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 Some Kind Of Monster {Helena/Seraphina}

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MessageSujet: Some Kind Of Monster {Helena/Seraphina}    Mer 7 Oct - 21:13


« Loterie du RP »



Seraphina & Helena
featuring



« « These are the eyes that can't see me
These are the hands that drop your trust
These are the boots that kick you around
This is the tongue that speaks on the inside
These are the ears that ring with hate
This is the face that I'll never change
This is the fist that grinds you down
This is the voice of silence no more
These are the legs in circles run
This is the beating you'll never know
These are the lips that taste no freedom
»

La tombée de la nuit, une usine déserte. Digne d'un scénario de film d'horreur pour adolescents en mal de sensations fortes n'est ce pas ? Ce soir l'ambiance est particulière. Ce soir, l'air n'est pas seulement chargé d'électricité... il est surtout chargé d'hallucinogènes. Soumis à des illusions créés par des sorciers malveillants sans même vous en apercevoir, soumis aux mêmes fantaisies macabres. Au point de croire même vos blessures physiques réelles, et inguérissables. Les portes se verrouillent, vous êtes pris au piège. Quand on vous disait que la curiosité était un vilain défaut... Ne tentez pas de briser les vitres teintées, ce serait vous fatiguer inutilement. Il va falloir vous entraider. La Grande Faucheuse vous poursuit entre les dédales des couloirs, les machines offrant des cachettes plus ou moins salvatrices. Entendez-vous les aboiements dans les dédales de la bâtisse ? Des dizaines de Cerbères imaginaires vous pistent, avides de dévorer votre chair et de ronger vos os, histoire de faire de vous leur diner infernal. Vous en sortirez-vous ? N'ayez pas peur, les illusions sont à durée limitée, elles finiront bien par s'évaporer...


Ordre de passage:
1 - Helena Burnett
2 - Seraphina N. Wilson



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MessageSujet: Re: Some Kind Of Monster {Helena/Seraphina}    Mar 20 Oct - 22:41

Sur le perron du musée voodoo, appuyée contre une colonne sur laquelle reposait la villa qui hébergeait cette fondation pour curieux adorateurs de magie noire -et entre nous de vieilles légendes qui ne tenaient même pas la route-, Helena écoutait Jack. Jack tenait un grill dans le quartier français, bien que Jack soit né à Little Italy. Jack était un vieux bonhomme assez laxiste pour servir à manger à la racaille de la Nouvelle-Orléans qui y parlait business, mais Jack était assez sournois pour écouter aux coins de tables et resservir un dixième whisky à celui sur le point de cracher le morceau. Helena avait choisi de faire confiance à Jack parce que Jack lui donnait des informations sur ce qui se préparait côté gouvernement et Résistance. Jack rêvait de rentrer chez lui alors Jack soutenait la révolte qui lui payerait son billet retour. Du moins Jack en était persuadé. Leurs bouffées de cigarette respectives se mélangeaient à mesure que les renseignements tombaient entre les mains d’Helena. Elle écoutait patiemment les plans qui se déroulaient, se préparaient, s’excitaient. Les passions se déchainaient de tous les côtés, et elle était aux aguets, préparait son instinct à agir dès que l’occasion se présenterait. Jack parlait d’une descente de nightkeepers, une liste d’opposants à arrêter. Il y en avait beaucoup. Il ne savait pas si elle en faisait partie. En tout cas son nom n’était pas arrivé jusqu’aux oreilles du vieux restaurateur. Elle pouvait se sentir relativement sereine. Il s’agissait surtout de résistants extrémistes, acharnés à rompre cette alliance antagoniste.

Jack finit sa cigarette. Il l’écrasa sur la rambarde du seuil. Il fit un sourire chaleureux à Helena, lui souhaita une bonne nuit, sans oublier de lui rappeler de prendre soin de son fils. Helena acquiesça. Elle lui rendit son chaleureux au revoir et s’apprêta à pousser la porte de sa demeure. Elle devait s’assurer que Douglas dormait, et préparer un debriefing pour Stanislas. La journée du lendemain s’annonçait longue, mais riche en informations. Les préparatifs l’excitaient, l’enthousiasmait tel un gamin le matin de noël. Un peu de violence allait la distraire pour un moment. L’ennui qui la tiraillait l’abattait.

Un bruit se fit entendre. Une ombre surgit, éclairée par la lumière extérieure de la villa. Helena crut apercevoir une mèche blonde, qui se planqua au coin de la maison voisine. Sur la pointe des pieds elle descendit les quelques marches donnant sur le trottoir, serrant dans sa main un pistolet qu’elle ne savait plus utiliser, faute d’une mémoire défaillante qui la trahissait aux moments les plus opportuns. Elle se laissa guider par le souffle ralenti de son espion et s’approcha de la planque à pas de loup. Se retournant brusquement, elle pointa son arme sur ce qui se trouvait être une blondinette aux airs bien niais. Helena fut surprise de sa découverte, néanmoins elle ne se laissa pas faillir par sa décontenance. La jeune femme s’empressa de courir à toutes enjambées pour échapper au chargeur vide de son assaillante, qui se précipita à sa poursuite. S’ensuivit un dédale dans les rues puantes du quartier ouest. Helena criait pour menacer sa proie, d’une voix haletante et fort peu effrayante pour la Blondie qui paraissait bien en forme, contrairement à elle. Se savoir observée, espionnée, écoutée la rebutait, et la prenait de cours. Une boule au ventre vint appuyer un point de côté naissant, signe d’une torpeur à laquelle elle ne pouvait échapper. Qui était cette blonde ? Que faisait-elle ? Comme la connaissait-elle ? Helena se pensait pourtant hors d’atteinte, absente de cette liste noire, cependant elle commença à s’imaginer le pire. La paranoïa se saisit de sa force, et elle crut perdre raison. Son âme lui sonnait de s’arrêter, de lâcher prise, quand son coeur lui soufflait qu’elle pouvait rattraper son assaillante. Elle bouscula les trois passants qui sortaient du Masquerade, prit à gauche après le bâtiment du gouvernement et s’enfonça vers le sud. La puanteur des égouts venait caresser les narines d’une Helena comptant sur sa vitesse pour rattraper et abattre cet ennemi, qui se trouvait au mauvais endroit, au mauvais moment. Mais ce dernier était rapide, furtif, habile, et se faufilait entre voitures, poubelles et ruelles aussi vite que son ombre, laissant la brune à la traîne, dépassée par sa respiration intensive. Elle remercia les saints quand sa rivale pénétra au sein d’une usine désaffectée. Sentant qu’elle serait cernée, Helena reprit son souffle avant de s’engouffrer à son tour dans la pénombre de la vieille bâtisse abandonnée.

La lueur de quelques lampadaires pénétrait au travers des grandes vitres plafonnant le bâtiment. Les ombres et mouvements étaient perceptibles à l’oeil. L’air était néanmoins particulièrement lourd. Inspirer une bouffée d’oxygène griffait la gorge. Mais la jeune femme se contentait de scruter les environs de sa ligne de mire, cherchant une mèche blonde ici et là. Elle entendit des pas. Un peu trop pour qu’il ne s’agisse que d’une seule et unique personne. Elle continuait d’avancer en se retournant, sa tête pivotant de manière saccadée pour garder une vision à 360 degrés. Elle entendit les pas d’une foule se rapprocher, tandis que rien à l’horizon ne lui indiquait la présence d’un tel rassemblement. Prise de panique, elle s’accrocha fermement à son arme, aussi inutile qu’elle était. « Ne faites pas un geste, je suis armée ! ». Aux pas se mêlèrent des formes noires tracées par la lumière. Des crocs géants dessinés sur les murs, atouts des monstruosités les plus chimériques. Helena vit son souffle s’accélérer, encore plus que durant sa course. Elle percevait à l’oreille les murmures des cauchemars les plus effrayants, mais ne voyait que du noir, couplé au reflet métallique des machines à l’arrêt. Sa mèche blonde avait disparue, s’était mêlée aux méandres imaginaires qui prenaient Helena de court. Elle connaissait l’existence de sorciers, de skinchangers, de morts vivants, mais non de telles formes bestiales, continuant leur ronde et leurs grondements qui résonnaient aux creux des parois du crâne d’Helena. Elle était tombée en enfer. Dans une torpeur qu’elle se connaissait peu, elle se remit à courir, voulant échapper aux hallucinations si réelles de son esprit. Elle se sentait pourchassée pour mille harpies, épiée par mille regards, et presque même piquée par mille morsures. Elle se dissimula derrière un monte-charge, tentant de se calmer, de souffler le temps de reprendre ses esprits, pour savoir si ses nerfs lui jouaient des tours, ou si cette usine était réellement l’arène des mirages monstrueux dont elle ne savait nier l’existence.
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MessageSujet: Re: Some Kind Of Monster {Helena/Seraphina}    Jeu 12 Nov - 12:28

Some Kind of Monster

Helena & Séraphina

Le brouhaha, la moiteur et la lourdeur de l'air avaient eu raison de Seraphina. Normalement à cette heure elle aurait déjà dû être rentrée, mais c'était sans compter sur ses besoins énergétiques. Voilà comment la jeune femme s'était retrouvée dans une rue animée de la Nouvelle-Orléans. Après s'être délectée de quelques notes de jazz jouées par un orchestre fabuleux, elle s'était intéressée à un homme particulièrement aguicheur. Une aubaine pour Seraphina qui sauta sur l'occasion et qui, cachée du regard de la foule, avait vidé le malheureux de son énergie. Rassasiée, elle n’eut aucun scrupule à laisser le corps inconscient dans une ruelle sombre avant de rentrer  à la maison. Ce soir là elle décida de changer son itinéraire habituel. A vrai dire elle était d’humeur de chien et n’avait envie de croiser personne.  Débordant d’une énergie nouvelle, la Daybreaker marchait à grandes vitesse, jusqu’à ce qu’elle arrive près du musée vaudou. Son allure se fit plus lente. Elle n’avait pas ralenti pour observer l’édifice, non, elle avait ralenti car des voix avaient attiré son attention. Un homme et une femme de ce qu’elle avait pu entendre. Seraphina s’arrêta au coin de la maison adjacente, histoire de ne pas être vue. Malheureusement elle était trop loin pour entendre la conversation distinctement. Ce n’était une nouvelle pour personne : la Daybreaker était une fouine. Si elle pouvait en apprendre plus sur les habitants de cette ville, elle n’hésitait pas à se transformer en détective privé. Car elle partait du principe que, plus elle en savait sur les gens –qu’ils lui soient familiers ou non- plus elle serait en mesure de les faire chanter en cas de besoin. Mais la curiosité la poussa à être imprudente, et au moment où elle s’approcha des deux individus, l’homme quittait les lieux. Il s’approchait d’elle ce qui la poussa à rebrousser chemin. Sauf qu’elle ne fut pas assez rapide et se fit repérée par la femme. Pourtant dans un réflexe stupide, Seraphina resta planquée au coin de la maison. Son cœur rata un battement lorsqu’elle aperçut l’arme de son assaillante. La blonde n’était pas décidée à mourir aujourd’hui. Tout en se disant qu’elle avait le chic pour s’attirer des ennuis, elle se mit à détaler sans dire un mot.

Bien qu’elle espéra que l’autre femme abandonne, elle se dit qu’elle devait réellement avoir quelque chose de louche à cacher pour l’avoir menacée d’une arme. Mais Seraphina était tellement concentrée sur sa fuite qu’elle n’arrivait plus à réfléchir. Elle courait à grandes enjambées, éjectant les malheureuses personnes qui barraient sa route. Sa course folle la mena tout droit dans ce qui semblait être un entrepôt abandonné. Malgré son repas récent, la Daybreaker semblait essoufflée. Elle se permit une petite pause pour reprendre son souffle. Penchée en avant, les mains sur ses cuisses, la jeune femme se pensa en sécurité durant quelques secondes. Malgré la lumière extérieure, il était difficile d’y voir quelque chose par ici. Seraphina se redressa en fronçant les sourcils. Elle aurait juré que quelqu’un venait de lui murmurer quelque chose à l’oreille. Mais lorsqu’elle se retourna, elle fut forcée de constater que son imagination lui jouait des tours. L’air ici était lourd et presque acide. La daybreaker avait du mal à reprendre une respiration normale. Ce qui ne l’empêcha pas de s’enfoncer dans les couloirs obscurs de la bâtisse abandonnée.

Le danger que représentait cette femme lui sembla bien mince par rapport à la sensation étrange que lui procurait cet endroit. Un courant d’air glacé la fit frissonner. Et puis il y eut des bruits de pas derrière elle et un cri strident qui lui arracha un sursaut. Soit elle venait de perdre la tête, soit elle était tombée en enfer. Plus Seraphina s’avançait, plus elle sentait l’angoisse lui engourdir les membres. Si bien qu’elle osa à peine se retourner en entendant des voix derrière elle. Avec toute l’appréhension du monde, la Daybreaker céda tout de même et tourna la tête. Son teint devint blafard. Un chien énorme et semblant tout droit sorti des ténèbres lui collait aux basques. Et derrière lui, des silhouettes sombres qui semblaient glissées sur le sol en s’avançant vers elle. Seraphina hurla et se remit à courir de toutes ses forces. Si c’était ça l’enfer, elle préférait encore s’épuiser plutôt que de se laisser abattre. Sa course nouvelle l’amena à se cacher derrière un monte-charge. Elle trébucha sur quelque chose et s’étala parterre dans un bruit sourd. Tremblante et terrifiée, Seraphina se détendit un peu en réalisant qu’elle venait de marcher sur son assaillante. « Dé…Désolée. Je ne vous ai pas vu. » chuchota-t-elle en se mettant accroupis. « Ecoutez je ne vous veux aucun mal, ne m’tirer pas dessus. Il se passe des choses étranges ici. Si vous m’aidez à sortir de là, je vous jure de vous laisser tranquille. » dit Seraphina en regardant tout autour d’elle. La peur se lisait sur son visage. Elle venait d'entre-ouvrir la bouche mais la referma aussi tôt. Des plaintes graves parvenaient désormais jusqu'à leurs oreilles. « Vous entendez ça ? Ils arrivent. Ces choses arrivent. Vous les avez vu n'est-ce pas ? Venez, il ne faut pas rester là on va s'faire tuer. » affolée, Seraphina se leva d'un bond en attrapant le bras de sa nouvelle acolyte. « Venez, vite! » dans sa fuite et malgré la sueur froide qui perlait sur son front, Seraphina crut apercevoir une porte. Porte vers laquelle elle se précipita pleine d'espoir. Sauf que cette derniere se mit à bouger comme si on tapait dessus avec force. Pas de doute, l'ouvrir aurait été une très grosse erreur.

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MessageSujet: Re: Some Kind Of Monster {Helena/Seraphina}    Ven 20 Nov - 14:43

Il était dur, douloureux de penser que la mort était si cruelle. Que sa mise en scène était si sévère pour l’esprit humain. Comme si la Faucheuse avait signé un pacte avec le diable pour rendre le chemin vers le tombeau plus féroce encore qu’un cauchemar infantile. Pourtant tout le monde meurt. Les vieux, les jeunes. Les riches et les pauvres. Les hommes et les femmes. Les homosexuels et les chinois. Les idiots et les aveugles. Un fait universel, qui pouvait unir l’humanité toute entière. Au final c’était par pur instinct de survie qu’ils s’étaient tous réfugiés dans cette ville qu’était la Nouvelle-Orléans. L’Homme a peur. Parfois trop. Il éprouve effroi et crainte, car il a conscience du réel et de son existence. Helena avait conscience de son existence, et elle ne voulait pas la perdre. Longtemps elle s’était questionnée sur la mort. Au-delà des responsabilités auxquelles elle était sujette, à savoir son fils principalement. Après avoir fait le bilan, elle s’était dit qu’elle ne manquerait pas à ce monde. Qu’il tournerait sans elle. Et que si elle réussissait son coup, elle pouvait très bien n’éprouver aucune souffrance lors de son passage dans l’eau-delà. Alors pourquoi la redouter ? Pourquoi ne pas embrasser la faucheuse, l’accueillir comme une vieille amie avec qui l’on a tant de temps à rattraper ? Helena ne pouvait expliquer sa peur. Elle était dominée par la frayeur, se savait dominée, et se trouvait incapable d’inverser cette conjoncture.

Elle se prit la tête entre les mains. Elle tremblait, inlassablement. Elle avait laissé son arme choir sur le sol. De toute façon elle était incapable de s’en servir. Incapable de se défendre. Pourtant elle ne voulait pas succomber à ce qui semblait être un cauchemar. Helena voulait pleurer. Mais Helena avait un coeur trop dur et trop sévère pour qu’il ne l’autorisât à se déshydrater, avec l’effroi pour seul prétexte. Même son corps la savait plus forte, la savait loin de l’expiation. Pourtant des crocs vinrent s’insérer dans ses membres. Du moins une illusion lui produit cette sensation. Ce fut blondie qui vint la sauver de cet état de torpeur. Sa fugitive vint se prendre les pattes dans une Helena accroupie et terrorisée. S’étalant de tout son long sur le sol, Blondie aussi paraissait particulièrement terrifiée. Cette dernière s’excusa, dans un murmure dissimulant le son de sa voix. Helena se sentit rassurée d’avoir une présence auprès d’elle.

« Ecoutez je ne vous veux aucun mal, ne m’tirer pas dessus. Il se passe des choses étranges ici. Si vous m’aidez à sortir de là, je vous jure de vous laisser tranquille. » Plissant les yeux, Helena s’interrogea sur la raison pour laquelle elle aurait tiré sur cette jeune femme inconnue. En réalité, sous l’emprise du stress lié à la peur, monsieur Alzheimer avait pénétré les capacités cognitives de son hôte, effaçant la course poursuite de la mémoire de sa trentenaire favorite. Avec le déclin de l’espèce humaine survenu lors des Jours sombres, Alzheimer n’avait plus personne à se mettre sous la dent. Heureusement, une bande de désoeuvrés subsistaient dans le coin chaud du territoire, parmi lesquels quelques faibles humains se montraient assez alléchants pour n’en faire qu’une bouchée. Néanmoins, Alzheimer était assez intelligent pour détruire n’importe quelle traces ou indices pouvant conduire à un diagnostic avancé. Helena trouvait donc parfaitement normal le fait qu’elle ait été télé-transportée du perron de sa porte jusqu’ici.

Cependant Helena ne fit que s’affoler davantage. Non pas qu’elle avait remarqué l’étrangeté de la situation, non. Elle se rendit seulement à l’évidence qu’elle n’était utile en rien. Elle ne savait pas se servir de son arme, et n’était pas vraiment apte, là, tout de suite, sur le champ, à attaquer un fantôme, un monstre, un rêve qu’elle n’était même pas en mesure de voir. Concrètement elle ne comprenait pas ce qu’elles combattaient. Mais blondie était plus éclairée qu’elle à l’instant où elle attrapa fermement son bras pour l’extirper de sa frayeur paralysante. Helena se laissa entraîner, le coeur battant à l’idée de sortir de sa cachette. Elle saisit son arme dans sa course puis elles accoururent jusqu’à une porte, vraisemblablement risquée. Ce fut lorsqu’elle se mit à se mouvoir qu’Helena comprit que cette issue était aussi périlleuse que l’usine toute entière. Elle se retourna brusquement vers blondie en lui tendant son arme. « Prenez ça, je sais pas m’en servir, mais si ça peut nous aider à nous sortir de là, il sera plus utile entre vos mains. » Helena sentit soudain un courant d’air froid, portant une odeur acide qui brûlait la peau, bien plus ardemment qu’un vent glacé d’hiver. De gigantesques ombres continuaient à traverser les parois du mur dont le sommet se perdait sous les installations électriques vétustes. Son regard s’arrêta sur une des grandes fenêtres, qui mesurait bien cinq mètres de large sur trois mètres de hauteur. Dans un élan de lucidité, la jeune femme brune désigna ladite issue. « Essayons par la fenêtre ». Helena s’avança sous la vitre. Elle sentit des formes bouger sous ses pieds, semblables à des dizaines de serpents s’enroulant pernicieusement autour de ses chevilles. Les morsures étaient aussi perceptibles que de vraies dents infectées de venin. Elle s’agita, remuant ses jambes pour ne pas perdre le contrôle, ce qui lui valut un ton sec. « Allez, tire merde ! ». Un coup de feu retentit, les éclats de verre vinrent tomber sur leur crâne respectif, écorchant une joue, un bras, un pan de côte, de manière superficielle. Il ne restait plus qu’à atteindre l’entrebâillement de leur porte de sortie, qui se trouvait malgré tout à trois mètres du sol.
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MessageSujet: Re: Some Kind Of Monster {Helena/Seraphina}    Lun 23 Nov - 13:13

Some Kind of Monster

Helena & Séraphina

La situation semblait extrême. Le cœur de Seraphina cognait avec ardeur dans sa poitrine. Son souffle se faisait de plus en plus court. L’odeur irrespirable rendait la chose pénible. Il fallait qu’elles sortent d’ici.  Et vite. Ce fut avec cette idée en tête que la jeune femme saisit le bras de son assaillante pour la faire réagir. Elle aussi semblait véritablement affolée. Elle n’avait pas décroché un mot mais s’était pourtant laissée entraîner jusqu’à la porte hurlante. Seraphina avait lâché un juron lorsqu’elle s’était rendue compte que cette issue n’était en fait qu’un piège. Un nuage de ténèbres revint les envelopper. La Daybreaker sentit l’angoisse lui piquer la gorge.  Alors que les ombres revenaient à la charge, la brune se retourna vers elle. Seraphina la dévisagea avec des yeux ronds. Comment ça elle ne savait pas s’en servir ? La Daybreaker eut l’air dépitée. Elle s’était retrouvée dans cette usine pour fuir une assaillante qui ne savait même pas se servir de son arme. Dans un soupir la blonde saisit le pistolet. Elle n’était pas experte en tir mais pensait pouvoir se débrouiller. « C’était bien la peine de courir… » Pestiféra-t-elle. La jeune femme décida de ne pas s’attarder. L’air était devenu glacial. Les choses, elles arrivaient.  Heureusement cette fois, la brune sembla avoir une idée. Les fenêtres. Seraphina eut l’air perplexe en observant le verre opaque des vitres. La voix de son assaillante la fit sortir de ses pensées. Dans un hochement de tête, Seraphina pointa le canon de l’arme vers la fenêtre. Elle pressa la gâchette de son index après avoir armé le pistolet. La balle alla heurter la vitre à toute vitesse. En plus d’être sonnée par le bruit, Seraphina fut surprise par le déluge de verre qui leur tomba dessus. Elle se protégea de ses bras mais ne put échapper à quelques égratignures.

Les yeux clos, Seraphina n’avait pas remarqué la brune qui gigotait dans tous les sens. Lorsqu’elle rouvrit enfin ses paupières, elle constata avec soulagement que les ombres avaient disparu. Elle laissa ses bras tomber le long du corps tout en gardant l’arme dans sa main droite. Elle s’approcha de sa camarade d’infortune. « Ca va ? » lui demanda Seraphina. La daybreaker n’était pas du genre à s’inquiéter pour autrui, mais si la brune était blessée, sortir d’ici s’avérerait encore plus compliqué. Le regard bleu de la blonde se posa sur la fenêtre brisée. Comment allaient-elles l’atteindre ? Il leur faudrait une échelle pour grimper là haut. La moue dépitée de la blonde témoignait de son découragement. Pourtant l’envie de vivre continuait de faire fonctionner ses méninges. « Il faut trouver une échelle. Doit bien y en avoir dans l’coin. » dit-elle en tournant sur place. On y voyait pratiquement rien. Quelques pinceaux de lumières poussiéreux venus des lampadaires extérieurs éclairaient les lieux. Mais bizarrement on aurait dit qu’une brume opaque commençait à se former. Seraphina plissa les paupières et s’éloigna quelque peu de la jeune femme brune. Les mini-coupures sur ses avant-bas la brûlaient. Son sang, un liquide presque noir et visqueux, laissaient de courts sillons sur sa peau. Dans un élan de conscience, Seraphina s’éloigna encore plus de l’autre femme. Elle ne savait rien d’elle. Et si elle travaillait pour le Gourvenement ? D’après les birbes de conversation qu’elle avait perçue un peu plus tôt, elle n’aurait pas parié dessus. Mais la prudence était de mise. Le sang des Daybreakers était un indice qui les trahissait lorsqu’ils venaient à être blessés. Seraphina ne tenait pas à se faire livrer à ces rats de Shadowhunters.

Après quelques minutes d’accalmie, l’air redevint glacial. Seraphina se mit à grelotter. Non seulement ce froid la prenait aux tripes, mais en plus de ça, il n’annonçait rien de bon. Un bourdonnement se fit entendre. Sur ses gardes, la blonde pointa son arme devant elle. Elle jeta un rapide coup d’œil derrière elle. Malgré la brume, elle distinguait toujours la silhouette de la brune. Pendant ce laps de temps, le bourdonnement était devenu un grognement. Les bras de Seraphina se mirent à trembler. Ce bruit lui était familier puisqu’elle l’avait entendu quelques minutes plus tôt. C’était celui de ce cerbère monstrueux tout droit sorti de l’enfer. Mais il fut trop tard quand Seraphina retourna la tête. La puissante bestiole s’élança et emprisonna son mollet de ses crocs baveux. Un cri de douleur déchira l’atmosphère tandis que, dans un élan de lucidité, la jeune femme appuya sur la détente. Par chance, l’arme ne s’était pas enraillée. Mais au lieu de tomber, le molosse s’évapora en un nuage de poussière. Seraphina resta debout, sa jambe tremblait sous la douleur. Elle avait mal, elle sentait sa peau palpiter sous son jean. Pourtant il n’y avait pas de cadavre. Son teint devint blafard. Seraphina décida de reculer en claudiquant. Elle avait toujours mal mais commençait à sérieusement douter de ces visions macabres. Pourtant l’autre femme semblait les avoir vu aussi. Sinon pourquoi s’était-elle cachée ? Arrivée près de son acolyte, Seraphina la regarda avec des yeux fous. « Le chien… Le chien a disparu ! Pourtant je suis sûre qu’il était là, je l’ai vu regardez il m’a mordu. Putain mais c'est quoi ce bordel... » S’exclama-t-elle en montrant son mollet recouvert par un jean intact. A cet instant Seraphina crut réellement avoir perdu la raison et ça se voyait sur son visage. Elle avait porté sa main libre dans ses cheveux d'or et semblait à deux doigts d'en arracher de grandes poignées.

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MessageSujet: Re: Some Kind Of Monster {Helena/Seraphina}    Jeu 17 Déc - 16:44

C'était à une allure incalculable que le sang d'Helena ne faisait qu'un tour en elle. Un pouls incontrôlable qui transporter un trop plein d'oxygène, du à une respiration haletante. Elle ne voulait pas croire au fait qu'elles étaient probablement perdues. Bien que l'atmosphère respirait davantage le désespoir plutôt que de projeter une porte de sortie, Helena s'accrochait à l'image de son fils, qu'elle irait bientôt retrouver, comme si de rien n'était. A sa maison, aux planches de bois chaleureuses et aux plafonds de lambris bucoliques, qui lui apporteraient la chaleur d'un foyer, sauf. Cependant son essoufflement se mêla à de la honte quand la blonde s'efforça de lui faire comprendre son mépris, soulignant l'inutilité de son pistolet, et accessoirement d'Helena. Poursuivre blondie avait été définitivement élu pire idée de l'année, surtout qu'Helena avait complètement oublié la raison de sa venue ici, bien qu'elle se doutât qu'il ne s'agissait point d'une promenade de digestion. Mais coincées en ces lieux lugubres, elles n'avaient plus le choix, ni le temps de se demander ce qu'elles foutaient là. Il fallait déguerpir. Helena décida donc de ne rien dire à propos de son pistolet. Blondie semblait plus ou moins maîtriser la chose, du moins mieux qu'elle. Et la première n'avait pas envie de s'enfoncer encore plus dans son déshonneur. Pas question de dévoiler son identité. Si la jeune femme se mettait à balancer sur la place publique qu'Helena était une pure incapable, celle-ci risquait de se faire éjecter de pas mal de plans.

Encore surprise par les apparitions venimeuses qui s'étaient emparées de ses jambes, l’humaine porta son regard sur la blonde, essayant de la rassurer avec des gestes apaisés. « Oui, ça va, juste une autre apparition. J’ai l’impression que cette foutue usine nous joue des tours. J’aime pas ça. » Le problème des hallucinations, c’est qu’elles blessent aussi fort que dans la réalité, et qu’il est impossible de s’en défaire. C’est elles qui choisissent quand s’estomper. Et cela pouvait durer longtemps. Trop longtemps. Helena avait entendu des cas de démence, de folie, de personnes atteintes d’hallucinations, qui n’avaient jamais réussi à s’en défaire. Mourir dans la folie, pompée par une vipère artificielle, c’était un sale tableau. Elle s’attarda alors sur la fenêtre, tout comme sa compagne d’infortune. Oui, il fallait trouver une échelle. Où ? Helena crut que sa collègue avait trouvé une issue. Elle se contentait seulement de s’écarter de l’humaine, comme pour dissimuler une marque sur sa peau. Helena n’avait franchement pas envie de s’attirer des ennuis, d’autant plus que sa potentielle assaillante savait qu’elle n’était pas en mesure de se défendre. Bon dieu, elle allait devoir demander à une discrète connaissance de lui redonner des cours de tirs ! En attendant elle essaya juste de s’assurer qu’elle n’était pas toute seule dans ce bordel hallucinogène. « Vous êtes blessée ? »

Laissant la blonde régler ses problèmes dermatologiques qui prenaient visiblement plus d’importance que leur extraction, Helena fit quelques pas pour chercher des yeux ce qui pouvait ressembler à une échelle, ou tout autre outil leur permettant de se rapprocher de cette fichue fenêtre. Sans qu’elle s’en rende immédiatement compte, une brume apparût, doucement. Helena remarqua un bourdonnement, ce qui ne la choqua pas à première vue. Etant coincée dans une usine, cela pouvait venir de n’importe où. Mais quand des grognements virent remplacer les banals sonorités précédentes, Helena se mit à trembler. De peur, de froid, elle ne savait pas trop, depuis que la température avait drastiquement diminué en même temps que la brume s’était installée. Elle discernait à peine blondie, qui ne semblait pas vraiment dans un état positif. Ne percevant pas exactement le bruit qu’elle entendait, elle ne savait pas ce que redoutait visiblement la jeune blonde, qui affichait une grimace d’effroi sur son visage lisse. Un cri sortit de sa bouche, faisant sursauter la brune, complètement désemparée. Helena chercha des yeux ce qui pouvait bien s’attaquer à sa semblable, mais le brouillard masquait tout ce qui se trouvait à plus de cinq mètres d’elles. Elle vit uniquement la blonde boitiller nerveusement. « Le chien… Le chien a disparu ! Pourtant je suis sûre qu’il était là, je l’ai vu regardez il m’a mordu. Putain mais c'est quoi ce bordel... ». Helena comprit qu’elle était en train de perdre blondie. Celle-ci perdait complètement la boule. L’humaine ne lui en voulait pas. Helena avait également compris que tout ce qui les tourmentait depuis de longues minutes n’était autre que des chimères créées par des pouvoirs occultes. Les cerbères, les serpents, les portes hurlantes n’existaient pas. « Ecoute, on est prises d’hallucinations. Tu n’es pas blessée. Essaye de te dire ça, de l’accepter. Ta jambe va bien, regarde. » Le vouvoiement formel qu'elles s'étaient imposées avait disparu. Helena essaya de rassurer la seule personne en mesure de la protéger dans son périmètre. Elle s’accroupit à côté du mollet supposément attaqué et prit une voix calme. « Tu vois, il n’y a rien. Je sais que tu as mal si je touche, mais il n’y a aucune blessure. » Elle ne savait pas trop si cette technique était censée marcher. D’autant plus qu’elle est susceptible d’être elle-même sujette à la même illusion de douleur. Il fallait qu’elles luttent, du mieux qu’elles pouvaient, de toutes leurs forces. Mais Helena ne pouvait s’empêcher de trembler. D’appréhension. Elle était sur ses gardes, s’attendait à ce qu’une créature immonde s’attaque à elle. Son front perlait, ses os s’entrechoquaient. La brume brouillait sa vue. Cependant elle l’aperçu, le petit escabeau, dont les barreaux de fer reflétaient la lumière des lampadaires cafardeux. Elle regarda blondie, pour s’assurer qu’elle pouvait s’écarter d’elle quelques secondes sans que celle-ci ne pète une durite, et bondit sur l’escabeau qu’elle traina jusqu’au mur bordant la fenêtre. « Vas-y la première ». Helena fit signe à la jeune blonde de monter avant elle. Pourtant, alors que blondie s’apprêtait à franchir les petites marches étroites de l’escabeau, la brune se sentit horriblement regardée. Derrière elle, le brouillard, noir. Tout était noir, et rien n’était perceptible à deux mètres, à part le noir. Pas de formes, de ferraille luisante, de fond, de fenêtres voisines. Juste un nuage sombre et sinistre. Helena sentit sa gorge se nouer, et une goutte se laissait couler sur sa tempe. Lutter, n’est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: Some Kind Of Monster {Helena/Seraphina}    Lun 21 Déc - 13:18

Some Kind of Monster

Helena & Séraphina

Lorsque la brune avait parlé d’apparitions, Seraphina n’avait pas vraiment tilté. Etait-ce l’air acide ou ses blessures qui l’avaient distraite ? Elle avait été tellement occupée à cacher ses plaies qu’elle n’avait pas prêté attention. Lorsque sa compagne d’infortune lui avait demandé si elle était blessée, Seraphina avait vivement secoué la tête en continuant de s’éloigner d’elle. « Non ça va. » avait-elle menti. Il ne fallait pas éveiller les soupçons. Au moins le temps qu’elle cicatrise.  Quelques minutes après seulement, elle s’était fait attaquer par un cerbère aux crocs acérés. Seraphina n’était pas du genre impressionnable. Mais elle n’aimait pas non plus se faire tourner en bourrique. D’habitude la jeune femme était rationnelle mais là, dans cette usine, toute sa logique semblait avoir disparu. Voilà pourquoi elle paraissait tellement affolée par sa morsure. Son teint était devenu blafard et quelques tremblements secouaient son épiderme. Bon sang, elle l’avait vu ce chien, elle n’était pas devenue folle quand même ? La douleur s’élançait dans sa jambe et semblait se répandre dans le reste de ses membres. Malgré son regard perdu, la brune ne semblait pas inquiète. Au contraire, elle semblait même trop calme aux yeux de Seraphina qui se serait presque indignée. Sa jambe allait bien qu’elle disait. Pourtant la Daybreaker sentait le mal palpiter. Elle la prenait pour une folle, c’était évident. Seraphina aurait pu éclater de mécontentement pourtant quelque chose au fond d’elle lui indiquait que sa poursuivante avait raison. La réflexion se mit à briller dans les yeux de la blonde. Cela serait une explication logique à la disparition éclaire du molosse. Et puis l’air de cette vieille bâtisse semblait particulièrement irrespirable.

« Je vais essayer… Mais ça m’fait mal. » finit-elle par dire en serrant les dents.

Oui Seraphina essayait de toutes ses forces de se dire que tout ceci n’était qu’une mauvaise blague, pourtant la douleur semblait tellement réelle que c’était particulièrement compliqué. Les doigts de la daybreaker  se crispèrent autour de l’arme. Elle avait fermé les yeux et prenait de grandes inspirations pour se calmer. Son cœur se mit à ralentir, elle fit abstraction du décor macabre qui les entourait. La voix calme de son acolyte eut le mérite de l’apaiser. La Daybreaker réouvrit les yeux. Elle lança un regard intrigué à la femme accroupie par terre. Certes, elles avaient besoin l’une de l’autre, mais Seraphina n’avait jamais vraiment eu l’habitude qu’on soit « gentil » avec elle. Mais ce n’était pas le moment de se ramollir.  Lorsqu’elle s’était relevée, la jeune daybreaker comprit que, malgré son ton calme, la brune n’était guère rassurée. Alors elle finit par oublier la douleur. Si elles perdaient leur sang-froid toutes les deux, les hallucinations ne feraient que de se multiplier et auraient la peau de leur bon sens.

Finalement l’inconnue ramena un escabeau rouillé. La chance était avec elles. Lorsqu’elle indiqua à Seraphina d’y aller en première, la blonde hocha la tête. Elle ferait tout pour sortir d’ici au plus vite. Elle coinça le canon de l’arme au niveau de sa taille à l’arrière de son jean et posa ses deux mains sur le tas de ferraille qui serait leur chemin vers la sortie. A peine avait-elle posé son pied sur la première marche que la lumière –déjà très faible- se fit quasiment invisible. Comme si les ténèbres l’avait soudainement engloutie. Seraphina se retourna vers l’autre jeune femme et fronça les sourcils. Elle n’avait pas l’air rassurée. En même temps il y avait de quoi. Une drôle de sensation émanait de ce nuage sombre. On avait l’impression qu’il renfermait tous les monstres possibles et imaginables. Tremblante, Seraphina s’engagea sur l’escabeau. Il n’y avait pas de temps à perdre. Elle essayait tant bien que mal de faire abstraction de sa douleur au mollet en se répétant qu’elle n’allait pas mourir ici. C’était sa seule motivation. Oh bien sûr, si elle restait coincée là, elle ne manquerait à personne. Bien au contraire, mais elle ne donnerait sûrement pas satisfaction à ses ennemis en exauçant leur vœux le plus cher qui était de la voir disparaître. Sans savoir comment, Seraphina avait déjà atteint la moitié de l’escabeau lorsqu’un bras de ténèbres vint s’enrouler autour d’un pied de l’objet. La blonde manqua de tomber quand l’escabeau s’éloigna légèrement du mur. Ses doigts se serrèrent de toutes ses forces autour de la feraille. « Mais qu’est-ce que c’est que ça encore ? » s’agaça-t-elle d’une voix tremblante. « Fais attention ! » dit-elle ensuite à l’adresse de sa camarade. D’un geste assuré cette fois, Seraphina récupéra l’arme coincée dans sa ceinture et tira deux balles sonores sur ce qui retenait l’échelle. La chose s’éloigna, comme si elle avait été effrayée. Seraphina se dit qu’elle devait être vraiment atteinte pour qu’un nuage noir devienne un ennemi. Pourtant c’est ce qu’elle avait vu. Profitant du retrait du bras vaporeux, elle continua son ascension et arriva bientôt au sommet de l’escabeau. Avant de s’interesser à la fenêtre, elle se pencha légèrement pour s’adresser une nouvelle fois à la brune restée en bas. « Ecoute je vais te lancer le pistolet, si ce truc recommence je ne pourrais pas te défendre. Je sais que tu peux le faire, respire, enlève la sécurité et tire. » sur ces mots et sans laisser le choix à sa camarade, Seraphina laissa tomber l’arme qui s’écrasa au sol dans un bruit sonore. Elle espérait que rien n’arrive lorsque la brune commencerait son ascension auquel cas, elle serait sûrement prise de panique et n’arriverait pas à tirer. Les yeux clairs de Seraphina avisèrent le nuage d’obscurité qui ne semblait pas près de s’estomper.

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MessageSujet: Re: Some Kind Of Monster {Helena/Seraphina}    Lun 1 Fév - 20:13

Essayant de se convaincre, et de toucher sa camarade de cette soudaine vague de lucidité, Helena vacillait elle-même. Elle se persuadait corps et âme que tout ceci n’était qu’un mirage parmi tant d’autres. Son squelette de mortelle ne résisterait pas à une marée de douleurs telles qu’elles apparaissaient encore et encore. Un cerbère, un nuage sombre. Ces hallucinations purement irrationnelles la déstabilisaient, la poussaient à la folie. Cette folie qu’elle avait essayé de fuir depuis qu’elle avait vu arriver sur terre des êtres aussi imaginaires et mythiques. Aujourd’hui elle était même prête à croire au Père Noël, tant les repères physiques et scientifiques s’étaient trouvés bousculés.

Fort heureusement, blondie n’était pas blessée. Un point de plus du côté de la raison. Cela redonna un regain d’énergie à Helena, qui tentait tant bien que mal de dissimuler ses propres inquiétudes, se voulant rassurante, alors qu’elle-même était convaincu que quelque chose ne tournait franchement pas rond dans cette usine macabre. Cependant cela fit ses preuves, et la blonde s’autorisa à lui faire confiance. Rassurée d’avoir une alliée relativement sur la même longueur d’onde qu’elle, elle la laissa même se hisser la première sur l’escabeau, symbole de leur libération, le saint Graal des âmes égarées. Quand blondie commença son ascension, Helena se sentit horriblement seule. Seule à terre, qui plus est en proie à cet étrange nuage noir qui continuait sa lente route, silencieuse, mortuaire, vers elles. Helena posa sa main sur l’escabeau, comme si ce mode échappatoire écartait les mauvais esprits. Agrippée au fer de la petite échelle, elle fit grincer ses dents, retenant son souffle et ses cris, lorsque le halo sombre et funeste vint s’enrouler autour d’un des pieds rouillés. Ne désirant pas apeurer blondie, l’humaine se garda de laisser échapper un son horrifié de sa bouche. Mais la blonde s’était retournée sur elle, et, manquant de trébucher, s’était exclamé au nom des deux femmes. Elle lui cria soudainement de s’écarter, ce que fit Helena tant bien que mal, plaquant sa colonne vertébrale contre le granit glacial que formait le mur. Un choc de température entre le froid des parois de l’usine, et l’air suffoquant qui l’emplissait. Sans avoir le temps de bouger une parcelle de son corps, des coups furent tirés sans avertissement depuis le haut de l’escabeau. Helena sursauta et laissa échapper un petit cri de surprise. Les balles ricochèrent sur le sol, sans n’avoir rien traversé qu’une brume sombre et monstrueuse, qui se retira à quelques mètres. « Merci », bégaya Helena, ne sachant plus si elle était troublée par le sinistre nuage ou par le son du pistolet.

La brune guetta la blonde, qui finit rapidement son ascension, visiblement ravie d’en découdre avec cette usine lugubre. Celle-ci atteint à la fenêtre. Un soupir traversa les lèvres d’Helena, heureuse d’avoir une alliée perchée vers la sortie, légèrement angoissée à l’idée de savoir que celle-ci pouvait filer. N’était-ce pas la raison qui les avait amenées ici ? Helena ne savait plus. Son esprit était aussi brouillé par la brume que l’était cette bâtisse, un mélange d’anxiété, de stress, d’amnésie pathologique. Une fois en haut, la blonde eut cependant l’amabilité de lui rendre son pistolet. Arme qu’elle n’avait toujours pas appris à utiliser depuis son entrée dans l’usine. Elle écouta les indications d’usage de sa camarade haut perchée, et tenta d’analyser en même temps lesdites sécurité et autre cran d’arrêt, en prenant de soin de ne pas s’auto-viser. « Ça devrait aller. Je… Je vais essayer. » A son tour, elle posa son pied sur la première barre de ferraille de l’escabeau. Son regard alterna entre la fenêtre et l’usine, tortillant son coup pour surveiller ses arrières. Elle coinça le pistolet dans son pantalon, imitant les gestes qu’avaient auparavant accompli la blonde, qui semblait bien plus à l’aise avec ce genre d’arme qu’elle. Une légère secousse l’avertit que la brume s’était à nouveau emparer des pieds de l’échelle. Misère. Helena tressaillit à l’idée de sortir son pistolet et de tirer. Sentant le regard de blondie posé sur elle, elle le sortit de son pantalon, prête à la rendre fière. Sa main gauche tenant fermement le fer de l’échelle, elle tenta de tenir l’arme entière dans sa main droite, ce qui ne fut pas aisée. L’avantage était que la masse sombre n’était pas solide, mais inconsistante, et prenait une place énorme, investissant plusieurs mètres cubes. Elle n’avait pas vraiment d’endroit spécifique où viser, si ce n’était dans le tas. Elle appuya sur la gâchette, après avoir retenu son souffle. La balle partit, et vint choir sur le sol, rejoignant ainsi les précédentes. Le nuage s’effaça, pour se reformer à l’autre bout de la pièce, presque invisible à l’œil nu. Helena n’avait pas bougé d’un millimètre, et sentait ses poils hérissés.

Reprenant ses esprits, elle remit le pistolet dans son dos. « J’ai réussi. Il est parti ! » Toute fière, Helena redoubla d’énergie pour se hisser aux côtés de blondie, non sans remarquer un fin liquide noir, parsemant de seulement quelques gouttes les tâches de rouille de l’escabeau. La brune cacha sa surprise, pour ne pas trahir le sentiment qui vint l’envahir. La première chose à laquelle elle pensa fut une nouvelle hallucination. Elle en avait sa claque, ce truc ne semblait pas bouger, hypothèse écartée. La deuxième fut bien moins joyeuse, et ne menait pas à un si bel happy-end. Elle s’appuya alors sur le rebord de l’ouverture et vint s’asseoir, les jambes dans le vide, auprès de blondie, envers qui la crainte venait de naître. Plus question de jouer les ennemies, pourtant Helena était poussée à fuir. « Merci. Ce sauvetage relève du miracle, en même temps cette usine n’était pas très normale non plus. ». Elle hésita ensuite à lui demander comment diable s’étaient-elles retrouvé ici. Cela l’aurait sûrement trahi. Elle ne souhaitait pas que l’on sache ce qu’elle voulait garder secret. Son Alzheimer. Mais elle redoutait avoir suivi blondie ici pour les mauvaises raisons. A vrai dire, elle resta muette, incapable de savoir si elle devait lui demander son nom, lui dire le sien, connaître le pourquoi de cette usine. Elle se contenta d’apprécier le soleil, non sans soulever le sourcil. Ses paroles vinrent claquer, non réfléchies, spontanées, cassant son sentiment de liberté. « Tu es une daybreaker, n’est-ce pas ? »
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MessageSujet: Re: Some Kind Of Monster {Helena/Seraphina}    Ven 19 Fév - 13:22

Some Kind of Monster

Helena & Séraphina

Tous les efforts du monde avaient été faits par Seraphina pour oublier l’ambiance glauque qui imprégnait les murs. La jeune femme en équilibre sur le bord de la fenêtre se tenait comme elle pouvait en tentant  de ne pas se couper de nouveau. Son regard bleu ne quittait désormais plus la brune restée en bas qui venait de commencer son ascension. La Daybreaker priait de toutes ses forces pour qu’il n’arrive rien durant ce court instant. C’était sûrement trop demander puisque le nuage sombre s’était reformé et rampait déjà vers le bas de l’échelle. Seraphina sentit son estomac se tordre sous l’appréhension. Pas maintenant, il fallait que sa camarade d’infortune ait terminé de grimper. Les espoirs de la jeune femme furent anéantis lorsqu’elle constata que l’échelle s’était mise à bringuebaler légèrement sous l’effet néfaste de ce nuage de ténèbre. Heureusement pour elles, la brune eut le réflexe d’utiliser l’arme calée dans son dos. Seraphina plissa légèrement les yeux pour mieux distinguer son geste. Une lourde décharge retentit puis on entendit un léger son métallique. La balle s’écrasant au sol avait eu pour effet de faire fuir l’attaquant fumigène pour au moins quelques minutes. La blonde avait serré le poing comme un signe de victoire et se surprit même à accorder un sourire à la jeune femme plus bas qui semblait fière d’elle. « Excellent, viens vite avant que ce truc revienne ! » dit Seraphina en scrutant la pièce obscure.

Le reste de l’ascension se passa sans problème. La Daybreaker fut soulagée de voir son acolyte auprès d’elle. D’ailleurs par mesure de sécuritéent, la blonde envoya valser l’échelle d’un coup de pied puissant. L’escabeau s’était écrasé au sol dans un fracas métallique assourdissant mais Seraphina n’en avait que faire. Elle n’avait qu’une envie c’était de courir le plus loin possible de cette usine. Son visage s’était détendu et on aurait presque dit qu’elle était entrain de sourire. « De rien, je n’ai rien fait. Heureusement que tu avais cette arme finalement… Je sais pas ce qu’il se passe là dedans mais ça craint. » dit-elle en posant ses mains sur ses hanches. Il allait au moins lui falloir quelques jours pour se remettre de cette aventure. La jeune femme se demandait si elle n’était pas touchée par une malédiction malsaine. Son regard avisa le trottoir plus bas avant de se poser sur la brune. Ses yeux bleus s’étaient écarquillés. Mordant sa lèvre inférieure, Seraphina se rendit compte que son sang ébène avait laissé des traces indésirables. « Je… Oui, c’est bien possible. » finit-elle par dire en haussant les épaules. Plutôt que de s’énerver, l’architecte avait pris soin de prendre un air détaché. « Mais ne t’avise pas de répandre cette rumeur à qui que ce soit hein ! Sinon je serais obligée de parler de ton petit complot. » cette fois Seraphina avait regardé la brune dans les yeux. Elle espérait que ce compromis fonctionne. Elle n’avait pas envie de se retrouver poursuivit par les fous du Gouvernement et de finir déchiquetée dans un coin sombre après avoir été poursuivit par une ordre déchaînée de shadowhunters. Elle espérait vivement qu’après ce qu’elles venaient de vivre ensemble, cet accord soit accepté.

« Tu marches avec moi ? Ces secrets ne regardent personne. » demanda-t-elle en s’accroupissant.

Il fallait qu’elle descende de là maintenant. Le trottoir était relativement bas, la chute serait sûrement douloureuse mais pas insurmontable. Seraphina préférait largement ça plutôt que de rester coincée dans cette usine de malheur. « Bon allons-y. » se tournant dos au côté qui donnait sur la rue, Seraphina plaça ses mains sur le rebord de la fenêtre. Elle sauta légèrement en arrière. Ainsi elle était accrochée au rebord tandis que son corps pendait dans le vide. La jeune femme pris une grande inspiration. « Ok j’y vais. » sur ces mots la Daybreaker se laissa tomber au sol. L’atterrissage fut un peu brusque. Seraphina se torda la cheville mais finalement, il y avait eu plus de peur que de mal. Elle aurait pu garder l’échelle, mais les traces de sang qu’elle contenait aurait pu l’impliquer encore plus et c’était un risque qu’elle n’avait pas voulu prendre. Epoussetant ses vêtements, la jeune femme reporta son attention sur la brune. « Vas-y, à ton tour maintenant ! »

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MessageSujet: Re: Some Kind Of Monster {Helena/Seraphina}    Jeu 24 Mar - 13:52

L’escabeau s’écrasa sur le dol dur de l’usine, provoquant un lourd bruit qui vinrent heurter les tympans des deux rescapées. Elles avaient réussi. Elles s’en étaient sorties. Appréciant enfin le soleil, Helena se délecta de la chaleur, du dehors cette fois, qui chauffait son épiderme. Son sentiment d’oppression s’était apaisé, et la crainte l’avait quittée. La peur ressentie quelques secondes auparavant avait disparue, comme si les maléfices qui les avaient frappées étaient contenus dans cette usine, et que la défunte vitre les protégeait. La liberté, enfin. Elle se savourait cependant aux côtés d’un être ennemi. Helena aurait pu se tromper. Du liquide noir, ça ne voulait rien dire. Et tout dire. Ce n’était pas forcément du sang de daybreaker. Pourtant elle était poussée par cette conviction. Car c’était de la sorte qu’Helena les jugeait. Elle les estimait naturellement mauvais. Tout simplement parce qu’ils étaient plus puissants par essence, et qu’ils étaient capables d’envoyer l’humanité entière au goulag, s’ils ne pensaient pas à l’extermination. Helena leur faisait peu confiance, mais avait estimé que certains valaient le coup et elle se les était mise dans la poche.
Néanmoins elle ne savait quoi penser de blondie. Car l’accusée avait plaidé coupable, confirmant les pensées d’Helena. Celle-ci ne sut trop quoi répondre. Son interlocutrice ne chercha même pas à cacher le peu de gouttes de sang qui repeignaient ses vêtements. Non sans se préparer à courir, elle dévisagea son acolyte devenue hostile. Cette dernière regarda alors Helena dans les yeux, faisant claquer une menace qui ne la réjouit pas, mais alors pas du tout. Le point positif de cette injonction fut qu’elle se rappela alors des raisons qui l’avaient amené dans ce choas. Jack. Et puis blondie qui épiait. La course dans les rues moites de la ville. Et puis l’usine. Helena devint tout d’un coup tendue, chaque muscles étant sur ses gardes, prêts à faire n’importe quoi. Angoissée, elle était aussi fulminante à l’idée qu’on mette le nez dans ses affaires, qui représentaient aussi, accessoirement, sa vie personnelle toute entière. Sa peur de mourir était telle qu’il lui était impossible de laisser fuiter toute information sur ses activités. Et la discrétion était son meilleur atout contre cette crainte. « Je déteste le chantage. » Elle mit un point d’honneur à articuler son verbe haineux. La familiarité avait depuis longtemps quitté les paroles que l’humaine portait à la daybreaker. Un fossé s’était brusquement creusé, loin de la coopération dont elles avaient fait preuve entre ces murs. Blondie s’accroupit alors. Helena ne la quitta pas des yeux, les traits de son visage toujours contractés. La blonde avait l’air sincère. Elle semblait véritablement vouloir garder ce secret, tout comme son honnêteté transparaissait quand elle évoquait la possibilité de parler de sa rencontre nocturne. Elle s’était donnée pour principe de faire disparaître tout élément compromettant. Elle était bien trop déloyale pour respecter les règles d’un chantage. Mais elle estima que blondie n’était sûrement pas comme elle, et qu’elle serait fidèle à cette promesse. « Je marche. Mais sache que si j’apprends que tu as balancé quoi que ce soit, je n’hésiterai pas à rompre le deal moi aussi. » Helena relâcha ses muscles. D’un signe de tête elle confirma donc son accord, comme l’aurait pu faire une poignée de main virile.

La descente après l’ascension s’imposa donc comme la dernière étape à franchir pour sortir pleinement de ces parois emplies d’épouvante. Helena suivit le regard de blondie dont les yeux étaient tournés vers le sol. Elle se trouvait plutôt haute, mais chassa toute crainte. Son ennemie redevenue compagnon sauta la première. Helena la vit retomber non sans mal, et atterrir en un seul morceau. « Ok, je descends. » L’humaine l’imita et vint se mettre face contre le mur, se laissant glisser contre le bêton. Les pieds au sol, un sentiment d’apaisement l’envahit de part et d’autre de son corps. « Ça y est, enfin. » Elle fit un demi sourire, étirant seulement un coin de sa bouche. Elle hésita à donner son nom, espérant avoir le sien en retour, pour mieux surveiller celle qu’elle appelait Blondie. Elle ne connaissait rien à son sujet, à part son visage. Et la laisser fuir avec son secret l’effrayait. « Merci Blondie. J’espère que nos chemins ne se croiseront pas en de mauvais termes la prochaine fois. »
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MessageSujet: Re: Some Kind Of Monster {Helena/Seraphina}    Ven 8 Avr - 12:27

Some Kind of Monster

Helena & Séraphina

Sans savoir réellement ce qui lui avait pris, Seraphina n’avait même pas cherché à nier. Après tout un liquide noir ne voulait rien dire. Surtout après ce qu’elles venaient de vivre. Cela aurait pu être n’importe quoi. Seraphina aurait pu nier en bloque, user de ses talents de menteuse pour faire passer la pilule et pourtant. Désormais l’inconnue savait. La daybreaker semblait assez perturbée par ce qu’elle venait de vivre. Cela l’avait visiblement déstabilisée. Pas assez pour qu’un chantage ne lui vienne à l’esprit. Même si d’après elle, cela avait plus l’air d’un commun accord qui les arrangeait toutes les deux. Pendant un court instant Seraphina pensa que sa camarade n’allait pas accepter. Elle prit soin de préciser à quel point elle détestait les chantages. La blonde l’avait fixée en espérant qu’il y aurait une suite à ses propos. Si elle n’avait pas l’accord de l’inconnue, elle devrait prendre les mesures nécessaires pour la faire taire. Et bizarrement, peut-être à cause de ce qu’elles venaient de vivre ensemble, la daybreaker n’avait pas envie d’en arriver là. Le soulagement fut donc de mise lorsque la brunette accepta. Seraphina lui rendit son signe de tête. Elles étaient d’accord. La jeune femme n’irait jamais répéter son secret et elle espérait que le sien serait bien gardé. Auquel cas elle nierait en bloc.

Une fois au sol Seraphina attendit que sa camarade descende. Elle aurait pu fuir et pourtant elle était restée. Comme pour s’assurer que sa compagne d’infortune soit en sécurité lorsqu’elle partirait. Même si le contact avec l’air extérieur l’avait apaisée, Seraphina s’attendait à tout. Même à voir un bras de fumée sortir par la fenêtre pour venir les retrouver. Les mains posées sur ses hanches, la jeune femme observa l’évolution de la brune. Elle venait d’atterrir près d’elle. Elles étaient sorties d’affaires. La daybreaker rendit son demi-sourire à l’inconnue. Elle n’aurait jamais pensé durant la poursuite qu’elle serait la personne qui l’aiderait à sortir d’une telle situation. C’était sûrement ça aussi qui pousserait Seraphina à ne jamais dévoiler son secret.

« Mais de rien dit-elle avec un haussement d’épaules j’espère aussi. Et dans un endroit moins glauque si possible. »

Un dernier regard vers l’usine. Seraphina se jura de ne plus s’en approcher. D’ailleurs elle ne savait pas exactement où elle se trouvait. Tout ce qui l’intéressait maintenant était d’aller se trouver un badaud afin de piller son énergie. Tant d’émotions avait vidé ses batteries et la fatigue commençait à marquer son visage. Elle ne voulait pas le laisser paraître et puis de toute façon, elle se doutait que l’inconnue avait d’autres choses à faire que de taper la discussion. En y réfléchissant, Seraphina se dit que même si elle avait voulu révéler son secret, elle ne connaissait tellement rien de sa camarade que l’exercice se serait avoué compliqué. Elle reporta son attention sur cette dernière puis lui adressa un dernier sourire. « Contente d’avoir fait ta connaissance. A un de ces quatre. » elle tourna les talons. Il fallait qu’elle repasse chez elle avant de se mettre en chasse. Ses vêtements étaient poussièreux et tâchés, pour sûr elle n’arriverait jamais a attirer quelqu’un dans ses filets avec une allure pareille. Parfois la jeune femme se maudissait et maudissait sa fâcheuse habitude qui consistait à vouloir surprendre des conversations discrète. Mais sa curiosité maladive prenait souvent le dessus dans ce genre de sitatuion. C’était plus fort qu’elle. Voilà comment elle se retrouvait dans ce genre d’endroit à vivre des choses glauques tout en croyant frôler la mort.

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