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 La véritable légende de Narnia : une historie d'espionage [GIU]

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MessageSujet: La véritable légende de Narnia : une historie d'espionage [GIU]   Lun 2 Nov - 23:19


« Entrer dans un placard c'est un peu comme entrer dans un autre monde »



Timothée & Guilietta
featuring

Mes sourcils se froncent pendant que ma main frotte ma barbe de plusieurs jours. Je ne comprends pas. J’observe mon écran principal avant de passer au second puis revient au premier en passant par l’étalage de mon analyse. Je replace mes dernières lunettes sur le nez, petit rappel de ma belle génétique et des problèmes de visions de mes parents. Un problème que je n’ai jamais eu ! Oh… ça veut dire que t’aurais eu le droit à la prostate… Mon sérieux est sans faille si ce n’est ce petit sourire qui se fige sur mes traits alors que toute mon attention se focalise sur mes éprouvettes. Côté positif de ma mort…Si tu ouvres encore la bouche, je vais me pencher sérieusement sur le moyen de t’éradiquer définitivement… C’est qu’il est grincheux dans son labo… comment ils font pour te supporter ? Je décroche mon regard de mes petits joujoux pour dévisager Bastien. Son sourire s’élargie alors que je me lève pour contourner mon bureau et rejoindre ma table d’analyse. J’ai fini par arrêter de le contourner, conscient qu’il se décalait de lui-même et que, de toute façon il me semblait difficile de percuter ce qui n’existait pas. Le silence se fait pendant que je vérifie l’état de mon appareillage, enfile des gants et reprends l’analyse. Je sens son regard sur moi sans que cela ne me dérange plus que ça. J’ai appris à composer avec cette impression depuis peu, le seul problème étant que du coup je ne fais plus attention aux vrais regards posés sur moi. Mon attention se focalise différemment et je ne suis pas sûr que cela m’aidera à l’avenir. Le temps passe. J’enchaine plusieurs analyses, remplie des dossiers, ne cesse de gambader entre ma table et mon bureau. Je pianote sur mon clavier avec le stylo dans la bouche sans me soucier de Bastien qui m’observe dans son coin. Son attention se ponctue de temps en temps par des remarques pour lesquels je m’autorise une sélection. Je prends plaisir à lui expliquer certaines expériences en pensant bêtement que nous nous rapprochons. Qu’il apprend à me connaitre, moi et mon métier sans y voir ce que j’exècre : la traque. Si j’aime le côté « rat de laboratoire » -pour ne citer personne- et analyste pour certaines enquêtes, je déteste l’autre côté : fouiner pour trouver le daybreaker, le rebelle, et maintenant l’alcoolique du coin. Il n’y a pas si longtemps j’aurai dû moi-même me pousser en prison pour finir dans cette arène nouvelle génération où l’idée est de favoriser la haine et la violence en criant pour la non-violence. Mais quelle blague. Je soupire, passe une main dans mes cheveux avant d’étendre mes bras dans l’air et contracter mon dos. J’expire bruyamment et observe mon laboratoire. La place de Bryan est désespérément vide mais je ne parviens pas à recruter quelqu’un d’autre, l’air de rien j’appréciai cet idiot. Le petit barbu avait l’air pas mal dans son genre, je pense que j’aurai apprecié le spectacle….Tu dis ça pour son incroyable capacité à poser 20 000 questions ou sur le fait qu’il posait des questions sur la manière de faire notre métier ? Je pensais plus à sa maladresse… on aurait dis toi quand t’es rond… Je m’apprète à le contredire mais fini par hausser les épaules en consentant. Je lâche un Ok, enlève mes gants et attrape ma veste.

Je ne sais pas particulièrement ce qui me fait traverser la ville pour rentrer chez moi. Peut être le simple besoin de m’offrir une sieste dans un environnement qui ne me rappelle pas la position dans laquelle je me retrouve. J’ai beau l’avoir accepté consciemment à l’instar de Jordan, avouant des raisons similaires, je ne parviens à m’ôter certains souvenirs lorsque je pose mes yeux sur mes joujoux : ils ont autant contribué aux expériences que moi. J’ai apprécié retrouvé mon laboratoire à la fin de révolte mais ce ne fut pas sans compromis, sans condition imposés à ma raison. Je gravis les marches extérieures qui m’amènent au deuxième étape de ce petit immeuble aux allures de motel égayé par le simple jardinet collectif qui ne vit que pour stocker les affaires de mon néandertalien préféré. D’ailleurs, je me demande où est-ce qu’il est, lui qui ne cesse de faire sa mémé sarfati. Je souris, secoue la tête et ouvre la porte. Je soupire en la refermant et pose mon regard sur mon canapé, puis mon frigo. Je pose mes clés sur un meuble et traverse la pièce en diagonale pour atterrir dans la cuisine à l’américaine. C’est un peu le bordel mais il parait que c’est normal pour la gente masculine : tant mieux. Je suis pas sûr que ce soit une bonne excuse… Dis le gars qui a parfaitement rangé son appartement pour y laisser son corps…. Je soupire en secouant la tête en appréciant le fait de m’entendre parler français et à mon frère sans avoir l’impression de passer pour un fou. Ce que je suis par ailleurs mais je compose bien avec ce petit détail ces derniers temps… Je pense que c’est un problème antérieur à mon arrivée, tu sais ? Oh la ferme, va faire coucouche –panier…. J’attrape une bière absolument pas volée à la caverne d’alibourré de mon néandertalien de voisin. Je la décapsule en m’appuyant contre un élément de la cuisine et regarde la pièce. Mes yeux se baladent consentant sur le fait qu’il fallait que je nettoie un peu. Ce n’est pas que c’est foutrement sal mais plutôt totalement désorganisé. Outre le vestige du repas de la veille sur la table basse et mes chaussettes de la veille jeté sur son côté, l’appart n’est désordonné que par le nombre de papiers et de dossier disposer un peu partout.

Ok, j’ai peut être un peu tendance à m’étaler… J’ai ce besoin de m’asseoir par terre et de poser les éléments d’un dossier à même le sol puisqu’il n’existe pas de table assez grande. Je parcours des yeux les deux dossiers qui constituent ma lubie du moment : la mort de deux jeunes qui a été classé sans suite et sans plus d’investigation. Deux rebelles en sommes. Je fronce les sourcils lorsque je devine le visage de Bastien lorsqu’il était enfant sur la photo de famille à peine subtilisée dans son appartement. A part ça, tu n’aurais pas de problème de kleptomanie… Je secoue la tête, souris et m’approche du cadre que je soulève. Je reste un moment face à son regard avant de me retourner et de me diriger vers mon placard. J’ai beau les avoir détesté, je n’ai jamais pu me résoudre à détruire les cinq photographies que je possédais deux. Du coup… j’en ai déchiré quatre et conservé une dans une boite. J’ouvre la porte, regarde sur le côté, soulève deux trois bidules électroniques que j’ai pas mis dans ma « base informatique » cachée dans le placard de la chambre et attrape la boite en question. Je la calle sur mon torse, l’ouvre et en sort la photographie. Je la superpose à celle du cadre. C’est dingue comme nous étions identiques à cet âge. Je me tourne vers Bastien qui me fixe. Je ne parviens pas à lire son expression… peut être parce que je sais que ce n’est pas lui, qu’une image que mon esprit projette … peut-être parce que je ne veux pas le faire réagir d’une autre manière qu’il ne l’aurait fait en vrai. Qui suis-je pour connaitre ses réactions ? Je soupire, pose la boite et la fais tomber.
Si je m’exclame dans l’espoir de la rattraper sans y parvenir, préférant jouer au clown, je ne suis pas le seul à réagir dans la pièce. Je fronce les sourcils, allume la lumière restée éteinte et devine un amas de cheveux blonds, proche du blanc caché derrière des chemises. Que.. ? C’est une blague… Mes sourcils s’enfoncent dans mes orbites. Bordel. Je perçois ses yeux qui m’observent. Depuis quand est-elle là ? M’a-t-elle entendu ? Bordel. Que fout-elle là ? J’aime beaucoup ton ordre de priorité dans les questions essentielles…Je grogne presque pour l’intimer de se la fermer pendant que mon bras ouvre un espace entre les vêtements Guilietta !? Qu’est-ce que tu fous là ?! Tu voulais tester le confort de mon placard ? Au diable le vouvoiement c’est surfait dans ce pays de toute façon. J’attrape son bras et la fait sortir de sa cachette. J’éteins la lumière ferme le placard et pose le cadre et la photo sur le meuble le plus proche. Je sais que j’ai visité ton placard, mais fallait pas te sentir obligé de faire de même… Ironie. Sarcasme. Bonjour. C’est quoi la tienne d’explication ?




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MessageSujet: Re: La véritable légende de Narnia : une historie d'espionage [GIU]   Sam 7 Nov - 18:12



Ma main s’égare sur le dossier du canapé tandis qu’effaré, j’observe le désordre qui s’étend autour de moi. Rien ne semble avoir de sens pour moi et mes yeux se perdent dans l’espoir futile de trouver quelques informations utiles. Seuls les dossiers ouverts sur le sol semblent avoir un quelconque intérêt pour moi aussi je viens m’assoir en tailleur devant afin de comprendre ce qu’ils renferment. L’affaire n’est pourtant pas simple, mais je parviens néanmoins à saisir les noms des personnes concernés, deux de mes amis et si tout cela me semble obscur, je me rends rapidement compte qu’il s’agit de rapport de police sur leur mort. Quelque chose me dit qu’ils ont été classés sans suite et une colère sourde ne tarde pas à poindre sous mon masque d’indifférence. Toujours les mêmes. Ces foutus chiens du gouvernement qui empêche le monde de vivre librement, tels qu’il a été pourtant conçus. Un air triste sur le visage, je trace de la pulpe de mes doigts les traits des photos de ces deux héros, une larme m’échappant contre mon gré. Plus de jeu d’acteur, rien que la vulnérable fragilité dont je peux parfois faire preuve. Mes poings se serrent, mes yeux se ferment et je prends plusieurs secondes pour laisser couler ma tristesse à fleur de peau. Et lorsque mes prunelles se posent de nouveau sur les photos, c’est une nouvelle détermination qu’on peut y lire. Le moment est venu de découvrir la responsabilité de mon hôte dans ces évènements détestables. Je me relève donc et louvoie entre les objets au sol, fraye mon chemin jusqu’à un placard, que j’ouvre dans un grand geste théâtral. Rien de très intéressant dedans, je m’apprête d’ailleurs à en refermer la porte lorsque c’est celle, de l’entrée, qui s’éveille. La panique me prend aussitôt et à son instar, je pénètre dans le sombre cagibi. Le noir m’entoure aussitôt et une impression d’enfermement me rend mal à l’aise. Je n’aime pas l’idée d’être seule dans ce placard, sans aucune possibilité de m’en extirper. Je prends sur moi, calme ma respiration et ferme les yeux, dans l’optique de faire jouer mon imagination, pour m’évader ailleurs, loin de ce placard trop sombre.

La surprise me prend lorsque je l’entends parler, en français. L’homme n’est pas seule et l’idée de me faire découvrir ici, par son visiteur m’effraie. Que Timothée puisse me trouver dans son placard, ça ne m’ennuie pas, je sais qu’il ne dira rien. Un inconnu par contre… Rien ne garantirait son silence. Pourtant il ne semble pas répondre. Seule la voix de Morel me parvient, et j’hausse un sourcil d’incompréhension. Je ne peux pourtant pas m’étendre à voix haute, tout comme je ne peux sortir de ma cachette. Alors je reste là, avec mes questions, me cachant un peu plus parmi le linge de l’homme, au moment exact où la porte s’ouvre soudain en grand, inondant d’une lumière blafarde ma cachette qui se fait soudain bien mauvaise. Mon souffle se bloque et chacun de mes muscles se tétanise dans l’optique évidente de me faire trouver. Pourtant, le temps s’allonge avant qu’il ne semble enfin me trouver et c’est avec l’aide du plafonnier qu’il pose enfin ses yeux sur moi. Je cligne des yeux, une fois, puis une seconde, avant de finalement soupirer en l’entendant parler. Découverte, je ne veux plus rester un moment de plus dans cette pièce trop petite. Je voudrais le pousser, pour enfin m’épanouir dans le salon mais je n’en ai pas le temps puisqu’il m’attrape par le bras et me force à sortir. Je pousse un soupir de soulagement, vite remplacé par l’inquiétude de trouver d’autres traits. Force est de constater pourtant qu’il est seul et de nouveau, mes sourcils se froncent sous la surprise. Je force pourtant un sourire pour me retourner vers lui. « Exactement. D’ailleurs, il manque un siège, c’est vraiment peu pratique. » Je lui assène l’ironie en retour de la sienne et secoue finalement la tête, en signe d’une reddition, que je ne suis pourtant pas prête à lui accorder. Je lève d’ailleurs les mains, pour l’apaiser légèrement. « T’emballe pas Morel. Je ne vais pas t’attaquer pendant ton sommeil, ni tenter de te blesser. » Je ne compte pourtant pas lui dire pourquoi je suis ici. Je ne sais ce qu’il a deviné à mon propos, mais je ne compte pas une seconde l’aider dans sa réflexion.

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MessageSujet: Re: La véritable légende de Narnia : une historie d'espionage [GIU]   Mer 11 Nov - 20:58

Une explication. Oui. Mais pas seulement. J’aimerai un peu de sincérité si ce n’est pas trop demandé. J’aimerai qu’on puisse venir dans mon appartement pour d’autres raisons que celles que je suspecte actuellement en la voyant. J’aimerai espérer qu’elle ne soit pas là pour m’espionner mais par courtoisie. J’aimerai ne plus me méfier des gens qui m’entourent. Ne peuvent-ils pas être comme Jordan, des amis ? Quand est-ce qu’on en est arrivé à ne plus se scandaliser d’une personne inconnue –ou presque- dans son appartement ? Quand est-ce que la normalité a pris les traits de la violation de domicile ? de l’usurpation d’identité ? de la non-mort ? du suicide ? de l’espionnage et de la suspicion ? Cette situation m’afflige mais c’est davantage à moi que j’en veux. Comment puis-je être aussi calme tout d’un coup ? La colère est retombée si vite. La surprise aussi. Tout semble normal et ce n’est pas l’attitude de Giuletta qui semble contredire cette impression. Allons bon, je crois que l’ordre et la normalité ont changé radicalement de définition en quatre ans. Soit. Il faut savoir s’adapter. Exactement. D’ailleurs, il manque un siège, c’est vraiment peu pratique. Je bloque mon visage sur elle T’emballe pas Morel. Je ne vais pas t’attaquer pendant ton sommeil, ni tenter de te blesser. ..et finit par secouer la tête en levant un bras en l’air à son instar. Il retombe contre ma jambe accompagné d’un sourire que je parviens difficilement à cacher. Son attitude trouve le moyen d’heurter la légèreté que je tente de m’accorder dans mes journées. Elle me fait sourire. A moins que ce soit la situation ? La voila dans mon placard …à une pièce près nous nous serions retrouvés dans une situation exactement similaire à quelque mois d’intervalle. Cette blague. Tu as fini dans le placard de sa chambre si je comprends bien ? Ca t’arrive souvent ce genre de situation … ? Non… ne réponds pas… Me regard dérive vers lui, amusé. J’esquisse un autre sourire et hausse les épaules. Je m’écarte de Gui et part chercher une autre bière que je lui tends en indiquant le salon parfaitement ordonné. D’un mouvement de pieds je tente de faire un tas des feuilles et dossiers sur le sol. Sans grand succès. Qu’importe, je m’étale dans mon fauteuil. Merci de la remarque, je tâcherai de m’en souvenir histoire d’améliorer le confort pour ta prochaine visite… Je décapsule ma bière. Cela dit, ne t’attends pas à du grand luxe j’ai pas les moyens de ton mari… J’avale de travers, me redresse légèrement. Oh.. je suis désolé d’ailleurs… Il n’était pas le pire du gouvernement, pas le plus horrible, pas le plus mauvais. Il ne méritait peut être pas de mourir. Peut être… enfin… je suis rassuré que tu ne veuilles pas tenter de me tuer durant mon sommeil… c’est déjà ça de gagné mais vas-y, dis moi ce qui me vaut ta visite ? Cela fait combien de temps que nous ne nous sommes pas vus ? Bien assez longtemps pour m’étonner de sa visite. En fait, même avant j’en aurais été étonné. Nous n’étions pas proches et la seule complicité fut celle d’un autre placard à presque une autre époque. J’ai bien fait de pas vouloir savoir……fais pas ta prude… et puis, qu’importe ce qu’il a pu se passer c’était il y a assez longtemps pour que je m’interroge. Je pensais qu’elle avait confiance… qu’elle m’avait cru sur les raisons de ma venue chez elle ou plutôt chez son mari…Elle veut peut être renoué… les histoires de placard lui manquent que veux-tu ?Le pantin rit à moitié et je lève les yeux au ciel avant de me reprendre.

J’aimerai beaucoup que ta visite soit dans l’idée de retrouver un peu de… complicité mais je pense pas que tu ais du temps à perdre pour ça et surtout pour moi… Mon bras s’allonge le long de l’accoudoir, la bouteille tourne dans le vide. Je l’observe et ne peut m’empêcher de repenser à cette fameuse nuit où notre rencontre a eu lieu. Je me souviens de son regard lorsque ses yeux ont trouvé une forme humaine dans son placard. La stupeur. La peur. L’incompréhension. Puis, bien après, la suspicion. Le doute. Je revois parfaitement cette soirée dans ce placard à la taille de mon appartement. J’abuse à peine. Je souris. Secoue la tête. Dire que je voulais faire la sieste tel papi muso … Je soupire et me redresse. En quoi puis-je t’aider à trouver ce que tu veux ? Je pense que ça ira plus vite et on pourra passer à autre chose de plus agréable pour nous deux genre… chanter des disneys, aller chasser la dahu, composer une symphonie ou dans mon cas reprendre le boulot… Le boulot. Mes yeux dérivent sur le sol. Je devine d’ici le nom du premier jeune. Je grimace et secoue la tête. En réalité, j’ai assez avancé au labo pour m’octroyer une après midi de repos mais celui-de boulot, celui qui parcourt mon sol me semble plus important. J’aimerai comprendre. J’aimerai envoyer certains des responsables au milieu de cette arène qu’ils chérissent tant sans risque d’y mettre leur cul. Je fronce les sourcils, bois deux gorgées et retourne mon regard sur Gui. Alors ?


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MessageSujet: Re: La véritable légende de Narnia : une historie d'espionage [GIU]   Mer 18 Nov - 18:27


Soudain libre, ma respiration se fait plus calme, plus régulière. Je semble développer une sorte de claustrophobie depuis que je suis bloquée à la Nouvelle Orléans et cela me perturbe et m’agace plus que je ne saurais le dire. Maintenant en pleine possession de mes moyens, je ne peux m’empêcher, tandis qu’il parle, d’observer les alentours. Je m’attends toujours à croiser le regard de quelqu’un d’autre et ne rencontrer que le vide étend ma surprise un peu plus. Je m’efforce pourtant de reporter son attention sur lui et ses palabres que je salue d’un sourire neutre et posé. Il s’échappe bien vite lorsqu’il évoque mon époux et je ressens une tristesse éphémère qui résonne toujours à des moments saugrenus. Un masque d’indifférence vient pourtant remplacer ma légère déstabilisation tandis que je lui réponds d’une voix calme. « J’apprécie ta sollicitude. Probablement est-elle un peu déplacée, mais j’apprécie. » Bien sûr, je suggère un manque délicatesse vu la relation que nous avons pu avoir auparavant mais une lueur d’amusement parcourt mes prunelles, laissant sous-entendre une plaisanterie de ma part. Les secondes s’égrènent et la douleur furtive retourne se terrer dans un coin perdu de mon esprit. Cela n’est après tout qu’une pierre de mon édifice, tout comme l’est le jeune homme devant moi. Il pose rapidement la question, celle qui m’embête, me fait douter de ma présence ici. Bien sûr, lui avouer mon espionnage est absolument hors de question aussi faudrait-il probablement feindre un manque de sa personne. Pourtant, en les observant, lui et son air adorable, je me sens légèrement mal à l’idée de lui mentir.

Je n’en ai de toute façon pas réellement le temps qu’il continue sur sa lancée et amplifie mon malaise, probablement sans le vouloir vraiment. C’est très perturbant, de devoir l’observer faire diverses théories aussi je me presse pour avaler une gorgée de la bière si gentiment offerte, pour me donner contenance. Ainsi que pour le laisser continuer sur sa lancée, s’il le désire réellement. « Ta présence est toujours très agréable Tim. Ne te dénigre pas tant. J’avais effectivement un peu de temps et j’ai pensé passer… » J’hausse les épaules, comme pour minimiser l’importance de la déclaration mais de toute évidence, cela ne prend pas réellement. La suite de ses propos me le prouve assez vite et je soupire, plus agacée que je ne le montre. Ma présence en ces murs semble évidente pour le généticien et je ne sais pas encore si j’ai la force de le contredire. Alors je plonge mon regard dans le sien, observe ses prunelles sombres sans trouver la solution à mon problème et termine dans un soupir mon observation. Reddition partielle, je détourne mes yeux pour les poser sur les dossiers au sol. « Pourquoi tu t’intéresses à eux ? » De nouveau, les affres d’une tristesse pour mes compagnons me prend aux tripes, mais je m’efforce de conserver tout cela enfoui au fond de mon cœur.

Plusieurs secondes, le temps file tandis que je me perds sur les lignes de leurs visages mais je reprends finalement contenance pour reporter mon attention sur lui. « Des expériences ratées peut être ? » Mon ton se veut calme, mais je ne parviens pas entièrement à masquer ma contrariété. Je ne veux pas l’accuser. Je veux croire ce que j’ai pu voir durant les derniers évènements en date. Je veux pouvoir faire confiance à cet ancien pantin du gouvernement. Cependant, voir leurs visages là, étalés sur le sol, n’amène en moi que doute et incertitude. « C’est quand même suspect tu sais… Ils ont disparus mystérieusement. Et toi t’as leur tête sur ton sol. » J’expose les faits d’une voix la plus calme possible, mais il me faut détourner les yeux pour ne pas l’agresser d’un regard accusateur. Je secoue la tête, cherche à reprendre un rôle que j’ai abandonné sans totalement m’en rendre compte mais le ton badin que je prends, ne leurrera probablement personne. « Cela étant dit… Je voulais effectivement réitérer la scène de notre rencontre. J’me suis dis que ça serait drôle. » Et c’est un sourire que je tente cette fois… Sans forcément beaucoup de succès.

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MessageSujet: Re: La véritable légende de Narnia : une historie d'espionage [GIU]   Jeu 3 Déc - 17:44

Elle a raison. Ce n’est pas ma bouche qui devrait sortir ce genre de propos vis-à-vis de son mari. Je suis probablement l’une des dernières personnes à pouvoir offrir mes condoléances à Gui mais, une mort reste une mort qu’importe la relation que nous avions avec l’une des personnes touchées au plus près. Ce n’est pas comme si elle l’avait tué elle-même ou que je m’en étais chargé. Il est mort, c’est moche. J’imagine qu’il n’avait pas un mauvais fond, il avait simplement choisi une place discutable dans un gouvernement totalement discutable, ça n’en faisait pas moins un humain. Je soupire mais souris tout de même au regard qu’elle m’offre. J’avais presque oublié ce visage pourtant si doux, qu’importe si elle pense le contraire ou si son attitude tente de transmettre le contraire. J’enchaine donc d’un air las. Je suis étonné du paradoxe qui s’infiltre en moi entre la nécessité de connaitre la vérité sur sa présence et celle de ne pas en être perturbé plus outre mesure. Je m’étonne de ce monde. De ce qu’il nous a induits dans nos nouvelles attitudes. Je m’étonne de mon attitude et souris à ces pensées en secouant légèrement la tête. Au moins, mon ordinaire en est légèrement chamboulé, ça fait un peu de mouvement. Ta présence est toujours très agréable Tim. Ne te dénigre pas tant. J’avais effectivement un peu de temps et j’ai pensé passer…..et du coup tu t’es dis qu’infiltrer mon appart et camper dans mon placard serait un doux rappel de notre rencontre ? J’hoche la tête lentement de haut en bas. C’est presque romantique… Ma tête s’évertue une deuxième fois dans ce mouvement avant qu’un rictus prenne place que ma bière cache alors que je bois de nouveau. Je n’en crois pas un mot, elle le sait mais qu’importe. Mes yeux dérivent de nouveau sur le sol. Elle ne connait pas plus les raisons de ma présence chez elle il y a plusieurs mois alors j’imagine que nous sommes quittes… Je soupire, et boit une énième gorgée. Le siens appellent les miens, un silence s’articule autour de nous. Une symphonie ayant déjà eu lieu. C’est presque amusant, cette répétition aux rôles principaux inversés. Est-ce qu’au moins la fin sera la même ?

Pourquoi tu t’intéresses à eux ? Aïe. Ca semble moins bien parti, elle semble baisser sa garde, ouvrir une brèche vers un bout de vérité. L’intérêt se cache-t-il derrière ces visages presque anonymes ? Des expériences ratées peut être ? Son regard m’accuse. Je ressens le tir, je me redresse sur mon siège sans la quitter des yeux. Qu’est-ce qu’elle sous-entend ? Qu’est-ce qu’elle sait ? C’est quand même suspect tu sais… Ils ont disparus mystérieusement. Et toi, t’as leur tête sur ton sol. Elle détourne le regard, je fronce les sourcils. Cela la touche-t-elle ? Je passe mes doigts dans ma jeune barbe, gratte mon menton sans parvenir à détendre l’atmostphère. J’observe le sol, j’observe leur visage, devine leur nom. Je les revois dans leur cage. Je les revois plein d’inquiétude, plein de souffrance. Je les revois craindre mon arrivée puis craindre l’espoir qu’une porte ouverte pouvait succiter….comme si c’était un piège. Ils n’auraient jamais dû mourir. Ils étaient en vie ce jour, ils étaient en vie lorsque j’ai pu ouvrir certaines portes… Mes poings se resserrent au moment ou un autre type de sous-entendu, qui n’en est presque plus un en l’état actuel des choses, traverse ses lèvres. Son sourire ne touche pas mon âme mais l’agresse. Je sens le poids de cette conversation et devine déjà la suite de l’histoire : elle ne sera pas aussi agréable que la précédente. Je secoue la tête, me penche pour attraper les dossiers que je pose sur la table basse après avoir tombé ce qui y trainait. Je tapote le papier. Dois-je être honnête avec elle ? J’aurai aimé que la scène se poursuive comme la dernière fois mais … ce n’est pas ce que tu cherches…. Je passe ma main sous le dossier que j’ai constitué et le retourne vers elle. Je ne sais pas ce que tu sais donc je vais repartir du début… Je laisse mon regard se balader dans ses prunelles à la recherche d’une vérité que je ne suis pas sûr d’obtenir d’ici la fin de l’échange. Tout ce que je sais c’est qu’elle ne semblait tout à fait en accord avec le travail de son mari : était-ce un jeu ? je n’en sais rien mais qu’importe. Il y a quatre mois, le gouvernement a lancé une expérimentation à grande échelle dans l’idée de comprendre, appréhender et utiliser les capacités particulières qu’ont pu développer certains humaines depuis les jours sombres. Ils ont alors kidnappé massivement des personnes dans les rues dont ils connaissaient, pour certains, les capacités. A la suite, ils ont demandé à certains scientifique du gouvernement d’y participer…. Enfin…demander est un grand mot…

Mes sourcils se froncent encore, je détourne le regard, incapable d’assumer cette vérité tout en gardant tout mon aplomb. J’évite Bastien qui est devenu soudainement très silencieux et trop sérieux face à mes propos. Je sais à quoi il pense, j’y pense aussi. Je vois son visage. Je vois la housse mortuaire. Je suis désolé. Tellement. J’y ai participé et l’ensemble à mal tourné… tu t’en doutes… pas assez pour que le gouvernement cesse ce massacre programmé… Je secoue la tête, tourne les documents vers elle. Ces jeunes se sont trouvés au mauvais endroit au mauvais moment, ont été découvert en parti pour leurs capacités et en parti pour leur participation à la résistance… Faut pas se leurrer ils en ont profité pour s’attaquer à des gens qu’il préférait en cage. Je soupire, m’enfonce un peu plus dans mon siège avant de reprendre ma place. Mes yeux se posent sur elle sans parvenir à décrypter ce qui se passe dans sa tête. Que pense-t-elle de mes révélations ? Que savait-elle ? Qu’est-ce qu’elle ignorait ? Quel est son sentiment ? Gui, ils sont sur mon sol parce qu’ils ne devraient pas être mort. Lorsque les premiers mouvements de résistants ont éclaté, c’est devenu le bordel dans le bâtiment et du coup j’en ai profité pour libérer le plus de personnes possibles… ils en faisaient partie. Ils sont sortis du bâtiment en vie. Je fronce les sourcils, me crispe autour de ma bière. Je n’ai rien pu faire pour Judith et les autres mais eux, eux ils en étaient sorti et pourtant les voilà morts sur ces clichés. Ils n’auraient pas dû mourir. Personne. Ils ne devraient pas être morts…. Et puis… regarde les raisons, personne s’en est souciée. « Conséquence de la révolte »…ça me fait doucement rire, si tu regardes cette photo… Je lui indique l’enseigne d’un bar. … tu pourras voir l’enseigne du saint Patrick, un bar qui a été partiellement détruit durant la révolte… rien d’étrange tu me diras… sauf quand tu sais que l’enseigne, là, a été remise deux semaines après la fin de la révolte… Je pose mes yeux dans les siens. La conclusion est simple : ils sont morts après la révolte, ils n’auraient pas dû mourir. Jamais. Mon dos s’enfonce dans mon fauteuil et mes lèvres s’abreuvent une dernière fois. Un rictus nait.

Voila, j’espère que tu as toutes les réponses.... tu comprends mieux pourquoi je suis sceptique quant à la suite de notre rencontre… Mon rictus devient un sourire moqueur. Moqueur contre moi, contre le gouvernement, contre la réalité.

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MessageSujet: Re: La véritable légende de Narnia : une historie d'espionage [GIU]   Mer 9 Déc - 12:21


repartir du début Inconsciemment je me crispe alors que mon attention s’aiguise étrangement. Les yeux posés sur lui, je conserve le silence pour ne pas le couper dans son élan. Les mots s’écoulent entre nous en une cascade pas forcément facile à assimiler. Certains mots écorchent ma compréhension mais le sens général m’effraie, me pousse à détester plus encore ce que certains osent appeler un gouvernement. comprendre, appréhender, utiliser… L’écho résonne en moi, me met mal à l’aise, me pousse à détourner le regard pour ne pas laisser exprimer mon dégoût plus avant. Je pensais avoir tout vu, tout entendu, ne plus pouvoir être choquée de leurs agissements. Et pourtant plus il parle, plus il accuse et mets des mots sur ce qu’il s’est passé, plus je m’enfonce dans mon erreur. Cette ignominie ne cessera jamais de me surprendre. demander est un grand mot Je pourrais en rire tant la naïveté de certains m’amuse. Ces idiots qui pensent encore qu’ils sont bénéfiques pour nous et qu’ils peuvent nous aider, rendre notre vie meilleure. Lorsque tout nous pousse pourtant vers le malheur, la douleur et l’horreur. Du haut de mes ailes, j’ai vu et vécu des choses horribles, mais la vie est différente lorsque l’on est un oiseau immortel. Le vivre en tant qu’humain me pousse à vouloir changer les choses, à détester ces politiques et leurs buts. massacre programmé Mon regard revient sur lui, choqué, incapable de se défaire de l’image qu’il imagine en écoutant les propos du scientifique. Les traits des disparus s’imposent à moi au sein de torture et souffrance et j’en viens à fermer les yeux pour empêcher Timothée de lire dans mes prunelles tout mon désarroi.

Que des jeune de la résistance se soient trouvés dans ces cages rend le tout pire encore, parce que je les connais, je sais que ce sont des gens biens, des gens qui ne méritent aucunement ce qui leur arrivé. Mes yeux me brûlent, voudraient échapper des larmes mais je me redresse lentement pour ouvrir les paupières et lui faire face avec toute la force dont je suis capable. Je ne peux pourtant lui en vouloir, tout comme je ne peux le blâmer pour ses actes qu’il semble regretter. Rarement mauvaise pour jauger les gens, je ne peux le voir comme un ennemi. D’autant plus lorsqu’il m’explique enfin pourquoi ces deux dossiers sont sur le sol. Gênée soudain, je mords ma lèvre, sens la colère poindre et envahir tout mon esprit. Poussée par l’esprit de la malédiction, elle s’intensifie, provoque une veine de mes tempes et mon visage se fait encore plus pâle. Mes doigts se resserrent autour de la bouteille que je tiens, je me sens soudain comme un berserk des légendes et rien n’arrête le resserrement. Jusqu’au moment où il termine, où ses propos se tarissent et où d’un geste sec, je viens écraser la bouteille sur l’accoudoir du fauteuil dans lequel j’ai pris place.

Le liquide s’évade, vient inonder le sol, l’assise et mon bras et je m’empresse de me relever. La douleur ne vient qu’après, lorsque je remarque le verre fiché dans ma paume. La peau se modifie, la noirceur vient entourer le morceau, s’étend à ma main entière que je m’empresse de refermer, non sans une grimace de douleur. Je veux cacher l’horreur, passe le bras précipitamment dans mon dos et cherche à sourire, pour l’empêcher de s’en inquiéter. « Pardon. Je suis… confuse. » Ma main toujours serrée laisse échapper un filet de sang qui vient s’écraser à mes pieds, derrière moi, en un bruit audible. Je me force donc à conserver le sourire quand je sens pourtant la douleur brûler. Je reprends la parole, plus pour détourner son attention que dans une réelle envie de lui répondre. « Tu peux pas être tenu pour responsable dans leur connerie, de leur arrogance. Il ne sont que des raclures, des fientes de chauve souris. Tu n’as pas donné les ordres. Tu as été forcés à agir comme ça… Pourquoi dans ces conditions je refuserais de te revoir ? » Je ne tiens pas à revenir sur tout ce qu’il m’a avoué. Je ne peux m’exprimer sur ces expériences sans vouloir casser tout son mobilier, si bien que je me contente de cette réponse, sans parvenir à totalement oublier le sang qui s’écoule lentement. « Tu aurais pas euh… un torchon, une serviette, un truc ? Je vais bien mais… Je crois que je saigne. » Mon sourire ne fane lentement et je suis à deux doigts de crier ma souffrance, mais je conserve un air presque digne, sans savoir quoi faire devant lui.

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MessageSujet: Re: La véritable légende de Narnia : une historie d'espionage [GIU]   Sam 19 Déc - 14:47

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Une réalité contre laquelle une partie de moi aimerait bien lutter bien que cela ne serve à rien si ce n’est m’enfoncer dans le déni. J’ai bien compris à que celui-ci ne servait à rien. Se murer dans l’oubli n’est pas une solution, c’est une facilité souvent destructrice. Cela m’a amené ici et bien avant dans un laboratoire à la Frankenstein. Une facilité qui a percé mon corps de mille culpabilité qu’il n’est pas aisé de cacher derrière des vêtements propres, ceux-ci perdent leurs couleurs dès que je croise un miroir, dès que je croise Bastien. Mes yeux s’interdisent de confronter ce jeu de mon imagination ainsi que Gui, ce bout de réel qui frappe encore, inlassablement. Je n’ai pas besoin de la voir de toute façon pour sentir le poids de l’atmosphère, tout mon propre poids à mesure que mes souvenirs s’agitent dans mon esprit. Ils se rembobinent, passent en vitesse rapide pour ne ralentir que certaines images : les plus douloureuses. Les plus lourdes à porter alors même que je pensais avoir accepté tout ceci. Mes convictions sont apparues aussi vite qu’elles sont parties. D’abord face à l’arrêt cardiaque d’un « cobaye », à mon enfermement, à la révolte, à Enya …. Le tout balayé à chaque fois par d’autres éléments à mettre sur la balance : cesser tous ces morts. Puis il y a eut la mort de Bastien agitant davantage ma propre responsabilité dans ces évènements alors que je voulais simplement « reprendre à zéro » et celle de Maarten. Je soupire. Je revois les images de la vidéo surveillance de Clocker, ce lâche n’en était pas un. Ce crétin. Cet imbécile. Je suis sûr qu’il se fend la poire actuellement très fière de sa sortie remarquable du tableau de culpabilité qu’il s’éteint peint. Le mien est toujours accroché dans mon salon, sur mon miroir, au boulot… à peu près de partout où je ne parviens pas à me contenter de l’acceptation. Le bruit me fait sortir de mon introspection négative, je l’observe sans comprendre tout de suite puis je vois le liquide se rependre sur le sol au même titre que le verre de la bière. Mon visage se mue en une expression étrange mélangeant haussement et fonçage de sourcils… Que… douce tu disais ? elle semble pas si calme que ça …. Je ne relève pas, la voit se lever sans parvenir à réagir d’une manière ou d’une autre. Soyons honnête je ne sais pas quoi faire ou quoi dire face à cet excès de colère, ce bout de rage qui lui a permis d’exploser une bouteille en verre sur mon meuble. J’aimerai en plaisanter ou m’en offusquer. J’aimerai l’aider ou la secouer. J’aimerai bouger de mon immobilisme. Je suis une statue qui comprend, à cet instant, toute la souffrance que pouvait infliger cette vérité, ce gouvernement. Je le savais pourtant pour en sentir une partie, pour côtoyer un frère mort à cause de cette vérité, de ce gouvernement. Je le sais mais constater la réciproque… c’est autre chose. Constater cette force, cette rage… Pardon. Je suis… confuse. Je secoue la tête, agite une main en l’air en secouant la tête sans articuler le « ce n’est rien » qui voudrait pourtant s’échapper de mes lèvres. Je ne fais que mimer les mots.

Tu peux pas être tenu pour responsable dans leur connerie, de leur arrogance. Il ne sont que des raclures, des fientes de chauve souris. Tu n’as pas donné les ordres. Tu as été forcés à agir comme ça… Pourquoi dans ces conditions je refuserais de te revoir ? Pas être responsable. Peut être. Peut être que si… peut être que non. Je ne sais pas et ce n’est pas ces paroles qui me permettent d’en juger. La responsabilité je ne fais que la ressentir, la vivre. Elle est inhérente mais peut, quelque fois, s’apprécier. Aujourd’hui elle me rappelle simplement ce que je dois faire pour ne pas envier la place de Maarten. Mon tableau est probablement une raison d’être aujourd’hui, une cure de rappel au même titre qu’une mauvaise contemplation. Elle n’est pas la première à essayer de me soustraire de l’influence de cette culpabilité, Jordan a essayé. A réussi, quelque part sans pour autant connaitre le quart de ce que je viens de résumer en quelque phrase. Elle a voulu croire en moi, comme Gui semble vouloir le faire mais est-ce le plus sage des espoirs ? Tu aurais pas euh… un torchon, une serviette, un truc ? Je vais bien mais… Je crois que je saigne. Mes sourcils se froncent, mes yeux la fixent un bref instant avant que je ne me relève et la rejoigne d’un pas rapide. Montre moi ça au lieu de le cacher dans ton dos… je peux t’assurer que dans tous les cas, j’ai déjà vu pire et… je ne crains pas le sang… des autres… Je souris de côté en relevant le fait de craindre de temps en temps mon propre sang. Une petite faiblesse qui ne se manifestait qu’en cas de prise de sang ou de blessure abondante de ma personne mais tout de même. Je sens bien sa réticence et me veut plus autoritaire dans ma posture si bien que je finis par attraper son avant-bras et tirer tout le reste à découvert. Te fais pas prier… je te rappelle que c’est toi qui vient de « mochiser » mon cana…. Pé… Mes yeux se posent sur sa blessure où est logé un bout de verre. Une belle entaille pour la taille de sa paume et une belle dose de douleur à mon humble avis mais ce n’était pas cela qui me perturbe. Non. Sa paume, elle… pourrie ? C’est… … déguelasse... Je ne fais pas attention à cette prononciation française et reste bloqué sur l’apparence de la plaie. Je retire, je n’avais encore jamais vu ça avant, même les DB n’ont pas ce genre de réaction au contact du verre. Je relève l’ensemble des mains et penche la tête avec une curiosité scientifique certainement un peu déplacé. Au bout d’un instant, ma main s’engourdit sans raison, je redresse le regard vers Gui sans parvenir à décider quelle information je devais y transmettre. Tu … c’est…. ? euh… Je m’arrête, me redresse et soupire en secouant la tête. Mon autre main passe dans mes cheveux, gratte légèrement mon crâne sans favoriser l’émergence d’une phrase complète. Par reflexe, je retire ma main de son contact, dérangé par le picotement et recule d’un pas avant de me détourner complètement de la jeune femme.

J’entre dans la chambre, et plus précisément la salle de bain de laquelle je ressors avec ma boite de réparation corporelle. Celle là même qui m’a sauvé la mise à bien des reprises. Je l’agite en rentrant de nouveau dans la pièce principale. Ok, installe-toi dans le canapé, on va rendre à ta main un apparence plus rosé… Je lui souris, esquive la boule qui nait dans mon ventre ainsi que les questions que s’agitent en moi. Je m’amuse presque de cette dualité dans mon propre corps entre l’appréhension d’un nouveau phénomène et la découverte de celui-ci. Entre ma stupeur et cette pensée qui me souffle un vent « d’habitude » comme si rien ne pouvait totalement m’étonner. Plus rien. Ce monde a transformé nos codes. Clairement. Une fois installé, je pose sa main sur mes genoux, passe deux gants sur mes mains tout en ajoutant Décidément, je ne m’attendais pas à jouer au docteur… Mon rictus s’étend, je veux la rassurer. Je veux me rassurer. J’en ai même oublié mes derniers aveux, ma culpabilité, ce tableau qui me poursuit et l’acceptation que je dois toujours y colleret ton instinct de préservation ou de survie apparemment…. J’occulte et regarde Gui avant de m’attaquer à sa blessure. …l’idée ne me déplait pas… bien que je préfère t’observer que … cette plaie… Je baisse les yeux et approche mes doigts du morceaux de verre avant d'arrêter mon mouvement pour préparer le désinfectant, les compresses et tout le reste sur le côté. Profitons en pour papoter... j'ai été honnête à ton tour...

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MessageSujet: Re: La véritable légende de Narnia : une historie d'espionage [GIU]   Lun 4 Jan - 17:29


Quand la douleur m’assaille, prend possession de mon corps entier, je reste là, debout, face à lui, incapable de lui montrer ma plaie qui a du maintenant noircir sur toute la surface de ma main, remontant probablement jusqu’à mon poignet. Je ne peux le lui montrer, tout simplement parce que j’ai peur de sa réaction. C’est la première fois depuis la malédiction, que quelqu’un est si proche de découvrir que je ne suis plus totalement moi-même. Et cette simple idée me rend nauséeuse. A moins que ça ne soit à cause de ce mal, qui se répand dans mes veines. Mes lèvres se pincent, en une tentative piteuse d’empêcher un gémissement de douleur. Il s’approche, prétend avoir tout vu, lorsque je suis presque certaine que ce n’est pas le cas. Je veux esquisser un pas en arrière, mais je le laisse pourtant attraper mon bras et sans force, ne parvient pas à le retenir derrière mon dos. « Non ! » L’injonction m’échappe alors que son mot se coupe soudain et que son visage exprimer clairement un dégoût que je ne peux que comprendre. La plaie est encore pire que je ne le pensais et ma paume semble si noire que l’impression de la voir tomber en morceaux ronge une seconde mon esprit. Lentement, le gémissement que je retiens depuis plusieurs minutes m’échappe et s’insinue entre nous, alors que le mot français retenti. Je ne le comprends pas, ne cherche même pas à déchiffrer cette inconnue. Son visage me perturbe et il me faut plusieurs secondes pour comprendre le sentiment qui vient lentement grignoter mon cœur, jusqu’à faire naître une rancœur que je ne saisis pas aussitôt.

Ce n’est que lorsqu’il s’absente, que mon souffle s’agite, que mon palpitant s’énerve et que mes fesses rencontrent le cuir de son canapé qu’enfin, la compréhension se fait. « N’y pense même pas une seconde. » Je ne réponds pas à sa tentative de me rassurer. Tout comme la blague glisse sur ma peau fatiguée. Tout comme le compliment n’atteint pas son but. Tout comme sa question ne détourne pas mon attention. Le regard soudain accusateur, j’impose une colère à son attention. « T’avise pas de me considérer comme un truc que tu dois comprendre, comme un cobaye que tu dois disséquer. » La douleur me pousse à la stupidité, à l’accusation alors qu’il ne fait pourtant rien de plus que m’aider. Concentrée sur mes revendications idiotes, je le laisse s’emparer de la blessée, regarder la plaie et même s’en approcher. Je ne bronche d’ailleurs pas aussitôt, mais retire finalement ma main de son emprise pour grimacer de douleur sous le mouvement. « Ne me touche pas. Tu vas… » Et mon regard plonge dans le sien soudain. Comme un ballon qui se dégonfle, je sens la colère sortir et je ne comprends que trop tard, qu’il s’agit d’une nouvelle manifestation de ma mauvaise humeur incompréhensible, celle dont j’ai hérité en même temps que cette peau qui se nécrose. Nouvelle grimace, cette fois contre mon attitude alors que je viens lentement reposer la main sur son genou.

Il me prend même l’envie de répondre à sa question, pour ne plus penser aux pics de douleurs qui m’assaillent par vagues ininterrompues. « Pardon… Je… tu ne veux que m’aider n’est ce pas ? » Question rhétorique, à laquelle je n’attends pas de réponses avant de reprendre, avec une sincérité que je n’utilise que très peu dernièrement. « Tu veux savoir quoi ? Pourquoi je suis ici je suppose… » Je soupire, secoue la tête une seconde, pour simplement chercher une réponse convenable, avant qu’elle ne me tourne juste un instant. Je ferme les yeux et reprends finalement, d’une voix probablement un peu tremblante. « Je cherche à comprendre dans quel camp tu te tiens. Tu agis pour eux. Tu aides les nôtres. Tu ne m’as jamais dénoncé à qui que ce soit, alors que tu en aurais eu l’occasion. Mais tu continues à travailler pour eux, tu restes leur toutou. Je voulais comprendre ! » Et je le cherche toujours…

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MessageSujet: Re: La véritable légende de Narnia : une historie d'espionage [GIU]   Jeu 7 Jan - 12:55

Mes yeux s’affèrent à suivre le mouvement de mes mains qui s’agitent avec une précision presque chirurgicale. J’en oublie presque le contexte, habitué à préparer une pareille table pour me soigner ou, tout simplement, pour préparer le nécessaire à agir en cas de problème lors des expériences. Un dernier point qui m’assombrie automatiquement, là aussi, c’est devenu un réflexe. Comment accepter un évènement si on n’est pas fichu d’entrevoir le meilleur que j’ai pu y faire ? Au lieu de ça, je ne fais que revoir ces sacs mortuaires passer devant mes yeux, entendre le son strident de l’électrocardiographe perforer mes tympans, sentir le froid glacial d’un défibrillateur heurter mes mains. Difficile de se souvenir de ma rage envers Stain, ses collègues, mes collègues. Difficile de se souvenir de la haine montant progressivement en moi à tel point que je me suis vu interdire de sortir du bâtiment. Difficile de se souvenir des prisons ouvertes trop tard pour aider mes amis. Difficile de souvenir, oui. Difficile de penser au meilleur quand on sait que les sacs contenaient non seulement des personnes mais surtout des amis. N’y pense même pas une seconde.Je secoue la tête, plonge mon regard dans le sien sans comprendre ce ton ni les paroles qui l’accompagnent. Peut-elle lire dans les pensées ? Non. Non, c’est impossible. Autant que la pourriture de sa main au contact du verre d’ailleurs… donc, au final, c’est également possible. Tout et n’importe quoi peut l’être aujourd’hui mais je ne pense pas que ce soit la bonne réponse. Sa colère heurte mon incompréhension. Je la vois mal s’énerver de mes pensées, qui ne regardent que moi. A moins qu’elle puisse « voir » ce que je vois et auquel cas, je peux comprendre. T’avise pas de me considérer comme un truc que tu dois comprendre, comme un cobaye que tu dois disséquer. Mes sourcils se froncent pendant que j’oblige ma main droite à rester en l’air sans passer par mes cheveux. Toc absolument pas approprié avec des gants. Toc, que les infirmières ou les médecins apprennent à combattre. Toc qu’Enya n’aurait surement pas. Je soupire, secoue la tête et reprend ma préparation dans l’idée de ne pas répondre.

J’imagine qu’elle a peur, que cette colère est légitime. J’imagine que ce n’est pas contre moi, mon métier et ce qu’elle pense que je représente. J’imagine que la plaie, sa nature suffit à cette accusation. J’imagine, en fait, que je serai suspicieux également dans une situation inversée comme je l’ai été si souvent avant les expériences. Je le suis certainement encore. Là où je pensais que la confiance pouvait se perdre, je pense aujourd’hui qu’elle s’acquière. Une nuance non négligeable dans cette ville. Après tout, ne suis-je pas en présence d’une « chose » inconnue ? Une réaction impossible ? Qu’est-ce qui pourrait faire réagir un être humain au contact du verre ? Si bien sûr la réaction provient du matériaux et non de la blessure elle-même ou de la personnalité du « porteur ». Est-ce un gène ayant muté ? ou un changement radicale de nature ? Est-ce d’ailleurs un changement de nature ou une « espèce » déjà existante ? Genre les vampires, ça m’étonnerait même pas que cela existe un jour… ce monde est complètement barré. Je vis dans un nouveau style de Comics où les superhéros ont décidé de fuir la terre historie en prime, d’enlever toute la magie nécessaire à l’appréciation d’un comics. Bref, une réalité folle mais une réalité tout de même. J’approche ma main en tenant la sienne de l’autre. Elle retire alors sa main avec une rapidité qui me surprend et je manque de planter ma pince dans ma peau. Mes pupilles se redressent pendant que mon corps devient lasse à nouveau. Elles plongent dans les siennes et cherchent à trouver les mots qui pourraient la rassurer. Comment lui faire comprendre que je ne suis pas là pour être le scientifique mais l’ami que nous avions commencé à devenir ou que nous aurions pu devenir… Ou l’amant que tu as été ou est…. Autour de toi il y a pas mal de personnes aux capacités étonnantes tu trouves pas ? J’hoche la tête à cette question invisible sans la quitter des yeux. J’attends sans savoir ce que je peux lui offrir dans ce regard qui pourrait l’aider à avoir confiance.

Au fond, elle est comme moi. Elle ne se permet pas d’offrir quoique ce soit à n’importe qui et certainement pas à un inconnu avec qui elle a, certes couché une ou deux fois. Et puis, elle a sans doute plus de raisons de se méfier de moi que moi d’elle. Je suis celui qui est venu fouiller dans les affaires de son mari, celui qui a couché avec elle sans culpabilité, celui qui bosse pour le gouvernement, celui qui a participé aux expériences…. Je suis un scientifique qui, il faut l’avouer, analyse ce phénomène tel un cas et non une personne. Mes précédentes pensées s’accompagnent à celles-ci. Confirment. Je suis un scientifique qui, jusqu’à peu, pouvait autant détester qu’apprécier les autres natures. Et s’il est vrai que je faisais en sorte de ne pas oublié la nature humaine de tous, il n’y avait pas énormément d’écart entre ma vision de la différence et celle, abjecte, du gouvernement. Influencé par certains souvenirs d’enfances, c’est un animateur radio clandestin, mort durant les expériences, qui a touché du doigt tout mon paradoxe. Pardon… Je… tu ne veux que m’aider n’est ce pas ? Léger sursaut. Je secoue docilement la tête en fronçant les sourcils et souriant dans le même temps. Une sorte de grimace en somme. Qu’a-t-elle pu voir pour en arriver à cette conclusion alors que, de mon côté, j’avouai mes torts à mon âme. Un procès interne qui s’alimente depuis des mois et semble vouloir durer en appel aussi longtemps que mon existence. [b]Ne fais pas ça ![/color]Maarten. Mon regard s’assombrit et se camouffle en s’abaissant vers la peau de Gui de retour sur mes genoux. La noirceur s’est répandue, non ? Oui, il me semble. C’est étrange. Très, étrange. Le verre agit tel un poison et au lieu que la réaction se fasse uniquement en interne, elle se fait également par une transformation à la surface… Comme si Gui se consumait elle-même au contact du verre. Du verre ou de la blessure, qu’importe. A la vitesse où cette nécrose s’étend, j’imagine que ce genre de blessure devrait être fatale sous une heure ou deux grands max. [i]Tu comptes attendre la fin du délais ou…. Merde. Je me mords la lèvre, me flagelle pour cette partie de moi qui m’oppresse et attrape le bout de verre que je relâche après un tressautement de sa part. J’en sursaute moi-même alors qu’elle se met à parler. Je l’écoute d’une oreille certainement pas assez attentive et opte pour une action rapide, directe pendant qu’elle répond à ma précédente question. Sa réponse m’intéresse pourtant, je n’en saisi pas tout de suite tout le contenu. Je retire le bout de verre, pose une compresse alcoolisée avec laquelle je tapote la plaie et fronce les sourcils en constatant que la noirceur ne se résorbe pas aussi vite que je m’y attendais. Le problème vient peut être des deux : la blessure et ce qui l’a fait. Je m’empêche de soupirer, attrape l’aiguille et cherche quoi répondre à ce que je n’ai pas tout à fait écouter. Elle veut savoir où tu te positionnes, quel camp. Elle comprend pas pourquoi tu ne l’as pas dénoncé … On dirait vaguement toi quand tu as débarqué dans le bureau de Jordan… L’idiot s’amuse, croise les bras adossé à un cadre de porte. Je le suspecte d’être tout autant intéressé par la réponse que la demoiselle, comme s’il avait lui-même besoin d’une confirmation. Comme si lui, image projetée de mon insconcient, ne pouvait pas connaitre cette réponse. Comme si je ne la connaissais pas moi-même, qu’un doute pouvait subsister. Est-ce ça mon problème ? Croire avoir fait un choix alors que ce n’est pas le cas ? Ce doute s’éveille alors, je m’arrête, redresse le visage vers elle et lui offre le regard le plus sincère que je pourrais lui offrir : celui du doute, de l’absence de réponse.

Pourtant, pourtant je sais ce que le gouvernement a fait. Je connais ce sentiment qui se propage à cet instant dans la moindre fibre de mon corps. Cette haine qui m’aggrippe envers ce fichu monde, envers moi. Je connais le goût de la colère, de la culpabilité. Puis-je être encore pour ce gouvernement ? Certainement pas. Non. Pas après ces derniers mois. Pas après ces cadavres jonchants les rues. Suis-je contre toute forme de gouvernement ? Non. Suis-je pour les rebelles ? Je ne pense pas. Ils sont une cause importante de ces morts et de celles à venir. Ils ne sont pas innocents, loin de là. Ils ne représentent pas un avenir fastidieux et sont certainement autant pourri par le désir du pouvoir que ceux qui l’a détienne aujourd’hui. En effet, je ne suis pas pour le gouvernement actuel, et pas non plus pour un gouvernement fait de la résistance. Je ne veux en défendre aucun, les accuser tous. Il n’y a pas de bons ou de mauvais, il n’y a que du sombre. Le clair, je le vois dans ceux du quotidien, ceux qui sont morts. Mon regard se durcit à mesure qu’un schéma prend forme, une sorte de nouvelle conviction. Je prends l’aiguille et décide de répondre dans le même temps. Qu’importe si elle n’entend pas tout, elle me posera les questions qu’elle veut plus tard. Elle s’énervera plus tard. Honnêtement ? Je me rends compte que je suis ni pour ni contre l’idée du gouvernement. Je déteste les deux précédents et ce n’est pas mieux pour le nouveau… mais… je ne juge pas d’un bon œil la résistance. C’est encore un monde divisé en deux : ceux qui se battent pour de bonnes raisons et ceux qui pensent se battre pour de bonnes raisons alors qu’ils prennent gout au pouvoir… Regarde le résultat, des résistants se sont très bien accommodés des fausses promesses du gouvernement, y sont entrés, profites du luxe en se disant qu’ils sont parvenu à mieux… Quelle connerie ! Je me crispe légèrement et relâche la pression d’un long soupire alors que mon esprit vogue à la révolte, puis dans ce cimetière bien trop peuplé. J’ai conscience qu’il faut agir pour faire bouger les choses mais, d’un autre côté, la révolte…. N’a entrainé que la mort. Je ne suis pas sûr de vouloir ça… Alors, oui, je ne t’ai pas dénoncé comme tu ne l’as pas fait. Je n’ai pas à décider qui doit mourir ou non, qui doit aller en prison ou non… et certainement pas pour les gens biens, ce que tu es. Je relève mon regard, lui sourit et reprend les points que je finis d’un nœud. Mon visage se tourne de nouveau vers elle, j’hausse les épaules. Si tu as besoin d’aide, je t’aiderai mais uniquement si je connais les tenants et aboutissants c’est aussi pour ça que je reste pour ce gouvernement. Que veux-tu que je fasse de cet appartement ? J’ai beau avoir un ordi relié à celui du gouvernement, être simplement un hacker ne serait pas très utile… Je prends un bandage que j’enroule avec délicatesse autour de sa paume. Par contre, je n’hésiterai pas à aider le gouvernement à arrêter tous les dangers publics…

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MessageSujet: Re: La véritable légende de Narnia : une historie d'espionage [GIU]   Mar 12 Jan - 21:18


En italique, mots en italien

La confiance. C’est un problème qui me suit et m’assaille en permanence, dans mes relations, depuis un certain temps déjà. Il était un temps où j’étais assez naïve pour croire en tous, faire confiance aveuglément, mais la douleur de la trahison est désormais beaucoup plus ancrée dans mon âme et je me refuse à accorder aveuglément ma confiance à quelqu’un. Cet homme devant moi ne m’a jamais fait de mal, il ne m’a jamais dénoncé à ce gouvernement dysfonctionnel, il n’a jamais touché mes sentiments, ne les a jamais heurté, et pourtant, alors que ma main blessée traîne dans la sienne, je me retrouve à douter de lui, du bien fondé de son entreprise et surtout de sa curiosité. Ma réaction à cette blessure n’est pas normale, je le sais de source sûre puisque c’est quelque chose de tout nouveau chez moi. En tant que scientifique, il est forcément curieux à propos de ce phénomène et je ne lui accorde pas le bénéfice du doute. S’il veut me soigner, dans mon esprit, c’est pour une raison claire et précise… Simplement pour découvrir pourquoi cela m’arrive. Je ne suis personnellement pas prête à me retrouver sur le billard, dans une simple optique d’en savoir plus. Je le fais savoir, exprime mon mécontentement, dans une paranoïa pleine de désillusions que je déteste aussitôt. L’esprit soudain plus clair, je calme l’agitation de mon palpitant, pour lui offrir juste une once de doute. Peut être ne veut il que m’aider, juste me soigner pour ne pas que le sang continu de s’écouler sur son sol. Ma pâleur devient d’ailleurs cadavérique lorsque le liquide carmin me quitte lentement et probablement est-ce la raison pour laquelle j’abandonne, juste une seconde, mes armes, pour me reposer entre ses doigts.

La douleur se fait intense, si ancrée dans ma paume, que je cherche une distraction, n’importe où, dans cette discussion où aucune réponse n’est pourtant attendue. Je n’imagine pas une seconde le voir me répondre, dans ce climat ou la moindre confession peut être dangereuse. Et pourtant sa voix s’élève bientôt entre nous, si captivante que j’en oublie ma plaie et ses soins. Les piques douloureuses ne sont plus que souvenirs lorsque je me prends totalement à son récit. Tous ses mots résonnent en moi et c’est dans un silence religieux que je prends en note mentalement, tous les détails le concernant. « On ne fait pas d’omelettes sans casser d’œufs. » Ma langue maternelle m’échappe dans un murmure en conclusion à toutes ses bonnes idées et résolutions. J’essaye vraiment de compatir avec ce qu’il a pu voir ou faire, mais finalement, je ne vois qu’un homme faible, incapable de faire ce qu’il faut pour la liberté. Je voudrais me vexer, prendre ses propos pour moi et mon investissement total dans cette cause en laquelle je crois fermement. Pourtant je ne réagis pas sur le champ, me contente de happer son regard, pour simplement donner plus de poids à ce qui va suivre. « Quelle utopique façon de voir les choses. Les gentils d’un côté, les méchants de l’autre hein ? » J’ai retrouvé mon anglais, quand le besoin de m’exprimer réellement s’est fait plus intense.

Je me dois de me placer dans ce monde qu’il me décrit si habilement. Je ne suis pas noire, ni la blanche colombe qu’il m’imagine être. Après avoir fait tout ce que j’ai fait, au nom de la cause, je ne m’estime guère meilleure que tous ces gens que j’exècre. Cependant j’œuvre pour ce monde meilleur que je veux laisser au monde après moi. « Les gens biens hein ? Je suis touchée que tu m’imagines être l’un d’entre eux. Cependant… vu les descriptions que tu en fais, je ressemble plus à ces idiots qui ont cru le gouvernement. Je vis dans le luxe. Je suis parvenue à mieux… Et je choisis qui mérite de vivre ou de mourir. Au nom de la liberté. C’est stupide je suppose, de donner tant de ma personne pour en sauver le maximum. Pour un monde que je veux meilleur. Et selon ta définition, tout ça, c’est de la connerie. » Au fond, je ne suis pas certaine d’avoir compris ses propos, sa façon de voir les choses, mais je ne peux que me braquer inconsciemment, face à ce dédain évident qu’il éprouve envers mes actions. « Tu sais, aux yeux du gouvernement, je fais partie de ces dangers publics que tu désires arrêter. Tout est une question de point de vue. » Je secoue la tête et ramène ma main blessée contre ma poitrine, cherchant une façon d’atténuer juste un peu la douleur, qui se réveille par vague maintenant que la paume est bandée. « J’ai pris part activement à la révolte. Tu me détestes donc ? » Ma voix se fait petite, presque inaudible, quand les conséquences de ces actions me reviennent soudain en pleine face avec les idées arrêtées de mon vis-à-vis. Je me relève d’un coup et détache de ce regard qui me brûle étrangement. Cela ne dure qu’une seconde, avant que je ne reprenne, d’un ton plus sec que désiré. « Tu sais toutes les informations que tu pourrais obtenir de cet ordinateur ? Tu sous estimes le pouvoir de cette machine. Et l’importance que tu pourrais avoir. » Je me retourne de nouveau vers lui et soupire, étrangement mal à l’aise avec la situation et le sentiment grandissant de colère que je ressens contre lui. « Ta position n’est pas défendable, parce qu’elle sonne beaucoup trop comme la litanie du lâche qui refuse de s’impliquer. » Et c’est d’un éclat rebelle que mes yeux flamboient soudain.

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MessageSujet: Re: La véritable légende de Narnia : une historie d'espionage [GIU]   Mer 13 Jan - 15:04

Son italien effleure en moi le reste d’un voisin méditerranéen, l’espagnol. Incapable d’en comprendre le moindre mot, je laisse mes souvenirs s’articuler autour d’une classe. Je pourrais presque m’amuser de ces images, de ces mots, de ces plaisanteries. Je pourrais si facilement me laisser me balader par la bas mais elle en décide autrement. Son regard s’impose à mon champ de vision, me rappelle à l’ordre, me rappelle au beau milieu de cette conversation moins amusante que ces souvenirs d’enfants et d’adolescents. Je sens l’attaque dans ses prunelles. Le plus tard est arrivé. « Utopique » Je suis piqué au vif, offre une moue que je tente de camoufler derrière une main sur mon visage. Je ne me considère pas utopiste, loin de là. Il y a peu, surement mais plus aujourd’hui. J’estime simplement répondre avec franchise à sa question qui ne peut obtenir une réponse tranchée. Comment peut-elle espérer entendre un clair « A mort le gouvernement et ce qu’il représente », un « vive la résistance qui a les couil*** d’agir » ou un autre discours de haine contre la résistance. Ce serait stupide. Dénué de sens. Ce serait surement oublier de prendre en compte ce qui fait toute la complexité de la situation actuelle. Si tout était aussi simple, à l’instar du discours qu’elle aimerait entendre, nos conflits seraient réglés avec autant de simplicité. Si ses paroles touchent mon égo, ma propre capacité intellectuelle voire même, ma personnalité, ma virilité, je ne peux qu’agiter la tête de gauche à droite en m’enfonçant un peu plus dans le canapé. Vouloir de donner de sa personne pour sauver le plus est louable. Bien davantage que toutes les actions actuellement mises en place par le gouvernement ou par la résistance. Espérer le meilleur ne va pas à l’encontre de ma façon de voir les choses, au contraire, elle la chatouille avec vivacité : comment espérer le mieux si le moyen d’y parvenir oublie de prendre en compte le principale : l’être humain. Sauver le maximum ne nécessite pas forcement sacrifice. Tout est fait de nuance et si cet art est parfaitement maitrisé par le gouvernement, il semblerait que la résistance en soit adepte. D’un autre côté c’est bien, ça leur permet de dormir sur leurs deux oreilles. Tu sais, aux yeux du gouvernement, je fais partie de ces dangers publics que tu désires arrêter. Tout est une question de point de vue. Mes doigts parcourent ma jeune barbe et plonge mon regard dans le sien. Elle n’a pas tout compris. Elle ne veut peut être pas. J’ai pris part activement à la révolte. Tu me déteste donc ? Je penche la tête sur le côté, fronce les sourcils et lâche un « non » sans l’appuyer d’une quelconque sonorité. Elle se redresse, ne se permet qu’un pas avant de reprendre le fil de ses pensées. Ses paroles m’offrent l’occasion de lui offrir un sourire ironique en me redressant. L’importance que je pourrais avoir ? La blague. Je ne suis pas fait pour rester derrière un ordinateur à fouiner les informations du gouvernement. Je suis bon mais loin d’être extraordinaire, je ne pourrais pas aller à l’encontre d’un vrai bon hacker. Mon domaine reste et restera la science. Un domaine qui d’ailleurs m’a poussé là où j’aurai préféré resté derrière un ordinateur. Tout plutôt que ces expériences. Je frissonne.

Ta position n’est pas défendable, parce qu’elle sonne beaucoup trop comme la litanie d’un lâche qui refuse de s’impliquer.

Sursaut, je la fixe en fronçant les sourcils, serre la mâchoire. lâche. Je me crispe pendant que mon regard s’obscurcit. Je la revois encore, ma mère, face à mon père dans le coma, face à moi. Je la revois très clairement m’accuser, m’attaquer pour un accident dont je suis loin d’être la cause. J’entends ce mot accompagné de cette sonorité m’encercler à chaque moment de doute. Suis-je lâche ? Le silence pour toute réponse, je regarde autour de moi, observe son absence. Le lâche, c’est lui. Merci du soutien. Faux frère. Image. Illusion. Folie. Stupide création. Je rumine, secoue la tête et me relève en soupirant sans faire attention à ce qu’il y avait sur mes genoux. L’ensemble s’échoue sur le sol. J’observe ces éléments sur le sol sans me décider à faire quoique ce soit. J’ai beau regardé, je ne suis pas vraiment concentré sur le sujet. Ailleurs, je tente d’organiser mes pensées, éradiquer le souvenir de tous ces moments de doutes, récupérer ce qui fait de moi l’opposé du contenu de l’accusation. Je ne te demande pas ton avis… Je fronce les sourcils avant de redresser le regard. Oui, quand est-ce que j’ai demandé quoique ce soit ? Elle est venue m’espionner, chercher l’information que je lui donne sur un plateau… ne devrait-elle pas être satisfaite ? Hocher la tête, me remercier et sortir de là ? Je sais pas ce que je préfère de la litanie d’un lâche ou celle de l’hypocrite. Jusque-là, il me semble pas avoir jugé d’un mauvais œil ton mariage et ta position alors que tu craches sur le gouvernement ? Que penses-tu de définir la lâcheté par la simple fait de refuser de s’engager dans une guerre qui causera plus de morts que ça n’en sauvera ? ou de refuser d’approuver les exactions d’un groupe qui se dit porte-parole d’une majorité de gens qui, pourtant, préfèrent se contenter de ce qu’ils ont ? Tu es en train de mettre dans le même panier l’ensemble de la population qui ne se bat pas à tes côtés ou contre toi… tu ne trouves pas ça très con ? Vouloir sauver le plus grand nombre de lâches ? Je lui souris en accentuant les traits de mon visage dans une grimace que je sais agaçante. Soyons honnête, Tu ne peux pas juger ce qui est défendable ou pas selon ton point de vu. Ce n’est pas parce qu’apparemment la vie des gens t’indiffère sous prétexte que c’est pour « sauver le plus grand nombre » qu’on doit tous faire ce sacrifice moral. Mes épaules exécutent un mouvement vertical accentué par mes mains et la grimace que je lui octroie. Je n’ai aucun plaisir à répondre à cet échange qui soudainement semble si fermé. Je t’ai offert ce que peu de personnes consentent à donner ces derniers temps : l’honnêteté. Si tu n’es pas apte à l’entendre je peux rien y faire. Je tourne autour du salon, ouvre un placard de la cuisine et me sert un verre d’eau que je bois d’une traite avant de chercher ses yeux. Les yeux du gouvernement ne sont pas les miens et les miens peuvent être qualifiés d’absolument tout mais ça ne change rien que je ne suis pas lui. Je ne te déteste pas d’avoir participer à ce qui devenait nécessaire pour la ville. Je ne te considère pas plus comme un danger public, pas pour le moment. J’ai mes yeux et mon propre référentiel qu’il soit bon ou non ça ne change rien. J’ai également agis pour la résistance durant la révolte tu sais ? Je ne me suis pas caché mais ça ne veut pas dire que je ne regrette pas le résultat. Est-ce que ça vallait la peine ? J’en doute. Est-ce qu’il faudrait réitérer ? faire quelque chose de plus violent ? j’en doute. Je pince mes lèvres en haussant les épaules. J’y peux rien si j’espère pouvoir trouver un moyen d’agir en minimisant les risques… que tu considères ça comme de l’attentisme ou de la lâcheté c’est toi que ça regarde Gui. On a tous des choses à se reprocher et on fait ce qu’on veut pour vivre avec, ça ne fait pas de moi un lâche pour autant ou de toi quelqu’un de courageux. Est-ce que c’est être courageux que de foncer dans le tas et réfléchir après ? Je crois pas. Je reprends mon verre, y verse encore de l’eau et boit une deuxième fois avant de sortir un autre verre et le poser à côté. Et puis, comme je te l’ai dit, je ne refuse pas de m’impliquer, je refuse de participer à des actes relevant plus de terrorisme que de tout autre chose. Faire entendre sa voix en tuant n’est pas la solution, vous ne parviendrez qu’à vous faire détester par la population que vous dites vouloir défendre… Mes mains sont déjà sales, j’aimerai autant contribuer à faire avancer les choses sans devenir un monstre… et oui, je persiste si un de tes copains s’avère être un parfait connard assassinant à tour de bras ou s’amusant à créer des accidents dangereux je me ferais un plaisir de l’envoyer au colosséum.

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MessageSujet: Re: La véritable légende de Narnia : une historie d'espionage [GIU]   Jeu 28 Jan - 18:28


Hypocrite… Le mot résonne étrangement en moi alors que mes lippes, en un fin sourire s’étire. Je ne suis pas étonnée de le voir m’envoyer cela à la figure. Il ignore tout de moi ou bien de ma mission, celle que je m’impose. Et je ne compte pas lui révéler tous mes petits secrets. Lui peut bien croire ce qu’il désire quand à mon hypocrisie probable. C’est un rôle qui me colle à la peau et que je suis prête à embrasser encore une fois, quitte à passer pour ce que je ne suis pas. Je n’ai de toute façon pas l’occasion de m’exprimer qu’il se lance dans un long et très profond monologue que j’écoute avec l’attention la plus totale. Reléguée à un second plan, la douleur n’est plus qu’un souvenir tant je suis concentrée sur chaque mot qui s’échappe de ses lèvres. Mes yeux le suivent, s’ancrent à chacun de ses mouvement, dans la peur de perdre une miette de ce qu’il me dit. Chacune de ses paroles vient heurter mon cœur qui s’excite lentement mais sûrement. Je ne sais si c’est l’agacement ou la compréhension qui l’agite en tout sens, mais je le laisse s’exprimer, sans l’interrompre, sans rien laisser paraître de ce qui m’agite, dans l’optique de tout entendre, de laisser ses arguments me percuter, sans les contredire. Dans le fond, il n’a pas totalement tort… Ni totalement raison à mon humble regard. Enfin le silence se dresse entre nous et sans le quitter du regard, je laisse les secondes s’égrener, cherchant le meilleur discours à lui répondre.

L’évidence vient pourtant me frapper assez vite. Je n’aurais jamais les mots pour contrer les siens. Tout comme je me trouve incapable de lui imposer ma vision des choses. S’il veut se borner à rester dans ces pensées assez primaires, je ne suis pas la personne pour prétendre le contraire. J’ai tellement à dire, pourtant je me tais, reste stoïque face à lui et m’empêche de répliquer vertement. Le silence vaudrait mieux que chaque esquisse qui se dessine dans mon esprit. Je ne suis pourtant pas faite pour le conserver et c’est d’un ton qui se voudrait neutre que je finis par répondre. « T’as fini ? » Incapable de me reconnaître dans ces propos, je secoue la tête, plus pour me détendre que pour rejeter ce qu’il vient d’achever. « Juste pour ton information, je ne mets pas toute la population dans le même sac. Je te mets dedans, simplement parce que tu peux faire plus. Tu peux les défendre. Tu peux être plus. Tu dis que le gouvernement te révolte, tu dis que mes copains sont des terroristes… Tu préfères rester au milieu de toute cette merde, sauf qu’il n’y a pas de milieu. » Une seconde, mon visage se durcit, avant que dans un soupir, mes traits retrouvent leur aspect normal. Je ne peux me battre avec lui, je ne peux continuer à le harasser de mes valeurs bien pensantes.

Alors d’un pas lent, je viens le rejoindre et pose ma main blessée sur la sienne. Ma douceur contraste étrangement avec mes paroles, tandis que ma seconde main vient, apaisante, dans le bas de son dos. « Je ne t’en veux pas Tim. Je suis incapable de blâmer ceux qui attendent. Tout le monde n’est pas bâti pour la révolution. » Cette fois, ce n’est qu’un chuchotement, simplement destiné à calmer la tension naissante entre nous. Mon pouce lentement, caresse le dos de sa main alors qu’une de ses paroles me revient finalement. « Tu crois vraiment que la population nous déteste pour nos actions ? Réellement ? » Je me mords la lèvre, presque gênée de lui avoir demandé cela. Je ne cherche pourtant pas à être le centre d’une attention, mais ce n’est pas pour moi que je me questionne, mais plus pour notre cause. Elle me tient à cœur, je l’estime importante, mais j’en viens peut être à être aveuglée par ce que je crois être juste. Et de cette question, pour la première fois depuis le début de cette guerre, je tends vers le doute… Probablement parce que ses mots ont plus d’impact sur moi que je n’ai pu le croire de prime abord. D’un réflexe malvenu, je crispe mes doigts autour des siens et détourne finalement le regard, agacée par la tournure de mes pensées. « Ou bien est-ce le gouvernement qui tente de nous faire croire cela ? » Je cherche à masquer mon trouble dans une attaque en règle contre leurs propagandes, leurs manipulations, mais un œil avisé ne saurait être dupe…

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MessageSujet: Re: La véritable légende de Narnia : une historie d'espionage [GIU]   Lun 8 Fév - 23:19

Un plaisir. C’est un grand mot. Je doute à l’instant même où mes yeux se posent de nouveau sur les siens. Elle semble si imperméable à mes paroles. J’ai l’impression que la considération ne se fait plus que dans un sens. J’ai perdu ce qui pouvait créer un intérêt entre nous. Elle sait aujourd’hui, ce qui restait hier dans le mystère. J’ai posé des mots sur ses questions et des jugements sur certains actes. J’ai exprimé une vérité qui n’était jusqu’alors jamais vraiment sorti. Une position est prise et l’impression d’avoir signé par la même, une fracture entre nous me heurte plus que je ne voudrais l’avouer. Je ne la connais pourtant pas si bien que ça. Elle n’est que quelques heures dans ma vie mais pourtant, les valeurs qu’elle expose, les sourires qu’elle offre, les espoirs qu’elle porte…. Tout… absolument tout ce qu’elle veut me faire comprendre me touche dans une tempête. Je suis bien incapable de définir à cet instant si ses précédents mots vont changer quoique ce soit aux miens. Je suis bien incapable de définir si elle détient l’une des vérités que je cherche, ou plus modestement une réponse. Je ne sais pas qui, de nous deux, est le messager de l’autre. Qui est l’élément perturbateur. Qui pourrait devenir un déclencheur…. J’aimerai que nous soyons, en cet après midi inattendue, l’inattendu de l’autre. Je n’en ai pourtant pas la sensation. Je ne lis pas cette conscience, cet intérêt, ce désir d’accepter davantage de l’autre qu’un temps passé à deux dans ses yeux. Non. Le froid s’installe accompagné du silence que je brise en reposant mon verre sur le comptoir avec lourdeur. J’apprécierai la simplicité mais celle-ci n’existe plus, plus vraiment. T’as fini ? Sourcils froncés, je fais écho au visage qu’elle m’offre alors qu’elle s’approche. Je pousse le second verre vers elle sans parvenir à choisir une quelconque posture. Je repense à mes propres mots et ne parvient à déjouer totalement leur fond. Non, je crois en ce que je dis. Je ne veux pas changer davantage. Je veux rattraper les erreurs passés mais est-ce la solution que d’attaquer ? brûler ? tuer ? Je crains que non. J’ai peur de perdre ce qui me reste. J’ai peur de perdre ces personnes que je ne connais pas mais qui mérite de vivre, au minimum. J’ai peur de devenir un monstre. De me perdre. J’ai peur. Elle a raison… Juste pour ton information, je ne mets pas toute la population dans le même sac. Je te mets dedans, simplement parce que tu peux faire plus. Tu peux les défendre. Tu peux être plus. Tu dis que le gouvernement te révolte, tu dis que mes copains sont des terroristes… Tu préfères rester au milieu de toute cette merde, sauf qu’il n’y a pas de milieu. Ou pas. Je serre le poing sur le comptoir. Ses mots poignardent mes dernières certitudes et attisent l’égo qui se maintient difficilement. Je secoue la tête, m’affirme à la négative alors qu’un doute subsiste.

« Tu peux faire plus » Et quoi ? « les défendre » Certainement, derrière mes éprouvettes… c’est la base, des armes ultimes… Elles ont déjà causé plus de mal qu’autre chose avec les expériences, je ne suis pas sûr que les mobiliser serait une bonne idée. « Tu peux être plus ». Etre ? Etre quoi ? Etre qui ? Dois-je agir à l’encontre de ces convictions ? Risquer de ne plus me regarder sur mon quart de miroir restant ? Je secoue la tête. Je ne t’en veux pas Tim. Je suis incapable de blâmer ceux qui attendent. Tout le monde n’est pas bâti pour la révolution. « Pas bati » ? Je fronce les sourcils en oubliant les gestes qu’elle accorde à l’apaisement entre nous. J’aimerai prendre ces mots simplement, mais je ressens les attaques précédentes. J’entends l’accusation qui flotte encore dans l’atmosphère qu’importe son visage, qu’importe sa voix, ses gestes. Je ne suis pas lâche. Qu’importe la peur qui peut m’habiter. Est-ce qu’avoir peur, l’avouer est signe de faiblesse ? est-ce que cela implique que mes arguments soient dénués de sens ? Craindre pour la vie des autres n’est pas une tare. Craindre pour la sienne non plus mais…Ce n’est pas ma vie le problème mais qui je pourrais devenir… si être plus signifie devenir comme ceux que je hais…. Mes yeux se portent sur cette chimère. Pourquoi me défendre face à lui ? Il n’a aucune consistance. Ses paroles sont à mon image : inutile. Je soupire. Murmure à mon tour. Je ne suis pas sûr que ce soit un compliment… « Pas bâti ». Peut être. Ou peut-être que je ne suis pas bâti pour tolérer l’intolérable. Tu crois vraiment que la population nous déteste pour nos actions ? Réellement ? L’écho du doute appelle mon intérêt. Ma surprise. A-t-elle, au final, écouté ce que j’ai tenté de lui faire comprendre ? A-t-elle considéré ma position sans son filtre en noir et blanc ? Je m’étonne et fronce les sourcils dans la même seconde, perturbé par son visage. Par ce qu’il dégage. Lorsqu’elle mort ses lèvres, j’aimerai la rassurer mais n’ai-je pas parlé d’honnêteté ? Je ne peux lui révéler un mensonge ne serait-ce que pour lui faire plaisir, à elle et ses actions. Ne serait-ce que pour lui permettre d’apprécier ses actes, les justifier, les gracier. Non, la population n’est pas forcement d’accord. Non, la population ne vit pas toujours pour la guerre encore moins aujourd’hui qu’hier. Comme elle l’a dit, pas tout le monde n’est bâti pour la révolution. Là où une caresse effleurée mes mains, une crispation les enserre. J’observe nos mains puis retourne à son visage. Elle semble si forte que ses rares instants de doute semblent hors du temps. Je masque ce constat derrière un rictus et la laisse tenter de reprendre contenance après ce débordement vérité personnelle. La jeune femme accuse le gouvernement. Se dédouaner semble un art pour les deux camps… Dans une hésitation, je soupire, agite la tête et récupère l’une de mes mains pour l’approcher de son visage. Je lui offre un léger sourire, décidé à suivre son exemple, apaiser entre nous ce feu qui s’embrase et qu’on ne pourra pas contenir aujourd’hui. Nos peaux s’effleurent. Oui, réellement… le gouvernement est la cause de vos actions mais n’en sont pas responsables. Ils forcent peut être à appuyer sur la détente mais le choix vous appartient… la population ne voit que ça… une partie du moins… Ma voix se veut douce, simple, telle une confession entre nous. S’ils peuvent adhérer à vos valeurs, vos espoirs… ils ne veulent pas forcement d’une autre tuerie… ça se comprend… beaucoup ont perdu des proches. On l’en a tous perdu… Mes yeux se reportent sur les documents qu’on voit sur la table. Certains n’avaient rien demandé, n’avait jamais pris position et d’autres l’ayant prise n’y ont tout de même perdu ce qui les faisait se battre : la vie. Mais Gui, en avoir conscience, accepté cette réalité peut amener d’autres solutions… rien n’est irrémédiable. Nous ne sommes pas tous bâtis pour la révolution mais bien pour la liberté… J’accentue mon sourire et baisse ma main d’une caresse sur sa joue. Tu as raison sur une chose : il faut se battre… en choisissant bien ses combats et ce que je compte faire… avec toi si tu as confiance ..

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MessageSujet: Re: La véritable légende de Narnia : une historie d'espionage [GIU]   Dim 21 Fév - 16:57


Je me perds à chaque seconde de plus passée en sa compagnie. Les doutes s’incrustent, ne se décident pas à reprendre leur liberté et cela me blesse finalement. Ma cause, est ma vie, elle me définie presque entièrement et pendant une seconde, je me demande pourquoi je continue, lorsque d’un coup de massue il m’assomme. Ses propos ne sont pas durs, il semble même prendre des pincettes pour m’annoncer ce qu’il pense, ce que la population semble penser. Pourtant chacun de ses mots n’est qu’une lame aiguisée de plus qui s’enfonce dans ma chair sans honte. J’entends tout, cherche pourtant à comprendre comment ils voudraient, tous, que le monde change, sans y mettre les mains. « C’est trop facile… » Que je murmure lorsque sa main vient effleurer ma joue dans un contact qui me hérisse. Sa douceur est censée atténuer la force de ses propos, mais à vrai dire, cela ne fait qu’attiser un peu plus la rancœur que j’éprouve soudain envers cette ingratitude. Et je voudrais hurler. Lui crier qu’il a tort, qu’ils ont tort et que nos actions ne sont pas que tueries et destructions. Que les morts se comptent plus sur les doigts de ce gouvernement qu’ils acceptent que sur les nôtres. « La liberté.. » Ce n’est encore qu’un murmure qui m’échappe, je ne veux pas m’exprimer à voix haute. Pas encore. Pas de cette façon. Et puis un discours enflammé, pour convaincre la population de leur bêtise, n’a pas sa place entre ces quatre murs. Il n’y a que lui à convertir pour l’instant, et le travail est déjà fait puisqu’il se prête déjà au jeu, malgré son mépris évident pour moi et mes amis.

« Je n’ai pas confiance… Comment pourrais-je ? » Les mots s’échappent, cette fois à voix haute, sans que je ne parvienne à les retenir. Avec cette bombe lâchée, je ne peux pourtant pas rester silencieuse et c’est dans un soupir que je me dégage de tout contact, pour m’éloigner et le fixer. Dans le mouvement, je cogne ma main douloureuse, ne retiens pas un gémissement avant de ramener la fautive contre mon corps. Quelques secondes, c’est tout ce que je lui accorde, avant de reprendre finalement, d’une voix la plus neutre possible. « Pour qui me prends tu en réalité ? Une tueuse sans foi ni loi, qui se complaît dans la douleur imposée aux pauvres innocents, qui n’ont rien demandé ? » Cette simple idée me rend malade, me fait secouer la tête dans une pathétique tentative de reprendre contenance. « Je n’arrive pas à croire que tu puisses nous accuser des maux du gouvernement. Les morts, ce sont qui nous les impose. Je te rappelle les jeux ? Qui tuait ? Je te rappelle les expériences sur les métamorphes ? Et j’en passe. » Je m’enflamme, tait volontairement les attentats, qui ne sont qu’une réaction de violence qui me dépasse moi aussi. « Oui… Il y a des terroristes… mais il y a aussi et surtout des résistants. Il serait stupide de les mélanger. » Et dans cette phrase, je me calme, me force aux réactions plus rationnelles, même si l’emportement est ce qui me défini le plus souvent.

Dans une respiration que j’impose calme, j’essaye de mesurer mes réactions et relâche enfin mon appendice meurtri, pour montrer juste un peu de détente dans ma position. « La population que tu défends, ne voit que les attentats… Ils ne se battront pas, même pour leur propre liberté. Soit ils ne savent pas quoi faire, soit ils s’en foutent, soit ils préfèrent attendre que les autres le fasse, pour les fustiger. Si la situation évolue positivement, ils viendront prétendre que c’est grâce à eux. Si elle se dégrade plus encore, ils diront que c’est de notre faute. Le monde est construit ainsi. C’est triste, mais je ne viendrais pas pleurer sur ce qu’ils pensent. Je ne cherche qu’à atteindre ceux qui ne savent pas quoi faire, pour les aiguiller. Les autres… viendront ramasser les miettes, quelles qu’elles soient. » Je ne sais si je suis claire, mes propos s’embrouillent alors que la douleur revient en force pour s’étendre à mon bras presque entier… Je préfère donc m’assoir, incapable d’affronter plus longtemps une discussion, campée sur mes deux pieds. « Je peux te faire confiance. Te croire… Uniquement si tu es capable de me dire que tu peux te plonger entièrement dans cette quête de liberté… Je ne peux faire confiance à ceux qui ont le cul entre deux thés. » Lancée dans ma tirade, je ne me rends pas compte de mon erreur de langage, et m’en moque en vérité. Seul mon regard vient sur lui, en l’attente d’une réponse.

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MessageSujet: Re: La véritable légende de Narnia : une historie d'espionage [GIU]   Mer 24 Fév - 20:24

C’est amusant…Quoi ?Tu lui parles de confiance, de te faire confiance, alors que je suis persuadée que tu es incapable de te prononcer sur elle… Mes yeux le fusillent pendant qu’elle prononce des murmures qui m’échappent complètement. J’aimerai autant ne pas à devoir faire mon choix. Ne pas forcement voir ce jeu que je joue autant contre elle que contre moi. J’oscille, c’est certain. J’ai beau être convaincu de ne vouloir enterrer personne, plus encore. Je suis également convaincu du leurre de cette alliance et du gouvernement mis en place. C’est une duperie que tout le monde semble accepter bien docilement, trop surement mais cela reflète la réalité que je viens d’énoncer : personne ne veut d’une autre révolte, d’une guerre ou je ne sais quoi pouvant tuer. Tuer et détruire. Après tous, à force de s’entre-tuer, il n’y aura plus d’espèce humaine à protéger ni d’intérêt à conserver pour l’un comme pour l’autre des partis. C’est une société stupide. Qu’est-ce qu’on sait du reste du monde ? Avons-nous seulement des informations en dehors de celles servies par le gouvernement ? On ne sait pas. On ne sait rien sur ce qu’il peut exister à l’extérieur de ces nouveaux murs… enfin, en dehors des zombis et des intempéries. Peut-être qu’ailleurs un bout de civilisation a su vivre et agir intelligemment. Peut-être qu’ailleurs l’herbe est plus verte, moins aiguisée. Ici, c’est stupide…. Ici c’est stupide mais il semble que l’ensemble des crétins du monde vivant ont choisi de se réunir… ici. C’est stupide. Comme cette conversation. Je le vois dans ses yeux, dans son attitude… c’est écris sur ses traits… elle n’est pas d’accord, n’est pas plus apaisé. En même temps, qui apprécie se voir critiquer ses actions ? Personne, moi le premier. Mais ne parlons-nous pas de la vie autant que l’avis des individus de cette ville ? Beaucoup préfère l’image du bossu à celle du cadavre… faire le dos rond, s’atteler à sa tâche, à celle que nous sommes autorisés à faire et … respirer. Je peux comprendre. Je comprends tout à fait. Pourquoi est-elle incapable de l’entendre ? Je suis lasse. Lasse de me battre avec elle alors que nous aurions pu occuper notre temps à tout autre chose. Lasse de ce débat perpétuel. De ce doute constant. Lasse d’une position qu’il semble nécessaire de prendre et lasse, au final d’en prendre une sans que cela ne puisse convenir à tous les arguments. Elle a raison. J’ai raison. On a tous raisons. Je n’ai pas confiance… Comment pourrais-je ? Dit la fille qui s’incruste dans un placard …. Non, je l’aime pas… Vire la de la maison… Il croise les bras, secoue la tête en fronçant le nez. On dirait mon père. Etrangement, la constatation me fait sourire dans sa direction oubliant complètement la jeune femme. Juste une seconde. Juste une simple petite seconde mais l’ensemble me revient en pleine face lorsqu’elle se lève et s’éloigne de mon épiderme. Je laisse retomber ma main en écho de la sienne qui rencontre le mur. Malgré l’injonction de ses paroles, je me redresse d’un bon et lui si ça va. Elle ne semble pas m’avoir entendu et tente de reprendre des couleurs en complétant sa réponse. Ses questions prennent la forme d’accusations auxquelles je réponds d’un soupire. Je m’adosse à l’encadrement de la cuisine américaine et l’observe. Non je ne la vois pas comme une tueuse. Je vois les gens sans scrupule qui tue des gens pour arriver à leur fin comme des tueurs. Jusqu’à preuve du contraire, j’aime à croire qu’elle n’en fait pas parti. Vu le discours qu’elle tient face à ta position…. Tu es aveugle frangin… Arrête please

Je me surprends, fronce les sourcils, secoue la tête et passe une main dans mes cheveux par reflexe. Quel idiot. Lui. Moi. Surtout moi de me créer sa présence. Je soupire encore et laisse glisser ma main de mes cheveux à ma joue avant de la laisser retomber. Bien bien bien. … pas à croire que tu puisses nous accuser des maux du gouvernement. Les morts, ce sont qui nous les impose. Je te rappelle les jeux ? Qui tuait ? Je te rappelle les expériences sur les métamorphes ? Et j’en passe. Mon regard se reporte sur elle. Ai-je raté beaucoup de ses propos ? Aucune idée mais qu’importe, je tique à la mention simultané des arènes et des expériences. Comment fait-elle pour me rappeler avec autant de précision ma participation ? Je me crispe, serre les poings et m’éjecte du mur d’un mouvement d’épaule. J’ai beau douter qu’elle puisse savoir pour les arènes, je ne peux m’empêcher de lui envoyer un regard assassin qui finit par s’estomper dans son mouvement de lassitude. Résigné, je m’adosse à la porte, face à elle, croise mes bras et pose ma tête contre le bois. Stupide de les mélanger ? Je ne sais pas. Je suis d’accord. Ou pas. Pas totalement. Je ne suis pas sûr. J’hésite, je fronce les sourcils. Il ne me semble pas avoir mélangé les deux juste avoir fait mention de l’existence de résistants violents… qu’on les appelle terroriste, délinquants, rebelles ou je ne sais quoi… ils n’en sont pas moins membre d’une forme de résistance, de …la résistance. Ils agissent en son nom. Pour elle. Pas pour le gouvernement, pas pour les habitants, pas pour…. Pour… ils agissent pour eux, ils se voilent la face. Ils croient que répondre par la mort c’est le bon chemin… c’est stupide. Lorsqu’ils se sont attaqués aux employés du gouvernement, n’ont-ils pas attaqué de simple habitant ? Des gens bossant pour manger ? Je me crispe, m’apprête à m’exprimer, à démontrer mon point de vu, encore, mais elle me devance. Ses mots font échos bien facilement en moi, coulent et s’infiltrent vers un accord tacite. Qui pourrait contredire cette fine analyse ? …. soit ils préfèrent attendre que les autres le fasse, pour les fustiger. Si la situation évolue positivement, ils viendront prétendre que c’est grâce à eux. Si elle se dégrade plus encore, ils diront que c’est de notre faute. Le monde est construit ainsi…. AmenAmen Mon sourire s’étend à un clin d’œil pour mon frère avant de me concentrer de nouveau sur ses propos. Elle a raison. C’est évident. C’est ainsi mais qu’elle ne s’enfonce pas dans un constat barbant, inutile et au final sans profondeur. Ce serait dommage de conclure que le monde est incapable de se défendre comme un seul homme et d’en prendre cette responsabilité. Tout comme, en opposition, elle est stupide de croire que cela possible avec grande facilité. Aiguiller les gens est une chose, les obliger par une certaine crainte en est une autre. Je ne pense pas qu’elle soit capable de menacer quelqu’un pour obtenir d’elle son assujettissement mais d’autres le sont. e peux te faire confiance. Te croire… Uniquement si tu es capable de me dire que tu peux te plonger entièrement dans cette quête de liberté… Je ne peux faire confiance à ceux qui ont le cul entre deux thés. Deux thés ? Je lâche un léger rire me repousse du mur en secouant la tête et m’approche d’elle. Je m’agenouille contre le fauteuil sur lequel elle se tient (et qu’elle a préalablement malmené). Deux chaises… on dit le cul entre deux chaises… mais je vais la garder, j’aime bien… C’est plutôt sympa avec ton léger accent… Un accent que nous avons presque en commun, une frontière prêt c’est peu non ? Je lui offre un clin d’œil avant de me laisser tomber le canapé contre mon dos. J’en avais presque oublié qui elle était : une inconnue avant 2012. Elle ne semble pas exister avant, comme beaucoup, peut être même comme moi…Il est possible que les informations sur elles ont disparus en même temps que le gouvernement d’Obama. Peut être ou peut être pas. Enfin, je m’en fous en fait. Mes yeux se posent sur le dossier que je lui ai présenté un long moment.

Tu sais que tu viens de nous résumer les deux guerres mondiales ? surtout le résultat de la seconde…. Pi celle d’Algérie aussi… et… enfin, on s’en fout. Ton analyse est un cours d’histoire, on devrait apprendre de nos erreurs mais je crois que l’homme est con. Ce constat m’octroie un léger rire que je fais glisser sur Bastien installé dans l’autre fauteuil à présent. Je n’ai jamais dit que je te voyais comme une tueuse c’est toi qui m’a laissé entendre que tu n’es pas contre des actions musclées et … là… en effet, je ne plongerais pas avec toi. J’aime bien nager dans une eau que je peux … sonder. Cependant…. Je me penche, attrape le dossier de ses anciens camarades, me retourne en me redressant sur mes genoux et le pose sur elle. Tu viens de différencier le terroriste du résistant. Si cela signifie que toi et ton groupe ne favorisez pas ces attaques… tu peux me faire confiance. Si ce n’est pas le cas… ne cherche pas plus de moi que de la simple courtoisie. Mon index se pose sur le dossier pendant que mon regard s’enfonce dans ses prunelles. Que ce soit bien clair, je suis contre le gouvernement à cause de ça. C’est contre ça que je veux lutter. C’est pour nous libérer de ce risque que j’ouvre ce genre de dossier, que je cherche des informations, que j’enquête…. Mais jamais, JAMAIS, je n’aiderai qui que ce soit à tuer qui que ce soit…. Je l’observe, tente de lire son regard, espère y lire quelque chose de positif. J’espère, en réalité, qu’elle me confirme ne pas prôner des attentats, des kidnappings ou je ne sais quoi d’autres du même genre. Tu sembles avoir tes limites et j’ai les miennes… Je peux t’aider et c’est réciproque mais ne fais pas couler plus de sang qu’il n’y en a déjà eu… sauf si c’est pour ta vie… Oui, sauf pour sa propre survie. Peut être, surement, que ça…. Je ne dirais rien. Oui, surement. Je ne sais pas en fait Ne sois pas trop catégorique dans tes jugements, je bosse au gouvernement, tu m’as vu aux expériences et tu ne connais pas tout de ma vie… pourtant, tu sais aujourd’hui que je ne suis pas pour ce gouvernement. Je ne suis pas le seul dans ce cas là. Les kidnappings des employés du gouvernement ont juste contribué à faire de la résistance des personnes à abattre, c’est encore pire aujourd’hui à cause de l’alliance. . Je soupire, hésite, passe une main sur mes yeux. Lorsque j’ai moi-même été kidnappé, j’ai accusé la résistance avant de me dire que celle-ci n’agissait pas ainsi et d’accuser à son tour le gouvernement de faire de la « pub » contre vous…. Si vous vous mettez à agir comme ça, tous, toutes les personnes qui doivent représenter l’espoir et un autre idéal ne vaudraient, au final… plus rien. Je secoue la tête, soupire. Libre à toi d’entendre ou non. De me croire ou non. De me faire confiance ou non. Mais je pense aujourd’hui que, de toute façon, la confiance s’acquière… tu ne m’as toujours pas confirmé ou divulgué la teneur de ce que tu fais … c’est à toi de voir au fond mais c’est sûr que ça me laisse le doute sur… la véracité des valeurs que tu dis défendre…

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La véritable légende de Narnia : une historie d'espionage [GIU]

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