai eu… Après c’était comme un trou sans fond. Sauf qu’un jour je l’ai atteins. Et j’ai failli mourir. Mon frère m’a forcé à me désintoxiquer et après.. J’ai arrêté totalement. » J’ai détourné mon regard et au fur et à mesure de mes mots, je sens l’alcool quitter mon esprit embrumé. Je me permets donc des phrases plus longues, plus claires, même s’il me faut plus de temps pour les prononcer. Laborieusement donc, je serre les mâchoires, e rendant compte que je ne lui ai servi que la version édulcorée, sans me perdre dans des détails qui ont pourtant leur importance. Je refuse de lui parler des rejets de Nymeria, des sévices de mes grands parents ou bien de la solitude que j’ai toujours plus ou moins ressentis, même avec l’amour de Declan. Un part de mon problème, que je ne révèle pas, me contentant de reprendre courage pour continuer, avec la deuxième partie de l’histoire.

        « Là… Maintenant… Je… Accumulation. J’ai eu beaucoup de problèmes de ma vie. Plus encore depuis l’apocalypse… mais j’avais retrouvé une once d’espoir. J’étais amoureux… Et puis je l’ai perdu. C’était trop pour moi. Je suis reparti dans… l’euphorie et l’oubli que tout ça me provoque. Ca m’fait du bien. Et après, je vais mieux pour un peu. Et quand c’est fini je recommence ! » Cette fois, je suis beaucoup moins clair, mes pensées s’emmêlent et s’extirpent de mes lèvres en un tas de propos qui ne sont pas forcément compréhensibles. Encore une fois, j’ai tu la plupart des détails. J’ai expliqué, sans rien lui révéler pourtant. Je ne manque pourtant pas de confiance en elle, mais je comprends soudain que c’est en moi, que je ne crois pas. Et si je viens à dire à voix haute, tous mes vices… J’ai surtout peur de ne plus avoir le courage de vivre. Sans rajouter un mot, je secoue la tête et essaye de ne pas m’enfoncer dans la spirale de douleur et de manque de confiance que cette discussion m’inspire. Car après le bonheur de l’alcoolique, vient la déprime de sa perte. « Violet… J’en peux plus de ma vie. A quoi ça sert tout ça… » Je ne pense pas avoir de tendances suicidaires, seulement je pense beaucoup trop pour mon propre bien…

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          MessageSujet: Re: There is no time to be lost [Pv Eamon]   Sam 12 Déc - 10:55

          Violet n'était pas nécessairement d'un naturel curieux mais, elle connaissait Eamon depuis assez longtemps pour s'être poser un certains nombre de questions qui étaient jusque là restées sans réponses puisqu'elle ne les avaient pas posées. Alors ce soir, alors qu'il semblait se battre contre ses propres instincts, elle allait laisser sa curiosité s'exprimer un peu. Peut-être était-elle trop loin, elle ne se rendait pas compte. Elle n'arrivait pas vraiment à savoir. Sans doute éviterait-il de répondre si il considérait qu'elle n'avait aucune légitimité à savoir tout cela. Sans aucune certitudes de la suite des évènements, Violet attendait, tendue, stressée. A quel point la considérait-elle comme une amie? Elle se posait la question ce soir. Lui, comptait beaucoup pour elle maintenant, même s'il ne connaissait rien de sa propre histoire à elle et sans doute qu'elle ne lui en parlerait jamais. Même si elle adorait le jeune homme, il restait un toxicomane et elle ne pouvait pas lui confier le secret de sa vie, se serait jouer avec le feu, vouloir qu'on la retrouve. Sa véritable identité, le secret le mieux gardé de toute sa vie, elle ne l'avait jamais révélé à qui que se soit. Parfois, elle en mourrait d'envie, elle en mourrait d'envie, à tel point que parfois, elle sentait cela la démanger, les mots venir lui titiller la langue avec application. Mais, jamais elle ne lâchait le morceau. Elle se retenait encore et encore. C'était sans doute pour cela qu'elle avait du mal à s'attacher, à se rapprocher des gens et sa timidité et sa discrétion naturelle ne lui facilitaient pas la tâche. Un sourire, voilà tout ce qu'elle pouvait offrir à Eamon, un toit aussi et une épaule sur laquelle pleurée s'il le désirait. Elle lui avait ouvert son cœur de petite fille, celui qu'elle n'avait jamais réussit à lâcher et qui désirait tant combler la solitude. Parfois, elle se demandait si elle n'était pas la plus égoïste des deux. Le jeune homme ne pouvait pas tout savoir, ne se rendait pas compte de ce que son amitié représentait pour elle. Et elle avait honte, honte d'elle-même, honte d'oser accorder autant de poids à une amitié alors qu'elle n'était même pas sûre de ce qu'il pensait d'elle. Que croyait-elle faire en accueillant cette âme en détresse, se racheter pour sa fuite, lorsqu'elle avait seize ans? La seule chose qui la rassurait c'était que lorsqu'elle l'avait ramené pour la première fois, elle pensait seulement à mettre quelqu'un à l’abri d'un mauvais pas. Cela, elle en était certaine. C'était la suite des évènements et comment les choses avaient tournées qui la laissaient perplexe. Alors quand Eamon se traitait de petit canard, elle se demandait si se n'était pas plutôt elle qui devrait se transformer en canard boiteux, tout moche et qu'il serait facile d'écraser d'un coup de poing. Elle l'écouta, patiemment, silencieusement. Elle comprenait quelque part son parcours, cette envie de se noyer dans autre chose, dans quelque chose de délicieux et indolore. Elle n'avait simplement jamais réussit à se réduire à un tel choix. Jamais réussit. Elle le regarda, le regarda sombrer un peu plus dans la douleur et finalement elle s'approcha de lui, lui offrant le réconfort d'une main caressant ses cheveux, seule chose qu'elle pouvait véritablement lui offrir.

          -"Ne dis pas que cela ne sers à rien Ea, tu me rends triste, je ne veux pas t'entendre dire des choses pareilles. Tu sais, on ne dirait pas, mais moi aussi j'ai eux ma période au fond du trou. Disons que tous ceux que j'aimais m'avaient trahis, c'étaient jouer de moi. J'ai eux du mal à m'en sortir, il m'a fallut longtemps pour accepter tout cela. Mais, jamais, jamais il ne faut se dire que tout cela ne sert à rien. Jamais tu m'entends. Même si c'est dur, même si tu te dis que tu ne peux plus rien supporter, que ne serait-ce qu'une égratignure supplémentaire sur ton cœur le ferait exploser. Ce n'est pas vrai."

          Elle continuait à caresser le haut de son crâne quand Misty, son chat, se mit à miauler de jalousie. Cette satanée créature avait tendance à être assez possessive avec sa maîtresse. La jeune femme, qui avait des animaux depuis qu'elle était toute petite, ne savait pas quoi faire quand il se mettait dans des états pareils. Quoi que quelque part, Misty et Eamon se ressemblaient. Elle les avait tous les deux trouvés dans la rue, et tous les deux venaient chercher refuge chez elle. Bien entendue, elle n'aurait jamais la prétention de faire une telle comparaison à haute et intelligible voix. En plus, ils risquaient tous les deux de le prendre mal. Finalement, elle se décida à dire quelque chose de plus.

          -"Ea, tu sais que tu peux venir ici quand tu veux. Je ne te mettrais jamais dehors. On peut dire que ma maison est ta maison si tu veux. Et quand, tu seras enfin déterminé à arrêter la drogue, si jamais ce jour arrive, je serais là pour t'apporter toute l'aide dont tu auras besoin."

          Oui, elle avait parfois l'impression d'agir comme une maman. Elle se souvenait de la sienne et de son affection, mais... toute cette affection s'était depuis longtemps transformé en une peur et une tristesse sans fin dans le cœur de la jeune femme. Que dire quand la personne qui t'a appris à aimer les hommes, à donner du bonheur, s'avère être une trafiquante d'être humain sans aucun respect pour la vie. Elle eut un violent frisson, les souvenirs remontant trop puissamment dans son esprit pour qu'elle réussisse à les éviter et sentit les larmes affleurées sous ses paupières qu'elle venait de fermer. Non, pas maintenant, pas quand il y avait quelqu'un devant elle. Elle s'était pourtant jurée de ne plus jamais pleurer. Et puis son ami avait besoin d'elle, elle se devait d'être forte. Elle avait cessée de caresser ses cheveux, sa main immobile tremblait tout aussi fort que le reste de son corps. Sa voix, teintée d'émotion, retentit dans le silence.

          -"Ea, tu trouves pas qu'il fait un peu froid?"

          Détournons l'attention, tentons de faire disparaître ce surplus émotionnel. Elle ne devait pas lâcher prise, se serait comme perdre une bataille, les laisser gagner sur toute la ligne.

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          MessageSujet: Re: There is no time to be lost [Pv Eamon]   Jeu 31 Déc - 11:44


          Un sursaut accompagne sa main sur ma tête mais ne m’interromps pourtant pas dans ma diatribe endiablée. Les vannes ouvertes, je ne peux que déclamer ce que j’ai sur le cœur, sans honte ni retenue. La confiance envers elle m’abuse et je me permets d’exprimer tout ce que je ressens et lorsqu’enfin je termine, je sens un poids m’échapper soudainement. Mon cœur se fait plus léger, juste une seconde et je sens les larmes poindre au coin de mes yeux. Cela ne dure qu’une seconde avant que je ne les réprime bravement. Lentement, je viens poser mes billes noires dans ses azurs et m’y perd, juste deux secondes avant que ses mots ne viennent s’incruster lentement contre les parois usées de mon cœur. Et cette fois, je ne parviens pas à empêcher une traîtresse de s’échapper. La larme roule lentement sur ma joue et vient s’égarer sur mes vêtements, avant que je ne parvienne à reprendre. « Je ne veux pas te rendre triste Violet. » Mes yeux se baissent, je ne parviens pas conserver mon regard dans le sien tandis que mon cerveau analyse lentement chacun de ses propos. Sa gentillesse me touche, je ne suis pas certain de la mériter, d’autant plus après mon attitude. Nouveau sursaut lorsque son chat vient s’interposer, vient réclamer un câlin à son tour. Une once de jalousie me transperce et je me décide à parler, avant que la créature n’accapare toute l’attention de sa maîtresse. « Comment on peut te trahir Violet ? Tu es la personne la plus gentille que je connaisse. Il faut vraiment être quelqu’un de mauvais pour te faire du mal. La différence Violet c’est que… Moi je suis la personne mauvaise. Je fais du mal autour de moi. Je mérite d’être triste, d’avoir mal, parce que je suis mauvais. J’ai… » L’hésitation, râcle ma gorge et je cherche une seconde mes mots pour continuer.

          Lui avouer ce que j’ai fait, lui confesser tous mes travers, semble être la mauvaise option maintenant, je me sens encore incapable d’exprimer mes erreurs et mes travers. « Je ne pense pas pouvoir arrêter. Jamais plus. J’ai aucune raison pour. » La douleur m’arrache la trachée un peu plus et je déglutis difficilement avant de la regarder de nouveau, sans pouvoir m’en empêcher. Soudain, les aveux m’échappent, je viens imposer mes conneries à la douce jeune femme, qui ne mérite pas l’avalanche qui arrive. « Je suis mauvais. J’ai abandonné ma femme, sans raison visible. Mes enfants parce que j’ai flippé. Ma vie d’antan parce que je pensais être incapable de les rendre heureux. A cause de ça, ma femme est morte. Mes enfants… Mon frère m’a dit qu’ils étaient en vie, mais je ne les ai jamais revus. Nate m’en veut à mort de toute façon, je le sais. Et Keane me connaît même pas. J’ai tout abandonné parce que j’ai eu peur et maintenant, j’ai peur de les récupérer. » La peur… Sentiment de ma vie, histoire de mon existence. Je ne parviens que difficilement à retrouver mon souffle pour continuer, d’une voix plus sèche, plus troublée.

          « Et c’est pas tout. En arrivant à la Nouvelle Orléans, j’ai commencé une vie, j’aide un peu le gouvernement. Ce qui m’a fait perdre une amie très proche. Et avant ça, un zombie m’a mordu. Et après… j’étais amoureux. Et il s’est suicidé. Il était pas bien du tout, mais il est mort et moi j’suis encore là. Tout seul. Parce que ma sœur me parle pas. Que mon frère est toujours en colère contre moi quelque part. Et tout le monde meurt ou s’en va. Du coup tu te retrouves avec moi sur les bras… » Et lentement je me dégonfle. Je perds contenance, les traits de mon visage s’affaisse lentement alors que les mots se tarissent. Je ne sens pas le frisson de mon amie, je ne la vois pas perdre à son tour toute superbe. Je ne remarque que le silence qui nous entoure et qu’elle rompt soudain. Je secoue la tête, perdu, incapable de répondre à une question que je n’ai pas entendue. Du coup sans lui imposer ma voix de nouveau, je m’écroule sur le canapé, en position allongée. L’afflux de concentration qu’il m’a fallu pour tenir ce discours à peu près cohérent a eu raison de mes forces et mes yeux se ferment soudain. L’alcool se meurt mais ses effets sont encore présents, juste assez pour que la fatigue prenne possession de moi. « Merci Violet… » Que je prononce dans un souffle, alors que le sommeil me prend aussi soudainement que le besoin d’une confession, que j’aurais probablement oubliée dès le lendemain. Et dans un ultime mouvement, j’attrape sa main délaissée par mon mouvement et la serre contre moi, sans arrière pensée aucune.

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            MessageSujet: Re: There is no time to be lost [Pv Eamon]   Ven 1 Jan - 12:51

            C'était sa voix qui l'avait fait revenir sur terre, qui l'avait empêchée de s'enfoncer encore et encore dans l'ouragan des souvenirs et des émotions que l'on souhaitait oublier. Dans un coin du cœur de Violet se trouvait des catacombes, catacombes de toutes ces émotions négatives qu'elle refusait de laisser gagner. Elle se sentait si loin de la réalité, si loin de tout ce qui se passait autour d'elle, encore un instant auparavant. Mais la douleur d'Eamon vint remplacer la sienne, ça tristesse déclencha encore plus profondément chez elle cette envie de le protéger. Elle le voyait parfois comme un enfant, un enfant perdu qui tentait inlassablement de faire des efforts qui n'étaient jamais récompensés. Comme cela devait être fatiguant, épuisant à la longue. Son chat sur les genoux, sa main reprenant délicatement sa caresse sur les cheveux noirs de son ami, elle eut envie de pleurer pour lui, de lui montrer que ce qui lui arrivait pouvait toucher. Il était père, elle ne le savait pas. Mais, elle comprenait la peur, cette peur qui vous saisissait et vous donnait envie de vous enfuir de tout. Elle l'avait fait, peut-être pas de la même manière que lui mais, sa première fuite désespérée à l'âge de 15, 16 ans, elle avait été totalement réfléchie, guidée par l'impulsion d'un cœur brisé et d'une peur effroyable. Tout ce trajet en bus vers les États-Unis, la paranoïa de retrouver l'un des hommes de ses parents, cette peur si saisissante et brusque. Elle savait. Mais, le pardon de ceux blessés, elle ne connaissait pas. Elle n'avait jamais offert son pardon, ni à ses parents, ni à son frère. Elle ne pouvait pas. Alors, elle ne pouvait pas dire à Eamon que cela s'arrangerait, elle ne pouvait pas. Mais, elle était sûre que si il était à l'article de la mort, si il était vraiment au bout du bout alors, quoi qu'il arrive, sa famille serait là pour lui. N'avait-il pas suffisamment payé ses erreurs. Violet voulait croire que le pardon était possible pour lui et elle aurait tellement aimé pourvoir lui transmettre cette certitude, lui sortir son cœur et lui montrer ce qu'elle y croyait. Mais, elle sentait petit à petit qu'il lâchait prise, qu'enfin son esprit se laissait aller au repos. Et quand elle vit ses yeux se fermer délicatement et l'entendit la remercier, elle laissa une larme s'échapper de ses yeux, les essuyant dans un mouvement rapide de sa main libre. Misty s'était endormi lui aussi. La jeune femme libéra la main qu'Eamon serrait contre lui, porta Misty jusqu'à un fauteuil et alla chercher deux plaids dans sa chambre. Elle en déposa un sur Eamon et s'enroula dans le second. Elle s'assit par terre, contre le canapé, et se pencha pour déposer un baiser sur la jouer d'Eamon.

            -"Tu sais, je m'appelle Andrea en réalité. Je sais que tu ne te souviendras pas d'un seul mot de ce que je te dis, et que tu ne m'entends probablement pas. Mais, tu n'es pas tout seul Eamon, mes parents ont fait des choses affreuses, terribles, mon frère aussi et je les ai fuis, fuis par ce que je ne pouvais pas l'accepter. Et j'ai peur qu'un jour ils me retrouvent. Alors, je reste discrète, solitaire, et j'ai du mal à me faire des amis. Eamon, tu es mon ami tu sais, par ce que tu reviens toujours, par ce que tu ne m'oublies pas. Ta famille finira par te pardonner et je sais que tu finiras par trouver quelque chose qui te donnera envie d'aller mieux. J'en suis persuadée."

            Elle rattrapa la main qu'elle avait laissée filée quelques minutes auparavant, dans un geste presque désespéré. Elle ne voulait pas être seule, elle ne voulait pas qu'il soit seul. Il fallait qu'il sache qu'il n'était pas seul, ni abandonné. L'orpheline c'était elle. Et elle avait décidé qu'elle le resterait il y a huit ans. Si parfois les conséquences de ce choix lui pesait, elle ne le regretterait pas. Elle savait que si jamais Eamon était tomber entre les mains de sa famille, il serait devenu une marchandise, un objet. Elle ne comprenait pas comment on pouvait avoir si peu de considération pour son prochain, comment on pouvait en arriver à décider de vendre des hommes, des femmes, des enfants, des gens avec un futur, des gens qui auraient pu être brillant ou heureux s'ils n'avaient pas été vendus. La jeune femme eut un autre frisson et elle s'emmitoufla un peu plus dans la couverture, pour atténuer ce froid qui ne venait pourtant pas de l'extérieur. Elle posa sa tête à côté de celle de son ami, profitant aussi du moelleux plus ou moins réaliste de son canapé.

            -"Bonne nuit Eamon, fait de beaux rêves, plein d'espoir."

            Elle ferma les yeux, se laissant aller à sa propre fatigue, cet épuisement rendu encore plus profond par les émotions que ce petit échange avait fait naître en elle. Elle se sentait rapidement partir vers ce sommeil, sans rêves, son sommeil habituel qui taisait chacune de ses angoisses et qui lui permettait enfin de s'abandonner à autre chose que la dure réalité dans laquelle ils vivaient tous les deux.
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            There is no time to be lost [Pv Eamon]

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