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 « little white lies » ㄨ nolan&cordelia

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MessageSujet: « little white lies » ㄨ nolan&cordelia   Lun 2 Nov - 9:24


little white lies

cordelia && nolan

Ses longues jambes se dressaient sur un chemin déjà tout tracé, prospérant sur un champ de bataille qui était sien, piétinant les corps de ses victimes qui rasaient le sol, alors que la démone errait au dessus de ces derniers, déambulant avec une indifférence marmoréenne, voire même glaciale. Mais malgré ces semblants algides et insensibles, elle déployait parfois l’ombre d’un rictus, ce dernier constamment coincé entre une douce démence, une espièglerie sémillante, une fourberie malsaine et une lubricité impudente....Mais, ultimement, elle battait le pavé avec une désinvolture qui lui eût toujours été bien particulière. Et si Cordelia eût été du genre à revendiquer sa singularité lorsque ça lui chantait, elle n’avait pas le moindre souci à arborer le drap de l’ordinaire et du commun lorsqu’il était question de revêtir une identité, une couverture, qui était loin d’être la sienne. Et si on pouvait réellement louer et encenser l’un des talents et dispositions de Cordelia, c’était bien celui-ci, celui de mouvoir comme le fantôme d’un souvenir, empruntant un visage qui n’était pas sien, elle qui n’en avait, en réalité, aucun. Un don – mieux encore, un génie – qu’elle avait façonné avant même que l’Enfer ne dévore son âme, et qu’elle polissait à présent que la géhenne l’avait recrachée. Et la succube se colorait ainsi de couleurs qui lui étaient énigmatiques, mais pas inconnues, et elle s’ornait de ces dernières dans le but de maquiller la silhouette de son âme fétide et de ses desseins pernicieux. Aujourd’hui, comme bien d'autres jours par ailleurs, il lui serait nécessaire de se faire passer pour une autre. La vieille phrase « Les apparences sont trompeuses » ne prenait réellement tout son sens qu’avec elle. Les apparences qu’elle revêtait aujourd’hui étaient celles qui complaisaient à son cobaye de la journée, rien de plus et rien de moins. Mais elle aimait bien penser qu’elle maîtrisait parfaitement cet art qu’était d’interpréter ces personnages qui étaient si discordants face à son caractère de démone.

Et ses longues jambes arrivèrent finalement à destination. Les talons tournant mécaniquement, son visage fit face à l’étendue de marbre qui la séparait de son butin. Et une fois qu’elle aurait franchi le seuil de cette porte, elle arborerait une personnalité probablement plus patiente que celle qu’elle jouissait habituellement. Restituant d'abord une mèche de cheveux indocile à sa place, la brunette apporta ensuite sa main à la sonnette et effleura cette dernière d’un doigt. Le son retentissant dans ses oreilles malgré les parois que constituaient les murs de l’appartement, ce sont surtout les sons d’aboiement qui suivirent lui soutirèrent un soupir forcené et un roulement de yeux qui en disait long et large sur le sujet en question. Gavin. Elle détestait cet abruti de chien, peut-être encore plus que son maitre. Si Nolan, à l’opposé du sale cabot, se révélait avoir une moindre utilité, celle du berger allemand, en revanche, Cordelia la cherchait encore. Ne la méprenez pas ; l’idée de glisser du poison à rat dans son bol à croquettes lui avait cajolé l’esprit, n’en doutez pas une seule seconde. Mais elle était beaucoup plus preste que ça. Et si Nolan avait tout d’un idiot, il demeurait un sorcier, et la brunette en étant elle-même une, elle connaissait mieux que quiconque les bienfaits des talents prémonitoires dont elle et ses confrères manifestaient; et la dernière chose dont elle avait besoin, c’était de faire sauter sa couverture, que l’on ne démasque ses vraies intentions, à cause d'un vulgaire caprice.

Naturellement, elle entendu le chien gratter le bois de l’autre côté de la porte, et quelques secondes à peine après, les pas d’un individu qui traçait chemin jusqu'à la poignée de l'autre côté. La porte se déployant, c’est la silhouette du génie informatique à la botte du Blackbird qui s’imprima sur la rétine de la succube qui contempla subtilement et brièvement ce visage familier. Ce faciès la perturbait toujours autant, malgré les apparences, peut-être parce qu’il était trop identique, à son goût, à celui de Liam. La ressemblance était plus que frappante, mais la brunette supposait qu’elle n’était pas particulièrement morbide ; tous les jumeaux univitellins se ressemblaient de la sorte, après tout. Derechef, Cordelia affichait les mines et allures auxquelles elle avait habitué le beau brun jusqu’à présent ; quelque chose à priori d’aimable et bienveillant, loin des suspicions que sa fourberie coutumière aurait pu attirer en temps normal. Le berger allemand qui se jetait sur elle arriva à défaire son masque de glace brièvement, l’instant de quelques maigres secondes, avant qu’elle n’exhibe ses dents laiteuses dans une arabesque qui se voulait amusée. Si elle n’était certainement pas une chose en ce moment, c’était bel et bien ‘amusée’ – mais, comme toujours, elle jouait le jeu. Elle était, par ailleurs, parfaitement confortable dans la position présente puisque ce jeu était, d’abord et avant tout, le sien. « Je ne m’attendais pas une étreinte quelconque, mais un sourire ne te détruirait certainement pas la mâchoire, Nolan. » hisse-t-elle en guise de première altercation. Appelez-ça de l’intuition de femme, ou de sorcière – va savoir, mais elle ne sentait pas que Nolan l’accueillait à bras aussi ouverts que d’habitude, sans mauvais jeu de mots, bien entendu. « Tu pourrais prendre exemple sur Gavin, par exemple…La bave en moins, bien entendu. »  Les mots avec lesquels elle délogeait l’air et détendait l’ambiance l’agaçait et si le beau brun eût tourné le regard, ses iris caféinés se seraient très certainement perdu dans un pénible et long roulement de yeux. Mais elle ne pouvait pas céder aussi rapidement. Elle étirait alors ses lèvres rosées en un rictus subtil, qui traduisait, elle l’espérait, douceur et confiance.

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MessageSujet: Re: « little white lies » ㄨ nolan&cordelia   Lun 2 Nov - 20:38

Little white lies
Cordelia & Nolan



Je n’arrive pas à détacher mon regard de ce qui s’affiche sur mon écran. Une suite de nombres, de lettres, de phrases, de mots. Une suite incohérente à mes yeux et pourtant parfaitement compréhensible. Je ne sais pas trop ce que je suis supposé en conclure, ce que je suis supposé en penser. En fait, je ne m’y attendais tellement pas que ça me prend au dépourvu. Comme tous les jours lorsque je prends le temps de me pencher dessus. A croire qu’il n’y a rien à un comprendre que et ce n’est au final qu’une foutue coïncidence. Sauf que les coïncidences grosses comme ça, ça n’existe que dans les séries de seconde zone. Mon doigt tapote mon écran, souligne la conclusion de mes recherches, épèle les lettres et ce nom de famille qui est le mien mais qui ne m’appartient pas. Wiggins. Liam Wiggins. Liam Philipp Wiggins.

Ca fait plus de deux semaines que je le sais, ça fait plus de deux semaines que je ne sais pas quoi faire de cette information. Parfois j’ai envie d’effacer le dossier et d’écraser mon disque dur pour laisser ça derrière moi. Puis que je me rends compte que tout ce que je veux, c’est avoir des réponses. Enfin, je ferme mon ordinateur et reporte cette discussion interne à plus tard, dans l’espoir qu’une solution miracle m’apparaisse en pleine nuit. J’étire mes jambes, me lève de mon siège et préfère me faufiler entre les fils pour rejoindre mon frigo d’où j’extirpe un bout de fromage et une bouteille d’eau. C’est festin ce soir. Lorsque je reviens dans ma chambre, je me fais la remarque qu’elle me donne toujours l’impression de m’immerger dans l’univers de Matrix, avec ces trois écrans qui me regardent naïvement, ces fils qui les relient, qui serpentent sur la moquette, ces tours éventrées, ces cartes mémoires mises à nues, ces circuits à l’air libre qui côtoient dans un équilibre précaire le reste de mes outils et mes batteries de secours. Et un ventilateur. Toujours penser à un ventilateur lorsqu’on fait tourner sa bécane gonflée à bloc plus que vingt heures sur les vingt quatre que compte une journée. Un petit sourire, je m’échoue sur mon lit. On peut le dire : ma chambre ne ressemble à rien. Mais je l’aime bien comme ça, elle a quelque chose de profondément bordélique qui me ressemble. Au moins, on sait que c’est chez moi et mieux encore, si on oublie le matelas dans le salon supposé recevoir Elias lorsqu’il le souhaite, on comprend que je vis totalement seul. Ou presque totalement seul : il ne faut pas oublier la boule de poils qui dort actuellement sur le paillasson – je l’ai vu s’agiter comme un con dans son sommeil pendant mon aller-retour dans la cuisine. D’un mouvement de sourire, je sors l’écran de sa demi-veille et claque la langue d’agacement en voyant le nom de mon frère toujours affiché, comme pour mieux me narguer.

Ca fait plus de deux semaines que je sais que Cordelia essaye de disparaitre aux yeux de mon jumeau et ça m’agace. Je ne sais pas ce qui m’embête le plus entre le fait qu’elle tente d’échapper à mon frère ou que ce soit évident que c’est mon frère. Sait-elle au moins l’identité du mec qui la recherche aussi activement depuis des mois maintenant ou est-ce que ce n’est qu’une grosse coïncidence ? Et pourquoi donc est-ce qu’il la cherche ? Je déteste ne pas avoir de réponses, surtout lorsque la question concerne Liam. Sujet sensible. Trop énervé pour me concentrer sur ce que je faisais et toute motivation disparue – de toute manière, ce n’était pas important  - je préfère sortir de ma chambre pour le moment et aller bouquiner quelques imbécilités sur le canapé à défaut d’avoir une autre occupation de prévue pour la soirée. Pas envie de sortir, pas envie de bosser : je préfère largement me reposer et flemmarder, pépère, trop occupé que je suis à ne strictement rien faire pour une fois. J’envisage même d’envoyer un message à Elias lui décrivant à quel point j’ai prévu de passer ma soirée à ne rien faire mais je me fais la remarque qu’il ne goûterait pas vraiment à la plaisanterie et me proposerait de rappliquer en vitesse au Blackbird histoire que je ne m’ennuie pas trop. J’attrape un magazine prêté ce matin par un collègue et entreprends de le feuilleter sans trop d’intérêt pour son contenu. Mon esprit carbure déjà sur un moyen de non pas contrer un pare-feu mais de leurrer pour qu’il pense avoir à faire à un de ses comparses avec lequel il rentrerait un conflit. Un technicien s’empresserait alors d’analyser, rapidement, la chose pour autoriser les deux pare-feux à cohabiter, voire à s’entraider et bam, bingo, ça me permettrait de faire entrer le loup dans la bergerie. Sauf qu’il faudrait que je récupère quelques protocoles au moins et que… Gavin aboie. J’arque un sourcil, me levant directement. Plus curieux qu’angoissé, d’ailleurs, je ne sois pas vraiment du genre à stresser pour un aboiement, surtout de la part de mon crétin de chien. « Calme toi, ahuri » je lui lance même avant de m’apercevoir qu’avant qu’il ne commence à aboyer, la sonnette avait retenti. Oh, c’est donc ça. Par réflexe, j’attrape le collier de l’énergumène pour le maintenir près de moi tout en regardant par le judas. Ah. Tiens. Parfait.

J’ouvre la porte, un air circonspect au visage pour lui donner un avant-goût de mon humeur. Cordelia. Je la détaille de haut en bas, ne sachant pas exactement si je suis plutôt d’humeur à lui faire la tronche mais à lui proposer à boire ou si j’ai plutôt envie de lui refermer la porte au nez. Les deux me tentent, il faut se l’avouer. Perdu dans mon hésitation, je manque de retenir Gavin qui apprécie trop la sorcière pour ne pas vouloir lui souhaiter la bienvenue à sa façon et son collier me glisse entre les doigts. Ce n’est pas comme si elle en a l’habitude, à force. Au moins, ça m’octroie quelques secondes supplémentaires de réflexion. C’est déjà ça de pris. « Je ne m’attendais pas une étreinte quelconque, mais un sourire ne te détruirait certainement pas la mâchoire, Nolan. » J’arque un sourcil. Hausse les épaules. Dans un soupir, je me décale pour la laisser passer alors que je récupère Gavin dont je tire le collier vers l’intérieur pour qu’il la laisse tranquille. L’époque où je pouvais le soulever d’une seule main me manque presque : le berger allemand à l’âge adulte est bien moins maniable lorsqu’il s’agit de lui éviter de faire des conneries. « Entre, ça va faire courant d’air. » Je préfère lui rétorquer. En espérant qu’elle comprenne que un, je ne suis pas d’humeur et que deux, c’est malgré tout une amie et que je ne vais pas la mettre à la porte. Il faut croire que j’ai opté pour la première option finalement. « Tu pourrais prendre exemple sur Gavin, par exemple…La bave en moins, bien entendu. »  Je lève les yeux au ciel, fermant la porte derrière elle. « Désolé, c’est juste que… faut croire que le chien n’a pas trop déteint sur le maître pour le moment ! » Je passe des excuses à une plaisanterie douteuse : il faut croire que mon trouble est presque évident. Je l’invite à quitter la porte d’entrée et le couloir pour nous échouer dans le salon. « Qu’est ce qui t’amène, tu vas bien depuis la dernière fois ? » Avant de râler, il s’agit de savoir si elle n’a pas d’ennuis. Parce que même si j’ai une affaire à mettre au clair, je n’oublie pas la plus élémentaire des politesses. « Tu veux boire quelque chose ? J’ai de l’eau, du café et il doit me rester un peu de jus d’orange périmé dans un placard. » Je vis seul ai-je dit. Et ça se sent lorsqu’on regarde mon frigidaire et mes étagères désespérément vides. « Oh, et il doit me rester un peu de la potion que tu m’as faite la dernière fois. Faudra que tu me donnes la recette d’ailleurs, même si elle est foutrement dégueulasse. » Je sais, je suis un sorcier, je suis supposé savoir faire ça aussi. Sauf que la cuisine et moi, on n’a jamais été très ami. Et que j’écoutais que d’une oreille distraite ce que ma mère nous bavait à mon frère et moi. Jamais été passionné par l’école, moi.

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MessageSujet: Re: « little white lies » ㄨ nolan&cordelia   Mar 3 Nov - 1:11


little white lies

cordelia && nolan


« Désolé, c’est juste que… faut croire que le chien n’a pas trop déteint sur le maître pour le moment ! » La remarque lui soutira une grimace déridée, à défaut de ne pas pouvoir agir comme elle le souhaitait. Intérieurement, elle ressassait sur leurs nombreuses similitudes ; Gavin et Nolan étaient tous les deux sombrement imbéciles, puérils et une pathétique excuse comme un gâchis d’espace. Extérieurement, en revanche, elle se contenta de lui céder une arabesque affable en guise de réponse à sa remarque.  Naturellement, il l’invita à quitter la porte d’entrée et percer son antre. Nonchalamment, ses pieds effleurerènt le sol de quelques pas, avant qu’elle ne s’arrête quelques secondes, le temps que le beau brun ne referme la porte derrière elle. « Qu’est ce qui t’amène, tu vas bien depuis la dernière fois ? » Elle haussa les épaules, à priori incertaine de la réponse à octroyer. Incertaine, non pas en relation avec l’état dans lequel elle se trouvait présentement pour quelconques raisons, mais bien parce qu’elle n’avait pas encore décidé quelle invention elle lui recracherait au visage. « Une amie ne peut-elle pas rendre visite à un ami? » siffla-t-elle dans l’air, à la recherche d’un signe quelconque chez Nolan. Il lui semblait beaucoup plus renfrogné que coutume ne le voulait, mais peut-être n’était-ce qu’une impression non-fondée. Tout de même, l'harpie demeura à l'affut.

Comme toute personne probablement dans de telles circonstances, ses iris caféinés se rebellèrent et errèrent dans l’horizon, contemplant les quelques détails qu’elle pouvait interpréter en ce court instant. Elle oubliait toujours à quel point l’appartement du jeune homme était beaucoup plus convivial de l’intérieur que de l’extérieur. Une sorte de rare exception dans le Trème, en quelque sorte. Certes, ce n’était pas Cordelia qui allait s’en plaindre ; Dieu sait que s’aventurer dans un quartier aussi putride et de mauvais goût lui laissaient toujours un goût amer dans la gorge. C’est pourquoi elle trouvait la remarque qui suivit presque ironique. « Tu veux boire quelque chose ? J’ai de l’eau, du café et il doit me rester un peu de jus d’orange périmé dans un placard. » Un verre d’alcool pour lui déloger ce goût lui aurait bien plu, mais depuis cette Prohibition, c’était peine perdue d’espérer d’étancher sa soif d’eau de vie.
La vipère demeurait, en vérité, toujours clouée sur la question qui avait précédé cette suite de discours bienveillants. Un peu prise par ces échos, elle murmura un « …Non merci, c’est gentil. » qui aurait définitivement fait pouffer ceux qui connaissait sa réelle identité. « Oh, et il doit me rester un peu de la potion que tu m’as faite la dernière fois. Faudra que tu me donnes la recette d’ailleurs, même si elle est foutrement dégueulasse. » Ses pupilles se dilatèrent quelques secondes alors qu’elle l’écoutait critiquer la succulence de sa potion. Tu peux crever de ton insuffisance rénale si tu veux hein, sac à merde. Mais, vous vous doutez que ce qui franchit la barrière de son bec de rapace n’était pas aussi franc et sec. « À vrai dire, j’ai tenté une autre recette avec un ingrédient secret qui, je l’espère, camouflera le goût amer de l’Hydraste cette fois-ci. Si tu es suffisamment agréable, je te filerais peut-être un flacon. » Elle en sortit un de son sac et le brandit devant le regard marron du bel apollon, avant de le ranger de nouveau à son sac comme si elle le marchandait. Elle était égoïste, certes, mais maintenant qu'elle avait pris l'effort de lui concocter une mixture, elle ne voyait pas l'intérêt de la garder pour elle. Mais chaque chose en son temps. « Pour la recette, tu peux toujours courir – et on sait tous les deux à quel point tu encenses la course. » Cette attitude niaise qu’elle revêtait lui donnait mal au cœur, mais elle savait à quel point ce genre de plaisanterie recevrait une bonne réception chez un public comme Nolan. De son côté, elle avait surtout envie de se tirer une balle dans la cervelle tout de suite.

L’idée de se plaindre et geindre de ses problèmes n’avait jamais été le genre de Cordelia, et encore moins celui d’un de ses fausses identités, aussi niaise et fade pouvaient-elles être parfois. Ceci étant dit, la succube connaissait Nolan, elle savait qu’un caractère aussi humain que le sien serait plus conciliant faces aux sollicitations de la sorcière si elle lui concédait ne pas aller bien. Le souci était de trouver une excuse qui ne lui donnerait pas la migraine à développer et mettre en jeu. Dieu sait que c’était tâche ardue, puisque tout avait le mérite de lui donner mal à la tête. Après une courte réflexion, la sorcière lui siffla un énième mensonge. « Pour te répondre… Enfin, tu me connais, je ne voudrais pas t’imposer mes problèmes et t’ennuyer Nolan, mais si je peux être honnête…Ça a été une semaine assez merdique. » Elle s’affaira et se balança sur le sofa mollement, avant de pencher la tête, et l’appuyer contre l’une de ses mains. À la surprise de personne, son esprit se remuait à trouver une suite à cette sournoiserie. « Encore un autre résistant duquel j’étais très proche s’est fait chopé il y a trois jours... » La démone baissa le regard, feint son air le plus morose possible qu’elle avait à son arc, en espérant que cela serait suffisamment crédible dans la mesure que si elle s’aventurait à quelque chose de plus puéril que ça, elle finirait probablement par gerber partout sur le canapé du génie informatique. « À vrai dire, je suis heureuse de voir qu'à priori tu te portes bien. Tu ne sais pas à quel point ça me soulage. » 'Aucunement' était la réponse. Bref, tuez-la quelqu’un. Épargnez-la de toute cette torture. Miséricorde qu’elle se reprochait déjà de s’être embarquée dans une telle fourberie. Jugeant qu’elle avait suffisamment inventé pour s’accorder un rôle respectueux de ‘victime’ – chose qu’elle détestait en réalité, mais ne pouvait nier les avantages – elle concéda un dernier sourire, tout au moins, l’ombre d’un sourire. Toutefois, elle contre-attaqua assez rapidement lorsqu’elle prit compte d’une réalité qu’elle avait sévèrement négligé. « Enfin, rassures-moi, tout va bien? » Elle oubliait presqu’il était coutume de se soucier du bien-être des autres et elle avait presque manqué de retourner la question. Qui aurait cru qu’être ‘gentille’ serait chose si pénible?

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MessageSujet: Re: « little white lies » ㄨ nolan&cordelia   Mar 3 Nov - 16:32

Little white lies
Cordelia & Nolan



Qu’est ce qui t’amène, tu vas bien depuis la dernière fois ? Oui, je sais, ce n’est pas avec des entrées en matière comme celle là que je vais gagner le prix du meilleur ami du mois. Je sais aussi que je pourrais, que je devrais même être plus sympa avec elle. Sauf que je n’arrive pas à oblitérer de ma mémoire ces quelques lignes que j’ai relues un peu plus tôt. Je veux savoir, j’ai besoin de savoir ce qu’il en est vraiment de l’implication de Liam dans sa vie. Au moins pour savoir si je peux continuer à lui faire confiance, au moins pour être certain qu’elle est véritablement une amie, qu’elle mérite véritablement mon amitié. Au moins pour être sûr que je ne suis pas un pigeon. Ca m’arrangerait, d’ailleurs, que ce ne soit pas le cas parce que sinon… elle hausse les épaules, je guette une réaction, une réponse à au moins l’une de mes deux questions. « Une amie ne peut-elle pas rendre visite à un ami? » Ca fait mal. Elle a touché juste, me rappelle brutalement que c’est ce que nous sommes : des amis. Et que je ne devrais même pas douter elle une seule seconde. Mon soupir lui répond, j’hausse les épaules à mon tour. « Bien sûr, j’suis bête. » m’entends-je lui concéder sans savoir trop quoi en penser, avant de l’inviter à s’engager plus loin dans mon appartement et à se réfugier avec moi dans le salon. Je lui propose sans la moindre gêne les trois trucs qu’on peut éventuellement trouver dans mes affaires, l’eau ayant depuis peu remplacé le whisky, le café la bière et le jus d’orange périmé le fond de vodka que je gardai pour les bonnes occasions. Incapable de rester statique, je m’active pour faire une pile dans un coin, décaler du bout du pied le disque dur sur lequel je travaillais la veille, fermer et poser sur la table basse le magazine inintéressant que je lisais avant qu’elle n’arrive. « …Non merci, c’est gentil. » Je relève la tête, fronce les sourcils devant son murmure. Quelque chose qui ne va pas ? Je tente de faire rebondir la conversation voire de la faire sourire en récupérant dans mon frigo ce qu’il me reste de la dernière potion qu’elle m’a concoctée. Je ne sais pas d’où viennent ces préjugés sur le goût des mixtures de sorcière, mais avec moi, elles ont la peau dure. Juste par principe, juste parce que je ne me suis jamais départi de ce petit côté immature qui me poussait à faire les quatre cents coups lorsque j’étais encore haut comme trois pommes. Pendant une fraction de seconde, je me demande si elle comprend que c’était une plaisanterie.

Une petite fraction de seconde, elle me rassure presque immédiatement. « À vrai dire, j’ai tenté une autre recette avec un ingrédient secret qui, je l’espère, camouflera le goût amer de l’Hydraste cette fois-ci. Si tu es suffisamment agréable, je te filerais peut-être un flacon. » Mon sourire s’élargit lorsqu’elle brandit le flacon. Elle est géniale, cette fille. Elle est parfaite. Elle me donnerait presque envie de lui demander des cours de potion, si je ne me souvenais pas rapidement à quel point ils étaient longs et inintéressants lorsque ma mère nous en donnait, il y a maintenant six ans. Une éternité. En la voyant ranger la bouteille, je m’octroie une moue faussement boudeuse, teintée de ce petit sourire dont je n’arrive jamais à me débarrasser dans ce genre de situation. « Roooh, allez, boude pas ! Elle était très bonne ta potion ! » Tout en plaisantant, je commence à m’en vouloir. Vraiment. Parce qu’elle arrive comme ça, un sourire aux lèvres. Elle prend de son temps pour me faire ses potions alors même que je refuse de parler à qui que ce soit de mon insuffisance rénale. Elle garde le secret, me soutient, m’encourage. Elle est une véritable amie et moi… Moi je doute d’elle. Je me méfie, je surveille ce qu’elle me demande, je creuse dans son passé, dans ses actions, dans ses requêtes pour leur trouver un sens. Je doute d’elle alors qu’en dehors du nom de Liam, elle n’a rien fait qui mérite de ma part une telle défiance. Je m’en veux, je commence sincèrement à me sentir mal à l’aise. Et bien sûr, j’arrête immédiatement de la bouder, je quitte totalement cette attitude immature qui était mienne depuis son arrivée. « Pour la recette, tu peux toujours courir – et on sait tous les deux à quel point tu encenses la course. » Je lève les yeux au ciel, encore une fois, avant de m’asseoir dans mon fauteuil et de pointer le canapé. « Totalement ! Et en parlant de courir, fais comme chez toi, hein, assieds toi. » Fais comme chez toi. Ma culpabilité commence à enfler un peu. Je n’ai plus envie d’aborder le sujet, plus d’un ton accusateur du moins.

Bien au contraire, j’ai presque envie de m’excuser. Mais je reste curieux et surtout je reste blessé quelque part que le nom de mon frère se trouve toujours quelque part autour de moi sans que je n’y puisse rien faire. « Pour te répondre… Je fronce les sourcils. Me répondre à quoi ? Je m’aperçois, un peu tard, qu’elle n’a pas répondu à ma deuxième question. Tu vas bien depuis la dernière fois ?. « Enfin, tu me connais, je ne voudrais pas t’imposer mes problèmes et t’ennuyer Nolan, mais si je peux être honnête…Ça a été une semaine assez merdique. » Je m’inquiète immédiatement, rejette le prénom de mon frère de mon esprit, rejette mes suspicions. « Hey… qu’est ce que qui se passe ? Tu ne m’imposes rien du tout, dis moi ! » Ma spontanéité ne me dépasse même plus à ce niveau là, elle est habituelle de ma part. Je me lève du fauteuil pour m’asseoir à côté d’elle sur le canapé et passer mon bras autour de ses épaules. « Encore un autre résistant duquel j’étais très proche s’est fait chopé il y a trois jours... À vrai dire, je suis heureuse de voir qu'à priori tu te portes bien. Tu ne sais pas à quel point ça me soulage. » Ma main se crispe sur son épaule, presque instinctivement. Putain de gouvernement, putain d’alliance à deux balles : je n’y crois pas. Et je n’y croirai jamais. Ca fait un bail que la loi et moi, ce n’est pas qu’on ne s’entend pas bien c’est plutôt qu’on ne peut pas se blairer. Au début, c’était juste un jeu. Entre Liam, la police et moi. Le jeu du quel est le Wiggins qui vient de voler ça, le jeu du c’est toujours Nolan, de toute manière. Et moi, ça m’amusait de savoir qu’en réalité, c’était toujours Liam le coupable et que personne, strictement personne, pas même nos parents, ne parvenait à nous distinguer. Puis ça a cessé d’être un jeu, c’est devenu un défi. Six mois de ferme. Licencié de la boîte dans laquelle je travaille parce que sur la demande de Liam j’avais retourné les pare-feux et la sécurité des systèmes contre mes employeurs. Et de défi, on est passé à enfer. Condamnation à mort.  Je déteste ce Gouvernement encore plus que le précédent par principe. Parce que la justice, même si je n’y crois pas des masses, est passée immédiatement de limite à inacceptable et que rien pas même une perso trêve ou alliance ou quoique ce soit ne changera cet état de fait en dehors de la chute de ceux qui nous dirigent. Ce n’est même pas un Gouvernement, d’ailleurs. C’est juste une Dictature. « Putain les bâtards. J’suis désolé Cordelia… » C’est tout ce que j’arrive à trouver à dire pour le moment. Parce que forcément, comme à chaque fois qu’on aborde le sujet, je fulmine. Je me lève, pour faire les cents pas devant elle. « Je peux faire quelque chose pour ton pote ? Je le connais ? Tu sais, même si je n’arrive pas encore à m’infiltrer de façon stable sur leur réseau, je peux toujours tenter de m’y greffer quelques minutes pour récupérer des infos et le retrouver et… »

Oublié, le Liam. Oubliés, les doutes. Je veux à nouveau être utile, je veux à nouveau servir à quelque chose. L’amitié est si importante pour moi qu’on peut tout me demander. Dans les limites du raisonnable. Pas de flemme, pas de paresse, pas d’hésitation. Lorsqu’on a besoin de moi, on peut m’appeler à toute heure. Sauf que cette amitié est à double tranchant et que même si je suis prêt à dire oui à la moindre de ses demandes, je sais que je ne pourrai pas m’empêcher de fouiller derrière pour chercher une trace de… de Liam. Parce qu’en fait, je me mens. Il n’est pas oublié, le Liam. Ils ne sont pas mis de côté, ces doutes qui me torturent depuis plus de deux semaines. Je soupire. Et sursaute presque devant sa question. « Enfin, rassures-moi, tout va bien? » Hein ? Qui, moi ? Oui, toi, gros bêta. Je cesse mon va-et-vient et m’écrase dans le fauteuil. « Euuuh… oui, ça va. Un peu fatigué depuis quelques temps, quelques nausées, vertiges, m’enfin, tu vois ce que je veux dire. Mais avec ta super potion ça va aller ! » Je force ma voix à être énergique mais je ne suis pas à ce que je dis. J’ai le regard qui dérive, j’ai mes doigts qui ont récupéré le magazine et qui jouent avec les pages sans le feuilleter, juste pour avoir quelque chose à torturer. « Il y a juste que… nan rien... » Et hop, un petit demi-tour juste avant d’entrer sur l’autoroute : je suis maso à me rétracter ainsi de justesse, au risque de créer un carambolage si meurtrier qu’il risquerait de nous laisser tous les deux en charpie. Notre amitié au milieu. « Faut pas que tu t’inquiètes pour moi, je commence à comprendre comment devenir invisible donc tant qu’on ne me remarque pas, je ne risque rien ! Comme une ombre, tel un ninja, j'ai compris la leçon... » Je lui fais un clin d'oeil. Avant de me mordiller la lèvre inférieure. Un soupir. « Tu… tu sais comment il s’est fait avoir, ton ami résistant ? Enfin… qui l’a trouvé ? » Je suis incapable de tenir ma langue, le nom de mon frère est en train de voltiger dans ma bouche, prêt à jaillir au moindre signe de reddition de ma part. Ce n’est pas le moment, bon sang, ce n’est pas le moment de la confronter à ce sujet. Il faut juste que je lui fasse confiance. Elle vient de perdre un ami, je ne veux surtout pas qu’elle pense qu’elle en perd un deuxième.

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MessageSujet: Re: « little white lies » ㄨ nolan&cordelia   Dim 8 Nov - 10:31


little white lies

cordelia && nolan

Sa tromperie sembla trouver écho dans les principes et éternellement nobles convictions de Nolan, lui qui grommelait déjà sous la colère que les propos de la sorcière avaient embrasés en lui. À la défense du pauvre informaticien, Cordelia avait cerné, dès leur première rencontre d'ailleurs, le caractère du beau brun, et il eût été facile de modeler le sien en retour en mesure d’obtenir de lui ce qu’elle voulait. La première chose qu’elle mit sur pieds, c’était, logiquement, sa couverture de Résistante. Ce qui n’était pas particulièrement laborieux pour elle dans la mesure où elle vivait avec un ex-Résistant, sans oublier qu’elle avait rencontré et manipulé nombreux d’entre eux le passé également. Ayant rapidement flairé les convictions résistantes du sorcier, la succube avait su sauter sur l’occasion et se servir de ces dernières pour construire la base de son personnage, de sa fausse identité ; le reste suivit avec une aisance déconcertante.
Le bras autour de ces épaules, la brunette demeura silencieuse face à ce témoignage de complicité amicale. Dans d’autres circonstances, elle se serait probablement servie de cette opportunité pour corrompre Nolan à s’adonner à des bas et lubriques affairements, mais dans les circonstances actuelles, elle ne pouvait tout simplement pas se le permettre si elle souhaitait rester crédible. Naturellement, alors, la vipère revêtait des allures de gratitude comme si elle cherchait à remercier le réconfort que lui apportait le beau brun. « Putain les bâtards. J’suis désolé Cordelia… » Fulminant, il valsa plus loin, lui tournant le dos pour aller faire les cents pas et éteindre l’ignition de ses frustrations internes. De son côté, une arabesque s’escamota à ses lèvres, un sourire qui était plus fort qu’elle, elle qui savourait cette courte victoire dans un silence rapidement rompu par la tirade du sorcier. « Je peux faire quelque chose pour ton pote ? Je le connais ? Tu sais, même si je n’arrive pas encore à m’infiltrer de façon stable sur leur réseau, je peux toujours tenter de m’y greffer quelques minutes pour récupérer des infos et le retrouver et… » La remarque la crispa, mais elle sut soustraire son agacement aux yeux du jeune homme, alors que son esprit, plus fourbe que jamais, torsadait pour trouver une réponse valable, mais surtout crédible. Elle était parfaitement consciente que s’aventurer dans de faux discours improvisés de la sorte pouvait se révéler dangereux, surtout lorsqu’on vous demandait sans cesse des détails auxquels vous n’aviez pas réfléchi préalablement. Heureusement pour elle, la démone savait improviser avec aise. « Je crois que c’est trop tard, Nolan… » Son visage virevolta lentement, alors qu’elle baissait le regard au sol, canalisant un de ses airs dépités par les faits qui prenaient réalité dans sa tête et qui laisserait germer de fausses évidences, l’espérait-elle, dans celle de Nolan. « Et ils osent appeler ça ‘un Gouvernement’… les enfoirés… » Elle gloussa, plus amèrement qu’autre chose. Enfin, tout cela n’était qu’une feinte, qu’une sournoise menterie qu’elle tissait avec grâce et fourberie.

Ressassant sur un de ces précédents propos, elle en profita également pour décamper du coin dans lequel l’informaticien aurait peut-être pu la coincer, inconsciemment, si elle était restée sur le même sujet. « Enfin, rassures-moi, toi tout va bien? » Immédiatement, il arrêta son va-et-vient. La sorcière lui rétrocéda l’esquisse d’un rictus amical, mais ultimement, elle était surtout comblée qu’il ait arrêté de ciller comme un forcené sous ses yeux. « Euuuh… oui, ça va. Un peu fatigué depuis quelques temps, quelques nausées, vertiges, m’enfin, tu vois ce que je veux dire. Mais avec ta super potion ça va aller ! » La Cordelia que connaissait Nolan pouvait peut-être avaler ce genre de foutaises, mais la succube avait trop menti dans sa vie pour ne pas reconnaître un mensonge aussi puérile que celui-ci lorsqu'il grinçait dans ses oreilles. B- pour l’effort, mais la réalisation était essentiellement un échec cuisant. En soi, ce n’était pas du tout un soucis aux yeux de la vipère qui, en toute franchise, n’en avait que très peu à faire si finalement Monsieur n’allait pas aussi bien et qu’il cachait quelque chose. Ceci dit, cette ‘amie’ qu’elle dépeignait présentement se soucierait probablement de la santé d’un proche. À contrecœur donc, la brunette articula quelque chose qui lui semblait propice dans une situation similaire. « D'accord, si tu le dis… Mais tu sais que tu peux me dire n’importe quoi, je suis là pour toi. » Et elle priait pour qu’il fasse tout le contraire et qu’il ne dise rien. Au contraire, le plus vite ils se penchaient de nouveau sur ses traces informatiques, le mieux elle se porterait. « Il y a juste que… nan rien... » Si elle était essentiellement heureuse qu’il ait évincé la proposition qu’elle lui avait fait, une part d’elle demeurait tendrement curieuse parce qu’elle avait la sensation qu’elle était concernée par ce qu’il tentait si péniblement de garder sous le boisseau. « Faut pas que tu t’inquiètes pour moi, je commence à comprendre comment devenir invisible donc tant qu’on ne me remarque pas, je ne risque rien ! Comme une ombre, tel un ninja, j'ai compris la leçon... » Son regard terreux se tordit en un clin d’œil pour accompagner ses propos qu’il devait probablement trouver hilarants, présumait la sorcière – qui, vous vous en doutez, à l'opposé, trouvait le tout puéril. Mais sans surprise, sa frimousse en témoignait tout autrement, alors qu’elle gloussa subtilement à son tour, mordant sa lèvre inférieure au même instar que son interlocuteur. « Tant mieux, je crois que je ferais une syncope si je venais à perdre un autre ami si peu de temps après le dernier. » Elle souffla avec hardiesse pour exprimer son éreintement – qui était feint comme tout le reste.
Et pourtant, si elle n’était pas réellement éreintée, elle sentait qu’elle pourrait le devenir rapidement. « Tu… tu sais comment il s’est fait avoir, ton ami résistant ? Enfin… qui l’a trouvé ? » Elle aurait du se douter que ce genre de question suivrait. Ceci étant dit, la sorcière n’était pas encore tout à fait à court de ressources ou de réponses à octroyer au beau brun.  « La milice habituelle pour ce genre de situation, les peacekeepers quoi... » Souffla-t-elle, avant de rouler les yeux, feintant un certain mépris que n’importe quelle résistante pourrait exprimer. « Mais, si tu veux mon avis, il y a quelqu’un derrière tout ça… » Elle apporta ses doigts à ses lèvres, d’apparence anxieuse, comme si elle s’apprêtait à ronger les ongles qui poussaient au bout de ses doigts manucurés. « Ou c’est peut-être juste moi qui est paranoïaque, j’sais pas… Mais Nolan, j’vais pas te mentir… j’ai peur. » Elle plongea son regard marron dans celui du sorcier dans le seul but de concéder encore plus de vraisemblance à son jeu d’actrice. « Regarde ce qui se passe dehors, regarde les mesures ridiculement extrêmes qu’on doit prendre pour s’assurer qu’on ait rien qu'une chance de survivre. Ça ne t’effraie pas? » Elle lui posait une question, mais la réponse ne l’intéressait pas. « J’ai l’impression parfois que c’est moi qu’on vise, qu’on joue un jeu sournois avec moi… Enfin, bref... » Elle détourna le regard une fois de plus, prétextant cette fois-ci être beaucoup trop dépassée par les réflexions qui gisaient dans son esprit. Donnez-lui son oscar, putain.

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MessageSujet: Re: « little white lies » ㄨ nolan&cordelia   Ven 13 Nov - 15:08

Little white lies
Cordelia & Nolan



Le juron jaillit de mes lèvres sans même que je tente de le retenir. Putain les bâtards. Un résumé plus que condensé de l’affection toute particulière que je peux avoir pour ceux qui nous dirigent. Putain les bâtards, je les déteste par principe depuis les premiers jours, depuis que dans ma panique et ma fuite j’ai échoué chez Elias, depuis que j’ai assisté avec lui à la destruction du monde qu’on connaissait et à sa restructuration en dictature implacable et écœurante. Cordelia ne doit pas le savoir mais elle vient de jeter un pavé dans la mare et les vaguelettes se transforment en tsunami par un procédé magique. Et moi, je fulmine, je tourne comme un lion en cage. Putain les bâtards. Trois mots, lourds de sens. Je me sens pourtant obligé de les faire suivre de questions, d’inquiétude, de compassion, parce que je ne peux pas faire autrement. Si je peux aider, si je peux faire quelque chose et bien… je suis là. Je sais que mon attitude peut paraître hypocrite au regard des doutes que j’ai sur Cordelia, que je n’ose pas formuler et auxquels j’hésite même à penser mais je m’inquiète véritablement.

Et je culpabilise, aussi. Depuis que je la connais, Cordelia ne m’a jamais donné de raison de douter d’elle. Aussi résistante que moi, sorcière talentueuse, avec un solide sens de l’humour et une ironie qui a tendance à viser si juste avec tant de finesse qu’on ne peut pas s’en offusquer, je pense qu’elle fait véritablement partie de ces amis que je ne lâcherai pour rien au monde et auxquels je viendrai toujours en aide, quoiqu’il arrive. Quoiqu’il arrive ? J’ai la bouche sèche. Rejette mes doutes et mes suspicions de côté et me concentre sur l’important. Oublié le Liam, mis de côté mes analyses, pour le moment Cordelia est là, c’est une amie en qui j’ai confiance. Et on lutte tous les deux contre la même omniscience du Gouvernement. Je sais que je ne suis pas aussi doué que mon frère pour embobiner les gens mais s’il y a bien un domaine dans lequel je fais plus que me débrouiller, c’est bien l’informatique. « Je crois que c’est trop tard, Nolan… Et ils osent appeler ça ‘un Gouvernement’… les enfoirés… » Je m’arrête dans mon errance agressive, planté comme un idiot au milieu de mon salon encombré. « Trop tard ? » Ce n’est pas une question, c’est juste… Tout mon visage se crispe, se détend, s’inquiète de compassion. « Oh non… ne dis pas ça… donne moi le nom de ton ami, je te promets de me débrouiller pour mettre un fureteur dessus ! » Mes fureteurs. Des petits programmes que j’essaye toujours de perfectionner pour qu’ils se fassent plus discrets et plus efficaces, des virus qui se greffent sur le réseau du Gouvernement à la recherche d’indices et de documents portant sur des chaînes de caractère ou des mots particuliers. J’en ai quelques uns déjà en place, il faut à chaque fois que je retourne dans le bureau de mon frère pour me brancher sur son ordinateur si je veux en intégrer de nouveaux dans ses systèmes ou les mettre à jour. Ce n’est pas la méthode d’espionnage la plus efficace mais c’est celle qui m’est le plus accessible et la plus facile à mettre en place. Et ma ressemblance avec mon frère me protège, pour le moment.

Une nouvelle question, j’arrête immédiatement le va-et-vient que j’avais repris inconsciemment. Si je vais bien ? Ma main file dans ma nuque pour la masser, nerveusement. Si moi je vais bien ? Je déteste mentir et j’imagine qu’une personne lambda se jetterait sur l’occasion pour se plaindre. Ce n’est pas vraiment mon genre. Bon, d’accord, si, râler est tout à fait dans mes cordes, me lamenter de l’injustice du monde aussi, mais uniquement dans des cas bien précis qui ne nécessitent que d’un QI inférieur à 100 et d’une bonne dose de tequila dans le sang. Ce qui n’est présentement pas le cas, on remerciera l’intervention du Gouvernement avec sa prohibition à la con. Je m’écroule dans le fauteuil le plus proche, dans un soupir volontairement exagéré. Avant de répondre sérieusement à sa question, l’atténuant, la teinte d’amusement. Un échec critique, je ne vais pas vous le caser. Mon regard fuyant, subitement passionné par le magazine étalé sur la table basse, mon ton peut être un peu trop enthousiaste… Je ne suis pas un super acteur, je ne suis même pas un super menteur. Je suis juste un Nolan, et pour tout dire, ce n’est pas grand-chose une fois qu’on enlève les couches de connerie, de paresse et ma tendance à tout décortiquer en programme informatique et en systèmes réseaux. Je soupire. Je n’aime pas lui mentir. Et s’il est vrai que niveau santé, je ne doute pas que la potion qu’elle me prépare soit foutrement efficace, niveau confiance… Ca me fait mal de l’admettre mais je n’arrive pas à passer outre.

Sauf que je suis incapable d’aller au bout de ma phrase, que je fais demi-tour au dernier moment. Je fais diversion en sortant la première bêtise qui me vient à l’esprit dans l’espoir non seulement de la rassurer mais plus encore de détendre l’atmosphère. Inutile de dire que vu le « Tant mieux, je crois que je ferais une syncope si je venais à perdre un autre ami si peu de temps après le dernier. » qu’elle me répond avec lassitude, ma tentative fait un flop total. J’avoue que ma blague n’était pas hilarante si on prend en considération les circonstances et plus encore son ami disparu. Je grimace une excuse, souffle un « Désolé, c’était malvenu… » avant d’enchaîner et de revenir sur le résistant qui s’est fait prendre. Tu sais comment il s’est fait avoir, ton ami résistant ? Là encore, j’imagine que je devrais un peu plus mettre les formes. J’espère que le malaise présent dans ma voix peut lui permettre de ne pas mal prendre ma question indiscrète. Le prénom de mon frère flotte entre nous deux, omniprésent. « La milice habituelle pour ce genre de situation, les peacekeepers quoi... Mais, si tu veux mon avis, il y a quelqu’un derrière tout ça… » Je fronce les sourcils, m’avançant un peu plus, calant mes coudes sur mes jambes. « Comment ça ? Tu penses qu'il y a une taupe dans ton groupe de résistants ? » Quelqu’un derrière tout ça ? Liam. Ce n’est pas compliqué. C’est Liam qui est derrière tout ça et c’est mon frère jumeau. « Ou c’est peut-être juste moi qui est paranoïaque, j’sais pas… Mais Nolan, j’vais pas te mentir… j’ai peur. Regarde ce qui se passe dehors, regarde les mesures ridiculement extrêmes qu’on doit prendre pour s’assurer qu’on ait rien qu'une chance de survivre. Ça ne t’effraie pas? J’ai l’impression parfois que c’est moi qu’on vise, qu’on joue un jeu sournois avec moi… Enfin, bref... » Je frissonne, la regardant dans les yeux. « Je… » Je ne vais pas te mentir. Dès que je l’ai vue dans le judas, j’ai pris la décision d’être hostile avec elle, juste par principe, juste parce que je ne savais pas sur quel pied danser face à elle. Sauf que ce que j’ai découvert en creusant derrière ses dossiers…

J’ai l’impression qu’elle l’ignore. J’ai envie de la croire parce que ça sauverait notre amitié et que je la vois mal me mentir à ce point. Elle ne mérite pas que je remette chacune de ses paroles en doute. Sur mon visage doivent se lire mes hésitations, ma prise de décision. « Cordy… faut que je te montre un truc. » Voilà, c’est trop tard. Je file dans ma chambre, cherche dans mes affaires une clé USB sur laquelle je transferts tout un paquet de dossiers en pressant mon ordi de se dépêcher. J’attrape en sortant l’un de mes ordis portables aux capacités si limitées que je me contente de m’en servir comme chauffage, reviens m’écrouler dans le fauteuil en branchant l’ensemble en quelques mouvements. La bécane se met en marche dans un ronflement, je le pose sur la table basse. « Je… j’aurais peut être du te demander avant j’imagine, mais… j’ai fait un peu des recherches sur toi et… » Vive la confiance. J’avais l’impression il y a quelques heures qu’elle n’était digne de confiance, il s’avère qu’en réalité, c’est moi et uniquement moi qui doute d’elle dans un sursaut de paranoïa qui n’a rien à faire là. Je soupire. L’ordinateur ronronne encore, mes doigts jouent avec la clé USB pour évacuer un peu de ma nervosité. « Est-ce que le nom de Liam Wiggins te dit quelque chose ? Réponds moi sincèrement, s’il te plait. » On a une poignée de minutes avant que je puisse brancher la clé et montrer tout ce que j’ai rassemblé sur Liam s’intéressant de très près au signalement de Cordelia pour une raison qui m’échappe. Tu n’es pas paranoïaque, Cordelia, c’est moi qui le suis. Toi, tu es juste lucide ou clairvoyante sur certains points parce qu’il y a bien une personne qui te traque. Et je ne sais pas pourquoi.

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MessageSujet: Re: « little white lies » ㄨ nolan&cordelia   Mar 17 Nov - 2:00


little white lies

cordelia && nolan

« J’ai l’impression parfois que c’est moi qu’on vise, qu’on joue un jeu sournois avec moi… Enfin, bref... » Son regard dériva dans une rive lointaine, une illusion de fragilité et de vulnérabilité feintes qu’elle portraiturait avec une aise déconcertante, mais attendu d’une manipulatrice de son calibre. Et pourtant, ces iris de bronze s’affalèrent dans celles de Nolan, tendrement plus sombre. Il frissonnait. Pas excessivement, mais suffisamment pour que la sorcière ne le remarque, un air perplexe pendu au visage. Son teint lui paraissait plus pâle, pratiquement vampirique. « Je… » Il semblait également hésitant, comme s’il retenait quelque chose. Ce n’était pas exactement rien que maintenant qu’elle remarquait un tel fait. À vrai dire, depuis même le tout premier moment où il lui avait ouvert la porte de son appartement, Cordelia avait eu l’impression qu’il tentait de noyer un secret dont il était encore indécis de partager avec elle. Naturellement, la sorcière en avait eu que très peu à faire, mais à présent que cela semblait être un détail important, son esprit calculateur grondait déjà à la recherche d’un autre détail qu’elle l’aurait pu négliger, quelque chose qui pourrait expliquer le fond de cette hésitation et incertitude chez Nolan avant qu’il n’ait à le lui avouer lui-même ; le tout dans le but de gagner du temps pour lui sortir un mensonge crédible. « Cordy… faut que je te montre un truc. » Affichant une mine confuse qui était probablement plus authentique et sincère que ses précédents airs feints, la succube se questionnait sur ce qu’il pouvait bien vouloir lui montrer – non pire encore, ce qu’il fallait qu’il lui montre. La jolie brunette ne savait pas si elle fallait craindre le pire, ou s’attendre à une énième stupidité de la part de Nolan – à priori dépourvu de toute intellect et discernement lorsqu’il n’était pas question d’ordinateurs, cartes réseaux, et ce que vous voulez. « D’accord… Et quoi, exactement? » Marmonna-t-elle, sans réellement savoir ce qu’elle pouvait bien concéder de plus dans une telle situation.

Le beau sorcier se leva alors et fila vers sa chambre. L’air complaisant et affable qu’avait revêtu la sorcière jusqu’à présent s’effondra, ce masque d’ange se fracassa et laissa dévoiler le petit diablotin qui se cachait derrière. Heureusement pour elle, le génie en informatique n’était pas là pour en témoigner. Si quelques secondes plus tôt, la vipère s’était montrée relativement délicate et approchable, son venin coulait à présent de ses lippes grenat, quelque peu hargneuse alors qu’elle envisageait déjà comment la situation pouvait évoluer à présent, comme toute calculatrice de son genre le ferait. Si son ressentiment semblait déjà être à son apex, la vue de Gavin qui s’approchait la rendit plus amère que jamais. « Dégage, sac à merde. » cracha-t-elle, revêche et rogue. Pourtant si la bile de la vipère était définitivement des plus venimeuses, elle ne semblait pas de taille face à la bave inébranlable de Gavin. Les mots de la démone ne semblait pas retenir ce sale cabot à deux balles – et quatre pattes, mais peut-être pas pour longtemps – de faire sourdre sa sale salive dont la texture avait tout ce qu’il y avait de plus gluant. La bave gisant à ses pieds lui donna des envies meurtrières qui auraient pu glacer d’épouvante même le plus brave des abrutis qui auraient les couilles de lui faire face.

Face à la grimace hébétée que portrayait le sale molosse, Cordelia ne put s’empêcher de profiter de l’absence du sorcier pour en menacer son chien – du Cordelia tout crachée lorsqu’on y réfléchissait. « Un jour, et n’en doutes pas une seule seconde, sale chien, je vais t’égorg – » Pourtant, elle n’eût pas le temps de finir qu’elle entrevoyait déjà Nolan du coin de l’œil. Derechef, ses allures fourbes et assassines s’échouèrent et suintèrent le long de son visage discrètement, alors qu’à nouveau, affabilité et prévenance s’isolèrent sur sa frimousse.  Pour rendre son jeu d’actrice encore plus crédible, elle passa, contre sa volonté, une main dans la toison de l’animal, gratouillant un peu la bête qui semblait s’en réjouir. De son côté, ses dents blafardes se dévoilèrent à Nolan sous une forme d’un sourire bienveillant, mais tout de même timidement discret. « Je me demandais ce qui avait bien pu te prendre tout ce temps. » murmura-t-elle, tendrement amusée alors qu’elle faisait référence à la machine qu’il avait ramené avec lui. Si la brunette avait été un tant soit peu rassurée en imaginant qu’il avait peut-être tout simplement découvert un moyen d’effacer entièrement ses traces sur le net et la rendre intraçable aux yeux de ses ennemis les plus influents du Gouvernement, les mots qui sautèrent la barrière des lèvres du sorcier ne la réjouirent pas autant. « Je… j’aurais peut être du te demander avant j’imagine, mais… j’ai fait un peu des recherches sur toi et… » Des recherches? Immédiatement, aussi bonne actrice était-elle, son masque se fendit en une peinture beaucoup plus placide et flegmatique. Heureusement pour elle, sa couverture n’était pas totalement perdue dans la mesure où bien des personnes réagiraient de la sorte, même les plus avenantes. « J’en crois pas mes oreilles, Nolan… » Déblatéra-t-elle d’abord, en guise de première réponse. Accessoirement, cela lui laissait le temps de prévoir la suite. La brunette craignait déjà le pire, et elle envisageait en quelque sorte déjà les actions qu’elle devrait prendre dans le pire des cas. Nolan était un homme, certes, mais il était un sorcier relativement moins expérimenté qu’elle – elle pourrait venir à bout de lui en moins que rien s’il le fallait.

Rassurée par cette douce réalité, elle perpétua son discours. « Tu ne me fais pas confiance? » le questionna-t-elle, laissant son regard se fondre dans celui du sorcier pour qu’il n’échappe pas à la désolation qui naissait dans l’ombre de ses pupilles. La succube secouait la tête, affairée par les réflexions qu’elle prétendait avoir à l’instant même. « C’est exactement pour ça que je suis paranoïaque, si je ne peux même pas compter sur les gens dont je suis le plus proche pour me faire confiance, sur qui puis-je compter, bon sang? » Baissant les yeux au sol, elle apporta ses doigts à ses lèvres, feignant lutter l’envie de ronger ses ongles sous l’effet du stress. « Tu sais quoi, pose-moi la question qui te tracasse qu’on en finisse, je n’ai rien à cacher de toute façon. » Ce n’est plus un, mais deux Oscars qu’elle méritait pour sa performance. Mais comme d’habitude, on peinait à lui reconnaître son talent. « Est-ce que le nom de Liam Wiggins te dit quelque chose ? Réponds moi sincèrement, s’il te plait. » Perplexe, elle plissa les yeux – cette fois-ci, réellement sincèrement. Liam Wiggins? Quand même bien Cordelia avait bien des choses à cacher, ‘Liam Wiggins’ n’en était pas une puisqu’elle ne connaissait tout simplement pas d’individu de ce nom. « Non, je le jure, Nolan. » rétorqua-t-elle immédiatement, et difficile de faire plus convainquant que la vérité, n’est-ce pas? « C’est tout? » L’interrogation se valait d’être posée. Elle avait du mal à croire que le beau brun eût été rongé par une situation qui finalement ne la concernait pas du tout. Naturellement, elle aurait du s’arrêter à ça – elle qui venait tout juste de prouver son innocence, et ce, étonnamment, avec la vérité. Quelque chose qu’elle ne répéterait pas souvent, c’était évident… Cependant, sa curiosité prenait rapidement le dessus. « Qui est ce William ou je ne sais plus quoi, exactement? De quelle manière est-il lié à moi? Je te fais confiance pour avoir fouillé suffisamment pour répondre au moins à ça. » cracha-t-elle plus méchante, contrastant presque avec ce personnage qu’elle avait inventé. Mais n’importe quelle amie trahie pouvait se montrer hargneuse, et elle comptait bien joué sur ça. « ‘Je te fais confiance’, tiens c’est presque ironique. » Elle riait jaune, doucement, et amèrement. La jolie brunette pencha ensuite la tête, fixant les yeux marrons du sorcier, ne comptant pas une seule seconde lui donner une minute de repos, et encore moins d’épargner sa culpabilité.

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MessageSujet: Re: « little white lies » ㄨ nolan&cordelia   Mar 24 Nov - 21:34

Little white lies
Cordelia & Nolan



C’est marrant parce que la première fois que j’ai vu Cordelia, elle n’a pas vraiment semblé apprécier Gavin. Il faut reconnaître que mon berger allemand, en plus d’être imposant et d’avoir des poils longs, a tendance à un peu baver sur les personnes et à leur sauter dessus pour exprimer son enthousiasme et sa joie. Et Cordelia, il l’apprécie beaucoup, avec la bave et la joie que ça implique. C’est marrant, donc, qu’elle soit aussi complice avec lui mais je préfère ça au cas contraire. Ca m’arrange dans un sens de voir qu’une excellente amie, si ce n’est la meilleure après Elias, s’entende aussi bien avec cette boule de poils à la loyauté sans faille ; ça aurait été un crève cœur que de devoir enfermer Gavin dans la cuisine à chaque visite de Cordelia. Lorsque je ressors de ma chambre, un ordinateur en bout de bras et une clé USB enfermée dans mon poing, je prends quelques secondes pour sourire et l’observer face à Gavin qui déboule dans ma direction pour que je ne sois pas jaloux. De ma main libre, je le fournis en caresse et en gratouilles sur la tête, dérive derrière ses oreilles pendant que sa langue râpe sur ma main dans une traînée de bave. Brave toutou, il doit avoir du sang d’escargot dans son arbre généalogique pour saliver à ce point. Je m’essuie distraitement la main sur le tee-shirt, la réalité reprenant ses droits sur mes pensées par le biais du regard de Cordelia. « Je me demandais ce qui avait bien pu te prendre tout ce temps. » Son murmure me fait déglutir de malaise. Je me condamne tout seul à la culpabilité à perpétuité avec ma manière d’aborder le sujet. Avant. J’aurais peut être du lui demander avant l’autorisation. Avant de faire des recherches sur elle, avant d’enquêter dans son dos, avant de décortiquer les dossiers qu’elle me demandait de supprimer. Sa réaction ne me rassure pas, loin de là. « J’en crois pas mes oreilles, Nolan… »

Je me mords la lèvre. M’excuser, j’en ai bien envie mais en même temps, je n’arrive pas à m’en vouloir vraiment pour les recherches que j’ai pu faire sur elle. La seule chose qui me fait culpabiliser, au final, c’est de ne pas valoir mieux que mon grand-frère sur ce plan là et de lui faire un coup en traitre. Mieux vaut demander pardon que permission, c’était ce que Liam et moi disions il y a des siècles, lorsqu’il n’était pas encore qu’un connard de manipulateur. Et bien c’est maintenant qu’il faut que je demande pardon à Cordelia à défaut de lui avoir demandé permission. L’ordinateur ronfle, refuse d’abréger mes souffrances en s’allumant et en dévoilant ce que je veux lui montrer. Je suis mal, bon sang que je suis mal. Et son regard me tue sur place. « Tu ne me fais pas confiance? C’est exactement pour ça que je suis paranoïaque, si je ne peux même pas compter sur les gens dont je suis le plus proche pour me faire confiance, sur qui puis-je compter, bon sang? » Un soupir maladroite. « Cordelia… » Si j’ai résisté à l’envie de détourner le regard pour ne pas avoir à la regarder dans les yeux, c’est elle qui les baisse. « Tu sais quoi, pose-moi la question qui te tracasse qu’on en finisse, je n’ai rien à cacher de toute façon. » Je suis un imbécile. Bon sang, je n’avais pas à la trahir de la sorte. « Ecoute, je… » Je ne suis qu’un connard, voilà la fin de ma phrase, mais je n’arrive pas à me résoudre à la dire. L’ordinateur scintille, me fait comprendre qu’il sera bientôt opérationnel et qu’il me suffit de taper les lignes de commande nécessaires à son déverrouillage. Je soupire. Ma question ? Elle n’est pas si compliquée pourtant mais j’appréhende la réponse de la sorcière. Est-ce que le nom de Liam Wiggins te dit quelque chose ? Voilà, c’est fait. La clé USB tourne nerveusement entre mes doigts. J’attrape l’ordinateur, me concentre sur l’écran et commence à entrer les mots de passe et nom d’utilisateur qu’il faut. La clé USB connectée, il me ne restera qu’une poignée de secondes de sursis, le temps nécessaire pour localiser le fichier et le faire s’afficher.

Sans un regard pour le clavier, je regarde Cordelia et guette une réaction. Son air perplexe accentue ma culpabilité, me soulage et m’angoisse dans un même temps. « Non, je le jure, Nolan. » Je la crois. Je ne peux que la croire. Tu croyais ton frère, aussi… Sauf que je refuse de devenir à ce point paranoïaque. Loin de me permettre de respirer plus facilement, cette vérité sans fard qu’elle me livre m’étouffe de remords. J’en perds le fil de mes lignes de commande. « C’est tout? » En deux mots, elle botte en touche et je m’étale. C’est tout ? Oui, c’est tout. Ca me suffisait pour me méfier d’elle, sa réponse suffit pour me rassurer. Ou presque. Je me prends en plein visage le reproche que je perçois dans cette question sans être capable de l’éviter, sans même vouloir l’éviter.

« Qui est ce William ou je ne sais plus quoi, exactement? De quelle manière est-il lié à moi? Je te fais confiance pour avoir fouillé suffisamment pour répondre au moins à ça. ‘Je te fais confiance’, tiens c’est presque ironique. » Je suis mal et je ne le cache pas. Pourquoi le cacher de toute manière ? Sur mon visage se trace tout mon mal être, son rire jaune, sa vexation, tout est justifié et je le sais. Bon sang que je suis stupide. Je me passe une main nerveuse sur le menton, achève d’allumer l’ordinateur, y connecte la clé USB, ouvre le fichier et fais tourner la bécane en direction de Cordelia. « C’est lui, Liam. » Sur l’écran s’affiche sur toute la hauteur mon frère en train de se pavaner, tout sourire, il y a quelques années de cela à Los Angeles à l’occasion de vacances avec moi. Il en avait profité pour jouer dans des casinos en utilisant ma carte d’identité et mon compte en banque. Un clic, une autre photo s’affiche, nous présentant tous les deux, si identiques même à l’âge adulte que la photo en serait presque perturbante. « Liam est mon frère jumeau, et c’est l’homme qui te cherche. J’ai cru que… la ressemblance est frappante, beaucoup de personnes me confondent avec lui et… bon sang, Cordelia, je ne voulais pas te blesser, je t’assure, c’est juste que… » Que quoi ? Quelles excuses ai-je dans ma besace pour le coup ? Oui, je me méfiais d’elle, oui, j’étais curieux de savoir pourquoi elle me demandait de la faire disparaître, non je n’ai pas confiance en grand monde. « J’suis sincèrement désolé. A la base, je voulais juste savoir pourquoi tu me demandais tout ça, et quand je suis remonté jusqu’à mon frère, je me suis fais un film, comme quoi tu le connaissais, qu’il te cherchait, ou même qu’il voulait t’utiliser pour me retrouver et… bon sang, j’ai l’air d’un foutu imbécile maintenant… »

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MessageSujet: Re: « little white lies » ㄨ nolan&cordelia   Jeu 17 Déc - 9:32


little white lies

cordelia && nolan

Son visage se fracassait en grimaces variées, l’une d’entre elles évoquant un malaise flagrant, une autre exhumant une nervosité saturée qui semblait lui tordre l’être et lui crisper les muscles. De son côté, la succube persistait à maintenir ce masque affligé collé contre son faciès qui aurait révélé le plus sournois des sourires dans d’autres circonstances. Elle arborait des airs vexés qui ne dissimulaient aucune authenticité, mais qui semblaient embraser le mal être qui veillait déjà depuis un moment à présent sur la frimousse de Nolan. Frimousse rapidement camouflée par une main qui chuta jusqu’au menton du beau brun, alors que ce dernier alluma l’ordinateur d’une autre main et y insèra la clé USB qu’il tenait presque nerveusement dans ses mains depuis quelques secondes déjà.
Le démarrage fût rapide, et en quelque sorte, Cordelia demeurait toujours aussi ébahie devant la sorcellerie de ses machines, même après avoir vécu plus de deux ans déjà dans cette époque moderne et contemporaine. Elle ne mentirait pas, elle se sentait toujours particulièrement inférieure, mais surtout dépassée, lorsqu’elle se trouvait dans la même pièce que l’une de ces machines dont les mécaniques lui échappaient toujours. Un peu comme un sale mioche laissé à giser au sol d’une crèche au milieu d’inconnus, elle ne sentait pas dans son environnement lorsqu’elle entendait le moteur de ces machines tinter dans ses oreilles. Rapidement déracinée de ce nuage de réflexions sans grande logique et ce par le ténor du sorcier qui chuintait sourdement dans ses tympans, la démone rehaussa ses perles chocolatées et daigna accorder une infirme part de son attention à Nolan qui semblait la réquisitionner de bonne volonté. « C’est lui, Liam. » Sur l’écran de la machine s’embusqua une silhouette qui avait tout en commun avec celle de Nolan, peut-être trop d’ailleurs. De largues épaules, des bras imposants, de longues jambes, une chevelure presque ébène – la seule dissemblance que la brunette semblait discerner sur le moment c’était, qu’à l’opposé de Nolan qui avait toujours eu davantage l’air d’un bucheron des bois, ceux qui partaient à la chasse au caribou à chaque hiver canadien, Liam, lui, pouvait au moins se vanter de ne pas avoir la grâce d’un bigorneau mal ramoné ou la présence d’un sale mioche d’une chorale miteuse.

L’évidence était là. La réalité ne la secouait pas particulièrement, la vipère l’aurait d’ailleurs presque oublié autrement. Des jumeaux. Bien entendu. Elle ne pouvait mentir et dire qu’elle n’était pas au courant, après tout, la première chose que la jolie brunette avait remarqué en déposant son regard sur Nolan c’était qu’il ressemblait drôlement à Nicholas, une énième de ses conquêtes…Ce qui la ramenait à un autre détail. Nicholas lui avait à priori menti sur son identité. En soi, ça ne la rendait pas particulièrement furieuse, ni agacée, – après tout, elle en avait fait de même avec lui. On n’est jamais trop prudente, dit-on après tout. Ceci étant dit, ça la poussait forcément à se questionner sur de nombreux sujets, notamment sur les autres mensonges qu’elle avait daigné gober dans le but de glisser sous des draps de soie du joli menteur.
Cordelia décida, cependant, que Nicholas – non, Liam – serait le problème d’un autre jour. Elle devait, avant tout, se préoccuper de l’imbécile sous son nez – du moins, pour aujourd’hui. Ainsi, le ténor du bouffon fracassa une fois de plus le silence. « Liam est mon frère jumeau, et c’est l’homme qui te cherche. J’ai cru que… la ressemblance est frappante, beaucoup de personnes me confondent avec lui et… bon sang, Cordelia, je ne voulais pas te blesser, je t’assure, c’est juste que… » Son regard s’étira sous le poids de la surprise, elle qui avait longé la pièce du regard lors de ses précédentes réflexions. Ses iris reconquirent de nouveau ceux du sorcier, alors qu’elle réalisait soudainement l’importance que prenait Liam dans ce grand échiquier. Plus qu’un pion, on introduisait dès lors une troisième variable, un troisième joueur. Un soupir, le sien, transcenda l’air, alors qu’elle réfléchissait aux conclusions qu’elle pouvait tirer des pièces d’un puzzle qu’on lui offrait une à une, trop lentement à son goût. Si Liam était réellement à sa recherche, bien des choses se compliquaient. Bon sang, il ne manquait plus que ça.  

« C’est juste que, quoi exactement, Nolan? Hein? » Pesta-t-elle, le secouant presque dans sa démarche pourtant à priori préambule d’une plate excuse, mais Cordelia avait toujours été comme ça. Il ne fallait pas chercher la logique, elle souhaitait avant tout plus qu’autre chose lui faire payer sa piètre curiosité. « Est-ce que tu avais vraiment besoin de passer par un tel détour pour obtenir ce genre de réponses? » Son regard s’éluda de nouveau, errant vers ses genoux. Elle estimait que la théâtralité de la chose exalterait son jeu de victime encore plus, mais en soi, elle commençait presque à se rebuter elle-même de cet acte puéril. Comme pour embrasser l’ironie dont elle faisait preuve, elle poussa le vice avec un dernier assaut. « Je n’arrive tout simplement pas à avaler l’idée qu’à priori tu sembles croire que j’oserais te cacher quelque chose, ou pire encore, te mentir … Je … J’y arrive pas. » En toute franchise, elle avait presqu’envie que la vérité explose un jour, rien que pour voir la réaction du beau brun, pour voir son visage s’effondrer lorsqu’il apprendra qu’elle ne lui avait probablement pas concédé une seule vérité depuis le début – si ce n’est son nom, et encore, il n’était pas tout à fait vrai lui non plus. « J’suis sincèrement désolé. A la base, je voulais juste savoir pourquoi tu me demandais tout ça, et quand je suis remonté jusqu’à mon frère, je me suis fais un film, comme quoi tu le connaissais, qu’il te cherchait, ou même qu’il voulait t’utiliser pour me retrouver et… bon sang, j’ai l’air d’un foutu imbécile maintenant… » Les mots de l’informaticien résonnaient lourdement dans ses oreilles, elle qui recensait encore et toujours les informations qu’on lui concédait morceau par morceau, à son plus grand dam. Ce nouveau puzzle qui  concernait ‘Liam’ semblait déjà se clarifier, mais les investigations étaient encore au goût du jour. « C’est le cas de le dire… » Souffla-t-elle dans l’air, ne prenant même pas la peine de ménager les pauvres sentiments du jeune homme. Sa couverture lui paraissait toujours crédible, n’importe qui aurait été vexé et aurait animé une certaine irritation, même après quelques excuses, aussi sincères pouvaient-elles être. Bondissant du canapé, ses talons claquèrent au sol dans une synchronie trop parfaite, alors qu’elle croisait les bras, une grimace agacée plaquée au visage. « Parle-moi de Liam. Dis-moi tout. J’estime avoir le droit d’en savoir plus dans la mesure où à priori il semble être à mes trousses… et aussi parce que t’as été un pauvre con avec moi, en autre. » Et comme toujours, elle serait celle qui a trois pas d’avance sur le reste des joueurs. À ce stade-ci, elle espérait au moins que les joueurs appréciaient la partie, car elle était déjà gagnée.

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MessageSujet: Re: « little white lies » ㄨ nolan&cordelia   Jeu 31 Déc - 19:10

Little white lies
Cordelia & Nolan



C’est lui, Liam. Cette phrase, cette putain de phrase, cette simple phrase m’écorche les lèvres de douleur. C’est lui, Liam, c’est lui mon reflet, c’est lui mon sosie, c’est lui mon héros, c’est lui mon meurtrier. Il se pavane devant nos yeux, avec sa classe et sa grâce naturelle qui me font passer à côté pour un sac de pommes de terre, malgré nos apparences plus que similaires : identiques. C’est lui, Liam, c’est lui l’homme qui te cherche pour une raison qui m’échappe encore, Cordelia. D’un clic, je change de photo pour qu’elle comprenne ce que cette déclaration sous-entend. Non, je ne suis pas en train de me foutre de ta tronche, Cordy, je suis juste en train de t’expliquer que je ne suis pas le seul Wiggins en ville. Je guette sur le visage de la sorcière la moindre réaction, la moindre émotion qui pourrait m’aiguiller vers ses pensées hors d’atteinte pour le moment.

Son silence m’angoisse. Vraiment. Je pense bien que ça doit être dur à encaisser pour elle que j’aie pu garder ça secret aussi longtemps, que ça peut être bien plus blessant dans un sens que le simple fait d’avoir fouillé dans son passé mais… comprends-bien, Cordelia, que mon frère est un connard. Finalement, incapable de supporter plus longtemps l’absence de mots et de réaction verbale, je me passe la main sur le visage et verbalise ce qu’elle a déjà du déduire des deux photos. Liam est mon frère jumeau. C’est un connard, aussi. La ressemblance est frappante, sans blague, nous sommes des sosies jusqu’à cette cicatrice qui marque notre torse au niveau du rein, don qu’il a pu me faire pour me sauver la vie, contre son gré, sans qu’on lui demande son avis. J’essaye de l’apaiser en lui assurant que je ne voulais pas la blesser mais je doute y parvenir tout de suite. Ce qui est compréhensible, je ne peux que reconnaître que je n’ai pas joué franc jeu avec elle et la surprise qui marque son regard est si naturelle que je ne peux pas la remettre une seule seconde en doute. Je ne voulais pas la blesser, bon sang, c’est juste que… je n’achève pas ma phrase, de peur de la blesser davantage encore, de continuer ce massacre que j’ai commencé en piétinant allègrement sa confiance. Son soupir me cingle avec la force d’une gifle, je me prends tous ses reproches en plein visage. « C’est juste que, quoi exactement, Nolan? Hein? Est-ce que tu avais vraiment besoin de passer par un tel détour pour obtenir ce genre de réponses? » Je reste muet, incapable de choisir ce que je peux répondre. Spontanément, je lui dirais bien que oui, j’avais besoin de ça pour chercher les réponses mais je sens bien que sa question n’en est pas réellement une. Ma voix est fatiguée lorsque je me débats pitoyablement dans ma culpabilité. Elle m’y jette et m’y rejette par son regard à chaque fois un peu, me poussant dans les marais des remords à chaque fois que je parviens à en sortir. « Je n’arrive tout simplement pas à avaler l’idée qu’à priori tu sembles croire que j’oserais te cacher quelque chose, ou pire encore, te mentir … Je … J’y arrive pas. » Je me prends une nouvelle fois la tête entre les mains, regardant du coin de l’œil Liam qui me nargue sur l’écran un peu trop lumineux. Je me souviens de ces vacances. Les dernières que nous avons passées intégralement ensemble, d’ailleurs, aussi complices qu’on pouvait l’être à l’époque, quelques mois à peine avant qu’il ne veuille ma mort. Mes yeux se perdent sur ce qui fait toute notre ressemblance et notre dissemblance. Moi en polo, lui en chemise, moi en jean, lui en pantalon en lin, moi avec une casquette et lui portant des lunettes de soleil. Seul notre sourire est commun. Je me souviens encore de mes parents nous prenant en photo, alors que je venais de raconter une blague stupide et que Liam me concédait un sourire amusé à défaut de pouvoir feindre l’hilarité. J’suis sincèrement désolé Cordelia, voilà tout ce que je trouve à lui dire alors que j’ai du mal à détacher mon regard de cette photographie.

Plus je la vois, plus mon frère me manque et plus elle m’est insupportable. Je finis par rabattre sans aucune délicatesse l’écran en déclarant à quel point je suis un foutu imbécile. Cordelia ne m’épargne rien, m’assène même cette réalité en me confirmant mes soupçons d’un « C’est le cas de le dire… » cinglant. Je soupire une nouvelle fois. « Cordelia… » L’amitié est l’une des choses les plus importantes pour moi comme la loyauté. Loyal jusqu’au bout des ongles, fidèle jusqu’à mon dernier soupir, j’exècre autant les traitres que les lâches. Aussi… le simple fait d’être moi-même un traitre, ou de m’en approcher sacrément, ça me rend malade et je me connais suffisamment pour savoir que quoiqu’elle puisse exiger pour que je me fasse pardonner, je le ferais. Elle se lève d’un bond, je me retiens de la suivre du regard en fixant le dessus de l’ordinateur et en laissant mes doigts glisser sur la marque imprimée. « Parle-moi de Liam. » Tant pis pour l’ordinateur et mes pensées, au nom de mon frère je relève instantanément la tête et me heurte à sa grimace agacée. « Dis-moi tout. J’estime avoir le droit d’en savoir plus dans la mesure où à priori il semble être à mes trousses… et aussi parce que t’as été un pauvre con avec moi, entre autre. » Je ne l’ai pas volée, celle là. Je grimace à mon tour, en me levant pour faire un tour du côté de ma fenêtre et grattouiller Gavin au passage, le bougre réclamant son lot de caresses. Lui dire tout sur Liam ? Tout ce que je sais ? « Tu en as le droit, ouais, mais… » Je meurs d’envie de fumer. De m’en griller une, même si je me doute bien que si mon unique rein potable ne sert plus à rien, il vaut mieux que j’évite totalement ce genre de connerie. Je croise les bras, m’adosse à une commode qui recense mes rares livres non apparentés à l’informatique. « Qu’est ce que tu veux que je te dise au juste ? C’est un connard, bien plus que moi. De ce que j’en sais, il est Ministre. C’est un putain de larbin du Gouvernement. » Je crache mon amertume, me souvenant de justesse qu’un des amis de Cordelia est justement une victime de ce Gouvernement que sert mon frère. Après la clope, c’est d’un bon verre d’alcool dont j’aurais bien besoin présentement. Je soupire. « J’sais pas pourquoi il te cherche. De ce que j’ai pu voir, il a pas mis tous les moyens du Gouvernement sur le sujet, sûrement parce que c’est d’ordre personnel, mais si tu me dis que tu n’as aucune idée de ce qu’il peut vouloir… » Je lui fais une moue désolée. J’aimerais lui demander si elle n’a pas une idée de ce qui aurait pu agacer un membre haut placé du Gouvernement comme l’est mon frère mais je me doute bien qu’elle n’apprécierait pas l’indiscrétion. Bon sang, pourquoi est ce que je ne lui ai pas demandé avant de faire mes recherches, hein ? Ce que je peux être con.

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MessageSujet: Re: « little white lies » ㄨ nolan&cordelia   Lun 25 Jan - 7:16


little white lies

cordelia && nolan

« Tu en as le droit, ouais, mais… » Cordelia savait mieux que quiconque pour quelqu’un comme Nolan, de si avenant et désintéressé, il valait mieux ne pas lui laisser la moindre seconde de répit – dans laquelle sa culpabilité pourrait s’éteindre peu à peu. Par conséquent, la sorcière fût véloce et rétorqua immédiatement, prétextant une rancœur  apparente. « Mais quoi ? » Culpabilité. Il ne fallait pas le laisser penser une seule seconde qu’il était autre chose que coupable. Amertume se traça sur les traits de son visage, avant qu’elle ne rétorque de nouveau, sa voix tendrement ébranlée par une inimitié tamisée, mais bel et bien présente – les suites d’un talent particulier en subterfuge. « Tu me dois bien au moins ça, Nolan. » Les mots filaient de sa bouche jusqu’aux oreilles du joli brun peut-être de façon naturelle, de manière authentique, d’allure sincère – mais ils étaient en réalité calculés et réfléchis – tout l’était dans ce fourvoiement que la succube avait prestement mis en place.
Il s’adossa à une commode, et si la vipère n’avait pas été aussi catégorique à l’idée de maintenir ce petit rôle qu’elle avait crée de toutes pièces, elle aurait probablement laissé une arabesque s’esquisser perfidement sur son masque de démon voilé. Il était tellement puéril, nom de Dieu. Il était , suspendu à ses lèvres, buvant ses paroles comme si elle était l’emblème de la vérité elle-même. Quelle naïveté. Elle était à la fois curieusement amusée et profondément accablée par cette même réalité. Nolan atteignait des sommeils de stupidité qu'elle avait pensé inatteignables. « Qu’est ce que tu veux que je te dise au juste ? C’est un connard, bien plus que moi. De ce que j’en sais, il est Ministre. C’est un putain de larbin du Gouvernement. » C’était déjà ça de gagné. Mais la sorcière restait inopportunément sur sa faim. Dieu sait qu’elle n’avait pas un appétit commode, il était difficile d’imaginer que cette circonstance dérogerait à la règle. Un larbin du Gouvernement, certes, mais elle voulait plus. Pourquoi était-il si résolu à la retrouver malgré les bâtons qui se retrouvaient à ses pieds? Non, Cordelia voulait en savoir davantage sur cette nouvelle variable de l'équation. La dernière chose dont elle avait besoin, c’était quelqu’un sur ses traces qui avaient le mérite d’avoir l’ascendant sur elle – il était impératif qu’elle dégotte dans sa main les meilleures cartes du jeu, et ce dès le départ. Mais avant tout, elle s’occuperait de creuser le trou du sorcier devant elle. « Ça reste encore à voir, ça… » Elle en avait que faire qu’il soit un connard ou pas – bien qu’elle se doutait d’une telle réalité maintenant qu’elle réalisait à quel jeu Liam jouait. Elle espérait, ceci étant dit, qu’il n’était pas aussi lamentable et piteux que Nolan.

La vipère sinua jusqu’au sorcier, le pas lent et nonchalant, comme sa vraie nature le souhaitait. L’amertume ne quitta pas le visage du beau brun et elle s’en réjouissait avec discrétion et silence, alors qu'elle l'écoutait mettre des mots à son regret. « J’sais pas pourquoi il te cherche. De ce que j’ai pu voir, il a pas mis tous les moyens du Gouvernement sur le sujet, sûrement parce que c’est d’ordre personnel, mais si tu me dis que tu n’as aucune idée de ce qu’il peut vouloir… » D’ordre personnel? C’est le cas de le dire. Heureusement pour elle, malgré les mots qu’employaient Nolan, elle ne pouvait sentir aucun soupçon dans ses paroles. Il ne doutait pas d’elle, ni de sa sincérité – il n’arrivait juste, à priori, pas à comprendre pourquoi son jumeau traquerait la Cordelia qu’elle lui avait dépeint – une image particulièrement divergente de la réalité. Elle allait devoir s’assurer que rien ne change, qu’il ne soupçonne rien. « C’est tout? » Elle décroisa ses bras sous sa poitrine et apporta une main jusqu’à sa tempe, prétendant apaiser une migraine quelconque. « Nolan, la dernière chose dont j’ai besoin en ce moment, c’est un larbin du Gouvernement dans mes pieds, peu importe si les raisons sont d’ordre personnel ou non, comme de vie ou de mort. » Un silence prit place l’instant de quelques secondes avant qu’elle ne se rapproche de lui, installant une proximité qui rendrait la fuite encore plus difficile. Son esprit ne pouvait pas aller ailleurs, son corps non plus - pas même son regard qu'elle réquisitionnait presque de force. Elle était une talentueuse manipulatrice - et cet acte était l'un de ses plus fins. « Je pourrais être en danger et je ne sais absolument rien de la personne qui essaie de me traquer comme comme si j'étais qu'une vulgaire proie sans défense. » La sorcière savait exactement quoi lui dire pour le chambouler. Ses yeux caféinés perçant ceux du jeune homme, elle lui posa l’ultime question. « Je rêve où bien tu en as strictement rien à foutre? » Si elle avait été en mesure de sourire sournoisement, elle aurait probablement saisi l’opportunité. À défaut donc de pouvoir céder à ce caprice, elle maintenu son jeu et son acte d’amie blessée. « Enfin, Nolan, c’est ton frère jumeau, merde. Il y a probablement plus à cette histoire que ‘C’est un connard’, non? Est-ce que c'est un sorcier, lui aussi? » Éternelle rapace, elle s’approcha davantage de sa proie, ses yeux cloués aux siens, comme pour le défier, le pousser à lui dire la vérité – toute la vérité. Elle savait déjà que Liam était un sorcier, ce n'était qu'un énième détour pour pousser le beau brun à parler davantage. L'harpie ne doutait pas une seule seconde qu'il finirait par lui avouer - elle avait, après tout, toute sa confiance, et à présent, son ultime culpabilité.

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MessageSujet: Re: « little white lies » ㄨ nolan&cordelia   Dim 14 Fév - 10:53

Little white lies
Cordelia & Nolan



Les reproches de Cordelia me donnent envie de disparaître sous terre, de me réfugier dans mon malaise et ma honte, de me mettre à genoux pour lui demander pardon. Mais la photo de mon frère me nargue, ce qu’elle implique aussi, et je ne parviens pas à faire taire cette conviction que j’ai d’avoir bien fait de chercher, malgré tout. « Tu me dois bien au moins ça, Nolan. » Elle n’a pas besoin de le dire, je le sais que je lui dois bien ça, je sais que j’ai mis en péril notre amitié en ne me basant que sur des suppositions, grossières, mon instinct, visiblement douteux, et cette peur presque pathologique que j’ai de la trahison. Adossé à la fenêtre, j’essaye de faire le point, j’essaye de savoir quoi dire, quoi répondre, j’essaye surtout de savoir ce qui est le pire : m’en vouloir autant ou l’avoir déçue. Que veut-elle savoir, au juste ? Qu’y a-t-il à dire de mon frère, sur mon frère ? La réalité est désastreuse, la réalité est déprimante, la réalité c’est que mon frère est un connard. Un larbin du Gouvernement. Un ministre de cette dictature qu’on déteste tout autant elle et moi. Mon frère, en fin de compte, est l’ennemi de ceux qui, comme elle, comme moi, veulent faire tomber la tyrannie et retrouver un semblant de justice. Je ne crois pas en une trêve, je ne crois qu’en cette foutue justice et encore plus en cette pourriture qui siège dans ces buildings alors qu’on se contente de traîner dans la boue. Mon frère est un connard, bien plus que moi. « Ça reste encore à voir, ça… » Un soupir, le coup me cueille à l’estomac, comme un rappel qui n’était pas nécessaire de ce que je lui ai fait. Bon sang… Je le mérite mais… sa rancune est douloureuse, les piques qu’elle m’inflige le sont davantage encore. Je ne sais pas pourquoi il la cherche, en plus. Ce qui montre l’étendue de mon ignorance. Les yeux fixés dans le vide, regardant un point indéfini sur le mur, je la vois malgré tout s’approcher de moi. Je n’ai rien à lui apprendre de plus, si en dehors de supposition, en dehors de ce que la logique m’impose. Pas de grands moyens employés : mon frère ne veut pas se faire remarquer ni attirer l’attention sur Cordelia. Une recherche qui dure dans le temps : il s’accroche, il insiste. Tout cela est d’ordre personnel et il y a une certaine amertume dans mes mots et ma voix à l’idée que ce ne soit en rien comparable avec les quelques pierres jetées dans l’eau après ma condamnation à mort. Les efforts qu’il déploie pour chercher Cordelia sont de loin supérieurs à ceux qu’il a faits pour me retrouver. Parce qu’il ne voulait pas me retrouver. Pas vraiment. Ou que j’ai loupé ses recherches et là… mes pensées divaguent, mes pensées dérivent, la sorcière me ramène sur Terre. « C’est tout? Nolan, la dernière chose dont j’ai besoin en ce moment, c’est un larbin du Gouvernement dans mes pieds, peu importe si les raisons sont d’ordre personnel ou non, comme de vie ou de mort. » Le silence qu’elle laisse est entrecoupé des battements sonores de mon cœur qui tonne à mes tempes comme un compte à rebours. « Je pourrais être en danger et je ne sais absolument rien de la personne qui essaie de me traquer comme comme si j'étais qu'une vulgaire proie sans défense. Je rêve où bien tu en as strictement rien à foutre? » J’ouvre grand les yeux. « Pardon ? Mais abs… » « Enfin, Nolan, c’est ton frère jumeau, merde. Il y a probablement plus à cette histoire que ‘C’est un connard’, non? Est-ce que c'est un sorcier, lui aussi? » Je me passe une main sur le visage. Il y a un soupçon d’agacement qui commence à poindre, perdu dans ma culpabilité, qui l’envenime et la transforme en frustration. Elle a un don certain pour appuyer là où ça fait mal, elle a un don certain pour pointer les évidences que je ne voulais pas voir jusque là. « Comment peux-tu dire ça ? » Il y a de l’incrédulité dans ma voix. De l’incrédulité, un peu de colère et beaucoup, beaucoup de… je ne sais pas quoi. Je suis perdu, je n’arrive pas à trouver de point de repère, de point de départ à partir duquel dérouler un raisonnement logique qui m’amènerait à des égalités et des constats tangibles.

« Je suis pas un magicien, Cordy ! » Ironique de la part d’un bébé sorcier. « T’as pas le droit de dire que j’en ai rien à foutre, bordel ! Bien sûr que c’est mon frère jumeau, bien sûr que c’est un sorcier lui aussi, et plus doué que moi comme tu t’en doutes mais… merde ! J’ai pas envie de le voir ! Je vais pas non plus aller me pointer chez lui ! » Je commence à m’agiter et comme s’il sentait ma tension, Gavin veut aussi se prêter au jeu et aboie pour avoir lui aussi son mot à dire dans la conversation. D’une tape sur la tête, je le calme. Il est con, mais obéissant. « Qu’est ce que tu veux, au fond, Cordy ? Tu commences par me faire une scène parce que j’ai fait des recherches sur toi et que j’ai déterré la patte de mon frère, et maintenant tu me reproches de ne pas avoir plus creusé ? L’informatique, c’est pas trois ingrédients jetés dans un chaudron pour changer un lapin en cochon d’inde, merde ! Tu n’as pas idée des heures que j’ai tuées sur mon écran à essayer de percer les pare-feux sans que les gus du Gouv’ ne remontent jusqu’à moi ! Et j’suis pas dans la tête de Liam, merde ! J’en sais rien de ce qu’il te veut, y’a que toi qui peux l’savoir ! » Je suis injuste, je sais. Je ne devrais pas m’énerver comme ça, je ne devrais même pas faire de Cordelia un dommage collatéral de cette tension qui m’habite depuis que j’ai vu le nom de mon frère apparaître sur l’écran.

Mais ça fait trois ans que je ne veux plus penser à lui, que je veux le détester, que je veux lui faire payer, que je veux le faire tomber. Ca fait trois ans que je me retiens de me renseigner sur lui, que je surveille de loin son ascension, que je le regarde s’épanouir au soleil alors que je suis contraint à l’ombre et aux bas quartiers. Et comprendre qu’il est lié d’une manière ou d’une autre à une de mes amis… Je me contrains au calme, sans trop y croire. Il faut que je lui explique, j’imagine, je lui dois bien ça. « Cordelia… mon frère… il y a trois ans, Liam m’a condamné à mort. Je… je ne veux plus rien avoir à faire avec lui, tu comprends ? C’est ça qui me fait peur, c’est… Liam est aux antipodes de ce que je suis. Il est charismatique, il est intelligent, il est manipulateur, il est brillant, il est… puissant. Ce qu’il veut, il l’obtient en général, ce n’est qu’une question de temps. Je ne sais pas quoi te dire de plus… » Je me masse les tempes. Je ne veux pas penser à mon frère. Parce que c’est un connard, un foutu connard, mais que je ne peux pas m’empêcher de faire son éloge lorsque je parle de lui. « Et oui, c’est un sorcier comme moi. Sauf que lui, il a toujours été plus attentif et attiré par tout ça donc… il se débrouille mieux que moi. C’est… c’est tout ce que je peux te dire, je crois. » Je laisse tomber ma main, dans laquelle Gavin vient tout de suite lover son museau avant de la prendre dans sa gueule, pour le jeu. « Qu’est ce que tu veux qu’on fasse ? »

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MessageSujet: Re: « little white lies » ㄨ nolan&cordelia   Lun 4 Avr - 9:02


little white lies

cordelia && nolan

Un certain agacement commença à se pondre sur le visage de Nolan, un agacement qui eût, tout de même, la vertu de conquérir l’intérêt de la sorcière. Nolan, sous toute sa vacuité et son manque profond de personnalité, prenait enfin de la valeur aux yeux de la sorcière. Enfin, en quelque sorte, il en avait toujours eu pour ses talents d’informaticien, et les services qu’il lui rendait en échange de ses vulgaires potions - qui, en toute honnêteté, valaient probablement beaucoup moins que les services que lui rendaient Nolan. Rien de surprenant, la sorcière n’avait jamais été particulièrement juste, après tout. « Comment peux-tu dire ça ? » De l’incrédulité s’invita dans son timbre de voix, se mêlant à la colère, trompant sa compagne avec un certain je-ne-sais-quoi. Cordelia en était agréablement surprise, mais sous le poids de la chimère qu’elle se tuait à revêtir en compagnie du beau brun, elle ne pouvait se permettre de le démontrer, optant alors un air qui n'était pas sien, mais auquel son interlocuteur était accoutumé. « Je suis pas un magicien, Cordy ! » Si, Nolan, tu l’es – justement. Quel imbécile, parfois. Enfin, que disait-elle. Parfois?! Nolan s’était montré à mainte reprise dépourvue de quelconque intelligence ou de bon sens. C'était un imbécile, jour après jour, pourquoi s'en étonnait-elle encore?
Mais tout de même, la succube accepta de le laisser parler pour la seule et bonne raison qu’il avait définitivement piqué son intérêt – et elle avait cette drôle d’impression que le mage se laissait souvent emporté de la sorte lorsqu’il était question de ce fameux jumeau. Sans surprise, une telle information avait définitivement son lot d’intérêt et de valeur pour quelqu’un d’aussi ignoble que la vipère qui n’hésiterait donc pas à remuer le couteau dans la plaie si elle en pouvait récupérer les bénéfices. Qui sait, peut-être qu'elle venait tout juste de découvrir une faiblesse beaucoup trop accessible pour le bien des concernés. « T’as pas le droit de dire que j’en ai rien à foutre, bordel ! Bien sûr que c’est mon frère jumeau, bien sûr que c’est un sorcier lui aussi, et plus doué que moi comme tu t’en doutes mais… merde ! J’ai pas envie de le voir ! Je vais pas non plus aller me pointer chez lui ! » L’argument puéril de l’informaticien lui parut plus stupide qu’il ne l’était lui-même. Arquant un sourcil, Cordelia pliait également ses bras sous sa poitrine, s’approchant de son interlocuteur pour en confronter la bêtise. « Mais je ne te demande pas d’aller déjeuner avec lui, bon sang, Nolan. Je veux seulement savoir quel danger je cours avec lui à mes trousses. J’ai du mal à avaler le fait que tu aies vécu toute ta vie avec quelqu’un, mais que tu aies si peu à dire à son sujet, alors pardonnes-moi mon incrédulité. » Son petit jeu d’amie froissée lui donnait la nausée. Dieu sait que ce petit discours qu’elle se devait de garder pour rester fidèle à son rôle, à son personnage, lui paraissait totalement pathétique, mais elle se devait de rester crédible. Elle ne pouvait accepter que Nolan se méfie moindrement de ses intentions.

Naturellement, le sale cabot se mit à aboyer, sous le rythme de ces voix et mélodies des deux mages qui gagnaient en puissance plus leur altercation subsistait. La sorcière roula des yeux, sous le poids de l'agacement, mais son maître s’occupa de le faire taire assez promptement, à la plus grande joie de la manipulatrice. « Qu’est ce que tu veux, au fond, Cordy ? Tu commences par me faire une scène parce que j’ai fait des recherches sur toi et que j’ai déterré la patte de mon frère, et maintenant tu me reproches de ne pas avoir plus creusé ? L’informatique, c’est pas trois ingrédients jetés dans un chaudron pour changer un lapin en cochon d’inde, merde ! Tu n’as pas idée des heures que j’ai tuées sur mon écran à essayer de percer les pare-feux sans que les gus du Gouv’ ne remontent jusqu’à moi ! Et j’suis pas dans la tête de Liam, merde ! J’en sais rien de ce qu’il te veut, y’a que toi qui peux l’savoir ! » L’envie de rouler les yeux n’avait jamais été aussi forte et pourtant la succube parvint à maîtriser ses pulsions en baissant le regard, fuyant celui de Nolan, détournant tendrement son menton comme pour en camoufler une partie de son visage – n’importe quoi pour qu’il évite de ne voir le moindre indice qu’elle était en train de le manipuler. « Ce que je veux, Nolan, c’est ne pas me réveiller un jour et me rendre compte que j’ai encore perdu quelqu’un à qui je tiens parce qu’on essaie de m’atteindre moi. » Oh, de celle-là, elle en était fière. La connasse affichait son air le plus abattue, comme pour feinter une empathie pour ces gens autour d’elle qu’elle ne voulait pas voir mourir par sa faute. Bien entendu, Cordelia était davantage du genre à les pousser elle-même dans le gouffre, mais c’était une notion que Nolan ne connaissait pas encore, bien heureusement pour elle et ses manigances.

La main de l’informaticien s’invita sur son crâne, massant ses tempes et offrant par la même occasion un moment de répit à leur altercation. Un moment de répit qui aurait été, supposait-elle, nécessaire dans la mesure où ils auraient été de vrais amis, mais dans les circonstances actuelles, la démone trouvait que ce n’était qu’une perte de temps, qu’un obstacle qui l’empêchait encore d’en savoir plus sur cette nouvelle variable que représentait le fameux frère jumeau du Wiggins. Lorsqu’elle discerna un changement dans la contenance et l’attitude du bougre, Cordelia eût espoir qu’elle allait enfin en apprendre davantage cette fois-ci. « Cordelia… mon frère… il y a trois ans, Liam m’a condamné à mort. Je… je ne veux plus rien avoir à faire avec lui, tu comprends ? C’est ça qui me fait peur, c’est… Liam est aux antipodes de ce que je suis. Il est charismatique, il est intelligent, il est manipulateur, il est brillant, il est… puissant. Ce qu’il veut, il l’obtient en général, ce n’est qu’une question de temps. Je ne sais pas quoi te dire de plus… » Elle eût tort. Rien qu’elle ne savait pas déjà. Mais ça, Nolan ne le savait pas. Il n’avait aucune idée que la succube et celui qu’il considérait comme le Diable lui-même avaient déjà fait affaire l'un avec l’autre – pour ne dire que ça. Bien entendu, Cordelia veillerait à ce que rien ne change à ce sujet. Et elle hésitait à creuser davantage, de pousser Nolan à lui en avouer davantage, à parler… Mais elle avait l’illusion d’une amitié à entretenir, et pour l’instant, les services que lui rendaient Nolan étaient de plus grande valeur que n’importe quelle information qu’elle pourrait obtenir sur Liam. Il ne fallait pas qu’elle l’oublie, ça.  « Et oui, c’est un sorcier comme moi. Sauf que lui, il a toujours été plus attentif et attiré par tout ça donc… il se débrouille mieux que moi. C’est… c’est tout ce que je peux te dire, je crois. » Et pourtant, la vipère ne pût s’empêcher de réaliser qu’elle courrait peut-être un réel danger, qu’elle faisait face à un adversaire dont elle pouvait honnêtement se passer. Liam était-il une vraie menace? Trahie par son agacement, elle en soupira les répercussions. « Superbe, il ne me manquait plus que ça au cul… » Ramenée de son agacement par les mots du beau brun, la sorcière alla se déposer de nouveau sur le canapé, légèrement déphasée d’apparence. « Qu’est ce que tu veux qu’on fasse ? » Elle secoua la tête – pensant que c’était un geste approprié dans un tel contexte. « Je ne sais pas, Nolan… J’en sais vraiment rien… » Ses iris caféinés s’égarèrent vers Gavin, puis vers l’informaticien, toujours à priori morne. « Prier? Pour que moi, et les gens à qui je tiennes, ne nous nous faisions pas assassinés? Ça serait déjà un début je suppose. Je veux dire, si ton frère est capable de condamner à mort son propre frère jumeau, qui sait ce qu’il ferait à une bande de Résistants? Surtout dans ces temps qui courent… » Pourtant une question lui vint à l’esprit – une interrogation qui se devait d'être posée. Et ce n’était pas la Cordelia, l’amie de Nolan, qui la posait – mais bel et bien la vraie succube, sous tous ses artifices. « Réponds au moins à cette question… Est-ce que je cours un danger, Nolan? » Si c’était le cas, peut-être devrait-elle rendre une petite visite au Ministre de la Nouvelle-Orléans, voir ce qu’il en était de ce fameux reflet après tout.

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MessageSujet: Re: « little white lies » ㄨ nolan&cordelia   Sam 16 Avr - 11:13

Little white lies
Cordelia & Nolan



Pendant longtemps, j’ai cru que mon plus grand défaut, c’était ma grosse, très grosse tendance à la paresse. D’ailleurs, c’est ce que tout le monde m’a toujours dit. Mais là, je commence à en douter. Parce que là, ma honte et ma culpabilité sont brutalement tempérées par l’incrédulité et l’agacement. Il faut croire que je ne sais pas ce que je veux mais que je ne sais pas non plus ce que je ressens, ce que je veux faire, ce que je pense. J’oscille entre vouloir lui demander pardon, encore une fois, et lui faire comprendre que malgré tout, elle n’a pas à m’assommer encore plus de reproches pour autant. Finalement, il me suffit de commencer à parler pour que je fasse un choix, et c’est la colère qui finit par prendre le dessus. Avec toute l’éloquence dont j’ai toujours été capable. Je ne suis pas un magicien, comment voudrait-elle que je devine les plans d’un frère que je n’ai pas vu depuis des années et que, de toute évidence, je n’ai jamais compris, hein ? Comment peut elle m’accuser de m’en foutre juste après m’avoir fait une scène parce que j’avais creusé pour savoir ce qu’il y avait derrière ses demandes, hein ? D’accord, ce n’était peut être pas totalement dénué d’intérêt mais… mais… Mais ma colère augmente et je m’emporte sans attendre. Comme toujours lorsqu’on me parle de Liam, comme toujours lorsque je suis confronté à ma colère contre lui et à ma loyauté indéfectible envers celui qui partage mes gênes. Ce n’est pas compliqué : c’est un connard mais je suis le seul à avoir le droit de le dire, parce que je suis le seul, aussi, à savoir celui qui se cache derrière ça. Mais ce n’est même pas la question ! Pourquoi est ce que j’explose comme ça, hein ? Je ne veux pas le voir… Ce n’est même pas ce qu’elle m’a demandé. C’est juste ce que j’aimerais faire. Je veux le voir, je veux le revoir, je veux comprendre pourquoi il m’a sacrifié, pourquoi il m’a tué, pourquoi, alors que je lui faisais confiance, il m’a planté ce poignard dans le dos sans l’ombre d’un scrupule. Mais je ne veux pas, je ne peux pas, je… je ne sais pas et c’est bien là le problème avec moi. Je ne sais jamais. Et je me suis perdu dans ma colère sans garder en ligne de mire le sujet de la conversation, au contraire de Cordelia. « Mais je ne te demande pas d’aller déjeuner avec lui, bon sang, Nolan. Je veux seulement savoir quel danger je cours avec lui à mes trousses. J’ai du mal à avaler le fait que tu aies vécu toute ta vie avec quelqu’un, mais que tu aies si peu à dire à son sujet, alors pardonnes-moi mon incrédulité. » Sensible à sa voix, sensible à ses mots, mon sang bat pourtant encore à mes tempes au rythme du prénom de mon frère. Liam. Liam. Omniprésent depuis que sa photo s’est montrée à l’écran de mon ordinateur portable. Liam, Liam. Que tu aies si peu à dire à son sujet. Qu’est ce qu’elle veut que je lui dise, bon sang ? Si Gavin se calme en une seule tape sur sa caboche, je me demande ce qu’il faudrait pour que moi, je me calme. Que je fonce tête baissée sur un mur peut être ? Et encore. Je me passe une main sur le visage. Et mon emportement reprend encore le dessus alors que j’essaye d’expliquer à Cordelia que j’ai beau être sacrément doué avec un ordi entre les doigts, je peux pas faire de miracle. Toutes les informations que j’ai, je les ai parce que j’ai passé des heures et des nuits sur mon écran à esquiver les attaques des pare-feux du Gouvernement pour que personne ne puisse remonter jusqu’à moi ni même me reconnaître. Qu’est ce qu’elle voudrait que je fasse de plus, hein ? Qu’elle me le dise parce que là… la seule solution que je pourrais voir, ce serait d’aller chercher les informations directement à la source.

Dans le bureau de mon frère. Je l’ai déjà fait, deux petites fois, deux fois qui m’ont laissé tendu, stressé, sur les nerfs et en sueur. Elle esquive mon regard, j’en profite pour fermer les yeux et soupirer. J’imagine qu’en venant ici, elle ne s’attendait pas à ce qu’on s’engueule, à ce que le ton monte… Je fais un bien bel ami, tiens, à provoquer des disputes alors même qu’elle vient de perdre l’un de ses amis… « Ce que je veux, Nolan, c’est ne pas me réveiller un jour et me rendre compte que j’ai encore perdu quelqu’un à qui je tiens parce qu’on essaie de m’atteindre moi. » Je fronce les sourcils, surpris de trouver en ses mots un écho de mes pensées. Coupable, encore, d’être aussi con et impulsif. « Je comprends Cordy, c’est juste que… » C’est juste qu’il faudrait que je me calme, que j’arrive à respirer et à parler normalement lorsque le sujet de mon frère débarque dans la conversation. Et respirer, c’est ce que je me force à faire. Je lui dois bien ça, je lui dois bien des explications, des renseignements, des… Il y a trois ans, mon frère m’a condamné à mort. Une phrase qui résume tout, absolument tout, lorsqu’on me connait un peu. Ma loyauté est sans limite, inconditionnelle. Ma naïveté… certainement autant. Et la désillusion que j’ai subie, je ne m’en remets pas, c’est une plaie continuellement à vif que rien ne pourra guérir. Décrire mon frère ? Les qualités s’énumèrent entre mes lèvres, des qualités que je ne peux que lui reconnaître, presque lui envier tant nous sommes différents tous les deux. Intelligent, charismatique, brillant, tout ce que je ne suis pas. Là où je suis un pitre, il est un leader, là où je suis maladroit, il est imposant, là où je suis Nolan, il est Liam. Tout est résumé. Là où je ne suis qu’un bébé sorcier, au final, il est un sorcier accompli même si je ne sais pas exactement à quel niveau de maîtrise de la sorcellerie il a réussi à atteindre lorsque j’étais trop occupé à faire des matchs de foot ou à réparer des ordinateurs. Le murmure de Cordelia me fait froncer les sourcils, me ramène à la réalité. « Superbe, il ne me manquait plus que ça au cul… » J’hausse les épaules. Qu’est ce qu’elle veut qu’on fasse ? Je la suis du regard, sans pour autant m’asseoir moi aussi. Trop de nervosité en moi, me poser sur le canapé impliquerait de me relever dans deux minutes : je préfère prendre les devants et croiser les bras. « Je ne sais pas, Nolan… J’en sais vraiment rien… Prier? Pour que moi, et les gens à qui je tiennes, ne nous nous faisions pas assassiner? Ça serait déjà un début je suppose. Je veux dire, si ton frère est capable de condamner à mort son propre frère jumeau, qui sait ce qu’il ferait à une bande de Résistants? Surtout dans ces temps qui courent… » Je détourne le regard devant la pertinence de la remarque. Je me demande jusqu’où pourrait aller Liam, au final. Même si… même si je doute que dans son esprit, je puisse valoir plus qu’une personne lambda. J’ai été condamné à mort, pour un meurtre qu’il a commis. Ce qui fait déjà deux cadavres dans son placard. J’ai toujours su que Liam était quelqu’un d’extrêmement dangereux, j’ai toujours cru avoir une protection spéciale de par notre ressemblance. J’ai toujours cru, aussi, que s’il était dangereux, il n’était pas mauvais pour autant. Et quelque part, j’ai toujours envie de le croire. Je le déteste mais je veux lui trouver des excuses. Je lui en veux mais je crève d’envie de trouver une explication à tout ça. Je refuse de regarder la réalité en face et… « Réponds au moins à cette question… Est-ce que je cours un danger, Nolan? » Pris au dépourvu, je le suis, voilà qui est certain. Ma réponse sort de mes lèvres par réflexe, avant même que je me mette à réfléchir. « Je ne sais pas… » Je me reprends sans plus tarder, sachant pertinemment que ça ne suffira pas à Cordelia. « Je veux dire… tout dépend de ce qu’il te reproche. Je ne sais pas si je te l’ai déjà dit, mais les premiers signes qui ont mis la puce à l’oreille de ma mère quant à ma nature de sorcier, ça a été les rêves prémonitoires. Pareil pour Liam – de toute manière, nos parents ont toujours eu du mal à nous différencier. Du coup… comme il est plus expérimenté, s’il te trouve dans ses rêves… » J’hausse les épaules avant de me décoiffer d’un mouvement de main. « Oui Cordy. Tu es en danger. Je ne sais pas ce qu’il te veut, mais s’il te trouve, tu ne feras pas le poids. Peut être niveau magie, parce que tu gères, mais pour le reste… tu ne feras pas plus le poids que moi face à Liam. La seule chose qu’il y a à faire c’est que je continue à effacer tes traces des vidéos de surveillance, des réseaux et tout, comme je le fais avec moi-même depuis trois ans. Après… » Après, il faudrait vraiment savoir ce qu’il lui veut mais ça, ça impliquerait de creuser davantage et d’aller chercher des réponses à la source. Chose que je ne suis pas prêt à faire. Même si, si elle me le demandait cash, je ne pourrais pas le lui refuser.

J’ai déjà fait bien trop de dégâts à notre amitié avec ma méfiance mal placée et ma colère impulsive, avec ce frère que je défendrais coûte que coûte et qui nous est certainement plus dangereux que le reste du Gouvernement. « Dans tous les cas, il faudrait pas qu’il apprenne qu’on est ami, tous les deux. Il… je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose à cause de moi, je ne le supporterai pas… »

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MessageSujet: Re: « little white lies » ㄨ nolan&cordelia   Lun 6 Juin - 0:12


little white lies

cordelia && nolan

« Je ne sais pas… » Il ne sait jamais rien, de toute manière. C’est ce que Nolan est. Ignorant. Il ne sait rien sur son propre frère, il ne sait rien sur elle – sur qui elle est vraiment, il ne sait rien sur les intentions des gens, il ne sait rien sur le monde. Nolan est stupide, profondément inconscient – pourquoi perdait-elle son temps à lui poser des questions auxquelles il ne saurait pas répondre, quand même bien on le lui soufflait la réponse à l’oreille?  « Je veux dire… tout dépend de ce qu’il te reproche. Je ne sais pas si je te l’ai déjà dit, mais les premiers signes qui ont mis la puce à l’oreille de ma mère quant à ma nature de sorcier, ça a été les rêves prémonitoires. Pareil pour Liam – de toute manière, nos parents ont toujours eu du mal à nous différencier. Du coup… comme il est plus expérimenté, s’il te trouve dans ses rêves… » Et pourtant, le beau brun était enfin arrivé à piqué son intérêt. Les rêves prémonitoires? La particularité des rêves prémonitoires, c’est qu’ils sont bien plus souvent que rarement imprévisibles, nébuleux – et parfois sans réelles explications valides, du moins pas des plus apparentes. Liam était-il un aussi bon sorcier qu’il arriverait à la retrouver par le simple biais de ses rêves prémonitoires? La simple idée qu’il serait capable de retracer une trace jusqu’à elle la frustrait plus que ça ne l’effrayait. La brunette ne s’était certainement pas donné la peine de  tolérer l’existence de Nolan pour que ses talents d’hacker ne servent, au final, à rien. Se mordant la joue inférieure, des fissures s’immisçaient enfin sur son masque de glace, se fendant un peu plus à chaque seconde, laissant place à son agacement plutôt flagrant. Liam était un problème, Nolan était profondément inutile, et de son côté, elle perdait son précieux temps avec quelqu’un qui ne le méritait même pas en premier lieu. « Oui Cordy. Tu es en danger. Je ne sais pas ce qu’il te veut, mais s’il te trouve, tu ne feras pas le poids. Peut être niveau magie, parce que tu gères, mais pour le reste… tu ne feras pas plus le poids que moi face à Liam. La seule chose qu’il y a à faire c’est que je continue à effacer tes traces des vidéos de surveillance, des réseaux et tout, comme je le fais avec moi-même depuis trois ans. Après… » Tu ne ferais pas le poids. Pour qui la prenait-elle? La colère de la démone fût courte, non seulement parce qu’elle ne pouvait pas se la permettre dans de telles circonstances, mais notamment parce que s’il pensait qu’elle ne ferait peut-être pas le poids face à son frère jumeau, c’est essentiellement parce qu’elle s’était elle-même dépeinte comme quelqu’un de relativement faible, dans le seul but de se rapprocher de lui pour mieux le manipuler. Nolan n’avait tout simplement aucune idée ce dont elle était capable, jusqu’à où elle était prête à se rendre pour obtenir ce qu’elle veut, pour survivre. Il ne la connaissait pas comme impitoyable, lâche, cruelle, sadique, astucieuse, sournoise, vicieuse… Il ne se doutait pas le moindrement que la seconde où elle verrait ce fameux sosie, elle n’en ferait qu’une bouchée.

« Je suppose que tu as raison, Nolan. Le mieux, c’est peut-être en effet que tu continues de faire ce que tu fais si bien… » Ça lui arrachait presque la mâchoire que de devoir complimenter un  vaurien de l’envergure de Nolan, mais la brunette mentirait si elle osait affirmer que ce qu’avait accompli Nolan pour elle n’avait pas été pour le moins un peu utile. « … et de mon côté, je suppose que je vais redoubler de vigilance, garder l’œil ouvert pour Liam… enfin, dans la mesure où j’arrive à vous différenciez... » La sorcière se passa une main sur les tempes, feintant un certain désarroi, une fatigue qui pesait sur ses épaules, bref, n’importe quoi pour accentuer la culpabilité grandissante de son interlocuteur. « Dans tous les cas, il faudrait pas qu’il apprenne qu’on est ami, tous les deux. Il… je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose à cause de moi, je ne le supporterai pas… » Ugh, qu’on lui donne un seau pour qu’elle puisse dégueuler en toute et due forme. Quelle niaiserie. Il n’y avait réellement que Nolan pour balancer une telle ânerie à la figure d’une démone comme Cordelia. Le beau brun aurait le temps de mourir quatre-vingt-quatre fois avant qu’il ne lui arrive quoique ce soit à elle. Mais l’idée que le sorcier soit pris dans un océan de tourment à cause d’elle lui procurait une étrange satisfaction. Et pourtant, la vipère se devait de lui répondre tout l’opposé, de perpétuer cette illusion qu’elle tenait à lui autant qu’il tenait à elle. « Ne t’en fais pas, Nolan. Je ne laisserais pas ton enflure de jumeau poser le moindre droit sur moi. Et je sais que de ton côté, tu feras tout pour l’éloigner de moi également, à ta façon. » Un rictus se fraya tendrement sur son gosier – un sourire dont l’authenticité était bien entendu à remettre en question. Peu importe, le beau brun n’y verrait que du feu, comme d’habitude. Sa main alla se glisser contre l’avant-bras droit de l’informaticien, un geste se voulant amical et rassurant – mais que savait-elle à ce sujet de toute façon. « Je crois qu’il est mieux que je rentre chez moi maintenant. » Se levant, elle fit sonner ses talons contre le bois du plancher, avant de se retourner, la main fouillant férocement dans son sac à main. Elle en ressorti un flacon – celui qu’elle lui avait montré précédemment, au tout début de leur rencontre. En toute honnêteté, Cordelia s’étonnait elle-même à le lui offrir, après tout, elle en avait que très peu à faire de la situation de Nolan, et son rein pouvait le lâcher qu’elle n’en battrait pas même un seul cil…mais elle s’était donné la peine de concocter la potion, et elle ne lui serait pas du tout utile à elle, ni à qui que ce soit d’autre que Nolan… « Pour ton rein. J’espère sincèrement que ça t’aidera à passer à travers les prochains jours. » Déposant le flacon dans le creu de la main du sorcier, son regard le salua, laissant place au silence alors qu’elle se retournait pour franchir le seuil de la porte. Ce n’est qu’une fois la porte refermée derrière elle qu’elle se permit enfin un long et pénible roulement d’yeux, accompagné d’un soupir las probablement tout aussi élancé. Quel sombre imbécile.

[ TOPIC TERMINÉ ]

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