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 A table ! | AndreÏ

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MessageSujet: A table ! | AndreÏ   Ven 16 Oct - 13:27

A table !

Andreï & Séraphina

La nuit commençait à tomber sur la Nouvelle-Orléans. Bien qu’elle ne soit pas dehors, Seraphina ne put que le constater à travers les carreaux poussiéreux de sa chambre d’hôtel. Assise sur un fauteuil de bois branlant, la jeune femme se demanda soudain ce qui lui avait prit de venir ici. Si elle avait voulu faire preuve de discrétion en boudant le Royal Sonestra, elle commençait à se dire que cela aurait été une bien meilleure idée.  Lors de son arrivée elle n’avait rien constaté de bizarre. Si ce n’est l’atmosphère étrange qui régnait entre ces vieux murs. Mais peu impressionnable, la daybreaker s’était avancée dans le hall sans grande méfiance. Après tout l’endroit était agréable et joliment décoré. Mais tandis qu’elle s’approchait du comptoir, elle avait juré entendre quelque chose derrière elle. Un bruit qui l’avait fait se retourner. Pourtant lorsque son regard cristallin embrassa la pièce, elle ne vit personne. Après un haussement d’épaules la blonde avait repris sa marche. Ses sourcils se froncèrent quand elle constata que l’endroit venait de littéralement pourrir en quelques secondes. Les escaliers semblèrent à deux doigts de s’effondrer et le comptoir si beau se mit à fourmiller d'insectes dévoreurs de bois. Seraphina, totalement paranoïaque, cru d’abord qu’on l’avait droguée, mais elle se rappela qu’elle n’avait rien bu ni mangé. Pour cause, elle s’était rendue ici précisément pour ça. La raison de sa venue était Constant à qui elle avait donné rendez-vous. Rien de galant, elle l’avait simplement chargé de lui ramener de quoi se rassasier en énergie. Seraphina était restée immobile puis avait entreprit de faire demi-tour mais… Lorsqu’elle se retourna, les dalles au sol avaient repris de leur éclat et le hall était de nouveau clinquant. La jeune femme plissa les yeux et mit cet épisode sur le compte de l’imagination. Jusqu’à ce que la cloche destinée à appeler le personnel se mit à sonner. Perdait-elle simplement la raison ? Pourtant elle en était persuadée, la cloche avait bien sonné et elle était belle et bien seule dans ce vaste hall. Bien qu’elle hésita à quitter les lieux, Seraphina finit par se dire qu’elle était trop fière pour se laisser impressionner par des tours de passe-passe douteux.

Sa fierté et sa faim l’avaient donc menée tout droit dans une des chambres de l’hôtel. Elle attendait maintenant Constant. Si au début elle l’avait trouvé insolent, elle devait reconnaître qu’au fil du temps, elle s’était habituée au fait d’avoir quelqu’un sous ses ordres. Ou plutôt, d’avoir la maladresse incarnée à son service. C’était déjà mieux que rien s’était-elle dit. Lassée d’attendre son dîner, Seraphina se releva et alla guetter à la fenêtre l’arrivée potentielle de Constant. Elle ne se sentait décidément pas à l’aise ici. Le sol n’avait de cesse de grincer. Seraphina était une femme rationnelle mais elle ne parvenait pas à passer au dessus des gémissements étranges de cet hôtel. Elle espérait que Constant ne s’était pas perdu ou qu’il ne l’avait pas oubliée. Car plus les minutes passaient, plus la blonde avait l’impression d’étouffer dans cette chambre. Elle jeta un regard inquiet vers la montre en or qui ornait son poignet. Elle lâcha un soupir d’impatience. L’agacement commençait peu à peu à déformer ses traits. Mais que pouvait-elle faire ? Si elle partait, Constant se retrouvait seul comme un idiot. Ce qui en soit n’était pas très grave pour la daybreaker. Le plus important était sa nourriture. Sa soif d’énergie n’avait de cesse de l’affaiblir et lui donnait la migraine. Elle n’avait d’autre choix que d’attendre, sagement entre ces murs tapissés avec mauvais goût. Un tel endroit, pour l’architecte d’intérieur qu’elle était, était un supplice à observer. Mais elle avait choisi cet hôtel, avait payé sa chambre et ne pouvait donc que s’en prendre à elle-même.

Lassée de faire les cents pas, la jeune femme alla s’assoir sur le lit poussiéreux. L’entretien des lieux laissait sérieusement à désirer dans le coin. Ses yeux bleus fixés sur la porte, Seraphina se perdit un instant dans ses pensées. Elle songeait au moment où elle sortirait enfin d’ici. En pleine forme et rassasiée.

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MessageSujet: Re: A table ! | AndreÏ   Mar 20 Oct - 23:20

A table !

Andreï & Séraphina

Aller chercher à manger. Je suis donc un livreur de pizza, c’est bien ça ? Un claquement de langue agacé résonne dans la rue, mes mains enfoncées loin dans mes poches jouent avec des clés, je regarde autour de moi les passants à la recherche d’un quelconque intérêt à leur présence ici. Aller chercher à manger. Elle est bien bonne celle là. Et le pire, c’est que je ne peux qu’obéir à son ordre parce qu’elle a un foutu médaillon. Et qu’elle est plutôt mignonne. Et qu’on commence à presque s’apprécier et que ce serait dommage de tout foutre en l’air juste parce que je n’ai pas envie de jouer au larbin. Je finis par rentrer dans le premier bar venu. Aller chercher à manger… oui, mais quoi ? Parce que j’imagine que mes goûts en matière de nourriture ne sont pas les siens, et qu’en plus, drame de notre nature, elle ne voudra que de la bouffe bien vivace. Une petite moue agacée, je fais signe au barman de me servir une bière. Calé contre le comptoir, je prends ensuite le temps de regarder ce qui nous environne. Inintéressant, inintéressante, trop grosse, trop intelligente, trop saoul, pas assez saoule… Je regarde l’heure, m’aperçois qu’il commence à se faire tard. Tant mieux. Elle n’a pas précisé rapidement, elle va devoir jeûner jusqu’à ce que je… oh. J’ai trouvé mon repas. Un petit sourire aux lèvres, je glisse le long des chaises avec ma bière cendrée, me laisse tomber à côté d’une brune qui a l’air de passer une trop triste soirée. C’est tellement triste, je n’aime pas voir les jolies filles tristes comme ça. C’est d’ailleurs ce que je lui dis, sans la moindre modification : sur son visage oscille un mélange étrange d’exaspération, de colère et d’amusement.

L’hôtel est sous nos yeux lorsqu’elle me plaque contre le mur pour m’embrasser une nouvelle fois. Pas si vite, ma jolie, pas si vite ! J’échange nos positions pour l’embrasser un peu plus, en profite pour voler un peu de sa vie, suffisamment pour qu’un vertige la fasse se plaquer contre moi. « On devrait peut être rentrer, non ? J’ai déjà une chambre » Je lui lance, un sourire aux lèvres. Elle lève les yeux au ciel : on entre dans l’hôtel et je l’abandonne à côté de l’ascenseur pour aller demander à l’accueil, dans un murmure, le numéro de ma chambre. Oui, celle de Seraphina Wilson. Comment ça ? Elle y est déjà ? Parfait. Elle doit m’attendre depuis plus d’une heure et demi, voire deux, maintenant, je vais faire cesser son supplice et surtout attiser sa colère. Parce que oui, elle m’a demandé de ramener de quoi se nourrir. J’ai ramené pour moi – et d’ailleurs, je compte même passer une bonne nuit dans un même temps – et pour elle, je lui ai prévu un petit paquet de sushis dont elle me dira des nouvelles. Entre deux regards noirs.

Sans attendre, je guide la brune dans les méandres de l’hôtel, sûr de moi, alors que j’en découvre tous les recoins. Elle me murmure à l’oreille des bêtises auquel je réponds par un rire naturel, elle glisse ses mains sous mon simple tee-shirt, d’impatience, je lui réponds qu’il faut d’abord que je passe livrer quelque chose. Quelque chose d’important. Mon sourire lui fait froncer les sourcils : je me demande si c’est parce que j’ai l’air tout fier de moi ou si parce que je suis juste beau gosse. Les deux probablement, même s’il faut ajouter à ça mon air totalement crétin qui ne me quitte rarement lorsque je suis de bonne humeur. Comme maintenant. Je passe ma main autour de son épaule, ouvre la porte. Mon regard tombe aussitôt sur Seraphina, assise sur le lit. La main de ma conquête du soir – et de mon repas par la même occasion – quitte aussitôt mon épaule pour pousser un cri, me gifler et retourner dans le couloir. Et merde. Sans me démonter, j’envoie le paquet de sushi à l’autre Daybreaker. « Tiens, ton repas ! J’espère que t’aimes le poisson cru, j’ai pris ce qu’ils avaient de moins cher ! » avant de faire mine de retourner en arrière chercher la jolie brune. « T'aurais pu soigner ta tronche, t'as vu ? T'as fait fuir mon repas... » Je lui offre une moue boudeuse en passant la tête par la porte à la recherche dudit repas.

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MessageSujet: Re: A table ! | AndreÏ   Lun 9 Nov - 12:24

A table !

Andreï & Séraphina

La mine agacée et après ce qui sembla être une éternité, Seraphina fut ravie de voir la porte s'ouvrir. Mais sa moue heureuse disparut aussitôt. Elle venait de poiroter pendant plus d'une heure et voilà que Constant se pointait, la mine ravie avec une brune qui, à la vue de la Daybreaker, l'imita à la perfection en prenant un air aussi aimable qu'une porte de prison. Seraphina pencha légèrement la tête en lui accordant un sourire vicieux et presque moqueur. A quoi s'attendait-elle ? Sûrement à une nuit endiablée. Mais Seraphina avait faim, elle n'en pouvait plus. A peine eut-elle le temps de réagir que l'autre jeune femme se mit à frapper son serviteur. La blonde retint un petit rire. C'était bien fait pour lui. Il avait été tellement long, et son petit sourire l'avait véritablement agacée. Si Seraphina était énervée, elle le fut encore plus lorsqu'elle reçue la boite de sushis entre ses mains. Ses joues prenant une teinte rosée, elle grogna presque. « Constant ! » rugit-elle sans prendre garde aux autres clients potentiels de l'hôtel. Elle était folle de rage. Elle s'était levée. Si elle s'était habituée aux remarques douteuses du blond, le temps qu'il avait mis à rappliquer faisait qu'elle lui en voulait. Elle se voyait déjà le gaver avec les sushis qu'il venait de lui ramener. Jusqu'à ce qu'il s'étouffe avec. Mais dans un éclair de lucidité, Seraphina se dirigea dans le couloir. « Je n'ai pas le temps pour ton humour douteux, je suis trop fatiguée pour courir partout, rattrape moi cette idiote. » ordonna-t-elle en sortant dans le couloir. Elle soupira d'agacement après avoir tué le blond d'un regard assassin. Sa nonchalance l’exaspérait. Si depuis quelques temps la relation entre les deux daybreakers s'était améliorée, aujourd'hui, Seraphina arborait sa tenue de garce. En même temps, elle était réellement affamée et dans ces cas là, autant dire qu'elle était tout sauf aimable. Constant devait bien le savoir et pourtant, on aurait dit que cela l'amusait plus qu'autre chose. Entre les deux jeunes femmes et lui, il semblait être le seul à trouver ça drôle.

La brune avait filé au bout du couloir. Seraphina crut la voir tourner vers la droite. Mais elle n'était sûre de rien. Les poings serrés, la daybreaker se traîna à sa poursuite. Ses talons martelant la moquette vieillotte de l'hôtel, elle avait la détermination d'une lionne en chasse mêlée à l'énergie d'une tortue de mer. Autant dire que cette pseudo poursuite ne l'arrangeait en rien. Après une minute de filage, la blonde dû prendre appuie contre l'un des murs du couloir. Elle reprit son souffle en maudissant Constant. D'ailleurs elle ne savait pas où il était passé. Et à ce moment précis, elle n'en avait strictement rien à faire. Dans un dernier effort, Seraphina rassembla les bribes d'énergie qui lui restait pour se redresser. Elle retourna dans sa chambre et reprit place sur le lit. Sa stratégie venait de changer.

Ses yeux clairs rivés sur la porte -qu'elle avait laissé ouverte, Seraphina souriait d'une manière machiavélique. Si jamais Constant ne rattraperait pas cette fille, la Daybreaker n'aurait d'autre choix que de se nourrir sur lui. Après tout, il l'aurait bien mérité. Le regard en coin que la blonde lança sur la boite de sushis la conforta dans cette idée. Non mais pour qui l'avait-il prise pour lui acheter de la nourriture japonaise bon marché ? La jeune femme leva les yeux au ciel. L'arrogance du blond l'exaspérait. Bien que parfois son audace la fasse sourire, elle devait bien l'avouer. C'était peut-être pour ça d'ailleurs qu'elle avait fini par l'apprécier. Même si à ce moment précis elle le maudissait plus que quiconque sur cette planète.

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MessageSujet: Re: A table ! | AndreÏ   Sam 14 Nov - 20:12

A table !

Andreï & Séraphina

Je ne devrais pas faire ça. Je le sais, ne vous en faites pas. J’ai conscience que c’est légèrement méchant que de provoquer sciemment Seraphina, surtout que depuis quelques temps, on a plutôt tendance à être sympa l’un envers l’autre, à s’accepter, s’apprivoiser, à arrondir les angles. Si elle ressemble étrangement au sorcier qui a fait de moi un rat par certains côtés, notamment sa tendance à être exaspérée par ma maladresse, elle ne lui ressemble en rien sur de nombreux points et ce n’est pas plus mal. Si je l’exaspère – à juste titre d’ailleurs – elle apprécie plutôt mon humour et mon imbécilité voulue et assumée. Et ça, on va dire que c’est une nouveauté pour moi. Avec la prudence avec laquelle elle utilise l’ascendance qu’elle a sur moi, certainement consciente qu’il ne faut pas en abuser. Sauf que ce soir, elle en a abusé. Je ne suis pas livreur de pizza, je suis encore moins son majordome.

Je sais bien que je la provoque et que je vais le payer tôt ou tard mais je n’en ai rien à faire pour le moment : je peste lorsque mon repas et ma conquête du soir me giflent en même temps et se cassent sans m’attendre. Je peste en envoyant vers Seraphina le sac de sushi, j’ignore son « Constant ! » pour me précipiter dans le couloir. Je ne sais même plus comment la fille s’appelle. C’est con, je ne peux pas rugir à mon tour pour l’appeler. Je m’arrête dans le couloir, tournant la tête vers Seraphina qui vient de sortir de la chambre puis vers l’angle du couloir où a disparu la brune. « Je n'ai pas le temps pour ton humour douteux, je suis trop fatiguée pour courir partout, rattrape moi cette idiote. » Je la foudroie du regard. « Bien sûr que… » Rattrape-moi. Je fronce les sourcils, pointe un doigt accusateur dans sa direction. Je suis peut être sympa, con, altruiste, généreux et tout ce qu’on peut trouver comme mièvrerie dans la poubelle des qualités, je reste totalement égoïste lorsqu’il s’agit de filles et de bouffe. Et depuis que je suis Daybreaker, les deux ont tendance à étrangement se mélanger. « Hé oh ! Tu la touches pas ! T’as ton repas, j’ai le mien, et j’ai pas non plus envie qu’elle crève, elle est sympa. » Oui, je suis en train de bouder ou quelque chose s’en approchant. De mauvaise grâce, clairement, et je ne tente même pas de le cacher, je soupire et traîne les pieds dans le couloir.

Dix minutes après, j’ai pris la liberté de décrété que, un, l’idiote en question était non seulement pas la brune, mais qu’en plus, la ramener à Seraphina avait déjà été fait en l’amenant dans l’hôtel. Une liberté prise face à l’ordre direct de la blonde qui me laisse avec une sale migraine. Mais au moins, je me suis excusé pour le malentendu après la brune hystérique rattrapée de justesse au bas des marches à la sortie de l’hôtel, j’en ai profité pour me prendre une deuxième baffe, lui attraper le poignet lorsqu’elle s’est mise en tête de me frapper une troisième fois et lui ai volé davantage d’énergie vitale, suffisamment pour me rassasier et la laisser totalement sonnée. Dix minutes, donc, voilà le temps qu’il s’est écoulé depuis que Seraphina m’a ordonné d’aller la chercher et que je lui ai désobéi par une petite pirouette de mon esprit. Des années de servitude m’ont appris non seulement à être très doué à ce petit jeu mais plus encore à en profiter. Et cette migraine qui enfle à chaque fois que je pense le mot désobéissance n’est qu’une récompense de plus.

J’ouvre pour la deuxième fois de la soirée la porte de la chambre. Mon regard tombe sur Seraphina pour la deuxième fois de la soirée. Sauf que cette fois, je ne me prends pas de claque de brune impulsive, je me contente de franchir le pas de la porte avec un petit sourire fier. « Arf, c’est tellement dommage, je l’ai loupée à ça ! » Mon pouce et mon index évaluent à deux centimètres au moins la distance qui m’a manqué pour mettre la main sur ma proie. Je ne mens pas vraiment. C’était l’énergie qu’il me restait à lui voler pour qu’elle s’effondre totalement, inconsciente, sur les marches du perron. Je ne suis pas désolé, loin de là. Je me laisse tomber sur le lit, m’y allonge sans la moindre gêne. « Rah, c’est affreusement dommage, j’espère que tu aimes les sushis, sinon tu vas vraiment devoir jeûner ce soir. J’suis désolé, j’suis tellement maladroit… » Je laisse traîner ma voix, croise les mains dans ma nuque en observant le plafond.

Je me sens d’humeur joueuse ce soir. J’ai envie de l’embêter, j’ai envie de la provoquer. Peut être parce que je n’ai plus faim, qu’elle a faim, que je lui ai désobéi et que même si, putain, j’ai mal à la tête rien que d’y penser, ça fait du bien. Je me sens d’humeur joueuse, c’est ça qui me pousse à rajouter d’un ton goguenard, avec un sourire ouvertement satisfait aux lèvres. « La prochaine fois, faudrait vraiment que tu demandes à quelqu’un de plus compétent que moi. Un vrai livreur de pizza par exemple, tiens. » Et la voilà, la petite attaque gratuite. Je sais que bon, je ne suis pas le larbin rêvé puis que mes compétences se limitent à savoir tuer efficacement et discrètement les gêneurs mais bon… dans la vie, on n’a pas tout ce qu’on veut ma p’tite dame.

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MessageSujet: Re: A table ! | AndreÏ   Mar 17 Nov - 10:19

A table !

Andreï & Séraphina

Habituellement les choses ne se seraient pas du tout passées comme ça. Seraphina n’aurait jamais laissé Constant –ou qui que ce soit d’ailleurs- lui faire des reproches. Elle n’aimait vraiment pas ça. Mais alors pas du tout. Pourtant, lorsque le blond avait protesté et s’était agacé, la Daybreaker n’avait pas moufeté. Elle avait simplement encaissé le regard assassin et le ton boudeur que lui lança Constant. Forcée de constater qu’elle n’aurait rien d’autre que ces maudits sushis, Seraphina s’était activée en sortant dans le couloir pour finalement revenir dans sa chambre d’hôtel vide. Assise sur le lit, l’air complètement ailleurs, la seule chose qui la faisait tenir était la certitude que Constant réussirait à ramener la brune. Le cœur de la jeune femme s’accéléra lorsqu’elle entendit de nouveau des bruits de pas dans le couloir. Elle tenta de reprendre consistance et attendit sagement que le blond débarque avec celle qui lui servirait de repas. Mais Seraphina tomba de haut quand elle comprit que le Daybreaker était seul. Il ne semblait absolument pas désolé. Il semblait presque fier. Ce qui eut le don de mettre la blonde en rogne. Si elle resta silencieuse, on comprit vite en la regardant qu’elle était folle de rage. Ses cheveux semblaient à deux doigts de s’embraser et ses yeux –d’habitude si clairs- venaient de prendre une teinte plus sombre.  Le pire fut encore lorsque Constant prit la liberté de venir s’allonger sur le lit. Seraphina l’avait suivi du regard l’air toujours aussi agacé. « Je… Vais te tuer. Tu le sais ça ? Qui t’as permis de t’allonger sur mon lit ?! » rugit-elle. Oh bien sûr, le fait que le blond s’installe sur son lit n’était pas le fond du problème. Le problème était que Seraphina crevait de faim. Dans un geste rapide, elle s’empara de la boite de sushis qu’elle balança au visage de Constant. « Tiens tes sushis ! Étouffe toi avec. » dit-elle en se relevant avec fureur. Il était facile de faire craquer la Daybreaker, surtout lorsqu’elle était dans cet état. Constant semblait l’avoir compris en plus d’être vexé comme un poux. La jeune femme commença à comprendre le pourquoi de l’attitude de celui qui lui servait d’esclave. Ah, Monsieur n’était pas content. Pourtant Seraphina estimait être assez flexible avec lui, elle ne lui demandait pas grand-chose.

Debout près du lit, la Daybeaker se laissa finalement retomber sur ce dernier. Elle avait décidé de changer de stratégie. Elle aurait pu s’endormir pour récupérer un peu histoire de tenir jusqu’au lendemain. Il semblait pourtant que son esprit tordu préparait quelque chose de plus intéressant. « Désolée, j’aurais dû me douter que tu rechignerais à la tâche. Je t’ai peut-être surestimé après tout. Est-ce que tu vas arrêter de bouder maintenant ? » demanda-t-elle d’un ton mielleux. Son regard s’était radouci, elle esquissait même un sourire. Si elle avait tenté sa chance à Hollywood, Seraphina aurait sûrement eu une grande carrière. Pour l’instant tous ses efforts se concentraient sur une seule et même personne : Constant. « En même temps c’est ma faute, j’aurais dû aller au plus simple, pour moi comme pour toi. » reconnut-elle alors qu’elle s’allongeait à son tour sur le lit. Elle s’était mise sur le flanc, face à Constant.  Son coude enfoncé dans un coussin tandis que sa main retenait sa tête. Le regard qu’elle lançait au blond à côté d’elle paraissait suspect. On aurait cru qu’elle était en pleine phase de séduction. Ce fut alors que, du bout des doigts, elle vint effleurer la joue du Daybreaker. « Je suis désolée. » dit-elle avec une sincérité déconcertante. Car elle semblait vraiment l’être, pour une fois.

Dans un geste semblable à une caresse, Seraphina posa complètement sa main sur la joue du blond. Elle n’était pas devenue gentille ou tendre loin de là, puisqu’elle commença immédiatement à subtiliser de l’énergie à Constant. C’était devenu banale pour la jeune femme de dépouiller les hommes qui partageaient son lit, bien que cette fois la situation fut différente. Elle savait pertinemment que Constant serait fou de rage, mais elle n’en pouvait plus. Elle n’aimait pas se sentir faible. Et puis elle n’était pas idiote et se doutait bien que le Daybreaker avait dû se délecter de la jeune femme qui l’avait giflé un peu plus tôt. En d’autres termes, elle abusait clairement de sa position. Mais il fallait bien avouer que Constant l’avait cherchée. Consciente qu’il ne se laisserait pas faire, Seraphina fut raisonnable et se contenta du strict minimum. Elle avait les yeux fermés et semblait pleinement satisfaite. Son visage semblait moins tiré. Elle retira sa main de la joue du blond avant qu’il ne l’attrape et ne riposte. Bizarrement Seraphina semblait amusée par la situation. Elle l’avait bien eu. Et puis elle avait pris soin de ne pas lui faire de mal surtout. Ce qui semblait logique pour n'importe qui mais pas pour Seraphina qui ne s'était jamais souciée de quiconque à part d'elle. Elle avait faim, elle voulait se venger du mauvais coup que venait de lui faire Constant, et aussi lui montrer qu'elle n'aimait pas qu'on se paie sa tronche. Ce qui dans le fond, paraissait plutôt légitime.

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MessageSujet: Re: A table ! | AndreÏ   Lun 23 Nov - 23:01

A table !

Andreï & Séraphina

Je sais que je suis un gamin lorsque je me dis que c'est bien fait pour elle mais pour être honnête… ça a vraiment un côté satisfaisant de la voir se mettre en colère. Et ce sourire collé à mes lèvres signifie ce qu'il veut bien signifier : je suis fier de moi. Fier, déjà, de m'être joué de cet ordre gravé au fer rouge dans mon esprit. Fier de parvenir à le flouer, fier de trouver dans ce jeu d’esprit un peu d’indépendance. Et fier, aussi, comme un paon, de voir sur le visage de Seraphina un peu de fureur. Elle a beau rester silencieuse, c’est clair dans son regard qu’elle est en colère. Voire plus que ça. Si je l’asticote depuis qu’on collabore plus ou moins, je crois que je ne suis jamais allé jusque là dans la provocation. J’aime le risque, je vis avec le risque, j’ai un goût du risque exacerbé surtout depuis que toutes les autres nourritures n’ont qu’un goût de cendres dans ma gueule.

Je m’écroule sur son lit, histoire de marquer le coup. Je joue un jeu dangereux, j’en suis bien conscient. Elle est non seulement une Daybreaker depuis plus longtemps que moi, mais en plus, elle a une ascendance sur ma volonté que je ne pourrai jamais combattre entièrement. La menace ne tarde d’ailleurs pas tomber. Claquante. Amusante, à mes oreilles, même si je présume que ce n’était pas son but premier. « Je… Vais te tuer. Tu le sais ça ? Qui t’as permis de t’allonger sur mon lit ?! » J’écarquille des yeux étonnés. Son lit ? Avant que mon instinct de survie ne se réveille, s’agite et appuie sur l’alerte rouge, je me pare d’un sourire goguenard. « Bah, on dort pas ensemble ? » qui ne va certainement pas manquer de la faire rugir de plus belle. J’aime bien la voir en colère, ça rajoute à son charme indéniable. Même s’il faudrait me saouler pour que je le lui dise sincèrement, je tiens tout de même un peu à ma vie. Un peu. Un tout petit peu. Un chouilla. Son mouvement rapide me dépasse, je n’esquive que deux sushis pour me prendre le reste de la boite dans la figure. Et c’en est trop pour moi. J’éclate de rire. Tout naturellement. J’éclate de rire à la voir s’énerver de la sorte, juste pour une boite de nourriture qui n’aura aucun goût ni aucune substance, juste parce qu’elle doit avoir faim et que moi je suis rassasié, jusque parce que ça m’éclate d’être la cause de cette colère. J’éclate vraiment de rire, et son « Tiens tes sushis ! Étouffe toi avec. » n’arrange rien. Elle se lève, me libère de l’espace, je m’étale de tout mon long, comme un chat profitant de la couette.

J’ai envie de l’embêter, C’est peu être ma bonne humeur, mon hilarité, sa colère et le tout mélangé qui me pousse même à lui faire des reproches de vive voix, gratuitement. Allez, tiens que je te glisse ma vexation par là, la raison de mon attitude par ici. Elle est debout, elle me regarde, elle se relaisse tomber sur le bras et je rapatrie mon bras de justesse pour lui éviter d’être écrasé. « Désolée, j’aurais dû me douter que tu rechignerais à la tâche. Je t’ai peut-être surestimé après tout. Est-ce que tu vas arrêter de bouder maintenant ? » Je fronce les sourcils. Ah ben non… ça ne va pas le faire si elle se calme aussi vite, elle est où sa colère, ils sont où ses piaillements ? Je me redresse un peu, m’allongeant sur le côté pour la regarder, appuyant ma tête sur mon bras. Méfiant. « Est-ce que je vais arrêter de bouder ? » Je ne suis pas rancunier. Loin de là, même. Mais cette qualité ne s’applique pas vraiment à Seraphina de ce que j’ai pu voir. « Genre… tu t’excuses ? J’suis désolé, mais je suis sceptique. » Oui, le scepticisme remplace la méfiance maintenant. Son sourire est mignon, c’est fatiguant. Elle n’a pas le droit d’être une démone dans un corps d’ange, c’est interdit par la convention de Genève. Et par ma convention à moi, même si moins de gens la connaissent celle-là. « En même temps c’est ma faute, j’aurais dû aller au plus simple, pour moi comme pour toi. » J’esquisse un sourire. C’est l’accalmie, là. L’accalmie pure et dure. A moins qu’on ne soit dans l’œil du cyclone et que le pire ne soit pas encore totalement derrière moi. Possible. Même probable. Je soupire. « Simple, simple, t’aurais pu commander des pizzas à domicile, c’est sûr. » Elle semble vraiment calmée. C’est suspect. J’ai peut être l’instinct de survie d’une langouste tout juste plongée dans de l’eau bouillante, le fantôme du rat me chuchote de fuir, de me carapater sous le lit et de grignoter mon fromage en attendant qu’elle m’oublie. « Je suis désolée. » Alerte. Alerte. Ce n’est pas sa sincérité qui est déconcertante, ce sont les mots qui l’accompagnent. Parce qu’un peu plus tôt, en disant je vais te tuer, je peux vous assurer qu’elle était très sincère aussi. « De quoi ? » C’est la seule chose un peu intelligente qui me vient à l’esprit. Et sa main posée pleinement sur ma joue me répond.

Tout comme cette sensation qu’on aspire ma vie. Putain. Je roule en arrière mais il est déjà trop tard, j’ai du mal à respirer et pour me nourrir sans difficulté depuis des semaines et des mois, je sais qu’elle n’a pas fait que voler ma vie, elle m’a aussi espionné dans mes souvenirs. Reste à savoir lesquels. Je reste un instant immobile, choqué, à la regarder sourire comme une bienheureuse, les yeux fermés. La garce. Je comprends mieux le calme : j’étais dans l’œil du cyclone. Sauf que là, la tempête, elle va s’abattre sur elle. « MAIS T’ES PAS BIEN ? » Je ne suis pas très mesuré en règle générale, il ne faut pas me demander de chuchoter pour le moment. « Tu pourrais demander avant, c’est la moindre des politesses ! » J’ai envie de la gifler. Je me lève d’un bond pour me prendre la tête entre les mains. J’ai envie de vomir. C’est hyper désagréable comme sensation. « Et je suis sûr que ce n’était même pas nourrissant et… ça se fait pas ! D’abord ton livreur de pizza, ensuite ton garde manger, j’suis quoi pour toi exactement ? Parce que je t’avoue que je suis un peu paumé, là ! »

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MessageSujet: Re: A table ! | AndreÏ   Jeu 26 Nov - 11:32

A table !

Andreï & Séraphina

Cela avait été dur pour Seraphina de garder son sérieux. Elle avait rassemblé les dernières forces qu’il lui restait pour ne pas sourire. Constant paraissait surpris par le calme soudain de la Daybreaker. Il sembla presque y croire d’ailleurs. Seraphina n’en revenait pas. Il aurait dû savoir qu’elle mijotait quelque chose. Jamais la jeune femme ne s’avouait vaincu. Comme si elle était du genre à faire une croix aussi facilement sur un repas. Dans un sens, ce manque de méfiance l’arrangeait. Plutôt que de détaler, Constant restait là à la regarder sans comprendre. Seraphina perçut le trouble dans ses yeux. Visiblement le blond ne savait plus quoi penser d’un tel changement d’attitude. Puis il soupira et lui indiqua qu’il aurait été préférable de commander des pizzas. Une telle remarque hérissa le poil de la jeune femme qui l’aurait volontiers étouffé sous un oreiller pour qu’il cesse de dire n’importe quoi. Mais elle avait faim. Alors après s’être excusée, elle avait commencé à lui voler son énergie. Rien qu’un peu. C’était tellement apaisant. Ce fut comme si l’énergie de Constant courait à travers ses veines. Une bouffée d’air frais en plein désert. La première bouchée d’un plat qu’on adore. Avide, la jeune femme aurait aimé en avoir plus. Elle aurait aimé pouvoir vider complètement sa proie de son énergie. Chose qu’elle aurait faite sans remords si la proie en question avait été quelqu’un d’autre que Constant. Mais malgré les apparences, Seraphina tenait à le garder près d’elle. Elle n’était pas prête à y renoncer alors, tandis qu’il se dégageait déjà, elle rouvrit les yeux.

Sans grande surprise, Constant se mit à hurler. La jeune femme le fixait sans bouger. En y réfléchissant, elle ne l’avait jamais pensé capable de crier aussi fort. Il allait réveiller tout l’hôtel s’il continuait comme ça. Seraphina put percevoir toute la colère et la frustration qui animait le daybreaker. Ce n’était jamais agréable de servir de repas à l’un des siens. La blonde en avait fait l’expérience et priait pour que ça ne se reproduise jamais. Mais ce soir là, Constant ne lui avait pas laissé le choix. Alors qu’il continuait dans son monologue, Seraphina finit par se redresser. La dernière question balancée par le daybreaker eut le mérite de la faire réagir. Qu’était-il pour elle ? Elle n’aurait sincèrement pas pu le dire. Elle ne le considérait pas comme un esclave. Elle avouait avoir de la considération pour lui, alors elle ne pouvait pas non plus le considérer comme un jouet. Elle porta deux doigts à sa tempe droite et commença à la masser. Comme si une migraine venait de naître. « Je répondrais à ta question quand tu répondras à la mienne. Qui est Andreï ? » demanda-t-elle d’un ton accusateur. Les quelques secondes de contact avaient suffi pour que Seraphina aperçoive quelques morceaux de souvenir. Elle n’avait pas eu le temps de comprendre grand-chose. Un homme au sourire mauvais se tenait devant elle. Sans savoir comment, elle avait compris que Constant ne l’aimait pas, qu’il le détestait même. A genoux, Seraphina avait perçu une silhouette féminine disparaitre le long d’un couloir. De ce qu’elle avait crut voir, la silhouette tenait un enfant. Et puis Constant s’était mis à hurler et elle était sortie de sa tête.

Assise sur le lit poussiéreux, la jeune femme continuait de le fixer. Elle s’avouait volontiers perdue. En même temps, ce qu’elle avait fait était « mal » mais elle s’en fichait éperdument. Car pour elle, le bien et le mal n’était qu’utopie. Vu l’état dans lequel se trouvait l’homme en face d’elle, elle ne révéla pas ce qu’elle avait vu. Elle ne mentionna pas la femme ni l’homme menaçant. Elle voulait savoir pourquoi l’homme en question avait appelé Constant par un nom qui n’était pas le sien. Lorsqu’elle lui avait demandé des informations sur sa vie passée, Constant ne s’était pas attardé sur les détails. La jeune femme avait oublié et était rapidement passé à autre chose. Simplement parce qu’à ce moment là, elle se fichait d’en apprendre plus sur celui qui allait obéir à ses ordres. Mais à force de côtoyer Constant, sa curiosité s’était développée. A tel point qu’il était devenu l’un des seuls êtres vivants que la Daybreaker n’avait pas envie de voir disparaitre au fond d’un fleuve marécageux. Même si elle savait que sa maladresse légendaire finirait pas la faire exploser de rage et qu’il détalerait au moment même où le médaillon quitterait son cou. Pour l’instant il n’était pas question de ça. Glissant sa main droite à travers ses mèches blondes, Seraphina attendait une réponse. Elle avait l’air parfaitement détendue et pas du tout irritée par le ton qu’avait employé Constant. On aurait presque deviné un sourire au coin de ses lèvres. Elle croisa ses jambes pour s’assoir en tailleur. « J’attends. » fit-elle remarquer. C’était à son tour de voir le daybreaker bouillonner. La garce avait sa vengeance. Parce qu’au final tout ceci n’était qu’une provocation. Une démonstration de force. Que Constant soit à son service ou non, Seraphina ne restait jamais sur un échec. Et elle détestait qu’on se fiche d’elle.

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MessageSujet: Re: A table ! | AndreÏ   Lun 30 Nov - 10:45

A table !

Andreï & Séraphina

La colère. Elle fond en moi comme un oiseau de proie, suivie de très près par la vexation. Horrible. Brûlante. C’est la première fois qu’elle se nourrit sur moi et je jure que ce sera la dernière. Pire que désagréable, la sensation persiste sur mon épiderme comme une poigne qui enserre mon cœur et m’empêche de respirer. Comme un courant d’air frais qui gèle mes entrailles. Comme la mort jetant sur mon dos sa cape pour mieux m’inviter à la suivre. La colère, elle jaillit sans prévenir. Je me lève d’un bond, j’hausse la voix dans une colère capricieuse, surprise voire choquée. J’aurais du m’y attendre, je sais. Je l’ai provoquée, j’ai enfoncé le clou, j’ai bien profité et je me suis bien foutu d’elle. J’aurais du m’y attendre, je ne peux m’en prendre qu’à moi-même, je ne le sais que trop bien.

Mais bon sang, ça ne se fait pas. Ca ne se fait pas, ça ne se fait pas et je le redis une quatrième fois histoire que ce soit bien clair : ça ne se fait pas. Je n’essaye même pas de me calmer, mes mots filent hors de ma gueule comme des critiques, comme des reproches, comme le cri d’un Andreï qui s’attendait à tout mais pas à ça. Je vais la tuer, je vais la tuer bon sang. Et cette seule pensée me détruit le corps, fait vibrer une violente migraine dans mon esprit, soulevant cette interdiction formelle gravée dans mon attitude. La cohabitation avec Seraphina se faisait assez bien, presque supportable, jusque là. Jusqu’à maintenant. Je sais que je dois m’en prendre à moi-même parce que mes provocations ne pouvaient appeler qu’une seule chose : une réaction et une punition à leur hauteur. Et je suis bien obligé d’admettre que j’ai fait fort. Mais elle n’avait pas à se nourrir sur moi, bon sang ! J’ai envie de vomir, j’ai des haut-le-cœur. Et lorsque j’arrête de crier, lorsque je me tais c’est pour déambuler dans la pièce et m’arracher les cheveux. Je veux me départir de cette sensation abominable, je veux que ces ongles qui arrachent ma peau, raclent mon épiderme, me volent un peu de vie, que l’ombre de la caresse de Seraphina disparaisse. Je me sens trahi.

Complètement trahi. Et les nerfs à fleur de peau, j’en viens à songer à un détail, à un infime détail. Lorsque je vole l’énergie vitale d’une de mes proies, je vole aussi de son passé, j’espionne son être, je glane des morceaux de sa vie et des souvenirs. Un filet de sueur froide dégringole mes tempes. Et ma colère me reprend. Je suis quoi pour elle, je suis qui ? Garde-manger, esclave, livreur de pizza, amant, ami, objet ? Je suis quoi exactement pour elle ? Parce que je ne sais pas, je ne sais plus comment la considérer. Je veux qu’elle me laisse, je veux qu’elle me libère, je veux qu’elle m’abandonne et qu’elle me rende mon libre-arbitre. « Je répondrais à ta question quand tu répondras à la mienne. Qui est Andreï ? » J’arrête de bouger, je fais volteface dans sa direction pour écarquiller les yeux. Il n’y a que Seraphina qui m’appelle Constant, pour la simple raison que c’est le prénom que je lui ai confié. Sans mentir, juste en biaisant avec la réalité. Constant. Le nom qu’on m’a donné à la naissance parce qu’il fallait bien me nommer, le nom dont on m’a affublé pour une raison obscure et que j’ai rejeté lorsque l’armée russe m’a pris sous son aile. Qui est Andreï ? La question tombe comme un cheveu sur la soupe.

Résonne comme une accusation. Je la foudroie du regard. Je n’ai pas le droit d’esquiver la question, je ne peux qu’y répondre. Mais au moins ai-je le choix de mes mots, le choix de mes phrases, le choix de ma colère. « Tu n’es qu’une garce, Seraphina. Une putain de garce. » Jolie entrée en matière, Andreï, c’est sûr que ça va lui plaire. Je me mords la lèvre, me tiens à bonne distance de la blonde. Elle se réinstalle sur le lit avec toute la grâce et l’élégance qui lui sont si naturels. Bon sang, que je la déteste. Elle est désirable autant qu’elle est infecte, elle est hypnotisante autant qu’elle est abjecte. « J’attends. »

Et bien attends encore quelques minutes, Seraphina, parce que je n’ai pas envie de répondre à ta question, parce que je lutte contre cet ordre qui pulse dans mon cerveau comme une migraine insistante. Sais-tu que chacune de tes questions sont des ordres, que chaque inflexion de ta voix m’oblige à te répondre ? Qui est Andreï ? « Andreï est… compliqué. » Pas tant que ça, en réalité. C’est juste moi qui choisis de le voir comme tel. « Qu’est ce que t’as vu, qu’est ce que tu m’as volé encore ? Ca ne te suffit pas de me voler ma liberté, ma dignité et mon énergie, tu veux en plus voler mon passé ? » Elle est de retour, la colère. Je suis impulsif, je suis colérique, je suis susceptible. « Pourquoi ça t’intéresse ? » Question stupide, je sais, mais je gagne du temps.

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MessageSujet: Re: A table ! | AndreÏ   Mer 2 Déc - 12:16

A table !

Andreï & Séraphina

La satisfaction ultime s’afficha sur le visage de Seraphina lorsque Constant se retourna vers elle. Elle venait de toucher un point sensible vu la tête qu’il faisait. Un long silence s’en suivit. Le regard bleu de Seraphina ne quitta pas le blond des yeux. Pas une seconde, comme si elle s’était attendue à ce qu’il disparaisse si jamais elle détournait son attention de lui. La jeune femme avait toute la patience du monde et elle ne sortirait pas d’ici sans avoir de réponse. Constant non plus d’ailleurs et il semblait en être parfaitement conscient. Sa bouche s’ouvrit enfin. Mais au grand désespoir de Seraphina ce fut pour lui faire partager le fond de sa pensée. Un large sourire courba les lèvres de la daybreaker. Contre toute attente se faire traiter de garce la faisait rire. Après avoir fait remarquer qu’elle attendait, la jeune femme rajouta « Et dis moi quelque chose que j’ignore, tu seras gentil. » d’un ton tranchant et légèrement irrité. Il tournait visiblement autour du pot et la jeune femme ne supportait pas ça. Attentive, Seraphina plissa les yeux lorsque Constant ouvrit enfin la bouche. Andreï était compliqué… Peut-être mais cela ne répondait pas à sa question. Donc c’était la seule réponse qu’elle obtiendrait ? Visiblement oui puisque le daybreaker commençait déjà à la mitrailler de nouvelles questions. Enervée, la blonde fit claquer sa langue et décroisa ses bras. Elle pivota légèrement pour se lever du lit. Elle fit le tour pour venir se placer devant Constant. Elle se tint bien droite pour paraître un peu plus grande. Le visage fermé, elle mêla son regard à celui de son semblable. « Tu comprends quand je te parle ? Je t’ai dit que je répondrais à tes questions quand j’aurais une réponse à la mienne. Est-ce que ça serait trop demander, Constant ? » demanda-t-elle en insistant bien sur le prénom du blond.

C’était au tour de Seraphina de le pousser à bout. Elle avait l’avantage et elle en était parfaitement consciente. Elle savait qu’elle pouvait le faire exploser de rage. Il semblait si susceptible. Elle se demanda ce qu’il avait bien pu vivre dans le passé pour être si sensible. En repensant aux images qu’elle avait vues, elle prit un air pensif. La femme qu’elle avait aperçue devait être la sienne. Elle en conclut que Constant avait eu une femme et au moins un enfant. Elle l’avait senti à travers son être lorsque le regard du blond s’était tourné vers le coin du couloir. Seraphina ne voulait pas blesser Constant, elle ne voulait pas lui rappeler sa famille car visiblement, elle lui avait été arrachée. Outre la rage que le daybreaker déversait sur elle, la blonde commença à froncer les sourcils. Elle n’en avait rien à faire qu’il s’énerve, elle venait juste de réaliser qu’elle cherchait à lui épargner des souvenirs douloureux. Et lorsque Constant lui avait demandé pourquoi cela l’intéressait, Seraphina avait légèrement baissé les yeux. Ce qu’elle ne faisait jamais d’habitude car cela voulait dire qu’elle était perturbée. « Ca m’intéresse parce que je n'aime pas qu’on me prenne pour une idiote. Sincèrement, tu crois que je suis bête c’est ça ? Tu me prends pour une pimbêche sans cervelle qui te considère comme un joujou ? Comme un caprice ? » finit-elle par répondre après quelques secondes de silence. « Parfois je pense sincèrement à me débarrasser de ce truc. » dit-elle en saisissant son médaillon. Mais ce n’était que des paroles en l’air. Seraphina n’avait jamais réellement eu quelqu’un auprès d’elle.

Dans sa famille, elle avait toujours été le vilain petit canard. Moins douée que sa sœur, moins douée que son demi-frère. Son mal-être avait fait d’elle un monstre et avait finit par éloigner tout le monde d’elle. Elle s’était retrouvée seule avec elle-même, seule avec son envie de vengeance, seule avec sa haine. Et bizarrement, depuis que Constant faisait parti de sa vie, elle semblait s’être apaisée. Voilà pourquoi elle ne quittait pas son médaillon, parce qu’égoïstement, elle voulait garder le daybreaker près d’elle. Et ce même contre sa volonté. Mais depuis peu, le fait de savoir que le blond détalerait aussitôt qu’elle se séparerait du médaillon lui provoquait une sensation étrange dans la gorge et au bout des doigts. Une sensation jusque là totalement inconnue. Seraphina redressa le menton et regarda Constant dont le visage semblait animé par une colère sans nom. « Je veux simplement que tu sois honnête et que tu me dises qui est Andreï.» finit-elle calmement. Elle ne céderait pas. Il n’aurait pas de réponse tant qu’elle n’aurait pas les informations qu’elle demandait.

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MessageSujet: Re: A table ! | AndreÏ   Mar 8 Déc - 14:17

A table !

Andreï & Seraphina

Qui est Andreï ? La question s’échoue comme une sentence, comme une condamnation. A mort ? Peut être, la juge n’a pas encore statué mais ça ne devrait tarder. La question et ce prénom se fracassent contre moi avec un rire moqueur. Il ne m’en faut pas plus pour faire cesser mon interminable va-et-vient dans la pièce : je fais brutalement volteface pour la regarder dans les yeux. Pas besoin d’être un génie pour savoir où elle est allée piocher ce nom. Ca fait mal de savoir qu’une part de mes souvenirs se sont enfuis dans entre ses doigts pour se loger dans son encéphale. Je ne peux pas esquiver la question mais je refuse pourtant d’y répondre : la seule solution que je trouve est de biaiser en l’insultant et en articulant une vérité que j’aimerais bien rendre blessante et pas juste indifférente. Tu n’es qu’une garce, Seraphina. Et moi un crétin, mais l’un comme l’autre, ce n’est une nouveauté pour personne. « Et dis moi quelque chose que j’ignore, tu seras gentil. » Sa voix irritée pourrait m’arracher un sourire moqueur si je n’étais pas déjà un peu trop sur les nerfs. Je me tiens à bonne distance de la blonde, sans la quitter un seul instant du regard comme un chien face à son maître. Parce que c’est ce que je suis avec elle, au final, non ? Je ne suis qu’un chien tenu en laisse par un bout de ficelle et un morceau de métal un peu trop finement ciselé. J’ai encore la mémoire du tatouage imprimé sur mon omoplate, comme une marque d’appartenance, technique qu’on pourrait qualifier de barbare si elle n’était pas aussi intelligente.

J’attends. Et bien attends, qu’est ce que tu veux que je te dise ? Mes mots restent prisonniers de ma gueule, j’étrangle ma nervosité avec les petites griffes du rat, je veux la lacérer, cette anxiété, faire taire ce sang qui bat à mes tempes au rythme de l’attente que j’impose à celle qui m’a posé une question. Je dois lui répondre. Le besoin se fait pressant, le malaise induit par ma désobéissance se fait croissant. Je cherche mes mots, je cherche une solution mais je suis enchaîné à son regard et à ses ordres. Andreï est compliqué Finis-je par lui concéder. Ce n’est en rien une réponse satisfaisante, mais on peut voir ça comme une réponse ce qui est déjà pas mal. Je me mords la lèvre, j’enchaîne directement pour l’ensevelir de questions et qu’elle oublie la sienne. Je deviens agressif, comme un animal blessé, avec ces poings serrés et cette impulsivité qui suinte de tous les pores de ma peau. Je devrais avoir l’habitude, pourtant, après trop d’année, de n’être qu’un jouet que l’on se prête, qu’un outil que l’on exploite du mieux possible. Je devrais y être habitué mais je ne sais pas pourquoi le fait qu’elle abuse à ce point de l’ascendant qu’elle a sur moi m’insupporte autant. J’ignore même pourquoi je refuse de répondre à cette question pourtant simple.

Pourquoi ça t’intéresse ? Hein, Seraphina, pourquoi tu t’intéresses autant à ma vie ? Elle craint, ma vie, c’est tout. Et Andreï en plus d’être compliqué, il n’est pas très intéressant. Andreï, c’est un veuf, c’est un père, c’est un assassin et c’est un connard. Constant, il est plus marrant parce que c’est un gamin qui n’a jamais grandi, qui est mort lorsqu’il a été adopté par l’armée russe au profit d’Andreï. Constant il est bien, Constant, il est même presque innocent. Constant, il est que pour toi, Seraphina, alors pourquoi tu ne t’en contentes pas hein ? Elle se lève, je la suis du regard sans un mot. Sa colère est semblable à la mienne et pourtant se réalise d’une manière bien différente. On se toise, on s’observe, je croise les bras pour me donner davantage de stature alors qu’elle se tient droite pour se donner davantage de centimètres. « Tu comprends quand je te parle ? Je t’ai dit que je répondrais à tes questions quand j’aurais une réponse à la mienne. Est-ce que ça serait trop demander, Constant ? » Je la foudroie instantanément du regard. Qu’est ce qu’elle a à insister sur mon prénom ? C’est pour me faire comprendre qu’elle n’est pas dupe et que je n’ai pas à la prendre pour une idiote ? Hors de question que je baisse les yeux, je plonge mes pupilles dans les siennes lorsque j’attrape au vol une occasion de la provoquer. « Oui, c’est trop demander. Seraphina » Je teinte son prénom d’insolence, maîtrisant ma respiration délicate.

« Ca m’intéresse parce que je n'aime pas qu’on me prenne pour une idiote. Sincèrement, tu crois que je suis bête c’est ça ? Tu me prends pour une pimbêche sans cervelle qui te considère comme un joujou ? Comme un caprice ? Parfois je pense sincèrement à me débarrasser de ce truc. » Je fais par réflexe un mouvement en arrière lorsqu’elle se saisit du médaillon. S’en débarrasser ? Vraiment ? « Tu plaisantes ? » Je parle sans avoir besoin de réfléchir, comme toujours. J’hausse les épaules, tiraillé entre l’envie de répondre à sa première interrogation quant à sa stupidité et lui demander pourquoi elle ne s’en est toujours pas débarrassée si elle en a tellement envie. dit-elle en saisissant son médaillon. Je choisis de faire se succéder les deux réactions en la regardant droit dans les yeux. « Bien sûr que je te prends pour une idiote, je suis quelqu’un d’assez lucide en général. » C’est la colère qui parle, la mauvaise foi et surtout le mensonge. Elle est loin d’être stupide, je suis loin d’être lucide. Mais elle n’a pas besoin de le savoir. J’hausse les épaules d’un mouvement nonchalant. « Et tu sais… ce ne serait pas la première fois que je suis réduit à être jouet ou un caprice » Je lui offre un sourire désabusé, saupoudré de ma colère qui se calme peu à peu. Un caprice. C’est ce que je suis à la base, en plus. Le résultat du caprice d’un vainqueur face à des vaincus. L’injustice pointe le bout de son nez, je serre les dents, serre les poings, relève une nouvelle fois le menton et pare mon visage de cette colère qui brûle en moi comme un brasier ardent et alimente mon cœur pour mieux le faire battre à toute allure.

Pourquoi suis-je autant en colère ? Je ne sais pas. Cela fait partie de mes émotions de base, de celles qui sont les plus violentes en moi, comme des émotions hyperactives qui ne connaissent jamais le repos et encore moins la modération. Je suis en colère contre elle pour ce vol d’énergie, pour cette ascendance qu’elle a sur moi, pour cette incapacité qu’elle a à ne pas en faire usage, pour sa présence, pour son charisme hypnotisant, pour ses yeux qui me happent, pour son aplomb et son attitude ; je suis en colère contre ce médaillon qu’elle garde si précieusement. « Je veux simplement que tu sois honnête et que tu me dises qui est Andreï.» Simplement ? Elle plaisante, là. Elle plaisante. Mes yeux s’écarquillent. « Simplement honnête ? Tu te fous de ma gueule. » Tu plaisantes, tu te fous de ma gueule, à m’entendre on pourrait croire que je prends Seraphina pour la joyeuse comique du coin. « Et je suis sûr que tu connais déjà la réponse à ta question. C’est à ton tour de me prendre pour un imbécile, Seraphina. Andreï, c’est moi, voilà. Je t’ai menti, je vais me flageller et je reviens, tu es contente ? Mais qu’est ce que ça peut bien te faire qu’on m’appelle Andreï ou Constant, hein, au final ? Qu’est ce que ça t’apporte ? On n’en a rien à carrer de tout ça. » Mes bras se décroisent, mes mains percutent ses épaules pour mieux la faire reculer et l’éloigner de moi. « Tu veux quoi, mon CV ? Mon acte de naissance ? Est-ce que je t’ai demandé pourquoi t’étais une garce ? Non. Pourquoi tu pouvais pas juste bouffer tes sushis et t’étouffer avec, hein ? »

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MessageSujet: Re: A table ! | AndreÏ   Jeu 10 Déc - 12:22

A table !

Andreï & Séraphina

Un combat d’insolence. Une compétition. Les mots de Constant débordaient de colère. Seraphina ne le quittait pas des yeux. Visiblement il semblait aussi déterminé qu’elle. Elle ne s’en inquiéta pas. Son visage restait impassible pourtant, l’impatience l’avait faite soupirer. C’était donc trop demander d’avoir des réponses à ses questions. La blonde s’imaginait déjà entrain de lui couper la langue, histoire qu’il ait une bonne raison de ne pas vouloir parler. Au lieu de ça, elle l’avait regardé reculer. Bien sûr qu’elle plaisantait et qu’elle ne se débarrasserait jamais du médaillon. C’était parfaitement évident. La jeune femme lui lança un regard remplit de dédain. Surtout lorsqu’il confirma ses dires. Il la prenait donc pour une idiote. Étrangement, les lèvres de Seraphina se courbèrent en un drôle de sourire. Ses yeux semblaient s’assombrirent. Elle était folle de rage. C’était à peine si ses iris bleus ne lançaient pas des éclairs. Il insistait et continuait de jouer avec sa nonchalance insupportable. Pourquoi s’obstinait-il à ne pas vouloir l’entendre. «Tu n’écoutes décidément rien.  Je t’ai dis que tu n’étais pas un jouet, ni un caprice.  » dit-elle avec colère et fermeté. Sa voix avait retenti comme une sentence terrible. On pouvait voir ses joues se rosirent sous l’agacement. Ce fut encore pire lorsque Constant releva le menton. Seraphina en fit autant. Le choc des Titans.

Après avoir regardé les yeux du blond s’écarquiller, la Daybreaker essuya sa question en roulant des yeux. Est-ce qu’elle avait l’air de se foutre de lui ? Sincèrement, il n’avait vraiment aucune idée de ce dont elle pouvait être capable. Et cela se confirma lorsqu’il se mit à répondre enfin à sa question. Bien sûr qu’elle avait compris qu’Andreï c’était lui, simplement elle voulait l’entendre de sa propre bouche. Si Seraphina avait horreur d’une chose c’était qu’on lui mente. Qu’on essaie de la berner. Elle estimait avoir été agréable avec lui alors pourquoi lui avait-il menti ? Est-ce qu’elle était contente ? Pas vraiment. Qu’est-ce que cela lui apportait ? Une satisfaction personnelle. Elle n’en avait pas du tout rien à faire au contraire. C’est ce qu’elle avait voulu répondre en entre-ouvrant les lèvres. Mais Andreï la repoussa en arrière. La jeune femme fut tellement surprise par ce geste qu’elle manqua de tomber sur le lit. Se rattrapant in extremis, Seraphina ne sembla plus répondre de rien. Son sang ne fit qu'un tour. Son âme sembla soudainement disparaître. La voix d’Andreï devint un vague écho grave, la blonde parvint à peine à déchiffrer ce qu’il était entrain de dire. Elle crut comprendre que, pour la énième fois, il la traitait de garce. Comme si cela avait été son deuxième prénom. Seraphina ne releva pas, la colère bourdonnait dans ses oreilles et redessinait sa jugulaire. Ses poings s’étaient serrés. Elle semblait à deux doigts de prendre feu. Animée par une rage soudaine, elle s’approcha à toute vitesse d’Andreï qui continuait de parler. Elle le poussa contre le mur de toutes ses forces en calant son avant-bras droit sous la gorge de l’imprudent. Comment avait-il osé la pousser ? Seraphina avait explosé. Dans ses moments là, sa nature de monstre prenait le dessus. Il fallait être fou pour pousser un Daybreaker. Il fallait être suicidaire. Elle semblait déterminée à le priver d’air jusqu’à ce qu’il suffoque. « Ne me touche pas ! Pour qui tu te prends ?! » Aboya Seraphina d’une voix qui ne semblait plus être la sienne. La repousser c’était l’humilier. Elle qui avait toujours été repoussée par les autres ne supportait pas ce genre d’affront.

Restant quelques secondes immobile, Seraphina tentait de se calmer en prenant de grandes inspirations. D’abord aveuglée par la rage, elle finit par se calmer pour se rendre compte de ce qu’elle venait de faire. Elle n’avait jamais voulu en arriver là. Surtout pas. Déjà qu’Andreï la prenait pour un monstre, la limite venait d’être dépassée. La jeune femme sembla soudain s’en rendre compte. Une moue catastrophée tira les traits de son visage. Son regard se radoucit. Elle regarda Andreï avec une douceur inédite et s’éloigna vivement de lui pour le libérer. Comme si elle n’était pas responsable de ce qu’elle venait de faire. Comme une enfant prise en faute, elle se mit dos à lui en mordant sa lèvre inférieure. « Je suis désolée, je ne voulais pas que ça se passe comme ça… » Murmura-t-elle d’une voix à peine audible. Elle se dirigea vers la table de chevet sur laquelle était posé son sac à main. Elle était entrain de perdre la tête. On aurait dit une schizophrène. Elle se rendait compte pour la première fois de sa vie qu’elle se sentait coupable. Coupable d’avoir voulu faire du mal à Andreï. Et cela l’effrayait. Beaucoup. Elle qui avait tué sa propre jumelle sans éprouver le moindre regret se retrouvait à se sentir mal d’étouffer son serviteur. « Je dois être malade. » chuchota-t-elle pour elle-même. Elle semblait littéralement affolée et n’osait plus regarder Andreï. C’était de sa faute, il l’avait poussée à bout. « Pourquoi tu ne veux pas comprendre ? » fut la dernière phrase que Seraphina prononça avant de se diriger vers la porte de la chambre.

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MessageSujet: Re: A table ! | AndreÏ   Mar 15 Déc - 13:27

A table !

Andreï & Seraphina

Je ne suis pas une lumière. Et je l’assume complètement. Je ne suis pas une lumière, je n’ai jamais prétendu l’être, et je préfère le plus souvent ouvrir ma gueule et sortir des conneries plutôt que de me taire et de faire l’effort, pour une fois, d’être intelligent. Oh, je ne suis pas non plus débile profond, mais il faut dire que la plupart du temps… j’oublie de me la fermer. Et que mon insolence et ma tendance à la provocation me prennent de court. Comme maintenant. Ma colère me stimule, l’hébétement m’empêche de lâcher prise et je n’ai au final qu’une seule envie : m’énerver contre Seraphina, dans un mélange inexplicable de vexation, de frustration et de déception. Je suis déçu, bordel, et ça ne me ressemble pas du tout. Qu’est ce que j’espérais en même temps ? Tout le monde a cette capacité détestable à se révéler pourri jusqu’à la moelle, surtout lorsqu’on lui fout dans les mains les clés du pouvoir et une ascendance certaine sur une personne. Manipulation et torture psychologique m’ont totalement asservi à ce médaille qu’elle brandit avec aisance. Qu’est ce que j’espérais bordel ? Parfois je songe sincèrement à m’en débarrasser, de ce truc. C’est un coup de poing qu’elle m’assène dans la poitrine, je m’étonne sans réfléchir – je vous l’ai bien dit, que je n’étais pas une lumière – et je poursuis dans cette insolence mêlée de connerie en lui confirmant que oui, je la prends bien pour une idiote. Si c’est un mensonge ? Bien évidemment. J’ai beau la détester pour ce qu’elle représente, je ne peux pas faire autrement que de l’admirer pour bien d’autres choses à commencer par sa personnalité que je suis venu à apprécier au fil des semaines. Seulement… elle n’avait pas à abuser de moi comme ça. Déception douloureuse, je me sens tellement stupide d’avoir pu la croire différente de mon précédent maître que je me donne envie de me flinguer. Et que c’est elle que je traite d’idiote à défaut de pouvoir moi-même m’insulter sans passer davantage pour un imbécile. Je finis par hausser les épaules dans un mouvement faussement désinvolte, concédant d’un air blasé que de toute manière, ce n’était pas comme si je n’avais pas l’habitude d’être considéré uniquement comme un objet et, mieux encore, un objet jetable et négligeable. «Tu n’écoutes décidément rien.  Je t’ai dis que tu n’étais pas un jouet, ni un caprice.  » Je serre les poings face à sa colère, sans trop comprendre d’où elle vient. Ah ben tiens, je ne suis pas le seul vexé du lot ? « Sérieux ? Ta gueule, juste ta gueule en fait » Je suis un objet, je suis un jouet. Et qu’elle ne se vexe pas : j’y suis habitué. J’ai été un rat pendant une cinquantaine d’année, aussi vulnérable que l’animal, aussi facilement malmené. Je n’étais qu’un rat dans les mains de mon sorcier qui me jetait dans une fosse en me demandant de m’en sortir et de faire le plus de carnage possible. J’hausse les épaules. Si ce constat simple me calme, l’injustice sous-jacente réveille une nouvelle fois ma colère.

Et la question de Seraphina ne fait qu’enfler le tout. Violemment. Je crois que je vais finir par véritablement être incapable de me calmer face à elle, elle stimule bien trop d’émotions contraires pour que je puisse ravaler ma rancœur et mon impulsivité. Simplement et Honnête dans la même phrase, elle est sérieuse ? Mes yeux s’écarquillent, je lui demande une nouvelle fois si elle se fout de ma gueule. Parce que ce n’est pas possible autrement. Je perds patience et comme par hasard, c’est moi qui craque le premier. Je suis du genre têtu, mais je suis aussi du genre patient. Et son ordre qui exerce une pression sur mes tempes, comme une migraine menaçant d’exploser à chaque seconde n’aide en rien. Je biaise, je transforme ma réponse en nouvelle provocation, en colère, pour qu’elle comprenne bien qu’elle me gonfle. Vraiment. Je la vois envisager de me répondre, mes mains percutent ses épaules avec violence pour mieux cristalliser mon énervement. J’imagine que si on était dans un dessin animé, je serai actuellement en train de faire jaillir des flammes de mes yeux et de mes poings. Tu pouvais pas juste bouffer tes sushis et t’étouffer avec ? Si on était dans un dessin animé, en même temps, j’aurais beau me la jouer Hadès et ses flammes, je serais actuellement carbonisé sous le regard de la blonde. Son mouvement est si rapide que je n’ai pas le temps de le comprendre que déjà elle me plaque contre le mur, bloque ma respiration et presse sur ma pomme d’Adam de son avant bras. Je pourrais presque l’imaginer en Harpie si elle n’avait pas ce côté aussi angélique et cette grâce dans ces mouvements, même au sommet de sa colère. « Ne me touche pas ! Pour qui tu te prends ?! » Je suffoque. Je l’ai déjà énervée, je l’ai déjà titillée. Je l’ai déjà pas mal emmerdée, aussi, même si la cohabitation se passait pourtant bien les rares fois où on se voyait. Mais je ne l’ai jamais vue comme ça, réagir comme ça.

Pendant quelques secondes, je me demande si je ne suis pas allé trop loin. Je me demande aussi si, quelque part, je n’ai pas touché la corde sensible de trop. Et moi qui considère avec une désinvolture presque maladive les morts que je laisse derrière moi et cette énergie que je vole lorsque j’en ai envie, je me surprends à m’en vouloir. Oh, ce n’est pas si surprenant que ça, si on oublie que je suis un assassin et un tueur à gages, je reste, j’imagine, quelqu’un d’assez gentil ou quelque chose dans le genre mais… J’ai du mal à respirer. Je me demande si un Daybreaker peut mourir d’asphyxie ou s’il se contente juste d’agoniser pendant des heures. Je meurs d’envie de lui voler sa vie, de lui voler ses souvenirs, de m’immiscer dans son crâne pour comprendre sa réaction et en profiter pour me venger. Mais je me retiens, sans savoir trop pourquoi. Peut être que l’instinct de survie du rat commence à se réveiller. Je la considère d’un regard hagard, limite affolé, sans oser émettre le moindre son, entamer le moindre mouvement. On pourrait rester des heures comme ça, j’imagine. Mais finalement, son regard change et s’adoucit. Il y a quelque chose de… Elle s’éloigne. Vivement. Pire encore, elle me tourne le dos. J’en profite pour reprendre ma respiration et me masser le cou, déglutir et faire le point. Sur moi. Sur elle. Sur mes pensées et mes émotions si disparates qu’elles n’ont aucun sens. « Je suis désolée, je ne voulais pas que ça se passe comme ça… » Son murmure parvient de justesse à mes oreilles. « Je dois être malade. » Elle s’excuse et elle confesse une certaine faiblesse ? Il ne m’en faut pas plus pour être totalement désarmé. Et surtout, pas plus pour faire disparaître – temporairement – toute colère et frustration. Ca ne sert à rien de s’énerver et de provoquer quelqu’un qui ne ripostera pas et j’ai comme l’impression qu’elle… ne ripostera pas. Pire : que ça la blessera. « Pourquoi tu ne veux pas comprendre ? » Je reste comme un con pendant une fraction de seconde, trop hébété pour bouger, assimiler, réfléchir ou faire quoique ce soit de normal. Mon cerveau n’accepte de se remettre en marche que lorsqu’elle s’approche trop dangereusement de la porte. En quelques pas, je suis sûr elle, j’agrippe son bras pour la retenir. « Hé ! Qu’est ce que… » Qu’est ce que ? Qu’est ce que tu comptes lui dire Andreï ? Je n’en ai strictement aucune idée. Je la regarde avec cette tête d’ahuri que je me trimballe lorsque je suis perdu et que je n’ai pas d’idée derrière la tête. Je suis en colère contre elle, ça, c’est sûr. Mais ce qui est encore plus sûr, c’est que c’est moi qui suis responsable de cette tension à la base et qu’il serait… comment dire… injuste que ce soit elle qui finisse par se sentir mal pour une raison qui m’échappe. Son coup de colère, j’ai connu pire, bien pire et même si la voir aussi dangereuse et en colère ne me laisse pas de marbre, de là à ce que je la craigne… ou que je lui en veuille… il y a un monde. Parce que je lui en veux davantage de s’être servie sur moi que pour ça. « Qu’est ce qu’il se passe Sera ? Qu’est ce que je veux pas comprendre ? Explique moi, j’suis perdu, je… » Ah bah ça… pour être perdu, je suis complètement perdu.

Je n’aime pas la voir comme ça, ce n’est pas normal du tout. Seraphina cinglante, je connais. Seraphina possessive, je connais. Seraphina la garce, je connais plutôt deux fois qu’une. Seraphina vulnérable ? Je la prends dans mes bras, suivant mon instinct davantage que mon cerveau qui – répétons le encore une fois – n’est pas très fonctionnel. Je la prends dans mes bras pour l’empêcher de partir et aussi parce que c’est ce qui me semble le plus normal. « Désolé pour mon caractère de merde, mais... » Mais quoi ? J'ai l'air bien con à me demander ce qui, parmi toutes mes conneries et mes provocations, a dépassé à ce point la limite entre le supportable et le carrément blessant. « Qu'est ce que j'ai fait de plus que d'habitude pour que tu réagisses comme ça ? »

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MessageSujet: Re: A table ! | AndreÏ   Jeu 17 Déc - 11:30

A table !

Andreï & Séraphina

Les insultes, la colère, la rage même étaient des choses que Seraphina connaissait bien. Son caractère particulier l’avait amenée sur des terrains glissants. Plus d’une fois elle avait manqué de s’en prendre une. Elle s’était déjà même battue avec un autre Daybreaker jusqu’à le laisser au bord de la mort. Alors pourquoi est-ce que le simple fait d’étouffer Andreï l’avait déstabilisée ? Seraphina n’avait vraiment pas compris la sensation qui l’avait envahie en voyant son vis-à-vis suffoquer. Elle avait gardé secret ses souvenirs volés pour lui éviter de souffrir et voilà que maintenant, elle avait son bras contre sa gorge. C’était tout le paradoxe lorsqu’on était Daybreaker. On gardait un côté humain mais parfois, la nature nouvelle prenait le dessus. Une nature sombre, animale et violente. On ne pouvait pas dire que Seraphina était un ange avant de se faire mordre, du coup, dire que cela l’avait beaucoup changé aurait été un mensonge.  Pour l’instant le problème n’était pas là, le problème se trouvait encore contre le mur. La jeune femme n’avait pas encore eu la force de se retourner. Elle réfléchissait, ses sourcils restèrent froncés jusqu’à ce qu’elle décide de partir.

Son sac à main sur l’épaule, Seraphina maudissait Andreï. Il fallait bien qu’il y ait un responsable. Et si elle était déboussolée, jamais elle n’avouerait qu’elle y était pour quelque chose dans cette histoire. Elle avait juste demandé à ce qu’il lui rapporte à manger. Était-ce de sa faute si l’idiote qu’il avait trouvé s’était enfuie ? Le deal était pourtant simple, tout ce qu’avait voulu la daybreaker était se nourrir. Résultat elle se retrouvait là, perdue comme jamais, à subir des sentiments inconnus qui lui picotaient la gorge. Il fallait qu’elle parte, qu’elle se reprenne loin de lui. Qu’elle retrouve Ramses. Elle était sûre au moins que son félin aux yeux verrons ne la jugerait pas. Il était le seul être sur terre à connaître les véritables sentiments de Seraphina. Elle le bénissait de ne pas pouvoir parler d’ailleurs. Quoiqu’il en soit, alors qu’elle s’apprêtait à sortir de la chambre, la jeune femme fut étonnée de sentir une main la retenir. Par reflex elle se retourna vers Andreï. Ses yeux bleus le fixèrent. Elle attendait une suite qui tarda à venir. La bonne nouvelle était qu’elle comprit en l’observant qu’il était aussi perdu qu’elle. Et ses dires le confirmèrent. Ses questions étaient légitimes. Qu’est-ce qu’il se passait. Elle haussa les épaules comme une enfant. « C’est toi.  Pourquoi tu t’obstines à croire que je ne suis bonne qu’à te prendre pour un jouet ? Tu ne comprends rien, tu n’m’écoutes même pas. Je suis peut-être une garce, mais pas avec tout le monde. » dit-elle en tirant doucement sur son bras pour qu’il la lâche. Le « pas avec tout le monde » n’incluait en fait que son chat et Andreï. Autant dire qu’il ne se rendait pas compte à quel point Seraphina pouvait être bien pire qu’elle ne l’était avec lui. Certes, elle n’était pas la femme la plus aimable de la terre. A sa manière, elle était maladroite aussi, surtout dans les relations avec autrui. Mais c’était son passé qui l’avait rendue comme elle était aujourd’hui. Autant se faire détester tout de suite plutôt que de se faire rejeter, encore. Alors elle était devenue une garce, une femme imbuvable et manipulatrice rongée par l’esprit de vengeance. Mais depuis la mort de son demi-frère, elle s’avouait complètement perdue. Le but de sa vie avait été atteint. L’arrivée d’Andreï à ce moment là avait été comme un nouveau départ. Peut-être était-ce un signe dans le fond.

La jeune femme avait toujours son regard plongé dans celui d’Andreï lorsque ce dernier s’approcha. Seraphina fronça légèrement les sourcils. Est-ce qu’elle rêvait ou est-ce qu’il s’apprêtait réellement à la prendre dans ses bras ? Prise de panique, la blonde voulut reculer mais c’était trop tard. Elle garda d’abord ses bras le long de son corps. Le dernier câlin qu’elle avait eut devait venir de sa sœur à une époque lointaine. Lentement, Seraphina glissa ses mains dans le dos d’Andreï. La Daybreaker rangeait ses griffes. La tête posée contre son torse, la jeune femme écouta les excuses de son semblable. Qu’avait-il fait de plus que d’habitude ? Rien. Et c’était bien là qu’était le problème. Seraphina s’était agacée parce qu’elle s’était rendue compte qu’Andreï lui avait menti et qu’il ne voyait en elle qu’une garce sans cœur. Comme tous les autres. Sauf qu’elle ne le voyait pas comme les autres. Voilà pourquoi ses propos l’avaient blessée. C’était ce qu’elle était entrain de comprendre. Si cela lui tenait tellement à cœur qu’il comprenne, c’était parce qu’elle tenait à lui. Mais qu’elle ne voulait pas l’avouer. Pour seule réponse, elle resserra son étreinte. Cela pouvait paraître anodin mais pourtant cela voulait tout dire. «Je suis désolée pour ta femme et ton enfant. » finit-elle par dire avec une sincérité profonde. Elle finit par s’éloigner. Parce que sa carapace était entrain de se refermer. Son visage reprenait déjà de l’assurance. Ses yeux brillants scrutèrent la gorge du blond. Dire qu’il y a quelques minutes elle était entrain de l’étrangler. La jeune femme se pinça les lèvres. Son expression venait de changer. Elle était plus sérieuse, presque dure. « Je ne te demanderais plus de m’apporter de la nourriture ne t’en fais pas. » dit-elle en haussant les épaules. Et voilà, elle était redevenue elle-même. La petite fille en manque d’amour était retournée dans son coin sombre.

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MessageSujet: Re: A table ! | AndreÏ   Jeu 31 Déc - 19:16

A table !

Andreï & Séraphina

Je sais, c’est stupide, mais depuis que je suis un Skinchanger puis un Daybreaker, j’ai tendance à oublier qu’au bout du chemin, la mort reste à m’attendre avec un sourire goguenard. En un mot comme en dix, j’ai tendance à me croire immortel et Mikkel sait à quel point ça me rend téméraire. Pourtant, là, alors qu’elle m’étrangle et que je suis incapable de faire le moindre geste, je sens l’asphyxie se glisser dans la gorge et l’hypoxie s’y installer calmement. Que fait un Daybreaker sans oxygène ? La question est en droit d’être posée mais je ne vais pas tarder à avoir la réponse. Et je m’en fiche. C’est marrant de s’apercevoir dans ces moments-là que loin d’avoir peur de la mort, j’ai tendance à l’enlacer comme une vieille amie sans réellement me rendre compte du caractère définitif qu’elle implique. Pourtant, niveau cadavres, je m’y connais plutôt bien maintenant, entre ceux que je me suis contenté de croiser et ceux que j’ai pris la peine de déposer au fil des ans. Mais non, j’ai du mal à me rentrer dans le crâne qu’être mort n’est pas juste un état temporaire et que si je n’ai plus d’oxygène pour irriguer mon cerveau, tout daybreaker que je suis, mes quelques neurones ne vont pas apprécier le voyager. Au moins, cette hypoxie que je m’invente à défaut de véritablement la subir pour le moment a sur ma colère le même effet qu’une douche glacée. J’ai beau commencé à être habitué aux sautes d’humeur de Seraphina, je ne l’ai jamais vue dans une telle colère incontrôlée et ça a le mérite de me calmer instantanément. Ou presque. Si ma rancœur et ma vexation sont toujours aussi présentes, elles sont bridées par une inquiétude que je sens poindre lorsqu’elle me relâche tout aussi brusquement qu’elle a pu m’empoigner et s’enfuit de l’autre côté de la pièce.

Elle me tourne le dos.
Elle me tourne le dos. Seraphina me tourne le dos, changeant du tout au tout dans un soupir, passant de la Harpie à la Nymphe en une fraction de seconde sans la moindre cohérence. Ca n’a aucun sens, bordel, strictement aucun sens et si j’étais seul ou encore plus stupide qu’actuellement, je frapperais le mur de frustration à l’idée de ne pas la comprendre. Mais je ne suis pas seul et c’est bien ça le problème. Je reprends ma respiration, elle en profite pour s’excuser. Je dois être malade. C’est certain : pour dire spontanément qu’elle est désolée pour un acte de violence somme toute justifiée, elle ne peut qu’être malade, je ne vois pas d’autre solution.

Je ne comprends pas. Ca n’a aucun sens mais surtout, ses réactions ne souffrent d’aucune logique. Et je me sens coupable. Bordel, qu’est ce qu’il se passe ici ? Je me sens coupable de l’avoir poussée à ce point à bout tout en ne cessant de justifier ma colère et ma vexation. Elle tire sur la corde, moi aussi, et forcément ça ne peut que se briser à terme. Se rompre. Nous envoyer tous les deux valdinguer chacun de notre côté. Lorsqu’elle s’approche de la porte, mon bras part directement agripper le sien pour mieux la retenir. Je m’en fiche qu’elle me morde ou qu’elle me frappe pour se dégager, je ne veux juste pas qu’elle se casse comme ça, sans plus d’explications. Qu’est ce qu’il se passe, bordel, elle peut me le dire ? Je suis peut être un peu couillon, je ne suis pas totalement un imbécile pour autant et je peux essayer de comprendre, non ? Des questions et une phrase inachevée, je confesse par ma voix hasardeuse que je suis complètement perdu. Son haussement d’épaule, lui, me confesse un tout autre aveu : « C’est toi. Pourquoi tu t’obstines à croire que je ne suis bonne qu’à te prendre pour un jouet ? Tu ne comprends rien, tu n’m’écoutes même pas. Je suis peut-être une garce, mais pas avec tout le monde. » Je la laisse se dégager sans raffermir ma prise. « J’te d’mande pardon ? C’est d’ma faute ? » C’st bien ce qu’elle est en train de dire ? « J’sais bien qu’t’es pas une garce avec tout le monde, ou du moins ça me semble logique mais pourquoi tu t’obstines à en être une avec moi ? » Okay, c’est totalement maladroit comme question et quelque part, je me dis qu’elle me fait déjà des fleurs en me supportant depuis autant de temps mais… mais. J’ai encore le début de cette soirée en travers de la gorge et puis voilà. Je prends une inspiration, tentant de faire le point dans mes pensées.

A dire vrai, là, j’ai envie de la pousser dehors en lui faisant un croche-patte et de lui tirer les cheveux. Mais j’ai aussi envie de la calmer, de la consoler, de la rassurer, bref : d’être sympa avec elle. Je n’aime pas la voir comme ça parce que je ne sais pas la gérer lorsqu’elle est aussi vulnérable. Je préfère suivre mon instinct et la prendre dans mes bras, comme je pouvais le faire avec Lara lorsque mon incapacité à nouer des relations sociales était à son maximum et que j’étais démunie face à une de ses colères. Je puise dans mes souvenirs de mon mariage pour la calmer, parce que ce sont les seuls souvenirs que j’ai qui puissent coller avec la situation présente : une femme en colère pour une raison diffuse ou des raisons multiples et un homme incapable de savoir ce pour quoi il est supposé être désolé. Sa tête posée contre mon torse me donne l’impression d’entendre les battements de nos cœurs en décalé, comme si nous sommes incapables d’être sur la même longueur d’onde. Je poursuis mes excuses d’un nouveau genre, me mettant en quête de ce qui a été la goutte d’eau de trop. Elle resserre son étreinte, je suis incapable d’y être indifférent et, surtout, je suis incapable de me mettre au devant de mes pensées tout ce que je pouvais lui reprocher jusque là. «Je suis désolée pour ta femme et ton enfant. » Ah ?

Oh. Qu’est ce que je viens de penser ? Que je suis incapable de me souvenir de ce que je lui reproche ? Et bien, elle vient de me fraîchir la mémoire. Mon poing se serre, son étreinte, son contact, sa présence me sont insupportables et il me faut tout le peu de self-control que je peux avoir pour ne pas l’envoyer promener bien plus rudement qu’un peu plus tôt. Heureusement pour elle, c’est elle qui s’éloigne la première, c’est elle qui recule et se met illusoirement hors de portée de ma colère. Je déteste que l’on parle de Lara, je déteste plus encore que l’on parle de Demian. Mon fils, la prunelle de mes yeux, est une source constante de conflit. Ma femme est une vieille femme morte dans une arène. Un goût amer dans ma bouche m’apprend que je suis bien plus blessé par les ans que ce que je voudrais me faire croire, que je suis bien plus sensible à ce qu’elle peut dire que je ne veux l’admettre. Elle, surtout elle n’a pas à me parler de Lara. Et elle fait bien de redevenir aussi dure qu’à son habitude, parce qu’une nouvelle fois, je me sens prêt à exploser, comme si l’accalmie que nous venons de vivre n’est déjà plus qu’un vieux souvenir, presque devenu un mythe qu’on raconte aux gosses pour qu’ils croient aux histoires qui finissent bien. « Je ne te demanderais plus de m’apporter de la nourriture ne t’en fais pas. » Elle hausse les épaules, achève son retour à la normale. Moi…

Moi je suis supposé répondre quelque chose j’imagine. Mais je ne sais pas quoi. Pire encore : je sais qu’elle attend certainement quelque chose de moi. « Ne me parle jamais de ma femme, elle est morte. Et tu ne vaux pas un dixième de la femme qu’elle était. » Je suis injuste, autant avec Seraphina qu’avec Lara qui était, autant le dire tout de suite, une sacrée garce elle aussi quand elle s’y mettait. Seulement… Seraphina n’a pas besoin de le savoir. Elle pourrait s’apercevoir que son caractère est si proche de celui de ma femme d’une autre époque que ce ne serait plus une surprise pour elle d’apprendre qu’elle me plait autant, au final. « Tu veux savoir comment je sais que tu n’es qu’une gamine qui joue avec moi comme avec un jouet ? » Je plante un doigt accusateur dans sa direction. « Parce que c’est ce que je suis. Un vulgaire jouet, le caprice d’un homme. Je sais pas ce que tu as vu lorsque tu es allée piocher là dedans, mon index part tapoter ma boite crânienne avant d’accuser une nouvelle fois la blonde. Je fais un pas en avant. mais si tu as pu apercevoir Lara et Dem’, tu as sûrement du remarquer l’ombre du bâtard derrière moi qui tirait les ficelles. Et ce bâtard, tu vois, c’est ton prédécesseur. Alors ouais, je crache par terre pour appuyer mes propos, t’es qu’une gamine avec un jouet, et c’est moi le jouet. Et avant que tu me poses la question, non, je ne te ferai jamais confiance. » C’est à moi de faire volte-face et de sortir de la pièce, les épaules crispées par la colère. J’y ai cru, pourtant, malgré tout ce que je peux dire. J’y ai cru, j’ai pensé vaguement pouvoir lui faire confiance, mais de toute évidence… c’était stupide.

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MessageSujet: Re: A table ! | AndreÏ   Mar 5 Jan - 11:19

A table !

Andreï & Séraphina

Andreï parlait trop, du moins, au goût de la Daybreaker. Là où le silence aurait été d’or, il s’obstinait à poser des questions  idiotes. Elle n’avait jamais dit que c’était de sa faute, elle l’avait insinué, certes, mais cela ne voulait pas dire qu’elle était totalement innocente dans l’affaire. Si Seraphina était la dernière des garces, elle était loin d’être bête. En revanche, elle commençait à comprendre qu’Andreï était bien mauvais lorsqu’il s’agissait de lire entre les lignes. Comme la plupart des hommes d’ailleurs. Seraphina ne les blâmait pas, elle préférait les mépriser et les manipuler, c’était bien plus palpitant. Elle avait d’ailleurs serré les dents à la dernière question que lui avait posé le Daybreaker. Pourquoi s’obstinait-elle à être une garce avec lui ? Le pauvre ne se rendait décidément pas compte de l’exploit qu’il venait d’accomplir en la faisant rester dans ses bras. Elle était comme elle était et elle ne changerait pas en un claquement de doigt. La simple remise en question était déjà un grand pas pour la jeune femme. Une réflexion qui remettait en doute tout ce qu’elle était devenue. Et c’était difficile d’admettre une telle chose, surtout pour Seraphina. Alors plutôt que de s’ouvrir et de dire qu’elle essayait de changer, la blonde s’était contentée d’un haussement d’épaules. Peut-être qu’elle aurait dû, peut-être que cette question qui lui paraissait si stupide était une perche qu’on ne lui tendrait jamais plus. Peut-être que si elle avait répondu honnêtement en mettant sa fierté de côté, elle aurait évité la tornade que ses excuses allaient provoquer.

Lorsque Seraphina brisa l’étreinte qui l’unissait à Andreï, ce fut comme si elle avait senti le vent tourner. Outre le fait qu’elle estimait s’être assez ouverte, elle ne comptait pas passer le reste de sa vie dans cette chambre poussiéreuse et mal éclairée. Elle ne s’attendait néanmoins pas à se prendre une telle violence verbale en pleine face. Ses yeux clairs scrutèrent Andreï avec un étonnement qu’elle ne put masquer. Loin de perdre consistance, Seraphina eut une moue arrogante en croisant ses bras contre sa poitrine. Elle préparait déjà sa remarque cinglante.

« Non je ne vaux pas un dixième de ce qu’elle était. Je vaux bien plus. Elle ne devait pas être grand-chose pour s’être mariée à un abruti comme toi. » glissa-t-elle sans réellement le penser avant que le Daybreaker ne reprenne.

Un combat de coqs, à qui blessera plus l’autre avec ses mots. Seraphina, malgré son jeune âge, avait l’habitude d’essuyer des remarques désagréables, pourtant et outre son visage impassible, une drôle de sensation lui piquait la gorge. Le regard d’Andreï quant à lui semblait s’embraser. Et voilà qu’il commençait un monologue chargé d’accusations. Seraphina soupira en levant les yeux au ciel. La jeune femme se maudissait intérieurement d’avoir craqué pour ce médaillon. Après tout si elle n’avait pas décidé de l’acheter elle n’en serait pas là. Mais d’un autre côté elle n’aurait jamais fait la rencontre de celui qui la pointait du doigt à cet instant. Perdue dans ses réflexions, Seraphina entendait à peine ce que le blond lui reprochait. Jusqu’à ce qu’elle se concentre de nouveau. Lorsqu’elle avait aperçu le sorcier dans la tête du Daybreaker, Seraphina avait ressenti un sensation de dégoût, de tristesse, un mélange d’émotions qui lui avait fait froid dans le dos. Elle se demanda soudain si elle faisait le même effet à Andreï. Etait-elle le même monstre que ce sorcier ? Est-ce qu’elle avait autant abusé d’Andreï au point qu’il la compare à ce type immonde ? La jeune femme pinça ses lèvres avec discrétion tandis que le blond souillait le sol de sa salive et tournait les talons. En soit elle ne lui avait jamais demandé de lui faire confiance, étant donné qu’elle-même ne faisait confiance à personne. Mais l’entendre le dire à haute voix lui avait pincé le cœur. En posant son regard blessé sur Andreï, Seraphina se rendit compte à quel point elle voulait l’étrangler et en même temps, à quel point elle ne voulait pas qu’il parte. Pourtant elle resta plantée là durant quelques secondes en le regardant s’éloigner. Jusqu’à ce que la colère et la frustration la poussent à lui emboîter le pas. Elle le retint par le poignet en le serrant de presque toutes ses forces et le contraint à faire volte-face. « Ne pars pas comme ça ! sans prévenir, la main de Seraphina s’écrasa contre la joue d’Andreï  tu n’es qu’un con indélicat et stupide ! Tu ne comprendras jamais rien. Et si je te fais vraiment le même effet que ce bâtard alors tu ferais mieux de t’y habituer. » rugit-elle visiblement heurtée. La jeune femme avait presque crié, elle était folle de rage et elle se foutait bien de réveiller tout l’hôtel. Ces deux là ne se comprenaient décidément pas et la blonde doutait qu’ils y arrivent un jour. Elle ne comprenait pas non plus pourquoi cela la rendait triste et ça avait le mérite de la rendre folle de rage. Elle se dépêcha de contourner son vis-à-vis pour aller appuyer frénétiquement sur le bouton de l’ascenseur. « Et je t’ordonne de prendre les escaliers. » dit-elle avec un ton à peine plus calme. Non pour l’instant et pour un long moment sûrement, elle n’avait plus envie d’affronter le regard d’Andreï, tout comme lui ne voudrait sûrement plus la voir de toute son existence. Malheureusement, la jeune femme avait un atout de taille dans la partie. Son médaillon qu’elle tenait entre son pouce et son index avec un drôle de sourire au coin des lèvres. Qu’il le veuille ou non, le Daybreaker n’en avait pas fini avec elle. Et si la situation s’avérait irréversible elle ne ferait plus aucun effort et s’appliquerait à exterminer tous ses sentiments pour faire de la vie d’Andreï un véritable enfer. C’était ce que Seraphina se disait, ou plutôt, ce que sa nature de Daybreaker lui hurlait de faire. Pourtant, ce qui restait de l’humaine qu’elle avait été jadis, avant d’être une meurtrière, lui disait qu’il fallait qu’elle écoute, pour une fois qu’elle en ressentait, ses sentiments. Une pensée qui se dissipa lorsque le Ding de l’ascenseur retentit.

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