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 Nowhere Left To Run {Dylan/Nathan}

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MessageSujet: Nowhere Left To Run {Dylan/Nathan}   Sam 24 Oct - 16:08


« It's close to midnight and something evil's lurking in the dark »



Dylan R. Baelor & Nathan McFadden
featuring
Halloween. La décadente et l’opulente. La fête des morts de la magie étend son aura dans les rues de la Nouvelle-Orléans. Chasse le temps d’un soir les ombres du Gouvernement et de son oppression. Et vous êtes en ce jour conviés à participer à des festivités organisées pour vous offrir l’occasion de frôler l’allégresse. Derrière les portes de l’inquiétant Manoir se tient la soirée de l’année. Celle qui restera sur toutes les lèvres et dans tous les esprits comme la nuit où le mythe est devenu réalité. Oubliez les fards qui sont les vôtres le jour levé, à la tombée de la nuit tous les masques tomberont.

Vous avez été invité à venir vous perdre dans la chaleur d’une soirée guindée, au luxe et à l’oisiveté entêtante. Engoncés au milieu de la foule et ses rires. Vous ne pensiez pas devenir le personnage principal d’une redoutable tragédie. Car derrière ces visages affichant un sourire de façade, se cache la Mort. Uniques entités vivantes au milieu des morts. Revenants des siècles passés, morts provoquées par votre main, proches disparus, ils se rappellent tous à votre bon souvenir. Pour le meilleur et surtout le pire. Les portes de la demeure se sont scellées et ne s’ouvriront que lorsque le soleil viendra frapper contre les lourds rideaux de velours. Coupés du monde, vous êtes seuls avec les esprits d’Halloween. Nul besoin d’être un sorcier pour les voir, ils sont aussi réels que vous et moi, tangibles et faits d’une chair froide.

Sachez aussi que ce qui se trouve dans votre verre n'est pas vide de malice. Qu'importe votre essence, vous ferez les frais d'un autre sort jeté sur votre pauvre petite personne. Humains, métamorphes, sorciers, voleurs de vie ou possédés, votre humanité sera aussi futile que le verre dans les mains du fantôme qui vous frôle :
- Dylan, tout ce que tu touche se nécrose.
- Nathan, ta capacité de cicatrisation est décuplée, la moindre blessure se referme plus rapidement.

(Le sort peut durer tout le topic ou seulement pendant un nombre de messages plus restreint, selon votre envie.)

Et pour que la fête ne soit encore plus belle, voici votre premier défi:
- Dylan : caveau, gnome, rutabaga, fourche
- Nathan : sucreries, sonnette, grimace, gobelin


(Déguisements conseillés mais facultatifs.)

Ordre de passage:
1 - Dylan R. Baelor
2 - Nathan McFadden

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MessageSujet: Re: Nowhere Left To Run {Dylan/Nathan}   Mer 28 Oct - 1:12


Informations à savoir:
 

Brûlure. De mauvais augure est cette larme qui perle de son œil gauche avant de s’écraser subtilement contre sa joue. Les jours où Dylan se demande ce qu’elle peut bien foutre sont de plus en plus nombreux. Elle n’échappe pas à ce sort néfaste, et comme une martyre, c’est clouée sur sa croix mortuaire qu’elle encaisse ce malaise qui inonde progressivement son être. Elle entrouvre la bouche dans l’espoir de reprendre son souffle, mais en vain. Ce n’est que le tremblement de sa poitrine qui vient troubler son inspiration, elle suffoque. Encore un jour où elle ne supporte plus cette vie, vile dénaturation d’une existence saine et paisible. Non, elle ne vit pas la petite brune, oh non. Elle survit … Lutter, se débattre dans ce monde infâme auquel elle désire à tout prix s’extraire. Mais elle n’a pas le choix que de supporter, encaisser en serrant les dents. Pleurer n’est pas permis, pas en se sachant observer, espionner par cette Chose. Dylan femme perdue, Dylan femme égarée ne parvient pas à déterminer l’origine de ce Mal qui la ronge. Entité existentielle ou pure folie de son cerveau malade ? Elle l’ignore, mais s’il y’a bien une chose de sûre : ce sont ses suppliques. Ses lamentations où elle supplie cette Chose de ne pas la plonger dans les ténèbres, où elle n’a que pour seule compagnie ses larmes.

Dylan est effrayée, Dylan est confuse. Sujet à des pertes de mémoires, lorsqu’elle ne travaille pas au salon de tatouage, elle s’enferme à double tours dans son petit studio. Solitaire, cette vie de réclusion ne l’enchante guère, mais elle s’en accommode. La peur de blesser à nouveau autrui est bien plus cuisante que son mal être en termes de relation social. Pour le bien des autres, Dylan sacrifie son interaction avec le monde extérieur. ; Mais heureusement, il y’a des jours où elle se lasse de sa vie d’ermite, alors elle décide de sortir de son caveau. Dans un geste déterminé, elle attrape son invitation sur laquelle sont indiqués la date, l’heure et le lieu où se tiendra la soirée à laquelle elle est conviée. Un petit sourire en coin apparait sur son visage alors qu’elle s’imagine les déguisements que les convives pourraient porter. Du traditionnel costume de sorcière au costume de gnome pour les plus farfelus. ; Elle soupire avant de se lever de son lit, elle n’a plus de temps à perdre : une douche s’impose avant d’enfiler son déguisement. Ce soir, elle optera pour un costume d’ange déchu.

Une heure plus tard, la jolie brune déambule tranquillement dans la salle de réception. Elle s’arrête devant le buffet où elle peut observer une grande variété de pitances : foie gras, caviar ou encore des toasts avec une confiture au rutabaga. Sceptique sur ce dernier aliment, Dylan lève les yeux au ciel tout en songeant aux goûts culinaires parfois étranges de certains. Un serveur lui offre une coupe de champagne qu’elle porte doucement à la bouche tandis que son regard balaye la salle. La fête bat son plein, c’est une belle soirée. Du moins, c’est ce qu’elle se disait quelques secondes avant de croiser le regard de l’impensable. Dylan est tétanisée, Dylan est pantoise. Elle recule d’un pas, de deux pas. Elle ne peut réprimer son effroi, son verre s’échappe de sa main puis s’écrase bruyamment au sol. Le visage exsangue, elle sert les poings avec une telle force que ses phalanges blanchissent de douleurs, mais elle n’en a que faire. Ce qui s’étale sous ses yeux est bien plus affreux qu’une vulgaire douleur passagère. Elle essaye de balbutier une phrase audible, mais seule un sifflement sort de ses lèvres entrouvertes, sa gorge se noue. Seul son visage parle explicitement pour manifester son étonnement, son incompréhension et surtout … sa peur ? Oui, celui qui lui fait face la terrorise. Alors, elle recule toujours plus, cherchant une échappatoire, une sortie pour se dérober aux yeux de tous. Quitter cet endroit morbide, où sa présence en ce monde ne devrait pas avoir lieu d’être. Il était mort. Il était mort ! Il était mort, bordel ! Que faire ? Que devait-elle donc faire ? Comme c’est pathétique Dylan, tu sais ce qu’il faut faire, non ?

« Non, ce n’est pas réel. Ce n’est pas réel, je vois mal. Je suis troublée. » tente-t-elle de se convaincre alors que sa langue se fourche sur chacun des mots qu’elle prononce. Elle fait demi-tour, et elle tente de se frayer un chemin à travers la cohue des invités qui ne semblent plus bouger, inertes comme des statues. Excédée par cette absence de réaction, Dylan lève le regard sur le visage d’un convive et une suffocation s’échappe de sa gorge. Le visage de l’inconnu est livide, froid. Celui de la femme à droite, et l’homme devant. Ils sont tous … comme morts ? La panique entrave un peu plus la cage thoracique de Dylan qui recule encore et toujours  avant percuter une silhouette.  « Pardonnez-moi, je ne vous ai pas vu et je … » déclare-t-elle d’une voix confuse avant de s’arrêter lorsqu’elle croise un regard qui lui semble familier. Le visage grave, elle fronce les sourcils comme pour faire appel à sa mémoire afin de replacer ce regard, ce visage, cette crinière folle dans un contexte, dans un souvenir. Pense à ta survie avant de penser aux autres, il peut crever que cela ne sera pas une grande perte, il est tellement misérable. « TAIS-TOI, tais-toi, je te dis ! J’essaye de me souvenir. » ; Pas la peine, je vais te le dire : je l’ai frappé un soir dans un bar, il te bousculait alors … je t’ai défendu. « TAIS-TOI, LA FERME ! ». Elle se bouche les oreilles en secouant la tête de droite à gauche afin de faire taire la voix dans sa tête. Impuissante, Dylan attrape le bras du jeune homme avant de déclarer d’une voix suppliante : « Il faut que tu m’aides … je … je vois des choses partout. Dis ..Dis-moi que tu les vois aussi, hein ? Car … je ne suis pas folle, il y’a bien des choses non ? HEIN ?! JE NE SUIS PAS FOLLE, PAS VRAI ? TU VOIS DES CHOSES TOI AUSSI ! » ; L’angoisse atteint un point de non-retour où Dylan se laisse embrasser par la perte de son sang-froid. Elle ne parvient plus à se retenir, elle ressert un peu plus le bras du jeune homme entre ses mains, le regard plongé dans le sien.

Elle a juste besoin d’aide, oh oui elle a besoin.
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MessageSujet: Re: Nowhere Left To Run {Dylan/Nathan}   Mer 4 Nov - 3:11


« It's close to midnight and something evil's lurking in the dark »



Dylan R. Baelor & Nathan McFadden
featuring
L’intrigue s’était personnifiée en invitation cartonnée, glissée dans les interstices de ton abris douteux, un soir, tandis que ton attention était portée ailleurs que sur le monde qui continuait de tourner autour de toi. Tu ne l’avais remarqué que quelques jours plus tard, élément inconnu dans ton petit univers imperturbable. Tu avais d’abord cru qu’il s’agissait d’une erreur, jusqu’à voir ton nom écrit à l’encre noire ; sans aucun doute, cette invitation t’était adressé. Désabusé, tu avais jeté le papier trompeur, l’erreur sur ta personne, sur le destinataire t’irritait, mais tu l’avait rapidement oublié. Qui aurait pu t’inviter à ce genre de festivité? Tu étais à peine vivant, à peine reconnaissable, alors qui en ce monde avait eu l’idée saugrenue d’espérer ta présence?

Une erreur stupide, peut-être des invitations rédigées des années à l’avance, avant que tu ne tombe de ton piédestal. Une erreur sur le nom, le prénom, ou une simple blague, une ironie, une moquerie. Ta poubelle avait finir par égarer la lettre lorsque tu l’avais jetée au bout de tes bras d’un geste plus rageur que voulu, et tu l’avais oublié pendant quelques jours, quelques semaines.

Jusqu’à aujourd’hui, date prévue sur ce maudit carton. T’évoquant vaguement quelques choses, tu avais cherché jusqu’à te souvenir de l’invitation, toujours perdue quelque part dans ton abris minable. Si d’abord tu n’avais pas vu l’opportunité, elle t’apparaissait clairement tandis que ton manque d’alcool se manifestait douloureusement en ce jour. Ton sens de la réflexion s’était mis en marche, cherchant une solution à moindre coût, pour en venir à la conclusion que cette petite réunion à thème devait sans doute offrir quelque chose d'alcooliser à te mettre sous la dent. Après, même si il s’agissait d’une soirée prévue pour l’halloween, tu espérais quand même qu’il n’y ait pas que de vulgaire sucreries au menu, car ton sucre à toi, tu le prenais ailleurs. Tu grimaces, n’arrivant pas à croire que tu devras t’abaisser à ce genre de festivité pour te procurer un verre, et tu redoutes surtout de te faire rembarrer, toujours convaincu qu’il y a erreur sur le destinataire.

Prenant les moyens du bord, tu parviens à voler quelques guenilles pour te faire un costume de pirate très bas de gamme. Si ce n’était pas du chapeau ornée d’une énorme plume, tu aurais sans doute l’air encore plus d’un sans-abri. Même les bottes élimées laissait planer le doute sur le personnage que tu tentais d’interpréter, pour te fondre dans la foule.

Tu avais cherché la maison une bonne demi-heure avant de finalement te rendre jusqu’à la sonnette. Comme si on t’attendais, les portes s’ouvrirent pour te laisser explorer l’endroit à ta guise, personne ne prenant la peine de t’accueillir. Distrait, tu ne jettes pas un regard aux invités, il n’y a que le bar qui t’intéresse. Peu désireux d’avoir l’obligation de décliner ton identité, tu te fonds parmi la foule blafarde, les conversations semblant beaucoup trop monotones comparé à ce que l’alcool te promet. Silencieux, tandis qu’un homme ridicule vêtu d’un costume de gobelin te dévisage, tu caresses la première bouteille étant à ta porter, nostalgique, appréciant les courbes de celle-ci, et surtout, ce qu’elle pourra t’offrir.

D’un oeil distrait, tu regardes autour de toi, avant de t’en emparer et d’offrir le goulot à tes lèvres. Comme personne ne semble désireux de t’arrêter, tu te détaches légèrement du bar, armé de ta nouvelle possession, et ce n’est qu’à ce moment que tu remarques les gens autour de toi. Tu leur porte une nouvelle attention, tandis que le liquide ambré s’infiltre entre tes lèvres, la bouteille s’abaissant occasionnellement pour te laisser respirer. Tu finis par l’abaisser, désireux de la garder un petit moment avant de la vider par empressement, par besoin.

Bien que costumés, les gens autour affichent des expressions bizarres, et dès lors qu’on pose un oeil sur toi, tu sens un certain malaise t’envahir, un frisson inconnu te parcourir. Mais tu n’en fais pas de cas ; tu étais là pour une unique raison, et tu comptais bien en profiter, jusqu’à entendre l’éclat d’une voix plus loin, dissimulée parmi les corps se balançant, s’invitant, s’évitant. En cherchant l’origine du bruit soudain, tu croises le regard troublé d’un visage familier. Une fille que tu as sans doute croiser une ou deux fois, tu ne te souviens pas exactement. Tu plisses quand même les yeux, dans l’espoir que ta mémoire puisse trouver quelconque indice sur son identité, mais tu reviens rapidement à ta bouteille, beaucoup plus intéressante qu’une fille, qui qu’elle soit.

Enfin, tu comptes t’y remettes, jusqu’à ce qu’une main t'agrippe violemment le bras, te faisant abandonner toute emprise sur l’alcool tant désiré. La bouteille éclate au sol, couvrant à demi ses supplications incompréhensibles tandis que ta peau te brûle douloureusement là ou elle te touche. Pas tout à fait sous l’emprise de l’alcool, tu tentes de te dégager, confus, et surtout surpris d’une telle intervention. Fuck, qu’est-ce qui te prend, t’es défoncée ou quoi?  Tes dents se serrent tandis que ses doigts semblent s’enfoncer dans ta chair, mais beaucoup plus concerné par son expression et ses élucubrations, tu ne remarques pas la nécrose qui commence à serpenter sous le tissus de ton costume miteux. Tu tentes seulement de te dégager rageusement, tandis qu’elle semble lutter pour ne pas te lâcher.

Et soudain, ça te revient, son visage, ces tatouages, cette expression. L’altercation du bar, alors que tu te remettais à peine des blessures de ton dernier combat. Elle t’avait provoqué, tu avais répondu beaucoup plus agressivement que voulu, et la voilà qui te suppliait de l’aider. Mais à quoi au juste? Et avant que tu puisses jeter un oeil autour de toi, c’est ton bras qui t’assène un vif éclat de douleur, te ramenant sur terre un bref moment. Lorsque tu descends enfin ton regard sur son étreinte, tu vois la coloration sombre sous ses doigts, ne réalisant pas tout de suite qu’il s’agit de ta propre peau noircie, et la douleur t’assène une nouvelle pointe de douleur, te donnant la force nécessaire pour la repousser, finalement. T’es complètement folle ou quoi? Tu m’as fait quoi ?! Tu agites ton bras, à défaut de pouvoir faire autre chose, tandis que la douleur te fait grimacer, grogner et que les larmes menacent de perler au coin de tes paupières tellement c’est insupportable. Ton autre main se porte à son secours, et tu dévisages la noirceur, la pourriture qu’est devenu ton derme. Mais plus tu le fixes, plus il semble se dissiper, disparaître, comme si tu tentais de fixer une irréalité, que plus tu la regardais, plus elle s’éloigne. Tu clignes de yeux stupidement, tandis que ton bras reprend une forme normale, comme si de rien était. Comme si tu avais tout simplement halluciner cette douleur, qui d’ailleurs, est partie aussi vite qu’elle t’es venu. Incrédule, tu passes ta main sur ta peau nue, puis tu la regardes elle, accusateur.


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MessageSujet: Re: Nowhere Left To Run {Dylan/Nathan}   Jeu 3 Déc - 23:16


Informations à savoir:
 

Peur immortelle. Vision d’horreur qui se matérialise sous son regard égaré, Dylan accuse avec difficulté le malaise qui remonte le long de son échine. D’un sourire carnassier qui grimpe jusqu’aux oreilles, cet individu au sourire édenté dérange énormément la jeune femme. Troublée par cette apparition,  incapable de détacher son regard du sien, elle semble voir un feu ardent brûler dans la noirceur de ses yeux. Les yeux ne mentent pas, son corps l’avertit du danger : elle frissonne. Entre ces murs épais qui encadrent son esprit, tandis qu’elle recule de quelques pas en arrière : elle entend son cri intérieur. Pourquoi ici, pourquoi maintenant ? Son cœur rate un battement, ses yeux tressautent entre une éventuelle sortie de secours et le visage cadavérique. Son visage cadavérique. Et en recroisant la couleur de ses iris, Dylan ressent ce pincement au cœur qui la déstabilise pendant une fraction de seconde. Sérieusement Dy’ ? Je t’ai mieux éduquée pour mieux oublier ton passé, non ? ; Dylan se mord la lèvre inférieure avec insistance avant de tourner les talons en silence. Elle ne supporte pas admettre que la Chose puisse avoir raison sur ce coup là, oh non jamais elle ne l’avouera.

Accusant silencieusement son élixir d’avoir menti sur ses vertus aphrodisiaque, la jeune tatoueuse verse le contenu de ce poison dans un pot remplis de navet disposé en brochette. Suspicieuse quant à la pertinence de cette soirée, elle ne désire rien de plus que quitté ces lieux qui l’angoisse à chaque seconde passé entre ces murs. Note maximale pour l’ambiance morbide, le soupçon de frayeur est sensiblement la dose de trop. Tel un revenant, le revoir remémore cet effroi étourdissant auquel elle a été sensible avant de reprendre contenance pour s’éloigner de l’objet de sa terreur. Pauvre brebis effarée, à la suite d’une reconnaissance faciale s’agrippe fermement au bras d’un jeune homme avant de balbutier de l’aide entre deux suffocations. Les yeux à la limite de la chair, ses doigts filiformes repoussent les guenilles de son costume afin d’emprunter un chemin inhabituel pour se loger sur le corps étranger du jeune brun. Pauvre brebis aussi, perdu comme il est. Hermétique au sarcasme de sa noirceur intérieure, Dylan ignore les propos qui résonnent dans son esprit. Chétive à l’image d’une brindille, elle tente de contrôler ses tremblements alors que ses doigts se resserrent un peu plus sur ce bras qu’elle tient en otage dans l’espoir de capter de son interlocuteur. « Je ne suis pas défoncée, j’ai besoin d’aide ! Quelque chose ne va pas ici, tu le vois bien non ?! HEIN ?! » ; Prise d’une forte vague de frissons, Dylan secoue sa tête à gauche d’un geste frénétique et régulier comme un toc inaltérable. Ses yeux gigotent de plus en plus vite quand soudain une odeur vient perturber son odorat. Et comme par instinct, elle suit le regard du jeune homme qui fixe la prise en main qu’elle exerce sur son bras qui semble … pourrir ? POURRIR ? Je dois rêver, non c’est un cauchemar. CE N’EST PAS POSSIBLE ? Dégoutée par cette vision qu’elle pense imaginaire, l’odeur de la chair en décomposition la suspend dans une certitude entre la réalité et la fiction. Quoi de plus dégradant que de vivre un cauchemar éveillé ? Sentir ses doigts se noyer dans la chair carbonisée et caoutchouteuse à la couleur charbon.

Le cri du jeune homme la ramène à la surface.  Tétanisée, elle ne parvient pas à ouvrir sa main pour lâcher prise. Et ce n’est plus son cri intérieur, ni celui du jeune homme qu’elle entend mais le sien, elle hurle la petite brune, oh oui. Elle aurait pu pleurer si elle en avait été capable, mais la peur paralysait son corps : elle ne savait que crier sa détresse et son incompréhension. Il hurle, elle hurle à l’unisson avec lui. Et heureusement qu’il a eu la force d’esprit de la repousser, bien qu’elle bascule en arrière sur son derrière, Dylan observe avec ahurissement le début de guérison miraculeuse du bras lorsque le contact s’est rompu. Le regard braqué sur ce bras guéri, les accusations du jeune homme la frappe. Son attention se rapporte à ce dernier, alors qu’elle tente de se justifier d’une voix maladroite : « Je .. je n’y suis pour rien, je le jure ! » Oh mais si ma petite Dylan, tu es responsable de tout cela. « Je…je ne comprends pas, je … nous devons partir, quelque chose se passe, ne vois-tu donc pas ? ».
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