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 Nowhere Left To Run {Marie/Calyxte}

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MessageSujet: Nowhere Left To Run {Marie/Calyxte}   Sam 24 Oct - 14:37


« It's close to midnight and something evil's lurking in the dark »



Calyxte Breckenridge & Marie Armstrong
featuring

Halloween. La décadente et l’opulente. La fête des morts de la magie étend son aura dans les rues de la Nouvelle-Orléans. Chasse le temps d’un soir les ombres du Gouvernement et de son oppression. Et vous êtes en ce jour conviés à participer à des festivités organisées pour vous offrir l’occasion de frôler l’allégresse. Derrière les portes de l’inquiétant Manoir se tient la soirée de l’année. Celle qui restera sur toutes les lèvres et dans tous les esprits comme la nuit où le mythe est devenu réalité. Oubliez les fards qui sont les vôtres le jour levé, à la tombée de la nuit tous les masques tomberont.

Vous avez été invité à venir vous perdre dans la chaleur d’une soirée guindée, au luxe et à l’oisiveté entêtante. Engoncés au milieu de la foule et ses rires. Vous ne pensiez pas devenir le personnage principal d’une redoutable tragédie. Car derrière ces visages affichant un sourire de façade, se cache la Mort. Uniques entités vivantes au milieu des morts. Revenants des siècles passés, morts provoquées par votre main, proches disparus, ils se rappellent tous à votre bon souvenir. Pour le meilleur et surtout le pire. Les portes de la demeure se sont scellées et ne s’ouvriront que lorsque le soleil viendra frapper contre les lourds rideaux de velours. Coupés du monde, vous êtes seuls avec les esprits d’Halloween. Nul besoin d’être un sorcier pour les voir, ils sont aussi réels que vous et moi, tangibles et faits d’une chair froide.

Sachez aussi que ce qui se trouve dans votre verre n'est pas vide de malice. Qu'importe votre essence, vous ferez les frais d'un autre sort jeté sur votre pauvre petite personne. Humains, métamorphes, sorciers, voleurs de vie ou possédés, votre humanité sera aussi futile que le verre dans les mains du fantôme qui vous frôle :
- Marie, tu vois le souvenir le plus violent vécu par une personne chaque fois que tu la touche.
- Calyxte, tout ce que tu touche se nécrose.

(Le sort peut durer tout le topic ou seulement pendant un nombre de messages plus restreint, selon votre envie.)

Et pour que la fête ne soit encore plus belle, voici votre premier défi:
- Calyxte : farfadet, tombeau, photophore, sorcellerie
- Marie : vampire, confiseries, cercueil, marmite


(Déguisements conseillés mais facultatifs.)

Ordre de passage:
1 - Marie Armstrong
2 - Calyxte Breckenridge


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MessageSujet: Re: Nowhere Left To Run {Marie/Calyxte}   Dim 1 Nov - 21:44



Les portes s’érigent devant moi et d’un geste presque mal assuré, j’ajuste mon masque sur mes yeux. Je ne désire pas me faire reconnaître et rien de mieux que de se glisser parmi les vampires, sorcières et autres monstres spéciaux d’Halloween, parée d’un magnifique masque vénitien et d’une robe en accord. Rien de bien original en somme, mais ce n’est là qu’un simple artifice. L’anonymat est mon unique option pour la soirée, d’autant plus avec l’avenir qui se profile pour moi. Cependant, lorsque je me trouve devant cette vaste demeure, un brin inquiétante, j’hésite. Pas certaine de vouloir en franchir les battants, je bloque quelques secondes avant d’en passer le pas, après un long soupir d’encouragement. Cette soirée m’ennuie déjà d’un côté et je me demande encore ce que je viens faire dans le coin. Le manoir me rappelle étrangement mon ancienne demeure, celle de Kyran que je regrette encore aujourd’hui. Et je me pare d’un nouveau soupir lorsque je me souviens que ceci n’est plus qu’un lointain souvenir. L’envie de le mener au cercueil me prend une nouvelle fois mais je tente de contenir ma colère inavouable en observant autour de moi. Rien de très rassurant, mais l’ambiance Halloween est très respectée. Les confiseries s’étendent sous mes yeux et la tentation d’en prendre une me parcoure juste assez longtemps pour que je laisse ma gourmandise s’exprimer. D’un geste vif, j’attrape l’une d’elle sur la table non loin et il ne me faut guère longtemps pour la grignoter, un sourire aux lèvres. Le sucre n’est pas ma passion, mais dernièrement, la moindre chose un peu positive suffit pour me faire retrouver le sourire. Pourtant, je le perds bien vite lorsque j’avise le monde autour de moi.

Probablement n’aurais-je pas du venir. L’humeur n’est pas forcément à la fête et je m’en aperçois maintenant que je me trouve en présence de tant de gens. Mes yeux se ferment soudain et je me tourne vers ce qui ressemble à un bar afin d’abreuver mon gosier soudain asséché. La soirée commence mal, pourtant je ne désire pas m’en aller sur le champ. Je préfère vider un deuxième verre avant de le remplir directement à la source, dans la grande marmite posée sur la table. D’un geste, je fais volte face afin d’embrasser la foule du regard, à la recherche d’un visage familier. Malheureusement, la plupart des présents ont fait l’effort d’un grimage aux couleurs de la fête et je ne parviens pas à reconnaître. Des odeurs familières trainent mais mélangées à celles indistinctes d’inconnus, si bien que j’ignore totalement qui peut se trouver au sein de ces murs. Je secoue la tête, mord mes lèvres et enfin avance d’un pas décidé vers le cœur de la fête. Il est plus que temps pour moi d’exhiber mes jambes élancées au monde et armée de mon plus beau sourire hypocrite, je salue le monde.

Je serre des mains inconnues, gratifient d’un sourire des visages masqués et ne remarque pas sur le champ ma tête bourdonnante. Le bruit vient soudain me perturber et c’est un vertige qui me prend, juste une seconde. Je reprends vite contenance, si vite que je crois même avoir rêvé le malaise précédent. Sans plus m’en préoccuper, j’hausse soudain les épaules et continue ma quête de salutations. C’est une main serrée qui me brûle soudain et mon esprit s’emplis de souvenirs qui ne sont pas les miens. D’un réflexe, je resserre mes doigts tandis que mes yeux se font vagues. Le visage de l’homme dont je tiens l’épiderme se dessine, hurlant, une petite fille gelée se meurt entre ses bras et la douleur me prend soudain au cœur. D’un épine, je le sens saigner juste une seconde alors que dans la précipitation, je relâche enfin l’inconnu… « Mademoiselle. Vous allez bien ? » D’un geste, je l’empêche d’approcher et recule, jusqu’à ce que mes talons me fassent trébucher et chuter au sol. Mon séant rencontre le sol bien trop tôt et c’est un grognement de douleur que je laisse échapper lorsque dans le mouvement, je viens me cogner la tête.

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MessageSujet: Re: Nowhere Left To Run {Marie/Calyxte}   Mar 3 Nov - 22:15


Un rituel qui a fait partit de sa vie pendant des années. Les réjouissances précédant la fête de morts. Les sacs qui se remplissent de bonbons et les maux de ventre qui s’invitent à la fête le lendemain. Les nuits passées avec Ethan à échanger les friandises, à se battre pour obtenir la meilleure guimauve avant de s’endormir, du sucre plein la tête et le cœur. Ce n’est pas le même plaisir qui se déchire sa raison lorsqu’il franchit les portes du manoir. C’est un tombeau dans lequel il s’engouffre. Une mascarade à laquelle il a longtemps hésité avant de s’y mêlé. Il n’est pas le seul à avoir choisir la simplicité. Opté pour l’absence de quelconques artifices. Seulement la décontraction d’une tenue jurant avec les costumes dont il peut se parer en temps normal. Le cuir d’une lourde veste, posée sur un tshirt sombre qui s’accompagne d’un jean. Et les cicatrices, toujours masquées par l’illusion du maquillage. Il a songé, pendant un bref instant à les laisser libres. Exposer sa plus vile déconvenue aux yeux du monde sans prendre le risque d’attirer les regards suspicieux. L’exercice fut au-dessus de ses forces. La panique dans le cœur et la douleur dans la gorge. Il cache la folie d’un autre sous des artifices et sous la barbe qui vient lui creuser les joues. Négligence trouvant sa source dans l’horreur d’une réflexion qu’il ne parvient pas à affronter chaque matin. Et par réflexe, le soldat embrasse la pièce du regard. Cherche les miroirs pour s’en tenir le plus éloigné possible, la peur au ventre. L’avertissement sonne contre sa poitrine mais déjà ses doigts se saisissent à la volée d’un verre, porté sur les épaules d’un vulgaire farfadet. Le venin lui brûle la langue et il le sent se répandre dans les méandres de sa carcasse. Des frissons courent le long de sa peau, à mi-chemin entre le rejet et une étrange satisfaction.

Le malaise qui le ronge se fait tempête lorsque son nom résonne contre ses tympans. C’est un membre de l’Assemblée qui se rapproche. Le sourire aux lèvres derrière la légèreté d’une tenue de vampire supposé guinder. La mécanique se met en route et le soldat appose sur ses lippes une réponse à l’allégresse de l’homme. Les politesses s’échangent et les mains se serrent. Le temps de quelques secondes et les pupilles du soldat dévient vers les mains qui se lient. Brûlé par la vision qui s’offre à ses yeux, Calyxte se libère de l’étreinte d’un geste vif. Recule d’un pas, les pupilles rivées sur la chair happée par la mort. Sorcellerie. L’abomination de son essence qui se manifeste d’ordinaire lorsqu’il est sujet à une extrême faiblesse. Ou soumis à la violence de ses colères. L’incompréhension se fige sur ses traits, appose un pli contre son front et le soldat se dérobe. Il s’éloigne de la masse. L’ombre errant au milieu des corps en prenant soin de n’en toucher aucun. Chaque frôlement affole son cœur. Dissipe dans son organisme les relents d’un inconfort évident. Se priver de tout contact, dans une manifestation comme celle-ci. La folie de la chose le pousse à serrer les dents, et Calyxte croise les bras contre son torse, en protection. Les mains se dissimulent sous le cuir, s’y abritent pour épancher une quelconque récidive. A la lueur hésitante d'un photophore, il assiste à la fête. Contemple du bout des cils les artifices et les déguisements qui s’étalent sous la glace de ses prunelles. Les démons factices lui arrachent d’infimes sourires. L’esquisse d’un temps à présent révolu qui n’a de cesse de se rappeler à lui. Les éclats de rire et les conversations, il s’en abreuve. Les dévorent jusqu’à s’en imprégner le cœur. Pour chasser la peur du vide. De cette solitude qui le fige dans les fils d’une angoisse assassine. Calyxte déroule ses bras et s’absorbe un instant dans la contemplation de ses mains. Aucun tremblement, seulement la blancheur de sa peau. La mort n’a laissé aucune trace contre sa chair.

Le bruit d’une chute le sort de ses pensées. La tête se relève brusquement et le regard en cherche la source. Pour venir embrasser la silhouette féline qui choit sur le sol. Il esquisse un pas en direction de l’infortunée, s’immobilise lorsque sa malédiction se rappelle à lui. Un autre s’approche et vient en aide à la jeune femme. Et sous le grimage, Calyxte a l’affreuse impression de le connaître, cet homme. Les regards se croisent alors que la demoiselle époussète sa robe. Et la stupeur le prend à la gorge. C’est un de ses anciens soldats qui se tient devant lui. Qui lui adresse un signe de tête accompagné d’un "Monsieur" qui le font frissonner. Il est mort. Il a assisté à son trépas, a tenu sa main ensanglantée avant que la vie ne s’échappe totalement de sa poitrine. Un frisson glacé lui lacère l’échine, les lèvres s’entre-ouvrent sous la force de la stupeur et le regard ne peut se détacher de la nuque de l’homme qui s’éloigne. L’incompréhension dans les veines, elle fige et glace son sang pour mieux le laisser avec un fantôme de son autre vie.

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MessageSujet: Re: Nowhere Left To Run {Marie/Calyxte}   Dim 8 Nov - 19:14



J’aurais pu jurer, mes pieds empêtrés dans ma robe. Je n’aime l’image que je renvois actuellement. Je suis bien loin de la femme faible qui s’écroule à la moindre contrariété. Pourtant mon cœur se trouve toujours meurtri de ce qu’il vient de voir, ressentir. La perte de l’homme que je viens de saluer est vivace, cruelle et douloureuse et l’avoir ressenti à mon tour me contrit. Tant que je reste plusieurs secondes au sol. Probablement trop longtemps puisqu’un homme se propose rapidement pour me tendre sa main et me relever. « Mademoiselle. Laissez moi vous aider ! » Il tend la main vers moi, ce nouvel inconnu, mais je la dédaigne, pour me remettre sur mes pieds, seule. Je ne souhaite pas réitérer l’expérience précédente même si par son sourire, il me donnerait envie d’accepter son aide. Je m’abstiens et d’un geste presque théâtral, je reviens sur mes pieds et époussète ma robe négligemment. D’un signe de tête, je veux remercier l’inconnu mais son regard semble absorber ailleurs. Comme attirée, j’épouse son mouvement et mon cœur loupe un battement lorsque je croise ses traits. Probablement aurais-je du m’en douter, friand qu’il est de ce genre d’évènement, cependant c’est presque un choc que de voir Calyxte si près de moi. Sa barbe aurais-je pu me tromper, mais chaque parcelle de son visage est imprégnée quelque part dans ma mémoire, m’interdisant de me tromper sur le sujet. Tel un asticot qui viendrait grignoter un cadavre, la contrariété vient gratter mon cœur abimé, mais je m’efforce de repousser cette impression. L’envie de repartir dans l’autre sens me prend soudainement mais l’effroi de ressembler à une mégère impolie me force à mettre un pied devant l’autre pour avancer vers lui. Par réflexe d’ailleurs, je cherche l’image de ces cicatrices, et l’obsession d’en découvrir l’origine me prend de nouveau. Je chasse la pensée d’un clignement d’yeux tandis que dans mon avancée, je donne un malheureux coup d’épaule à un homme de passage.

L’image me prend soudain. Et je sursaute de me voir. C’est à l’image de l‘évènement précédent. Cela ressemble à un souvenir qui ne m’appartient pas. Seulement je suis dedans et je ne comprends pas aussitôt. Puis ma lame se lève, s’abat, mortelle. Alors je recule d’un pas et le visage de l’inconnu m’agresse soudain. Je le reconnais. Sa carotide, je l’ai tranché. Il n’a pu survivre à un tel acte et le voilà pourtant devant moi, une peur dicible sur le visage. Il cligne des yeux et se détourne aussitôt d’un pas pressé. Je tends ma main vers lui, dans une tentative muette pour le retenir, mais je ne sais même pas pourquoi je voudrais le faire. Cet homme n’existe pas, il ne devrait pas exister… Pourtant dans sa fuite, il vient percuter l’homme que j’allais voir. Et le mouvement du choc est bien visible sur l’ancien membre de l’assemblée. Probablement n’est ce qu’un plaisantin, qui profite d’Halloween pour me faire une bien mauvaise blague. Je fronce les sourcils, m’avance d’un pas décidé vers lui et sans préambules, je lui lance finalement. « Tu… l’as vu ? Cet homme. Il… pour de vrai ? » Contrairement à mon habitude, mon discours se fait erratique tant cette rencontre m’a perturbé. Je me reprends pourtant très vite et redresse les épaules pour l’écraser de ma mythique prestance. Enfin je souris et m’empêche de justesse de le toucher, comme en réticence de mes deux précédentes expériences. « Pardon. Je suis incorrigible. Comment vas-tu Calyxte ? » Question rhétorique, il ne m’apposera qu’une généralité, j’en suis persuadée, pourtant je me maintiens devant lui, dans l’optique évidente d’obtenir un peu de son attention. Et je ne peux qu’observer sa tenue qui n’a rien à voir avec son habitude. Cela va très bien avec la barbe, bien moins avec le personnage que je connais. J’esquisse donc une moue dubitative avant de lancer, sans crainte de ressembler à un dragon de la mode. « Tu te pares de costumes classes pour ta vie de tous les jours, mais la fois où tu te rends à une fête, tu te négliges… Intéressant costume d’Halloween. » J’éclate de rire, soudain beaucoup plus détendue. Probablement trop ravie d’avoir à faire avec lui dans un espace public. Sans risque donc de céder à l’appel que son bas ventre ne cesse de lancer.

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MessageSujet: Re: Nowhere Left To Run {Marie/Calyxte}   Jeu 12 Nov - 20:18


Ils s’accrochent et s’embrasent. Les regards de ces deux âmes qui furent liées des années en arrière. L’écho de la mort contre ses tempes et l’arrière-goût du sang sur la langue. Il tressaille, de toute sa stature. Se laisse dominer par les doigts de glace qui caressent sa peau sans vergogne. Le souffle retenu prisonnier dans sa gorge, alourdissant ses poumons à mesure que le contact perdure. C’est une ombre devant sa vision qui le pousse à ciller. Et briser le contact. Il le perd et l’instant suivant, Calyxte tente de retrouver ce visage au milieu de la foule et des masques. Les mains tremblantes d’une nervosité proche de l’angoisse, il pousse ses phalanges à se refermer pour maintenir un semblant de contrôler. Le cerveau refuse de comprendre mais déjà le cœur se serre dans sa prison de chair. Si les fantômes de sa vie passée, les morts désertant les limbes pour revenir fouler le sol de leur ancienne demeure. Il a vécu avec ces esprits. Appris à composer avec leur présence et ces voix résonnant dans les méandres de son être. Ils n’ont pourtant jamais été aussi réels qu’en cet instant. Trop vivant à son goût pour parvenir à dissiper le malaise. Et alors qu’il s’accroche à la vision de l’ancien soldat déchu, inconsciemment ses pupilles cherchent un autre visage. Il effleure les traits et les sourires jusqu’à l’ivresse pour s’assurer que celui qu’il cherche n’est pas ici. L’assassin. Dissimulé derrière l’outrage d’un masque ridicule. L’inspection se solde d’un échec, et l’ignorance appose un vide dans ses entrailles. Celui qui le dévore à chaque fois que le décor se fait désert, obscur et silencieux. L’air se vide dans un soupir visant à évacuer toute la tension qui est venue se ficher contre sa nuque pendant ce court laps de temps.

Perdu dans les limbes de ses craintes, il en a oublié la présence de la métisse. Reporte son attention sur la jeune femme alors qu’elle s’approche de lui. Il esquisse un infime pas en arrière. Empreint d’un sordide réflexe qui le pousse à se monter méfiant. A garder ses mains jointes dans son dos pour éviter tout contact malencontreux. Et il sent dans son regard. L’insistance et l’indécence qui cherchent, scrutent les traits pour mieux deviner la présence des cicatrices qui dévorent la chair. Les pupilles se rétractent sous la force de la déconvenue. Le masque s’appose alors sur les traits de fer. Le temps d’un battement de cils et c’est un druide farceur qui rompt la distance entre eux. Le contact la trouble presque autant que la poignée de main exercée avec le politicien. La nécrose n’apparaît pas cette fois. Et le constat pousse le soldat à froncer les sourcils. Un pli de contrariété creusant son front, à la manière d’un écolier tétanisé devant un problème à la résolution impossible. Il vacille lorsque la question se fige contre ses tympans. Se dérobe le temps d’une contraction aortique défectueuse et repose le gris de ses prunelles sur la métisse. « - Pourquoi ne l’aurais-je pas vu ? Les fantômes n’existent pas Marie. » Les lippes se parent d’un sourire de circonstances. Et la voix vibre d’un amusement factice. Il leurre son audience alors que son pitoyable mensonge le révolte. Trop réels pour être le fruit de leur imagination commune, les spectres sont les œuvres d’une puissance assassine. Le contact le frôle et la mécanique de défense s’exécute dans l’instant. Le pied foule le sol et recule la masse impassible. « - Aussi bien que l’on puisse l’être dans une soirée de ce genre. » Calyxte baisse alors la tête, ancrant son regard aux perles sombres qui le scrutent. « - Et à voir l’expression sur ton visage, je doute que les choses se déroulent comme tu l’entendais. » Un sourcil se hausse, et l’incrédulité s’appose dans ses pupilles. S’il commence à entrevoir les sombres fils qui tissent cette mascarade, l’impression que le mirage est tout autre suivant la personne ne cesse de le tirailler.

Le rire et les mots qui le précèdent. La moquerie. Celle qui brise, qui fait perler les larmes contre les cils. Celle que ses camarades n’ont eu de cesse de lui lancer à la figure comme on lance une orange durant toute sa misérable scolarité. L’affront qu’elle vient de lui faire tire ses traits. Et la glace se reforme dans son regard alors qu’il relève le menton. « - Navré de ne pas répondre à tes exigences stylistiques. Une tenue trop formelle aurait été trop voyante. » S’il s’efforce d’effacer le froid qui le dévore en parant sa voix de notes chaleureuses, l’évidence reste bien présente. L'orgueil bafoué d'un être trop affecté par son apparence.

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MessageSujet: Re: Nowhere Left To Run {Marie/Calyxte}   Ven 20 Nov - 16:13


Les fantômes n’existent pas Marie… Les mots résonnent, se font une place insidieuse au fin fond de mon esprit choqué par ces retrouvailles impossibles. Ne reste que la possibilité d’une plaisanterie, cruelle. Logique embrumée, je ne réussis pas à démêler le vrai du faux. Sans parvenir à m’en empêcher, je fixe le dos de ma victime, le regarde partir lentement en emmenant mes doutes et mes questions. Cela me prend plusieurs secondes pour reporter mon attention réellement sur l’ancien membre de l’assemblée. A son sourire de circonstance s’ajoute le mien, que je tente de lancer pour dissimuler le trouble qui semble s’être incrusté, sans envie de s’en échapper. Je ne remarque pas aussitôt son mouvement de recul à mon égard mais la vérité s’impose à moi bientôt. Lui aussi semble redouter un contact entre nous et j’en viens à me demander ce qu’il se passe entre ces murs maudits. Les incompréhensions s’enchainent, me mettent mal à l’aise, je voudrais m’en aller maintenant. L’attrait du géant face à moi m’en empêche et d’un sourire nouveau qui vient parer mes lippes, je tente de donner l’illusion d’une soirée agréable. Sa réponse en demi-teinte ne m’étonne pas une seconde et j’étire mes lèvres un peu plus, cette fois réellement amusée par le côté prévisible de mon interlocuteur.

Son regard me prend, m’incise et je me surprends à ressentir un violent frisson que je tente pourtant de réprimer du mieux possible. Sur le champ, je mets cette réaction sur le fait de m’être fait percer aussi facilement. J’essaye de prétendre que tout va bien mais il ne lui aura fallu que quelques secondes pour briser toute volonté de dissimulation. « Il faut avouer que cette fête est d’un ennui monumental. Je comptais m’amuser comme une petite folle mais force est de constater que je suis bien la seule. » Je balaye mes propos d’un geste agacé de la main, mon regard refusant de quitter la froideur du sien. Je me suis habituée à la glace de ses pupilles et étrangement en ce moment de doutes, elles émettent pour mon âme une chaleur inhabituelle. Doucement, ma langue vient dévorer mes lèvres, plus pour retrouver une totale contenance que dans une volonté charmeuse. Je me reprends vite, réussi même à blaguer, rire de lui, sans volonté pourtant de le blesser.

Sa réaction du coup, me touche plus qu’elle n’aurait du. Cette fois, plus aucune chaleur pour rassurer mon cœur et la froideur me touche, m’impose un pas de plus entre nous. Mes mâchoires se serrent soudain et je m’empêche de justesse de lui balancer mon genou entre les jambes, pour simplement obtenir une chaleur, même dans sa douleur. Probablement devrais-je être habituée pourtant. A sa façon d’être, à sa susceptibilité, à lui, tout simplement. Pourtant je m’enfonce lentement dans le mépris, me refermant totalement. Ses mots se voudraient agréables, sa réponse logique… Seulement ne reste de son attitude que l’amertume d’une blague mal maitrisée. « Oublie. C’était juste une plaisanterie. Pas de quoi s’agacer. » Mon regard noir dément ma phrase. Tout comme son attitude démentait ses propos. Alors je croise les bras, certaine de ne pas réussir à m’écarter de lui tout de suite. Le bon sens voudrait me faire quitter sa proximité, mais il n’a malheureusement jamais été entendu en sa présence. L’impulsivité prend sa place, m’impose de rester là, malgré l’évidence qui s’étire entre nous. Je n’ai rien à lui dire. Probablement n’a-t-il rien à me dire non plus. Ce constat m’effraie, me blesse, sans que je n’en comprenne les raisons. Alors d’une impulsion, je viens, m’approche de lui de nouveau, dépose ma main sur son avant bras pour me permettre d’atteindre sa joue de mes lèvres. Oubliés, les souvenirs qui ne m’appartiennent pas. Oubliée, la distance que je m’étais promis de m’imposer… Le mal est fait lorsque le contact se fait entre nous et que je finis par fermer les yeux sous la force de ce qui m’atteint soudain.

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MessageSujet: Re: Nowhere Left To Run {Marie/Calyxte}   Jeu 26 Nov - 20:01


La glace craque et cède sa place à l’inconfort. Cette proximité survenue sans prévenir le prend à la gorge. L’affront encore ancré au cœur, il étend ses fibres de rancœur et de dédain. Pour mieux se retrouver pris au piège d’un malaise difficile à retenir. La main sur son bras, les lèvres contre sa joue. Calyxte tressaille, brûle de se retirer pour éviter de voir sa malédiction s’étendre à la jeune femme, mais la main d’une volonté plus forte que la sienne l’empêche de se mouvoir. Figé dans l’inquiétude, les pupilles du soldat contemplent les silhouettes fantomatiques qui se déchirent devant elle. Et au milieu des ombres, l’enfer se dessine. Ce n’est qu’un sursaut, le temps d’une inspiration et déjà elle disparaît. L’illusion d’un corps familier. Son assassin au milieu des rires. La crainte empale le cœur et il pleure sa douleur en battant plus fort contre les côtes. Les bruits ambiants s’assourdissent, et il n’y a plus que lui et le silence.

Le silence dans la chambre. Les chirurgiens face au lit, nerveux. Ethan, assit à côté et l’infirmière qui entreprend de défaire les bandages qui dissimulent le visage. C’est un Calyxte fatigué, amaigri et considérablement affaibli qui fait face à la douleur de ce qui se passe. De ce qui l’attend. Dix heures passé au bloc, le travail d’orfèvre de deux experts dans le domaine qui s’apprête à être révélé. Et la promesse d’une réussite totale de l’intervention. Il n’y croit pas. Refuse d’y croire parce que l’horreur restera à jamais gravée sur sa peau et dans sa chair. Le souvenir de son agression n’est rien en comparaison de l’hospitalisation qui a suivi. Les soins, la douleur, la rééducation. Reprendre le contrôle d’un corps à présent ennemi. Alors quand la dernière gaze parée d’écarlate tombe, le silence se fait encore plus pesant. Les deux hommes se félicitent du regard, l’infirmière se retire et Calyxte ne bouge pas. Rasé, l’absence de cheveux révèle l’étendue des cicatrices encore à vif qui court sur sa peau. Les contusions qui s’étendent et empiètent jusqu’à sa gorge. L’œil droit voilé, inutile hormis pour lui donner la vision d’un monde flou et écarlate. On lui parle mais il n’écoute pas. Il se concentre sur les bruits mécaniques qui l’entourent. Sous assistance respiratoire, relié à tout un arsenal qui le maintien en vie, le Major n’est plus qu’une ombre. Et maintenant que l’air caresse sa chair blessée, il frissonne. Ressent la douleur plus intensément encore. Il réalise l’ampleur de ce qu’il a subit. La violence de l’agression. Petit, il se plongeait des heures entières dans les aventures de son super-héros préféré : Batman. Aujourd’hui, il a la sensation d’être ce méchant au côté du visage ravagé. Double-face. Un sanglot s’étouffe dans sa gorge, fait briller la pupille de son œil valide. Il souffre et l’infirmière le voit. Elle se rapproche du malade et augmente le débit de sa perfusion de morphine pour le faire replonger dans l’apathie. La main gauche du blessé bouge, s’élève péniblement, paume offerte au vide. Il ne gratifie Ethan que de son plus beau profil, mais le soldat comprend. Rapproche sa chaise et laisse sa main se glisser dans celle de Calyxte. L’étreinte du Major est faible, mais dans cette faiblesse, son ami sent la volonté qui palpite. Alors il serre, ajoute son autre main à l’étreinte pour lui offrir tout le soutien dont il a besoin pour se relever de cette horreur dont il a été victime.

Les paupières cillent, chassant du bout des cils les fils d’un tourment qui lui ravage la peau. Il n'a pas conscience de ce que la métisse vient de voir. Ce souvenir pioché dans les méandres de sa mémoire, cet instant misérable auquel il refuse de repenser tant il lui est douloureux. Ce qui le tourmente, c'est la présence d'un fantôme qui le terrorise. Et la conscience du danger revient le heurter. « - Marie… » Il soupire le prénom tout en attrapant le bras de la métisse. Ses doigts contre le satin et la mort qui s’invite. Nécrose la peau alors qu’il la repousse avec une étrange douceur. Il l’éloigne comme pour la mettre à l’abri de ce qu’il est. De ses propres tourments. Et une fois la sécurité instaurée, il la lâche. Plus vivement qu’il ne le voudrait, ses phalanges quittant sa chaleur comme si elle venait de les brûler. Le regard du soldat se fait hésitant, glisse le long de l’épaule pour venir se poser sur l’avant-bras mutilé.

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MessageSujet: Re: Nowhere Left To Run {Marie/Calyxte}   Ven 27 Nov - 18:51


L’action ne dure qu’une seconde. Le simple temps d’un baiser sur la joue. Seulement, dans mon esprit, le temps s’allonge bien plus alors que je me plonge par inadvertance dans son esprit. De nouveau, c’est la douleur qui m’accapare toute entière alors que les images floues s’éclaircissent lentement. Long frisson lorsque les murs d’un hôpital se dessine puis un second lorsque son visage bandé s’impose. Mon cœur loupe un battement, mes yeux s’arrondissent, mon souffle se bloque tandis que lentement, la blancheur des bandages vient rejoindre le sol, révélant petit à petit ce visage. Les cicatrices, encore neuves, semblent briller dans mon esprit, viennent s’y graver de façon indélébile… Seulement au final, ce n’est pas tant ça que je retiens de cette situation, de ce souvenir qui ne m’appartient pas. C’est la géhenne de ses sentiments qui s’accroche et vient gratter les parois abimées de mon palpitant. La pitié vient se mélanger lentement à la compréhension, avant de disparaître totalement face à l’évidence. Cette souffrance qu’il ressent, que je ressens maintenant, est si intense que jamais je ne pourrais l’oublier. Et me touche plus encore parce que c’est lui. Calyxte… Et que je lui voue un intérêt plus intense qu’aux autres.

Bloquée, incapable du moindre mouvement, je ne reviens au monde réel qu’à son soupir, qui vient heurter mes tympans douloureusement. Lentement je déglutis, cherche à comprendre ce que je viens de voir, mais finalement, ce n’est pas si important. Sa main qui vient m’agripper l’est et je voudrais m’en défaire, pour l’empêcher de m’éloigner. Tout simplement parce que je voudrais me blottir contre lui et lui partager ma chaleur pour lui faire perdre sa froideur. Lui imposer ma joie de vivre pour lui ôter sa tristesse. Lui apporter mon amour pour lui donner l’espoir… Et lorsqu’il m’impose la distance, je me rends finalement compte de ce que je viens de penser. Pas une seconde, je ne réalise ce que sa main me fait, parce que son regard me happe, m’interpelle et me garde sous son joug. Et il me lâche finalement. Mes prunelles toujours ancrées aux siennes, je les suis pour enfin me rendre compte de ce qu’il m’a fait. Une expression d’horreur vient soudain remplacer la mienne et je recule d’un pas, puis d’un second dans la précipitation. Mon talon vient piquer ma robe, s’enfonce aisément dans le tissu fragile et lorsque dans le mouvement, il se dépose au sol, c’est toute la robe qui vient se déchirer sous la pression. Le silence se fait, ma nudité s’expose et par réflexe, je regarde autour de moi. L’attention est focalisée sur moi, sur mon désarroi visible, sur ma peau abimée par le contact de l’homme et son mon visage désormais par le surplus de sentiments qu’il m’a transmis par accident.

Impossible pour moi de rester sous le feu des projecteurs, malgré mon besoin habituel de me faire remarquer. Cette fois c’est au-delà de mes forces et je cours presque pour m’éloigner. Je franchis les portes de cette salle pour retrouver un couloir frais, presque vide, mais encore trop vivant… Alors je sors, quitte l’étouffante atmosphère pour retrouver le bayou environnant. Bruyamment, j’exhale, cherche à retrouver un souffle décent, mais les battements désordonnés de mon palpitant m’en empêche. Je frôle la crise de panique, l’air est trop raréfié et c’est à genoux que je viens enfin m’écrouler… « Calyxte… » Le murmure m’échappe, mes yeux commencent à picoter et je me retrouve incapable de maîtriser quoi que ce soit de mon corps. La bête m’appelle, je devrais l’écouter et m’empresser de la rejoindre. J’en suis pourtant incapable… Et attend stupidement que quelqu’un vienne me rassurer…

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MessageSujet: Re: Nowhere Left To Run {Marie/Calyxte}   Mar 1 Déc - 20:08


C’est le contrôle qui s’efforce de revenir. La peur qui se rue dans les veines et l’incompréhension qui brûle le cœur. Il cille, efface les traits de son assassin de contre ses rétines. S’extirpe des méandres de son angoisse pour se concentrer sur la personne à laquelle il s’accroche. Ensevelit dans les rouages de sa détresse, il en oublie sa malédiction. Et lorsqu’elle s’appose devant son regard troublé, Calyxte recule. Il contemple l’étendue de sa condition. Cette horreur qui court sur la peau caramel. La gorge se noue, et c’est la perdition qui gagne la lutte. Le soldat s’enlise dans une gêne qui le détruit de l’intérieur, étrange et souveraine. Les pupilles grises s’amarrent un court instant à celles de la jeune femme. Et elles se heurtent à de la pitié et une souffrance qui lui est affreusement familière. Ce n’est qu’un battement de cils avant que la situation ne lui échappe de nouveau. Elle recule et se volatilise dans un soupire. Trop rapidement pour qu’il réalise ce qui s’est déroulé sous ses yeux. Le silence qui s’est apposé dans la salle lorsque la robe s’est déchirée. Il se retrouve seul au milieu d’une foule qui le dévisage. Le regard papillonne d’un visage à l’autre. Ces faces dénuées d’expressions, elles lui apparaissent telles qu’elles sont. Les souvenirs de son existence. Les âmes qu’il n’a pas pu sauver, celles qu’il a brisées. Tous les échecs de sa vie de violence et d’injustice. Le soldat recule, et le nœud coulant se resserre d’un seul coup. Les traits familiers de Snow s’affichent devant ses rétines. Immobile au premier rang, à peine dissimulé dans l’ombre. Ce sourire malsain aux lèvres. Du sang sur les mains. Son sang. L’ancien Major se reconstruit dans un raclement de gorge qui signe la fin de la mascarade. Dans un soupir, le géant fait volte-face et quitte la salle pour se réfugier à l’abri d’un couloir moins fréquenté. Snow a bougé avant qu’il ne se mette lui-même en route. Esquissant un pas dans sa direction, le sang gouttant à terre. Et maintenant qu’il regarde ses propres mains, il a l’impression que l’écarlate les dévore. L’illusion le prend au corps, écrase son cœur qui en devient affreusement douloureux. Un bip s’élève dans le semi-silence du corridor. La montre qui signale un empressement aortique trop violent. La décision s’incruste alors dans les méandres de son esprit fatigué. Quitter les lieux. S’enfermer dans la solitude salvatrice de son appartement et ne plus en sortir. Par peur de le croiser à nouveau.

L’air s’engouffre dans les poumons jusqu’à lors vides. La moiteur du bayou en contraste avec le froid mortifère qui règne à l’intérieur. C’est tout l’organisme qui revit une fois au-dehors. Le cœur qui s’allège et s’apaise alors qu’il descend les marches du perron et s’engage sur le sentier guidant les invités jusqu’à l’imposant portail de la bâtisse. Il s’est juré de ne pas regarder en arrière mais malgré-lui son attention se fait happer par la silhouette familière de Marie. Il la dépasse, se borne à ne pas vouloir s’arrêter puis finit malgré tout par s’exécuter. La peur au ventre, le soldat fait demi-tour et vient se poster derrière elle. Imposant une certaine distance entre eux. « - Est-ce que ça va ? » La question est brutale et stupide au vu de ce qui s’est passé dans la salle pleine de monde. Et le ténor d’ordinaire si ferme tremble. Trébuche contre les récifs de la tempête qui hurle sous sa peau. « - Je suis profondément navré pour ton bras… Tu n’aurais pas dû t’approcher. » C’est un reproche. Envers elle. Envers lui surtout. Parce qu’il ne parvient pas à s’y faire. A la mort qui coule dans ses veines. Et qui se manifeste sans qu’il ne le veuille. La maîtrise de sa propre nature qui lui échappe quand il contrôlait ses dons de sorciers à la perfection. La mâchoire se serre et la contrariété s’appose sur les traits de fer. « - Met ça s’il te plait, tu t’es suffisamment fait remarquer pour ce soir. » Le ton se fait implacable, plus froid qu’il ne le voudrait. C’est plus fort que lui. Une volonté instinctive qui dépasse la véritable voix de son cœur. Faire preuve d’un détachement odieux et de froideur pour rester à l’écart. Les pupilles de glace effleurent les courbes de la jeune femme avant de se détourner pour se parer de l’éclat de la gêne. La lourde veste de cuir quitte les épaules du soldat et se tend alors en direction de la métisse.

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MessageSujet: Re: Nowhere Left To Run {Marie/Calyxte}   Mer 2 Déc - 12:50


L’air s’engouffre presque trop bruyamment dans mes poumons alors que sans cesse les images reviennent s’imposer à mon esprit. De tous les souvenirs envahis ce soir, ceux de Calyxte sont de loin ceux qui m’attaquent le plus. Je me mords la lèvre violemment et finalement mes bras viennent m’entourer, pour me calmer, me pousser à retrouver un souffle apaisant. A chaque fois cependant, qu’un semblant de naturel revient, c’est une nouvelle bouffée de douleur et de panique qui me prend. Mes yeux se perdent dans le néant, je ne vois plus que la blancheur immaculée, qui s’impose en vision d’un passé qui ne m’appartient pas. Les frissons me perdent dans une dimension où il n’existe plus rien d’autre que moi, ce blanc et ce sentiment d’intense frustration. Celui de ne pas en savoir plus. Celui de ne pas pouvoir agir pour l’apaiser. Celui de ne pas être capable d’apaiser les tourments. Egarée dans mes plus profondes pensées, je ne le vois pas passer à côté de moi. Je ne le vois pas revenir non plus. Je l’entends par contre et sa question me fait sursauter soudain. Lentement je reprends pied avec la réalité, cligne des yeux afin de faire fuir le blanc et retrouver la noirceur rassurante des bayous. Toujours dans ma position prostrée, je me trouve incapable de me redresser pour lui faire face. L’afflux de sentiments, de douleur, dont aucun n’est mien, est impossible à supporter, à ajouter au tourment déjà bien actif de mon propre cœur, de mes propres souvenirs. « Non Calyxte ça ne va pas ! » Ce n’est qu’un murmure qui m’échappe, qui résonne pourtant dans la solitude qui nous entoure. Tous sont à l’intérieur, ou déjà partis, mais personne n’est à l’horizon… En tout cas à mes yeux, trop occupés à s’inquiéter de ne pas le voir. Comme s’il n’était que dans mon esprit et non pas réel.

Son odeur, familière et rassurante, empli pourtant mes narines sensibles, je sais qu’il est là, non loin… et pourtant beaucoup trop éloigné. Probablement est-ce pour mon propre bien, il m’a après tout attaqué. Sa main a distillé la mort dans mon bras, il me le rappelle, mes prunelles viennent donc happer la blessure probable, qui a pourtant disparue depuis plusieurs secondes déjà. Il reprend la parole, m’accuse de l’acte qu’il a commis et c’est la colère qui vient aussitôt reprendre ses droits. Dans sa force, elle emmène peur et douleur, les écrase contre les parois de mon esprit et prend entièrement possession de mon être. Je me tourne légèrement, juste assez pour plonger mon regard noir dans le sien. Si mes yeux pouvaient lancer des éclairs et le tuer sur place, la mort aurait pris ses droits sur lui. Cela ne fait malheureusement pas encore parti de mes attributions, si bien que je m’entends lui répondre, amère, d’un voix grave. « Oh suis-je bête ! Pour quelle raison stupide me suis-je approchée. L’évidence était pourtant là. Tu allais me faire mal. Comment n’ais-je pu le deviner. » L’ironie suinte par chacune de mes paroles, je suis pourtant incapable de lui faire face. La vision de ses cicatrices à vifs est toujours imposée à mes prunelles et si je ne veux pas avoir le réflexe de poser mon regard là où elles se trouvent, je dois me détourner et fixer de nouveau l’immensité des marais devant moi.

La pitié a totalement disparue de mon être. Je ne ressens plus que la colère et la tristesse. Ajoutées à la frustration, je viens ressembler à une bombe à retardement, qui ne demande qu’à exploser à la figure de l’ancien soldat. La curiosité aussi vient dévorer mes entrailles, mais je l’empêche de se glisser entre nous. Je ne peux lui demander ce qu’il s’est passé. Parce qu’il ne répondra pas de toute façon. Qu’il mentira le cas échant. Et je refuse d’être une fois encore déçue de son attitude si froide. Qui se manifeste une fois encore. Je voudrais voir le positif dans sa demande, dans cette veste qu’il me tend. Pourtant je ne remarque que le dédain qu’il m’adresse, que la honte que je lui impose. Et une nouvelle fois, mon impulsivité vient prendre ses droits. « Pourquoi t’es encore là si t’as honte d’être vu en ma présence ? Pourquoi tu… » continue à me voir comme une ennemie, comme un pion dans ta vie, comme une simple personne dans ton entourage… Mes propos se sont étranglés dans ma gorge lorsque ma fierté est venue m’empêcher de me rendre pathétique devant lui. Il ne mérite pas de savoir ce que je ressens pour lui. Il ne mérite pas de rester dans ma vie. Et pourtant j’attrape la veste d’un geste sec, la pose sur mes épaules et passe même les bras dans les trous qui servent de manche. Sa senteur m’assaille, m’apaise étonnamment et je viens me recroqueviller un peu plus, dans ma faiblesse. Probablement ridicule dans ce vêtement beaucoup trop grand pour moi, je resserre pourtant les bras autour des pans et m’enferme dans la veste comme dans un sanctuaire… « Pourquoi tu t’échines à repousser tout le monde… Tu as besoin de quelqu’un. La solitude… C’est destructeur. D’autant plus pour toi. » La colère retombée, c’est un nouveau murmure qui m’échappe alors que lentement, je quitte ma position pour me relever, pour lui faire face. « Tu te caches derrière tes mensonges, ta froideur… Tu éloignes toutes les personnes pour qui tu comptes… Je peux comprendre… Si c’est à cause de ça que tu t’es retrouvé à l’hôpital. Seulement… » Tant pis… Pour la douleur. Pour ma peau nécrosée. Pour la souffrance que ça risque de m’imposer une fois encore. Pour le pas en avant que je ne pourrais jamais rebrousser. Pour le refus que je vais essuyer… J’avance, tremblante, chaque pas plus difficile que le précédent et sans crier gare, j’attrape sa nuque pour lui imposer de chuter vers moi. Pour réduire notre différence de taille. Et déposer mes lèvres sur les siennes. Je m’attends à une nouvelle intrusion dans des souvenirs, mais rien ne vient. Alors je me détache lentement et tout contre ses lippes, je lâche mon ultime murmure. « Seulement je ne compte pas m’éloigner de toi. »

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MessageSujet: Re: Nowhere Left To Run {Marie/Calyxte}   Jeu 10 Déc - 20:16

L’ignorance, elle se rue dans ses veines alors qu’il surplombe la métisse. La veste entre les doigts dans l’attente d’un geste. Il ignore pourquoi il s’est arrêté quand il mourrait d’envie de quitter cet endroit qui n’a de cesse de le plonger dans un malaise déroutant. C’est la déroute qui caresse sa peau et le cœur qui en pâtit. Frappant contre les côtes jusqu’à les faire se morceler. L’édifice reste stable, accueille la réponse sans sourciller. La réponse, il la connaissait. Car elle fait écho à celle qu’il aurait pu donner si la question lui avait été posée. Au milieu des décombres et des cendres, rien ne va. Le soldat fait bonne figure, s’enlise dans le carcan de sa vie pour ne pas laisser filer ce qui le terrorise. Pour ne pas afficher sur la finesse de ses traits la déconvenue et la douleur qui le rongent. Il ne parvient pas à ses questions, car il ne sait pas quoi répondre. La langue se fait de plomb et l’arrogance se fige. Ce n’est pas de la honte, c’est une chose bien plus complexe que cela. Un mélange d’éléments contradictoires qui le pousse à osciller entre la tendresse et la colère. Les sourcils se froncent et le bras revient se poser contre le flanc du soldat lorsque Marie se saisit de la veste. Les pupilles grises l’accablent, vacillent un instant devant le schéma un brin ridicule qui s’affiche devant elle. L’esquisse d’un sourire léger qui fait tressaillir le coin des lippes avant qu’il ne soit soufflé par les paroles qui suivent.

Des reproches aux yeux de Calyxte. Une vérité qui le tue mais qu’il refuse d’entendre. Alors les épaules s’ouvrent et il se redresse. Serre la mâchoire et laisse les dents se heurter dans un spasme de déconvenue. Il s’efforce de faire le tri et au milieu des mots, il y en a qui le marque plus que les autres. Appose sa trace sur l’albâtre de sa peau meurtrie. « - Comment est-ce que… » Le murmure se meurt contre ses lèvres. Incapables d’aller de l’avant lorsque celles de la métisse viennent d’y poser. Il plie sous la volonté qui s’exerce contre sa nuque et laisse les secondes se distiller entre eux. Le contact le gêne et alors qu’elle brise le lien, Calyxte se redresse. Pose sa main contre le cuir de sa veste pour repousser la demoiselle en arrière. Les phalanges tremblent, privées de leur éternelle assurance, elles perdent de leur superbe. « - Je me suis retrouvé à l’hôpital pour avoir aimé un homme pendant des années. Pour une passion que d’autres n’étaient pas capable d’admettre. » L’aveu lui arrache le cœur. Déchire sa langue et le pousse à regarder ailleurs. C’est une page sombre d’un passé douloureux qu’elle l’oblige à relire. La vérité qui s’extirpe de sa bouche fielleuse et le timbre qui tressaille sous les vagues de la peine et de la colère. « - La solitude est destructrice seulement quand on ignore comment la maitriser. Elle m’est salutaire. L’attachement envers un autre être humain est une perte de temps à mes yeux. Une trop grande source de déconvenue. » L’ancien sorcier énonce les faits avec froideur. S’astreint à rester le plus éloigné possible de la situation. De ce qu’elle a déclenché sous sa chair fatiguée. Ils s’éloignent tous. C’est un fait inéluctable, tous les êtres amenés à le côtoyer finissent tôt ou tard par disparaître. Parce qu’il s’échine à vouloir les faire partir. Les éloigner de la menace qu’il représente. Eviter les larmes et la douleur en s’enlisant dans des contacts trop intimes. C’est un refus qui s’échoue dans son âme et dans les fibres de son cœur malade. Celui de s’attacher. L’attachement ne mène qu’à la souffrance, il lui a donné sa chance pendant trois ans pour voir les fils se déchirer en une seule soirée. Sa solitude, il la chérie et s’y accroche. Elle se trompe sur son compte. N’entrevoit pas les failles qui menacent sous l’armure d’acier.

« - J’ignore ce que tu as vu, mais tu t’accroches à une ombre Marie. Tu l’as dit toi-même, je ne suis pas capable de t’offrir ce que tu recherches. » Un dernier soupir pour achever son cas. La lassitude dans les yeux et sur la langue, Calyxte baisse les paupières. Se réfugie dans les ombres régnant sous sa peau le temps de quelques battements de cœur. « - On a voulu me tuer pour avoir été proche de quelqu’un. Pour avoir cherché à fuir la solitude. C’est une erreur que je ne me sens pas capable de refaire. » Un haussement d’épaule fébrile, pour apposer une légèreté factice à des mots qui pèsent affreusement lourd dans sa poitrine. Il s’exprime plus pour lui que pour elle. Enonce à voix haute une vérité qu’il a reniée pendant des années. Enfouissant le malheur dans les tréfonds de son être pour ne plus y faire face. La douleur remonte pourtant lentement à la surface. S’échoue contre les récifs pour mieux s’empaler contre les rochers acérés de sa mémoire. Pour elle ou pour quelqu’un d’autre, le cœur refuse de battre. Il lutte pour lui et pour lui seul.

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MessageSujet: Re: Nowhere Left To Run {Marie/Calyxte}   Sam 2 Jan - 18:09


Ses lèvres ne répondent pas aux miennes et c’est une tempête de sentiments contradictoires qui se réveillent simultanément en mon âme. Lentement, la mort dans l’âme, je me détache, lui laisse sa liberté lorsqu’il me semble enfin évident que mon acte n’a été qu’un coup dans l’eau. La douleur d’un rejet inaudible inonde mon palpitant juste une seconde, avant que je ne coule dans l’envie de m’enfuir alors qu’il repousse lentement ma présence loin de lui. Je ne l’ai pas entendu dans son interrogation quelques secondes plus tôt. Tout comme je ne veux imprégner les mots qu’il m’assène soudain. Ma gorge s’assèche, mon cœur s’agite aléatoirement et le dégoût envahit avec une lenteur dévastatrice mon être entier. Une maitrise de moi qui m’impressionne, m’empêche d’exprimer ce sentiment sur mon visage, lorsqu’il me prend pourtant entièrement. C’est le second… Le second homme avec qui je couche sans avoir de bénéfice derrière. Le second homme à qui je me donne sans pensée intéressée. Le second homme qui se complaît pourtant dans les bras de ses semblables. Un pas en arrière, pour m’éloigner un peu plus de sa prestance, alors qu’une furieuse envie d’essuyer mes lèvres s’invite dans mon cruel cerveau. Je n’en fais rien. Tout simplement parce que je ne veux pas lui faire de mal. Que je ne souhaite pas raviver le mépris qu’il semble déjà avoir subi.

Son regard m’échappe finalement et libérée, je viens observer mes orteils et enfin lâcher la grimace que je retiens depuis plusieurs secondes. Cela ne dure qu’un clignement d’œil avant que ma superbe ne revienne et que mes épaules ne se redressent dans un dédain presque visible. Je me protège, renforce la carapace qui entoure mon cœur, mais ne parvient pourtant pas à éviter le pic de glace qui vient s’y enfoncer allégrement. Sa voix achève d’enfoncer ses mots dans mon âme meurtrie et lentement je déglutis, pour ne pas me laisser aller aux perfides larmes qui menacent de s’écouler le long de mes joues. Je le savais pourtant. Coucher avec lui était une idée idiote et je l’ai toujours su. Cette erreur commise pèse désormais sur mon cœur alors qu’il s’acharne à me maintenir au loin, de ses mots toujours plus cruels, toujours plus douloureux. Et enfin l’ultime parole vient déchirer mes tympans, me force à revenir plus près de lui. C’est une impulsion qui me prend lorsque ma main s’anime et vient s’écraser lentement contre sa joue. « Ne t’avise plus jamais de m’approcher Calyxte. » Les mots tombent, comme un couperet et la logique voudrait me faire tourner les talons et m’enfuir loin de la fraicheur qu’il répand par sa simple présence près de moi. Je reste pourtant proche de lui, n’arrive pas à m’éloigner et mord ma lèvre inférieure, alors que les mots et phrases tournoient et se bagarrent la première place pour s’échapper.

« La perte de temps, c’est de se croire au dessus des autres, au dessus de leurs sentiments et de les piétiner sans pudeur aucune. Tu as souffert ! Ouais la belle affaire ! » Je m’empêche de continuer. Serre les lèvres pour ne pas parler plus que je ne le dois, une fois encore. Il ne mérite pas de savoir, tout comme je ne méritais pas cette incursion dans son passé. Pour la première fois, une petite once de culpabilité me prend, vite balayée par les battements désordonnés de mon palpitant blessé. La glace l’envahit secondes après secondes et je me souviens pourquoi j’ai, dans mon passé, décidé moi aussi de sceller mon cœur à jamais. Maigre protection qui a été balayée par le géant devant moi. Et que je vais devoir reconstruire tant les pulsations désordonnées de mon palpitant me blessent et m’agressent. Et aussi soudainement que je me suis énervée contre lui, je laisse le calme reprendre ma voix pour continuer. « Ce n’est pas de ta faute. Je suis l’idiote de la situation. Je m’étais promis moi aussi, de ne jamais laisser personne atteindre mon cœur une nouvelle fois. Je m’étais obligée et maintenue loin de toute douleur. Je me suis enfermée dans une solitude factice. Tu as peur et c’est compréhensible. » Un long soupir accompagne la fin de ma phrase, avant qu’un couperet ne s’abatte entre nous. « Tu es une erreur. Tu as bien raison. Nous sommes une erreur. Et je retire finalement ce que j’ai dis. Non je ne serais pas là. Je ne me battrais pas pour qui ne désire prétendre qu’à une demie vie, ou plutôt une simple survie. Tu vas mourir tout comme tu as vécu ! Insignifiant ! » Et sans ajouter un mot, c’est mon dos que je lui offre, dans une intention évidente de m’en aller, quand mon cœur agité impose à mes yeux des larmes, que je n'ai pas le courage d'effacer.

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Nowhere Left To Run {Marie/Calyxte}

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