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 well, this is awkward (pv Giu)

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MessageSujet: well, this is awkward (pv Giu)   Sam 31 Oct - 18:10

Well, this is awkward...

Giulietta & Nolan

Mon poing frappe deux fois dans ma paume, je souffle et peste devant mon miroir. Encore perdu. Ou plus précisément : encore égalité. Mon reflet est foutrement doué à pierre-feuille-ciseaux puisqu’il devine systématiquement ce que je vais faire. Mon sourire s’élargit devant ma stupidité assumée, j’attrape une serviette pour m’essuyer le menton fraichement rasé. Et appuyé au rebord du lavabo, je prends le temps de m’ausculter dans la glace, non pas à la recherche d’une quelconque trace de perfection mais juste à la recherche de ces petits détails qui m’effraient davantage que ce que je ne pourrais l’avouer. Des yeux cernés, un teint pâle et presque maladif. Il faut que je fasse quelque chose, je m’en rends bien compte. Mais ce n’est pas la priorité pour le moment : aujourd’hui, c’est jour de fête, jour de sortie, aujourd’hui ou du moins ce matin, je ne suis pas d’astreinte au journal – en fait, j’ai carrément ma matinée de dispo – et du coup, je ne suis plus Nolan mais Liam. Il va falloir que je me la joue parfait connard. Une claque, deux, j’essaye de redonner un peu de couleur à mes joues pour donner le change. C’est un échec, et même un échec violemment critique. Bien. On va dire que ça va passer, que la cravate et la veste vont faire oublier ça. Et puis, si les gens pensent que Liam a attrapé la crève, c’est pas moi qui vais m’en plaindre. S’il pouvait l’attraper et en crever, je me plais à me dire que ça ne m’attristerait pas une seule seconde.

Je m’éloigne du miroir pour attraper du bout du doigt la cravate qui est censée ajuster mon déguisement. On dirait un film d’horreur lorsque je commence à la mettre, à faire un nœud bancal, à la remettre et à pester. J’ai beau avoir l’habitude maintenant de prendre la place de mon grand frère, je suis toujours incapable de m’habiller aussi correctement que lui. Il faut croire qu’avoir un balai dans le cul n’est pas génétique, parce que sinon on nous a menti pendant toutes ses années et on n’est pas des vrais jumeaux. Finalement, il ne me faut qu’une demi-heure supplémentaire pour sortir de la salle de bain. Gavin fait le fou à me voir ainsi habillé, je crois qu’il pense que je vais le coiffer à son tour et lui faire une raie sur le côté, le crétin. Je me passe une main sur la joue, perturbé de ne plus avoir de barbe. C’est quoi ce genre coincé que se donne mon frère, bon sang ? Il ne pourrait pas plutôt se la jouer hipster ? Un soupir, je sors de mon appartement, consulte mon téléphone sur lequel je suis les faits et gestes de mon jumeau depuis plus de deux semaines maintenant. Si mes fureteurs ne se trompent pas, il est actuellement de l’autre côté de la ville. Et il me laisse accessoirement le champ libre pour tenter d’infiltrer des étages jusque là restés inaccessibles. Mon poing perdu dans ma poche serre une clé USB virolée, je descends la volée de marche en courant avant de grimacer en touchant le sol. Mauvaise idée que de faire du sport pour le moment. Je ralentis le pas, utilise le temps qu’il me faut pour rejoindre le Government Building pour me fondre totalement dans la peau de mon frère. Ses motivations, son attitude, même sa démarche. Pendant des années, il m’a utilisé comme bouclier, comme cobaye, comme leurre. Il faut bien qu’un jour ça commence à le desservir : mes salutations d’un mouvement de tête sont les premiers tests que je passe avec brio. J’entre dans le bâtiment, une sueur froide glisse dans ma nuque : l’important, ce n’est pas spécialement d’avoir directement des résultats, c’est plutôt de jouer suffisamment bien le jeu pour qu’on ne comprenne pas que ce n’est pas le bon Wiggins et d’accéder à un ordinateur. Voilà. J’ai une pensée pour Elias et pour le Blackbird, je sors mon téléphone pour voir si je peux discrètement prendre des photos intéressantes. On ne sait jamais. D’un pas nettement plus assuré que ce que je peux l’être en réalité, je me dirige vers l’ascenseur le plus proche. « Liam ? Tu n’es pas supposé être du côté de Parish Prison aujourd’hui ? » Ah ? Oh ? Sûrement mais honnêtement, mec, j’en sais rien. Mon cerveau carbure à toute vitesse, sans que je ne me départisse de mon sourire. « Oh ? Désolé, je suis supposé te notifier de tous les changements dans mon emploi du temps peut être ? » Mon sarcasme est acide, je croise les doigts pour qu’il ne soit ni le supérieur de Liam, ni une de ses proches connaissances. Je retiens ma respiration, les regardant avec insistance, lui et sa main qui bloque encore les portes. Il n’est pas question que je cède le premier. Finalement, c’est avec un soulagement caché de justesse que je le vois se reculer, s’excuser, alors que j’appuie avec une certaine nervosité sur le bouton qui est supposé me mener au septième étage. La porte se referme, je me laisse aller contre l’une des parois de la boite de conserve. Normalement, et c’est ce normalement qui m’inquiète, Liam n’est pas supposé voir de personne importante aujourd’hui. Parce qu’il n’est pas là. Mais il ne faudrait qu’un soupçon de malchance pour que…

L’ascenseur annonce le quatrième étage. Non, non non : j’appuie avec précipitation sur le bouton mais c’est trop tard : les portes s’ouvrent et je suis obligé de supporter la présence de… Hum… je la connais. Reste à savoir si elle est supposée connaître Liam. Parce que si c’est le cas, ça ne va pas aller, ça ne va pas aller du tout. Mes doigts glissent vers ma cravate pour la desserrer un peu, je tente de jouer l’indifférence complète. Giulietta. Qu’est ce qu’elle fait là ? Elle n’est pas supposée travailler au Blackbird, parmi les résistants, au journal de mon meilleur ami par hasard ? Ma main moite attrape mon téléphone, le fait discrètement basculer d’une séquence de numéro sur les dossiers cachés et surtout sur sa deuxième carte sim dans l’idée d’envoyer un message à Elias. Je ne me reprends que de justesse. J’évite de la regarder lorsque l’ascenseur se remet en branle. Hum. « Vous descendez où ? » Je tente la carte de l’indifférence. Mais pour être honnête, je ne me sens pas très crédible.

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MessageSujet: Re: well, this is awkward (pv Giu)   Mar 3 Nov - 22:47


L’œil absent, je fixe le miroir face à mes yeux. Sa vitre a été brisée et jetée depuis des semaines et pourtant, je garde le cadre au même endroit, par réflexe. Chaque jour, je viens m’assoir devant et observe le mur, d’un air probablement pathétique. Ma mission me semble chaque jour plus obscur depuis le décès de mon époux, que je n’ai pas assez chérit. Ce sentiment de culpabilité ne me quitte plus depuis si longtemps qu’il en vient à faire parti intégrante de mon tourment intérieur. Probablement ne serait-il pas mort sans ma présence à ses côtés. Tout comme l’homme serait encore parmi nous si je l’avais aimé un peu plus. Le ridicule de cette idée me percute, pourtant je ne parviens pas réellement à m’en dissocier depuis que mon reflet s’est si soudainement altéré. C’est la raison de mon pèlerinage quotidien face à mon simulacre de miroir. De guerre lasse, je tente de composer un maquillage décent, ce qui relève du miracle tant j’ai pu dépendre de mon reflet pour cet exercice que je pourrais maintenant effectuer les yeux fermés. Enfin je ferme les yeux et pousse un soupir de lassitude lorsque je prends conscience de toutes les tâches que je suis censée effectuer aujourd’hui. La pire étant, bien sûr, le bureau à vider de mon ministre d’époux. Les chiens du gouvernement me pressent depuis plusieurs jours pour que je m’y rende et repousser sans cesse ne m’aidera pas. Je dois m’y rendre aujourd’hui et cela ne me contrarie que plus. Pourtant, je termine de me préparer sans tarder et prend rapidement ma voiture pour me rendre au bâtiment de gouvernement. Comme à chacune de mes visites, les vitres teintées cachent ma grimace lorsque sa grandeur s’impose à moi. L’idée de ce qu’ils y font me répugne tant que je voudrais vomir, mais il n’est pas temps pour cela. C’est un masque d’indifférence et de tristesse que je me compose avant d’enfin sortir de mon véhicule.

Les portes s’ouvrent devant moi et je m’émerveille malgré moi de la facilité que je peux avoir à entrer, en mon statut de veuve esseulée et triste. Il n’était pas rare de me voir traîner ici lors de mon mariage et personne ne s’étonne non plus de me voir ici, depuis mon veuvage. L’ascenseur me mène d’abord au quatrième étage, où je dois me rendre rapidement, pour un détail d’importance minime et je compte le reprendre ensuite pour monter plus haut encore. Je l’attends pourtant, un poil trop longtemps et m’agace soudain, ma patience soumise à un stress étrange. Le bâtiment, je le connais pourtant, j’y ai passé des heures en compagnie de mon mari, pas toujours très chastement d’ailleurs. Cependant aujourd’hui, j’éprouve comme un malaise qui n’a rien à voir avec ma mission. C’est autre chose, de plus profond, de plus dérangeant aussi. Et c’est très simplement que je mets cela sur le compte de ma très récente malédiction. Des pulsions me prennent souvent et cette colère que je ressens à attendre l’ascenseur, n’est autre que l’une d’elles.

Enfin l’ascenseur daigne s’arrêter à mon étage et je m’y engouffre dès les battants ouverts. Mes yeux heurtent ceux du présent et je ressens une petite pique au sein de mon cœur. Cela disparaît aussitôt que les traits se font connus et je retiens avec peine une exclamation de surprise. Nolan… Que fait-il ici, cet idiot. Et pourquoi ses yeux, qui jamais auparavant ne m’ont choqués, viennent de me faire un effet étrange ? Probablement parce que cet homme n’est pas Nolan. C’est une conclusion stupide renforcée pourtant par le vouvoiement qu’il emploie et ce ton impersonnel qui est le sien. Alors je reste bloquée, plusieurs secondes, avant de finalement m’avancer vers les boutons moi-même et d’un geste sec, j’appuie sur le bouton d’urgence pour stopper l’appareil entre deux étages. Sans demander mon reste, je me retourne d’ailleurs vers l’homme et plante mon regard dans le sien. Nolan n’est pas aussi bien habillé. Il n’est pas rasé non plus. Mais Nolan n’est peut être qu’une simple couverture pour espionner au sein du blackbird. « Pour l’instant disons que je ne descends pas… Et toi non plus Nolan. Ou peu importe quel est ton nom ! » Lèvres pincées, mâchoires serrées, j’observe plusieurs secondes encore le pauvre prisonnier avant de lancer, presque fière de moi « Je t’ai déjà vu ici. Plusieurs fois en fait. J’avais jamais fait le rapprochement. Mais t’as l’air bien… euh… c’est quoi ce mot déjà… intégré ici. Au gouvernement. » Je l’accuse. De ne pas être celui qu’il prétend… Et j’oublie même la rancœur que j’éprouve à son égard depuis quelques temps qui m’incite à lui faire la tête, pour ne plus garder cela pour moi… Je lui mens, lorsque j’essaye de lui faire croire que je n’ai jamais fait attention à cela plus tôt, mais il n’est pas obligé de le savoir.

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MessageSujet: Re: well, this is awkward (pv Giu)   Mer 4 Nov - 22:21

Well, this is awkward...

Giulietta & Nolan

Vous descendez où ? Parfois, je m’afflige. Mais genre, je m’afflige vraiment. Franchement, je n’aurais pas pu trouver mieux ? Même en réfléchissant juste un peu, un tout petit peu plus ? Par exemple, dégage s’il te plait, tu m’embêtes ou t’es sacrément mignonne mais tu n’as rien à faire ici ? Non, il a fallu que ce soit une question sobre et froide et tout à fait type de mon grand frère qui sorte de ma bouche. Génial. Au moins on ne peut pas nier que je suis tout à fait à l’aise dans mon rôle, malgré cette inquiétude qui se noue dans ma gorge. J’ai l’habitude de la croiser pourtant mais… pas vraiment dans ce genre de situation. Pas franchement non plus dans ce genre de contexte. Et si je sais très bien ce que moi je fais ici, je me demande si elle a, elle, de bonnes voire d’excellentes raisons d’être ici. Vous descendez où ? J’aurais du me buter à rester indifférent, à l’ignorer avec cette nonchalance et cette désinvolture propre à Liam Wiggins. Les yeux fixés devant moi, je capte son immobilité pendant une poignée de secondes. Et avant que je ne puisse réagir, elle a déjà pressé l’appel d’urgence, nous bloquant entre deux étages. « Bordel, qu’est ce que tu fous ? » Fini le Liam, je ne suis pas un acteur très doué, c’est Nolan qui a réagi spontanément sous la surprise. Brutalement, alors que j’étais en équilibre jusque là entre mon rôle et ma véritable identité, sur la corde raide de l’illusion, je chute et perds mon assurance. Lorsqu’elle se tourne vers moi, je n’ai vraiment plus rien de la prestance de mon grand-frère et encore moins de son charisme. « Pour l’instant disons que je ne descends pas… Et toi non plus Nolan. Ou peu importe quel est ton nom ! » Lèvres pincées, mâchoires serrées, elle semble aussi méfiante que moi. Ce que j’interprète comme de la colère commence à déteindre sur moi, et par pur esprit de contraction, je frôle la décontraction. Par principe, par défi. On s’observe quelques secondes, je cherche une attitude à tenir, une ligne de conduite. J’hésite entre laisser tomber le masque, poursuivre mon mensonge, me borner à esquiver les questions. En fait, je ne sais même pas sur quel pied danser parce que je ne sais pas ce qu’elle sait. Elle m’a reconnu, bien sûr. « Je t’ai déjà vu ici. Plusieurs fois en fait. J’avais jamais fait le rapprochement. Mais t’as l’air bien… euh… c’est quoi ce mot déjà… intégré ici. Au gouvernement. »

Ca doit se lire dans mes yeux. Ca doit être évident dans mon regard. Je sais que je n’ai jamais été forcément très doué pour être aussi impassible que mon frère dans ce genre de situation. On peut lire sur mon visage l’amusement tout débord, puis l’exaspération. Et enfin… le soulagement. Oui, le soulagement : parce que si elle m’accuse, c’est qu’elle m’en veut et que si elle m’en veut, c’est qu’elle n’a rien à faire ici. Et que si elle n’a rien à faire ici… et bien au moins elle n’a pas trahi Elias. Je verrouille mon téléphone et le range dans ma poche, prenant le temps de choisir mes mots pour une fois. Je profite pour chercher des micros ou des caméras autour de nous, trouvant les deuxièmes mais ne repérant aucun des premiers. Par mesure de précaution, je ressors mon téléphone et enclenche une application ayant pour but de distraire d’éventuels mouchards. Et je concède enfin un soupir à Giu. « C’était pas moi. » Je m’adosse à la glace qui couvre l’ensemble du fond de l’ascenseur, croise les bras. Vu qu’elle nous a coincés ici, j’imagine que c’est le bon moment pour les explications. Parce que je ne suis pas stupide, ou presque pas, ou du moins ça dépend des jours et pas aujourd’hui, et que je commence à additionner A + B. Elle a déjà croisé Liam, voilà tout. « C’est compliqué, c’était pas moi, c’était mon jumeau maléfique et… » Je m’embrouille, je me justifie même, sans savoir trop pourquoi. D’ailleurs, je fronce les sourcils. Je viens de dire que je ne suis pas stupide. Que je suis logique, un peu futé, parfois, et donc… elle est déjà venue là. C’est à mon tour de l’accuser. « Mais c’est pas important parce que toi, qu’est ce que tu fous là ? » Oui, parce que je ne l’ai pas déjà croisée moi pour la simple raison que je ne passe pas ma vie ici, moi. Je suis plus suspicieux encore.

Je n’aime pas les embrouilles. Faut peut être mettre ça sur le compte d’avoir été manipulé et utilisé pendant des années par mon jumeau, d’avoir joué au pigeon pendant ces mêmes années en me ridiculisant certainement de plus en plus à ses yeux et aux yeux de ceux qui devaient être dans la confidence. Je n’aime pas les embrouilles, j’aime encore moins les traitres. « Je te jure que si tu me donnes pas une bonne raison, Elias sait tout dans la minute qui suit. Parce que si tu m’as vu plusieurs fois, c’est que tu campes ici, ma jolie, et j’aime pas vraiment ça. »

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MessageSujet: Re: well, this is awkward (pv Giu)   Lun 9 Nov - 18:14


Il s’insurge et je pourrais sourire si je n’étais pas autant énervée après lui. Si dans ses mots précédents, il ne ressemblait en rien à l’image que je connais de lui, à l’instant, il vient de redevenir l’homme avec lequel je travaille. Sa couverture explosée, je l’attaque, me permet d’être incisive et pour la première fois depuis que je l’ai vu entre ces murs, j’expose les raisons de mon mutisme dernier. Et si c’est bien son double jeu qui m’énerve le plus, je me retrouve de nouveau à deux doigts de l’étrangler lorsque j’avise son air décontracté, presque amusé. Je ne trouve rien de drôle à la situation aussi mon poing se serre t’il, dans une expression de colère que j’essaye de ne pas montrer sur mon visage. Exercice difficile lorsqu’il commence à se moquer de moi. Pas lui. Un jumeau maléfique… Quelles idioties tente-t-il de me faire croire ? Mon faciès, malgré moi, s’aggrave, mes traits se tendent un peu plus et je serre un peu plus les dents, pour m’empêcher de lâcher une verve digne du plus vulgaire charretier. Droite comme un i, j’admire la facilité avec laquelle il détourne la situation de lui et je lève la main, comme pour le stopper dans son avancée. Il continue pourtant, parle d’Elias et je me retiens à grand peine de lever les yeux au ciel. Il me navre parfois de sa stupidité évidente. Et d’autant plus maintenant qu’il essaye de me prendre pour une imbécile… « Un jumeau maléfique ? Tu te fiches de moi Nolan ? Et là c’est qui ? Le bon Nolan ou le vilain Nolan ? » Cette fois, je laisse l’ironie suinter et roule des yeux pour lui signifier que je n’adhère pas à sa version des faits. Pourtant prise d’un doute, je viens, sans crier gare, attraper sa main pour en contempler le dos. La marque est encore là, visible. Trace de la violence dont j’ai pu déjà faire preuve envers lui auparavant. Je frissonne une seconde, l’homme en face de moi est bien mon collègue. Et s’il se trouve là, je ne peux que le croire coupable de ce que je l’accuse. Sa vaine tentative de retourner la situation ne prend pas avec moi et je finis par le lâcher. Je me détourne de lui, croise des yeux mon reflet ignoble et d’une grimace, je me décale légèrement pour lui faire face uniquement. Je ne souhaite pas prendre le risque de le laisser voir mon ignominie.

Et enfin, je me concentre de nouveau sur la situation qui nous occupe, pour lui lancer finalement. « Alors c’est quoi l’histoire ? Le jumeau maléfique, le dédoublement de personnalité. Le double jeu ? Tu sais quoi… Je crois juste une chose… T’es en train de te foutre de la gueule d’Elias et par extension, de tous les rebelles. » Et je plaque la main sur a bouche, soudain consciente du lieu ou je me trouve. Enfin, je cherche des yeux caméras et micros, pour ne rien trouver réellement. Mon œil n’est pas très au fait des technologies modernes et je maugrée soudain, à voix basse et en italien.

Je reprends pourtant contenance assez vite et secoue la tête. « Raconte tout ce que tu veux à Elias. Il sait tout ce que tu crois savoir… Alors fais toi plaisir. La réciproque est elle vraie ? » Je lui souris enfin, d’un rictus amère et me détourne en direction des boutons. Ma main s’arrête à quelques centimètres, j’hésite et n’appuie finalement pas. « Me prends pas pour une imbécile… Je sais que tu m’as reconnu la première fois qu’on s’est vu ici, il y a quelques semaines. Tu t’es détourné. Limite enfui… Va pas me faire croire que c’était innocent. » Mes épaules s’affaissent, je n’oserai pas lui dire que son attitude m’a blessé. Que son ignorance m’a fait paniquer. Et que depuis ses moments, je n’ai plus osé lui parler réellement. Et pourtant je n’ai pas non plus voulu le dénoncer à notre patron. Curieux paradoxe que je ne comprends pas moi-même. « Je te crois pas, quand tu parles de jumeau. J’ai jamais croisé ton jumeau. Alors pourquoi m’aurait il reconnu ? » Et c’est dans cette question que se trouvent tous mes doutes et que je refuse de le croire… C’est ma tête entière que je baisse, alors qu’une larme traitre vient s’imposer à moi, en une curieuse ramescence de la douleur que j’ai pu ressentir lorsque Rhys nous a tous trahi…

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MessageSujet: Re: well, this is awkward (pv Giu)   Mer 11 Nov - 0:31

Well, this is awkward...

Giulietta & Nolan

C’était pas moi. Cette phrase, je rêve de la sortir depuis des années, depuis mes premières nuits en garde-à-vue à cause de mon frère, depuis cette condamnation au tribunal où je ne parvenais pas à savoir s’il valait mieux que j’avoue le meurtre ou que je me défende en le rejetant sur les épaules de mon frère. Ce n’était pas moi. Ca n’a presque jamais été moi. Et pourtant, loin de la convaincre, j’ai l’impression que je la fais douter encore plus de moi. Je m’adosse à la glace qui pare une des quatre parois de l’ascenseur, croise les bras sur ma poitrine. Maintenant qu’on est coincé, j’imagine qu’on a tout notre temps ou presque pour mettre les choses au clair. Je vais adorer le programme, je sens. Où sont les pop-corn ? Elle est droite comme un i, je m’efforce d’être le plus décontracté possible, laissant l’apparence de Liam au placard pour être moi-même. Je pousse même le vice à sourire lorsque je soupire. Et je commence à m’expliquer du mieux que je peux en tentant de rester flou malgré tout. Ce serait dommage de tout lui donner sur un plateau, ce serait aussi dommage d’être crédible. Je note sur ses traits que ma réponse ne la convainc pas. Désolé Giulietta, je ne fais pas l’opération marketing soit convaincu, soit remboursé, tu vas devoir te contenter de ça. D’autant plus que j’en profite pour changer de sujet ou plutôt lui retourner la question. Moi, je sais ce que je fais là et je suis même tout à fait en paix avec ma propre conscience. Elias sait ce que je fais là, même si j’imagine qu’il ignore à quel point je prends des risques lorsque je viens. Liam se faisait passer pour moi lorsqu’il faisait des conneries, il s’avère que je ne maîtrise pas l’exercice à son niveau. Je sais, donc, ce que je fais là. Encore heureux allez vous me dire. Mais elle, elle, que fait-elle sur le territoire du Gouvernement à arguer avec naturel qu’elle m’y a déjà vu, je cite messieurs les jurés, plusieurs fois ? Je mets mon meilleur ami sur la balance de la justice aveugle, m’agace, laisse paraître dans ma voix à quel point je déteste ce genre d’embrouilles. Je n’aime ni les traitres, ni les menteurs.

« Un jumeau maléfique ? Tu te fiches de moi Nolan ? Et là c’est qui ? Le bon Nolan ou le vilain Nolan ? » Je m’y attendais. En même temps, je n’ai pas pris le temps d’expliquer ce que j’entendais par jumeau maléfique, même si Liam est terriblement maléfique à sa façon. Je soupire, ne cherche même pas à contrer son ironie colérique. « Y’a qu’un seul Nolan, y’a juste… hé ! » Je ne suis pas contre le concept des caresses, mais avant de me prendre la main, elle pourrait me demander. Surtout que la marque qui y apparaît, c’est elle qui l’y a laissé. Je me libère de son contact en chassant sa main d’une tape du bout des doigts. « Quoi, tu regardes ton œuvre ? » Il ne reste strictement rien de Liam dans mon attitude, c’est à se frapper la tête contre le mur de désespoir. Parce que je suis un piètre acteur et que je suis trop spontané pour mon propre bien. Je prends le temps de regarder ma main, et surtout cette forme en étoile qui subsiste de l’attaque sauvagement perpétré par Giulietta il y a déjà plusieurs jours. Elle ne me répond pas, se détourne plutôt. Je déteste ça : j’agite un bras devant ses yeux. « Hé, oh ! J’te parle ! »

« Alors c’est quoi l’histoire ? Le jumeau maléfique, le dédoublement de personnalité. Le double jeu ? Tu sais quoi… Je crois juste une chose… T’es en train de te foutre de la gueule d’Elias et par extension, de tous les rebelles. » Je passe de l’énervement au rire en une fraction de secondes. Si ça m’insupporte qu’elle parle de double-jeu alors qu’elle en mène un évident, même si je ne sais pas trop si c’est nous qui nous faisons couillonner dans l’affaire ou le Gouvernement, dès qu’elle commence à plaquer une main affolée sur sa bouche, c’est un sourire goguenard qui naît sur mon visage. Je n’ai pas le temps d’intervenir qu’elle a déjà repris. « Raconte tout ce que tu veux à Elias. Il sait tout ce que tu crois savoir… Alors fais-toi plaisir. La réciproque est elle vraie ? Me prends pas pour une imbécile… Je sais que tu m’as reconnu la première fois qu’on s’est vu ici, il y a quelques semaines. Tu t’es détourné. Limite enfui… Va pas me faire croire que c’était innocent. » De quoi elle parle ? J’essaye de tout mettre bout à bout mais honnêtement… je me perds. Elle m’a vu au Blackbird, ça j’en suis sûr, c’était moi. Je la vois ici, ça j’en suis sûr, c’est encore moi. Mais il y a quelques semaines… « Qu’est ce que tu racontes ? » Parce que si je l’ai reconnu, avec tous les guillemets qu’il faut autour du je, ça veut dire que je la connaissais. Je ne suis pas stupide, j’ai même une forte tendance à analyser les choses sur le plan de la logique. « Je te crois pas, quand tu parles de jumeau. J’ai jamais croisé ton jumeau. Alors pourquoi m’aurait il reconnu ? » C’est une bonne question. Bon, au moins, elle atteste que l’excuse des jumeaux n’est pas tombée dans l’oreille d’une sourde et même si j’ignore encore si c’est une bonne ou une mauvaise chose, j’ai envie de croire qu’elle est aussi innocente que moi dans l’affaire. Du moins… si Elias est au courant de ses vadrouilles. Putain, on est quand même des rebelles en carton si déjà deux du journal passent la moitié de leur temps dans les bâtiments du Gouvernement. En carton ou plutôt sacrément malins pour ne pas se faire prendre, histoire de se rassurer un peu quand même. Dans tous les cas, le mystère reste le même ou presque : je saute à la conclusion sans prendre le temps de détailler mon raisonnement et j’accuse directement. « D’où tu connais mon frère ? » Je me passe une main sur le visage. Calme toi, Nolan, ne monte pas directement au créneau parce que ton frère la connait lui aussi. Tu n’es pas obligé de tout partager avec lui, mais tu n’es pas obligé non plus de tout garder pour toi et… Oulah, mais il faut que je me calme. Pourquoi est ce que je réagis aussi vivement, c’est une bonne question, le reste de mes pensées est à jeter. Peut être parce que… je ne sais pas. En tout cas, je suis sûr d’une chose : si je l’avais croisée ici avant, je m’en souviendrais. « Bon, mettons les choses au clair : qu’est ce que tu fous ici ? Parce que tu m’as toujours pas répondu, je note. Moi, c’est simple, j’viens chercher des infos. » Je fronce les sourcils. « Pour qui tu travailles ? Je plaisante pas, Giu, pour qui tu bosses ? »

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MessageSujet: Re: well, this is awkward (pv Giu)   Lun 16 Nov - 21:24


Doucement je me perds dans les méandres de mes questionnements. Ce qu’il me dit, je ne suis pas certaine de le comprendre tant je me sens confuse à mesure que les secondes passent. Plus il cherche à m’expliquer et plus je m’enfonce d’ailleurs dans l’incompréhension totale. C’est la raison pour laquelle je vérifie, pour laquelle je cherche son contact et attrape sa main entre mes doigts graciles. Mon regard se fixe sur la plaie en pleine cicatrisation, je grimace malgré moi, incapable de me faire totalement à tous ces éclats de colère qui me caractérisent, depuis le décès de mon époux. Du moins est-ce la version officielle. Je tais la malédiction, la garde pour moi et me justifie par la souffrance que je suis censée ressentir. Rien qu’un mensonge de plus dans le vaste panel que je peux servir. Perdue dans mes pensées une seconde, je conserve sa main dans la mienne, probablement un peu trop longtemps puisqu’il s’en débarrasse d’un coup enfantin. L’âme de jeunesse que j’ai conservé me pousse à lui tirer la langue, mais je m’en retiens, trop sollicitée par le sérieux de la situation actuelle. Je ne lui réponds pas, m’enferme dans mon carcan d’affirmations et l’accuse sans détour. Je parle beaucoup, trop probablement, me vexe lorsqu’il me rit au nez et l’observe lorsque j’assène mon dernier mot. Sa réaction ne se fait pas attendre qu’il m’attaque à son tour.

Cette fois, je ne peux retenir mon agacement et roule des yeux. Cet homme ne m’écoute pas réellement. Concentré sur l’aspect fraternel, il n’a pas compris une seconde ce que je suis en train de lui dire. « Je… ne… connais… pas… ton frère. Je suis même pas sûre de croire à la théorie du jumeau. » Je décompose mes paroles, lui parle comme on le ferait à un enfant un bas âge, juste pour être certaine qu’il m’a entendu et compris. Le retour ne se fait pourtant pas attendre. Cette fois, je déglutis difficilement et reviens me tourner vers lui. Le malaise s’empare de moi entièrement, à l’idée de tenir ce genre de conversation dans ce lieu. Moi si prudente, j’en viens à me comporter de façon irrationnelle. Bien sûr, j’impute la présence de Nolan, me permet de prétendre que c’est de sa faute si je suis en train de parler rébellion au sein même du gouvernement. Pourtant, lui, plus au fait des technologies, parlent sans craintes, sans imaginer une seconde que quelqu’un puisse nous écouter.

Je suis pourtant lui de me détendre et pour tromper une quelconque caméra, n’importe quel matériel moderne servant à espionner les gens, je m’approche de lui. Mon pas est léger, j’impose un sourire à mes lippes et bientôt, je ne suis plus qu’à quelques centimètres de lui. Haussée sur la pointe des pieds, je viens agripper sa cravate desserrée et le force ainsi à se pencher légèrement sur moi, réduisant notre différence de taille au minimum. Lentement, ce sont mes lèvres que j’approche de son oreille et viens murmurer lentement. « Il est hors de question que je réponde à tes questions ici. Et puis… je n’ai pas confiance en toi. Pourquoi répondrais-je ? Cela ne ferait que creuser ma chute… Euh… ma… chute ? Tombe ! » L’hésitation m’a pris au plus mauvais moment, ruinant l’effet charmeur que je tentais de mettre en place contre ce pauvre garçon trop imprudent. Je me mords la lèvre inférieure avant de reprendre difficilement contenance pour continuer mon petit jeu de séduction. De mes lèvres, me dents viennent taquiner finalement le lobe de son oreille, juste avant que ma conclusion ne tombe. « Les personnes qui importent savent de quel côté je penche. Cela ne te regarde pas… Nolan ! » Dans le fond, je voudrais le croire. Croire son histoire de jumeaux. Croire son implication totale au sein de la rébellion. Néanmoins la graine du doute s’est insinuée dans mon esprit, m’empêchant une confiance aveugle. Lentement je me laisse revenir à ma position initiale, mes lippes effleurant les siennes dans mon mouvement…

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MessageSujet: Re: well, this is awkward (pv Giu)   Mer 18 Nov - 14:47

Well, this is awkward...

Giulietta & Nolan

Alors pourquoi m’aurait-il reconnue ? Je suis certain, plus que certain même, que c’est la première fois que je croise Giulietta ici. J’ai beau avoir une mémoire exécrable, elle fait partie de ces visages qu’on n’oublie pas facilement et plus encore, elle fait partie des rares personnes que je côtoie quotidiennement et qui me connaissait en tant que Nolan Wiggins. C’est d’ailleurs pour ça que je suis aussi méfiant, si on réfléchit deux secondes. C’est la première fois que je la vois ici. D’où tu connais mon frère ? Ca sort naturellement. Spontanément. Pourquoi l’aurait-il reconnue ? C’est une excellente question et j’aimerais moi aussi avoir une réponse. Je me force à respirer calmement, à poser les choses méthodiquement, à analyser le problème d’un point de vue informatique et déshumanisé. C’est moins problématique comme ça. D’où tu connais mon frère ? La question est trop spontanée pour être préméditée, il faut qu’elle le comprenne. « Je… ne… connais… pas… ton frère. Je suis même pas sûre de croire à la théorie du jumeau. » Elle roule des yeux ? Qu’elle fasse ce qu’elle veut, moi j’ai juste envie de m’arracher les cheveux. Comment ça, elle ne croit pas à la théorie du jumeau ? Mais c’est complètement débile, cette affaire ! Je sais bien que le jumeau maléfique est un peu tiré par les cheveux, mais pour le coup, c’est complètement vrai ! Liam est non seulement ma copie conforme mais il est réellement vicieux et… j’ai enive de sortir de cet ascenseur. Parce qu’elle m’énerve. Elle m’exaspère. Elle me vexe. La preuve : cette main en plein cicatrisation qu’elle m’a volée pour vérifier mon identité. Qu’elle s’amuse à faire ça à Liam la prochaine fois qu’elle le croisera qu’on se marre un bon coup. Je déteste qu’on me prenne pour un idiot et encore plus qu’on se moque de moi à ce point. « Crois-moi ou ne me crois pas, c’est la vérité bordel ! J’suis certain que c’est la première fois que je te grille ici, en pleine pactisation avec l’ennemi. » Oui, j’en fais un peu beaucoup dans mes formulations mais l’idée est claire. J’enchaîne : je veux savoir ce qu’elle fait là. Plus encore, je veux savoir pour qui elle bosse réellement.

Et pitié, qu’elle ne me mente pas.

Je cherche à comprendre ses réactions, je ne peux pas détacher mon regard de ses yeux. S’il te plait, Giu, s’il te plaît, sois convaincante. Je ne plaisante pas, Giu, pour qui tu bosses ? Ma voix se fait insistante, pressante. Autoritaire ? On ne va peut être pousser le bouchon jusque là. Je refuse de la quitter un instant des yeux, mes rétines plongées dans les siennes. Je la vois s’approcher, je la vois sourire, je m’attends au pire. Je suis tendu. Résistant, rebelle des premières heures, j’ai ce qu’il faut comme bagage pour savoir me servir d’un flingue, viser les parties sensibles et me débrouiller au corps à corps, je sais surtout que je ne fais pas du tout le poids face à des soldats entraînés. Mais je n’ai pas peur d’elle : elle est maigrelette, elle n’est pas dangereuse, je peux la maîtriser si elle va trop loin. Nolan ? Elle t’a planté un stylo dans la main pas plus tard que la semaine dernière, quelque chose dans le genre. Ah oui, j’ai tendance à oublier des détails comme celui-là. « Qu’est ce que tu fais ? » Ses doigts agrippent ma cravate desserrée un peu plus tôt, je suis contraint de me pencher vers lui. Sur mes gardes. Ou pas vraiment. Je ne la suis pas et surtout tant que je n’ai pas de preuves sous les yeux, je me contente d’être méfiant mais de vouloir la croire innocente. « Giu, Lâche-moi. » je siffle sans pour autant l’empêcher de continuer. Je sens sa respiration sur ma joue lorsque ses lèvres atteignent mon oreille. Je suis chatouilleux : mon réflexe premier est de rentrer la tête dans les épaules et de tirer légèrement pour me dégager. « Il est hors de question que je réponde à tes questions ici. Et puis… je n’ai pas confiance en toi. Pourquoi répondrais-je ? Cela ne ferait que creuser ma chute… Euh… ma… chute ? Tombe ! »

C’est l’hésitation qui arrive la première. Puis… je suis déstabilisé. Interloqué. Amusé. Je n’arrive pas à déterminer qui dans mes émotions doit s’exprimer en premier. Peut être mon humour et ma connerie, ce sont des habitués des grands spectacles et ils sont rôdés depuis le temps. « Tu sais que de ne pas savoir parler anglais parvient non seulement à tuer toute ta crédibilité mais qu’en plus, ça te rend étrangement attirante ? » Ma voix s’éteint lorsque son contact s’intensifie et que ce sont ses dents qui titillent le lobe de mon oreille maintenant. Je ne sais même pas si la fin de ma phrase a été audible et je sais encore moins ce qui est préférable. Dans tous les cas, je tente de me défiler d’un mouvement d’épaules, sentant mes joues rougir de malaise. Je suis chatouilleux. Pas excessivement, mais suffisamment pour qu’elle me fasse perdre mes moyens. A moins que ce contact trop léger et particulier n’y soit pour rien et que ce ne soit qu’elle la coupable. « Les personnes qui importent savent de quel côté je penche. Cela ne te regarde pas… Nolan ! » Trop surpris, trop figé, trop dérouté pour réagir pour le moment, je la laisse desserrer sa poigne sur ma cravate, se glisser à sa position initiale. Ses lèvres croiser les miennes et me tordant les tripes par ce contact aussi fugace que déconcertant. Et étonnamment attendu. « Que… je… Giu ? » Promis, une fois le système réinitialisé, j’arriverai à faire une phrase correcte, compréhensible et peut être même grammaticalement juste. Ou presque. Pour le moment, je me contente de mettre de la distance entre elle et moi et de ne pas quitter un seul instant ses pupilles. C’est con. Parce que je veux plus que ce contact fugitif. Sauf qu’elle est chiante. Sauf qu’elle n’est ni fiable, ni crédible. Sauf que je ne peux pas lui faire confiance. Les personnes qui importent savent de quel côté je penche. Donc je n’importe pas ? Bon sang, je suis le bras droit d’Elias, ou quelque chose dans le genre. Je suis son meilleur ami. Je n’ai pas le droit d’être au courant ? Pourquoi répondrais-je ? Cela ne ferait que creuser ma tombe. Je ne suis pas vexé, je suis juste trop perdu pour savoir comment je devrais réagir. Je n’ai pas de prompteur face à moi, c’est bien dommage.

Alors j’arrête de tenter de réfléchir. « Tu as fini ? C’est dommage, j’aurais bien aimé savoir la suite. » Je mords ma lèvre, chassant ce fantôme qu’elle vient d’y glisser par mégarde. Je crois. Elle est trop imprévisible pour que je puisse être sûr de quoique ce soit avec elle, pour le moment. « Tu sais pourquoi tu devrais me répondre ? » Allez, du nerf Nolan. Tu dois mettre les choses au clair avant qu’on se demande ce que fait Liam dans un ascenseur, coincé pour une raison inconnue avec une jolie fille. Si j’ai reculé tout à l’heure, j’avance cette fois vers Giu, la forçant à reculer à son tour jusqu’à se retrouver piégée contre une des parois de l'ascenseur. Les portes, je crois. « Parce qu’entre moi et toi, je pense qu’Elias serait plus tenté de me croire moi. Et que, moi, j’ai une bonne raison de me trouver ici. » Bonne, bonne, tout est relatif si on considère ce que je cache à Elias mais ça, elle n'est pas obligée de le savoir. Je sors mon téléphone portable de ma poche, le déverrouille d’une combinaison, affiche l’écran de brouillage. « Tu vois ça ? C’est le signe que les micros sont saturés et les caméras brouillées, surtout celles que je ne vois pas. Donc ici, c’est le meilleur endroit pour que tu me répondes. C'est chouette, non ?, la technologie... » Je me permets un petit sourire amusé. Je ne suis pas très doué pour ce genre de choses. Je ne suis pas un bon acteur, après tout, ma seule imitation crédible est celle du phoque mais ça ne sert en général pas à grand-chose. « A quoi tu joues avec moi, Giu ? » Et voilà. Le moi est là. Il n’est plus question d’Elias, brutalement. A toi tu joues, Giu, donne moi juste les règles qu’on puisse être deux à s’amuser, sinon ce n’est pas très sympa.

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MessageSujet: Re: well, this is awkward (pv Giu)   Lun 23 Nov - 15:28


Maître de la danse, de la situation, je m’amuse à développer mon jeu d’actrice sur lui, dans l’optique de m’améliorer encore. Je lui offre une de mes ruses habituelles, me joue des réactions mâles qui je génère assez facilement en me propulsant à sa hauteur dans mes gestes et paroles. Malheureusement je bute, me trouve incapable de trouver mon mot et le perfide trouve là une brèche dans laquelle il s’empresse de s’engouffrer. Une bouffée de colère me prend, vient inonder mes joues d’un rouge qui me dérange et je pourrais presque le mordre violemment pour ne pas le laisser déblatérer trop longtemps sur la question. Je réfrène pourtant mon impulsion et me contente de taquiner gentiment son lobe, plutôt que de le lui arracher d’une morsure vive. La raison à cela est bien simple et me perturbe plus que je ne saurais l’avouer. La fin de sa phrase, bien qu’altérée, ne m’a pas échappé, pas une syllabe, et ce compliment à peine déguisé a balancé à merveille la cruauté de sa pique précédente. Pourtant je fais comme si de rien n’était et continue mes mots, qui se veulent blessant.

Si la plupart de mes phrases et réactions sont parfaitement actés et dépendent entièrement d’un jeu sur ma personne. Je n’ai pas cherché ce contact. Ma trajectoire mal calculée m’a amené à effleurer ses lèvres des miennes en un baiser éphémère qui me perturbe probablement autant que lui. Je sens son hésitation, son incapacité à réagir sur le champ mais loin de m’en ravir, je me trouve pour une fois gênée de mes actes. Son hésitation et sa gêne font écho aux miennes, mais je ne sais que faire pour m’excuser pour l’instant. Du coup je mords ma lèvre inférieure, cherche une réplique qui ne vient pas et me décide enfin à reculer d’un pas, dans l’optique de cesser d’éprouver cette étrange attirance que je n’ai jamais senti auparavant. Mes sourcils se froncent, je me questionne à propos de cet état de fait mais il n’est pas temps pour une introspection. Il m’apostrophe, me répond enfin et je reprends enfin pied avec la réalité qui m’a abandonné au moment même où nos lippes se sont rencontrées. La suite… Etonnamment je prends peur, me demande ce qu’il croit à propos de ce qu’il vient de se passer. Et je me retrouve incapable de donner une réponse. Tout simplement parce que j’ai perdu le fil de cette rencontre et que je subis enfin le contrecoup de la situation improbable. C’est désormais lui qui mène la danse, juste assez pour titiller ma curiosité. Je me redresse donc, reprend une position plus noble pour l’écouter. Sa question m’a permis de reprendre pied et je le regarde désormais en occultant presque ce qu’il vient de se passer.

Pourtant je ne parviens pas àconserver cette attitude noble avec sa venue si près de moi. Je recule, tente de me soustraire de nouveau à l’attraction qu’il impose désormais par sa prestance et sa présence si près de moi. Je pourrais presque sentir sa chaleur. Son souffle vient taquiner mon visage et toujours les prunelles fixées au sienne, j’entrouvre la bouche, incapable de respirer autrement. Prise à mon propre piège de séduction, j’attends ses propos afin de pouvoir me concentrer sur autre chose que ses lèvres que je voudrais reprendre. Concentrée, j’entends chacun de ses mots et grimace lorsqu’il minimise mon importance auprès d’Elias. Tout comme je l’amplifie lorsqu’il commence à jouer de sa magie d’habitué de la technologie. Il le sait pourtant, que ce n’est pas ma tasse de thé et que je ne connais strictement rien de ces appareils. Alors écoutant une impulsion, je viens frapper son épaule de mon poing et marmonne, presque entre mes dents. « Arrête de te moquer de moi. Tu sais que j’aime pas tout ce qui touche à l’ordinateur et tout ça. C’est pas gentil de balancer ça comme ça ! » Ma moue se fait boudeuse et je croise les bras, en une parfaite imitation d’un enfant qui se fait chambrer. La vérité étant que je cherche à gagner du temps, pour trouver une réponse crédible, sans pour autant me mettre en danger. Il me prouve peut être que les micros et caméras de cet ascenseur ne sont pas en marche, mais rien ne me dit que dans son appareil ne se cache pas un tout autre artefact d’enregistrement. Je parviens presque à monter une histoire digne de ce nom, lorsque la fin de sa diatribe s’ajoute. Tout s’envole pour ne laisser place qu’à un froncement de sourcils que je ne parviens pas à empêcher. Lui… Pourquoi est-ce de lui dont on parle soudain. Je secoue la tête, cherche à reprendre contenance avant de lâcher un léger soupir.

« Avec toi ? De quoi tu parles Nolan. T’as jamais été concerné par aucun de mes actes. Je joue pas avec toi. T’es pas un poisson amusant à pêcher. » Je ne cherche pas à être méchante, je réponds simplement avec la seule spontanéité ressentie depuis le début de cet échange. « Je suis sûre que ton petit gadget fonctionne très bien, c’est toi le pro pour ça après tout mais… je te l’ai dis. Parler signerais un arrêt de mort pour moi. Parce que je suis pas blanche. Parce que avec ce que je sais, j’aide. Parce que mes informations font tuer. Et si quelqu’un du mauvais côté découvre ce que je fais, qui je suis… Je suis une femme morte ! » Volontairement, je tais mon côté, je tais tout ce qui est important. Je ne parviens pas à faire confiance à Nolan, pour des raisons évidentes et d’autres plus obscures, qui n’ont probablement rien à voir avec ce battement irrégulier de mon cœur. « Et si tu es en double, que ton frère m’a reconnu… Qui me dit que ce n’est pas lui qui se pointe parfois au journal ? Et que c’est la raison pour laquelle il sait qui je suis ? Qui me dis que vous n’êtes pas de mèche ? Elias peut être un dindon farcé, comme nous tous ! Tout est possible Nolan. » De nouveau je me mords la lèvre, troublée à l’idée de me faire avoir par cet homme…

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MessageSujet: Re: well, this is awkward (pv Giu)   Ven 27 Nov - 22:57

Well, this is awkward...

Giulietta & Nolan

Je m’aperçois maintenant, un peu tard je m’admets, à quel point je fais un pari risqué à chaque fois que je mets les pieds ici. Je fais le pari que je ne vais pas rencontrer de personne me connaissant ou, pire encore, connaissant suffisamment mon frère pour ne pas se faire avoir par cette magnifique supercherie dans laquelle je m’enveloppe, à coup de cravate, de costume, de lunettes de soleil et de cette morgue volée à mon aîné en même temps que son apparence. Je m’aperçois face à Giulietta à quel point je joue à l’équilibriste et à quel point, aussi, je ne suis pas très doué pour ça. Piètre acteur, simple figurant, ma couverture ne tient qu’à une seule chose : cette similitude troublante entre Liam et moi. Et rien de plus. Il suffit de gratouiller pour dévoiler le Nolan qui se cache derrière cette suffisance que j’emprunte à mon frère. Et Giulietta a juste eu besoin d’entrer dans cet ascenseur pour émailler la peinture, enlever les débris et soulever le voile des apparences. Le seul problème, au final, c’est qu’elle n’a eu aucun voile à soulever : elle ne connait qu’un seul Wiggins et contrairement à la majorité des gens, ce n’est pas le vivant qu’elle connait mais le supposé mort.

Je joue un jeu dangereux. Peut être un peu trop dangereux. Que suis-je en train de faire ? De lui faire petit à petit confiance. Alors qu’elle est certainement une meilleure actrice que moi et qu’elle se paie tout aussi sûrement ma tête, avec ce petit jeu de séduction auquel elle s’adonne. Parce que je ne suis pas dupe, hein, il ne faut pas croire. Je peux peut-être donner l’impression de foncer droit dans son piège, avec ces syllabes balbutiées et cette contenance perdue, je suis peut-être effectivement en train de foncer comme un papillon de nuit vers la lumière, mais je le fais plus ou moins consciemment. C’est déjà ça de pris. Un pas en arrière, je tente de mettre de la distance entre nous, sans savoir comment réagir sur le moment. Arrête de réfléchir, Nolan, tu n’as pas très doué pour ça, tu le sais pourtant ! Je réinitialise le système, initie le protocole de base de réactivité. Puisqu’elle m’a fait reculer et qu’elle m’a totalement déstabilisé, autant faire de même de son côté histoire remettre les compteurs à zéro et les pendules à l’heure. Et si au passage, on peut un peu faire la poussière, ce ne serait pas plus mal parce qu’on éternue et on s’embrasse presque à tout va ici et que ça ne va pas du tout. Tu as fini ? C’est à mon tour de jouer. Presque. Je me mords la lèvre comme un gamin songeur. Tu sais pourquoi tu devrais me répondre ? Allez, jouons donc aux devinettes. C’est à mon tour d’avancer, le malaise vite effacé et remplacé par une assurance qui m’appartient bel et bien. Si je vole à mon frère sa morgue et sa suffisance, cette assurance que j’affiche, on l’a tous les deux depuis toujours. Nous ne sommes pas frères pour rien. Et ce sourire goguenard qui pendouille à mes lèvres… il est bien à moi aussi celui-là, et rien qu’à moi. Un pas de plus, je n’ai pas beaucoup à en faire pour qu’elle ne puisse plus reculer et qu’elle soit coincée entre moi et la porte de l’ascenseur. Elias sera plus tenté de me croire moi que toi. Je résume en une poignée de phrases ma certitude. Je suis celui de nous deux qui est le moins dans la mouise vis-à-vis de notre patron à tous les deux. De notre vrai patron. C’est moi maintenant qui mène la danse, je lui prouve sur mon téléphone que nous sommes dans une pièce complètement hors d’atteinte de Big Brother et qu’elle a tout intérêt à tout me dire maintenant si elle ne veut pas que je la vende à Elias ou que je la mette en porte-à-faux vis-à-vis d’autres personnes. J’en profite aussi pour faire le malin, parce que si la technologie est mon dada, j’ai cru comprendre au Blackbird que ce n’est pas vraiment le sien.

A moins qu’elle soit suffisamment douée pour faire comme si et qu’elle se fout de moi depuis des mois. Ce qui m’embêterait tout de même pas mal. On va dire qu’elle n’est juste pas très douée, c’est mieux pour mon ego et, surtout, je n’ai pas besoin de complexifier davantage la situation. Elle est déjà assez hasardeuse comme ça. Son coup de poing dans mon épaule me ramène à la réalité et loin de lui afficher un air contrit, je lui offre un large sourire moqueur. « Arrête de te moquer de moi. Tu sais que j’aime pas tout ce qui touche à l’ordinateur et tout ça. C’est pas gentil de balancer ça comme ça ! » Je secoue la tête, me retenant à grand peine de rire à sa moue boudeuse. « Bon sang, T’es trop adorable quand t’es vexée, comment tu veux que j’arrête de te chambrer ? » Mes mots filent plus vite que mes pensées, je lui tire la langue avant de me rendre compte de notre situation. Elle n’a pas changé, cette foutue situation. Elle, moi, dans un ascenseur au cœur du Government Building, chacun doutant de la loyauté de l’autre.

Et le sérieux revient au galop, et avec lui son lot de questions qui doivent être posées et qui n’ont rien d’agréable. D’abord, sa présence, ensuite son attitude, enfin ses mots. Rien n’est cohérent, rien ne suit une droite ligne de conduite ou alors l’ensemble m’échappe. Ou encore, je ne veux pas le voir. A quoi joues-tu avec moi, Giu Ma question se teinte de gravité. Je n’en mène brutalement pas très large. La mienne aussi d’attitude ne suit aucune ligne de conduite. Je me laisse porter par mes questions et mes émotions avec cette légèreté qui me caractérise et me différence de Liam. Je suis impulsif, je ne suis qu’un gamin sur bien des plans, ne fonctionnant pas selon la raison mais selon ce que je ressens. Et là, niveau ressenti, c’est Tchernobyl couplé à Verdun : ça ne ressemble plus à rien. A quoi joues-tu avec moi, Giu, parce que ce n’est pas drôle de jouer à colin-maillard avec toi. « Avec toi ? De quoi tu parles Nolan. T’as jamais été concerné par aucun de mes actes. Je joue pas avec toi. T’es pas un poisson amusant à pêcher. » Je fronce les sourcils. Oui, je sais : je râlais à l’idée qu’elle puisse jouer avec moi, et maintenant je m’apprête à râler parce qu’elle m’affirme que ce n’est pas le cas. Mais il faut avouer que les deux cas de figure sont particulièrement vexants, non ? « Je suis sûre que ton petit gadget fonctionne très bien, c’est toi le pro pour ça après tout mais… je te l’ai dis. Parler signerait un arrêt de mort pour moi. Parce que je suis pas blanche. Parce que avec ce que je sais, j’aide. Parce que mes informations font tuer. Et si quelqu’un du mauvais côté découvre ce que je fais, qui je suis… Je suis une femme morte ! » Une femme morte ? Les informations ? Le mauvais côté ? Blanche ? Arrêt de mort. La conversation, qui n’a pas vraiment à un seul moment un soupçon de légèreté vient de se voir attacher au cheville des poids d’au moins quatre-vingt-quatre kilos. Au bas mot. Elle plombe l’ambiance de son vocabulaire mortifère et de sa gravité et je ne peux pas m’empêcher de froncer les sourcils. Et le pire dans tout ça ?

Le pire, c’est que j’ai envie de croire que le mauvais côté, c’est celui dans lequel on est. Et que le bon, par conséquent, c’est celui dans lequel on se réfugie en temps normal, c’est le Blackbird. Le pire dans tout ça, c’est que je veux la croire. Je veux lui faire confiance. Et je veux plus encore qu’elle me fasse confiance. Je soupire. « Tu ne me fais pas confiance, hein ? » Cette question n’a aucune utilité, je le sais bien, mais je la pose pour la forme. Par principe aussi. On ne sait jamais, sur un malentendu et dans un autre univers, elle s’excuserait de douter de moi et se jetterait dans mes bras pour m’assurer de sa fidélité envers Elias et de son abjection pour le Gouvernement et… Un nouveau soupir. « Tu ne me fais pas confiance. » Je réponds de moi-même à ma question, autant lui épargner de la salive. Et le malaise revient : je cède à la facilité, m’éloigne à nouveau d’elle, lui tourne le dos et m’ébouriffe les cheveux par réflexe, comme toujours lorsque je suis nerveux. Je ne vais pas tarder à tourner comme un lion en cage, dans cette cage, justement, d’ascenseur.

« Et si tu es en double, que ton frère m’a reconnu… Qui me dit que ce n’est pas lui qui se pointe parfois au journal ? Et que c’est la raison pour laquelle il sait qui je suis ? Qui me dit que vous n’êtes pas de mèche ? Elias peut être un dindon farcé, comme nous tous ! Tout est possible Nolan. » Toute mon agitation disparait. Toute ma nervosité se cristallise et m’empêche de bouger. Ce n’est pas l’idée que Liam et moi soyons de mèche qui m’interpelle de la sorte, c’est encore moins l’idée que je me foute de la tronche d’Elias : tout cela est si risible et impossible que je refuse de m’attarder plus d’une fraction de seconde sur ces imbécilités. Non. Ce qui me tétanise, c’est l’idée que Liam puisse jouer avec le Blackbird le même jeu que moi avec le Gouvernement. Je me force à me taire parce que je sais que si j’ouvre la bouche, là, maintenant, je vais dire une bêtise ou plutôt je vais dire ce que je pense. Et ce que je pense est une bêtise. Je ne sais pas. Qu’est ce qui lui dit que Liam ne me remplace parfois pas au Blackbird ? Cette perspective m’angoisse brutalement et je m’en veux de ne pas y avoir songé une seule seconde. Je desserre davantage le nœud de ma cravate, détruis un peu plus cette raie sur le côté que j’ai mis deux heures à faire ce matin pour ressembler le plus possible à mon frère. Maintenant, je ne ressemble plus à rien mais c’est pas grave. « Je… » Bien, très éloquent. Le verbe maintenant ? « C’est une bonne question, Giu. Et je pourrais te dire que je le sais et que tu n’as qu’à me faire confiance pour dormir sur tes deux oreilles et que mon frère n’approchera jamais des portes du Blackbird, mais ça implique de base que tu me fasses confiance et je crois qu’on se retrouve du coup dans une boucle infinie assez relou. La condition de sortie, ce serait qu’on décide qu’on appartient par défaut au même camp mais… » Mais voilà. Inutile de terminer ma phrase, on a compris l’idée.

Je croise les bras. « Du coup, on fait quoi ? » C’est la question, la question même. Celle à deux cent mille dollars et trois carambars, celle qui flotte au dessus de nous comme une jolie mélodie entêtante. « Parce qu’on est un peu coincé. Dans l’ascenseur, d’une part, et dans ce petit problème de confiance à la con d’autre part. » Je m’arrête. Et lui offre une moue dubitative avant de rajouter. « Et en plus, je commence à faire des phrases complexes. Giu. On a un gros problème. »

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MessageSujet: Re: well, this is awkward (pv Giu)   Sam 28 Nov - 18:08


Il me questionne, la confiance… J’ai fait confiance un jour. Deux même… Et chacun des hommes ayant eu ce privilège un jour, l’a bafoué et dénigré sans souci. Probablement devrais-je lui expliquer plus en détails, mais je préfère pincer les lèvres jusqu’à les rendre blanches, avant de plonger mon regard dans le sien, brûlant. Il se répond lui-même et je serre encore un peu plus mes lippes pour m’empêcher de parler, de lui répondre. Au fond de moi, je voudrais croire en lui, juste un peu, mais je me souviens de Rhys, des sentiments que j’ai éprouvés pour lui, avant qu’il ne me trahisse, au même titre que tous les autres. « Je n’ai confiance en personne ! » L’injonction m’échappe, presque malgré moi, mais je me sens mieux après avoir prononcé ces mots, plutôt que d’autres, qui me mènerait à une nouvelle situation désagréable. Alors il se détache, s’éloigne et mon cœur s’affole une seconde lorsque sa chaleur m’échappe. Ma réaction m’effraie et je tente de reculer d’un pas pour une nouvelle fois rencontrer le froid mordant du métal contre mon dos. Pourtant, il ne tient qu’à moi d’appuyer sur ce bouton, afin de remettre en route notre prison. Je n’en fais rien, me contente de fixer son dos d’un regard morne. Je ne sais pas si j’attends la suite ou bien si je savoure ce silence, néanmoins je sais une chose, je reste là, immobile, la bouche close et les yeux à l’affût de la moindre réaction de sa part.

Elle vient finalement, avec son agitation et le retour de son bavardage. Certains mots m’échappent, mais le sens général est plus que clair. En ne lui faisant pas confiance, je risque de m’enfoncer dans une paranoïa journalière… En lui faisant, je risque une nouvelle désillusion que je ne suis pas certaine d’avoir le courage d’affronter. « Ou alors je vérifie ta main tous les matins, comme ça on est sûrs ! » Encore une fois, la blague m’échappe et je sens tout à coup mon actorat m’échapper totalement. Le naturel revient au galop, et avec ma gentillesse et ma volonté de rire de tout. Je ramène donc ma main vers mes lippes à cette découverte et tente tant bien que mal de reprendre contenance et perfection. Cela n’arrive pourtant pas, parce que je me suis rendue… A l’évidence que Nolan et moi, nous ne pouvons continuer ce petit jeu sans en perdre des plumes. A celle qu’à défaut de lui faire confiance, je pouvais au moins essayer de ne pas être sur la défensive en permanence… Et enfin à son sourire qui me déstabilise. « On est pas bloqués ! Il suffit que j’appuie sur le bouton pour repartir. Enfin je crois… Et pour nous… On va faire comme ça. Elias, il a confiance en toi. Elias il a confiance en moi. Du coup je te laisse le bénéfice du doute. Mais va falloir que tu me prouves que t’es vraiment quelqu’un de bien ! Et moi… Je te dirais juste une chose de plus. Je ne recule devant rien pour ma cause ! » Malgré tout, encore une fois, je n’ai pas précisé de laquelle il s’agit. Parce qu’il m’a déconcentré avec sa dernière phrase. Qu’il m’a permis d’esquisser un sourire avant que je ne roule des yeux. Sa bêtise me détend autant qu’elle m’agace, mais j’essaye de ne pas complètement le montrer.

Je préfère plutôt m’avancer vers lui, et faire une pause juste devant lui. Hésitante sur la marche à suivre, je me permets tout de même de combler la dernière distance entre nous et viens cette fois déposer ma main sur son bras. Et c’est sa joue que vise mes lèvres maintenant avant de m’écarter, un large sourire aux lèvres. « Alors copains ? » Bisou de réconciliation, plutôt qu’une main, c’est bien plus agréable et bien moins banal.

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MessageSujet: Re: well, this is awkward (pv Giu)   Dim 29 Nov - 23:38

Well, this is awkward...

Giulietta & Nolan

Mais oui, je le sais bien que ma question est totalement stupide, pas la peine de me le faire remarquer. D’ailleurs, c’est pour ça que je me réponds vite à moi-même. Je suis efficace dans le genre : une question, une réponse, l’affaire est dans le sac. Et ma connerie aussi par la même occasion. Un soupir. J’aimerais lui faire confiance, bon sang, j’aimerais avoir cette certitude qu’elle ne trahit pas Elias, qu’elle ne me trahit pas, qu’elle ne se moque pas de moi. Liam m’a suffisamment manipulé pour que question trahison, je sature complètement. Tu ne me fais pas confiance, Giulietta ? Et bien c’est réciproque. Mais ça me tue, parce que ça complique tout. « Je n’ai confiance en personne ! » Tu sais, Giu, tu n’avais pas besoin de le préciser. Je détourne le regard, préfère foudroyer le mur plutôt qu’elle. Bon sang que c’est compliqué, bon sang que c’est n’importe quoi, bon sang que j’ai envie de disparaître et de lui tourner le dos. Bon sang, aussi, que j’aimerais ne pas avoir foutu les pieds dans cet ascenseur aujourd’hui. Mais pour le moment, remonter dans le temps n’est pas dans mes attributions, je me résigne à me contenter de ce que je peux faire et lui tourne le dos, m’éloigne d’elle pour me passer une main nerveuse dans les cheveux. Et tenter d’avoir les idées claires. Malaise, atmosphère gênante, proximité oppressante, promiscuité perturbante. Et comme si ça ne suffisait pas, la voilà qui en rajoute une couche avec une question qui m’angoisse autant qu’elle me prend par surprise.

Qui me dit que ce n’est pas lui qui se pointe parfois au journal ? Je m’immobilise, lui offrant toujours mon dos à contempler. C’est une excellente question, Giu. Et je me trouve stupide parce que je n’y ai même pas songé une seule seconde lorsque j’ai commencé à inverser les rôles avec Liam. Et si, et si… Je n’ose pas imaginer une seule seconde les conséquences de cette hypothèse. Je ne sais pas quoi répondre parce que je ne sais pas quoi lui dire, sur le coup. Mes yeux se perdent, mon regard cherche dans son environnement un élément de réponses mais c’est une quête trop vaine pour que je la poursuive plus d’une respiration. Ma main ébouriffe davantage mes cheveux, ruine ma couverture, desserre un peu plus ma cravate pour me permettre de respirer. Je ne sais pas Giu, bon sang ! Merci, tu viens de me pourrir ma journée et ma semaine, tu viens de pourrir ma couverture et je suis sûr que tu es même capable de me pourrir la vie. Et moi, je suis stupide. Je… Piètre tentative, il faut que je prenne mon courage à deux mains pour lui concéder la pertinence de ses interrogations.

Et lui faire remarquer qu’on est totalement paumé dans un cercle vicieux dont on ne peut s’en sortir qu’en acceptant de faire hypothétiquement confiance à l’autre. De mon côté, l’affaire est loin d’être réglée mais si je m’écoutais, je sauterai sur l’occasion pour lui donner une chance. Mais en même temps, moi, je suis débile. Elle… c’est une autre histoire. Du coup… nous sommes coincés. « Ou alors je vérifie ta main tous les matins, comme ça on est sûrs ! » Aussitôt, je fais volteface, les sourcils froncés. J’hésite entre rire de sa blague et la foudroyer du regard. Rire parce qu’elle n’a pas tort, parce que son sourire me fait rire, parce que je préfère la voir comme ça qu’avec son air boudeur ou en colère. La foudroyer du regard parce que se prendre un stylo dans la main, ça fait mal. Et que se le prendre sans aucune raison, ça fait encore plus mal. Finalement, c’est mon naturel qui tranche et je me retrouve à être incapable de cacher le sourire qu’elle a fait naître sur mes lèvres. Comme un peu plus tôt, j’ai envie, putain, j’ai envie d’oublier où on est, j’ai envie de me dire qu’on est juste en sécurité, à se faire la gueule pour rien, à osciller inutilement entre ce besoin de rire et d’être de bonheur et cette gravité qui nous plombe le moral et ravive notre méfiance. Je n’arrive pas, je n’arrive plus à être Liam. J’ai trop besoin d’être moi, je suis incapable d’être un autre face à elle, c’est aussi simple que cela.

Les bras croisés, je me force à réfléchir, je me force à lutter contre mon envie d’être bête et de ne pas me prendre la tête. N’oublie pas où tu es, Nolan. N’oublie pas non plus qui elle est, qui elle prétend être, qui elle est peut être. N’oublie pas que la méfiance est ta seule porte de sortie, est ta seule défense. Allez, du nerf Nolan. Du coup, on fait quoi ? Ma question tombe sous le sens, je pense. J’espère. Parce qu’il faut dire les choses comme elles sont et sous-entendre le reste : on est coincé. Autant physiquement que psychologiquement et je ne saurais dire sans mentir ce qui est le plus dérangeant. Du coup, Giu, on fait quoi ? Parce que ce n’est pas que je n’ai pas envie de rester planqué ici pendant quarante-huit heures, mais j’aimerais quand même mettre les choses au clair avant qu’on commence une partie de scrabble pour passer le temps. « On est pas bloqués ! Il suffit que j’appuie sur le bouton pour repartir. Enfin je crois… Et pour nous… On va faire comme ça. Elias, il a confiance en toi. Elias il a confiance en moi. Du coup je te laisse le bénéfice du doute. Mais va falloir que tu me prouves que t’es vraiment quelqu’un de bien ! Et moi… Je te dirais juste une chose de plus. Je ne recule devant rien pour ma cause ! » Je l’écoute attentivement, me bornant à lui offrir une moue dubitative.

Qui se transforme contre mon gré en sourire. Oui, je sais qu’on n’est pas coincé ici ad vitam aeternam mais… elle a compris l’idée. Et elle n’a pas tort. Avec Elias entre nous deux, soit on arrive à se dire qu’il est le maître de tout et surtout qu’il est loin d’être stupide, soit on s’obstine à penser que ce n’est qu’un crétin fini qui ne sait pas lire clairement dans le jeu de ses employés. Et mon côté preux chevalier loyal à son roi et dévoué à sa majesté penche plutôt pour la première option, pour la simple raison que je me suis toujours davantage imaginé en valeureux Rohirrim qu’en Grima, allez savoir pourquoi. Un soupir, encore. « Ca se tient plutôt bien comme raisonnement. J’avoue que l’idée me tente mais… » Je laisse traîner le mais volontairement, singeant une réflexion intense pourtant hors de ma portée. Lui prouver que je suis vraiment quelqu’un de bien ? C’est un défi qu’elle me lance ? Je ne recule devant rien pour ma cause. Un sourire malicieux s’étire sur mes lèvres, comme à chaque fois que je m’apprête à dire une bêtise ou du moins que je m’attarde à la penser. « Mais si je dois prouver que je suis quelqu’un de bien, alors toi, tu dois me prouver que tu… » Je cherche une répartie intelligente et original, et fichtre que c’est dur. « Allez, on va dire que tu dois me prouver que tu es digne de confiance. » Je n’ai rien trouvé de mieux, désolé. Au moins, je suis sincère et je n’ai pas menti, biaisé, transformé une seule fois la réalité de mes pensées.

Elle s’avance vers moi, j’arque un sourcil interrogateur. C’est fou comme on peut bouger dans une cage d’ascenseur alors qu’en soi, ce n’est pas non plus un terrain de foot. En quelques petits pas, elle est au contact, pose sa main sur mon bras. J’arque davantage le sourcil, au risque de me coincer le visage dans cette position totalement ridicule. Qu’est ce qu’elle veut faire, là ? Ses lèvres se déposent cette fois sur ma joue, ce qui accentue mon sourire devant la simplicité du geste, à des années-lumière de sa précédente attitude. Lorsqu’elle se détache et s’écarte, je me fais la remarque que je la préfère bien plus comme ça que lorsqu’elle est entrée dans cet ascenseur. « Alors copains ? » Copains ?

Sérieusement… Giu… copains ? J’éclate de rire. Je ne sais pas à quoi je m’attendais, peut être à un sobre marché conclu ou un alliés ? viril et brutal, mais pas à ça. Et ça me va, mais alors ça me va totalement. Il ne reste strictement rien de Liam dans mon attitude désormais. Cravate desserrée, cheveux ébouriffés, éclats de rire naturel et sourire sincère, il n’y a rien de Liam, il n’y a qu’un Nolan infantile et spontané. Elle est fourbe. Elle est fourbe, parce que j’en oublie complètement sa culpabilité, j’en oublie complètement ma méfiance, parce que son sourire et sa question me désarment totalement. Elle est fourbe, la petite, parce que là, je m’adosserais bien à la paroi la plus proche en croisant les bras et en la détaillant du regard. Elle est fourbe, parce que loin de faire ça, je ne peux pas m’empêcher de me mordiller la lèvre et de faire disparaître une nouvelle fois la distance entre nous pour déposer à mon tour mes lèvres sur sa joue. « Copains… mais à une condition. Si tu es prête à tout pour ta cause… tu serais prête à venir diner avec moi pour te faire pardonner pour ma main ? » Attends… Nolan… ce n’était pas ce qui était prévu dans le script. Je sais, c’est bête. Normalement, tu étais censé lui dire que tu allais forcément découvrir un jour où l’autre qu’elles sont ses occupations dans le Government Building ou encore que tu n’oublies malgré tout pas qu’il y a quelque chose à éclaircir. Je sais. Mais je suis bête. Et spontané. Je me mords la lèvre en reculant précipitamment, me prenant la vitre dans le dos, restreint dans mes déplacements par la petitesse de l’ascenseur.

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MessageSujet: Re: well, this is awkward (pv Giu)   Lun 30 Nov - 18:44


Ma remarque se voulait être une blague, mais au fond, ce n’est pas si stupide. Cette marque est une preuve irréfutable que l’homme devant moi est le même que celui du Blackbird. Alors en la vérifiant, je saurais ave certitude à qui j’ai à faire. Je reconnais cependant qu’utiliser cette cicatrice que j’ai moi-même faite, c’est peut être une cruauté que j’impose à mon collègue. Ses sourcils froncés me le prouve mais son rire suivant l’infirme finalement et je me laisse gagner à mon tour par l’hilarité, juste pour désamorcée cette situation beaucoup trop explosive pour moi. Certes, au fond, la situation n’a pas drastiquement changée. Je suis toujours au bord de la confiance. Je suis toujours effrayée à l’idée de le voir disparaître de ma vie et de celle des résistants, à l’instar de Rhys, pas si longtemps plus tôt. J’essaye pourtant de ne pas y songer et conserve ma légèreté, juste pour ne pas me miner le moral trop intensément. Je ne veux pas penser aux conséquences d’une nouvelle confiance déplacée. Je ne veux pas imaginer fixer le dos de Nolan alors même qu’il rejoint les rangs de nos ennemis. Je ne peux me perdre en conjectures pourtant. Je suis bloquée, il a raison. Parce que je ne peux me laisser manger par le doute et les questions. Et je ne peux le laisser entrer entièrement dans mon cercle de confiance. Alors je le fixe, je propose des solutions probablement stupide, je cherche une voie de sortie et me retrouve perdue face au sourire qu’il m’assène. Le naturel de mon collègue est revenu au galop et je me retrouve maintenant encore plus perdue et incapable de faire un choix. L’un comme l’autre risque de me rendre folle, de me briser le cœur, alors je plonge pour la situation la plus facile à vivre. Je prends le risque d’étendre ma confiance pour Elias jusqu’à son ami. Et je réponds à son sourire, presque timidement dans un premier temps.

Sourire qui fond rapidement lorsqu’il met sa réponse en suspens, qu’il y ajoute un mais plein de doutes. Je tente un pas en arrière, pour rejeter celui que je viens de faire vers lui, mais mon dos rencontre une fois encore le métal. Cette fois, la tentation d’appuyer sur le bouton est encore plus forte, mais avant que ma main ne s’élance vers ma libération, loin de son mais, il reprend. Cette fois mon souffle se bloque, juste une seconde, et mes sourcils se froncent. Je n’aime pas sa condition. Je n’aime pas être imaginée indigne de confiance. Je crois donc les bras devant moi, hostile à l’idée de devoir lui prouver quoi que ce soit. Seulement ce n’est pas ainsi que nous allons avancer alors je prends sur moi, scelle notre pacte étrange d’un baiser sur la joue et attends sa réponse, un tout nouveau sourire étirant mes lippes. Franc et massif, il communique la bonne humeur, mais je reste surprise lorsqu’il s’approche de moi à son tour. Et je ne peux réprimer l’étrange frisson qui me prend soudain. Incapable de le définir, je viens supposer qu’un courant d’air m’a fait trembler et je secoue la tête pour ne plus m’en préoccuper. Après tout, j’ai bien plus important à penser… Comme la demande saugrenue qu’il vient de me faire par exemple.

« Dî… ner… Euh… Comme dans repas ? C’est pas un mot anglais bizarre pour dire autre chose ? » Je ne parviens pas à savoir s’il me fait une de ces légendaires blagues idiotes ou s’il est tout à fait franc. Tout comme je ne comprends pas pourquoi il me demande cela. Bloquée sur ses propos, je me retrouve à fixer ses lèvres, dans l’optique de les voir s’entrouvrir encore et m’expliquer que ce n’est rien qu’une idiotie de sa part. Seulement ça ne vient pas. Doucement, mes prunelles viennent rejoindre les siennes, je mords ma lèvre inférieure et parviens difficilement à ouvrir la bouche pour reprendre la parole. Au lieu de parler d’ailleurs, je ne remarque que maintenant son retour à la case départ. De nouveau il s’est reculé, il a rejoint la dureté du miroir et par réflexe, je détourne les yeux pour les déposer sur mon reflet immonde. Une grimace orne soudain mon faciès, je reviens vite déposer mon regard dans le sien, sans avoir conscience de la déformation de mon visage, bien visible. Je tente de reprendre contenance, difficilement et déglutis, gênée… Pas une seconde, je n’imagine qu’il pourrait se vexer de mes réactions. Tout simplement parce que je ne pense pas qu’il pourrait le prendre pour lui. « Si c’est une blague Nolan elle est pas drôle ! pas du tout ! » Et mes propos augmentent encore l’ambigüité de la situation. Toujours sans m’en rendre compte, je m’enfonce dans ce qui ressemble bien à un refus, alors que toute mon âme me réclame d’accepter. Du coup je m’approche de nouveau de lui, tente d’oublier l’horrible reflet que je pourrais croiser encore une fois, et attrape sa main anciennement blessée avec douceur. « Si c’est pas une blague, j’accepte ! Mais pas chez toi ! J’ai trop peur que tu m’empoisonnes ! » Doucement je quitte ses yeux pour regarder la marque que j'ai déposée et de mes doigts, je viens doucement tracer le contour de la plaie. « Je suis désolée tu sais... Pour ça. C'était pas cool et infondé! »

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MessageSujet: Re: well, this is awkward (pv Giu)   Mer 2 Déc - 0:46

Well, this is awkward...

Giulietta & Nolan

Elias, il a confiance en toi. Elias il a confiance en moi. C’est étrange comme cette remarque est juste et comme elle me pousse à la réflexion peut être même plus loin que ce que le prévoyait Giulietta. C’est vrai qu’Elias a confiance en elle et c’est plus que vrai qu’il a confiance en moi. Et je refuse de croire que mon meilleur ami se fait berner par la fille en face de moi depuis des mois comme le dernier des abrutis. Elias, il a confiance en toi. Elias il a confiance en moi. Soit. Dans ce cas… partons du postulat qu’il a raison et que nous avons tort l’un comme l’autre de nous méfier et de remettre en cause la loyauté du vis-à-vis. Je te laisse le bénéfice du doute. D’accord, faisons comme ça. Accordons nous le bénéfice du doute, cherchons à faire confiance plutôt que le contraire. Si je veux être franc avec moi-même… ça m’arrange. Non, mieux encore : ça me soulage. Ca m’évite un cas de conscience, ça m’évite de me torturer davantage les méninges, ça m’évite de considérer avec lucidité l’effroyable complexité de la situation.

Et son sourire n’arrange rien, strictement rien. Celle qui se tient devant moi, c’est la même qui s’agace devant l’électronique au Blackbird. Elle n’a plus rien à voir avec la femme qui est entrée dans l’ascenseur tout comme je n’ai plus rien à voir avec ce simulacre de Liam que je me traîne tout la journée. Cet ascenseur, au final, est en train de devenir une bulle rien que pour nous deux où, je l’espère, on jette les masques au sol et on se parle franchement. Elle veut que je lui prouve que je suis quelqu’un de bien ? Et bien qu’elle me prouve qu’elle est digne de confiance. La condition file entre mes lèvres après un instant de réflexion, avec une sincérité intouchée et un naturel qui sonnerait faux dans tout le reste de la structure qui nous héberge. Je sais, j’aurais pu trouver mieux mais au moins, je suis franc, je suis vrai dans ma demande. Qu’elle me prouve qu’elle est digne de confiance, par pitié, que je ne me sente pas effroyablement trahi pour la deuxième fois de ma vie. Qu’elle me prouve que j’ai tort de me méfier d’elle, que mes illusions n’en sont pas et que nous sommes véritablement dans le même camp. J’ai bien vu que mon mais en suspens l’avait assombri, je ne peux pas m’empêcher de quêter sur son visage la moindre trace, la moindre expression me permettant de la comprendre, me permettant de l’innocenter. Ses sourcils froncés, ses bras croisés, je m’aperçois qu’elle est hostile à ma proposition. Allez, Giu, déride toi, redeviens toi, comprends moi. Et prouve-moi que je n’ai pas tort moi non plus de t’accorder le bénéfice du doute. C’est en la voyant réagir comme ça que je me rends compte que je n’arrive vraiment pas à savoir comment je réagirais si la culpabilité de Giulietta venait à être prouvée dans un futur proche. Surtout après cette trêve que l’on conclue.

Et qu’elle scelle d’un baiser délicatement posé sur ma joue. Elle fait un pas en arrière, moi je recommence à respirer, je ris même devant ce Alors copains qu’elle me propose tout naturellement. J’ai le cœur qui bat la chamade, j’ai le rire et les larmes qui trépignent à mes yeux, j’ai mon naturel qui revient au galop et écrase sans peine et sans scrupule cette méfiance et ce malaise qui guettent autour de nous la moindre permission. Copains ? Je ris parce que je saisis cette occasion de détendre l’atmosphère, de retrouver cet état de confiance que j’apprécie bien plus que toute tension. Et à mon tour, je scelle notre accord d’un frôlement de lèvres posé à mon tour sur sa joue à elle. Elle est fourbe, Giulietta, parce que lorsqu’elle sourit de cette manière, lorsqu’elle est aussi… elle, je ne peux pas lutter contre ma tendance à vouloir choisir la simplicité et la confiance. Elle est fourbe et moi je suis stupide. Copains… mais à une condition. Mes yeux se tintent de malice, j’étouffe ce que je devrais pour préférer à mon texte ce que me chuchote mon instinct et ma spontanéité. tu serais prête à venir dîner avec moi ? La questions se faufile entre mes lèvres avant même que toute notion de censure ne parvienne à mes neurones. Pas de censure, ah non, Nolan vas-y, tu as champ libre, fais l’idiot jusqu’au bout.

Je recule précipitamment, comme craignant sa réaction, et l’exiguïté de la pièce me rappelle brutalement que nous ne sommes ni au Blackbird, ni dans la rue, mais au cœur d’un des bâtiments de la Nouvelle Orléans dans lequel il ne fait pas bon vivre lorsqu’on fait des doigts d’honneur au gouvernement en place. Je recule précipitamment parce que je ne sais pas quoi faire d’autre, parce que je me mords la lèvre en me demandant ce qu’il m’a pris et pourquoi je lui ai proposé ça, très exactement. Je suis bête, bon sang, que je suis bête. Même Gavin serait moins stupide et lorsqu’on connait un peu cette boule de bave et de poils, ce n’est pas très flatteur pour moi. « Dî… ner… Euh… Comme dans repas ? C’est pas un mot anglais bizarre pour dire autre chose ? » Je fronce les sourcils, dans un sourire décontenancé. « Autre chose ? » Je n’arrive pas à savoir si je dois rire ou pleurer ou m’énerver ou me taire. « Euuuh… non, non, juste un dîner hein ! Ou un verre. Toi, moi, des assiettes, de la nourriture, rien de compliqué, hein ! » Oh oui, non, surtout pas d’ambiguïté, je lui proposai juste d’enterrer la hache de guerre et qu’elle se fasse pardonner simplement pour l’acte de barbarie ayant porté préjudice à mon intégrité physique, comme le dirait si bien mon avocat de frère. Après, si elle propose plus si affinité, je ne vais pas dire non, mais restons gentleman et tuons mon cerveau qui commence sincèrement à déconner.

Il faut croire que l’enfermement ne me réussit pas. Et ne lui réussit pas non plus : le regard qu’elle me jette et cette grimace de dégoût qui se peint sur son visage sont éloquents. Et incroyablement vexant. C’est blessant, comme réaction, c’est douloureux. Envisager dîner avec moi est si effroyable que ça ? J’ai bien envie de la pousser, de remettre l’ascenseur en marche et de la snober en partant comme un prince… totalement humilié. Sa grimace me heurte et marque ma pupille comme une attaque personnage, je suis trop pris au dépourvu pour réagir de quelque manière qu’il soit et elle a beau se reprendre, mon regard ne peut se débarrasser de cette impression que je la dégoûte. « Si c’est une blague Nolan elle est pas drôle ! pas du tout ! » Je la foudroie du regard, me tourne sur le côté pour ne plus avoir à la regarder dans les yeux. « C’est bon, j’ai compris, oublie ça, va. C’était stupide de toute manière. » Je grogne, je grommelle, je me passe la main dans les cheveux et romps brutalement la distance qui me ramène au panneau de contrôle de l’ascenseur. Mon doigt s’apprête à appuyer sur le bouton lorsqu’elle se rapproche de moi et attrape ma main tout juste cicatrisée. Je retiens de justesse un mouvement mécontent qui aurait pour but de l’envoyer promener. « Si c’est pas une blague, j’accepte ! Mais pas chez toi ! J’ai trop peur que tu m’empoisonnes ! Je suis désolée tu sais... Pour ça. C'était pas cool et infondé! »

J’hausse un sourcil, éloignant précipitamment ma main du panneau. Il me faut plusieurs mouvements de sourcils, tout autant d’expressions sur mon visage et quelques secondes de réflexion pour démêler ce qu’elle vient de me dire. « Bien sûr que c’était pas une blague ! Et pourquoi je t’empoisonnerais ? Et tu es… » Stop, Nolan. Arrête de parler, fais une pause, respire avant de continuer sinon tu risques de faire une attaque. Je détourne le regard, me passe une nouvelle main nerveuse dans les cheveux, la dégageant au passage de celle de Giu. Sa proximité me fait frissonner, son regard tout autant, son air désolé me fait totalement fondre et j’ai l’air d’un ahuri profond. « Tu… » Allez, cool Nolan. Tu n’aimes pas être en colère contre quelqu’un et plus encore , tu n’aimes pas ce genre de situation étrange où tu hésites entre être vexé, blessé, amusé, gentil, crétin et dérouté. Choisis une seule émotion et concentre toi dessus, ce sera plus simple pour tout le monde et surtout pour toi.

« D’accord. Donc c’est d’accord : t’acceptes mais pas chez moi. C’est noté, c'est adjugé, c'est vendu: on va au resto, ou dans un kebab, ou là où tu veux. » Oui, je sais, à la base, c’était pour qu’elle se fasse pardonner donc la logique voudrait que ce soit moi qui choisisse mais… bon, soit, admettons. « Mais… pourquoi tu dis que c’était infondé ? Enfin, je veux dire, que ça me paraisse, à moi totalement gratuit c’est une chose mais que toi-même… t’avais bien une raison, j’espère ? » C’était pas cool et infondé. Ah bah ça… pour être pas cool, ce n’était pas cool. Pas cool du tout.

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MessageSujet: Re: well, this is awkward (pv Giu)   Mar 8 Déc - 19:31


Sa question s’est imposée entre nous et je ne suis pas certaine de comprendre son comportement. Il s’avance, s’éloigne et dès qu’un contact se fait entre nous, il s’en défait prestement. Je me sens mal à l’aise à l’idée de l’incommoder de ma présence et en croisant mon reflet, je peux comprendre pourquoi. Dégoût et incompréhensions se battent la première place dans mon esprit, j’en grimace et me retrouve à vouloir lui répondre, sans prendre conscience de l’ambigüité de toute la situation. Je n’ai pourtant aucune intention de refuser ce qui ressemble beaucoup à un rendez vous. Je suis assez gênée car le dernier date de mon défunt mari. Ce n’est pourtant pas la raison de mon hésitation. Je n’ai simplement jamais eu l’occasion de sortir avec un homme, sans chercher à avoir des informations. Cette situation m’embarrasse et j’ai peur de ne pas savoir me comporter. Pourtant, je ne compte pas passer à côté de la situation alors je cherche mes mots pour accepter lorsque sa voix s’élève soudain entre nous. Oublier… J’ai peur soudain de m’être emballée sans raison valable et mon sourire se fane légèrement. J’en oublierai presque de lui répondre mais lorsque les mots s’échappent finalement, mon cœur commence à battre la chamade. Incapable de le réguler, je me trouve bête à me pendre à ses lèvres en l’attente d’une réponse à mon acceptation.

« Comment j’étais censée en être sûre. T’es tout le temps en train de raconter des conneries. » Mon sourire se fait affectueux, juste une seconde avant de couler légèrement lorsqu’il me demande pourquoi je parle d’empoisonnement. Peu confiante à l’idée de devoir expliquer ma blague, je cherche mes mots mais n’ai pas le temps de les prononcer qu’il reprend déjà. De nouveau, la lumière prend mes traits et soudain excitée par la situation, je retiens avec peine un petit saut de cabri pour montrer mon contentement. « Chez moi. Ce soir ! Je voudrais te faire goûter une spécialité de chez moi. Non ! Pas de pâtes ou de pizzas, quelque chose de mieux. » Je lui coupe l’herbe sous le pied, l’empêche de réclamer ces spécialités que l’on attribue si souvent à mon pays et lui impose ma bonne humeur soudaine. « Oh mais tu… voudras peut être pas venir là où… enfin là où mon mari vivait. » Je perds un peu de ma superbe, lui offre un faciès incertain avant de redevenir extrêmement sérieuse lorsque le sujet de sa main revient sur le tapis.

« Nolan… » Je laisse échapper ce chuchotement, sans savoir quoi lui répondre. La vérité serait quelque chose de bien, mais je ne parviens pas à lui avouer ma faiblesse et ma peur. Les mains toujours dans la même position, je voudrais récupérer la sienne une fois encore, simplement pour sentir sa chaleur et trouver le courage de lui avouer mes raisons. Au lieu de ça, je les ramène contre ma poitrine et laisse un long soupir m’échapper avant de reprendre, d’une voix plus faible. « Ce jour là… J’avais vu… Je croyais t’avoir vu ici. Je suis partie aussi vite que possible, je suis retournée au Blackbird. T’es arrivé pas longtemps après et t’as commencé à me… m’agacer. Du coup je croyais que tu voulais enfoncer le clou, te moquer de moi et ma présence au sein du Blackbird. Que tu voulais me montrer que tu me surveillais et que tu savais qui j’étais et que tu allais me trahir… J’ai vu bleu… euh rouge ! Et j’ai attaqué. » Au fur et à mesure, mon regard s’est abaissé vers le sol et une rougeur inhabituelle est venue décorer mon visage pâle. Je me sens ridicule, chacun de mes mots précédents semblant m’enfoncer dans l’abime de ce sentiment désagréable. Probablement va-t-il me prendre pour une folle et il aura bien raison, mais cette simple idée me rend nauséeuse. « J’ai un souci avec les trahisons… » Et ce n’est qu’un murmure qui me mine une seconde de plus, avant de retrouver un sourire à demi feint et de reposer mes yeux dans les siens. Je les détourne bien vite, incapable de faire face sans vouloir me cacher dans un trou de souris. « Pardon… » Et ma voix n’est pas plus forte qu’auparavant, je me trouve devant un excès de timidité que je suis incapable d’assumer et dans un mouvement sec, je viens appuyer sur le bouton qui remet l’ascenseur en branle avant de me détourner pour faire face aux portes, l’air digne d’une dame assurée que je ne suis plus.

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MessageSujet: Re: well, this is awkward (pv Giu)   Mer 9 Déc - 14:58

Well, this is awkward...

Giulietta & Nolan

L’idée seule de ne pas plaire à quelqu’un, même à une personne lambda, a toujours quelque chose de très dérangeant j’imagine. Oh, je ne parle pas d’ego ou de narcissisme mal placé, hein, il ne faut pas s’y méprendre, c’est juste que toute personne a spontanément envie de plaire, de charmer, de faire rire la personne en face, avant même que l’un des deux n’ait décroché un mot, ça me semble normal comme concept. Je n’ai jamais rencontré une seule personne souhaitant faire naître directement chez son interlocuteur cette grimace de dégoût que Giulietta m’offre avec un naturel blessant. Je suis vexé. Non, pas vexé : je suis blessé. Véritablement blessé. Dans mon petit ego et dans cet inconscient auquel je n’ai presque pas accès en temps normal. Surtout que je ne comprends pas sa réaction et que je comprends encore moins son attitude. Suis-je si déplaisant que l’idée seule de dîner avec moi la dégoûte à ce point ? Sympa… Si c’est une blague… Ma réaction ne se fait pas attendre : je l’assassine du regard en lui intimant d’oublier cette proposition stupide de réconciliation que je regrette. Parce que oui, je regrette d’avoir été suffisamment stupide pour lui proposer ça. J’en ai marre, j’en ai marre de tout ça, je veux retrouver la sécurité de mon appartement, sa tranquillité, la bave de mon chien et mes ordinateurs. Sans attendre, je détruis la distance qui me séparait encore du panneau de contrôle dans la ferme intention de réactiver ce foutu ascenseur. Elle m’en empêche in extremis, son épiderme diffuse dans mon bras suffisamment d’électricité pour engluer mon mouvement. Si c’est pas une blague, j’accepte. Je serre les dents, valdinguant toujours entre la vexation et le soulagement. C’était pas cool et infondé. C’est le moins qu’on puisse dire, lorsqu’on observe cette cicatrice en étoile sur le dos de ma main. M’éloignant une nouvelle fois du panneau de contrôle, je peine à démêler le tout. Commençons par le début, commençons par la fin, commençons par quelque part histoire de. Bien sûr que ce n’était pas une blague ! Remettons les pendules à l’heure, bon sang ! Giu, tu sais bien que je ne plaisante jamais sur la nourriture dans un ascenseur au milieu du Government Building ! C’est une question de principe, et surtout, c’est une question de bêtise. Je m’arrête au milieu d’une phrase pour reprendre mon souffle et surtout pour me taire.

Me taire, cesser de parler, commencer à réfléchir, ce genre de chose que l’on me conseille si souvent de faire. « Comment j’étais censée en être sûre. T’es tout le temps en train de raconter des conneries. » Sans son sourire, je l’aurais mal pris. Si, si, je vous assure : sans son sourire, je l’aurais mal pris parce que même si je raconte souvent des conneries, je pensais mon ton suffisamment maladroit et timide pour rayer cette possibilité des hypothèses. Sans son sourire, donc, voilà. Et c’est lui qui me permet de poursuivre sans m’interrompre pour bouder comme un gamin de quatre ans. Après la blague, l’empoisonnement, après le dégoût, les critiques, je vais finir par être obligé de me rendre à l’évidence : elle a une dent contre moi. Je vais bien finir par être obligé d’ouvrir les yeux, je le sais, mais…

Mais pas tout de suite. Pour le moment, je préfère m’envelopper dans du papier bulle, choisir de voir la plaisanterie, Je déteste les conflits, je fuis les complications, je préfère me dire que ça va passer plutôt que d’affronter la réalité en face. Si j’ai toujours été un gosse turbulent, je n’ai jamais été chercher les ennuis, c’étaient toujours eux qui me trouvaient. Et je préférais protéger mon frère plutôt que dire la vérité à mes parents, histoire de calmer le jeu et de laisser derrière nous toute source d’angoisse. Je préfère faire confiance plutôt que de me méfier de tout le moment et même si je suis obligé d’être légèrement paranoïaque, il ne me faut pas grand-chose pour que je baisse les armes et que je choisisse de sourire plutôt que de me vexer. Tu. C’est un bon début, Nolan, continue. D’accord, adjugé, quelques mots et ma voix se teinte d’un enthousiasme que je veux véridique. Je me retrouve récompensé par le sourire de Giu qui répond au mien et le consolide. « Chez moi. Ce soir ! Je voudrais te faire goûter une spécialité de chez moi. Non ! Pas de pâtes ou de pizzas, quelque chose de mieux. » C’est le jour et la nuit. C’est juste… je suis perdu, je la regarde s’excitée comme une enfant la veille de Noël sans savoir comment réagir. Il y a une poignée de seconde, elle m’accusait de lui faire une blague et me regardait avec une moue dégoûtée et là… « Oh mais tu… voudras peut être pas venir là où… enfin là où mon mari vivait. » J’ai à peine le temps d’encaisser le surplus d’information que déjà son enthousiasme retombe légèrement. Le mien… je ne sais pas trop où il en est.

Je ne sais même pas moi où je suis. Tout va trop vite, ou trop doucement, ou trop trop, mais dans tous les cas, une chose est certaine : what the fuck ? Je me passe une main nerveuse sur mon front moite pour m’ébouriffer davantage les cheveux. Je ne ressemble plus à rien, c’est certain. « Nolan… » Je lève les yeux au ciel pour ne pas la regarder. Ce prénom, ce prénom bon sang, si différent de Liam, si différent du reste. Je suis mal à l’aise en sa présence, bien plus qu’en présence d’Elias à qui pourtant je cache quelque chose de pas cool du tout. C’était pas cool et infondé… Son soupir me donne envie de la fuir autant que de l’enlacer, je m’imagine très bien la prendre dans mes bras ce qui est complètement… stupide. « Ce jour là… J’avais vu… Je croyais t’avoir vu ici. Je suis partie aussi vite que possible, je suis retournée au Blackbird. T’es arrivé pas longtemps après et t’as commencé à me… m’agacer. Du coup je croyais que tu voulais enfoncer le clou, te moquer de moi et ma présence au sein du Blackbird. Que tu voulais me montrer que tu me surveillais et que tu savais qui j’étais et que tu allais me trahir… J’ai vu bleu… euh rouge ! Et j’ai attaqué. » Bien sûr que je l’agaçais. Je l’agace toujours, c’est ma manière de m’exprimer et c’est tellement marrant de l’asticoter suffisamment pour qu’elle me remarque et que ces petites rides se forment sur son front quand elle s’énerve. Elle regarde le sol : je m’en aperçois lorsque les sourcils froncés j’ai, moi, baissé les yeux dans sa direction. « Giulietta… » J’ai envie de cueillir son menton pour la forcer à me regarder. Si je suis susceptible, blagueur, paresseux, exaspérant et doté d’un humour aussi douteux que déprimant, il y a bien une chose qu’on ne peut nier chez moi : c’est que je déteste la savoir mal à l’aise de cette manière. Seulement… « J’ai un souci avec les trahisons… » Un demi-sourire effleure mes lèvres. Amusant, ça. « On est deux… » Un éclat de sourire, un petit contact visuel et à nouveau elle détourne le regard. « Pardon… » Je soupire, sans savoir vraiment quoi faire. « Giu, c’est… » Et voilà, Nolan tu es un génie. Avant que je ne puisse dire autre chose de plus pertinent – et pour tout dire, j’imagine que même énumérer des agrumes serait plus pertinent que mes précédentes tentatives – elle se retourne et réactive l’ascenseur et la Giulietta droite et fière qui m’a accueilli froidement il y a un millénaire de cela. Ah non.

Si mes deux précédentes interventions étaient soucieuses, le « Giu ! Tu… » que j’entame est bien plus assuré et surtout bien plus énervé. Alors comme ça, elle me balance une bombe et coupe court à la conversation sans même m’en demander l’autorisation ou attendre que je réponde ? Je pose la main sur son épaule pour la faire se tourner dans ma direction lorsque l’ascenseur proclame d’une voix calme et robotisée que nous sommes arrivés à un étage et que les portes commencent à s’ouvrir. Et merde. Je dois reprendre l’apparence de Liam, toujours tiré à quatre épingles. J’ai la cravate défaite, les cheveux n’importe comment, mon visage est aussi expressif que celui de Liam hypocrite et il va me falloir bien cinq minutes pour me reprendre complètement. Autrement dit : il faut que je justifie ça.

Je ne sais pas si c’est parce que j’avais besoin d’un prétexte ou autre, mais je force Giulietta à se tourner dans ma direction et je l’embrasse sans aucune hésitation au moment même où les portes de l’ascenseur terminent de s’ouvrir sur des employés bien pressés de changer d’étage. Je me détache tout aussi rapidement de Giulietta, les joues rouges et le cœur battant la chamade dans ma poitrine, tout en accord avec mon apparence. « On reparle ce soir de ce dîner alors. Et tu fais attention à toi. Et on dit que ça, c’était pour te faire pardonner pour ma main. Et… » je lui murmure en vitesse dans la nuque avant de reculer et de parer maladroitement mon regard de la suffisance de mon frère. J’essaye d’être le plus naturel possible lorsque je réajuste ma cravate et ma chemise, sans la quitter un seul instant du regard, marchant à reculons pour ça. Elle va me détester pour l’avoir embrassée comme ça, comme un voleur, comme un goujat, comme un crétin.

Comme un Liam, aussi, j’imagine.
Elle va me détester ? Elle va me détester. Mais c’est pas grave, j’aurai l’occasion de me justifier et c’était pour renforcer une pseudo-couverture et… Pitié, j’espère que mon frère ne lui fera pas de misère et que les ragots ne parviendront pas à ses oreilles. Et je vais me dépêcher de faire ce que j’étais venu faire parce que je sens que je ne vais pas arriver à me concentrer. Là où mon mari vivait. Et en plus, elle est mariée. Etait mariée. Est mariée ? Misère… Bon sang que je suis con. Mais je ne me peux pas m’empêcher de me mordiller la lèvre pour essayer de capter un peu des siennes. Ce que je suis con. Elias va me tuer si Giu ne le fait pas avant.

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He says save me, save me; She says maybe, maybe…
She starts to turn away when he says…
Promise me you’ll never let us go
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She stops walking, walking; He stops falling, falling
He looks her in the eyes and he says… - © by anaëlle.
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well, this is awkward (pv Giu)

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