AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Falling To Pieces. Pv Roxanne

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Masculin
↳ Nombre de messages : 1573
↳ Points : 38
↳ Date d'inscription : 20/10/2012
↳ Age : 24
↳ Avatar : Stanley Tucci
↳ Age du Personnage : Mystère, vous avez dit mystère ?
↳ Métier : Présentateur télévisé au service du Gouvernement, fouine officielle
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Playlist : Le chant de la vérité, la symphonie du mensonge et de la crainte.
↳ Citation : I have lived long enough to satisfy both nature and glory.
↳ Multicomptes : Mr Brightside & Bright Day



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Falling To Pieces. Pv Roxanne   Mar 13 Nov - 14:04

A shot in the dark A past, lost in space And where do I start The past, and the chase You want to be gone Like a wolf, a predator I feel like a deer in the ligh Your love be in that frozen time Hungry for that flesh of mine But I can't compete with the she wolf, who has brought me to my knees What do you see in those yellow eyes Cause I'm falling to pieces.

Elles étaient là. Méduses de la nuit venue, délicieux épidermes dont il ferait bien la collection. Il y avait déjà goûté, prenant soin de bien les déguster. Filles de joie, vraiment joyeuses lorsque leurs corps se mélangeaient au sien. Laissant une odeur charnelle sur le tissu de ses draps. Remémorisant avec plaisir chaque lendemain, à quel point la nuit avait été mouvementée. Il s'était réveillé avec une nausée insupportable, lui volant le peu de bonne humeur qu'il pouvait encore posséder. Lumière aveuglante lui écrasant les pupilles, rideaux dégagés par une main douce et féminine. Croyant bien faire. Il lui avait lancé l'oreiller avant de se lever et l'attraper par le bras pour la sortir de son antre. Elle était restée trop longtemps, trop longtemps pour que sa journée soit agréable. Luminosité insoutenable qu'il s'empressa d'obscurcir. Sachant qu'il ne reverrait plus ce petit bout de soleil, il avait déjà oublié son prénom. Il l'avait trouvé ainsi, dégustant le nectar délicieux d'une vodka fraise. Imposant son décolleté, éveillant les regards les plus curieux dont le sien. Il l'avait abordé avec galanterie, cachant sa vraie nature de scélérat. Sa chevelure d'ébène dont les pointes touchaient ses reins, dégageait un parfum féminin de lavande effleurant ses narines avec minutie. Il l'avait charmé, sortant le grand jeu jusqu'à la faire rougir d'intimidation. Il avait posé sa main sur sa cuisse gauche, caressant du bout des doigts son enveloppe douce de femme naïve. il adorait les femmes fatales, mais les plus ingénues étaient les coups les plus faciles. Il savait d'avance que l'entretient ne durerait que quelques minutes jusqu'à ce que la demoiselle se donne à lui.

Elle l'avait accompagné de son plein gré, jolie femme exotique des pays Orientaux lui faisant découvrir ses talents. Talents qu'il profita, faisant attention à ce que les secondes deviennent des heures. Tigresse la nuit, véritable impasse le matin. D'habitude elles savaient à quelle heure partir, celle-là s'était montré insistante. Jouant avec ses nerfs de Dom Juan. La patience n'était pas quelque chose dont il était doté. Aimant les femmes pour quelques instants, les détestant lorsque celles-ci se montraient trop imposantes. Il avait besoin de ce petit moment de répit. Boire son verre de whisky en tirant sur un cigare. Un rituel qu'il tenait à accomplir. Chaque chose en son temps. Une routine qui ne l’exaspérait pas, du moins pas encore. Il noyait son chagrin dans l'alcool. Il était d'humeur maussade, voulant ravager tout sur son chemin telle une tornade envoyée par la colère de Dieu. Cet être transcendant auquel il ne croyait plus. Depuis cette catastrophe familiale qu'il avait vécu et qu'il n'avait pas empêcher. Impuissant, rendu à l'état de ce qu'il était déjà. Un simple humain avec de stupides pouvoirs surnaturels qui ne lui avaient servis en rien. Ce criminel les avaient anéantis, l'emmenant de force vers un souvenir douloureux et un chagrin sans cure. Gouffre ressemblant à un trou noir, le forçant à suivre le cours de la vie alors que sa femme et son enfant avaient connu le jugement dernier. Il aurait du y passer à leurs place. Il était devenu un tout autre homme. La signification de fidélité n'avait plus aucun sens pour lui.

Quittant sa demeure, Wayne était déjà alcoolisé. Les pores de sa peau dégageant une odeur nauséabonde reflétant une douleur insupportable. Il déambulait dans les rues de New-York tel un serpent cherchant sa proie. Au fur et à mesure qu'il avançait, son corps devenait un poids lourd. Il savait d'avance que cette soirée allait mal se finir. Il ferait la tournée des bars, avalant les liquides alcoolisés qui lui tomberait sous la main. Il se ferait payer des verres par de femelles enchanteresses. Jusqu'à ce que leurs amants s'en rendent compte et démarrent un combat sanglant qui lui déformerait le visage y laissant quelques cicatrices. Certaines trouvaient cela charmant, un côté machiste qui les attirait mais qui ne resterait pas, le temps faisant son devoir et effaçant les preuves d'une vie de débauche.

Observant les danseuses sans vraiment les voir. Elles dansaient telles des sirènes dont la magie émerveillait ses rétines. Mémorisant chaque parcelle de leur corps. Jeu auquel il se prêtait. Admirant pour mieux les cerner. Pendant ses rêveries, il fut bousculé par un type. Le Sorcier préféra se taire, profitant de l'instant présent tout en dégustant sa bière dont l'arôme citron lui rendait les papilles acides. L'odeur de la cigarette qui émanait de l'air frais de la nuit, lui titillait les narines et lui donna l'envie de s'y mettre à son tour. Il en prit une de son paquet, se dirigeant vers la sortie. Elle était là. Bijou étincelant, rare et particulier qu'il se forçait de garder à ses côtés. Wayne ne remarqua pas l'homme qui semblait prendre du plaisir à dévisager la jolie Roxanne. Complètement sous le charme de ses yeux chocolats, le Sorcier ferait bientôt preuve de jalousie et de possessivité. Faut rendre à César, ce qui est à César.

« N'essaye pas de m'échapper. Comme tu peux le constater, partout où nous pouvons aller, le destin fera toujours en sorte que nos chemins se croisent. »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Falling To Pieces. Pv Roxanne   Mar 13 Nov - 23:35

Trop ceci, trop cela. Trop bruyant, trop éclairé par endroits, trop sombres par d'autres. Trop noyé dans la séduction facile et écœurante, dans le plaisir à peine dissimulé des yeux et des sens. Trop submergé par l'ivresse légère et la soûlerie grossière.
Elle n'y aurait jamais mis les pieds seule et sans but particulier, ne trouvant de réconfort nulle part dans les bars ni les cabarets. Le mélange des deux n'améliorant en rien la chose. La chaleur de la boisson lui remuait les tripes et lui brûlait l’œsophage, tandis que les belles danseuses qui l'avaient charmée aux premiers abords se révélaient dès les minutes suivantes, sans saveurs et invisibles. Attirée ni par la première, ni par les deuxièmes. Elle se montrait sage cependant lorsque certains de ses amis désiraient s'y rendre, ou lorsqu'il s'agissait d'un lieu de rendez-vous plus ou moins stratégique. Mais elle était toujours cette fille qui prenait un énième jus de fruit, et qui n'y restait jamais très longtemps, prétextant l'envie d'une énième cigarette pour s'éclipser de cette bulle étouffante. Et elle restait dehors pour s'intoxiquer les poumons, encore et encore, sans plus y trouver de plaisir quelconque. Habitude tellement bien ancrée en sa personne qu'elle ne lui procurait plus rien. Geste machinal qu'elle exécutait, comme un travail à la chaîne. Bâton du diable qui se glissait entre ses lèvres et qui avait perdu son délice d'antan, mais qui lui semblait être une nécessité.

Cette fois-ci ne fut pas une exception. Elle était restée quelques temps à l'intérieur, baignée dans cette chaleur si caractéristique du Paradisio, avant de glisser à l'oreille de ses acolytes qu'elle avait envie de fumer. Prolongeant son escapade d'une cigarette à une multitude de cigarettes, jusqu'à ce qu'il traverse à son tour la porte métallique, provoquant chez elle ce pincement désagréable. Cette silhouette qu'elle connaissait dans les moindres recoins, bourreau de sa chair, bourreau de son esprit. Ses yeux s'étaient directement posés sur lui ; cet horrible réflexe traître qui nous prend lorsqu'une personne à qui on attache une importance supérieure à un individu lambda se glisse dans notre champ de vision. Ce glissement de l’œil vers son ombre, aussi bref soit-il. Elle refusait de prolonger le contact visuel, et voulait se montrer totalement indifférente. La vérité était que son unique présence déclenchait un feu d'artifice aussi démentiel que brouillon. Le désir de sa proximité, et le dégoût de son être entier. Le délice de son corps, et l'amertume de ses mots.
Alors, contre son muret, elle détourna le regard aussitôt que possible, reprenant entre ses lèvres sa cigarette, l'air distrait. Mais c'était sans réelle surprise qu'elle l'entendit venir, le son de ses pas couplé à son rauque murmure.
Ses lèvres se courbèrent légèrement, lâchant un ricanement à l'entente de ses mots. « Qu'est-ce que c'est que ça ? Ta phrase de prédilection pour draguer des minettes en chaleur ? Tu leur dis que c'est leur destin que de se soumettre à tes désirs et tes sombres fantasmes ? » Elle lui lança alors un regard teinté de mépris, ce regard tiré par ses grands airs de supériorité qu'elle avait pris l'habitude de lui accorder entre deux répliques cyniques. « Ne me parle pas de Destin lorsqu'il s'agit juste de ton irrépressible envie d'être avec moi. Mais je m'en serais volontiers passée cette fois, alors va balancer tes maximes pourries à d'autres filles. Tiens, l'autre cruche-là, je crois qu'elle n'attend que toi, tu voudrais pas la faire patienter trop longtemps, non ? »

Posté à quelques mètres d'eux, il continuait à les dévisager. A la dévisager, regrettant qu'un autre homme se soit glissé auprès d'elle avant qu'il n'ait eu l'occasion de lever le petit doigt. Tentant de scruter leur visage et leurs grimaces pour se faire une idée de leur relation et des propos qu'ils pouvaient tenir. Les moues méprisantes de Roxanne l'y aidant, il se jeta à l'eau. Usant du fameux ''est-ce que vous auriez du feu s'il-vous-plaît ?'' pour justifier son approche, et profitant de l'occasion pour enchaîner avec un semblant de conversation. Roxanne, elle, y voyant un moyen de jouer avec les nerfs de Wayne, feignit un intérêt quelconque, lui tournant ainsi le dos sans vergogne, après un regard plein de malice. Elle voulait autant qu'il déguerpisse de sa vue qu'elle aspirait à ce qu'il reste. Qu'il trépigne pour qu'on lui accorde l'importance qu'il pensait mériter, pour qu'elle la lui accorde, surtout. Comportement sans une once de logique, repoussant ses avances et priant intérieurement pour qu'il continue.
L'autre n'était qu'un homme sans grande envergure, ni grande conversation. La voix fade, la parole encore plus. Elle l'aurait rapidement fui dans d'autres circonstances, trouvant un mensonge grossier pour ne pas avoir à supporter son horrible banalité. Mais parce qu'elle sentait encore la présence de Wayne dans son dos, qu'elle s'imaginait son ego éraflé, elle se glissa dans la peau de celle qui s'y intéressait, celle qui se faisait lentement prendre au piège par ses discours bancals.



Dernière édition par Roxanne Delaney le Ven 16 Nov - 22:06, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

Masculin
↳ Nombre de messages : 1573
↳ Points : 38
↳ Date d'inscription : 20/10/2012
↳ Age : 24
↳ Avatar : Stanley Tucci
↳ Age du Personnage : Mystère, vous avez dit mystère ?
↳ Métier : Présentateur télévisé au service du Gouvernement, fouine officielle
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Playlist : Le chant de la vérité, la symphonie du mensonge et de la crainte.
↳ Citation : I have lived long enough to satisfy both nature and glory.
↳ Multicomptes : Mr Brightside & Bright Day



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Falling To Pieces. Pv Roxanne   Ven 16 Nov - 14:55

C'était ainsi lorsqu'il se trouvait en sa présence. Se perdant dans ses prunelles chocolatées, dégageant le doux parfum de ses délicieux souvenirs. Elle le martyrisait rien que par sa présence corporelle. Chaque parcelle de son corps était un sacrifice, les observant sans pouvoir les caresser. Nostalgie d'un plaisir qui semblait lointain. Elle était sa drogue. Ce quelque chose dont un addict ne peut plus s'en passer. Elle était son fantasme, sa réalité lorsqu'il se perdait entre ses lèvres, dégustant sa langue sans vouloir s'en défaire. Paradoxe ironique lorsqu'on connaissait les traitements qu'il lui infligeait. Faisant d'elle un minable objet sexuel pour assouvir ses plaisirs et au passage, ses besoins. Attirance purement physique tellement imposante qu'elle ne laissait aucune place à cet amour qui vous dévore les entrailles. La flamme d'une passion ardente n'existait tout simplement pas. Il se contentait de la suavité de son épiderme, faisant preuve d'une possessivité digne d'un gamin de dix ans envers son jouet préféré. La garder auprès de lui, la posséder entièrement. Lui donnant le statut de prisonnière s'il le fallait. Scrutant ses moindres faits et gestes, cachant une peur atroce de perdre cette femme qui réveillait le feu brûlant qui sommeillait en lui. Il ne pouvait pas s'en passer, son enveloppe corporelle, son caractère de feu attisait les étincelles de son envie. Plus elle prétendait s'en éloigner, et plus il avait l'avidité de la reconquérir. Ne pouvant se détacher de cet être qui l'émerveillait mais avec lequel il ne se gênait pas pour se montrer brutal, tel un barbare prêt au pire pour se satisfaire soit-même.

La nicotine lui montait à la tête et la réplique cinglante de sa belle ne vint pas arranger la situation qui lui semblait déjà bien complexe. Il laissa la cigarette à ses lèvres, écrasant le filtre avec celles-ci. Se frottant le front avec sa main libérée, attitude qu'il adoptait lorsque les choses ne se déroulaient pas comme il espérait. Lui adressant un sourire comme s'il voulait la prévenir des mauvais instants à venir. Humiliation qu'il ne supportait pas. Se demandant en quoi elle s'était permis de jouer les intéressantes de cette façon. Vipère dont le venin semblait bien toxique et surtout insoutenable. Détestant la façon dont elle tenait sa cigarette, les gestes qu'elle adoptait, ses manières haineuses qui commençaient à l'insupporter. Il suffisait d'un rien pour le mettre hors de lui. Se sentant souillé par des paroles qu'il savait vraies et fondées. Ne pouvant admettre un tel affront, manigancé avec minutie dans le but de le faire s'écrouler devant tout ce monde. Profitant de son statut de femme désirable pour mettre en œuvre son charme et rendre son côté possessif encore plus intolérable.

Roxanne avait craché ses mots sans aucune difficulté, se montrant maîtresse des circonstances. Provoquant son excitation, le poussant à l'extrême. Il essayait de lire entre les lignes, persuadé y trouver une pointe de jalousie. Agressive et féroce, elle avait toutes les armes pour le rendre colérique et défier sa patience limitée. Rictus déchirant ses lèvres en un sourire malsain, ignorant à quel point il pouvait être ridicule et espérant qu'aucun individu avait assistait à la scène qui le caractérisait comme maillon faible. Il caressa la joue de sa partenaire du bout des doigts. Action qui le rendait euphorique.

« Je suis affreusement outré. Comment peux-tu te mettre au même niveau que ces pimbêches en chaleur ? Voilà que je détecterais presque un manque d'assurance ! Je n'ai nullement besoin d'elles pour réaliser mes désirs et fantasmes comme tu le dis si bien. Je te trouve parfaite en la matière vois-tu. Ne t'en fais pas, tu ne seras jamais remplacée si c'est cela qui te tracasse. »

Ironies lancées dans le but de la rendre mal à l'aise. Oubliant toutes règles de bienséance, sentant son côté violent et agressif prendre petit à petit le contrôle de sa personne. Il n'était pas fou et il aimait encore moins être le centre du spectacle. Toucher une femme devant les yeux de tous ses gaillards affamés serait une véritable erreur qui pourrait lui être fatale, mais ce côté malsain qui sommeillait en lui était des plus difficiles à maîtriser. Il suffisait d'un rien pour blesser son égo.

« Tu fais preuve d'une vanité affligeante, ça m'excite tu sais ! Et en plus tu deviens possessive ! Mais laisse moi vivre, je ne suis pas à toi voyons ! » Il haussa un sourcil, tournant sa tête dans la direction indiquée. Sourire carnassier avant de lancer dans les airs en forme de cri, une vraie réplique qui rendrait Roxanne gênée, du moins l'espérait-il. Il la pointa du doigt.

« Désolé ma jolie, ma compagne est du genre abusive. C'est un vrai calvaire ! A tel point qu'elle se permet de porter des préjugés envers toi. Voilà que tu serais une cruche ! Navré pour le dérangement et sa folie que j'espère, passagère ! »

Il eut presque mal au ventre tellement l'envie de rire était oppressante. Il la perdit en quelques secondes lorsque sa belle lui tourna le dos. Il serra les poings si fort qu'il eut l'impression de briser ses os. Il aperçut le suicidaire jouer de ses charmes inexistants juste devant ses yeux. Sans aucun scrupules. Il transpirait de colère, animosité limite maladive. Qui était-elle pour agir de la sorte ? L'ignorer comme s'il aurait été une vermine misérable. Une âme assez monstrueuse pour qu'elle ne lui accorde aucune importance. Il ferait remarquer sa présence de façon violente s'il le fallait, abattant l'homme qui osait s'entremettre entre elle et lui. Il ne permettait pas qu'un autre soit assez cinglé pour adopter une telle attitude. Casanova de pacotille se contentant d'une simplicité défaillante, désespérant Wayne. Encore plus quand celui-ci se vit surprendre par la conduite de Delaney, doutant qu'elle y voyait un moyen assez perspicace pour anéantir sa confiance et le déconcerter de manière subtile. Il comprit où elle voulait en venir lorsque son regard de malice se posa sur ses prunelles azurées, lui rendant à son tour un regard cette fois-ci rempli d'une noirceur qui laissait transparaître son mécontentement et son comportement à venir. Il essaya de reprendre ses esprits, faisant le pire effort du monde pour ne pas devenir victime de ses émotions. Il le savait que ce serait lui qui en deviendrait sa propre proie s'il défaillait. Optant pour une contenance à l'apparence sereine, il entoura la taille de Roxanne, attirant son corps vers lui. Posant son regard meurtrier sur l'individu d'en face, il laissa malgrè lui ressortir sa fureur qui devenait de plus en plus intense.

« Ne fais pas le coq, tu risques de te faire déplumer. » Wayne escomptait au fond de lui que l'homme prendrait la décision sage: tourner les talons et ne pas revenir.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Falling To Pieces. Pv Roxanne   Ven 16 Nov - 20:15

Voilà ce qui les caractérisait. Ce combat éternel, cet échange haineux à peine exagéré de mots, qu'ils se crachaient le plus salement possible à la figure. Repoussant tour à tour les avances de l'un, pour bientôt se lancer dans la gueule du loup. C'était comme une nécessité qu'elle ressentait lorsqu'elle était en sa présence, ce désir indomptable qui prenait le contrôle de son corps, des fourmis au bout de la langue, des fourmis dans le ventre. Étranges alter-ego qui tiraient du plaisir de leurs violences verbales, poussant le vice plus loin, allant jusqu'à lacérer leurs pauvres enveloppes charnelles, et à en redemander encore. Plaisir malsain et fugace, qui se noyait dans la mélasse noire des émotions qu'ils provoquaient l'un chez l'autre. Car il n'y avait absolument rien de bon à tirer du lien maudit qui les unissait, lien ténu qui se briserait au moindre coup de vent, et qu'elle devrait s'évertuer à faire disparaître plutôt qu'à l'entretenir. Elle n'était pas dupe, c'était certain, réalisant à quel point cette relation était malsaine et destructrice. Révulsée par la personne entière de Wayne, par ce qu'il était tout bonnement, par ses faits, par ses gestes. Aussi bien son présent que le futur qu'elle lui imaginait. Il n'y avait plus rien à aimer dans cet homme-là. Cassure qui s'était élargie au fur et à mesure des années pour ne laisser que des miettes ; l'honnête personne qu'il avait pu être ne devait sans doute plus faire partie de ce monde. Et c'était ce qui la meurtrissait tant finalement : elle y voyait clair, et ne pouvait se résoudre à couper les ponts. Elle ne comprenait même pas ce qui la rattachait à lui, pourquoi elle continuait à sombrer dans la spirale infernale qu'ils s'imposaient mutuellement. Elle n'aurait jamais cru être réduite à ça : une pauvre fille, minable catin dont la soif de chair malmènerait à ce point. Et elle se sentait sale lorsqu'elle s'accordait un peu de temps pour y penser, comme une prostituée écrasant ses principes et ses convictions pour s'agenouiller gentiment afin d'obtenir en contrepartie de ces faveurs délicieuses quelques billets. Ils n'avaient pas cette relation-là, certes, mais ce qu'ils avaient n'était pas mieux.

Compliments et promesses d'éternité à la saveur bien âcre, étirant ses traits en une grimace lorsqu'il effleura sa joue. C'était ainsi que tout avait commencé, que tout s'était terminé. Une caresse. Enchaînement maîtrisé de caresses suaves et de plaisirs félins dont ils ne pouvaient plus se passer.
Mais sa bouche ne tarda pas à retrouver son arrondi, bien que le sourire soit moqueur au possible.
« J'osais pas me donner trop d'importance, je pensais que j'étais seulement une fille parmi tant d'autres. Mais tes propos me touchent profondément, si tu savais. » Préférant ainsi opter pour la dérision plutôt qu'un acharnement bête et ridicule dans lequel elle essayerait d'affirmer sa force de caractère.
Elle se rapprocha à son tour, alors que ses lèvres s'avançaient vers son appareil auditif, ses doigts glissèrent le long de ses clavicules, frôlant doucement la ligne de sa mâchoire. « Tout t'excite Wayne, c'est pas à moi que tu diras le contraire. » Se remémorant ainsi leurs étreintes, qui ne se comptaient plus tant elles s'étaient entassées, et tant elles continuaient à se multiplier malgré les bonnes résolutions qu'elle tentait de prendre. La bestialité de leurs ébats, le délicieux plaisir et l'horrible faim de chair qui les tenaillait. Comme des carnassiers se déchiquetant gentiment le cou en y plantant leurs crocs aiguisés, éraflant à vif leurs peaux fragilisées avec leurs ongles. « Mais de nous deux, je suis sans doute la moins possessive. Je peux vivre sans toi, sans éprouver le moindre manque en ton absence, alors que toi... il suffit que tu me voies ne serait-ce qu'une seconde pour te décider à venir pourrir ma soirée. Il faudrait que tu t'y fasses hein, je t'appartiens pas, je suis pas obligée de passer tout mon temps avec toi. »

Elle écarquilla les yeux lorsqu'il se mit à hurler, pointant sans gêne ni honte la demoiselle qu'elle venait de traiter de cruche, pour lui faire parvenir l'information. Ne sachant d'abord s'il fallait le faire taire sur le champ, ou s'il suffisait de prendre ça avec légèreté, elle resta une fraction de seconde muette, un demi-sourire perturbé sur les lèvres, avant de se décider à opter pour le second choix. « Ce qu'il ne te dit pas c'est que tu lui as quand même tapé dans l’œil ! Il a quelques affaires à régler, mais il te donne rendez-vous dans une petite vingtaine de minutes dans les chiottes pour femme. Il a vraiment besoin de tirer son coup là. » Elle finit par reposer son regard sur lui, l'air de rien, en haussant des épaules. « Avec un peu de chance, elle s'exécutera... Mais j'y crois pas trop. Je te l'avais dit pourtant, tu aurais dû lui sortir ta belle phrase sur le Destin. »

Elle s'efforcera de se laisser happer par les discours tangents de l'autre homme, lui donnant sans la moindre difficulté l'illusion qu'elle s'y intéressait, entre deux bouffées de nicotine. Elle n'attendait qu'une chose finalement, que Wayne s'en rende compte, et qu'il se décide à réagir. Trépignant presque d'impatience dans l'attente de découvrir sa façon de procéder, comme s'il s'agissait d'un vulgaire jeu. Se laissant ainsi attraper sans rechigner, et lâchant un ricanement en entendant les mots passer la frontière de ses lèvres. Elle venait d'avoir la confirmation de ce qu'elle avait dit plus tôt : des deux, elle n'était certainement pas la plus possessive. Se fichant éperdument de celles qui se perdaient dans ses bras et sous ses draps, tant qu'elle parvenait à l'avoir lorsqu'elle le désirait.
Sa réaction l'amusa, c'était effectivement le terme. Sans jamais réellement savoir s'il s'agissait de la comédie pure et dure, d'une jalousie totalement feinte, ou s'il y avait une once de vérité. Si cette conversation avec un inconnu, en prétendant d'avoir des étoiles plein les yeux le dérangeait véritablement, ou si ce n'était que sa terrible manie de vouloir s'imposer comme le centre du monde qui hurlait dans sa carcasse. Sans doute un peu de tout.
Elle appuya son dos contre son torse, entrelaçant ses doigts aux siens, alors que sa tête bascula légèrement vers l'arrière. Un souffle d'air chaud effleura son cou, et ses lèvres furent à leur tour attirées par sa peau, fine, fragile, sensible. Juste sous l'oreille, où elle déposa un baiser, avant de lui murmurer : « Est-ce que ce serait de la jalousie ? ». Puis elle haussa le ton, s'adressant aussi bien au fameux Casanova de pacotille qu'à Wayne : « Je te l'ai répété mille fois, tu te trompes, il s'agit de ma sœur, Anna. Je veux bien admettre qu'on se ressemble un peu, mais tu pourrais faire un effort quand même. » Elle se dégagea de sa prise, augmentant la distance entre elle et Wayne tandis que celle avec l'autre homme diminuait. Elle fit alors à ce dernier, pauvre crédule qui n'avait finalement rien demandé, et qui allait sans doute morfler. Entremêlé dans leurs comédies grotesques, il ne devait rien comprendre : « Il me confond toujours avec ma sœur... Je pensais que ça allait passer, mais il s'y fait toujours pas. Et à force ça devient assez embarrassant, surtout qu'il me fait des propositions vraiment indécentes. » Elle afficha alors une petite moue résignée, se faisant passer pour celle qui était outrée devant l'insistance de Wayne alors qu'elle en jouait.
Revenir en haut Aller en bas

Masculin
↳ Nombre de messages : 1573
↳ Points : 38
↳ Date d'inscription : 20/10/2012
↳ Age : 24
↳ Avatar : Stanley Tucci
↳ Age du Personnage : Mystère, vous avez dit mystère ?
↳ Métier : Présentateur télévisé au service du Gouvernement, fouine officielle
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Playlist : Le chant de la vérité, la symphonie du mensonge et de la crainte.
↳ Citation : I have lived long enough to satisfy both nature and glory.
↳ Multicomptes : Mr Brightside & Bright Day



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Falling To Pieces. Pv Roxanne   Jeu 3 Jan - 23:58

Un frisson. Comme un sourire d'un enfant. Comme le baiser d'une femme. Comme la douceur du vent traversant votre échine. Comme le rictus d'un imbécile croyant finir sa nuit entouré de bras féminins. Entouré de ses bras à elle. Poupée de porcelaine froide et sereine. Fougue certaine dégagée par tous les pores de sa peau, un abandon complet, une petite mort. Pas la première, ni la dernière. Son parfum y est encore, envahissant la pièce pour ne laisser qu'un goût amer de remords. Se mélangeant au sien, austère et hostile repoussant cette femme qui semble avoir pris sa place. Agissant tel un fantôme du passé revenu le hanter. Lui raviver la mémoire, l'empêchant tout simplement de vivre. Nuit incomplète, rayons étincelants qui finissent par arriver trop vite, annonçant le départ de la belle exotique. Crois-tu pouvoir l'échapper ? Tu reviendras sur tes pas... encore et encore. Repétant son prénom à son oreille lorsque tes ongles s'enfonceront dans sa chair, traduisant ton désir, ton envie. Il le sait qu'elle reviendra la jolie Roxanne, inconsciemment il a peur que ce ne soit pas le cas. Il finira seul et alcoolique, trempé dans son propre chagrin, se noyant dans ses propres larmes.

Il se tient face à lui, le fruit de sa colère. Il prétend devenir sourd pour ne plus écouter les absurdités de sa partenaire. Provocatrice, limite mesquine. Usant de ses charmes, potentiel certain dévorant de ses prunelles le bel inconnu. Il l'avait perdu en chemin, ce regard séducteur lorsqu'ils se perdaient dans la passion des plaisirs charnels échangés. Brouillard incessant l'empêchant de voir, rétines vides de toute compassion. Marionette alléchante adoptant son prénom, se satisfaisant de recommencer ce petit jeu malsain le lendemain sans vraiment y décerner la moindre exaltation. Routine qui ne s'était pourtant pas installée, jeux à la limite de macabres qui revenaient sans cesse comme une musique en boucle. S'arrêtant toujours au bon moment pour que l'ardeur de l'instant recommence jusqu'à ce qu'ils perdent toute raison. Ne souciant plus des bonnes moeurs et du bon savoir vivre, comme une drogue dont l'impossibilité de se défaire est nulle. Il avait pourtant voulu la prévenir, voulu se le répéter mille fois que le rêve allait bientôt tourner au cauchemar. Mais, ils persistaient tels deux adolescents euphoriques découvrant l'acte de chair autrefois tabou. Elle s'en irait, lui laissant un goût amer d'insatisfaction. Il en était dépendant, elle seule était consciente de l'effet qu'elle pouvait lui produire, qui savait là où toucher. Là où elle pourrait le briser lorsque le petit manège ne l'enchanterait plus. Leur relation n'avait pas débuté sous de très bons auspices. Elle se terminerait de la même manière. Wayne n'avait pourtant pas l'impression que ce jour arriverait, se laissant submerger par les courbes enchanteresses de sa partenaire.

« Crois-tu m'impressionner avec tes répliques à deux balles ? Tu tentes de te persuader de tout ce que tu peux me dire ? »

Il préfèra ignorer sa deuxième réfléxion, se perdant dans les abysses d'une pensée profonde où son corps était sien. Son âme ne lui appartiendrait jamais, elle était là pour le souligner, plusieurs fois s'il le fallait. Il n'avait pas l'intention de la possèder entièrement, les femmes n'étaient que des instruments faciles à utiliser. Jetables et renouvables avec un peu de volonté. Il subissait son impertinence sans broncher. Savourant le contact de son épiderme contre le sien, se remémorant les nuits où un tourbillon d'odeur charnelle n'avait cessé de tourner. Il la sentait en lui chaque fois que son parfum s'empregnait de son oreiller. S'important peu de ce qu'elle pouvait ressentir, ne voyant qu'une carapace superficielle, oubliant l'âme qui contrôlait le corps de cette femme avec lequel il s'amusait. Craignant sa disparation par pur égoïsme. Voulant la retenir chaque fois qu'il pensait avoir commis un faux pas, mais plus il la martyrisait et plus la cible revenait sur ses pas, s'abandonnant une fois de plus à un jeu qui finirait par la détruire.

« Je t'arrête tout de suite poupée. Je ne vais pas perdre mon temps en essayant de te convaincre du contraire. Tu es aussi tétue que douée au lit. Cependant, il me semble que tu en redemandes, encore et encore. Je suis une drogue pour toi. Certes, peut-être pas dans le bon sens du terme, mais tu as besoin de mes mains caressant ta chute de reins et que sais-je encore ? Tu ne pourras jamais te passer de mes services. Je pensais que tu connaissais mieux les hommes, je ne suis qu'une machine ayant le besoin d'évacuer son plaisir, tous les jours s'il le faut et toi... toi tu n'es que la mécanique qui fait fonctionner cette machine... rien de plus. Et encore, ne soit pas trop gourmande. Je dirais peut-être: une simple petite et misérable pièce. Et il faut bien que je l'entretienne cette pièce, ne crois-tu pas ? »

Il pouvait être pire qu'une femme. Vipère et venimeuse, il les connaissait bien. Il avait su adopter leur mode de fonctionnement. Apprenant comment blesser l'égo de ces belles femelles. Cependant, celle-ci n'était pas ordinaire. Il se plaisait à l'observer, fronçant ses sourcils, la croyant plus maligne. Elle ne serait jamais ennuyeuse à ses yeux, mais elle était sans doute insolente et cela l'exaspérait plus que ça ne l'excitait en réalité. Doutant de la réponse de la demoiselle à ce long monologue, elle en serait certainement ravie que tant d'importance lui soit accordée. Une question le titillait, mais avant il avait deux, trois trucs à règler. Il sourit alors, regardant l'intéressée. Noyée dans l'alcool, même un vieillard au phallus flasque aurait pu l'exciter.

« Oui ma jolie, attends-moi dans les toilettes. Comme tu peux le voir, celle-la n'a plus grand chose à donner à part des cris d'hyène hystérique qui ne veut avouer sa jalousie maladive. »

Il soupira, agacé.

« Mouais, tu as peut-être raison. Je commence à en avoir marre des vieilles poupée de chiffon usées dans ton genre... »

Ses yeux fixant les siens, il ne pouvait s'empêcher de penser qu'ils avaient l'air de deux parfaits gosses en pleine puberté.

« C'est ça que tu veux entendre à chaque fois que nos routes se croisent Roxanne ? Pourquoi tentes-tu sans cesse de me rabaisser ? Tu crois que j'ai un problème pour avouer que oui, j'ai besoin de toi ? En tant qu'adulte exemplaire, j'assume pleinemement mes responsabilités de dévergondé accro au sexe et surtout à ton vagin. »

Le bout de ses doigts glissait tel un va et vient sur le tissu qui recouvrait le corps de Roxanne. Ce n'était pas un geste affectif, il ne l'avait jamais été envers qui que ce soit. C'était sa marque de fabrique, sa manière de construire son territoire. Elle était certes une des pièces qui pouvait le rendre euphorique et l'exciter jusqu'à l'extase, mais ce qu'elle ignorait c'est qu'elle en était la plus importante. Celle qu'il ne pouvait pas se passer sans pourtant pouvoir expliquer pourquoi. L'avouer l'aurait rendu faible à ses yeux, il ne pouvait pas lui laisser cet avantage. Elle en profiterait, amusée par une situation où elle était maître. Elle s'amusait déjà, le faisant passer pour un débile n'ayant plus toute sa tête. Si cet inconnu l'aurait vraiment connu, il le saurait que Wayne ne confondait jamais ses partenaires. Chacune avait une odeur spécifique qui devenait petit à petit familière. Il les oubliait, il en fallait peu, mais certaines lui restaient ancrées dans la peau. Il pensait notamment à la belle qu'il continuait d'entourer de ses bras, montrant un signe de possessivité. Il ne s'en cachait pas, il n'aimait pas les communistes. Sa propriété privée était à lui et à lui seul. Et celle-ci en jouait, c'était presque de la moquerie gratuite mais il appréciait chaque seconde s'imaginant déjà des ébats grotesques et torrides auxquels ils avaient pris l'habitude. Elle le provoquait, jouait de ses charmes. Loin d'être bête, elle savait comment le faire fondre. Il ne pouvait pas résister à ses avances, se laissant aller comme un petit enfant, dégustant le moindre petit effleurement de sa peau contre la sienne. Son baiser lui avait volé quelques frissons, il perdait peu à peu toute raison, complètement séduit par la tigresse. Mais, il n'était pas dupe. Elle n'en resterait pas là, lui lançant des piques de manière subtile, jouant avec les mots. De sa question il n'en restait que l'air chaud hérissant les poils du dos de Wayne, mais l'abruti en face avait toute son attention. Il leva les yeux au ciel, souriant presque et se forçant d'admettre qu'elle était bonne comédienne. Roxanne s'éloigna de son emprise et il ne fit rien pour la retenir, se contentant d'enfoncer ses mains dans les poches de son jean et d'observer la scène de théâtre que celle-ci allait bientôt mettre en place. Il se demandait si ça valait la peine de relever sa remarque ou de la laisser prendre son pied. Hélas, c'était trop tentant pour se rester là comme un débile sans agir. Il lui mit une bonne main aux fesses, lui pinçant la fesse droite et s'adressant ainsi au pauvre homme qui ne semblait vouloir qu'une seule chose: prendre la fuite.

« Ha ben ça mon gars, je peux t'assurer que c'est la bonne ! Je reconnais toujours les fesses de mes conquêtes. Je peux te dire que celles de sa soeur sont bien moins fermes. »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Falling To Pieces. Pv Roxanne   Mer 16 Jan - 21:02

Elle aurait voulu n'être que ça. Une de ces pimbêches qui n'avaient pas pu garder ses genoux collés l'un à l'autre, souriant timidement à la vue de ce grand séducteur, grand prédateur, gênée par ses premières approches, suant d'excitation à ses premiers effleurement, et hurlant d'extase lorsqu'il se décide enfin à embraser son corps. Elle aurait voulu n'être que ça. Une fille assimilable à un papier qu'on prend, qu'on use et qu'on jette. Qu'on ne revoit plus jamais, qu'on ne cherche pas à retrouver. A l'inverse, elle s'était emmêlée dans sa toile empoisonnée, bien sagement, bien docilement. Attachant ses propres poignets, ligotant ses chevilles, enchaînée à ce vice qui lui collait désormais à la peau. Là où lui craignait de la voir disparaître un jour, elle, au contraire, espérait le voir partir. Elle savait qu'elle n'était pas capable d'y mettre un terme, que d'une façon ou d'une autre, elle retomberait comme elle était tombée la toute première fois. Et toutes les suivantes. Qu'à ses yeux, ce n'était qu'un jeu, inversant le rôle de la proie et du prédateur affamé toutes les cinq minutes. Si elle partait, il ne la laisserait pas en paix : il la retrouverait, pour lui faire payer cet affront de ne plus répondre à ses fantasmes détraqués, d'avoir cru qu'on pouvait l'abandonner comme un cabot au bord de l'autoroute sans même se retourner. Elle en frissonnait, rien qu'à l'idée – et pourtant, elle était bien incapable d'imaginer ce qu'il pourrait lui faire. Il n'était pas maître des illusions pour rien, mettant au service de ce gouvernement tyrannique sa puissante créativité, aussi débordante que névrosée. Alors la seule solution pour se sortir de ce cercle vicieux était que lui, se décide à partir. Évidemment, cela ne faisait pas partie de ses plans, bien au contraire.

Une esquisse de sourire se traça sur ses lèvres à l'entente de sa tirade. Il n'avait pas tort, mais ce qui était malheureusement valable pour lui, l'était également pour elle. « Ne me prends pas pour une petite écervelée qui s'est faite charmer par tes grands airs, et qui a besoin qu'on lui rappelle que celle qu'elle prend pour son prince charmant ne le sera malheureusement jamais. Je te rassure, je suis bien contente de n'être qu'une mécanique, qu'une petite pièce sans importance, mais tu n'es pas plus que ça, toi non plus. » Il n'était pas plus que ça, et c'était déjà assez lourd à porter.
Ce n'était pas cette fille-là, un peu plus loin, imbibée d'alcool, et perchée sur ses hauts talons qui allaient rejoindre Wayne dans les toilettes. C'était triste, affreusement pathétique, mais la vérité était sans doute qu'elle allait y terminer. Méprisant sans délicatesse les autres, alors qu'elle ne méritait pas bien mieux qu'elles – et si jamais la pauvre venait quand même à se présenter, alors elle aurait sans doute droit à une proposition tout à fait charmante de Wayne, l'invitant à se joindre à eux dans des toilettes exiguës.

Relation teintée de paradoxes jusqu'au bout. Elle se sentait écœurée de ce lien avec Wayne, et pourtant, au fond, elle appréciait ce jeu. Dégoûtée à l'idée de nourrir une telle pensée, d'être à l'origine de cette sensation. Cette recherche de domination, ce désir d'avoir le dernier mot, la dernière caresse, le dernier cri de jouissance. Elle appréciait bien plus qu'elle ne voulait l'admettre. Et la seule chose qui la trahissait, était le sourire malicieux qui étirait ses lèvres à chaque fois qu'il lui crachait quelques mots. Incapable de se véritablement sentir blessée par sa franchise et son manque de délicatesse, elle prenait plaisir à lui rétorquer tout et n'importe quoi – et pourtant, on ne pouvait pas non plus dire qu'elle se réjouissait totalement des insanités qu'il lui offrait sur un plateau d'argent. Il n'y avait jamais vraiment de vérité, ni jamais vraiment de mensonges. Car ce n'était que ça, un jeu constitué de demi-tons uniquement. Jeu auquel ils s'adonnaient car c'était le résultat du choc de leur personnalité respective. « C'est au moins ça, tu reconnais que tu as sérieusement un problème. Mais je te ferai remarquer que tu ne sais décidément pas ce que tu veux, et encore moins ce que tu dis : un coup tu es lassé de la vieille poupée de chiffon que je suis, et un coup tu admets ne pas pouvoir te passer de moi. S'il-te-plaît mon coeur, ne sombre pas dans la schizophrénie, mon vagin aurait du mal à suivre le dédoublement de tes pulsions sexuelles, déjà bien trop bien nombreuses pour un seul homme. » Ça la tuait que d'admettre à vive voix que oui : elle n'était pas foutue de se passer de lui. Ce n'était pas dans ses habitudes que d'avouer des faiblesses, à elle-même, et encore moins à quiconque – car c'était en effet de cette façon là qu'elle percevait, et justifiait l'état de leurs liens. Trouvant alors, comme à son habitude, qu'il était plus aisé de rejeter la chose sur son interlocuteur, se débarrasser d'un poids était toujours une tâche qu'elle parvenait à exécuter sans grandes difficultés.

Les répliques qui sortaient de sa bouche frôlait dangereusement le ridicule, à son sens. Elle se trouvait bien minable comédienne, mais au fond, là n'était pas la question. Le but n'était pas tant de berner ce pauvre homme qui n'avait finalement rien demandé, et embarqué contre son gré, au milieu d'une tempête gouvernée par deux orgueilleux obsédés. Coincé dans leur bataille personnelle, il était devenu un simple pion dont ils se servaient sans vergogne, assistant à une dégringolade de mots dont il ne comprenait pas l'intérêt. Et pour dire, il n'y en n'avait aucun, si ce n'est le plaisir. Le plaisir comme raison souveraine, le plaisir était une raison suffisante qui justifiait assez bien toutes les actions qu'ils entreprenaient. Ce qu'elle disait ne s'adressait pas tant à cet inconnu, beaucoup plus à Wayne ; se demandant ce qu'il allait inventer cette fois-ci, et se préparant à répliquer dès lorsqu'il aurait attaqué. Car c'était nécessaire, que de ne pas laisser un laps de temps trop important entre sa réponse et la sienne. Chaque minute silencieuse n'était que l'incarnation d'une faiblesse grandissante, si ce n'est une ivresse croissante.
Elle afficha une moue pincée en sentant sa main sur ses fesses, s'empressant cependant de lancer, les bras croisés, et en haussant les épaules, jouant à celle qui était lassée, usée à force de voir ce scénario se répéter : « Et généralement, c'est à ce moment là qu'il rajoute qu'il préfère les seins de ma sœur, parce qu'ils remplissent bien sa main. Je comptais, au début ; le nombre de fois où il me faisait son petit manège, mais j'ai fini par arrêter. Je crois qu'on aurait sans doute dépassé la barre des cent, sinon. » Elle fit celle qui était touchée, désolée de voir qu'un si bel homme physiquement était totalement sans dessus dessous à l'intérieur – ce qui n'était finalement pas si faux que ça, bien qu'elle n'avait pas de réelle compassion à son égard, voire aucune. Ils ne s'étaient jamais encombrés d'histoires larmoyantes passées, expliquant leur comportement actuel. Celui-ci se présentait comme un fait, un acquis, et rien qui ne les intéressait, ni l'un ni l'autre, ne venait l'expliciter.

« Je pense qu'il faudrait songer à ramener notre vieux sénile à l'hospice, l'alcool ne semble pas lui réussir. Tu empestes d'ailleurs, il faudrait que t'apprennes à te contrôler ; rappelle-toi que c'est pour cette raison là qu'Anna t'a quitté. On devrait peut-être aller prendre un verre à l'intérieur, nous. » Elle optait pour le rôle de celle qui faisait les avances, alors qu'elle n'en était rien. Elle eut une petite pensée pour ce pauvre homme, petite marionnette de bois crispée entre les mains d'un couple de pacotille qui se divertissait, mais elle ne dura pas bien longtemps. Il essaya pourtant de s'enfuir, constatant que Roxanne n'était décidément pas celle qu'elle semblait être de loin, et qu'il valait mieux ne pas s'enfoncer trop profondément dans cette histoire sans dessus dessous. « Je devrais peut-être vous laisser, je vois que vous avez tous les deux... » Elle ne lui laissa pas le temps de terminer sa phrase : « Non, non. Ça ne te dérange pas Wayne, pas vrai ? »
Revenir en haut Aller en bas

Masculin
↳ Nombre de messages : 1573
↳ Points : 38
↳ Date d'inscription : 20/10/2012
↳ Age : 24
↳ Avatar : Stanley Tucci
↳ Age du Personnage : Mystère, vous avez dit mystère ?
↳ Métier : Présentateur télévisé au service du Gouvernement, fouine officielle
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Playlist : Le chant de la vérité, la symphonie du mensonge et de la crainte.
↳ Citation : I have lived long enough to satisfy both nature and glory.
↳ Multicomptes : Mr Brightside & Bright Day



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Falling To Pieces. Pv Roxanne   Sam 26 Jan - 23:03

Il osait la toucher, rendre ses mains plus baladeuses que celles d'un autre homme. Il était peut-être le seul à s'approprier d'elle ainsi, sans avoir la crainte d'être repoussé. Physiquement, elle ne le repousserait jamais. Elle reviendrait, en demandant encore. Lui, il serait là à l'attendre. Prêt à se laisser aller à une nouvelle nuit, voire une journée entière entre ses bras dociles dont les mains pouvaient se montrer sauvages. Roxanne avait l'apparence d'une jeune femme fragile, son visage inspirait la confiance et d'un seul sourire, elle pouvait faire fondre un iceberg. Cependant, Wayne ne se laisser pas impressionner par une telle carapace. Elle était bien plus que ça. Son enveloppe n'était que superficielle, car quand on creusait un peu plus, on s'apercevait assez vite que la jolie Roxy était tout sauf vulnérable. Tenace et exigeante, elle ne se gênait pas pour démontrer ce qu'elle voulait véritablement. D'une façon ou d'une autre, avec lui, elle l'obtenait toujours. Il l'avait peut-être mal habituée. Prêt à lui lancer des fleurs après un ébat charnel, sans jamais adopter un comportement qui trahirait de l'affection. C'était impossible. Ils n'avaient pas de l'affection l'un pour l'autre. Ils ne se détestaient pas, mais ils ne s'aimaient pas non plus. Leur relation n'était faite que de challenge, ils étaient peut-être rivaux. Des ennemis passionnés, consumant leur flamme de désir en fouillant l'anatomie de chacun. Jamais ça n'irait plus loin que ça. Leurs échanges étaient faits de deux seuls points: sexe et violence verbale. Hélas, ça ne dépasserait pas ce stade et ils n'en étaient pas moins satisfaits. Ils n'auraient jamais pu s'aimer, ils n'étaient tout simplement pas compatibles. Leur appétit sexuel se voyait assouvit, certes, mais un amour naissant ne voyait pas sa place au sein de ce couple qui écrasait sans cesse sa dignité pour intimider l'autre.

Cachoteries enfantines auxquelles ils s'étaient abonnés. Poussant l'autre jusqu'à ce que les nerfs finissent par lâcher prise. Révoltant leur colère chaotique sous les draps, consumant des cigarettes à moitié éteintes après leurs petits jeux macabres. Se regardant dans un silence obscur, se promettant sans utiliser les mots qu'ils se reverraient la prochaine nuit. Inutile d'utiliser les paroles, un regard suffisait à leur faire comprendre ce qu'ils désiraient réellement. Recommençant leurs activités sans jamais se lasser, sans jamais entrer dans une routine monotone et ennuyante qui pourraient leur conduire à leur perte. Se rendant euphoriques lorsqu'ils se rencontraient à nouveau sans jamais échanger une conversation digne de ce nom. Il n'y avait pas de place pour des débats intellectuels entre les deux jeunes gens. Toujours prêts à s'humilier mutuellement après quelques hobbies physiques qui n'étaient pas suffisants pour les fatiguer. Inutile de se donner rendez-vous, l'un comme l'autre savait d'avance qu'il ou elle serait là pour recommencer sans jamais se fatiguer. Leur relation se résumait à cela. Futile aux allures agressives sans une quelconque once de passion. Ils ne pouvaient s'arrêter. Ils n'avaient pas vraiment essayer. Inconsciemment ils aimaient leur statut respectif, sans jamais se plaindre. Ils avaient besoin de l'autre pour mener une existence minable, prêts à tomber en pièces s'il le fallait, rien que pour avoir le goût du sexe au bout des lèvres.

« Je n'ai jamais eu la prétention d'être bien plus que ça à tes yeux ma jolie Roxy. Néanmoins, une partie de ta réplique m'intrigue. Quand tu dis et je cite pour ne pas faire envoler la magie exquise de tes paroles: "qui a besoin qu'on lui rappelle que celle qu'elle prend pour son prince charmant ne le sera malheureusement jamais"... mais dis-moi, dans cette phrase je ressens beaucoup de paradoxes tu ne trouves pas ? Aimerais-tu que je sois ton prince charmant ? Oh, mais ma poupée docile tu sais bien que tu peux tout me demander. Ne sois pas timide comme ça, ce n'est pas ton genre. Tu es si dramatique... »

Il ne le montrait pas, mais il était perturbé par l'étendu de ses paroles. Il ne souvint pas d'une conversation aussi "sérieuse" auparavant. Bien qu'ils avaient tout sauf envie de rire, cette réplique glissée avec subtilité dans ses railleries moqueuses lui semblait tout à fait nouvelle. Peut-être avait-il mal compris le sens ? Étrangement il voulait quand même vérifier. Curieux ? Non, trop imbu de sa personne pour laisser passer une opportunité de se vanter. Il voulait lui arracher les quatre vérités sans se faire de grandes illusions. Elle n'était pas amoureuse de lui et il ne voulait pas qu'elle le devienne. Le charme de leur connexion si intense risquerait de se briser. Il ne risquerait pas de faire envoler une telle tension sexuelle. Il avait besoin de cette femme pour entretenir sa flamme, et il savait que cela était réciproque. Elle était envoûtante de par ses courbes gracieuses, mais également de par ses manières mesquines. Toujours prête à l'enfoncer un peu plus, à le rabaisser sans vraiment regretter ses paroles et c'était cela qui lui plaisait. Il avait désormais rencontré une femme à son niveau. Si minable que lui au point de répondre à ses sarcasmes sans se soucier de la mauvaise réputation qui pourrait plus tard lui coller à la peau. Elle était naturelle, ne se morfondant pas sur son sort. Elle se détachait de toutes ses femmes faciles auxquelles il avait l'habitude de rencontrer. Il ne la considérait pas comme telle, il ne l'avait pas eu aussi vite qu'il le laissait croire. D'ailleurs, il ne se souvenait plus de leur rencontre. C'était le moment idéal pour revivre ces si bons souvenirs...

« Tu es poétique ce soir. C'est les verres que tu t'es empiffré qui t'ont emmené une inspiration soudaine ? Laisse ton vagin tranquille, c'est moi qui m'en occupe pour l'instant. D'ailleurs, il devra être en forme pour tout à l'heure ma jolie. » Il lui adressa un clin d'oeil aux intentions bien plus que perverses. « Mais cessons de nous comporter comme des mômes. Rafraîchis moi la mémoire, je suis dans ma période nostalgique. Tu te souviens quand nos regards ce sont rencontrés ou tu étais trop hypnotisée par la masse conséquente que mon phallus provoquait à travers mon jean ? »

Quelle scène ridicule. Deux adultes ne pouvant s'empêcher de faire preuve de maillon fort face à l'autre. Ils étaient tout simplement imbuvables aux yeux curieux des spectateurs. Wayne perçut d'ailleurs un regard dégoûtée émanant d'un joli cœur tirant soigneusement sur sa cigarette. Il lui adressa un sourire ironique, haussant les sourcils à son égard et lui faisant un signe de tête voulant hausser bêtement la voix, mais la moue boudeuse de sa ravissante partenaire était bien plus amusante. Elle était forte à ce petit jeu, très forte même. Ne se laissant jamais déconcentrer, toujours prête à rappliquer. Le sorcier en était fou. Il adorait ses provocations de petite adolescente pubère, surtout lorsqu'elle s'adressait à un inconnu pour parler de lui à la troisième personne du singulier. Toutefois, cela l'enchantait un petit peu moins. Il avait horreur d'être mis de côté. Il se tourna alors vers l'étranger, pauvre homme qui ne savait plus où se mettre. « Le problème mec c'est que tu vois, parfois j'ai passée des nuits avec les deux alors c'est toujours un peu galère de trouver ses repères après que les deux sœurs aient fait bien leur boulot. Par contre tu connais les femmes. Si jalouses... je ne sais jamais de quel côté me placer lorsqu'elles se mettent à disputer pour savoir laquelle a su me donner le plus de plaisir. » Il s'arrêta, faisant mine de songer à quelque chose d'important qu'il avait oublier de mentionner. Caressant son menton du bout de ses doigts et ouvrant grands les yeux après avoir trouver les mots. « Ha ! Et je confirme, sa soeur Anna a de plus gros seins... enfin, si seulement notre jolie interlocutrice en aurait... dommage, dommage. » Il haussa les épaules et tapota l'épaule de Roxanne, l'air désolé.

Il ne comprit pas de suite le sens du "nous" dans la parade de la rebelle. A qui s'adressait-elle ? A lui ou au pauvre imbécile ? Qui, d'ailleurs sirotait son verre à petites doses et qui n'avait pas une seule fois tiré sur sa cigarette. Leurs débats avaient l'agaçante manie de mettre les auditeurs mal à l'aise. C'est à croire qu'ils avaient un don pour ça. « Oui oui je m'en souviens... pourquoi es-tu si méchante avec moi ? Depuis ce jour tu n'arrêtes pas de me rappeler cet instant ignoble où ta sœur nous a découvert l'un sur l'autre en train de faire des bêtises dans notre futur lit nuptial. En fait, l'alcool ne nous réussit pas à tous les deux tu veux dire... quel épisode désastreux. Je dois quand même avouer que ce qui m'a le plus marqué, c'est lorsque tu as mis ta jolie main à l’œuvre. Enfin, je crois que je vais m'arrêter ici. Nous risquerons d'exciter ces pauvres frustrés qui ne cessent de tendre l'oreille depuis le début de la conversation. » Il accentua sa dernière réplique, adressant un regard moqueur à ces pauvres types qui avaient de suite tourner le visage. « Oui, on y va tous les trois. Allez ! Soyons fous ! » Mais avant que Wayne puisse écraser son énième bout de nicotine, le malheureux essaya en vain de s'éclipser. « Mais bien sûr que ça ne me dérange pas ! Viens donc avec nous, viens. J'ai des choses à te raconter, tellement excitantes sur cette bonne femme que tes cheveux se dresseraient sur ta tête. Je vais t'apprendre quelques tours pour que tu puisses la consumer sous tes draps en un clin d'oeil. » Il entoura son bras autour de l'épaule du pauvre type et le força à avancer vers l'entrée du Paradisio. « Mais dis donc ! Ne me regarde pas comme ça ! Je te jure c'est vrai. Ne fais pas celui qui n'a pas envie de se la taper quand même. » Il s'engouffra dans le bar toujours agrippé à l'épaule du Dom Juan de pacotille, tournant sa tête vers sa poupée préférée et lui faisant signe de les suivre.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Falling To Pieces. Pv Roxanne   Jeu 31 Jan - 18:36

Ils n'étaient effectivement pas habitués aux longues conversations. Ils n'étaient pas habitués aux conversations tout court. Les seules fois où ils utilisaient leur voix, c'était pour se balancer quelques insultes ou libérer quelques cris de jouissance – et lorsqu'ils essayaient de faire un peu plus que ça, ça tournait inévitablement en un espèce de choc des titans, conversations teintées de la violence dont ils faisaient tous les deux constamment preuve, propos marqués par leur seul point commun : le sexe. Les paroles qui s'extirpaient de leur bouche reflétaient parfaitement leur relation entière, malsains, corrosifs. Doux et amers à la fois. Insupportables et délicieusement jouissifs.
Il n'était pas mauvais parleur, au contraire. Peut-être même un peu trop, et il en abusait bien souvent. Ce qui pourrait être délicat se transformait en la plus vulgaire des choses, parce qu'il ne savait pas où poser ses limites. Ou plutôt, il n'en avait pas, et refusait de se cantonner aux mœurs, qui disait qu'il valait mieux être comme ceci plutôt que comme cela, savoir trouver un bon et juste milieu plutôt que de vivre aux deux extrêmes. Tout un ensemble de codes sortis d'une société pourrie dans les vices, par les misères. La décence, le respect, ces vertus qu'on prêchait à tous les coins de rue, qu'on soufflait à l'oreille de ces nouveaux-nés qui ne comprenaient encore rien. Ces vertus là étaient mortes. Disparues, envolées. Comme de la poussière entassée sur des vieux bibelots sur lesquels on souffle. Le mot même de vertu n'avait plus aucun sens de nos jours. Comment pouvait-on parler de mœurs dans cette société, lorsque la moralité n'était plus qu'un souvenir ? Lorsque la morale n'est plus, lorsque la frontière entre le bien et le mal disparaît, que reste-t-il à faire ? Lui avait décidé de vivre autrement, et inévitablement, cela en dérangeait plus d'un – y compris Roxanne.
« Me voilà démasquée. J'essayais de te le faire comprendre de façon subtile, en jouant celle qui n'y croyait pas, celle qui n'y pensait pas. Mais... Tu me connais tellement bien, j'ai eu tort de faire ce petit numéro idiot. Tu sais donc tout à présent, je ne rêve que ça, te voir métamorphosé en mon prince charmant, celui que j'ai attendu depuis des siècles. » Elle opta pour une voix deux fois plus aiguë que la normale, feignant la petite écervelée qu'elle niait être deux secondes plus tôt, pour y exceller désormais. Mais ce numéro ne dura pas bien longtemps, car aussitôt avait-elle terminé sa réplique, qu'elle enchaîna, reprenant son registre habituel, en ricanant : « Ne prends pas tes rêves pour des réalités. Au mieux, tu pourras enfiler un costume de prince charmant la prochaine fois, s'il s'agit d'un de tes fantasmes. »

Ils paraissaient imbuvables aux personnes alentours qui ne demandaient pas mieux que fumer leur cigarette et avoir une conversation tranquille, sans entendre des enfantillages à côté. Mais ce n'était pas qu'une apparence, ils étaient réellement imbuvables, et c'était bien pour cette raison-là qu'ils s'étaient si bien trouvés. Elle se souvenait bien de leur rencontre, elle, celle-ci allant de paire avec la saison des Hunter's Season où elle avait été nommée juge. Un véritable supplice, aussi bien l'un que l'autre. « Masse conséquente dans ton jean... » répéta-t-elle, moqueuse, avant d'enchaîner : « Et tu te souviens pas d'être allé aux chiottes pour te masturber après, vu que je refusais tes avances ? » Elle jouait la prude, l'offusquée devant son caractère rentre-dedans, son manque évident de délicatesse, et son manque tout court. Persuadée à cet instant là qu'elle ne céderait jamais à Wayne, qui était tout bonnement répugnant, réunissant en une unique personne tout ce qu'elle pouvait abhorrer. Lui faisant du pied tout en jouant le grand maître des illusions, qui redoublait à chaque fois d'imagination, un petit sourire sur le coin des lèvres, ne cachant pas la satisfaction et le plaisir qu'il prenait. L'incendier de piques n'était pas une chose bien difficile tant elle avait semblé naturelle – elle croyait d'ailleurs qu'elle passerait sa vie à faire ça avec lui si jamais leur chemin se recroisait, n'imaginant pas une seconde qu'elle puisse lui tomber dans les bras. Et pourtant, elle le fit.

Ils se renvoyaient la balle, incessamment, sans qu'il n'y ait jamais de temps morts. S'adressant à l'homme, et adoptant un air de compassion, teinté de douleur : « C'est triste, tu sais. On n'a pas réussi à savoir ce que c'est, si c'est une maladie, s'il y a une cause... Quel dommage, un si bel homme. Je sais pas ce qu'il deviendra dans quelques années. Avec un peu de chance, il nous fera un parcours digne d'un Benjamin Button... Mais bon, tu vois comment il est aujourd'hui, personne ne veut de lui, si ce n'est les minettes qui le trouvent séduisant. Il confond la réalité, ses fantasmes et ses rêves, et est complètement parano. Un jour, le monde entier conspire contre lui, et le lendemain, le monde entier est à ses pieds. » Elle haussa les épaules, désolée. « Aujourd'hui est un jour où il croit que nous sommes tous attiré par sa personne – et soit dit en passant, quand je dis ''nous'', c'est hommes et femmes. Alors ne t'étonne pas si au bout de quelques temps, il divague et semble te faire des avances... Du coup, quand j'ai un peu trop pitié, je me prends au jeu... Donc oui Wayne, c'est vrai, tu as raison. Mais il suffit de voir auprès de laquelle des sœurs tu reviens faire la manche le plus souvent, et voilà notre réponse, non ? Et j'ai cru comprendre qu'Anna menait une vie bien tranquille depuis qu'elle n'était plus avec toi... »

L'incohérence de l'histoire qu'ils montaient de toute pièce ne semblait même plus être un problème. Ni pour eux, et encore moins pour le pauvre homme qui n'y comprenait décidément rien. Regrettant sa démarche faite quelques minutes plus tôt, et se demandant intérieurement pourquoi, pourquoi est-ce qu'il s'était embarqué dans une conversation entre des fous pareils. Tantôt la prétendue sœur partageait leurs draps, tantôt elle lui jetait les alliances à la figure pour s'être retrouvé au lit avec celle qui partageait son sang. Mais ça n'avait plus la moindre importance.
Roxanne ne put s'empêcher de pouffer de rire sur la fin de sa réplique, les regards embêtés des quelques personnes alentours qui se retournèrent comme si de rien n'était, n'arrangeant en rien la chose. « Ne fais pas comme si ce n'était pas de ta faute. Je crois que tu perds véritablement tous tes souvenirs. Tu ne te rappelles plus de la manière dont on s'est rencontré, et tu ne te rappelles même plus de ça ? Tu m'as menacée, tu m'y as forcée, et depuis, tu pleurniches parce qu'elle n'a pas su te pardonner. »

Elle était partagée entre la consternation et le rire à gorge déployée. La situation était d'un grotesque abominable. Wayne n'avait aucune limite, et c'était sans doute cela qui les amusait : il était capable de faire tout ce qu'il disait. Dans le moindre détail. Aucune morale, aucune pudeur, ce n'était pas le conte de leurs ébats qui allait l'arrêter. Au contraire. Elle secoua la tête, avant de les rejoindre après quelques grandes enjambées, se plaçant à côté de Wayne : « Je crois que tu fais peur à notre ami. Tout le monde n'a pas l'habitude d'avoir quelqu'un d'aussi... Disons, franc en face de soi. Et cru. Si tu comptes te lancer dans tes récits descriptifs, ça sera sans moi. J'ai pas envie d'écouter pour la énième fois des énièmes conneries que tu dis à mon sujet, surtout lorsque ça ressemble étroitement à un scénario pourri de porno de bas-étage. Tu serais un bien minable scénariste. » S'adressant cette fois ci au Dom Juan de pacotille qui avait perdu toute motivation depuis un bon bout de temps, et qui se laissait traîner dans le bar sans la moindre envie : « Il faut savoir que certains petits cons l'ont pris au mot... Imagine deux secondes l'embarras dans lequel ils étaient lorsqu'ils se sont rendus compte que mes prétendus fantasmes n'en étaient absolument pas. Puis Wayne, lorsque je disais ''nous'', ça t'excluait toi. Je crois qu'on s'est assez vus... Tu crois que tu pourras survivre sans moi, et me partager un peu avec... » Se rendant compte qu'ils ignoraient tous les deux le nom de l'homme qui les écoutait bêtement depuis tout à l'heure, mais également qu'elle s'en fichait éperdument. « Notre nouvel ami. » finit-elle, ironique.
Revenir en haut Aller en bas

Masculin
↳ Nombre de messages : 1573
↳ Points : 38
↳ Date d'inscription : 20/10/2012
↳ Age : 24
↳ Avatar : Stanley Tucci
↳ Age du Personnage : Mystère, vous avez dit mystère ?
↳ Métier : Présentateur télévisé au service du Gouvernement, fouine officielle
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Playlist : Le chant de la vérité, la symphonie du mensonge et de la crainte.
↳ Citation : I have lived long enough to satisfy both nature and glory.
↳ Multicomptes : Mr Brightside & Bright Day



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Falling To Pieces. Pv Roxanne   Ven 22 Fév - 13:23

Si Wayne serait né femme, il aurait voulut être Roxanne. Oui, la jeune demoiselle lui plaisait dans tous les sens du terme. Un physique plus que plaisant et la tête sur les épaules. Loin d'être idiote, la jolie rebelle savait se montrer maline et sa façon de se tirer des situations les plus délicates impressionnait le sorcier qui ne pouvait cacher son admiration. Il ne la détestait pas, bien qu'il savait pertinemment que ce n'était pas réciproque. Elle le haïssait plus que n'importe qui et il ne fallait pas être un génie pour le comprendre, du moins le pensait-il. Elle savait quand lui répondre et les mots qu'elle utilisait ne le touchait pas. Rien ne touchait cet homme au cœur si glacial. Tout simplement car il savait qu'elle disait vrai. Il s'assumait pleinement. Prétendre être quelqu'un d'autre n'avait jamais été son fort. Jouer un double jeu, non plus. La brunette l'amusait et il devait l'avouer: il passait du bon temps avec elle. Mais ça, elle ne le saurait jamais ou du moins elle ne pourrait jamais croire que cela puisse être véridique. Elle pourrait presque être son amie, une sex friend comme ils disent les british. Leur relation représentait bien plus qu'une petite partie de jambes en l'air entre copains. S'ils se perdaient dans le plaisir que l'autre pouvait procurer, ils se perdaient également dans leurs discours répugnants dont le but n'était autre que prouver à quel point leur orgueil pouvait dépasser les limites. Des limites, que pourtant ils ne s'étaient jamais fixés. Le respect ne trouvait pas leur place dans leurs multiples échanges aussi indécents les uns que les autres. Ils étaient deux êtres que tout le monde aurait rejeté. Un homme et une femme qui assumaient leur appétit sexuel et qui vivaient selon leur époque. Il ne s'agissait pas simplement d'un besoin charnel à combler. Violences et tout type d'insultes venaient se joindre à ce lien complexe qu'eux-mêmes étaient loin d'en définir le sens.

« Tu viens de briser mon petit cœur. Moi, l'homme amoureux de ton visage angélique et de tes courbes audacieuses... me voilà anéanti. Détruit par tes propos blessants. Que vais-je devenir ? » Il posa sa main droite sur son cœur et fit une grimace, prétendant souffrir d'un arrêt cardiaque soudain. Et puis sourit, faisant mine d'essuyer des larmes inexistantes. Il leva les bras au ciel, riant de bon cœur. « Tu viens de réveiller mon imagination. Tu vois, j'en avais un peu marre que tu m'imposes les menottes à tout bout de champ. Je sais que tu aimes bien être attachée et jouer les soumises, mais l'idée du costume de prince charmant me paraît palpitante. Par contre, tu veux bien qu'on inverse un peu l'histoire des contes de fées ? Le prince charmant qui se tape la sorcière ? Non, parce que ça te vas à merveille. Ne te mords pas la langue, vipère. » Il lui tira doucement une de ses mèches de cheveux se comportant comme un parfait enfant.

Quelle imagination débordante, quelle femme fascinante ! Elle ne comprenait pas. Plus elle entrait dans le jeu et plus elle provoquait son envie de la posséder une énième fois. A ses yeux, elle était juste excitante et sa mesquinerie n'était qu'un prétexte de plus pour le faire succomber. Il se plaisait à discuter d'événements qui n'avaient jamais eu lieu et d'entendre les "oh" indignés de leurs voisins. Percevoir un petit fil de bave couler le long de la lèvre inférieur du spectateur dont la bouche était restée ouverte bien trop longtemps. Sa surprise déplaisante l'emmenait à vouloir prendre les jambes à son cou, mais les deux acteurs semblaient apprécier sa compagnie. Il passait pour un bouche trou, un pion qui permettait de mettre en scène les scénarios que les deux amants avaient construit en même pas une heure. « Oui je me souviens très bien. Je me souviens aussi pourquoi j'étais venu à me donner du plaisir. On l'avait déjà fait une fois, et tu me connais toujours partant pour une deuxième, mais tu m'as dit que tu étais trop fatiguée et que j'étais trop sauvage pour que tu tiennes le coup. Je t'ai connu plus performante que ça. » Il la narguait, conscient que leurs mensonges étaient plus une forme de se défier mutuellement qu'autre chose. Ils prenaient un plaisir malin à se renvoyer la balle sans même se soucier de l'impact que cela pourrait avoir sur chacun d'eux. Ils s'en foutaient pas mal. Ils étaient assez fort pour tout prendre au deuxième degrés.

Un concours de circonstances qui les rendaient euphoriques. Attendant la réponse en préparant en avance ce qu'ils pourraient bien répliquer. Leur lien ardent se basait sur des disputes illusoires. Ils pourraient écrire un livre à deux, ils auraient du succès. Personne enviait leur relation, trop prises de tête, mais eux ils ne souciaient de rien. Plus les insultes étaient piquantes et plus ils faisaient en sorte que cela choque. C'était le cas. Sous cette nuit pâle et dépourvue d'étoiles, deux partenaires crachaient leur venin dont le poison n'avait hélas aucune conséquence sur eux-mêmes. Les passants ne partageaient pas cet avis. S'arrêtant quelques fois pour observer une scène construite de toutes pièces. Les plus curieux s'indignaient, les plus pervers riaient, fascinés par des monologues qui ne perdaient jamais de leur originalité. Roxanne s'amusait à parler de Wayne à la troisième personne, comme si sa présence n'avait aucun effet sur ses paroles. S'adressant au type comme si elle parlait à vieil ami longtemps perdu. Si ses propos n'atteignaient pas le sorcier, le fait qu'elle l'ignore était tout autre chose. « Avec elle, il faut toujours essayer de discerner le message codé dans ses railleries enfantines. Ce qu'elle a voulut dire: Je suis beau, elle fantasme devant Brad Pitt et ses films, elle est jalouse que des femmes encore plus belles qu'elle s'intéressent à ma personne et sachent voir plus loin que le bout de leurs nez. » Il se gratta le menton, il fallait l'avouer: là il séchait. Il se tourna alors vers la brunette. « Je suis heureux de voir à quel point tu as pris le temps d'apprendre à me connaître. Cela relève d'un réel intérêt envers moi, je suis soulagé. Je ne savais pas que tu étais fan de moi à ce point. Ta description me touche. Tu ne comprends pas. Je prends plaisir à être tel que tu me décris et ça, ça semble te déranger. » Applaudissons. Pour une fois, l'ancien flic venait de faire preuve de sincérité. « Et je tiens à ajouter que les hommes ne sont pas ma tasse de thé, au cas où monsieur change d'orientation sexuelle. Ce qui ne m'étonnerait pas. Après avoir vu à quel point tu peux être mauvaise, il pourrait être dégoûté des femmes. Par contre, si tu insinues que c'est vers toi que je venais... tout s'explique. Tu oublies de mentionner que la veille tu me suppliais au téléphone que je te rejoigne parce que tu t'étais encore trompée sur les intentions d'un type rencontré dans un bar miteux. Et je suis content d'apprendre pour ta soeur Anna, le couvent doit proposer de bonnes activités finalement. »

« Elle n'a pas su te pardonner. » Cette phrase tournait au-dessus de sa tête. Ils avaient tellement inventé des histoires les unes les plus loufoques que les autres que Wayne se voyait perdu. De qui elle parlait ? Elle revenait encore avec sa sœur Anna supposa-t-il. Ce jeu commençait à la fatiguer. Il ne comprenait plus rien. « J'avoue, là tu me perds. A qui tu penses quand tu mentionnes le "elle" ? J'ai tellement fait de mal aux femmes que jamais je ne me suis fait pardonner. Il y a que ton prénom que je retiens mon petit cœur. Je suis désolé que tu prennes mal le fait que je ne me souvenais plus de notre rencontre... je ne savais pas que tu y accordais une si grande importance. Je devrais me souvenir à quel point tu es attachée à moi depuis ce jour-là. »

Pendant qu'il guidait l'inconnu, l'invitant à boire un verre, la poupée se plaça à ses côtés, toujours prête à jouer les innocentes. Il fit un geste de la main, comme pour balayer ce qu'elle venait de dire. « Tu es d'un ennui affligeant ! Et voilà que je commençais à m'amuser. Je te pensais plus tenace, tu es agaçante. Laisse notre ami tranquille là où il est. Il serait déjà partit si ça le dérangeait tant que cela, tu ne vois pas qu'il apprécie ta présence ? Reste avec nous. Sois belle et tais toi, tu veux bien ? » Il se retourna vers le pauvre homme lorsqu'il constata la difficulté de Roxanne à prononcer son prénom. Il faillit lui poser la question, mais il n'en avait que faire. S'accoudant au bar, il alluma une cigarette avant de faire les charmes à la serveuse. Haussant les épaules et levant les yeux au ciel en pointant avec le regard dans la direction de sa partenaire. « Tu es dingue. Tu crois vraiment que je vais laisser notre invité avec une nymphomane de ta catégorie ? » Il entoura sa taille et l'attira contre elle, lui proposant une cigarette. Avec ses lèvres, il effleura son oreille pour qu'elle puisse être la seule à entendre ses mots. « Viens ma jolie Roxy, reste avec moi. Tu ne m'as toujours pas raconté en détails notre rencontre. Si elle était si mauvaise, tu ne serais pas là aujourd'hui. Débarrasse nous de cet être inopportun. Ses yeux dansent trop sur ton décolleté, tu m'en vois jaloux. »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Falling To Pieces. Pv Roxanne   Dim 3 Mar - 14:16

« Je ne sais pas, tu n'es déjà pas grand chose, tu crois que tu peux être encore moins que ce que tu es déjà ? Ça sera difficile... » Elle s'alignait avec lui, jouant tous les deux constamment sur le même plan, faisant les ajustements nécessaires si l'autre déviait un peu. Le même ton, le même genre de discours vaseux qui devait en déranger plus d'un dans leur entourage. Sans honte, sans gêne, sans rien, ils n'y allaient pas de main morte, et ne prenaient pas la peine de chuchoter pour garder leurs conversations privées. Ils étaient des grandes gueules, c'était le cas de le dire. Des grandes gueules, couplées à des pipelettes. « Les princesses sont toujours des connes de toute façon. » finit-elle par énoncer, l'air détachée, en haussant des épaules. Elle n'aspirait pas à ça, à cet idéal préconçu sans nuances, ces beautés lisses censées être parfaites, et qui émerveillent ces petites filles qui se forgent des rêves dessus. Elle n'avait pas connu les contes de fées avant d'aller s'endormir, les histoires fantastiques emmitouflées dans sa couette les soirs d'hiver, elle n'avait pas connu ce monde de lumières et merveilles, et elle ne s'en portait pas plus mal.

Elle se retrouvait toute métamorphosée en sa compagnie. Ces contraintes sociales, morales, ces codes de bonne conduite, et ces images qu'on se devait de véhiculer. Cette frontière entre l'intime et le public, qu'on séparait à l'aide d'un mur de brique solide, pour ne jamais laisser l'un empiéter sur l'autre. Elle fut de celles qui s'y pliaient, celles qui craignaient d'être pointée du doigt pour avoir dit un mot de trop. Ces filles réservées à la solitude pesante. La transformation du monde, le gouvernement, tout, avait provoqué un changement radical, et Wayne venait faire tomber les barrières de son intimité. Odieux, il était pourtant un personnage particulièrement terre à terre – aussi fascinant que détestable. « Tu as donc tout compris de moi. En fait, je ne veux de toi que parce que je peux pas avoir Brad Pitt. A défaut de l'avoir dans mon lit, j'essaie de me consoler avec le premier idiot pas trop laid que je trouve. Mais qu'on se le dise tout de suite, tu ne lui arrives pas à la cheville. » Entremêlés dans leur toile de mensonges, de créations folles et de liens tissés n'importe comment, il y avait parfois des bribes de vérités. Très ténues, très bien dissimulées. « Non, toi tu ne comprends pas. » lui répondit-il, presque sèche. Malgré le discours peu élogieux qu'elle tenait à son égard, la vérité était là : elle ne désirait pas le voir transformé en parfait gendre. Elle s'ennuierait de lui, de leur vie sexuelle monotone, et de leur manque d'imagination. Elle s'ennuierait de le voir constamment, et de tremblerait face à ses preuves d'affection qui manqueraient de naturel. Ce qui lui plaisait chez Wayne était justement ce qu'elle détestait, excitée par ses travers comme elle en était révulsée.

Ils avaient battu là des temps records. Plutôt du genre à se voir, passer les formules de politesse, et se déshabiller, plutôt qu'à entretenir des conversations. De longues conversations, de longs échanges non tactiles – car cette conversation-ci faisait indéniablement partie des plus longues qu'ils avaient eu jusqu'à présent. « Sois belle et tais-toi ? Cette fille-là ne me plaît pas, et toi non plus. On tombe d'accord sur ça, au moins. » Elle se laissa ensuite faire, se laissant prendre par ses bras, s'enfermer dans cette bulle qu'ils n'avaient finalement jamais quittés. L'inconnu demeurant ainsi seul à siroter sa boisson. « Pourquoi pas ? Si ça avait été toi, tu n'aurais pas été contre l'idée. Puis bon, tu exagères toujours trop les choses, nymphomane de ma catégorie... Je suis de la pacotille, en comparaison de la nymphomane que toi tu es. » Un frisson la parcourut lorsqu'il se rapprocha encore, ses lèvres effleurant doucement son oreille, son souffle brûlant se répandant sur sa peau. Mélange acide d'effluves qu'elle connaissait, entre celles qu'elle aimait et qu'elle dégustait, tirant une nouvelle bouffée sur la cigarette qui lui avait été proposée, et celles qui la révulsait. Remuant ses boyaux pour n'en laisser qu'une répugnante bouillie. Mélange suave qui venait lui chatouiller le lobe et le cou ; et qui sonnait la fin de leur prétendue discussion. Ce n'étaient que des sous entendus pour mieux entretenir leur désir, des frustrations maintenues pour qu'elles se libèrent mieux. Provocations et mises au défi qui n'en étaient pas réellement, car au final, ils y céderaient tous les deux, d'une façon ou d'une autre. Car ils finissaient toujours par céder, sans chercher. Sa main droite se glissa sur son genoux, ses doigts y imprimant une caresse lente, migrant sans précipitation jusqu'à l'intérieur de sa cuisse ; tandis que sa main gauche se faufilait contre sa nuque brûlante. A son tour, elle laissa vagabonder ses lèvres sur sa peau, se rapprocha de son oreille pour y insuffler du même ton onctueux que lui : « Je n'ai jamais été très douée avec les mots. Je donne toujours au souvenir une consistance rugueuse et désagréable, et je transforme les meilleurs moments en moments regrettables, ou terriblement fades. » Elle afficha alors une moue désolée, de celle qui se refusait à lui, tandis que ses caresses, toujours aussi lentes et délicates lui signifiaient le contraire. Elle jouait encore à la réservée, celle qui ne formulait jamais très clairement les choses lorsqu'elles la touchaient d'un peu trop. Pourtant, elle n'avait jamais porté ce masque-ci avec Wayne, et ne craignait finalement aucun jugement désagréable de sa part, car ils formaient ensemble un étrange accord. Autant de jouissance que de douleurs, distribués ainsi en part égale, sans quoi ils ne seraient plus ce qu'ils étaient. « Je ne savais pas que tu étais du genre à ressasser les vieux souvenirs, ça m'étonne de toi. Et puis les mots, les mots... Quitte à jouer les nostalgiques, autant essayer de revivre le moment. » Elle lui adressa ce sourire en coin auquel il devait être particulièrement habitué, celui qu'elle lui offrait à chaque fois qu'elle formulait à demi-mot ses envies et provocations.

S'écartant soudainement, elle sentit comme un vif vent froid la frapper de plein fouet. Voulant titiller son excitation à lui, elle avait fini par s'oublier. Se rendant compte seulement maintenant qu'il n'était pas seul, et que malgré tout ce qu'elle pouvait dire, tout ce qu'elle pouvait penser – et ce n'était pas des moindres, elle était irrémédiablement soumise à une attirance physique envers Wayne. Elle finit le verre commandé, prête à partir. « Tu paieras pour moi, hein. » lui lança-t-elle, avant de se retourner vers l'inconnu tout médusé, lui débitant un tas de politesses à peine sur-jouées.
Arrivés au stade où ils étaient, il n'était plus utile de prétendre au poste de bonne actrice, tant la comédie avait atteint des sommets de ridicule et de grossièretés. Alors elle se contentait de prendre un air désolé qui n'y ressemblait pas, et de lui étaler toute ce qui pouvait lui passer par la tête à ce moment-là ; avant de se retourner vers Wayne, se plaçant cette fois-ci derrière lui, tandis que son menton se posait sur son épaule. Ses mains naviguèrent de ses hanches à ses côtes, puis son ventre, et doucement, entrecoupée par quelques baisers qu'elle déposait sur sa peau : « Je m'en vais. Ma voiture est dehors. »

Et effectivement, elle se décolla, et s'en alla sans chercher à se retourner pour capter le regard de son prétendu amant. Ce n'était pas nécessaire. Rien ne l'était, en fin de compte, car il aurait suffit qu'elle passe devant elle, lui lance un regard, pour être sûre de le retrouver dans les cinq prochaines minutes. Toutes formes de dialogues étaient inutiles pour eux, ne communiquant qu'à travers leurs appétit sexuel. Terminant la cigarette qu'il lui avait proposé, elle s'en alluma une nouvelle, tandis qu'elle continuait à se diriger vers sa voiture garée à quelques rues.

[TOPIC TERMINE]
Revenir en haut Aller en bas
 

Falling To Pieces. Pv Roxanne

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Taille des photos en pieces jointes
» Partition Roxanne "The Police"
» Pieces detachées
» (Safrane) Vends pieces de biturbo
» Le réseau que vous ne verrez pas dans les magazines

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-