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 try to let go of the truth (pv.)

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MessageSujet: try to let go of the truth (pv.)   Jeu 1 Oct - 22:01


try to let go of the truth

my hope is on fire, my dreams are for sale. I dance on a wire. I don't want to fail her. I walk against the stream..

« - C'quoi c'bordel Stevens ? » Bonne question. Elle contemplait la missive, visiblement perplexe. Les supérieurs de ses supérieurs demandaient après elle. Cela n'augurait rien de bon. Elle soutint le regard à la fois inquiet et mécontent de son coéquipier, puis haussa nonchalamment les épaules. Ce n'était pas le moment de laisser champ libre à la panique. Au lieu de cela, elle se fendit d'un rictus sardonique. « - Peut-être qu'ils tiennent à me féliciter eux-mêmes de mon excellent travail. » Ou pas. D'ailleurs, son interlocuteur ne semblait pas franchement de cet avis. Elle leva les yeux au ciel. Pourquoi fallait-il toujours dramatiser ? Cela dit, elle ne pouvait nier l'empreinte significative de la crainte s'insinuer au creux de sa gorge. Qu'avait-elle fait ? Ses prunelles brunes accrochèrent l'horizon qui, se déployait délicieusement par delà le store grisonnant. Elle ne l'aurait jamais avoué à son collègue mais, à cet instant précis, elle aurait donné beaucoup pour regagner un autre continent. Cette future rencontre n'était pas une ovation pour son excellent professionnalisme. Bien au contraire. Et, même si son meilleur allié ici présent sauvait quelques fois ses fesses, il était loin de s'imaginer toutes les fautes qu'elle avait volontairement commise. Le Gouvernement possédait des failles qu'elle ne pouvait occulter. Et, bien que ses parents représentaient un lointain souvenir, son père n'avait cessé de lui inculquer ce principe : « Bats-toi pour ce qui te semble juste. » Chose qu'elle faisait, désormais, malgré elle. Plus qu'un besoin, cela s'apparentait finalement à une seconde nature. « - J'sais pas c'que t'as encore foutu, Stevens. Mais ça pue. » Elle força un sourire. En effet, cette perspective ne sentait pas spécialement bon. Elle inspira profondément, cherchant à gagner une contenance inexistante. « - T'en fais pas pour moi, bro'. », assura-t-elle, « - C'est sûrement pas grand chose. » Un rapide coup d’œil à l'énorme pendule suspendue au mur lui indiqua qu'il lui restait encore une bonne heure avant ce fameux rendez-vous. Rentrer chez elle ? Il en était hors de question. Se connaissant, elle passerait ce temps libre à arpenter de long en large son malheureux taudis. A la surprise générale – lorsque l'on connaissait l'énergumène –, Azra s'installa à son bureau pour potasser les quelques dossiers encore incomplets. Comme toujours, elle n'avait pas sérieusement fait ses devoirs. Cette évidence arracha un ricanement à peine dissimulé de son acolyte. Elle le gratifia d'une tape apathique, arborant cette éternelle moue faussement concentrée. « - Tu m'empêches de travailler. », ajouta-t-elle sérieusement, non sans esquisser une grimace amusée.

« - Bon. Tu m'checkes dès que tu peux. » Azra opina de la tête. De toute façon, elle n'en avait pas le choix. Elle était quasi-certaine qu'il la harcèlerait jusqu'à l'épuisement. Une énième fois depuis une petite demi-heure, la brune parcourut des yeux la convocation qui lui était officiellement adressée. Elle soupira. « - Et si je n'y allais pas ? » Le silence qui suivit répondit malgré tout à son interrogation : elle se devait d'y aller. Qui pouvait savoir ce qu'elle risquait en ne se présentant pas là-bas. Elle flanqua un coup dans l'épaule de son coéquipier. « - Aller. J'reviens. » Vite. Elle aurait souhaité apporter cette précision seulement, une petite voix lui répétait que cette entrevue promettait d'être longue et houleuse. Elle récupéra son arme, plus par assurance que par réelle nécessité. Le pire pouvait si vite arrivée.

Le siège Gouvernemental. Azra ne s'était pas encore engouffrée dedans, qu'elle sentait déjà une pression probante l'enserrer. Et merde. Dans quel pétrin s'était-elle fourrée ? Elle se flanqua une gifle mentale. Elle faisait tâche dans cet univers pimpant et haut gradé. « - Fait chier. » Quelques minutes, encore, d'embarras et elle se décida enfin à passer la porte vitrée qui n'attendait plus qu'elle. Cette tour était un labyrinthe sans nom. Et, bien que l'étage ainsi que le numéro exact de l'office étaient indiqués, la jeune femme prit un bon quart d'heure avant de repérer la salle. L'instant de vérité. Elle gonfla sa poitrine – réflexe stupide qu'elle avait soigneusement adopté de la gente masculine – pour redorer sa prestance, et fit claquer promptement ses phalanges contre la porte. Une fraction de seconde s'écoula avant qu'une voix étrangère ne s'adresse à elle de l'autre côté. Elle dépassa le seuil. « - Inspecteur Stevens. », déclara-t-elle, en tendant une main peu assurée en direction de son interlocuteur. « - C'est très officiel comme rendez-vous. » Remarque d'une évidence pathétique. Mais dans ce genre d'événement, Azra ne savait jamais de quelle manière agir. Elle articula un rictus d'une maladresse déconcertante et se racla la gorge. « - Alors, que me vaut cet... honneur ? » Elle n'était pas certaine du qualificatif à adopter. Un honneur ? Si elle avait été blanche comme neige, sans doute l'aurait-elle sincèrement pensé. En l’occurrence, elle avait quelques méfaits à son actif.


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MessageSujet: Re: try to let go of the truth (pv.)   Mar 6 Oct - 13:25



Les yeux fermés, mains jointes sur lesquelles s’appuient mon menton, mes pouces s’appliquant à équilibrer le tout, j’écoute, posément, ce que mon secrétaire annone à mon oreille sans réelle conviction. Des rapports, principalement, sur les différentes branches des services secrets, sur les individus pour lesquels j’ai demandé une surveillance accrue, sur les différentes affaires en cours dont je veux tout savoir dans les moindres détails. J’ai toujours joui d’une excellente mémoire, je ne m’aperçois qu’à présent de son utilité ; pire encore, de sa nécessité. Concentré, je laisse mon subordonné lister les rendez-vous qui approchent et me laisser le choix d’accepter, reculer, déléguer les moins cruciaux pour ne me concentrer que sur ceux que je veux mener d’une main de maître. Soudain, un nom. Je lève un doigt, il s’arrête instantanément. « Voulez-vous que je détaille, monsieur ? » Une petite moue, je sépare mes mains et prends mon temps pour répondre. Le silence. Un moyen comme un autre de resserrer son emprise sur la personne. Un outil que je maîtrise comme la lame d’une épée pour effleurer l’épiderme de mes interlocuteurs et leur en fait sentir le fil contre leur gorge à la déglutition pénible. Je finis par lui concéder un hochement de tête et un mouvement de main l’invitant à poursuivre. Stevens. Rapport des services internes, travail comportant des irrégularités. Je sens dans le ton de mon secrétaire qu’il ne comprend pas mon intérêt pour ce dossier et encore moins ma demande de la rencontrer en personne à défaut de la voir.

Stevens. Je ferme une nouvelle fois les yeux, me levant en revanche pour me glisser avec précaution le long du mur vers la baie vitrée qui ouvrait auparavant mon bureau sur la ville en contrebas. Ce n’est plus à présent qu’une surface lisse et glacée, qu’un crissement sous mes ongles, qu’une texture sous mon épiderme qui dépareille dans ce bureau aux murs plus rugueux. La voix de mon secrétaire ne faiblit pas, achève le résumé du dossier et je l’entends le déposer sur mon bureau avant de croiser les bras dans son dos, droit, dans l’attente d’une réaction de ma part. Je me retourne, pour m’adosser à la vitre. « Quand doit-elle arriver ? » D’ici deux heures me répond-il automatiquement. Un soupir, une moue agacée. « Bien. Dès qu’elle se présente en bas du bâtiment, je souhaite en être informé. Aiguillez-la directement vers moi, fouillez-la sans qu’il n’y paraisse rien et procurez-moi un résumé exhaustif de toutes ses activités de ces dernières semaines, en clair et en braille avant qu’elle ne franchisse le pas de ce bureau. En attendant, laissez le reste des documents confidentiels sur mon bureau. » Un murmure empressé, je l’ignore pour rejoindre mon bureau en comptant mes pas ; une porte fermée avec précaution pour ne pas faire trop de bruits, je fais une petite moue. Pour le moment, il n’a pas fait de faux pas, comprenant lorsque je le congédie sans que je n’aie besoin de me répéter, ne contestant pas mes ordres et, mieux encore, ne me demandant pas de me justifier – ce dont j’aurais bien évidemment horreur, attaché comme je suis au concept élémentaire de hiérarchie.

Un rythme ininterrompu, un tintement disparate, l’horloge posée sur le bureau vibre sur le bureau et m’offre un repère discret quant au temps qui s’écoule et à l’heure qui échoue. Stevens. Elle ne doit plus tarder à arriver maintenant, une voix grésillante m’en a averti quelques minutes plus tôt. Un claquement contre la porte, je fronce les sourcils et entreprends de détendre mes muscles pour me préparer à cet entretien que j’espère fructueux, à terme. Cela me désolerait de devoir détruire sa vie, je n’ai rien contre elle après tout. « Entrez. » Ce simplement mot claque comme une autorisation et un ordre, j’entends la porte s’ouvrir, tête légèrement penchée sur le côté comme toujours. « - Inspecteur Stevens. C'est très officiel comme rendez-vous. » J’arque un sourcil, ma lèvre s’étire, amusée. Et bien, en voilà une de nous deux qui n’est pas très à son aise. Je croise les bras sur ma poitrine, l’écoutant se racler la gorge. « - Alors, que me vaut cet... honneur ? » C’est à mon tour de m’éclaircir la voix. Et de parler. Mais avant ça, je prends le temps d’enlever ces verres teintés qui ne me sont d’utilité que lorsque je souhaite masquer ce qui m’handicape. Ce qui n’est pas le cas présentement. Mes pupilles brûlées fixent devant moi, dans ce que j’estime être sa direction.

« Pardonnez moi de ne pas vous avoir serré la main si vous avez fait un mouvement m’y invitant, je ne peux plus répondre à ce genre de courtoisie. Mais prenez un siège, installez-vous, je crains que nous n’ayons une discussion plus longue que ce que vous l’escomptiez » J’aurais pu négliger de l’inviter à s’asseoir et de la laisser se fatiguer de cette manière, mais mon objectif n’est pas seulement l’intimidation cette fois mais plutôt, voire surtout, l’observation. Et l’apprentissage. Je veux savoir ce qu’elle peut m’apporter, jusqu’où elle peut aller, vers où tendent ses convictions et comment je peux l’utiliser. « Savez-vous qui je suis, Inspecteur Stevens ? » La question ne manque pas de pertinence : mon nom est connu, mon visage moins, je ne suis pas sur le devant de la scène politique malgré mon travail à l’appellation si réductrice de garde du corps. Qui suis-je ? Un métamorphe, déjà. Connu, pucé, contrôlé dès les premières heures auquel on a lâché la bride en voyant son intérêt. Un politicien, ensuite, dans un sens éloigné de la réalité. Je tire les ficelles, je manipule. Un idéaliste, enfin, à ma manière. Je hais le surnaturel, de ce fait je hais ma nature putréfiée tout autant que je la chéris. Qui suis-je ? Sa réponse m’informera davantage par ce qu’elle taira plus que ce qu’elle dira.


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