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 Que tout est noir...

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MessageSujet: Que tout est noir...   Mer 7 Oct - 10:09


Celui qui se faisait appeler Wormie dans la rue avait été coincé par Delsin il y a quelques jours. Le métamorphe n'y avait pas été de main morte avec le dealer, il avait toutefois choisi de le laisser filer sans lui arracher sa misérable existence de ce plan de réalité. Une pauvre et unique faiblesse qu'il s'était accordée et qu'il regrettait amèrement ce soir. Delsin n'est pas un être mauvais, ou du moins, le métamorphe s'en convainc quotidiennement. Alors qu'il était sur le point d'achever Wormie, il avait au une courte seconde d'absence et le dealer en avait aussitôt profité pour faire jouer la corde sensible. Il faut croire qu'il a réussi puisque Del' s'est surpris à croire les remords exprimés par le dénommé Wormie. Putain de naïf qu'il a été. Il avait sacrifié de son temps pour observer son unique acte de clémence. Dans un premier temps, Delsin n'avait pris aucune précaution pour se cacher et au fur et à mesure que Wormie faisait montre d'une réelle envie de reprendre sa vie en mains, le métamorphe avait été de plus en plus discret. Jusqu'à devenir invisible. Dès lors, le dealer a oublié toutes ses promesses et s'est empressé de retrouver ses anciennes connaissances. En moins de temps qu'il n'en faut pour dire "merde", il avait récupéré son coin de trottoir et avait pignon sur rue. Mais la goutte d'eau qui a fait déborder le vase fut de voir Wormie traînasser devant son immeuble. Le narguant ostensiblement. Allant jusqu'à aborder Newt. L'adolescente l'envoya chier comme elle a coutume de le faire et était venu le voir aussitôt à propos du gros pervers dégueulasse qui squattait le trottoir d'en face. Delsin avait vu illico rouge. Sans un mot pour sa petite protégée, il l'avait abandonné dans son salon pour enfiler un sweat et disparaître dans les rues des bas quartiers de la Nouvelle-Orléans.

Quelques minutes suffirent à Delsin pour retrouver la trace de Wormie. La même dégaine. La même ruelle puante. La même démarche. Chassez le naturel, il revient au triple galop. Bordel...il lui avait laissé une chance. Il y avait cru à son baratin. Dorénavant, Del' ne s'encombrera plus de sentiments, de regrets ou de remords. En voyant, Wormie distribuer sa came, en l'entendant plaisanter avec les pauvres âmes qu'il avilit soir après soir, comment pourrait-il éprouver la moindre once de compassion pour ce genre de mec? Ils sont tout justes bons à crever en faisant le moins de bruit possible. Lentement, Delsin se rapproche de sa cible, se fondant d'ombres en ombres, attendant que le défilé des junkies se tarisse graduellement. Il a suffisamment fréquenté ce monde pour savoir que même au milieu du désespoir et du mépris, il reste des règles immuables que l'on respecte presque instinctivement. On ne deale plus quand la lune entame sa descente. Il laisse donc le dernier client s'éloigner, attend encore quelques minutes et lorsque Wormie semble sur le point de mettre les bouts, Delsin s'arrache de l'ombre et s'avance vers lui. J'allais partir. T'as du bol. Il te faut quoi? Rabattant la capuche de son sweat, Delsin lui révèle son visage et croise lentement les bras sur sa poitrine. Le dealer lève le nez sur ce dernier client et ses traits se figent. Oh pour sûr qu'il se souvient du gars qui l'a passé à tabac. Quelques secondes s'écoulent dans le silence avant que Wormie ne le brise et n'entame une longue et laborieuse plaidoirie d'un coupable qui se cherche des excuses. Ce laïus, dont Del' n'a cure, s'achève par ce qui voudrait sonner comme une menace. Mec. Tu sais pas qui tu vas emmerder si tu fais ça. S'il n'était pas aussi énervé, le métamorphe éclaterait de rire. Delsin hausse les sourcils. En effet. Et j'm'en fous. Les battements frénétiques d'un coeur terrorisé font vibrer ses tympans et résonnent sous son crâne. Il voit la peau du cou pulser à un rythme rapide. Et l'odeur de la trouille l'envahit à chaque inspiration. Wormie a atteint le stade où il ne peut plus bouger. Quoiqu'il fasse, il est mort et dans le meilleur des cas, il baignera dans son sang au sol, inconscient. Mais cette odeur...cette foutue odeur de peur qui agace le métamorphe...

En vagues successives, le calme reprend possession de ses nerfs. Le tissu de son sweat chuinte à un rythme régulier. Il distingue les briques humides d'un mur face à lui. Il sent qu'il est assis sur quelque chose de mou. Une gêne lui noue les épaules, mais fort peu longtemps, il la fait disparaître en craquant sa nuque.
Delsin prend brutalement conscience qu'il vient d'avoir une absence, un trou. Un effet secondaire d'une existence passée à ingurgiter tout et n'importe quoi et à s'essayer à toutes les drogues disponibles sur le marché. Un effet secondaire qui n'a pas du s'arranger avec son récent statut de skinchanger. Il se souvient de son dernier échange avec Wormie mais ça n'a absolument rien à voir avec ce qui se trouve juste sous lui. Bordel! juste sous lui! Le regard du métamorphe se baisse sur la bouillie sanglante qui remplace la tête de Wormie. D'un coup de talon, Delsin s'écarte du cadavre que même une mère ne pourrait identifier. Le corps mou remue à peine lorsqu'il s'en est éloigné. Les paupières plissées, il tend l'oreille, le regard rivé sur la poitrine à l'affût du moindre mouvement. Rien. Pas un son ne lui parvient de ce tas de viande. Le métamorphe pousse un long soupir avant de se relever lentement. Brièvement, il s'inspecte, écoute ses nerfs. La mélodie qu'ils lui servent n'a rien d'alarmant. L'autre a du se défendre mais son gabarit n'a rien pu lui infliger de sérieux. Du bout du pied, il ouvre le manteau de Wormie avant de s'accroupir près de lui. Méthodiquement, il fouille le dealer. Chaque dose est répandue au sol ou écrasée sur le bitume, quand à l'argent, il finit dans sa poche. Il ne le gardera pas. Il ne garde jamais rien. Le jour où il voudra emmener quelque chose qui a appartenu à un de ces enfoirés pour l'utiliser à ses propres fins, Delsin sait qu'il ne vaudra alors pas mieux que ceux qu'il traque. D'un coup de pied, il pousse le cadavre au milieu des ordures et enfonçant les mains dans sa poche, capuche rabattue, il s'éloigne d'un pas tranquille. Avant même que le métamorphe n'ai atteint la sortie de la ruelle, un nouveau client s'y engage. Y a plus personne ici. grogne-t-il à l'adresse de cette silhouette qui a soudain arrêté son avancée. Y aura plus jamais personne ici. reprend-il un ton plus bas. Il avance d'un pas. Une courte rafale de vent frais lui fouette le visage. Il avance d'un pas. Il connaît cette odeur. Delsin relève la tête, sourcils froncés alors que le parfum léger, discret trouve enfin un visage et une identité. Grimes?! C'est toi?
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MessageSujet: Re: Que tout est noir...   Mar 13 Oct - 19:44


Mains tremblantes, que je glisse dans mes poches pour en dissimuler l’agitation. Ce n’est pas le froid qui me trouble ainsi, mais un autre sentiment, plus profond, plus désagréable encore. Le manque m’entoure et d’un pas vif, je prends le chemin de mon appartement dans l’optique de me repaître de ma dose. Je ne prends d’ailleurs pas le temps de me débarrasser de ma veste, ni de mes chaussures lorsque la porte de mon repaire se referme sur moi. D’un geste vif, j’ouvre le premier tiroir que je croise, dans l’optique stupide de trouver mon sésame. L’éclair de génie remplace rapidement ma déception de n’y trouver que le vide lorsque je me souviens d’un coup de ma cachette favorite. « Bon sang que j’suis con ! » Et je cours maintenant et dans une glissade presque maitrisée, j’entre dans ma chambre et fouille la taie de mon oreiller, mais seul le vide glisse sous mes doigts avides. Cette fois, un long grognement de dépit m’échappe, envahit la pièce avant que je ne décide de chercher systématiquement chaque cachette possible. C’est une fouille anarchique, dans laquelle la plupart de mes effets personnels viennent rejoindre le sol. Et bientôt l’évidence me prend. Je n’ai plus rien. Rien pour stopper mon tremblement intempestif qui s’amplifie soudain, sous la montée de stress qui me prend. Mâchoire serrée, yeux fermés, je me force à respirer si fort que j’en tousse bientôt. Cela ne m’aide pas une seconde à réfléchir alors que la réponse à mes questions peine à se frayer un chemin jusqu’à ma conscience. « Bon sang que j’suis con. » Et je radote, mais ce n’est qu’un détail lorsque l’évidence de la situation me percute enfin. C’est cette fois dans mes poches que je cherche et je me permets cette fois un sourire lorsque la pulpe de mes doigts rencontre la texture réconfortante des billets de banque. L’achat semble être ma meilleure et unique option maintenant et j’espère sincèrement que l’un de mes revendeurs sera bien disponible pour me fournir ce dont j’ai besoin.

De retour dans la rue, je garde tête baissée et main dans les poches, dans l’optique de ne pas me faire voir. Rester discret pour ne pas me faire avoir comme un débutant par ces peacekeepers qui me semble être de plus en plus nombreux. Je longe donc les murs, profite de l’obscurité pour me fondre dans les ombres qui m’entourent. La mienne s’échappe une seconde d’ailleurs sans que je ne puisse la maîtriser mais je ne m’en inquiète pas. La seule chose qui m’importe maintenant, c’est la dose qui m’attend entre les doigts graisseux de Wormie. Le chemin n’est pas long, mon pas vif m’amène rapidement à destination. La ruelle n’est plus très loin, j’en vois les coins qui se profile et malgré moi, un sourire d’anticipation m’échappe et s’appose sur mes lèvres. Rapidement il fond lorsque des propos viennent presque m’agresser sur mon chemin. De surprise, je stoppe mon avancée mais n’ose relever le regard vers la personne qui vient de s’exprimer. Je la connais, cette voix qui m’apostrophe sans honte, mais je demeure incapable d’en reconnaître le propriétaire. Piqué la curiosité, je relève la tête pour me heurter à l’obscurité renvoyée par sa capuche. Le mystère reste entier et la surprise me prend lorsqu’il énonce les faits, avec une indifférence qui me fait frissonner. J’ai peur de comprendre mais n’en ai pas réellement l’occasion.

Cette fois, je suis au-delà de la surprise lorsque l’homme qui me fait face semble me reconnaître. Tous mes efforts pour faire de la noirceur de la nuit ma discrétion semblent annihiler par ce simple nom qui retentit entre nous. Mon visage masque mal mon malaise à l’idée d’avoir été identifié et ce dernier se renforce parce que j’ignore totalement qui se cache sous mes yeux. La voix chante dans ma mémoire, la taquine, sans qu’un nom ou un visage ne s’y associe. Alors réflexe probablement stupide, je taquine de ma main ma propre capuche, pour vérifier qu’elle tient bien et après m’être assuré que sa supposition ne tient sur aucun fait tangible, j’esquisse un pas en arrière. Qui se transforme en volte face lorsque je prends la décision de partir en courant, sans me soucier de répondre à mon interlocuteur de la nuit. ‘La Capuche’ peut être n’importe qui et je n’éprouve pas le besoin de rester dans le coin plus longtemps. « J’vois pas d’quoi tu parles ! » Que je marmonne finalement, avant d’enfin m’élancer vers la sécurité, loin de cette silhouette que je connais, sans pourtant reconnaître.

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    MessageSujet: Re: Que tout est noir...   Ven 16 Oct - 10:45


    Grimes...mais qu'est-ce-qu'il fout ici? Eamon Grimes fut l'un des premiers habitants de la ville qui fit preuve à son égard d'humanisme. Delsin venait d'être frappé par le drame qui allait irrémédiablement marquer le cours du reste de son existence et il venait à peine de trouver le courage de s'arracher à son addiction à la drogue. Fraîchement débarqué, dans une ville où il ne connaissait personne, plein de rage et de peine qu'il ne parvenait pas à canaliser, son errance dans les rues l'avait fatalement amené aux seuls endroits que son instinct de junkie pouvait repérer. A savoir, les squats à shoot. Planté sur le trottoir face à une maison en apparence abandonnée, sa nouvelle volonté vacillait dangereusement et son esprit se mettait à formuler des promesses qu'il savait qu'il ne tiendrait pas...juste un dernier fix et après, c'est terminé...un dernier pour marquer le coup et après, on arrête. Inconsciemment, Delsin avait amorcé un premier pas dans la direction du portail quand une voix le tira de ses amères pensées, lui recommandant de ne plus avancer. Il s'agissait d'Eamon Grimes, un nettoyeur de scène de crime qui venait d'achever son travail. Danes avait d'abord haussé les épaules affichant un faux air innocent qui ne tromperait personne. S'il était juste là, c'était pour une seule raison et ses traits tirés ne dupèrent pas Grimes. Del' avait remarqué que les drogués développaient un drôle de sixième sens en ce qui concernait la reconnaissance de leurs pairs. Quel que soit l'endroit où un junkie échoue, il dénichera toujours la ruelle où on deale, l'endroit où on se shoote, il identifiera ceux qui sont en manque, ceux qui sont en plein trip et ceux qui s'en sont sortis. Bien que Delsin garda le silence face à cet inconnu qui surgit de nulle part, ce dernier ne l'abandonna pas à ses interrogations mortifères. Malgré son apathie, l'autre insista pour des raisons qui doivent encore leur échapper à tous les deux. Mais à dater de ce jour, un lien se tissa entre les deux hommes.
    Le sevrage de Delsin aura été long et horriblement éprouvant pourtant, dans les phases les plus noires de ses crises de manque, il a toujours su qu'il pouvait compter sur cet ami providentiel. C'est la voix d'Eamon au bout du combiné de téléphone ou directement à son oreille qui parvenait toujours à le rassurer et à le convaincre que ses hallucinations n'étaient que des hallucinations. Bien qu'il soit son cadet, Eamon s'est révélé être un guide fiable, mature et extrêmement compréhensif puisqu'il a du traverser les mêmes épreuves que lui et Delsin n'est pas certain que sa renaissance ai été une réussite sans lui. Alors que fout son ancien guide de détox ici?

    Pas le temps d'émettre le moins son ou de poser la moindre question. Eamon esquisse un pas vers l'arrière qui fait froncer les sourcils de Delsin. Eamon lui tourne le dos et le métamorphe tend la main pour la refermer sur sa veste. Eamon part en courant et ses doigts se referment sur le vide. Pendant une fraction de seconde, Del' reste immobile de stupeur. C'est une simple impression ou Grimes se comporte comme un coupable pris sur le fait?! Attends! lâche-t-il en vain. Son appel ne trouve pas de réponse et c'est un alibi bancal qui lui déchire les tympans bet qui n'est pas sans rappeler ses propres excuses foireuses lorsqu'il replongeait dans la came. Oh, je te laisserais pas filer, mon vieux. Et Delsin s'élance à la poursuite d'Eamon. Ses foulées sont longues, dopées par son état de métamorphe, il ne lui faut que quelques secondes pour parvenir juste derrière Grimes, un peu en retrait sur sa gauche. Comme il ne semble ni ralentir ni le regarder, Delsin prend un court appel et se jette sur Eamon. Ses bras se referment sur le corps de Grimes, stoppant net sa course. Emporté par son élan, Del' opère une courte rotation pour se réceptionner sur son flanc évitant un choc un peu brutal à son ami...lui, il s'en fout des bleus, des ecchymoses ou d'une côte fêlée. Tu me fuis maintenant? lâche-t-il à peine essoufflé à l'oreille de Grimes avant de le relâcher. Mais le sourire ravi sur son visage se fige et disparaît alors que les premières informations captés par ses sens accrus lui parviennent. Et le premier est ce tremblement qui crispe les musles d'Eamon et résonne en lui. Ca, c'est pas de la simple trouille. Delsin connaît la saveur de la peur, ça agace au plus haut point l'animal qui est dorénavant tapi en lui. Ca fait un bail, Eamon. Je suis plus habitué à te voir face à moi devant un café ou une mousse. Qu'est-ce-que tu fous ici? Le ton n'est pas ouvertement suspicieux mais il attend clairement une réponse que Delsin redoute sans oser la formuler.
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    MessageSujet: Re: Que tout est noir...   Ven 30 Oct - 17:15


    J’allonge mon pas presque aussitôt après m’être retourné. Mon unique objectif est de mettre le plus de distance possible entre cet homme et moi. Je ne peux me permettre d’être reconnu, d’autant plus dans ce climat de prohibition. Si cet homme n’est qu’une simple connaissance, je pourrais me trouver en grand danger. Aussi je fais de grands pas, n’accélère qu’en entendant ses foulées derrière moi. Je m’apprête d’ailleurs à courir lorsque je me sens soudain agrippé. J’en oublie de respirer, mon souffle se bloque dans ma gorge et le choc me fait hoqueter de surprise. Soudain au sol, je sens tous mes muscles se crisper et dans une pathétique tentative de protection, je retrousse jambes pour les entourer de mes bras. Juste une seconde. Avant de parvenir à voir les traits de mon agresseur. Rapidement je cligne des yeux lorsqu’il me lâche avant de me redresser juste assez pour m’assoir et m’adosser au mur. Mon regard se fait vague, mes mains se serrent à intervalles irréguliers et j’en viens à claquer du pied sur le sol sporadiquement. Dans mon esprit embrouillé résonnent mille excuses, mais aucune ne parvient à passer la barrière de mes lippes. C’est Delsin. L’homme en face de moi n’est autre qu’un ancien addict. Alors tout ce que je pourrais lui dire, il l’a déjà entendu ou dis lui-même. Il ne me faut pas longtemps pour me sentir piégé… et honteux. Il semble loin, le moment où j’ai réussi à sortir l’homme de sa spirale droguée. Le moment où j’étais plus fort que cette merde que je m’injecte quotidiennement. « Je… t’avais pas reconnu. Faut dire qu’avec ta capuche. » Ma voix tremble et l’insécurité suinte par chacun de mes mots. Je lui fais confiance… d’un côté, mais je ne peux m’empêcher de penser qu’il va me juger. Tout simplement parce que je lui ai toujours fais croire que la drogue ne m’atteindrait plus. Et ce mensonge me revient désormais en pleine face alors que ma faiblesse s’impose à tous mes mouvements. Son œil avisé ne peut louper l’état de manque flagrant dans lequel je me trouve et pourtant, je ne peux faire autrement que prétendre être en pleine forme.

    « Le café, c’est démodé voyons. » Je tente un sourire, feint un amusement que je peine à rendre crédible tant chaque muscle de mon visage est crispé par le dégoût de moi-même. Celui d’avoir été découvert par l’une des seules personnes au monde à ne pas mériter de voir cela. Je me suis imposé comme exemple d’abstinence à son encontre, mais dans ma déchéance, c’est la situation inverse qui s’applique maintenant. Je n’ose imposer mes prunelles agitées au regard de mon ami, tout comme je n’imagine pas une seconde me détendre. Pourtant, l’envie de demander son aide me démange étrangement. La honte s’impose dans mon cœur et je ne peux faire autrement que me recroqueviller, me retrancher dans ma carcasse abimée. Et les mots de nouveau, restent bloqués. Incapable de fournir une excuse potable. Incapable de me comporter normalement. Je n’ai que peu conscience de tous les indices que je fournis par ma simple attitude plus que par mes mots. La seule chose qui importe maintenant est de donner le change face à cet ami du destin, que je ne peux voir rechuter par ma faute et mon inconstance.

    Car si j’ai pu être un exemple dans le passé, je crains malheureusement avoir conservé cet honneur et la peur de le voir suivre ma route encore une fois me prend soudain aux tripes. Cependant je ne peux rester silencieux plus longtemps et me retrouve à balbutier quelques inepties. « Je me baladais. Je sais que la nuit, c’est pas top, mais je viens juste de sortir du boulot et tout. Et puis bon, va savoir pourquoi, je préfère la nuit dernièrement. » Les mensonges s’enchaînent et se ressemblent, mais j’estime m’en sortir plutôt bien. Mon poing se serrer compulsivement pour s’empêcher de trembler mais je ne parviens pas à contrôler le reste de mon corps. Aussi lorsque mes lippes s’échinent à s’agiter, je me relève soudain, en proie à un manque de contrôle de mes propres membres. « Et puis regarde, c’était l’destin. Pour qu’on se revoit et tout… » La vanne de débilités soudain ouverte, je me retrouve à parler, sans réellement maîtriser mes propos, dans l’optique ratée de noyer le poisson et couvrir les pistes…

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