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 Nowhere Left To Run {Enya/Chayton}

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MessageSujet: Nowhere Left To Run {Enya/Chayton}   Sam 24 Oct - 14:35



« It's close to midnight and something evil's lurking in the dark »



Chayton Gárcez & Enya Rivers
featuring

Halloween. La décadente et l’opulente. La fête des morts de la magie étend son aura dans les rues de la Nouvelle-Orléans. Chasse le temps d’un soir les ombres du Gouvernement et de son oppression. Et vous êtes en ce jour conviés à participer à des festivités organisées pour vous offrir l’occasion de frôler l’allégresse. Derrière les portes de l’inquiétant Manoir se tient la soirée de l’année. Celle qui restera sur toutes les lèvres et dans tous les esprits comme la nuit où le mythe est devenu réalité. Oubliez les fards qui sont les vôtres le jour levé, à la tombée de la nuit tous les masques tomberont.

Vous avez été invité à venir vous perdre dans la chaleur d’une soirée guindée, au luxe et à l’oisiveté entêtante. Engoncés au milieu de la foule et ses rires. Vous ne pensiez pas devenir le personnage principal d’une redoutable tragédie. Car derrière ces visages affichant un sourire de façade, se cache la Mort. Uniques entités vivantes au milieu des morts. Revenants des siècles passés, morts provoquées par votre main, proches disparus, ils se rappellent tous à votre bon souvenir. Pour le meilleur et surtout le pire. Les portes de la demeure se sont scellées et ne s’ouvriront que lorsque le soleil viendra frapper contre les lourds rideaux de velours. Coupés du monde, vous êtes seuls avec les esprits d’Halloween. Nul besoin d’être un sorcier pour les voir, ils sont aussi réels que vous et moi, tangibles et faits d’une chair froide.

Sachez aussi que ce qui se trouve dans votre verre n'est pas vide de malice. Qu'importe votre essence, vous ferez les frais d'un autre sort jeté sur votre pauvre petite personne. Humains, métamorphes, sorciers, voleurs de vie ou possédés, votre humanité sera aussi futile que le verre dans les mains du fantôme qui vous frôle :
- Chayton, ta vision est altérée, tu perçois des mirages.
- Enya, tes sens deviennent sur développés (nyctalope, capacité d'audition renforcée, toucher plus sensible, odeurs décuplées).

(Le sort peut durer tout le topic ou seulement pendant un nombre de messages plus restreint, selon votre envie.)

Et pour que la fête ne soit encore plus belle, voici votre premier défi:
- Chayton : bonbons, étrange, crapaud, araignée

(Déguisements conseillés mais facultatifs.)

Ordre de passage:
1 - Enya Rivers
2 - Chayton Gárcez



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MessageSujet: Re: Nowhere Left To Run {Enya/Chayton}   Sam 24 Oct - 22:27

Lorsque l’invitation était arrivée dans ma boîte aux lettres, ça semblait être une bonne idée. Une soirée assez chic se tenait visiblement dans un manoir, et d’après l’invitation et les rumeurs qui circulaient depuis quelques jours, refuser l’invitation était une hérésie. J’ignorais de qui venait cette invitation, le monde des soirées et des manoirs m’était a priori étranger. Mais par curiosité, j’avais bricolé un costume, mis mon plus beau maquillage d’Halloween, et m’était rendue au fameux Manoir à l’heure indiquée sur le carton.

J’étais donc parée d’un magnifique déguisement de Morticia Adams, un personnage d’un  film de mon enfance. Pas sûre que tout le monde saisirait la référence, certes, mais j’avais fait avec ce dont je disposais dans mon placard. J’étais donc habillée tout de noir, avait teint mes cheveux avec une teinture très éphémère, m’étais maquillée à outrance, et au final j’étais plutôt satisfaite du résultat.

Le carton d’invitation promettait du luxe ; il ne mentait pas. C’était même de l’hyper-luxe, partout dans ce manoir. De l’alcool à perte de vue, de la nourriture par monts, il y en avait pour tous les goûts. Lorsque j’arrivai, il y avait déjà énormément de monde, mais aucun visage connu. J’attrapai une coupe au hasard et me mit à déambuler dans le manoir, observant les groupes de loin, écoutant les bribes de conversation. Je ne me sentais pas vraiment à ma place ici, j’espérais simplement trouver un visage amical auquel je puisse m’accrocher jusqu’à l’aube.

Au bout d’un moment, je discutai avec un groupe de personnes, de choses et d’autres. La nourriture et l’alcool ont la faculté assez formidable de rapprocher des gens qui ne se seraient pas regardés dans d’autres circonstances. Je connaissais leurs prénoms, même s’il était probable que je ne les recroise pas. Et même si l’on était amenés à se recroiser, je ne les reconnaitrais sûrement pas sans leur déguisement et la tonne de maquillage. C’était assez drôle, en fin de compte : tout le monde se cachait derrière son déguisement, on avait le droit d’être qui l’on voulait, au petit matin tout serait terminé, chacun rentrerait chez soi et reprendrait sa vie. Nous n’étions que des promeneurs sur le chemin de l’autre. J’étais à l’aise, le sujet s’était porté sur les nouveaux lieux de soirées maintenant que la prohibition était en vigueur ; les gens trouvaient toujours à s’amuser, coûte que coûte. Je ne vis pas l’heure tourner.

Et puis, quelque chose changea. Ce ne fut pas brusque, mais vicieux, comme s’immisçant sournoisement dans mon être. Petit à petit, je me sentis étrange. J’entendais assez distinctement la conversation du groupe plus loin dans la salle. Une odeur assez repoussante de transpiration me parvint. Au bout de quelques minutes, j’eus du mal à me concentrer sur la conversation. Les autres, autour de moi, semblaient n’avoir rien remarqué. Ils continuaient de rire, insouciants ; mais moi, je me sentais mal. Quelque chose clochait, alors je me retournai, jetai un œil alentour,  voir si quelqu’un ressentait le même mal-être que moi. Ma vision alternait entre le flou et le trop net.

L’instant d’après, je l’entendis. J’aurais reconnu sa voix entre mille, au milieu d’une foule déchainée, j’aurais pu la reconnaitre. Je me retournai, brusquement. Rien ; si, une silhouette au loin. Je quittai mes interlocuteurs précipitamment, me ruai vers cette silhouette que je ne connaissais que trop bien. Je franchis une salle, puis une autre. J’entendais sa voix, lointaine et en même temps si proche, qui répétait mon nom.
Soudain, je me figeai ; elle était là.

« Enya. »

Elle me sourit après avoir prononcé mon nom. Mais ce n’était pas possible. Je me retournai ; personne ne faisait attention à la personne qui me faisait face. Ma mère. Je restai là, figée, bouche bée, plusieurs secondes, mon esprit tentant d’assimiler l’information. Les conversations des uns et des autres, les odeurs des uns et des autres, de l’alcool, de la nourriture, tout ça commençait à me donner la migraine. Et ma mère, morte depuis des années, me regardait, un sourire angélique sur les lèvres. J’étais perdue. C’était une mauvaise blague. Elle devint encore plus mauvaise quand mon père entra dans la pièce, sorti de nulle part, et vint se placer à côté de ma mère. Ils me regardaient et riaient, innocemment.

Des bruits de pas vinrent de loin, se rapprochèrent, et un homme débarqua dans la pièce, le regard hébété. Il semblait aussi perdu que moi. Nos regards se croisèrent, l’espace d’un instant, et je compris

« Vous les voyez aussi, pas vrai ? Vous voyez des choses ? »

J’espérais que c’était le cas, parce que sinon, cela signifiait que j’avais atteint un nouveau niveau dans la folie. Jamais, en toutes mes années de crise, je n’avais eu d’hallucinations, et je ne voulais pas que cela commence ce soir. Si je commençais à voir des choses qui n’étaient pas là, j’étais bonne pour la psychiatrie lourde. Mais si cet homme les voyait aussi, alors c’était simplement que nous étions tombés dans un évènement étrange et effrayant. Cela semblait une bonne idée de participer à cette soirée, mais j'avais le pressentiment soudain que nous allions le regretter.

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MessageSujet: Re: Nowhere Left To Run {Enya/Chayton}   Lun 26 Oct - 18:35

Pourquoi était-il là déjà ? Il ne savait plus vraiment. Il avait reçu cette invitation et il avait trouvé son idée excellente de s’y rendre. Il ne pouvait que s’amuser après tout, n’est-ce pas ? Maintenant qu’il y était, le skinchanger se sentait mal et regardait nerveusement autour de lui. Il avait un mauvais pressentiment qui lui nouait le ventre. Dès que Chayton avait vu toute la nourriture et les boissons, il s’était senti mal. Il y avait des gens qui mouraient dans des coins de la ville. Toute cette opulence était insupportable. Un soupir lui échappa tandis qu’il trempa ses lèvres dans le liquide transparent et bullé du champagne. Il ne savait pas à qui parler. Il y avait des petits groupes ici et là qui discutaient d’un air très sérieux. Il y avait aussi des gens déguisés. Lui aussi s’était déguisé. Il s’était déguisé en cow-boy fantôme, le teint balafre et les yeux transparents grâce aux lentilles qu’il avait mises. Un clin d’œil à son passé que lui seul comprendrait, personne d’autre ne le pourrait. Ce lieu était vraiment étrange et il se demandait pourquoi il n’y avait pas de bonbon

Il avait dû rater le pot, c’était obligé. Son regard fut attiré par une femme habillée étrangement et qui avait des araignées dans les cheveux. Il pria pour que ce soient des fausses. Il avait beau être un grand prédateur, il détestait ce genre de bête. Un tressaillement courut le long de son échine alors qu’il crut voir des chevaux. Il cligna plusieurs fois des yeux. Impossible, l’espace était trop petit pour accueillir des animaux si grands. Chayton passa une main sur son visage. Cela devait être la fatigue. Il avait eu une journée un peu éprouvante. Il s’était « amusé » à nettoyer le logement de Gawain, pour lui faire plaisir. C’était son rôle d’esclave après tout, non ? Peut-être bien, il n’en savait plus trop rien. Un bruit attira son attention et il tourna la tête pour voir un crapaud traverser la pièce. Qu’est-ce que c’était encore que ce délire ?

Il suivit l’animal, mais se figea net en reconnaissant une chevelure brune. Impossible, elle était morte dix ans en arrière. Chayton n’en avait jamais eu la preuve, mais il le savait au fond de lui, dans ces tripes. Maria, son épouse, le fixa. Elle pencha la tête de côté et lui sourit tendrement. Il déglutit lentement. Un rire d’enfant retentit et Imala surgit, comme dans le passé, sa petite merveille. Sa fille se cacha entre les jambes de sa mère. Le skinchanger s’approcha, mais au même moment son regard paniqué croisa le regard d’une autre femme qui s’approcha.

« Pardon ? »

L’homme cligna des yeux et quand il chercha du regard Maria et sa fille, elles avaient disparu. Son estomac se tordit, non. Tout ceci n’était pas réel. Il se passa la main dans les cheveux et crut sentir l’odeur du ranch. Il sonda la pièce du regard et vit un cactus et un bout de désert. Dans quoi était-il tombé.

« Je les vois. »

Dit-il lentement, comme s’il craignait que s’il parlait trop vite, tout allait se briser. Ce serait mentir que de dire qu’elles ne lui avaient pas manqué. Elles lui avaient tellement manqué, ses petites merveilles. Il posa son regard sur cette femme et détailla son déguisement, mais au final, il s’en fichait bien.

« Savez-vous ce qui se passe ? »

Cela l’arrangerait bien au final, que quelqu’un comprenne à sa place. Son cerveau était embrumé. Revoir son passé l’avait choqué et pas qu’un peu. Il se sentait mal, prêt à vomir. Le skinchanger secoua la tête plusieurs fois. Il ne se sentait pas bien. Une petite voix attira son attention et quand il vit la fille de sa maîtresse, il hoqueta de stupeur. Il en lâcha son verre qui se brisa au sol dans un bruit mat. Il se mit à trembler de la tête aux pieds. Elle était morte, il le savait. Il avait tenu son corps inerte entre ses mains. Il tourna un regard paniqué vers la femme près de lui comme pour un appel à l’aide.
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MessageSujet: Re: Nowhere Left To Run {Enya/Chayton}   Lun 2 Nov - 14:48

Il les voyait aussi. Maintenant qu’il l’avait dit, j’ignorais si cela était rassurant ou d’autant plus flippant. Rassurant, parce que cela voulait dire que je n’étais pas en train de devenir complètement folle. Flippant, parce que je crois qu’il ne voit pas les mêmes choses, les mêmes personnes que moi. Son regard se pose ailleurs que sur mes parents, et il semble reconnaitre ce qu’il voit. Pourtant, je ne vois rien là où il voit quelque chose. L’homme semblait aussi perdu que moi. Deux radeaux à la dérive dans un océan de folie. Je m’approchai de lui, doucement, quand soudain il sursauta et fit tomber son verre, qui s’éclata au sol avec fracas. C’était pire pour lui que pour moi, de toute évidence. Ca s’annonçait compliqué.

« Ca va ? Vous n’êtes pas blessé ? »

Je m’approchai brusquement, mon instinct de médecin reprenant le dessus. Sans plus de scrupules, je saisis sa main pour l’examiner. Il n’avait rien visiblement, mais il tremblait comme une feuille. Je tentai de retenir son attention.

« Hé, calmez-vous, ça va aller. J’ai aucune idée de ce qui se passe ici, mais ça va aller, ok ? Il faut que vous vous calmiez, je suis médecin, je vais vous aider. »

Tout à coup une voix l’appela, et je me retournai. Casey se tenait là, dans son fauteuil, et il me faisait signe de la main. Il me demandait de venir continuer la fête. Je me secouai un peu, et décidai de l’ignorer pour me concentrer sur l’inconnu qui me faisait face, mais Casey, ou plutôt l’hallucination de mon frère, insista, sa voix se faisant de plus en plus forte.

« Pas maintenant, Casey !! » criai-je à l’attention du fantôme, qui fit une moue boudeuse et disparut dans un flou artistique. J’inspirai un grand coup et me tournai vers l’homme, qui tremblait toujours. Il semblait vraiment mal en point. Moi aussi, ceci dit, mais j’allais nettement mieux que lui à l’instant.

« Je m’appelle Enya. C’est quoi votre nom ? Qui est-ce que vous voyez ? »

Et toujours cette migraine, ces sons, ces odeurs qui me parvenaient de tous côtés. J’avais l’impression que le manoir s’était vidé, nous laissant seuls tous les deux, avec les fantômes qui hantaient les lieux et avaient visiblement décidé de nous harceler ce soir. Il fallait qu’on trouve la sortie, qu’on s’enfuie de cet endroit. Qu’on soit enfin tranquilles avec notre esprit. D’un autre côté, cela faisait tellement longtemps que je n’avais pas vu ma famille…mes parents aussi avaient disparu, mais je les entendais parler dans une pièce voisine. Ils n’étaient pas réels, ce n’était pas possible. Mais la tentation de courir vers eux, de les serrer contre moi, de leur dire tout ce qui s’était passé depuis qu’ils étaient partis, de rester un peu avec eux, était forte. Heureusement pour moi et mon esprit fragile, j’avais un homme tétanisé à m’occuper. Il était mon unique accroche à la réalité, mon seul moyen de ne pas sombrer dans les hallucinations qui me tiraillaient. Il fallait que je sois également son accroche, que je le ramène sur terre. Qui que soient les personnes qui le hantaient, il ne fallait pas qu’il sombre. J’avais besoin de lui, il avait besoin de moi. Ironie du sort.

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MessageSujet: Re: Nowhere Left To Run {Enya/Chayton}   Mar 10 Nov - 17:10

Peur, il avait tellement peur. Chayton voyait des morts et il n’appréciait pas cela. Il avait envie de vomir. Il ne sentait pas la douleur qui vrillait sa main tant il tremblait. Un électrochoc le traversa quand la brune attrapa sa main et l’examina. Il serra les dents, à présent il sentait la douleur. Il avait envie de la repousser, de l’enterrer et de ne plus jamais la revoir. Du calme, il n’avait pas besoin d’être aussi agressif, théoriquement du moins. Il crut entendre un hululement d’une chouette et chercha la sale bête. Bien entendu, elle n’existait pas, sauf dans sa tête. La voix de la brune le ramena à la réalité et il la regarda alors sérieusement. Il avait le regard soudainement plus vif.

« Médecin ? Vous pouvez m’aider alors. »

Il avait la gorge terriblement sèche et des vertiges. Il se rapprocha de la femme, cherchant de la chaleur et de la proximité. Il la regarda tourner la tête et parler à quelqu’un que lui ne voyait pas. Avait-elle le même problème que lui ? Chayton se figea complètement en voyant sa maîtresse dans un costume de diablesse. Elle le regardait sévèrement et tendit sa main vers lui dans un geste évident de menace qui voulait dire qu’il devait venir maintenant. Il ne pouvait pas s’extraire de son emprise, jamais de la vie. Quel pauvre idiot de croire qu’il s’en sortirait. Elle le ferait cuir dans un chaudron. C’était bien un truc de sorcière cela. La voix de l’inconnue attira encore une fois son attention et il la fixa. Enya, elle avait un beau prénom, mais il se demandait bien si ce médecin pourrait réellement l’aider.

« Chayton et je… Je vois les morts. »

Même s’il n’avait vu la sépulture de sa compagne, il savait qu’elle était morte. Alors pourquoi apparaissait-elle avec sa fille ? Le skinchanger tourna la tête et toisa l’humaine, à son humble avis et surtout au flair, elle devait l’être. Il la regarda durant de longues minutes, pensif. Il avait peur. Il tendit la main et l’attrapa par le poignet, la serrant.

« Ne les laissez pas me faire du mal. »

Il était plus âgé qu’elle, cela se voyait physiquement. Psychiquement, c’était une toute autre histoire. Il ne se sentait pas à l’aise. Il fallait dire que voir les morts n’étaient pas quelque chose qu’on appréciait. Surtout quand on savait que plus de la moitié était de notre faute, voire la totalité. Il avait envie de vomir rien qu’à cette pensée. Pourquoi ? Qu’avait-il fait pour mériter cela ? Il se le demandait bien. Il se massa la nuque de sa main libre, tenant toujours la fille, tout son corps était tendu. Ses bêtes avaient redressé la tête. S’il n’avait pas été ici, il se serait transformé, tout aurait été plus facile ainsi. Une petite transformation et il se serait senti nettement mieux. Vivre sous sa forme humaine devenait de plus en plus difficile. Plus le temps passait et plus il se retrouvait déconnecté de la réalité. Chayton observait sa petite fille jouer tranquillement, ses cheveux sombres cascadant dans son dos. Ils étaient tressés, elle était si belle. Elle releva son regard sombre sur lui et il fut frappé de sa ressemblance avec sa compagne.

Sa famille lui manquait. Les larmes lui montèrent aux yeux, mais il s’interdit de céder. Cela ne servait à rien de pleurer, cela ne ramènerait pas les morts. Il secoua la tête et reporta son regard sur la fameuse Enaya.

« Il y a des gens étranges. »

Souffla-t-il et il était convaincu à cet instant que ce n’étaient pas seulement des gens déguisés. Il soupçonnait que ce soit autre chose. Il aurait vraiment dû rester tranquille à la maison. Il avait voulu s’amuser et maintenant, il le payait. Comme quoi, s’amuser ne servait vraiment à rien.
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MessageSujet: Re: Nowhere Left To Run {Enya/Chayton}   Ven 20 Nov - 22:28

L'homme semblait désespéré. Je ne me souviens pas l'avoir vu quelque part avant cette soirée, il était un total inconnu. Au moins deux fois mon âge, et pourtant il semblait effrayé comme un gamin qu'on laisse dans le noir. Quoi ou qui voyait-il, aucune idée ; mais cela l'effrayait davantage encore que la vue de ma famille ne m'effrayait. C'était étrange, de voir cet homme demander de l'aide à une gamine qu'il ne connaissait pas, sous prétexte qu'elle se disait médecin. Ce n'était peut-être pas le bon moment pour lui avouer que je n'étais qu'interne.

Alors que j'essayais de fixer son attention, son regard allait et venait. Je n'arrivais pas à le détourner de ses visions. J'essayais, de mon côté également, de ne pas prêter attention aux miennes. Dans le même temps je cherchais une explication rationnelle à ce cirque. Peut-être y avait-il une substance chimique hallucinatoire dans la nourriture ou les boissons. Mais soit ils en avaient mis dans chaque boisson et chaque morceau de nourriture, ce qui représenterait des quantités considérables de substance, soit ils avaient corrompu uniquement certains mets, auquel cas cela voudrait dire que l'homme et moi avons mangé ou bu quelque chose en commun. Mais surtout, quel était le but ? Pourquoi nous droguer ? Et pourquoi des hallucinations ?

Je fus tirée de mes réflexions par l'inconnu qui me dit enfin son prénom. Chayton ; un prénom original, que je n'avais encore jamais entendu. Je lui adressai un sourire qui se voulait rassurant, bien que son discours pose une autre question.

« Enchantée Chayton. Et bienvenue au club, je vois aussi des morts. »

La nouvelle question était donc : pourquoi voyons-nous tous les deux des morts ? Etait-ce une simple coïncidence, le fruit de notre inconscient ? Ou la drogue était-elle suffisamment élaborée pour jouer sur notre centre de la mémoire ? A y réfléchir, cela me rappelait un film, avec un acteur très côté à l'époque, probablement mort depuis. Il jouait un psychiatre qui se voyait confier un gamin. Gamin très perturbé qui lui avouait, dans une scène mémorable, « je vois des gens qui sont morts ». Et bien voilà, nous étions Hayley Joel Osment version 2015, pour notre plus grand plaisir. Sauf qu'il n'y avait aucun psychiatre au physique avantageux pour nous aider. Et on gérait ça très mal, de toute évidence. Ce qui me rassurait, dans un sens, c'est que Chayton semblait le gérer encore plus mal que moi. Il me saisit le poignet, me faisant presque mal, me suppliant de les empêcher de lui faire du mal. Je ne sus quoi répondre de suite, prise au dépourvu.

« Vous faire du mal ? Pourquoi vous feraient-ils du mal ? »

Je tournai brièvement la tête, mes parents étaient toujours là et avaient visiblement entamé une discussion passionante avec mon frère. Casey parlait avec ses mains et ma mère riait aux éclats. Elle était comme dans mes souvenirs, belle, et joyeuse, le regard toujours bienveillant. A ses côtés, mon père était bien loin de l'ombre qu'il était devenu sur ses dernières années. Il était de nouveau mon père, mon roc. Et Casey, eh bien, il était Casey. J'aurais tellement voulu le garder auprès de moi. J'étais une meilleure personne quand il était là. Je secouai la tête et reportai mon attention sur Chayton. Les regarder me faisait du bien autant que cela me faisait souffrir. Peut-être que si j'arrivais à les ignorer assez longtemps, ils disparaitraient comme ils étaient apparus. Chayton, lui, regardait dans le vide, pourtant il semblait focaliser son attention sur quelque chose, ou quelqu'un, de précis, que je ne pouvais pas voir. Je souris à sa remarque.

« A part les morts, vous voulez dire ? »

Je me demandai combien de temps la drogue ferait effet. J'avais juste décidé de sortir pour fêter Halloween, pas pour voir des fantômes. Tout cela n'avait aucun sens. Et pourquoi le manoir semblait-il vide tout à coup ?

« Chayton, ça vous dirait d'aller voir dans une autre pièce ? Peut-être que les morts ne nous suivront pas. Et même s'ils le font, on pourra sûrement trouver quelqu'un qui nous aidera, le manoir était plein de monde. Ca vous dit ? »

Je n'osais pas le tutoyer, malgré la galère qui nous liait. Après tout il était assez vieux pour être mon père, et je ne le connaissais pas. Ca viendrait peut-être ensuite. Pour l'instant je préférais garder mes distances, d'autant plus qu'il n'avait pas l'air de se stabiliser. Instinctivement, je le considérais comme un patient à soigner, alors que j'étais tout autant la patiente que lui dans cette situation. Je me demandais quel métier il faisait. Il faudra que je lui demande. En attendant, puisqu'il me tenait le poignet, j'en profitai pour l'emmener dans la salle d'à côté, en espérant que la famille Rivers me laisserait tranquille.

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MessageSujet: Re: Nowhere Left To Run {Enya/Chayton}   Ven 27 Nov - 18:19

Il n’était pas vraiment rassuré de savoir qu’il n’était pas le seul à voir des morts. Comment était-il supposé le prendre ? Pas en souriant en tout cas. Cela le crispait énormément. Son regarda se promena sur la nuée de morts qu’il voyait en ce moment, ce n’était vraiment pas normal. Comment Enya pouvait-elle rester aussi calme ? C’était du pur délire. Il se demanda un instant si elle aussi était réelle, si elle ne sortait pas de son esprit. Elle était un peu trop sophistiquée pour être une simple création. En plus Chayton voyait des morts, pas des gens complètement inventés par son esprit. Il n’était qu’à moitié rassuré par la présence de la femme, ignorant que ce n’était pas une doctoresse, mais une interne. Mieux fallait-il qu’il ne sache pas vu dans quel état il était déjà. Il ne voulait pas qu’on lui fasse du mal et c’était ce qui risquait d’arriver s’il n’y prenait pas garder.

« Pour se venger. »

Oui, ce serait bien une raison de lui faire du mal, en plus d’être des gens mauvais. Il craignait sa maîtresse par-dessus tout. Elle avait disparu de son champ de vision, mais il n’était pas dupe, il était convaincu qu’il allait la voir à nouveau. Rien qu’à cette pensée, un tressaillement courut le long de son échine. Non, il ne la reverrait pas, elle était à bien des dizaines et des dizaines de kilomètres de lui. Ils ne se reverraient jamais plus, il devait se calmer. Il ne risquait rien ici, absolument rien. Gawain allait l’engueuler quand il rentrerait, il en était convaincu à cet instant. Pourtant, ce n’était pas le seul problème qu’il avait à cet instant. Il se demanda si Enya voyait les mêmes morts que lui, mais n’osa pas demander, il avait ses limites, vraiment. Il n’avait pas envie d’expliquer qui il voyait car il ne voulait pas donner des explications. Il se sentait responsable de la mort de sa compagne et sa fille. Comme il se sentait responsable de la mort de la fille de sa maîtresse. Il ne se le pardonnerait jamais. Il hocha la tête quand elle lui répondit à sa question par sa question. Oui il y avait d’autres gens différents que les morts et cela le dérangeait profondément. Ces instincts animaux lui disaient de fuir.

Sauf qu’il n’arrivait pas à fuir. Il était vraiment fasciné par ce qu’il voyait. Il y avait quelque chose qui le captivait. Il fallait bien avouer que revoir sa femme et sa fille lui avait mis du baume au cœur.

« Vous pensez vraiment qu’on va trouver de l’aider ? »

Lui n’y croyait pas, il se voyait plus comme une victime qui ne trouverait jamais d’issu. Il tenait toujours Enya et la suivit automatiquement quand elle alla dans une autre pièce. Il bougeait sans vraiment réfléchir. L’autre pièce était sombre et contenait pleine de statues de buste. Chayton lâcha la brune et s’approcha d’une des statues. Il eut l’impression que l’objet pleurait des larmes de sang, impossible pourtant !

« Enya… »

Il s’apprêtait à dire quelque chose quand une main se posa sur sa bouche et le tira dans l’obscurité. Il ne pouvait pas hurler et il sentait cette présence malfaisante contre lui. Il avait envie de pleurer et ce fut ce qu’il fit. Un hurlement le traversa, un hurlement étouffé à cause de la main contre la bouche, quand on lui brisa un os sans aucune pitié. C’était son poignet. Il fut rejeté dans la lumière, aux pieds d’Enya et il tomba à genoux en sanglotant, tenant son poignet déformé. L’os formait un angle étrangle et cela commençait doucement, mais sûrement à gonfler.

« On m’a brisé le poignet ! Bor*** de mer**, il y a un malade dans l’obscurité ! »

Il hurlait aussi fort qu’il le pouvait. La douleur le réveillait, mais lui faisait prendre conscience qu’il était dans un véritable cauchemar. Ce n’était pas possible. Il allait se réveiller, forcément. Ah non, il ne semblerait pas. La soirée s’annonçait vraiment plus difficile que prévu. Il ne cessait de pleurer, mais à travers ses pleurs, il y avait autre chose. Il y avait de la rage qui commençait à se réveiller. Ses bêtes n’avaient pas apprécié se faire malmener de la sorte. Le skinchanger avait l’air faible, mais il ne l’était pas tant que cela en réalité. C’était quelqu’un de féroce.
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MessageSujet: Re: Nowhere Left To Run {Enya/Chayton}   Dim 6 Déc - 22:47

Qui que soit ce Chayton, il avait de toute évidence un passé plus trouble que le mien. Le simple fait de voir des fantômes en soi était déjà effrayant. Mais mes fantômes à moi étaient ma famille, ceux que j’aimais et qui m’aimaient, et ils me regardaient avec bienveillance. Les siens étaient des esprits vengeurs, et ils lui faisaient peur. Etait-ce vraiment étonnant au fond ? Le monde était en lente reconstruction sur ses cendres. La Nouvelle-Orléans était un refuge, ses habitants des survivants. Au fond, mon histoire était presque banale, et je n’étais clairement pas la plus à plaindre. Il devait y avoir une histoire bien lourde derrière ces rides.
Par précaution, je le tirai derrière moi pour sortir de la pièce. Il me demanda si nous allions réellement trouver de l’aide. Je lui adressai un sourire qui se voulait le plus rassurant possible.

« Bien sûr. Ce manoir était plein à craquer de monde, ils ne peuvent pas s’être tous évaporés en un instant. On trouvera forcément quelqu’un qui nous aidera. »

Mais au fond de moi, mon cœur battait la chamade. Je ne sais pas si j’essayais de le rassurer ou de me rassurer moi-même. J’avais un mauvais pressentiment, cette petite voix au fond de moi qui me disait que nous n’allions trouver personne pour nous aider. Le manoir était beaucoup trop calme depuis que mes parents étaient apparus. Comme s’il s’était soudain trouvé vide, me laissant seule avec Chayton. La pièce suivante fut effectivement vide, à l’exception d’une série de statues toutes plus étranges et angoissantes les unes que les autres. Mauvaise porte, de toute évidence. Chayton me lâcha quelques secondes et j’en profitai pour aller jeter un coup d’œil à une pièce voisine, qui était tout aussi vide.

« Enya… »
« Hmm ? », répondis-je distraitement, me dirigeant à pas pressés vers une autre porte pour voir si j’aurais plus de chance ; Mais toutes les pièces semblaient désertes. Soudain Chayton poussa un grognement étouffé, puis un cri. Je me retournai, paniquée : je ne le voyais plus. Je me précipitai vers les statues en l’appelant, et il se retrouva à genoux devant moi, sanglotant. Je me mis à sa hauteur, par réflexe, alors qu’il clamait qu’on lui avait brisé le poignet.

« Mais non voyons Chayton, ce n’est pas…. »

J’allais dire « pas possible », mais il fallut se rendre à l’évidence. Je pris délicatement son poignet : l’os était brisé sec. Ca s’était passé en une seconde à peine, le manoir était désert. Y ‘avait-il réellement quelqu’un dans la demeure qui s’amusait à nous suivre caché et nous faire du mal ? J’avais du mal à croire l’ampleur que prenait cette fête. Ma panique risquait à tout moment de prendre le contrôle, mais il fallait que je reste forte. Chayton avait clairement perdu les pédales, il sanglotait comme un enfant, et si je perdais le contrôle moi aussi, nous étions foutus.

« Chayton, il va falloir se calmer là. C’est une question de survie, ok ? On doit sortir d’ici à tout prix. Je sais que c’est douloureux, mais il faut continuer à avancer et trouver le hall d’entrée. »

Mais j’avais l’impression qu’il ne m’écoutait pas. Il semblait…ailleurs, différent. Je soupirai, me relevai et tâchai de le relever aussi avant de l’entrainer à ma suite dans une autre pièce. Elle était baignée de lumière, mais elle n’avait qu’une issue. Et ma famille la bloquait. Je m’arrêtai, puis me tournai vers Chayton.

« Vous voyez des gens devant la porte ? »

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MessageSujet: Re: Nowhere Left To Run {Enya/Chayton}   Sam 12 Déc - 18:42

La douleur, que de la douleur et cela vrillait ses sens. Il n’en pouvait plus, tellement plus qu’il était à deux doigts de verser. Il tremblait de tout son corps. La douleur avait été soudaine et extrêmement violente. Il avait peur comme jamais. Quel genre de créature vous faisait cela, hein ? Il avait envie de vomir. Il leva son regard humide sur Enya qui s’apprêtait probablement à dire que ce n’était pas possible, mais se figea en pleine phrase. Elle semblait surprise et il la regarda droit dans les yeux. Son poignet était brisé et cela faisait un mal de chien. Il se demanda si elle doutait de lui et il eut bien envie de l’engueuler, mais il prit sur lui. Ce n’était pas la peine de se faire une ennemie. Il avait suffisamment de problèmes ainsi sans en rajouter une couche même s’il était énormément frustré. La voix de la femme ne fut en rien rassurante et il la détailla pensivement tandis qu’elle venait de lui parler. Se calmer ? Il ravala lentement ses larmes, renifla piteusement même s’il savait que ce n’était pas digne d’un homme, mais il s’en fichait bien. Peut-être que son silence fut trop agaçant car il l’entendit soupirer avant de l’aider à se redresser.

Automatiquement Chayton replia le bras de son poignet blessé et tentait d’éviter que quoi que ce soit touche sa main. Il tremblait comme une feuille et se colla à Enya comme si elle pouvait effacer sa douleur, mais cela ne serait jamais le cas. Le skinchanger tressaillit quand la lumière l’illumina et il cligna faiblement des yeux même s’il ne dit rien. Il ne comprit pas pourquoi ils s’arrêtèrent. Quelle porte ? Il vit la porte en question et se figea en voyant la fille de sa maîtresse devant.

« Il y a une fillette… »

Ils pourraient passer, ce n’était qu’une question de volonté, il suffisait de le faire et ils s’en sortiraient. Ils pourraient ainsi retourner au hall d’entrée. Chayton s’écarta de la jeune femme et lui sourit tendrement pour lui faire comprendre que tout allait bien, qu’elle ne devrait pas s’inquiéter. Certes, il y avait un fantôme devant la porte, mais tout irait.

« Nous ne devons pas laisser le passé nous retenir Enya. »

Dit-il calmement. Il pensait vraiment ce qu’il disait et il espérait que cela l’aiderait pour évacuer toutes les peurs qui pouvaient le traverser à cet instant. Il pouvait passer à travers la fille de sa maîtresse, il l’espérait tellement. Il attrapa Enya par le poignet et la tira tandis qu’il se dirigea vers la porte. Il avait peur. Il avait une boule au ventre, mais il ne pouvait pas reculer, pas maintenant. Il devait le faire, il allait y arriver, forcément. Le skinchanger se figea en approchant de la porte. Soudainement, il ne voulait plus franchir cette porte. La fille de sa maîtresse la regardait avec un calme étrange. Il savait bien qu’elle était morte, qu’elle n’était qu’un reflet du passé. Il posa son regard sur la brune à ses côtés et se demanda un instant si elle aussi voyait des choses devant la porte. Le léopard en lui montrait les dents tandis que la douleur dans le poignet remontait lentement, mais sûrement. Il devait tenir bon. Il passa à travers la fille de sa maîtresse et poussa la porte. Chayton ne comprit pas ce qu’il avait sous les yeux en premier lieu. Il cligna plusieurs fois des yeux. La pièce était vide, vide de tous meubles à part des gens éparpillés ici et là qui murmuraient tout bas.

Son regard foncé se posa sur la femme à ses côtés pour voir si elle voyait la même chose que lui ou s’il ne faisait qu’halluciner. Il se le demandait bien à cet instant. Il n’arrivait plus à distinguer la réalité de l’imaginaire. Il en était malade d’avance. Le skinchanger était vraiment fatigué et ne rêvait que d’une chose au final, rentrer chez lui.
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MessageSujet: Re: Nowhere Left To Run {Enya/Chayton}   Mer 16 Déc - 12:19

Cela ne s’arrêterait-il donc jamais ? Je commençai à me dire que l’on ne sortirait peut-être pas d’ici, et que mes fantômes me poursuivraient peut-être ad vitam eternam. Chayton était dans un sale état et je n’étais même pas capable de l’aider, ce qui frustrait le médecin en moi au plus haut point. J’essayais de trouver  une raison à tout ce bazar. Pourquoi moi, pourquoi lui, pourquoi ces morts, pourquoi ce manoir ? A priori, Chayton et moi n’avions rien en commun, sauf d’avoir des morts dans notre entourage, mais c’était le lot de quasiment tous les habitants de la Nouvelle Orléans. Mon cerveau tournait à plein régime, essayant de trouver un lien, une logique, alors que je faisais face à ma famille.

« Il y a une fillette…. », répondit Chayton, et je me tournai vers lui d’un bloc, surprise. Nous ne voyions pas les mêmes choses, mais visiblement il avait perdu une fillette, peut-être sa propre fille. Etait-ce cela le lien, la perte d’une personne jeune ? Casey n’était plus un petit garçon lorsqu’il était mort, mais il n’était pas encore majeur. C’était tordu, mais ça pouvait fonctionner. Mon cœur s’apaisa un peu à cette idée. Il y avait une logique ; alors nous avions une chance de sortir. Peut-être, probablement, avais-je tout faux, mais peu importe, j’avais besoin de ça pour l’instant. Par contre, traverser les corps de mes parents et de mon frère, c’était au dessus de mes forces. Alors comment sortir ? Pas question de faire marche arrière et de retourner dans la salle où Chayton s’était fait agresser.
Tout à coup il s’éloigna de moi, alors qu’il était resté fermement scotché à mon bras depuis la casse de son poignet. Il avait un sourire aux lèvres. Il semblait différent, serein. Sans que je sache pourquoi, un sourire s’esquissa sur mes lèvres, entrainé par le sien.

« Nous ne devons pas laisser le passé nous retenir Enya. »
Je fus sans réponse pendant une seconde, jetant un œil à ma famille. Plus facile à dire qu’à faire. Mais Chayton semblait avoir retrouvé la foi, et il me la transmit avec toutes ses forces alors qu’il m’attrapait à son tour le poignet et m’entrainait vers mes fantômes. Ils étaient si près que je pouvais presque les toucher. Je me mis à trembler malgré moi, mon cœur ne répondait plus de rien, mais Chayton avait l’air déterminé et si je ne le suivais pas maintenant, nous perdions peut-être notre seul éclat de témérité. Alors je franchis la porte avec lui, passant au travers de mes parents comme s’ils n’étaient faits que de fumée. J’ouvris de grands yeux lorsque je vis tous ces gens regroupés dans la salle, que j’entendis tous les murmures  qu’ils échangeaient. Nous avions réussi. C’était donc quoi, un test ? On avait oublié de nous préciser que le thème de la soirée était « affronte tes morts » ? Je secouai la tête et portai mon regard sur Chayton et sourit.

« Je crois qu’on voit la même chose tous les deux, pour le coup. »

Elle lui claqua une bise sur la joue, et émit un petit rire. C’était fini. Une porte venait de s’ouvrir derrière un groupe, sur le hall d’entrée, et la sortie, leur salut, au bout. Les gens commençaient déjà à se précipiter pour sortir de ce lieu maudit.

« J’aurais pas traversé sans vous. Merci, Chayton. Venez, on va s’occuper de votre poignet »

Et elle l’entraina doucement à la suite du flot d’invités qui s’échappaient de cette soirée effrayante. Une chose était sûre, elle n’irait plus jamais mettre les pieds dans ce manoir. Les soirées d’Halloween désormais, ce serait au chaud chez elle avec un livre.

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