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 Hey bro'! - Connor et Charlie

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MessageSujet: Hey bro'! - Connor et Charlie   Sam 24 Oct - 19:35

    Je n'avais jamais été formée pour faire du ménage. A vrai dire en obtenant ce job au Royal, je ne m'étais pas dit que l'intitulé « hôtesse d'accueil » allait recouvrir toutes les tâches possibles et imaginables. Il allait de la gestion du budget, à l'accueil des clients, parfois la cuisine et à mon plus grand regret, la préparation des chambres. Cela me déplaisait certes, mais c'était aussi mal me connaître que de me laisser entreprendre ce genre de chose. Ma maladresse avait raison de moi et souvent, les conséquences demeuraient dans des verres brisés, des tables rayées et des tapis tachés.

    Mais cette fois, c'était différent. Enfin pas vraiment, la soirée s'éternisait et il me restait encore deux chambres à nettoyer de fond en comble pour le lendemain. Je cherchais de l'énergie dans les derniers recoin de ma personne. Alors je chantais à haute voix dans les pièces en ayant pour micro mon balais et comme spectateurs mes produits ménagers. Perdu dans mon engouement certain pour la scène, je me laissais porter dans un rythme fou d'une vieille chanson de mes années ado et mon bras vint heurter un tableau au dessus de moi.

    Ce dernier explosa au sol et la vitre le recouvrant se brisa en mille et un morceau. Bravo Charlie. Si je n'ai pas pu m’empêcher d'étouffer un rire sur le moment, je fis moins la maline en réalisant que j'allais devoir payer pour tout ça.

    Quand j'ai parlé de cette histoire à Enya, elle m'a conseillé un quincaillier qu'elle connaissait bien, il allait peut-être pouvoir m'aider à régler ça rapidement. Il est vrai que je comptais plutôt me débrouiller pour cacher le tableau quelque part le temps d'en trouver un nouveau, abandonné dans le coin d'une rue. Mais ça, c'était sans compter sur le nom de cet ami qu'elle me conseillait. Connor Blackpearl. Mon demi frère. Entre guillemets la personne pour laquelle je suis venue m'enterrer dans ce coin pourri au départ. C'était il y a 4 ans, c'était sans compter sur une quelconque malédiction, au départ. Je pensais pouvoir retrouver Connor et repartir. Sauf qu'au final, je n'ai toujours pas réussi à l'approcher. Pourtant je ne manque pas de courage d'habitude, mais dès qu'on commence à parler famille, je suis terrifiée.

    J'avais quand même décider de sauter sur l'occasion, je me suis donc rendu dans cet endroit où Connor tenait un garage. Enfin il ne faisait pas que s'occuper des voitures, on ne peut plus vivre seulement de ça maintenant. Il réparait toutes sortes de choses. Vendait des babioles. Je passai la porte de sa boutique avec une boule au ventre indescriptible. Il allait me prendre pour une folle à stresser pour une vitre de tableau. D'ailleurs je ne savais même pas si c'était dans ses cordes, ce genre de chose.

    Je m'avançai un peu plus dans la boutique et rattrapai au vol un flacon en verre que mon épaule avait heurté. Une fois au comptoir, j'attrapai timidement la petite clochette. Mais quelque chose me disait qu'il m'observait déjà, tant je sentais l'atmosphère tendu. J'avais très envie de faire demi-tour, de m'enfuir en courant. Je me rassurai en me disant que je ne venais qu'en repérage, je n'allais pas lui avouer qui j'étais d’emblée. J'inspirai en grand coup et sa silhouette se dessina dans le coin de la pièce.

    1,2,3, inspiration et :

    « Bonjour »
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MessageSujet: Re: Hey bro'! - Connor et Charlie   Mer 28 Oct - 16:56

Depuis les émeutes, le changement de Gouvernement, le mur qui entourait la Nouvelle Orléans et cette prohibition fraîchement imposée, Connor avait dû modifier son fond de commerce. Les voitures n’étaient plus vraiment d’une grande utilité et seuls quelques passionnés s’occupaient encore de leur santé. Ainsi c’était par un cas de force majeur que le garagiste avait réorienté son commerce vers une polyvalence en matière de réparation. Tout ce qui pouvait se bricoler atterrissait dans son atelier, en bon débrouillard qu’il était ça lui permettait de tenir le coup financièrement. Pour cette nouvelle activité le Texan avait opéré quelques modifications dans son garage. Désormais une partie ressemblant à une sorte de boutique était prévue pour l’accueil des clients. L’endroit était simpliste, quelques étagères et un comptoir, lui travaillait toujours derrière dans son garage où se trouvait son atelier. Dire que la situation le satisfaisait était un peu présomptueux, Connor ne brillait pas par son enthousiasme face à cette nouvelle situation mais c’était résolu à ne pas se mêler de quoi que ce soit… il avait eu sa dose d’ennuis par le passé. Pour autant cela ne voulait pas dire qu’il n’avait aucune opinion sur la question, simplement il gardait tout cela pour lui et s’appliquait à mener une existence quelconque bien que ça ne lui ressemblait pas tellement.
Peut-être y avait-il un peu de résignation chez le Texan depuis quelques temps et il se persuadait de se satisfaire d’une vie bien rangée, ou presque si on comptait sa réserve de bière et de whisky qu’il avait réussi à planquer sous son plancher. Toujours était-il qu’en citoyen lambda Connor passait une journée de travail classique et s’affairait à remettre en état de marche tout objet qu’on lui avait confié pour cela. L’avantage était sans aucun doute qu’aux moins les objets ne l’emmerdaient pas à bavarder pour ne rien dire ou lui reprocher tout un tas de choses insignifiantes. Finalement c’était un point non négligeable. Néanmoins la petite partie de relation à la clientèle à laquelle il devait inévitablement s’atteler lui donnait son lot de contact humain désagréable. Généralement dès les premières secondes le Texan pouvait avoir une idée relativement précise de si oui ou non il avait affaire à un emmerdeur ou emmerdeuse ou non.

Connor était en plein ajustement d’un courroie sur une machine à laver quand la sonnette du comptoir teintait. Il hésitait à faire patienter ce nouveau client mais il était bien forcé de constater qu’un comportement comme celui-ci ne lui permettrait pas de vivre bien longtemps… Ainsi il délaissait sa tache en cours pour rejoindre la partie boutique de son garage. Une jeune femme à l’air particulièrement stressée se tenait devant le comptoir, on aurait pu croire qu’elle avait des fourmis dans les jambes en la voyant se secouer subtilement. Sa nervosité intriguait le mécanicien, il ressentit même une pointe de méfiance. Pour lui ce genre d’attitude était toujours annonciateur d’intentions dissimulées et son côté parano le faisait toujours penché vers le négatif plutôt que le positif. Car après tout cette jeune femme était peut-être simplement impatiente de lui donner une bonne nouvelle. Mais c’était fort peu probable, voire impossible puisque Connor doutait qu’il y ai quelque chose de bon à attendre de ce monde.
Le Texan n’avait pas dit un mot, son regard s’était simplement posé sur sa cliente et il avait attendu qu’elle s’exprime la première, ce qu’elle fit pour le saluer. Rien de plus rien de moins et il en fut un peu contrarié car il aurait espéré qu’elle ne déballe directement ce qui l’amenait ici. Connor observait sa vis à vis, toujours suspicieux face à son attitude tendue mais dissimulant sa méfiance sous une allure désinvolte « Bonjour. Qu’est-ce que je peux faire pour vous ? » questionnait-il en se rappelant que pour garantir le bon fonctionnement de son affaire il devait se monter poli et commercial. L’idée d’embaucher quelqu’un pour ça lui avait effleuré l’esprit mais il ne pouvait clairement pas payer un employé. Donc il ne serait pas mieux servit que par lui même et c’était dans cet état d’esprit qu’il s’improvisait commerçant. Un autre paire de manche que d’avoir les mains dans le cambouis et se contenter de donner la facture une fois les travaux fait !
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MessageSujet: Re: Hey bro'! - Connor et Charlie   Ven 30 Oct - 11:45

    Qu'est ce qu'il peut faire pour moi ? D'un coup je me sentis affreusement ridicule de lui demander de réparer la vitre de ce tableau. Ça n'avait vraiment pas l'air de faire partie de son activité. Il fallait que je trouve autre chose rapidement ou j'allais être couverte de honte. D'autant plus qu'il ne semblait pas vraiment aimable. Tout avait l'air, dans sa posture comme au ton de sa voix, une obligation. J'attrapai alors la clé électronique de l’hôtel, je la serrai dans le creux de ma main discrètement, et d'un doigt relativement agile, décochai la pression. Débile. S'il mettait du temps à réparer cela, j'allai me retrouver sans accès à mon lieu de travail. Idiote. Car comme si ça ne suffisait pas, mon geste arracha au passage un des fils. Espérons qu'il ne fut pas important.

    Cependant je ne laissai rien paraître, tout cela avait du passer inaperçu. L'incohérence venait du fait qu'à mes pieds se trouvait le tableau cassé. Peut-être ne posera-t-il pas de question quant à cela. J'inspire un grand coup, calmant ma nervosité.

    « Et bien, j'ai brisé la clé d'accès de mon lieu de travail. »

    Je m'avance un peu vers lui en faisant mine de prendre la clé dans ma poche alors qu'elle se trouvait déjà dans ma main.

    « Voilà, c'est la pression, elle s'est décochée. Je crois qu'un des fils est rompu aussi. »

    Comment expliquer cela ? Aucune idée. Mais de toute évidence, Connor n'avait pas l'air d'être le genre de personne a poser des questions. Son attitude dégageait une sorte de lassitude indéniable. Pourquoi continuait-il a travailler dans un commerce dans ce cas ? La réponse semblait évidente, certainement la même raison que moi au royal. L'argent, dont tous nous dépendions pour survivre ici. En fait, tout cela me plaisait un peu, les personnes trop heureuses dans ce monde n'était pas clair, maintenant je me méfiais de la joie. Qui peut être seulement humain et content de l'être ? Bien sur je me montrai moi même enthousiaste et enjouée, parce que c'est dans mon tempérament, mais cela ne se produit qu'avec des personnes que je connais. Le reste de la population ne m'inspire que la méfiance.  

    Mes yeux se portèrent sur son visage, dont l'expression trahissait les photos que maman m'avait donné de lui. A vrai dire, ces dernières dataient d'avant que tout cela se produise, le temps, le monde semblait avoir imprégnés ses traits, le rendant plus dur. J'avais soudainement l'envie d'adoucir ce visage brut pour voir les vrais couleurs de celui-ci. Pourtant, si je finissais par lui parler de notre lien, peut-être qu'il se ternirait encore plus.

    « On m'a dit que vous étiez en mesure de réparer toute sorte de chose, j'espère que vous pourrez m'aider. »

    Je fais un dernier pas vers lui en tendant la clé cassée dans la paume de ma main. Pour le coup, s'il ne parvenait pas à la réparer, j'allais devoir expliqué à mon patron que miraculeusement, la pression s'était fait la malle.
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MessageSujet: Re: Hey bro'! - Connor et Charlie   Sam 7 Nov - 22:57

Le Texan n’a jamais été réputé pour sa patience et surtout pas depuis qu’il a la sensation que la terre entière est faite pour l’emmerder, à quelques exceptions près, et encore ! Bras croisés c’était avec une certaine perplexité qu’il fixait la cliente qui se tenait de l’autre côté du comptoir. Il arquait légèrement un sourcil prêt à réitérer sa question quand la brune se décidait à lui faire part du problème, la clé électronique lui permettant d’accéder à son lieu de travail ne fonctionnait plus. Le temps écoulé entre la question de l’ex-flic et la réponse de la jeune femme n’avait pas été si long, mais la moindre minute d’hésitation avait tendance à paraître interminable aux yeux de Connor… d’ailleurs à l’école primaire il avait toujours eu en horreur ses camarades éprouvants des difficultés à lire et qui butaient sur tous les mots. Elle s’avançait afin de lui montrer la dite clé et le Texan ne pu masquer son étonnement face à l’allure de l’objet. Un des boutons était décroché, le contact avec le reste de l’appareil rompu et le garagiste se demandait comment cela était-ce possible. « Si je n’avais vu que la tronche de ce truc je me serais attendu à ce que vous soyez un peu plus grande que ça, baraquée et verte avec une fâcheuse tendance aux crises de colère. » ironisait-il en observant l’objet plus attentivement. « Une chance que vous ne l’ayez pas broyé parce que je n’aurais rien pu faire. » déclarait-il en réponse à l’évocation de cette réputation qu’on lui avait déjà étiqueté. Certaines choses changeaient et d’autres non… comme par exemple ce besoin qu’on les gens de définir leurs semblables, les ranger dans des cases.
Connor reconnu le nom de l’hôtel inscrit sur le pass, finalement il n’était pas si mal lotit de travailler à son compte. Qu’en aurait-il été s’il avait eu à se soumettre à l’autorité d’un patron ? En tant que flic il avait déjà dû faire avec mais à ses yeux c’était différent… quoi que son aversion pour toute forme de domination directe à son égard n’était sans doute pas étrangère à la façon dont il s’était senti trahi par ces gens avec qui il avait travailler pendant des années. « J’imagine qu’il vaut mieux pour vous que j’y arrive sinon vous passerez un sale quart d’heure ? » demandait le Texan et relevant le regard sur son interlocutrice. Ce n’était pas parce que son boulot ne lui donnait pas envie de danser et chanter de joie qu’il avait perdu toute forme de compassion. « Je pense que je devrais pouvoir essayer de bricoler ça. » ajoutait-il avec une certaine nonchalance. Son regard se posait ensuite sur un tableau dont le cadre avait lui aussi subit quelque déboires à en croire son état « Et ça c’est un puzzle ? » questionnait-il avec un petit rictus en coin « J’ai arrêté depuis mes douze ans les puzzles. Par contre je peux peut-être trouver un cadre à la bonne dimension pour remplacer votre truc complètement foutu. ». Connor fit une moue réprobatrice « En plus c’est un coup à s’entailler les mains de se balader avec ça. ».

« Vous voulez un café en attendant que je répare votre truc ? Ça ne devrait pas être long. » la jeune femme ne lui inspirait étonnement rien de désagréable, elle était sans doute seulement un peu maladroite et c’était donc typiquement le genre de personne à ne pas dégoûter de venir le solliciter pour ses capacités à faire des réparations. « Je reviens. » informait l’ex-flic avant de disparaître pour se rendre dans son atelier. Il se munissait du matériel nécessaire pour remettre en état de marche la clé, mais il travaillait peu sur des objets de cette taille et eu des difficultés à trouver les outils adéquats. Sa lassitude avait fait place à une certaine motivation et il était enclin à faire son possible pour aider la jeune femme. La tâche s’avérait méticuleuse mais ça n’était pas surprenant. Ressouder le fil fut relativement facile, le plus difficile étant de tout remettre en ordre et de parvenir à refixer la pression et cela sans savoir si la clé allait fonctionner ou pas. Préférant s’assurer que sa soudure tiendrait le choc Connor quittait son atelier pour revenir dans la partie boutique « J’attends que la soudure soit bien froide. » il haussait les épaules « Je ne garantis pas que ça marche. ».
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