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 « sleepless nights » ㄨ connor&cordelia

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↳ Playlist : ELLE KING, ex's & oh's + GIN WIGMORE, kill of the night + MUSE, undiclosed desires + ELLIE GOULDING, don't need nobody + BAND OF SKULLS, i know what i am + FLORENCE, seven devils + HONOR SOCIETY, here comes trouble + THE PRETTY RECKLESS, kill me + LYKKE LI, get some + GHINZU, high voltage queen + THE SATURDAYS, turn myself in + DAVID GRAY, the other side + ARIANA GRANDE, thinking about you.
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MessageSujet: « sleepless nights » ㄨ connor&cordelia    Mar 20 Oct - 6:53


sleepless nights

Miles away I can still feel you. Lay your head down on my embrace, my embrace...Far away.


La clef trouvant repère dans la serrure soutira à la sorcière une grimace intriguée. À vrai dire, elle aurait cru que depuis tout ce temps, Connor aurait peut-être changé les serrures de son appartement, surtout dans les circonstances actuelles. Une journée, on lésait sa carcasse pour lui laisser à peine la force qu’il fallait pour ramper misérablement devant la porte de son propre appartement ; la journée subséquente, les émeutes se multiplient à en embraser la métropole, des murs s’érigent autour de ses occupants, leur assiégeant leur pauvre statut de détenu dont la plupart n’avait toujours pas encore pris conscience, une nouvelle Résistance comme une nouvelle Prohibition hissent des ombres et germent à la lumière du jour – elle constamment ébranlée par les changements d’un sort raté (le troisième, probablement), mais surtout qui met en scène toute la violence véhiculée dans le nouveau Colosseum… Conclusion? Il était soit trop bête pour méditer sur ce genre de précautions, ou trop téméraire pour avoir pensé qu’il n’en avait pas besoin. Va savoir.

La sorcière poussa donc la porte qui s’entrouvrit derrière elle sans le moindre grincement. Pas que le contraire l’aurait particulièrement agacé. Dieu sait que Cordelia n’avait ni la considération ni le respect pour penser à ce genre de détails. Ceci étant dit, le milieu de la nuit s’était installé depuis déjà quelques longues minutes et, au premier coup d’œil, la majorité des lumières étaient déjà éteintes, à l’exception d’une ou deux lampes quelconques. Si la porte n’avait émis aucun son, les talons de la succube, eux, firent sonner ses propres tympans, alors qu’elle trottinait nonchalamment dans les courts corridors de l’appartement du Texan. Rien n’avait changé, sans surprise – Connor n’avait jamais été du genre à succomber aux supplices du réaménagement de son appartement. Tout de même, Cordelia ne pouvait s’empêcher de se laisser engouer par le sentiment qui se manifestait timidement alors qu’elle reprenait repères à l’aide de furtives œillades fusillées aux recoins de la pièce. Elle ne lui avouerait probablement jamais, à Connor, comme à n’importe qui d’autre pour tout dire, mais elle, qui avait passé sept siècles à courir et fuir pour sa vie sans l’ombre d’un toit à appeler le sien au dessus de sa tête, se sentait toujours étrangement à sa place, chez elle, lorsqu’elle était chez le Texan. Dieu sait pourquoi. La démone n’avait jamais été le genre à s’abandonner à ce genre d’insanités douillettes et vulnérables, mais le mécanicien avait toujours eu cet effet sur elle, justement. Constamment dubitative, perplexe et à se remettre en question à cause de sa sale gueule de Texan, la vipère soupçonnait qu’il ne devait sans doute pas se douter de l’effet qu’il avait sur elle, ou à tout le moins, il n’en soupçonnait pas l’ampleur. Mais, elle ne cherchait pas à ce qu’il le sache. Au contraire, elle était parfaitement satisfaite à l’idée qu’il pense qu’elle ne le veuille que pour ce qu’il a entre les jambes – c’était, après tout, en parti vrai. D’un côté, elle ne cachait pas réellement son jeu aussi bien qu’une manipulatrice et menteuse de son envergure pourrait le faire. Elle qui revenait sans cesse au chevet du quincaillier, alors que ce n’était pas d’arguments qu’elle manquait pour leurrer et abuser de quelqu’un d’autre…Mais non, elle finissait toujours par revenir vers lui. Et naturellement, elle se trouvait sotte, et elle se maudissait, mais elle savait qu’elle trouverait aussitôt refuge et distraction sur les lèvres du Texan et qu'elle oublierait ces nigauderies sous un rythme de bassin.

Œuvrant ainsi dans semi-obscurité, tapie d’une lumière à peine tamisée, la vipère renversa dans ses slalomes ce qui, lorsqu’elle jeta un coup d’œil aux pièces réparties au sol, semblait être une des boites à outils que Connor laissait parfois traîner partout dans son appartement. Un regard blasé rasa le plancher alors qu’elle contemplait à quel point les nombreux outils s’étaient dispersés autour d’elle. Elle n’aurait même pas eu la patience pour ramasser l’un d’entre eux s’il avait été tout juste à ses pieds, encore moins à présent qu’ils étaient tous éparpillés dans la pièce.
Relevant le visage, la main à tempe et une moue contrariée esquissée sur son faciès, la silhouette qu’elle attendait incurablement s’imprimait contre ses iris caféinés. Derechef, elle se mordilla la lèvre inférieure lorsqu’elle entrevit ce regard émeraude dont elle raffolait tant. Naturellement, elle le contempla comme une chienne affamée scruterait un morceau de chaire, la bave en moins, et la lubricité en plus. Elle aurait presque été tentée de dire qu’elle le trouvait encore plus irrésistible présentement que lorsqu’elle avait pris la malle un mois plus tôt. Haussant les épaules, armée de cette même nonchalance pour laquelle on pourrait la reconnaître à des kilomètres si c’était possible, la jolie brunette scanda quelques vers alors qu’elle fixait précisément les bras du mécanicien. « Je vois que quelqu’un n’est pas resté assis sur ses fesses durant mon absence. » Ce n’était pas la première fois qu’elle objectivait le bel apollon, et ça ne serait certainement pas la dernière – pas avec ce corps.  Cillant discrètement, la succube releva son regard sybarite vers les perles émeraudes de son Texan préféré. « Je t’ai manquée, je présume? » Ô elle se doutait bien qu’il lui dirait qu’il n’avait probablement jamais eu autant la paix que ces derniers jours – et en quelque sorte, c’était probablement vrai – mais cette dynamique entre eux l’avait toujours fortement amusé, alors elle n’avait aucun soucis à tendre la perche s’il le fallait.  Et aussitôt, une deuxième dynamique qu’elle connaissait bien se révéla plus lourde que la sorcière ne l'en aurait soupçonné ; celle de leur attirance. Elle avait, déjà, terriblement envie de se défaire de la distance qui les séparait, et plaquer ses lippes contre les siennes. Ce magnétisme entre leurs deux corps respectifs avaient toujours été problématique, mais il l’était toujours plus dans le cas de la sorcière qui refusait d’être aussi faible, à tout le moins, pas aussi tôt. Raclant discrètement de la gorge, elle passa également une langue sur sa lèvre inférieure pour l’humidifier, avant de reprendre d’aussitôt la parole. « Qu’est-ce qu’une fille doit faire pour avoir une bière ces jours-ci, dis-moi? » Ça sonnait presque comme une offre. Un petit rictus s’étira sur ses lèvres. La brunette n’avait aucun doute que la Prohibition était probablement aussi pénible pour Connor que pour elle-même. Ils estimaient, après tout, tous les deux un bon verre de whisky. Quant à ses balivernes pour ne pas adresser un sujet évident? Rien de bien nouveau encore, Connor en était accoutumé désormais.

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MessageSujet: Re: « sleepless nights » ㄨ connor&cordelia    Sam 7 Nov - 22:40

La tempête de la Révolution avait soufflé sur la Nouvelle-Orléans, balayant un système au profit d’un autre pas plus reluisant. Les Gouvernement se succédaient malheureusement en se ressemblant un peu trop. Mur de confinement justifié comme étant une protection contre le monde extérieur, règles dignes de l’époque de la Prohibition comme illusion d’un contrôle nécessaire pour éviter le Chaos… le monde allait mal. Les cendres du passés étaient encore fumante sous les ruines d’une vie que les gens auraient aimé réellement changée. Mais aucune amélioration ne semblait décidée à poindre, ils avaient échangé la peste contre le choléra. Le Texan lui n’avait pas changé, ni d’opinion ni de manière de vivre, à quelques détails près. Son garage ne suffisait plus et il s’était lancé dans une activité de service de réparation en tout genre, pas le boulot rêver mais c’était nécessaire pour gagner de l’argent et continuer à vivre… enfin à survivre plus exactement. Qui de ce peuple pouvait se vanter de réellement mener une vie emplie de satisfaction et d’épanouissement ? L’atmosphère générale puait encore un peu plus qu’il y a un peu plus d’un mois en arrière, mais l’ancien Résistant avait cessé de faire comme si cela le concernait. Résigné et lasse, il s’enfonçait dans une existence sans vague, peut-être qu’ainsi personne ne viendrait lui casser la gueule, ni les couilles d’ailleurs.
La tranquillité – enfin la monotonie surtout – était son invitée principale depuis les émeutes. Cordelia Hopkins avait disparu de la circulation et Connor y avait presque vu un signe qu’il était temps de cesser de prendre des risques inutiles, de s’encombrer de choses qui potentiellement le mettraient dans une fâcheuse position. Oui lui Connor Joshua Blackpearl, Résistant actif et reconnu il y a de ça quelques années se décidait à vivre comme un citoyen lambda, un brave mouton. Pour combien de temps ? Ça l’histoire ne le disait pas, comme ces résolutions prises à chaque nouvelle année et que l’on essaye de tenir il n’était pas moins sûr que le Texan échoue. Mais pour l’instant il donnait tout à fait l’impression de s’en tenir à ce plan là. Le seul petit écart de conduite qu’il s’offrait c’était la réserve d’alcool qu’il avait réussi à faire sous son plancher, mais tout cela étant pour un usage strictement personnel, il jugeait ne pas risquer grand chose. Après tout le Gouvernement voulait aseptisé la vie à la Nouvelle-Orléans en privant ses habitants de toutes sources de débauche et d’écart de conduite… mais l’alcool ça désinfecte, non ?

Croyez le ou non, Connor lisait un de ces romans d’aventure qu’il avait lu étant ado. Il redécouvrait l’épopée du héros avec un tout autre œil que celui de ses quinze ans et appréciait d’appréhender l’histoire sous un autre angle. L’expérience était agréable, elle faisait passer le temps et lui permettait de patienter jusqu’à ce que le sommeil daigne venir le cueillir. C’était peut-être là son problème le plus emmerdant actuellement, ses nuits trop courtes, sa difficulté à rejoindre Morphée pour leur partie de poker quotidienne. Le Texan n’essayait même pas de chercher une explication à cela, comme s’il avait aussi décidé de cesser de penser – bien que des mauvaises langues diraient qu’il n’avait jamais vraiment commencé. Le son reconnaissable de talons claquant sur le sol de son appartement le sortait de sa lecture. Il sursautait quand la présence d’un intrus fut confirmé par le bruit d’une caisse à outils renversée. Les sourcils du blond se froncèrent alors que déjà il rangeait son bouquin pour pouvoir soulever son matelas et récupérer dans la doublure de celui-ci son précieux flingue. Le revolver prit place coincé dans sa ceinture derrière son dos. Avec une certaine prudence le garagiste s’avançait en direction de la source du vacarme.
Une silhouette qu’il pouvait reconnaître entre mille se dessinait dans l’obscurité, celle d’un fantôme en quelque sorte puisque le terme de revenante lui allait comme un gant. Connor l’observait silencieusement détaillant du regard sa carcasse, en quête d’un éventuel changement. La sorcière semblait être exactement la même qu’à sa disparition et il en eu la totale confirmation dès lors qu’elle prononçait ses premiers mots. Cette vision le soulageait d’un poids qu’il n’avait jamais voulu s’admettre porter depuis le départ de la succube : celui de l’inquiétude. Il croisait les bras attendant qu’elle lui offre quelque chose de plus consistant que cette remarque inutile sur le fait que sa vie ne s’était pas arrêté après son départ. Vint alors l’affirmation du manque que son absence avait du susciter pour sa personne et le Texan eu un petit rire « Oh terriblement tu t’en doutes. Tes manières d’emmerdeuse et ta présence infernale… c’est indispensable à ma survie tu le sais bien. » le ton était on ne peut plus ironique alors qu’au fond une part de vraie se dissimulait dans cette fausse vérité qu’il lui accordait.

Plutôt s’arracher la langue que de l’avouer sans détour, oui elle lui avait manqué. Son corps, ses yeux, un peu moins ses remarques assommantes et définitivement pas ses manières insupportables… ou plutôt son manque de manières justement. Durant un mois il avait renoué avec cette sensation qu’il ne connaissait que trop bien et sans surprise ça l’avait bien emmerdé. « Ce qui va me manquer c’est ma douce tranquillité que je pensais avoir retrouvé. » lâchait-il en haussant les épaules « Le fléau attire le fléau. Vu la nouvelle merde qui s’installe je ne suis pas surpris que mes ennuis ramènent leur fraise. » bien sûr Cordelia était les ennuis en question, pour bien des raisons. Elle le bouffait du regard et Connor eu l’intuition que son retour avait peut-être tout à voir avec son appétit sexuel. En fait toute forme d’appétit était décuplée chez la sorcière… la soif aussi à en croire cette requête qui franchissait la barrière de ses lèvres. « Faire changer la loi j’imagine. » il répondait avec nonchalance pour ne pas entrer dans le jeu de séduction que son seul regard voulait imposer. Dire que la présence de la somptueuse brune ne lui faisait rien serait mentir, mais justement on l’avait assez affublé de ce trait de caractère pour que le Texan finisse par s’en accommoder. « Sinon tu peux essayer de frotter ma lampe… » disait-il en arquant un sourcil alors que ses mains se portait à sa ceinture « On sait jamais si un génie apparait. » mais il ne poursuivait pas son geste. La mine qu’affichait l’ex-flic contrastait avec cette fausse proposition osée, ses traits montraient trop de lassitude pour qu’il soit clairement en train de lui proposer de se mettre à genoux. « Qu’est-ce qui t’amène Hopkins ? Tu t’es dit que t’allais passer dire bonsoir ? » il éclatait de rire « Non bien sûr ta visite n’a rien de courtoise, tel le coucou tu viens te trouver un nouveau nid. Je brûle ou… ? » questionnait-il avec un certain amusement.


Dernière édition par Connor J. BlackPearl le Lun 28 Déc - 23:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « sleepless nights » ㄨ connor&cordelia    Dim 8 Nov - 10:41


sleepless nights

Miles away I can still feel you. Lay your head down on my embrace, my embrace...Far away.

Le rire grave du Texan cajola ses oreilles, et elle s’étonna elle-même à trouver un certain confort dans ces sonorités auxquelles elle n’avait jamais particulièrement accordé tant d’attention. Mais elles venaient la chercher, lui rappelant des sentiments et des souvenirs qu’elle tentait de disperser et dissiper, mais c’était peine perdue. Elle laissait sa silhouette, et tous ces nombreux détails qui la faisaient fléchir avec aise, s’imprimer sur sa rétine, contemplant la vue qu’il lui accordait, et savourant les mélodies qu’il chantait. « Oh terriblement tu t’en doutes. Tes manières d’emmerdeuse et ta présence infernale… c’est indispensable à ma survie tu le sais bien. » Si le ton était ironique, c’était tout comme s’il ne l’était pas aux oreilles de la succube qui accueillait ainsi les éloges avec une fierté évidente, drapé dans un de ses airs arrogants. « J’ai toujours pensé que le mot ‘indispensable’ me décrivait particulièrement bien. » siffla-t-elle, la présomption aux lèvres, la lubricité dans son regard. Et comme si Cordelia n’avait jamais disparu pendant un mois, les acteurs de cette comédie connaissaient toujours leurs places et leurs lignes comme le fond de leur poche dans cette scène qu’était leur vie. « Ce qui va me manquer c’est ma douce tranquillité que je pensais avoir retrouvé. » Il haussait les épaules, embrassant la même nonchalance qu’elle revêtait si souvent de son côté également. La remarque lui soutira une grimace amusé ; si sa vie avait été tranquille et, avouons-le, ennuyeuse, elle allait tout de suite redevenir palpitante avec la sorcière dans les parages. « Le fléau attire le fléau. Vu la nouvelle merde qui s’installe je ne suis pas surpris que mes ennuis ramènent leur fraise. » Comme pour le singer sur cette expression, Cordelia renchérit immédiatement d'une sottise espiègle.  « Hmm, des fraises. » Elle referma ses paupières tendrement, contemplant l’opportunité de déguster des fraises qui se présenterait probablement pas à elle ce soir, mais qui, elle l’espérait, montrerait le bout de son nez tôt ou tard à présent qu’elle retrouverait son nid qu’étaient les draps de Connor. Éternelle gourmande, elle tût tout de même son appétit pour répondre au chaton. « Tu dois tout de même admettre qu’entre le fléau dehors et celui-ci, ce dernier a quand même meilleur mine… » Sans surprise, elle était le deuxième fléau dont elle parlait. « Et un plus beau cul, accessoirement. » Forcément… La brunette continua ainsi de déambuler lentement et avec nonchalance dans les méandres de l’appartement du mécanicien, alors que celui-ci semblait rester docilement sur place. « Et puis quant à se faire baiser royalement par le premier, autant baiser le deuxième. T’es pas d’accord? » Dans l’esprit de sa remarque, Cordelia ne voyait pas de mal à se dégrader un tant soit peu. Un rictus s’étira sur son bec d’harpie, alors que son regard continuait de briller d’une sensualité singulière.

Plaçant ses mains contre ses hanches, elle virevolta, faisant pivoter ses talons avec une facilité déconcertante, et tentait de poser son regard caféiné sur le plus de recoins possible, réimprimant les détails de cet appartement dans lequel elle avait passé tellement de temps – beaucoup plus qu’ailleurs. Elle se demandait si Connor le réalisait, parfois? Et si c’était le cas, elle se doutait bien que ce n’était qu’une énième chose qu’ils avaient décidé de taire et celer pour leur propre bien, comme le bien de leur orgueil. « Qu’est-ce qu’une fille doit faire pour avoir une bière ces jours-ci, dis-moi? » Changer le sujet, détourner l’attention, berdeller comme si sa vie en dépendait. « Faire changer la loi j’imagine. » lui concéda le Texan presque trop mécaniquement et flegmatiquement. La sorcière roula des yeux, et rejeta la proposition d’un geste de main. « Trop pénible. » lâcha-t-elle mollement. Le gouvernement, la politique, tout ça ne l’intéressait pas, et ne l’avait jamais intéressé à vrai dire. « Sinon tu peux essayer de frotter ma lampe… On sait jamais si un génie apparait. » Accorda le beau blond, en arquant un sourcil, signant une proposition évidente de la même façon, alors que ses mains se portait à sa ceinture. De son côté, la succube fracassa l’air d’un gloussement beaucoup plus authentique que ceux qu’elle avait bien pu accorder au bel apollon dans le passé. Ce genre de frasques et cet humour particulier lui avait manqué peut-être plus qu’autre chose. Derechef, elle susurra, plus amusée et audacieuse que quelques secondes plus tôt : « Trop facile. » Plissant les yeux, la sorcière paraissait le mettre au défi, mais c’était là qu’elle remarquait la lassitude dont faisait preuve l’ex-flic. Plus qu’une simple nonchalance, elle voyait clairement qu’il avait autre chose en tête et que son petit manège n’avait été que ça – un petit manège.

« Qu’est-ce qui t’amène Hopkins ? Tu t’es dit que t’allais passer dire bonsoir ? » Les sonorités de son rire fracturèrent de nouveau le silence qui avait ensaché la pièce dans laquelle ils se trouvaient tous les deux. « Non bien sûr ta visite n’a rien de courtoise, tel le coucou tu viens te trouver un nouveau nid. Je brûle ou… ? » Il semblait amusé, à priori, mais la sorcière le suspectait d’être un peu plus agacé qu’il ne laissait paraître. Va savoir si elle avait raison de penser de la sorte. « Plus ou moins. Ce nid n’a absolument rien de nouveau, déjà. » Concéda-t-elle d’abord. « Qu’une rapace qui revient au bercail après quelques jours de migration. Pas de quoi en faire toute une histoire. » Elle ne réalisait que maintenant à quel point son petit exil était drôlement similaire et comparable à la migration de n’importe quelle espèce d’oiseaux ; elles fuyaient toutes un climat et habitat défavorable à leur survie. Quelque chose l’avait frappé dans le discours du beau blond ; il persistait à insinuer qu’elle ne serait là que brièvement, qu’elle était de ‘passage’, de ‘visite’.  « Et ça n’a rien d’une visite, à vrai dire. Je compte bien dormir dans tes draps aujourd’hui, demain, puis les journées qui suivront également... De ton côté, tu feras ce que tu voudras, j’suppose. » Insolente, elle fit claquer avec sa langue avant de coller ses lèvres en une moue suffisante.
Elle ne pouvait s’empêcher de ressasser sur une constatation qui l’avait frappée plus tôt. Il lui paraissait tellement plus las, plus monotone que d’habitude. Il avait toujours eu une certaine nonchalance, certes, mais il n’avait jamais manqué d’énergie. « T’as pas la plus fraîche des dégaines ces temps-ci. Je commence vraiment à croire que je  suis indispensable à ta survie. » Disait-elle en haussant les épaules, accompagnée de sa désinvolture coutumière. « Et bien, sache que toi, tu m’as manqué. » Elle le disait avec une telle nonchalance que l’on pouvait douter de la véracité de son propos. C’était justement pourquoi elle l’avouait sans détour – parce qu’elle se doutait que le bel apollon n’avalera pas cet aveu. « Alors, sur cette note, que dirais-tu d’un verre, hmph? » Cordelia arqua un sourcil, investigatrice et toujours aussi sure d’elle-même. « Je te connais bien, BlackPearl. Tu as bien du garder une réserve, dissimulée, quelque part. Le contraire me décevrait vraiment de mon chaton. » Pour la démone, c’était tout comme si elle n’était jamais partie. Pour Connor? Va savoir.

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MessageSujet: Re: « sleepless nights » ㄨ connor&cordelia    Mar 29 Déc - 17:27

« Tu sais ce que l’on dit des indispensables… Il y en a pleins les cimetières. » le Texan haussait les épaules comme si sa démonstration ne souffrait d’aucune faille « J’imagine donc que c’est l’adjectif qui te décrira le mieux lorsque tu auras les deux pieds devant. » sa remarque souffrait d’une certaine amertume qui allait de paire avec l’humeur relativement morose de Connor depuis les récents événements. Le monde ne tournait déjà pas très rond avant mais là ils avaient atteints des sommets avec cette prohibition, ces murs… une vie en prison dans l’illusion de pouvoir encore exister. Pas étonnant que dans un climat où s’enchainait les catastrophes, Cordy déboule à nouveau dans son existence. Un fléau de plus ou de moins… Bon pour les trucs du genre pluie de sauterelles il passait son tour, mais l’ex-junkie ne s’étonnerait sans doute même pas qu’une tempête s’abatte sur la Nouvelle-Orléans. Peut-être juste dans son quartier même ! Revenait avec la sorcière les velléités du Texan à voir en gros plan tout ce qui ne fonctionnait pas dans sa merdique existence. En fait il ruminait cela depuis des jours, cherchant comment il allait pouvoir changer la donne ou tout du moins participer à cela. En revanche, et même si ça l’emmerdait de l’admettre, Cordelia avait raison, elle était de loin le fléau le plus agréable à regarder et pas seulement pour son cul. Si la succube agissait de la sorte, prête à admettre sans détour qu’elle pouvait représenter un objet de désir sexuel de premier choix, c’était sans doute que son idée de réintégrer le foyer de Connor était pleinement ancré dans sa petite tête d’emmerdeuse manipulatrice. Douée dans son art, la belle brune lui offrait la panoplie d’une attitude on ne peut plus suggestive mais peut-être se pensait-elle un peu trop en terrain conquis.
Son petit manège n’avait rien de bien nouveau, elle baladait ses talons hauts sur le parquet du mécanicien avec une aisance lui étant propre. Cette image, le Texan avait l’impression de ne pas l’avoir vu depuis des lustres et c’était presque étrange qu’il trouve cela comme… réconfortant dans un certain sens. Aveu impossible, le garagiste avait nourrit une certaine inquiétude en constatant la disparition de la sorcière pas que ce fut surprenant, c’était un peu son mode de fonctionnement favoris, mais cette fois il s’était posé des questions quant à son sort. En bonne mauvaise herbe la belle était d’une ténacité sans pareille, et donc en chair et en os devant lui déjà en train d’avoir des exigences qui auraient été simples dans un passé encore proche mais qui ne l’étaient plus désormais. Boire une bière bien fraiche n’avait rien d’exceptionnel auparavant mais en un claquement de doigt était devenu une sorte de mythe. Pragmatique Connor donnait à la succube la solution la plus logique qui soit mais il rejoignait son avis que ce fut sans doute l’idée la plus fastidieuse à mettre en place. S’essayant à un retour à la normale dans son comportement il ébauchait un début de proposition tendancieuse sans aller au bout. Avec la révolution c’était un peu de son inébranlable tendance à pouvoir rire de tout surtout au plus mauvais moment, qui s’était évanoui. Le mécanicien ne cherchait même pas à cacher sa lassitude, l’envie d’afficher une quelconque image de façade l’avait quitté elle aussi. Et parce qu’il n’était pas d’humeur à tourner autour du pot, le Texan fit usage de son habituelle franchise. Si Cordelia Hopkins avait foulé le pas de sa porte ce n’était pas pour rien et l’ex-junkie comptait bien avoir une explication pour cette soudaine réapparition.

Pour éluder les questions la sorcière jouait sur les mots, une habitude qui n’avait pas vraiment manqué à Connor. L’écoutant digresser sur quel type d’oiseau elle pouvait bien être, il levait les yeux. Son propos renforçait l’idée qu’un piaf adepte du vol du nid d’autres oiseaux était ce qui caractérisait le mieux la brune. « Ouais, moi je trouve le terme coucou parfaitement adéquat pour définir le volatile que tu es. » ne manquait il pas de faire remarquer. Puis il faisait un geste de la main pour lui indiquer que ça n’avait pas grande importance, c’était du détail. « Si je comprends bien tu veux reprendre tes bonnes vieilles habitudes… comme ça, tout naturellement. » un léger rire lui échappait il avait une saveur un peu amer « Ça ne m’étonne même pas à vrai, je crois que c’est ça le pire. » il se passait la main dans les cheveux et échappait un soupir, la présence de Cordelia ne lui était pas désagréable mais il sentait une certaine rancœur à son égard, chose que bien entendu il n’aurait jamais dû ressentir. « Et bien sûr je n’ai rien à dire. J’ai saisi l’intégralité du concept ? » il arquait un sourcil en plantant ses iris émeraudes dans celles de son interlocutrice. « Hopkins décide et le monde dispose… ton plus grand fantasme. » ironisait-il dans le même esprit morne qui ne lui était pas habituel en tout cas sans doute pas aux yeux de la sorcière. Regard par lequel il se savait épié et même sondé… pas étonnant donc qu’elle lui fit remarquer que sa mine n’était pas des plus fraiche, enfin un truc dans ce genre là à la sauce Hopkins pour souligner que son entrain n’était pas au mieux. « J’ai décrépit à la seconde où tu es entrée en fait. » répliquait le Texan en accompagnant sa pique d’une petite moue « Les effluves du poison sans doute. ». Cela ne suffisait pas à ébranler la sorcière, elle était épuisante avec son aplomb nonchalant.
Comme l’ironie n’était pas réservé à Connor, la succube lui volait bien volontiers son arme favorite pour gracieusement l’honorer d’un mensonge en bon et dû forme. « Gardes ça pour d’autres. » marmonnait-il dans une familière mimique du ronchon qu’il était. Et comme impossible n’est pas Cordelia, la succube persistait à réclamer un verre que le Texan ne comptait pas lui offrir puisque la théorie ou plus exactement la justice rendait cela impossible. Le garagiste la gratifiait d’un nouveau soupir « Qu’est-ce que tu n’a pas compris au juste dans le fait que l’alcool est désormais interdit ? ». Mais encore une fois elle avait raison, et un peu trop en un si court laps de temps, elle le connaissait bien. Cependant si la brune espérait le faire céder de partager un verre, d’un denrée devenue précieuse, avec elle en usant de si peu d’arguments… là elle se trompait totalement. « Tu viens de le dire je ne suis pas un pigeon mais un chaton. Donc assez malin pour ne pas vouloir m’attirer plus d’ennuis que je n’en ai déjà eu. » il croisait les bras et affichait un air bien plus sérieux « Je vais pas te rappeler mes petits déboires des mois passés, je pense que tu t’en souviens. ». Il fronçait alors les sourcils en songeant avoir trouvé la parade idéale à son entêtement « D’ailleurs me revient en mémoire un petit détail qui pourrait être bien plus utile dans cette nouvelle situation. » il fit un pas en direction de la sorcière, le premier rapprochement qu’il daignait esquisser depuis qu’elle était entrée « T’as pas une recette dans ton grimoire ? » un petit sourire à la limite de l’arrogance étirait ses lippes « A priori ton truc c’est plus comme Copperfield, la disparition… m’est d’avis que tu devrais réorienter tes inspirations du côté de Jésus et voir comme on peut changer l’eau en vin ou en bière, ou même en whisky pourquoi pas ! ». Voilà qui lui redonnait un peu de prestance Texane ! Il suffisait de rembarrer cette emmerdeuse d’Hopkins.
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MessageSujet: Re: « sleepless nights » ㄨ connor&cordelia    Mer 30 Déc - 9:49


sleepless nights

Miles away I can still feel you. Lay your head down on my embrace, my embrace...Far away.

Son insolence sembla résonner aux creux des oreilles du Texan seulement pour lui en arracher toute l’amertume et la rancœur qu’il avait entretenu en lui ces derniers jours – et le petit doigt de la sorcière lui disait que cette rancune lui était probablement davantage destiné à elle plus qu’au gouvernement. Et elle mentirait si elle osait dire que l’instant d’une tendre, mais pénible, seconde, elle ne s’était pas fait rongée par les flammes de la culpabilité. « Si je comprends bien tu veux reprendre tes bonnes vieilles habitudes… comme ça, tout naturellement. » Ce ressentiment suintait et s’exsudait de tous les mots qu’il lui déblatérait à la figure, et si elle n’était pas particulièrement réjouie que Connor prenne les choses aussi mal, elle n’en démontra pas même le plus petit signe. « Ça ne m’étonne même pas à vrai, je crois que c’est ça le pire. » Son rire, faible et tendrement saccadé par l’amertume qui y gisait, chuintait presque silencieusement dans la pièce, mais Cordelia y prêta attention, et comme plus tôt, elle n’était pas particulièrement réjouie par ce qu’elle entendait. Toutefois, elle ne perdit pas face, pas tout de suite. Elle ne pouvait pas se le permettre, pas aussi tôt.

Son masque de nonchalance abandonné à priori éternellement contre son visage de démone, la sorcière susurra au blond de ses rêves : « Tu en parles comme si c’était une mauvaise chose… Aux dernières nouvelles, tu appréciais ces bonnes vieilles habitudes autant, si ce n’est plus que moi… » Ses mots avaient une saveur lubrique et lascive, mais son attitude demeurait purement nonchalante, voire presque indifférente. Ce n’était pas tant une séduction, mais davantage une constatation, une exposition des faits et de la réalité. « Et bien sûr je n’ai rien à dire. J’ai saisi l’intégralité du concept ? » La remarque lui soutira un soupir. Elle aurait du se douter que le Texan ne la laisserait pas obtenir ce qu’elle souhaitait aussi aisément. Mais elle ne pouvait dire que sa réticence à coopérer vers des retrouvailles plus enchanteresses ne l’agaçait pas. En soi, elle ne devrait pas même être surprise. Connor avait toujours été aussi emmerdeur qu’elle, malgré ce qu’il pouvait bien dire sur le sujet, mais il était aussi beaucoup plus ronchon qu’elle. Elle obtiendrait ce qu’elle voulait en temps et lieu. Elle n’avait plus qu’à jouer le jeu et elle savait qu’il succomberait éventuellement ; c’était toujours le cas. « Tu sais très bien comment ta voix peut me donner mal à la tête, alors je préfèrerais que tu ne dises rien pour être honnête, oui. » Pesta-t-elle, les bras croisés sur sa poitrine, une grimace songeuse gommée à son faciès. « Puis, tu me connais, je préfère quand tu utilises tes jolies lèvres à bon escient. » Plus fort qu’elle, un sourire s’immisça perfidement contre son gosier, bien qu’elle chassa le sourire, comme les échos qui y étaient associés, assez brusquement. « Hopkins décide et le monde dispose… ton plus grand fantasme. » Elle fronça les sourcils, et sur le même ton ironique qu’il avait emprunté, elle répliqua derechef. « Fantasme? La réalité ne ressemble-t-elle pas déjà à ça? » Un pouffement se déracina de son gosier, avant de cajoler l’air de son insolence. Toutefois, c’est un soupir qui suivit. Ce que Connor peinait à comprendre, c’est qu’en réalité, cette insolence dont elle faisait preuve, c’était avant tout de la haine et du mépris. Elle n’en avait que très peu à faire ‘du monde’ – le seul qu’elle aimerait avoir au bout des doigts, c’était lui, lui et personne d’autre.
Ressassant sur une constatation qui l’avait frappée plus tôt, elle lui fit une remarque désobligeante, mais qui n’avait rien de bien singulier une fois sortie de la bouche de la vipère. « T’as pas la plus fraîche des dégaines ces temps-ci. Je commence vraiment à croire que je  suis indispensable à ta survie. » Parce que changer de sujet était son fort autant à elle qu’à lui, Cordelia s’affaira à ce jeu qui était puéril, certes, mais qui était le leur. « J’ai décrépit à la seconde où tu es entrée en fait. » La remarque eût le mérite de lui soutirer un gloussement ironique, avant qu’elle ne secoue discrètement la tête pour digérer la pique du blondinet. « Les effluves du poison sans doute. » Rien de bien belliqueux, mais elle devait souligner l’effort tout de même.  

Nonchalante, elle valsait avec cette indifférence dont elle était si fière, notamment face aux offenses du bel apollon, comme pour appuyer l’idée que la bave du crapaud n’atteignait pas la blanche colombe – qui, par ailleurs, devrait davantage être renommé ‘la bave du Texan n’atteint pas la sombre pétasse’, mais c’était un débat pour un autre jour. « Et bien, sache que toi, tu m’as manqué. » C’était avoué avec toute l’indolence et mollesse du monde, on pouvait se demander si elle disait réellement la vérité. Et pourtant, ça l’était. Il lui avait manqué. Terriblement. Plus qu’elle ne l’aurait voulu. Il avait occupé ses pensées plus qu’il ne l’aurait du. Et si hier elle se maudissait d’être aussi faible, d’être aussi niaise et sotte, elle se maudissait encore plus aujourd’hui de l’être tout autant, si ce n’est plus. Mais elle n’y pouvait rien. Absolument rien. Il plongeait son regard dans le sien, et elle n’avait qu’une seule envie, se laisser noyer dans cet océan d’émeraude, chuter de ce ciel de péridot. En revanche, elle fût rapidement ramenée à la réalité – qui n’était pas aussi douce qu’elle l’aurait souhaitée. « Gardes ça pour d’autres. » Gloussant, à défaut de ne pouvoir dire ou faire autre chose, elle termina par se mordre l’intérieure de la joue, agréant discrètement d’un signe de tête. La jolie brunette savait mieux que quiconque que n’importe quelle vérité était remise en question lorsque la bouche de laquelle elle était sortie était souillée par les mensonges, mais elle aurait espéré une réponse différente de la part du beau blond.

Naturellement, et toujours pas vaincue, la vipère changea de nouveau de sujet, s’imbibant de ce désintérêt qu’elle revêtait encore mieux que les attifements dont elle était couverte, elle proposa un verre, présumant que cela leur offrirait également un terrain d’entente sur lequel elle pourrait s’affairer à faire succomber le Texan, une fois de plus. « Alors, que dirais-tu d’un verre, hmph? Je te connais bien, BlackPearl. Tu as bien du garder une réserve, dissimulée, quelque part. Le contraire me décevrait vraiment de mon chaton. » La gratifiant d’un autre soupir, il rétorqua aussitôt. « Qu’est-ce que tu n’a pas compris au juste dans le fait que l’alcool est désormais interdit ? » La démone ne manqua pas de rouler péniblement des yeux, décroisant les bras sous sa poitrine, pour les laisser se balancer mollement à ses côtés. « Gardes tes mensonges à deux francs pour quelqu’un qui ne peut pas voir à travers ton jeu, Connor. » La moue qu’elle esquissa sur son faciès en disait long sur ce qu’elle pensait de sa réticence à lui offrir un maigre verre, plus encore à simplement lui avouer qu’il avait bel et bien une réserve quelque part. « Et ton revolver lui, il est interdit par la loi ou pas? » susurra-t-elle, ses plus beaux airs innocents affichés aux yeux du Texan. C’était une question rhétorique, Cordelia connaissait déjà la réponse.

« Tu viens de le dire je ne suis pas un pigeon mais un chaton. Donc assez malin pour ne pas vouloir m’attirer plus d’ennuis que je n’en ai déjà eu. » Assez malin? Ne la faîtes pas rire. D’ailleurs, c’est ce qu’il fit. Un gloussement éteint se déracina péniblement de son larynx, avant qu’elle ne termine d’un ton plus clair – et plus arrogant, surtout. « N’exagérons pas les choses, tu veux. » Ce visage qu’elle adorait tant prit d’aussitôt une tournure plus sérieuse, le Texan croisant même les bras, décidément prêt à prendre les choses au prochain niveau – et pas dans le sens que la sorcière l’aurait voulu.  « Je vais pas te rappeler mes petits déboires des mois passés, je pense que tu t’en souviens. » Elle fronça d’abord les sourcils avant que les images ne lui reviennent et s’impriment de nouveau dans son esprit. Ça lui rappelait davantage le coup de main qu’elle lui avait fourni en lui sauvant la vie – geste qu’il ne lui avait pas encore rendu, d’ailleurs – plus que ça ne lui rappelait les petits déboires eux-mêmes. « D’ailleurs me revient en mémoire un petit détail qui pourrait être bien plus utile dans cette nouvelle situation. T’as pas une recette dans ton grimoire ? A priori ton truc c’est plus comme Copperfield, la disparition… m’est d’avis que tu devrais réorienter tes inspirations du côté de Jésus et voir comme on peut changer l’eau en vin ou en bière, ou même en whisky pourquoi pas ! » Il s’était rapproché d’elle – un pas, littéralement, de plus vers des retrouvailles plus avenantes, espérait-elle. Ses lippes s’étaient élancées dans une arabesque arrogante, lui qui était si fier de son dernier affront. Si le venin du Texan avait pour but de la blesser, Cordelia se surprenait presque à trouver réjouissance dans cet aplomb retrouvé. « Ce n’est pas faute d’avoir essayé de rejoindre ce brave Jésus pour lui en demander le secret, mais il semblerait que ma place ait été en Enfer, malheureusement. » Elle marqua une pause, une moue indifférente qui se tordit rapidement en une moue inquisitrice une fois ses iris caféinés plantés dans le regard du garagiste. « T’arrives à y croire, toi? » ironisa-t-elle quant à sa place en Enfer.

Un rictus s’esquissa sur sa bouche de démone, alors qu’elle se foutait royalement de la gueule du blondinet. Elle s’accorda elle aussi un pas pour se rapprocher de lui, ses meilleurs airs de succube pendus au visage, exsudant de chacun de ses pores. « J’adore quand tu siffles comme ça, chaton. » murmura-t-elle lascivement pour le singer davantage. « Admet quand même les faits. Ça ne fait même pas encore dix minutes que je suis là, et tu as déjà retrouvé tout l’aplomb que je te connais. » La réalité était là. Il lui avait paru morne et las à son arrivée, et il lui avait fallu que quelques petites invectives pour qu’il ne délaisse cette morosité et se revigore de cet audace que l’on pouvait tout aussi bien qualifier de prestance Texane, en effet.
Il restait encore quelques pas à franchir entre la sorcière et le blondinet avant qu’ils ne puissent valser avec une proximité indécente, et la succube avait l'intention de les franchir le plus tôt possible. Pour tout dire, être proche de lui lui manquait plus qu'elle ne souhaiterait l'avouer. Elle s'ennuyait de cette sensation qu'elle avait quand il daignait passer une main contre une parcelle de sa peau, n'importe laquelle. Elle s'ennuyait de ce regard profond avec lequel il pouvait la percer lorsqu'ils étaient si proches l'un de l'autre. Ce n'était donc pas très surprennant qu'en quelques secondes à peine elle se retrouve à savourer le souffle chaud du blondinet qui lui cajolait le visage. Tournant autour de lui, comme une prédatrice tourne autour de sa proie, une main baladeuse effleurant la chemise qu'il portait, elle tronqua caresses pour une énorme claque sur le postérieur du Texan. « Même ton cul il se décoince grâce à moi. » La brunette se doutait bien que ce geste risquerait soit d'offenser le beau blond, ou dans le meilleur des cas, lui arracher un profond soupir, mais elle ne pouvait se retenir d'être profondément amusée par son acte, pourtant puéril. « Si je ne te connaissais pas mieux, je dirais que tu t’es vraiment ennuyé de moi. »
Tournant les talons, elle erra quelques pas plus loin pour se laisser seoir mollement sur le canapé, croisant ses jambes et invitant le mécanicien d’un signe de tête à s’asseoir à ses côtés. « Un peu plus de sérieux. Un verre de bienvenue, tout de même, c’est la moindre des choses, non? Ou est-ce que me perdre pendant un mois t’a aussi fais perdre tes bonnes manières? » Interrogea-t-elle, bien que la réponse ne l’intéressait pas particulièrement. Un soupire s’extirpa de sa bouche, avant qu’elle ne grâce la vue du blondinet d’un de ses fameux roulement d’yeux. « J’ai disparu quelques jours, et après. J’en suis pas morte, toi non plus. » Et si seulement il savait que si elle l’avait essentiellement fait pour se sauver la peau des fesses à elle, elle l’avait également partagé une pensée à la sécurité du Texan lui-même, qu’elle ne voulait pas impliquer dans ses problèmes. « Alors dis-moi, Connor, qu’est-ce que tu veux, hein? Chialer contre ma poitrine, pendant que je caresse tes cheveux d’une main et sirote un verre de whisky de l’autre? » Elle pencha la tête, avant de hausser des épaules. « Parce que le concept ne me dérange pas si whisky il y a. » Sa chevelure cascada le long de son épaule, alors qu’elle enfonçait son regard dans celui du garagiste, le défiant de se rapprocher d’elle, de s’asseoir à ses côtés, de succomber.

_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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MessageSujet: Re: « sleepless nights » ㄨ connor&cordelia    Mer 6 Jan - 11:29

La sorcière avait coutume de balader sa jolie gueule dans ce qu’elle pensait être un terrain conquit. Et peut-être qu’il l’avait été un temps… mais à nouveau Gouvernement, nouvelle époques et nouvelles emmerdes, ainsi donc les choses avaient changé et Connor ne comptait pas se laisser rouler dans la farine simplement parce que la boulangère se voyait doté d’un joli décolleté. Et encore s’il n’y avait eu que ça ! Le Texan n’attachait pas grande importance à la compagnie ces derniers temps, la succube volatilisé il avait pris cela comme un signe qu’il était temps de faire définitivement cavalier seul et de ne plus s’embarrasser de quelconque présence parasite. En matière de nuisible Cordelia Hopkins se posait là, aussi il était tout naturel que le garagiste n’ai pas sauté de joie en la voyant fouler son parquet de ses habituels talons hauts. Se mêlait à ces pseudo résolutions de solitude une amertume qui en réalité pesait un poids lourd sur l’ex-junkie. Il aurait préféré que l’absence soudaine de la sorcière ne lui soutire aucune émotion et que l’inquiétude ne frôle même pas ses entrailles mais il en avait été tout à fait autrement, la pilule passait mal dans sa gorge gonflée par l’orgueil. Des verres il en avait bu quelques uns pour diluer cette sensation désagréable de manque qui s’était parfois invitée, or il n’était pas question pour Connor de partager une goutte d’alcool avec cette pique assiette.
Soudainement le Texan se trouvait des velléités de respect de la loi. Ils avaient dit plus d’alcool… fini le whisky, la bière et tout autre spiritueux. Mais Cordelia n’était pas dupe, on ne pouvait pas lui retirer cela même ce constat emmerdait profondément le garagiste. Elle l’accusait sans détour de mentir quant à sa possession d’alcool et rebondissait malicieusement sur la question de l’arme fétiche de l’ancien drogué. Une petite moue déformait un instant les traits du blond qui ensuite haussait mollement les épaules. Et si la succube avait marqué un point avec cette simpliste démonstration de logique, Connor ne manquait pas de volonté pour résister à ses assauts. A son tour il se lançait dans une démonstration argumenté des raisons pour lesquelles il n’était pas en mesure de lui offrir ce verre. Le problème n’était pas les ressources, ça la sorcière le savait malheureusement, mais de motivation de la part du Texan grognon. Dans sa digression il ne manquait pas de refiler le problème à la succube, puisqu’elle était celle doté de capacité d’une nature qui échappait au mécanicien, elle avait juste à claquer des doigts et changer l’eau en alcool. Quoi de plus simple ?

A ce petit jeu de se renvoyer la balle les deux égocentriques étaient très forts. Cette nouvelle joute prouvait que certaines choses demeuraient intactes, au plus grand damne de Connor. La vipère sifflait une nouvelle réplique dans ses accents reptiliens toujours campée sur ses échasses avec comme attitude ce subtil mélange de fierté et de nonchalance. La douce arrogante s’étonnait ironiquement que ça place eut été en Enfer et le Texan pris une profonde inspiration suivit d’un haussement de sourcil « Ne me lance pas sur le sujet. » répliquait-il pour sous-entendre vers quoi tendait son opinion sur la question. Suite à quoi le manège continuait de prendre des allures diablement familières. La sorcière s’accordait un pas dans la direction du garagiste comme il l’avait fait à peine plus tôt, ce pour venir déverser son venin un peu plus près de lui et en améliorer l’impact probablement. L’ex-junkie ne masquait pas sa perplexité face à la remarque de Cordelia, arquant un sourcil il ne la quittait pas du regard « Épargnes moi tes conclusions fumeuses. ». Ce qu’elle fit au profit d’un rapprochement plus marqué encore. Désormais, comme elle en avait la fâcheuse habitude parfois, la sorcière tournait autour de lui comme s’il était une proie. Et pour la contredire sur son propos précédent, le Texan affichait une mine des plus blasées jusqu’à ce que la claque qu’elle assenait sur ses fesses ne le fasse sursauter. Il ne pu masquer son étonnement que l’écarquillement de ses paupières trahissaient « Tu m’as pris pour une poule de cabaret ou quoi ? » questionnait-il en se demandant qu’elle mouche avait pu piquer la brune.
Non pas que la succube l’ai habitué à avoir un semblant de retenue mais ce genre de geste elle ne l’en avait encore jamais fait profité, du moins pas dans une telle circonstance. La mine dépeignant toujours son manque d’enthousiasme, Connor levait les yeux quant une fois encore la succube cherchait à obtenir l’aveu d’un manque qu’elle aurait pu causer chez lui. Le ton d’une platitude sans pareil il daignait enfin lui offrir cette réponse qu’elle attendait « Je suis si transparent… ne pas te voir trainer ton cul dans les parages était comme une dure journée sans coke. » il eu un petit rire sarcastique « Sauf que je suis sobre depuis longtemps, donc… » il lui laissait tirer les conclusions de son discours, elle faisait ça très bien généralement. Le Texan ignorait se c’était sa réplique qui la faisait s’éloigner ou simplement qu’elle décidait lui avoir assez donné le tournis, mais la brune rejoignait le canapé du garagiste pour s’y installer comme s’il avait été le sien, naturellement. Il déclinait l’invitation faite de venir s’asseoir à côté d’elle en restant obstinément immobile, les bras croisés et ses iris plantées sur l’intruse. « Arrêtes de réclamer, si tu veux l’aumône tente ta chance assise par terre dans la rue. » un petit rictus en coin déformait ses traits alors qu’il ajoutait « Ou je t’aurais bien dis d’aller marcher sur un trottoir parce que clairement c’est là que ta chance se serait présentée. Mais ça aussi c’est un temps révolu et se balader la nuit pour des activités telles est vivement réprimandé. » ils étaient de retour des siècles en arrière et cette seule pensée filait la nausée au Texan. Parce que le vent ne tournait pas en sa faveur Cordelia jugeait opportun de mentionner sa petite disparition et d’en minimiser les conséquences. Certes elle n’avait pas tort, il n’y avait pas mort d’homme, mais cela avait remis en lumière sa facilité à retourner sa veste, ainsi Connor avait repris conscience de la potentielle traitresse qu’elle pouvait être. Sentiment qui se partageait avec le désagréable constat que son absence lui avait fait défaut et qu’il c’était surpris à souhaiter la revoir. Inacceptable.

Plus obstinée que jamais la sorcière reprenait les négociations, créant une nouvelle vague de lassitude chez le Texan qui repoussait sa proposition avec un geste négatif de la tête. « Chialer pourquoi au juste ? Ton retour ? C’est pas l’envie qui m’en manquerait mais je pense pouvoir gérer. » l’idée d’aller mettre la tête dans sa poitrine ne lui aurait pas déplu s’il ne s’était pas convaincu que tout rapprochement avec la succube réduirait à néant sa clarté d’esprit et donc la tenue de ses bonnes résolutions. « En d’autres temps peut-être. Mais là c’est plutôt de te voir passer la porte dans le sens inverse de ton arrivée qui me filerait la gaule. » il eu un petit haussement d’épaules « Le vent du changement a soufflé... ». Pour autant le Texan ne pouvait totalement ignorer la légère morsure du désir qui lui pinçait les entrailles. C’était bien là le plus grand drame de leur jeu incessant, leurs corps s’appelaient et s’animaient d’une force d’attirance inexplicable et ce peu importe la nature de leur différent. Cependant Connor restait déterminé à lutter contre cela, même si cela représentait des efforts conséquents. Pour le moment il avait avec lui la force de sa rancœur et sa démotivation provoquée par l’allure terne de ce nouveau monde dans lequel il devait s’ancrer.
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MessageSujet: Re: « sleepless nights » ㄨ connor&cordelia    Jeu 14 Jan - 8:48


sleepless nights

Miles away I can still feel you. Lay your head down on my embrace, my embrace...Far away.

«  Arrêtes de réclamer, si tu veux l’aumône tente ta chance assise par terre dans la rue. » Un sourcil s’arqua gracieusement sur son visage qui pourtant semblait indigné, pour ne dire que ça. Le simple concept de border les trottoirs et espérer que l’on daigne lui jeter quelques pièces lui semblait tellement chimérique. Comme si, elle – de toute les rescapés de cette ville damnée – s’abaisserait à quelque chose d’aussi humiliant. Mais la succube se doutait bien que c’était bien le dessein du mécanicien et cette petite joute. Blesser l’orgueil de la sorcière, rien de plus, rien de moins – et puis, forcément, puisque le sien avait à priori été blessé également, ça ne paraissait que franc-jeu.
La réflexion tordit tout de même son regard caféiné en un roulement de yeux et déracinèrent de force à ses lippes un soupir las. Son intention n’avait jamais été celle de le blesser – bien pour une fois, d'ailleurs. Si elle avait toujours eu en tête ses propres fesses d'abord et avant tout lorsqu'elle s'était réfugié de toute menace, plus d'une réflexion avait été accordée au blondinet. Et ce n'était pas avec plaisir qu'elle avouait un tel fait, au contraire ; elle aurait préféré que les choses soient différentes, que Connor ne soit réellement qu'une maigre distraction - mais ce n'était pas le cas. C'était si loin d'être le cas. Et elle mentirait si elle osait dire que ces retrouvailles étaient ce qu’elle avait imaginé. «  Ou je t’aurais bien dis d’aller marcher sur un trottoir parce que clairement c’est là que ta chance se serait présentée. Mais ça aussi c’est un temps révolu et se balader la nuit pour des activités telles est vivement réprimandé. » Ses lèvres se pincèrent, une grimace, qui prétextait un semblant d’humour qu’elle n’arrivait pas à déterrer, se frayant un chemin sur son masque de démone. Prétendant que la remarque ne la touchait pas le moindrement, elle revêtait ce voile de la nonchalance qu’elle arborait si bien, celui qui épousait tant ses courbes, que chaque traits de son visage, jusqu’à même l’aura de son âme – ou ce qui en restait. «  Je crois que je me voir contrainte de décliner, chaton. Et puis, entre toi et moi, je préfère ton lit au trottoir. » Haussant les épaules, et jetant l’huile sur le feu – une pratique pas particulièrement surprenante de la part de la sorcière d'ailleurs, elle chantonna, son timbre lascif à l'appui. «  … Ça doit être les draps, je présume. » Ses lippes, roses comme la fleur du même nom, cambrèrent discrètement en une grimace fière.

Et pourtant, lorsque leurs regards s’heurtèrent l’un contre l’autre, elle ne pût s’empêcher de soupirer, son souffle éreinté de devoir à même confronter la seule personne à qui arrivait à s’immiscer dans ses pensées – elle qui traînait si lourdement la réputation de ne penser qu’à elle-même. En soi, ce n’était pas un mensonge, ce n’est pas Cordelia qui allait dissuader  les gens du contraire – mais comme toute règle, celle-ci avait son exception et cette dernière eût toujours été Connor. Le fait que le beau blond, troublé de son orgueil accaparant, refuse de le voir, l’irritait à un point où elle s'en mordait l’intérieur de ses joues, maudissant l'abruti pour lequel elle avait le malheur de s'infatuer. Ses lèvres pincées, un témoignage discret de son agacement, moquèrent soudainement le mécanicien. «  J’ai disparu quelques jours, et après? J’en suis pas morte, toi non plus. Alors dis-moi, Connor, qu’est-ce que tu veux, hein? Chialer contre ma poitrine, pendant que je caresse tes cheveux d’une main et sirote un verre de whisky de l’autre? … Parce que le concept ne me dérange pas si whisky il y a. » Ce n’était pas faute d’avoir essayé une deuxième fois. Ce n’est pas tant une invitation à ce qu’ils plongent de nouveau dans les bras de l’autre – bien qu’elle ne serait jamais contre l’idée, c’était Connor après tout – ni à réellement lui offrir un verre, mais davantage une invitation à enterrer la hache dans un conflit qui lui paraissait puéril. Naturellement, le blondinet rétorqua,  armé de cette répartie qui fondait si bien dans sa bouche à lui, mais résonnait si péniblement dans ses oreilles à elle. «  Chialer pourquoi au juste ? Ton retour ? C’est pas l’envie qui m’en manquerait mais je pense pouvoir gérer. En d’autres temps peut-être. Mais là c’est plutôt de te voir passer la porte dans le sens inverse de ton arrivée qui me filerait la gaule. » Un gloussement résonna dans l’air, celui de la vipère, mais c’était davantage par fierté plus qu’autre chose.  Il haussait des épaules, épousant cette désinvolture avec laquelle la brunette dansait si intimement de coutume. «  Le vent du changement a soufflé... »
Une mèche de cheveux se retrouva à subir une certaine torture entre ses fins doigts avant que la sorcière ne se débarrasse de cette dernière d’un geste dédaigneux, bondissant du canapé sur lequel elle s’était pourtant si confortablement avachie. «  Avec un peu de chance, il soufflera peut-être entre tes deux oreilles, parce qu’à priori ta petite cervelle de Texan aux cheveux dorés n’a toujours rien saisi. » Son venin se répandait à ses pieds alors qu’elle serpentait jusqu’à sa proie. «  Si je suis partie sans donner de nouvelles, c’était en parti pour éviter que tu te retrouves dans la merde. » Plissant les yeux, fronçant les sourcils, un petit air à la fois railleur et condescendant égaré quelque part sur son visage. «  Je n’ai pas besoin de te rappeler l’état dans lequel tu t’es retrouvé la dernière fois que ton nom a été associé à des histoires qui ne te concernaient pas? » Feintant une grimace surprise, elle poursuivit sa moquerie. «  Ni la personne qui t’a sauvé la mise cette soirée-là. »

Un soupir fracassa sa dernière joute, imposant une trêve indispensable – mais de courte durée, cela allait de soi. Il l’épuisait tellement – il l’avait toujours épuisé, à vrai dire. Et pourtant, il était le seul à lui faire ressentir ce qu’elle ressentait présentement. Pourquoi faisait-elle toujours tant d’exceptions pour lui? Elle qui pourtant n’en avait jamais fait pour personne d’autre qu’elle-même? «  Tu vas vraiment mettre à la porte la seule personne à qui tu peux faire confiance dans cette ville? » Un regard inquisiteur plongea dans les émeraudes du Texan alors que la succube, dans tout son art, s’approcha et comme la coutume le souhaitait, les mains de la sorcière se retrouvèrent derrière le cou du beau blond, initiant une enlace qu’elle n’avait pourtant pas initié depuis qu’elle avait remis les pieds dans l’appartement du mécanicien. Sur la pointe des pieds, elle approcha cette fois-ci son visage à celui de Connor, sollicitant ses lèvres, sans jamais les réclamer pleinement. «  …D’autant plus que tu es le seul à qui je peux faire confiance. » Son souffle chaud s’enivra de celui du garagiste, alors que l’harpie profitait de cette proximité rien que pour interpeller ses sens et ce que Connor signifiait pour chacun d’entre eux ; son parfum aux frontières de son nez, la peau de son cou entre ses mains, son visage imprimé sur ses prunelles caféinés, son timbre chantant à ses oreilles – et ses lèvres ne demandaient plus qu’à goûter aux siennes à nouveau. Pourtant, la jolie brunette se retenait de céder, car elle avait encore pour Connor quelques aveux avant que son orgueil reprenne les rênes. «  Regarde ce qui se passe dehors, Connor. Soyons francs, on pourrait tous les deux avoir besoin d’un allié, vu les circonstances. » Resserrant sa grippe sur le Texan – comme une enfant resserre la sienne sur son jouet préféré lorsqu’on tente de lui enlever, la démone effleura les lèvres du garagiste, susurrant contre celles-ci sa dernière offre. «  … Toi et moi … contre le monde… Hmm? »

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MessageSujet: Re: « sleepless nights » ㄨ connor&cordelia    Ven 22 Jan - 17:26

La valse de leurs remarques acerbes se poursuivait avec une familière redondance. La sorcière déversait son venin et le Texan répliquait à grand renfort de propos crus et d’humour douteux. Une routine qui n’avait pas changé, elle, en comparaison avec ce monde qui tournait de moins en moins rond à chaque nouveau tournant qu’il prenait. Connor ne feignait aucunement sa lassitude, elle était bien présente et il la trainait avec lui depuis plusieurs jours déjà. Le temps exact il l’ignorait et n’y attachait pas de réelle importance, son seul soucis étant que cette existence qu’on lui imposait lui convenait encore moins que la précédente. Et c’était peut-être parce que l’ex-junkie jugeait que sa quête de renouveau devait commencer ici qu’il mettait un point d’honneur à renvoyer la succube de là d’où elle venait, un endroit qui était le dernier de ses soucis. Sauf que Cordelia était une emmerdeuse ascendant sangsue et qu’elle n’allait pas lâcher si facilement l’affaire quand bien même celui mielleusement appelé chaton, n’était pas enclin à tirer profit de sa présence. Il respirait l’amertume, et si la brune prenait cela directement pour elle, en vérité c’était la situation dans son ensemble que Connor exécrait. Cependant la succube représentait un punching ball de choix pour exprimer son mécontentement global puisqu’elle fournissait un alibi parfait à ce qu’il puisse râler sans vergogne.
Le garagiste rejetait en bloc chaque propos de la manipulatrice, il contrait ses arguments par d’autres ou proposait même des alternatives à son choix premier qui était de s’installer chez lui. Une vilaine habitude prise ces derniers mois… En la repoussant ainsi le Texan n’avait même pas prémédité titiller quelques soupons de culpabilités chez la sorcière, à vrai dire il pensait que ce genre de chose lui était totalement étranger. Depuis quand avait-elle une conscience celle là ? Jamais elle n’avait pensé à quiconque d’autre qu’elle même et voilà que des aveux aux dérangeantes notes de sincérité, venaient s’inviter dans les oreilles de Connor. « Ah donc tu n’as pas fait que prendre du cul, tu as pris aussi en altruisme ? » lâchait-il avec sarcasme « Hopkins pensant à son prochain… le scoop de l’année. » il arquait un sourcil en interrogeant du regard la succube « Et tu crois que je vais gober ça ? ». En réalité il le souhaitait un peu et il avait cette étrange impression que malgré la forte tendance de Cordelia à se jouer de tout et de tout le monde, là elle disait la vérité. « En tout cas j’espère que ça t’arrache la gorge d’avoir eu à prononcé ces mots là. » affirmait-il finalement en guise d’acquiescement pour ce qui ressemblant à une forme d’excuse maquillée en justification maladroite.

La lassitude semblait être contagieuse à en croire les soupirs qui ponctuaient l’argumentaire de la sorcière. Allait-elle baisser les bras et franchir la porte dans le sens inverse de sa venue comme l’avait requis le Texan ? Non. Bien évidemment qu’elle ne partait pas, il n’était plus permis de rêver par les temps qui courent. Au lieu de cela la brune s’entêtait à le convaincre de tolérer sa présence en ces murs, comme au bon vieux temps si l’on pu dire. A cet instant il aurait voulu savoir jouer du violon pour avoir une arme de plus afin de détourner la discussion à son avantage et faire sombrer la situation dans le pathos. Cordelia approchait, elle savait que son corps restait sa meilleure arme pour convaincre Connor. Leur attirance mutuelle avait toujours été un problème pour l’un comme pour l’autre, car leurs plus grandes déterminations n’étaient généralement pas suffisantes face à la puissance de l’alchimie physique qui les liait bien trop fréquemment. Connaissant la stratégie par cœur, le blond n’eut pour autant aucun mouvement de recul quand la sorcière glissait ses mains derrière son cou. Si l’attitude n’avait rien d’inédite de la part de la succube, en revanche ses mots sonnaient étrangement aux oreilles du mécanicien. « Confiance ? » répétait-il « Tu vas vraiment me jouer cette carte là ? » il résistait toujours comme le village d’Astérix contre César… à la différence qu’il n’avait pas de potion magique pour lui venir en aide.
Cette proximité que la sorcière imposait entre eux ne rendait en rien la tâche facile pour le Texan qui en dépit de sa mauvaise humeur retrouvait peu à peu son ardeur d’homme. Les hormones se chargeaient de faire le travail, et il avait beau lutter il se savait bien souvent perdant face à cette attirance magnétique qui les animait. Les mots de la sorcière se frayaient lentement un chemin dans l’esprit de Connor, elle parlait d’alliance et si habituellement ça aurait sonné terriblement faux l’ex-junkie voulait croire à cette nouvelle mélodie. Ainsi pendant un bref instant il eu envie de se laisser aller, de donner gain de cause à la succube avant que sa paranoïa reprenne le dessus. « Toi… et moi avec un couteau planté dans le dos ? » soufflait-il alors après un moment de silence où elle avait presque réussi à le faire basculer dans son camp. « Tu as trop souvent crié au loup Cordelia… Je te l’ai peut-être même déjà dis, non ? » il haussait les épaules « Qui sait s’il y en a vraiment un maintenant ? ». Il y avait bien cette lueur dans le regard caféiné de la sorcière, mais c’était un peu too much pour que le Texan et surtout son égo puisse s’en remettre à ce piètre indice. Avec une étonnante délicatesse le Texan se débarrassait de la prise sur son cou pour pouvoir reculer avant de se laisser tomber dans la gueule de la succube. « Je ferais le gite pour cette nuit. Tu connais les lieux.. et je vais pas te dire de faire comme chez toi, t’as pas attendu pour agir ainsi. » finalement Connor consentait à ce qu’elle passe la nuit chez lui, il était trop tard pour se battre en vain afin qu’elle ne déguerpisse. « Bonne nuit Hopinks. » avait-il simplement ajouté en tournant les talons pour dores et déjà prendre la direction de sa chambre.
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MessageSujet: Re: « sleepless nights » ㄨ connor&cordelia    Lun 25 Jan - 8:31


sleepless nights

Miles away I can still feel you. Lay your head down on my embrace, my embrace...Far away.

« Toi… et moi avec un couteau planté dans le dos ? » La remarque la fit grincer des dents. Et elle aurait été véridique dans tous les autres cas, si ce n’est peut-être celui-ci. « C’est un si joli dos, je n’oserais pas. » L’ironie était finement orchestrée dans le but de camoufler un certain tourment qui lui rongeait l’esprit, comme le semblant d’âme qui lui restait – celle qui tentait si péniblement de demeurer tenace pour un homme, un seul. Une flammèche, infime et malingre, fustigée par un homme qui semblait vouloir l’éteindre plus qu’autre chose. Pouvait-elle lui en vouloir? C’est tout comme si elle l’avait incité à commettre ce mal elle-même. Pire, c’est comme si elle avait elle-même foulée cette flammèche de ses propres escarpins. Et pourtant, elle ne pouvait s’empêcher d’être agacée. Elle savait bien que de coutume, mensonges trouvaient confort dans son gosier, mais elle avait espéré que Connor sache reconnaître la mélodie de ses vérités. « Tu as trop souvent crié au loup Cordelia… Je te l’ai peut-être même déjà dis, non ? » Les tons résonnaient dans ses oreilles avec amertume et ses dents lacérèrent sévèrement sa joue. Elle avait tellement envie de le frapper. Lui et sa gueule de Texan. Et pourtant, elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’il n’avait pas tort. Bien entendu que cet enfoiré n’avait pas tort… « Qui sait s’il y en a vraiment un maintenant ? » Pinçant ses lèvres, la succube absorbait les mots du mécanicien malgré le fait qu’ils la révoltaient, son visage prit d’une secousse, témoignage de son désaccord. Son regard terreux dériva sur le reste de l’horizon, avant qu’elle ne le replonge dans ses yeux émeraude. Elle aurait pu se plaire à s’y perdre pendant une éternité, mais elle savait mieux que quiconque que Connor ne lui en ferait pas l’honneur, ni le cadeau.

Mais Cordelia n’avait jamais été du genre à attendre à ce que l’on lui fasse n’importe quel cadeau. Si la sorcière voulait quelque chose, elle n’avait qu’à le saisir elle-même. C’est d’ailleurs ce qu’elle fit, alors que ses mains migrèrent plus loin dans la nuque du beau blond, resserrant son emprise sur l’objet de ses désires. « Tu réalises que dans cette histoire, le garçon finit par voir un loup, n’est-ce pas? On ne le croit peut-être pas, mais il y en a bel et bien un. » Plissant les yeux, la brunette pencha son visage pour contempler les traits du jeune homme de plus près. « Si j’étais toi, je garderais ça dans petite tête. » souffla-t-elle avant de hausser des épaules discrètement.
Elle aurait du se douter que ça ne serait pas suffisant. Que jamais rien ne serait suffisant pour convaincre Connor. Et pourtant, lorsque le garagiste plaça ses mains contre les siennes, elle s’étonna à s’accrocher à une lueur d’espoir qui était pourtant vaine. Elle en réalisa d’ailleurs l’amplitude lorsqu’il défit l’emprise qu’elle exerçait sur son cou. La chaleur qui abandonnait ses mains lui coupa le souffle le temps d’une maigre seconde avant que ses yeux le contemplent péniblement en train fuir - de la fuir elle. « Je ferais le gite pour cette nuit. Tu connais les lieux.. et je vais pas te dire de faire comme chez toi, t’as pas attendu pour agir ainsi. » Naturellement, la vipère avait du mal à savourer cette victoire – voire même la considérer comme telle. « Bonne nuit Hopinks. » La silhouette du bel apollon s’effaça peu à peu, avant qu’elle ne trépasse jusqu’à dans sa chambre.

Que pouvait-elle bien faire dans de telles circonstances? L’idée de quitter l’appartement après avoir passé tant de temps à le convaincre de sa place dans ces lieux lui passa à l’esprit. Mais que ferait-elle dans les rues de la Nouvelle-Orléans à une telle heure? Chez qui irait-elle? Elle avait du mal à l’admettre, mais Connor avait toujours été un repère qu’elle avait du mal à laisser filer d’entre ses doigts. C’est peut-être pour ça, d’ailleurs, qu’elle n’entendit que quelques maigres minutes avant de serpenter jusqu’à sa chambre, contemplant sa proie du cadre de porte là où elle se tenait mollement. Pas même un regard, mais elle se doutait bien qu’il savait qu’elle était là, à le guetter comme elle observait toujours ses proies.
Les prochaines secondes se déroulèrent d’ailleurs particulièrement rapidement, alors que la vipère laissait tomber à ses pieds les accoutrements qui avaient collés à sa peau toute la journée en cette journée de chaleur étouffante, pesante comme le soleil le serait sur vos épaules. La dernière maladresse de ses confrères avaient soufflé sur la Nouvelle-Orléans un vent de renouveau, un qui n’était pas particulièrement plaisant. Vaguant jusqu’au lit, la brunette ne semblait toujours pas avoir l’attention du jeune homme. L’enfoiré. Elle roula les yeux, naturellement, avant de se glisser gracieusement à ses côtés, attendant encore les moindres prémices d’une réaction quelconque. Rien. Quel fils de pute. Bon sang, comment elle aurait souhaité le détester comme elle détestait tous les autres...
La chaleur des rues semblaient s’immiscer lentement dans la chambre du jeune homme, l’humidité, elle, devenant tellement déplaisante qu’elle avait l’impression que sa peau de pêche s’abandonnait et se collait aux draps du lit du Texan. Ces derniers changements climatiques étaient une plaie, toute comme la Prohibition, le Gouvernement, les arènes, les nouvelles menaces... Ce nouveau vent dont parlait Connor? Et bien, il puait la merde.

Un soupir cajola l’atmosphère qui les séparait tous les deux, ce silence qui les tenait si loin l’un de l’autre, alors que pourtant, ils étaient si proches. Roulant les yeux, la brunette concéda à faire le premier pas – une fois de plus, réalisant que le mécanicien était bel et bien trop orgueilleux et rancunier pour oser. Ses lèvres désertèrent dans le cou de Connor, alors que l’une de ses mains trépassa jusqu’à son torse. « Ce petit jeu de pucelle renfrognée dont le petit ami a oublié l’anniversaire est fort captivant, mais je crois qu’il est temps qu’il touche à sa fin. » Ses lèvres montèrent de son cou jusqu’à son oreille, le lobe de celle-ci s’abandonnant dans la bouche de la succube, suffisamment pour en attiser les sensations qui s’en rattachent, mais pas assez pour que ses dents s’en éprennent. « On sait pertinemment tous les deux qu’on ne dormira pas cette nuit. Tu ne trouves pas ça profondément stupide de s’ignorer dans un moment comme celui-ci où on pourrait tous les deux profiter d’une distraction? » La chaleur s’immisçait davantage dans la pièce, rendant la température de la pièce encore plus insoutenable qu’elle ne l’était déjà. La sorcière se laissait chuter plus profondément dans le matelas du Texan, sa main baladeuse lâchant mollement le torse du beau blond pour retrouver son front à elle. Bordel qu'il faisait chaud. « …puis tant qu’à crever de chaud... » Souffla-t-elle, accompagnée d’un soupire, mais surtout désespérée par ces conditions invivables. Le soupir qui s'était extrait de son gosier lui rappela les grandes lignes de leur conversation quelques minutes plus tôt. « Tu sais Connor, je pensais vraiment ce que j'ai dis plus tôt, pour ce que ça vaut. » Dieu sait qu'elle n'allait pas l'avouer une deuxième fois de façon aussi directe. Le garagiste allait cette fois-ci devoir se contenter de cette vague confession - laquelle il douterait probablement encore, au plus grand désarroi de la sorcière. De toute manière, la succube avait la vive impression que l'incrédulité de Connor serait le dernier de ses soucis avec cette chaleur étouffante qui inondait les quatre murs.

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MessageSujet: Re: « sleepless nights » ㄨ connor&cordelia    Jeu 4 Fév - 19:19

Arrivée comme un cheveux sur la soupe ou une couille dans le potage, au choix, Cordelia s’entêtait à exiger de la considération et de l’intérêt. N’avait-elle pas appris au fil du temps que quémander auprès du Texan était souvent vain ? Pas que la succube n’ai jamais remporté aucune de leurs petites batailles mais la plupart du temps il se plaisait à lui donner du fil à retordre afin de contrer ses plans. Et l’inverse étant de bonne guerre un certain équilibre les maintenait. Mais en partant sans un mot, en faisant la morte, la sorcière avait entamé la solidité de se lien, fissurant un ciment pas assez sec pour résister à ce que Connor prenait comme un affront. Cependant il la blâmait elle en jouant la carte de l’indifférence, mais la brune n’était pas seule fautive quant à l’attitude morne du mécanicien. L’ambiance globale de la Nouvelle-Orléans l’enfermait dans des ruminations stériles desquelles il n’arrivait pas à sortir. L’ex-junkie n’avait jamais été très pieu, au grand damne de sa mère, mais la foi l’avait définitivement quitté depuis ces changements merdiques qui étouffait chaque jour un peu plus la ville sous une chappe de plomb. Et peut-être que dans le fond Cordelia Hopkins, emmerdeuse de son état, avait en partie raison en affirmant qu’il avait besoin d’un allié dans ce tumulte… mais qu’elle se propose était forcément teinté d’un intérêt purement égoïste et cela sous-entendais qu’une trahison viendrait ensuite. Pas fou l’Texan ! Il finissait par apprendre de ses erreurs ou essayait, au minimum.
Conscient que la ténacité de la sorcière lui interdisait de repartir comme elle était venue, le garagiste cédait un peu de terrain à la vile emmerdeuse en lui offrant le gite pour la nuit. Et cet élan de générosité Connor espérait bien que la succube en prenne bonne note. Mais ça n’était pas parce qu’il l’autorisait à crécher chez lui cette nuit que son intérêt pour elle serait revu à la hausse. Même ses doigts vicieux, mais forts habiles lorsqu’il s’agit de le faire craquer, ne lui seraient d’aucune utilité face à l’humeur de l’ancien flic. En s’installant sur son lit après s’être déshabillé il avait espérer l’espace d’un maigre instant que Cordelia quitterait son appartement, vexée par si peu d’attention. Entendant ses talons claquer encore sur le parquet il eu la désillusion de comprendre qu’elle se rapprochait, car elle aurait tout aussi bien pu dormir sur le canapé, à défaut de partir. Les yeux fixant obstinément le plafond de sa chambre le Texan n’offrait aucun regard à la sorcière. Il n’avait même pas envie d’un bref coup d’œil vers sa silhouette alléchante, c’est dire si son humeur n’était pas au beau fixe. L’amertume de ce qu’inconsciemment il avait pris comme une sorte d’abandon, ne le rendait pas très enclin à la séduction.

Avec la délicatesse d’un éléphant de parade, la sorcière s’invitait dans ses draps, une vieille habitude qui n’en était peut-être plus vraiment une désormais. Un seul mois c’était passé, presque rien… qu’est-ce que trente et un jour après tout ? Et pourtant Connor avait eu le temps de se rendre compte combien il serait plus facile de détester la succube plutôt que de lui laisser gagner du terrain dans son esprit. Il savait bien où ce genre de stupidité tel que l’attachement l’avait conduit, et pourtant cette personne ne semblait pas à prime abord être l’archétype de la traitresse… alors concernant cette garce de Cordelia autant se couper un bras tout de suite plutôt que de tenter de mettre sa main au feu. Mais la diablesse avait des arguments, et de bons. Le Texan s’était appliqué à ne pas ciller en sentant la main de la brune contre son torse alors que ses lèvres allaient flirter avec son cou. Comme à son habitude elle ne manquait pas une remarque teinté d’un humour lui étant propre, mais son don pour dédramatiser les choses ne suffisaient pas cette fois-ci. Quand bien même son propre épiderme le trahissait en tressaillant au contact des lèvres de la succube sur son lobe Connor n’eut pour seule réaction qu’un soupir contenu. Son torse s’était plus amplement soulever sans pour autant qu’il ne laisse passer l’air vers l’extérieur avec plus d’agacement que jusqu’ici. Non il voulait demeurer calme, impassible parce qu’il s’était souvenu que l’ignorance était le pire des mépris et qu’à en croire l’attitude de la sorcière ça marchait plutôt bien.
De geste équivoque à proposition tendancieuse, Hopkins usait de tout son attirail de séductrice pour faire céder celui qu’elle nommait son chaton. Mais l’homme-félin restait récalcitrant, n’esquissant qu’une mine blasée à l’évocation de ce qui pourrait être une nuit torride comme ils savaient si bien partager. Avait-il l’air décider à se distraire ? Absolument pas, mais la succube aurait eu tort de ne pas essayer. Aussi pour contrer cette tentative de trêve avec plus de force que toute parole pouvait avoir, le Texan fermait les yeux. Ses paupières étaient une barrière de plus mise entre lui et Cordelia, et le mécanicien espérait que le message serait assez claire. Néanmoins elle avait plus ou moins raison sur le fait qu’ils ne dormiraient pas, ou peu étant donné la chaleur insupportable qui rendait le sommeil plus difficile chaque nuit. Gigotant, soupirant et incapable de se taire plus de quelques secondes, nul doute que certaines choses n’avaient pas changés et que la sorcière était de celles-ci. Connor était sur le point de l’implorer de se taire avant qu’il ne change d’avis et la foute dehors quand la succube réitérait ce qui ressemblait à une sorte de mea culpa déguiser en paroles sincères… un truc pas franchement habituel de sa part. Surpris qu’elle revienne sur ses propos là particulièrement le Texan rouvrit les yeux. « Je veux une garantie. » daignait-il enfin articuler « Trouves un moyen de m’assurer que tu ne vas pas me planter un couteau dans le dos. » il tournait la tête vers la succube « On est bien d’accord que ta parole ou ta bonne foi, ça ne marche pas. Je ne peux pas me baser sur quelque chose d’inexistant. ».
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MessageSujet: Re: « sleepless nights » ㄨ connor&cordelia    Lun 29 Fév - 10:46


sleepless nights

Miles away I can still feel you. Lay your head down on my embrace, my embrace...Far away.

« Je veux une garantie. » Bon sang, pour qui la prenait-il? Une vulgaire caisse dont il venait tout juste de se procurer chez le dernier concessionnaire? Ça serait bien le genre du Texan, tiens. Certes, Cordelia elle-même n’était pas réellement en position de parler à ce sujet. Dieu sait qu’elle avait la fâcheuse habitude de considérer ses pairs comme de simples outils, Connor y compris parfois. Ce n’était pas nécessairement par mépris ou dédain, mais davantage par un égotisme et un narcissisme consubstantiels qui la poussaient à n’avoir que très peu de considération, si ce n’est aucune, pour les pleutres qui lui maraudaient son précieux oxygène. Mais Connor n’était pas exactement comme tous les autres. N’était-ce pas la raison, d’ailleurs, derrière toute la complexité des dernières circonstances? De leur relation? Pouvait-on seulement qualifier ce qui les liait? La brunette s’était pourtant répéter à maintes reprises que ce genre d’échos ne la menait jamais nulle part, mais elle ne pouvait s’empêcher de se faire ces mêmes réflexions à chaque fois qu’elle était en compagnie du beau blond. Un mystère à lui tout seul. Ou peut-être était-ce seulement elle qui refusait de voir la vérité là où elle était, aussi limpide que jamais. Pouvait-on le reprocher à une femme comme elle qui n’a connu que mensonges et artifices, au point d'en faire son art? N’était-ce pas ce pourquoi Connor refusait si ardemment de la croire, d'ailleurs? Un misérable cercle vicieux, voilà ce que c’était.

« Trouves un moyen de m’assurer que tu ne vas pas me planter un couteau dans le dos. » Les iris émeraudes du mécanicien se versa dans l’océan ténébreux de la sorcière, elle qui contemplait une fois de plus ce visage qui avait su faire battre la pierre. Ses mots l’irritaient parce qu’ils contraignaient la sorcière à faire face à des vérités qui étaient beaucoup plus douloureuses qu’elle ne l’aurait imaginé, sachant qu’elle eût toujours été du genre à se vanter d’avoir été exemptée de la bêtise humaine. La réalité était amère, et Cordelia en saisissait enfin tous le sens. « On est bien d’accord que ta parole ou ta bonne foi, ça ne marche pas. Je ne peux pas me baser sur quelque chose d’inexistant. » Il lui arracha de force un gloussement qui se déforma péniblement en un semblant de rire jaune, subtile et dissimulé dans un espoir vain de cacher une sentimentalité qu’elle ne pouvait plus persister de qualifier d’illusoire, à l’opposé de sa parole ou de sa bonne foi, très certainement. Inspirant profondément, la déglutition lui parut tout de suite plus difficile. Son regard n’osait pas, pour l’instant, tenir tête à celui du garagiste, et il déversait alors vers les méandres de la chambre du bel apollon, alors que Dieu sait que la seule chose qui l’intéressait dans cette piètre pièce était tout juste à côté d’elle, réquisitionnant toute son attention. Elle céderait éventuellement, il n’y avait aucun doute ; elle cédait toujours à Connor, malgré le fait qu’elle aimait bien penser que c’était tout l’opposé. Pour l’instant, elle se contentait de souffler, tendrement désenchantée.  « Je vois… Je suppose que j’ai mérité ça. » Ses lèvres se pincèrent d'aussitôt, alors qu'elle repassait en tête les discours qu'elle pourrait bien concéder au jeune homme.

Naturellement, son regard retrouva celui du mécanicien, comme si elle était destinée à s’y perdre éternellement – une douce torture qu’elle pouvait s’imaginer supporter assez aisément en toute franchise. La vipère s’affaira alors de nouveau à plier sous la pression, prêtant de nouveau attention au Texan. « À quelle fin, Connor, hein? » Elle se posait sincèrement la question. Peu importe ce qu’elle pourrait bien lui dire, ça ne serait jamais suffisant – parce qu’elle n’était pas suffisante elle-même. Oh, certes, son corps et les plaisirs qui s'y rattachent le sont peut-être, mais même Connor, derrière ses apparences de séducteur invétéré, savait à quel point ce n'était que vain et superficiel, et que la parole avait plus de valeur. Et aussi pénible était-ce pour Cordelia et son orgueil de l’avouer, elle savait pertinemment qu'elle n’avait rien à offrir. « Peu importe ce que je pourrais bien te dire ou te garantir… tu trouveras toujours un moyen de remettre ma parole en question, de refuser de croire ce que je pourrais bien confesser. » La succube haussa les épaules, feignant une nonchalance dépourvue de saveur, comme de crédibilité. Elle le regarda encore une dernière fois, préservant l’image du vert de ses yeux contre sa rétine, s’enivrant de son parfum masculin « Enfin, crois-moi, je ne t’en veux pas du tout. » Bon sang qu’elle aurait volontiers avalé un verre de Whisky à ce moment-même. N’importe quoi pour faciliter cette situation plus que pénible, et pourtant, de laquelle elle ne pouvait pas fuir, pas cette fois-ci. Elle devait au moins ça à Connor. « Au contraire même, si j’étais toi, je ferais pareil. » Pouvait-elle vraiment le blâmer à la fin de cette histoire? N’avait-elle pas, après tout, elle-même creuser son propre trou? « Et je le mérite, je ne dis pas le contraire. On récolte ce que l’on sème, comme on dit. D’ailleurs, j’ai cru comprendre que le karma était une plus grosse connasse que moi. » La brunette tentait vainement de détendre l'atmosphère, de retirer un poids sur ses épaules, une charge qui pesait lourd, une pression qui l’étouffait tout comme elle l’immobilisait là, dans les draps du mécanicien. Un poids avec lequel elle lutta suffisamment longtemps pour aller laisser le bout de ses doigts dessiner l’esquisse d’un semblant de contact chaud, pas froid comme ils l’étaient presque l’un envers l’autre actuellement, entre elle et lui. « Au bout du compte, s’il y a bien une chose que tu sais tout aussi bien que moi, sans aucun doute... c’est que tu n’es pas comme tous les autres. » Comme ceux qu’elle avait trahis, comme ceux qu’elle trahirait. Il devait bien au moins se rendre compte de ça. Le réaliserait-il? Pour cette nuit, elle saurait se contenter que de ça… mais rien n’était encore gagné.

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MessageSujet: Re: « sleepless nights » ㄨ connor&cordelia    Sam 19 Mar - 22:26

La voix de Cordelia envahissait l’espace de ses tonalités familières. Comme à son habitude elle parlait beaucoup trop au goût du Texan, lequel restait effrontément silencieux jusqu’à ce qu’elle n’ai fini de déverser sa bile verbale. Ses belles phrases sur leur potentielle entraide laissaient le mécanicien perplexe. Pourquoi croirait-il la plus habile des menteuses de la Nouvelle-Orléans ? A la fois en bon adepte des mauvais choix était-ce si étonnant qu’une partie de lui l’envisage ? Oh bien sûr ce n’était pas cette facette là qu’il affichait, bien trop fier pour montrer quoi que ce soit à la succube, et surtout pas qu’elle gagnait du terrain. Si vraiment la sorcière voulait le convaincre qu’une alliance entre eux lui serait favorable, elle allait devoir faire ses preuves. Connor réclamait une garantie, ce en ayant parfaitement conscience du caractère presque insoluble de sa requête. Cordelia Hopkins se vantait souvent, il était temps pour elle de réellement se mettre à l’œuvre pour faire mouche et convaincre le Texan. Sa nonchalance semblait se ternir à l’instant même où le garagiste dégageait toute crédibilité quant à sa parole et sa bonne foi. Deux choses de toute façon inexistantes chez la sorcière… La sulfureuse voyait parfaitement ce mur dressé devant elle maintenant qu’elle était à ses pieds, et son aveux vis à vis de son mérite pour un tel traitement arrachait un sourire entendu à l’ex-junkie.
La succube allait devoir se creuser les méninges si elle voulait faire gober des couleuvres à son interlocuteur dont la mine boudeuse reflétait à cette instant une légère lueur de satisfaction. Son regard d’émeraude soutenait les iris sombres de la sorcière comme un compte rebours qu’il aurait mis en route. Les secondes s’égrenaient et l’inébranlable confiance de Cordelia s’amenuisait. La belle aurait-elle subitement des doutes sur ses capacités ? Le constat suscitait un certain plaisir chez le mécanicien, ravi de la voir si peu sûr d’elle à cet instant. Mais sa capacité d’analyse lui faisait honneur, elle posait une question d’une infinie justesse. A quoi bon essayer de le convaincre alors qu’il était convaincu qu’elle mentirait ? Elle usait et abusait tant du mensonge et de la manipulation que le Texan ne voulait pas risquer d’être dupé. Il avait fait bien trop d’erreurs par le passé, bu trop de paroles empoisonnées pour se laisser reprendre à ce piège. Sa paranoïa s’était accrue, masque derrière lequel il cachait cette peur de faire le mauvais choix en manquant de discernement. Mais là où Connor aurait cru que la sorcière utiliserait son venin pour servir son argumentaire en le rabaissant, elle lui donnait raison quant à sa méfiance. L’aveu qui suivit eu le mérite de surprendre le garagiste, elle-même ne se ferait pas confiance si elle avait été à sa place à lui. Voilà qui voulait dire beaucoup…

Si elle était plaisante à entendre, la lucidité de la sorcière à propos de sa nature de connasse menteuse et manipulatrice ne sonnait pas pour autant comme paroles d’évangile aux oreilles du Texan. « Faute avouée, moitié pardonnée » disait-on et pourtant le mécanicien n’allait pas se contenter de ces maigres constatations, aussi justes fussent-elles. « Tu as plus d’avenir dans l’agriculture que dans tout autre domaine, je te l’accorde. » soulignait-il pour enfoncer le clou. Cordelia avait semé des hectares de mensonges c’était un fait. Dresser se tableau avait transformé la nonchalance de la sorcière en lassitude, face aux conséquences de son comportement elle paraissait subitement vide de tout stratagème pour retourner la vapeur en sa faveur. A moins que ce fut un problème de motivation ? Voulait-elle seulement contrer ce qui apparaissait comme une évidence alors que cela impliquait de servir de nouvelles balivernes ? Connor se trouvait être un spectateur privilégié du tourment de la succube. Contrainte d’affronter cette vérité qui s’affichait toute cru dans l’humidité chaude de cette chambre, la sorcière semblait flirter avec ce qui ressemblait à de la sincérité. A nouveau elle tentait de passer au travers de ses barrières que le Texan et son humeur morose avaient dressé entre eux. Ses doigts vinrent glisser délicatement contre l’épiderme moite de l’ex-junkie. Réclamation d’une trêve ? Tentative de corruption ?
Le garagiste était sur le point de rebondir sur les précédents propos de la sorcière mais fut devancée par cette dernière. Son affirmation installait un étrange silence, le regard de Connor se perdait sur les traits de la succube, l’observant avec grande attention. Légèrement ses yeux se plissaient, signe que la réflexion avait pris d’assaut sa caboche de Texan et que les mots de Cordelia se frayaient un chemin dans les limbes de son esprit de paranoïaque. Il voulait mettre au pilori ces propos, affirmer haut et fort qu’une fois encore elle essayait de se jouer de lui en tentant une approche plus subtil. Mais le garagiste fut incapable de le faire, ses lèvres se pincèrent légèrement et il ravalait son orgueil au rythme de sa déglutition. A peine perceptible il avait eu un léger hochement de tête avant qu’un soupir ne lui échappe. Sans un mot le Texan s’était levé rompant tout contact avec la sorcière et sans explication sortait de sa propre chambre. Ses pas le menaient vers la pièce principale dont il soulevait le tapis et bougeait quelques lattes du parquet. Lorsqu’il rejoignait la sorcière le mécanicien était armé d’un verre de whisky qu’il lui tendait avec un léger sourire en coin « J’imagine que c’est un bon début. ». Quand elle eut pris le verre d’alcool Connor se recouchait sur ses draps plus aussi frais qu’il l’aurait apprécié. « J’ai rempli ma part du deal… » lâchait-il en s’approchant d’avantage de la succube, avant de pivoter sur le ventre sa tête s’invitant sur l’abdomen de la brune « …je prends ce qui m’est dû. ». Il ne comptait absolument pas pleurer, en revanche il espérait sentir les doigts fins de Cordelia se glisser dans ses cheveux. Plutôt bouffer des punaises que de l’avouer, mais oui, elle lui avait manqué.
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MessageSujet: Re: « sleepless nights » ㄨ connor&cordelia    Lun 4 Avr - 9:06


sleepless nights

Miles away I can still feel you. Lay your head down on my embrace, my embrace...Far away.

Dans un clignement de paupières, elle entrevit un hochement de tête à peine perceptible – déclaration de son agrément à lui, de son triomphe à elle. Elle en savourait les termes délicatement, dans une subtilité qui n’était pas toujours sienne lorsqu’elle était en compagnie du Texan – subtilité qui était d’ailleurs trahie par la délicieuse esquisse d’un rictus qui s’étoffait sur ses lippes voluptueuses. Il était compliqué, même pour la sorcière elle-même, de mettre le doigt sur ce qui exactement la satisfaisait tant. Était-ce réellement ce sentiment de prospérité, cette impression d’ascendance qu’elle avait gagné sur le garagiste ou était-ce parce qu’elle était, tout au fond, réjouie de cette nouvelle connivence entre elle et le Texan? Dans tous les cas, la succube embrassait cette complicité fraîchement reconquise entre elle et le blondinet, avant qu’il rompe de nouveau contact entre elle et lui, extorquant à la vipère un soupir las, sa main tombant mollement contre le matelas que Connor venait d'abandonner. Elle en reconquérait la chaleur éternellement fugace – celle du beau blond plus précisément, qui lui filait entre les doigts. Il n’était question, en théorie, que de quelques maigres secondes, mais la brève rupture entre leur toucher respectif la laissait effroyablement morne. Il était le seul à attiser d’une telle manière cette flamme insurgée qui grésillait dans son cœur fendu – dont le souhait de battre subsistait malgré les apparences. Et pour cela, elle avait pour lui tant reconnaissance que reproche. Un paradoxe. N’était-ce pas la nature même de leur lien?

Lorsque le Texan rejoignit la sorcière de nouveau, ce dernier avait happé d’un verre de whisky dont la sorcière contempla avec concupiscence, comme si elle avait entendu ce verre toute sa vie.  Il lui tendit enfin, un léger sourire en coin, avant d’accompagner son geste de quelques mots. « J’imagine que c’est un bon début. » Naturellement, la brunette empoigna l’infime forteresse de verre dans lequel baignait cet océan de bronze et l’apporta à son bec, ses plus beaux airs de rapace happant les traits de son visage, déformant ce masque en celui d’une garce plus que satisfaite. « Je le savais. » Plissant les yeux, la vipère planta le peu de ce qu’on voyait de ses iris caféinés dans les émeraudes du mécanicien. « Entre toi et moi, je préfère quand tu utilises tes lèvres à bon escient, plutôt que pour répandre tes mensonges. » Ses dents écorchèrent naturellement sa lippe inférieure alors qu’elle le contemplait se rapprocher d’elle – une vue qu’elle savait savourer. Sans surprise, le beau blond la rejoignit de nouveau, son regard fixé contre elle, son souffle contre sa peau, ses mots aussi. « J’ai rempli ma part du deal… » Pour le moins intriguée, Cordelia pencha la tête, attendant le reste de son discours – dont le Texan ne partagea pas avec elle avant qu'il n'ait pivoté pour tomber tête première sur l’abdomen de la brune. « …je prends ce qui m’est dû. ». Le geste, tout juste accompagné de ces mots, soutirèrent à la beauté ténébreuse un gloussement, avant qu’elle ne roule des yeux – davantage de bonne foi plus qu’autre chose. En étirant le bras, la sorcière déposa le verre, à présent vide, sur la première surface plate à sa disposition. « Il manque les larmes, mais …ça fera l’affaire, je suppose. » Il manquait également les caresses, auxquelles elle s’attarda promptement. Une main fugace s’abandonna dans le cuir chevelu cuivré de son amant, et le mouvement suivit aussitôt. « …Ou les ronronnements, peut-être. » Son propre vers l’amusa, lui soutirant de nouveau un pouffement qu’elle tût assez hâtivement.

Et pourtant, ce moment présent avec Connor ne la laissait pas indifférente. Plus qu’une simple question d’être en contact avec lui – même si elle mentirait si elle disait que ça n’avait pas son propre effet ça aussi. Mais c’était plus que ça. Ne l’était-ce pas toujours, en quelque sorte? La chaleur dont s’enivrait la pièce faisait fleurir dans sa mémoire des souvenirs d’une époque qu’elle avait cru longuement enterrée. Mais voilà que ses démons ressortaient enfin de la terre, rampant à la lumière du soleil de la Nouvelle-Orléans pour venir n’emmerder nul autre que la succube en personne. Sous le rythme de ces flashs qui lui imageaient le visage de sa mère, de ses sœurs, Cordelia brisa le silence, sa main toujours entre les mèches du jeune homme. « Tu sais quand tu disais que ma parole ou ma bonne foi ne serviraient à rien parce qu’elles sont tout simplement existantes? » Déglutissant, la sorcière ne réalisait que maintenant à quel point l’honnêteté avait réellement un goût amer. « Et bien, tu n’avais pas tort. » Sa main quitta le crâne du beau blond et alla se perdre dans sa propre chevelure dont elle sentait le besoin de secouer à son tour, comme pour se libérer d’un poids qui pourtant pesait toujours si lourdement sur ses épaules. « J’ai l’impression que tout ce qu’il me reste ces jours-ci sont mes mensonges. Mais le pire dans tout ça, c'est que je commence à avaler mes propres mensonges, à y croire. » La brunette ne pût s’empêcher de secouer la tête face à la vérité qu’elle se dévoilait à elle-même, qu’elle admettait enfin à voix haute… et pourtant, elle avait toujours cette fichue impression de traîner derrière elle tout le poids du monde. « Je n’ai pas toujours été comme ça, tu sais? Défaite de confiance et de loyauté, j’entends. » Ce n’était pas forcément ça le problème – Dieu sait que Cordelia ne se sentait nullement coupable. « Enfin, ne te méprends pas, j’assume pleinement et je ne regrette absolument rien de ce que j’ai bien pu faire pour me rendre ici, mais… » Un soupire se déracina de ses poumons, traversa sa trachée et se propulsa bruyamment dans la pièce. « Je n’ai pas envie d’oublier qui j’étais, avant… Je n’ai pas envie de n’avoir plus que mes mensonges pour me tenir compagnie. » Elle avait longuement celé les souvenirs de sa vie paisible, de son passé, de ceux qu’elle avait jadis aimé dans le but de survivre, de ne jamais regarder derrière elle… mais elle ne pouvait renier l’importance qu’avait le Texan à ses yeux, ni les sensations qu’il éveillait en elle, ces envies qu’il attisait – qui n’étaient pas toutes sexuelles, malgré ce que l’on pourrait bien penser.

C’est peut-être pourquoi cette confession en tira sur une deuxième, comme si l’entaille sur son masque de glace en révélait à présent une plus grande fissure. « Je me rappelle durant ce genre de nuit… ma mère venait nous voir mes sœurs et moi pour nous raconter une histoire, sachant pertinemment qu’on n’arriverait pas à dormir sous cette chaleur. C'est puéril, crois-moi, je suis d'accord, mais c'est la première chose qui me vient à l'esprit. On dit que ce sont souvent les petits souvenirs insignifiants comme ceux-là qui restent...je suppose que c'est vrai. Sans oublier que c’était les rares moments où je m’entendais avec ces connasses. » Finissait-elle d’un timbre de voix déjà plus blasé. Sa mère? Un bon souvenir. Ses sœurs? Pas tant.  Son attention se dirigea d’ailleurs vers le garagiste, alors que sa main retrouva de nouveau sa chevelure cuivrée. « Tu n’as jamais parlé de tes parents, d’ailleurs. » Cordelia connaissait les circonstances et les grandes lignes de cette histoire, certes, mais rien qui venait de la bouche du Texan lui-même. « Je suppose que je peux comprendre. » admettait-elle. Étonnamment, elle ne lui avait pas fait part de ces confessions dans l’espoir d’en soutirer la moindre chez lui. Un geste curieusement désintéressé pour quelqu’un d’un égoïsme sans équivaux. Elle n’attendait rien de Connor, si ce n’est qu’il ne bouge pas et qu’ils restent là, tous les deux, ensemble.

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