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 La véritable légende de Narnia : une historie d'espionage [GIU]

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MessageSujet: Re: La véritable légende de Narnia : une historie d'espionage [GIU]   Lun 7 Mar - 19:37


Cette discussion m’épuise, me vide de toute substance aussi surement que mon sang se répand dans ce bandage de fortune qu’il m’a fait. Ma concentration s’échappe à chaque seconde alors que mon esprit entier veut se plaindre de la douleur que je ressens un peu plus. Le coup porté par inadvertance à ma blessure n’aide pas du tout à cette situation si bien que je m’emporte dans un discours que je ne tiendrais probablement pas en temps normal. Ou bien n’est ce pas la douleur qui m’emporte mais plutôt la relation que je peux entretenir avec l’homme devant moi. Ce n’est pas si simple de renier totalement son implication lorsque je sais les efforts qu’il peut fournir pour se dédouaner de ses actes passés. Ce n’est pas si aisé non plus de clamer le manque de confiance que je peux avoir en lui, lorsque tout mon être me pousse à l’accueillir dans mon cercle très fermé. Et finalement ma langue fourche, jusqu’à cette erreur de langage qui nous pousse tous les deux à nous détendre finalement, lorsqu’il se permet de me reprendre. Bien sûr… Chaise et non pas thé. Cela paraît bien plus logique en vérité, mais lorsqu’il pouffe, je ne peux m’empêcher de lui rendre un léger sourire timide. Il se moque, bien sûr, qui ne le ferait pas et cette simple détente dans notre discours par trop enflammé, me permet d’écouter ses dires dans le plus grand calme.

Chacun de ses mots vient s’imprimer dans ma tête, efface les à priori que je ressens pour lui, vient en ajouter de nouveaux tout en conservant cette once de confiance qui vient en mon sein le plus sûrement possible. Je ne parviens pourtant pas à lâcher prise totalement, à obtenir totalement son approbation, parce que je ne suis pas aussi pacifique qu’il le souhaiterait. Mes actes poussent à la mort. Mon mari en est l’exemple flagrant, tout comme la plupart des actes terroristes qu’il blâme. Nul doute que mes informations, durement glanées, sont responsables de la plupart des actes contre le gouvernement. Il n’a pas besoin de savoir tout cela. Tout comme il n’a pas besoin de savoir ce que je fais réellement. La seule chose qu’il doit avoir en tête, c’est ma détermination à obtenir un monde libre, pour tous, même ceux qui se complaisent avec ce gouvernement. Ses tous derniers mots pourtant, voudraient me pousser à la confession, pour obtenir une relation toute spéciale avec le scientifique. Ce pied dans le gouvernement serait une aubaine absolue en matière d’informations, mais le braquer en conservant le silence ne servirait pas à grand-chose, mis à part ma propre protection. « J’entends Tim… Je ne te dis pas que je suis d’accord, mais je t’entends. Je ne veux pas devenir ce que je blâme en m’entêtant dans des actions qui ne valent rien aux yeux du monde. » Mes yeux se déposent de nouveau sur les dossiers qu’il observait au début. Je ne connaissais qu’un seul de ces types personnellement. Pourtant, leur sort me préoccupe réellement, comme celui de chacun qui se bat pour la liberté. Même ceux qui véhiculent la mort, même ceux que Tim condamne. Nous sommes tous porteurs d’un besoin de justice, de vraie justice, même si nos actions sont sensiblement différentes les unes des autres.

Et s’il n’est pas clairement estampillé résistant à mes yeux, l’homme en face de moi participe tout de même à notre effort. Et c’est la raison pour laquelle je finis par répondre. « Tu peux douter sur la véracité de mes valeurs comme tu dis. C’est humain après tout. Je ne suis pas un modèle quelconque à suivre. Je fais du mal aux gens, je ne cherche pas à épargner les états d’âme des autres. Cela ne me dérange pas d’être le visage à détester s’il le faut. Je pense pouvoir tout faire, si ça peut avancer la cause. Seulement. En mon for intérieur. Je ne cautionne pas le terrorisme. Je ne supporte pas l’hypocrisie… Et je suis pourtant contrainte à l’un des deux. » Je ne désire pas l’aiguiller sur la solution. Tout simplement pour avoir une idée de la façon dont il me considère. La réponse pourtant, devra attendre alors que lentement je ferme les yeux, incapable de ne pas céder à l’appel de cette douleur qui se répand toujours un peu plus. « Si je peux te donner un conseil. Fais attention à ne pas casser de bouteille. Ca fait un mal de chien. » Et le sujet qui nous agite depuis plusieurs minutes semble soudain s’évaporer lorsque ces mots m’échappent.

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MessageSujet: Re: La véritable légende de Narnia : une historie d'espionage [GIU]   Mar 8 Mar - 23:55

Je ne suis pas un sain. Personne ne l’est. Personne ne peut se définir en ces termes. Pas plus aujourd’hui qu’hier, c’est un fait. L’hypocrisie parcourt pourtant le monde dans ce genre de connerie et de considération. Je suis probablement, bien malgré moi, entrain d’imposer un comportement, une norme de conduite que je ne saurai peut être pas capable de maintenir moi-même d’ici quelques semaines, mois, années. Qui sait-ce que nous pouvons devenir selon les évènements ? Frapper, dénoncer, braver, écraser, détruire, tuer. La plupart n’a-t-il pas déjà été fait bien malgré nous ? Bien malgré moi ? Je n’ai pas fait que participer aux blessures, aux tortures, aux assujettissements. J’ai frappé, brutalisé, écrasé, détruit, tué ce que je considérais à ce moment là comme une menace. C’est vrai. Dans une situation qui ne nous permet pas de faire autrement, tout est possible. Maintenant est-ce que notre société actuelle nécessite de passer de nouveaux ces caps là ? de pousser les individus à briser ces codes moraux, humains ? Tuer ou être asservi ? En sommes-nous là ? Je ne suis pas certain de la réponse. Je la crains pour dire vrai. Je ne suis pas sûr de vouloir agir de nouveau dans l’impérativité de ma survie. Tuer, qui que ce soit, quoique ce soit, n’est pas inné. Ne l’a jamais été et probablement pour personne. Pas pour elle, j’imagine. Mes yeux parcourent un visage qui s’éteint par à coup. J’ai l’impression de voir une lumière lutter pour ne pas s’éteindre. Toutefois, elle reprend force, offre une réponse dans un bâillement invisible mais certainement présent. Je glisse mon regard sur sa main, la douleur qu’elle doit entrainer. Ses paroles me font l’impression d’une doux murmure, offre une allure de confession entre nous. Elle s’arme pourtant davantage pour poursuivre sa réponse. Plus énigmatique, moins catégorique, complètement convaincu par ce qu’elle fait. Je l’envie. A cet instant, je l’envie, oui. Une conviction que j’aspire à poser dans les tréfonds de mon être mais qui peine à trouver une juste place au milieu de tous ces doutes qui font peut être de moi un homme à lâche ou un homme de raison. L’un opposant pas l’autre, je ne dois pas être quelqu’un de très consultable pour elle. J’imagine. Etonnement, cette conclusion me peine. Quelque part j’ai peut être conscience que cette jolie blonde n’est pas mon ennemi ni celui de ce peuple survivant. Qu’elle n’a pas forcement tort. Sans avoir totalement raison. Qu’il y a des subtilités en toute chose, en chaque choix mais que si personne ne se tortillait du cul, rien ne bougerait. Elle a raison là-dessus. Cette conversion n’est aps un débat c’est un chantier historique, perpétuel. Un cycle imparfait et contraignant imposant des choix douloureux à chaque génération. Ses yeux se ferment doucement sous la douceur des miens, sous le léger rire que je lui offre pour son conseil. Lorsqu’elle disparait dans l’inconscience méritée, je lui susurre un merci sans bouger.

Mes prunelles épousent ses traits de femme endormie, épuisée par une blessure et certainement le poids éveillé des responsabilités qu’elle a choisi d’assumer. Ici, allongée, elle semble tant sans défense, si jeune, si …frêle. On dirait une enfant loin du monde dans lequel nous avons été projetés et dans lequel elle se veut investigatrice d’un meilleur. Qu’a-t-elle exactement dans la tête ? A quoi peut-elle bien rêver ? Une meilleure justice ? ou un prochain massacre ? Elle semble si sereine. J’imagine que nous ressemblons tous à ça hors insomnie ou je ne sais quelle autre tare du sommeil. Je l’envie. Mes yeux s’attachent à sa main, devine le sang qui doit déjà avoir laissé sa trace sur le bandage. Un sang d’une noirceur d’ébène, profondément obscur pour un être qui semble vouloir qu’une nouvelle lumière. Il avait raison, la nature n’obscurci pas l’homme mais l’homme obscurci la nature. Une subtilité qui s’exprime parfaitement sur ce canapé, dans cet appartement où la conversation fut assez vive et intense pour s’interroger sur chacun d’entre nous. Nos motivations. Nos espoirs. Nos craintes. Nos désirs. Nos forces. Je me lève, tapote sans bruit mes jambes et passe avec délicatesse mon bras sous sa tête et ses genoux. Je la soulève, bandant mes muscles, évitant un trop gros soupire et contourne le canapé, le salon pour entrer dans la chambre. Je la pose dans mes draps chiffonnés et la recouvre d’une couverture ne pouvant m’empêcher d’écarter des cheveux de son visage. C’est fou. Nous sommes à 100 lieux de notre conversation. Elle semble si paisible, innocente. Je soupire, sort de la pièce et m’installe de nouveau dans mon canapé duquel je reprends mes dossiers que j’étudie avec une nouvelle attention. Une nouvelle attention qui ne m’empêche à mon tour de m’abandonner complètement.

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