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 “Les hommes ont plus d’imagination pour tuer que pour sauver.” PV. Shae

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MessageSujet: “Les hommes ont plus d’imagination pour tuer que pour sauver.” PV. Shae   Dim 22 Nov - 0:11



« Aucun être ne peut en sauver un autre. Il faut se sauver soi-même.» H. Melville

Shae & Callum
featuring




« Sauver. Ce n’est pas mon domaine. Quelle connerie. »



RP Supprimé par ma bétise



 

 


Dernière édition par Callum T. Doyle le Dim 6 Déc - 18:58, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: “Les hommes ont plus d’imagination pour tuer que pour sauver.” PV. Shae   Sam 28 Nov - 22:55

Le barman lâcha un clin d'oeil alors qu'il posa le verre sur la table. Shae lui répondit avec un petit sourire, puis leva les yeux au ciel dès qu'il eut le dos tourné avant de se saisir de son cocktail. Les barmans sont tous les mêmes ; comme si elle n'avait pas vu le même clin d'oeil adressé par le même barman à deux autres filles du bar dans l'heure précédente. Au moins, il multiplie ses chances. Il pourra peut-être repartir avec une jolie jeune femme à la fin de son service. Pas avec elle, ça c'est sûr. La rousse reporta son attention sur la discussion qui s'est lancée dans le groupe, non sans agacement. C'est la première fois qu'elle vient dans ce bar ; c'est Anna qui a insisté pour venir, et également pour ramener les deux hommes qui boivent une bière en face d'elles en beuglant leurs avis à tort et à travers. Shae apprécie Anna : c'est une fille simple, qui sait s'amuser, ne pose pas trop de questions, ne juge pas, et a une conversation intéressante. Il n'en faut pas beaucoup plus à Shae pour aimer passer du temps avec quelqu'un. Le seul souci d'Anna : elle a de toute évidence un goût terrible en matière d'hommes. Les deux assis là sont des bœufs, sans aucun charme. Anna a flashé sur l'un d'entre eux, Adrian. Elle a ramené l'autre pour tenir compagnie à Shae ; mais il est si intéressant que la jeune femme ne sait plus s'il s'appelle Tony ou Tobias. Manque de pot pour Anna, visiblement Adrian semble avoir décidé de tenter plutôt sa chance avec Shae, au grand dam de cette dernière. Et ce qui devait être une bonne soirée entre copines se transforme en un défilé de drague lourde, et à l'humiliation de cette pauvre Anna.

Shae porta à nouveau son verre aux lèvres, cherchant des yeux une issue de secours à ces deux boulets. Mais Anna semblait bien décidée à rester avec eux, surtout avec Adrian. Et Shae ne pouvait pas vraiment abandonner son amie là sous prétexte qu'elle s'ennuyait ferme. Il lui fallait un bon prétexte, or elle n'en avait pas sous la main. Alors elle s'efforçait d'écouter le débat passionné et absolument inutile d'Adrian et Tobias (oui, elle croyait se souvenir maintenant que c'était Tobias). Ils parlaient du Gouvernement et de ses mensonges, et ils croyaient évidemment tout savoir. Et ils argumentaient ça à coup de rumeurs et de préjugés présomptueux. Le tout assorti de sous-entendus lourdingues adressés à Shae. Ils arrivaient à mixer les deux, ce qui était une performance en soi.

Adrian fit d'ailleurs une remarque qui avait semblé oublié le principe du sous-entendu, appuyé d'un rire gras et d'un clin d'oeil appuyé, et Tobias suivit juste après. Visiblement, ils étaient prêts à se partager les faveurs de Shae si elle faisait preuve d'équité ; ils étaient meilleurs pris ensemble que seuls. La jeune femme se força à rire, plus pour évacuer la tension que par réelle politesse. Au plus ces deux-là parlaient, au plus elle les abhorrait. Elle jeta un coup d'oeil désespéré à Anna, qui n'avait d'yeux que pour Adrian et semblait même le trouver très drôle. Visiblement, l'avocate s'était trompée sur le compte de son amie : elle n'avait pas beaucoup d'esprit. Posant son verre un peu sèchement, Shae se leva.

« Je vais voir s'ils ont des trucs à grignoter avec tout ça. »

Elle n'entendit même la remarque déplacée sur le verbe « grignoter » lancée par l'un des deux gaillards. En une poignée de secondes elle était au bar, et enfin elle avait l'impression de respirer. Elle soupira longtemps, ferma les yeux quelques secondes, puis adressa un sourire au barman, lui demandant des cacahuètes. Ils devaient bien avoir ça quelque part, après tout, ils vendaient bien de l'alcool sous la Prohibition.
En attendant ses confiseries, et le moment fatidique où elle devrait retourner supporter les deux boulets, elle promena ses yeux sur les étagères du bar. Elle trouvait ça ironique que le Bones expose toutes ces bouteilles d'alcool, se moquant éperdument des nouvelles restrictions du Gouvernement. Les dirigeants s'étaient imaginés pouvoir interdire l'alcool ; au lieu de ça, ils n'avaient fait qu'en accélérer le business. On n'enlevait pas aux gens ce qui les rendait plus heureux. Son regard s'arrête sur le jeune homme à côté d'elle. Il semble seul, et pas spécialement heureux, pour le coup. Il est plutôt beau gosse, pas le genre qui soit obligé de sortir seul. Shae croit entrevoir là une issue temporaire et s'avance légèrement vers lui.

« Salut. T'as l'air de sacrément t'ennuyer. »

Mauvaise entrée en matière. La jeune femme esquisse une grimace.

« Désolée, c'était maladroit. C'est pas une technique d'approche, je te rassure tout de suite. C'est juste que les gens seuls dans un bar sont souvent ceux qui picolent whisky sur whisky en débitant leurs malheurs au barman. Et tu ne m'as pas l'air d'être de ceux-là »

Elle sourit, se retourne vers la table pour voir Anna éclater de rire comme une adolescente de quinze an en fleur. Soupire, reporte son attention sur l'inconnu.

« Pour être honnête, j'ai pas l'intention de te soûler. On m'a amenée ici et je ne supporte plus les deux lourdingues à ma table, alors je cherche un moyen de retarder le moment d'y retourner. »

Au moins, c'était honnête. Shae n'aimait pas mentir, et elle ne voyait pas l'intérêt de raconter des bobards à ce pauvre mec qui n'avait pas demandé à ce qu'elle l'aborde. Elle sourit timidement, espérant qu'il serait compréhensif. Sinon, eh bien...dans deux heures elle pourrait raisonnablement annoncer qu'elle rentrait se coucher. C'était pas grand chose, deux heures. Pas le bout du monde.

_________________


Each and every time I see you
It's just as hard to leave you as the last time
So we come to a decision, draw a line in the sand
And stand on different sides yet I reach out for your hand



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MessageSujet: Re: “Les hommes ont plus d’imagination pour tuer que pour sauver.” PV. Shae   Dim 6 Déc - 18:59



« Aucun être ne peut en sauver un autre. Il faut se sauver soi-même.» H. Melville

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« Sauver. Ce n’est pas mon domaine. Quelle connerie. »
Il aimerait pouvoir se rappeler de son passé assez intensément pour s’en approprier toutes les substances essentiels afin de redevenir ce qu’il était. Il aimerait pouvoir vivre d’un sourire et non d’une mort. Il aimerait espérer cela avec force mais la vérité n’est pas celle-ci. La vérité est loin d’être logée dans l’espoir mais davantage dans un présent qui le satisfait, dans un constat qu’il n’essaye pas de combattre. Pas encore. Il n’est pas prêt ou ne le veut tout simplement pas, se satisfaisant de sa propre réalité, de son propre reflet et de sa propre définition de la vie. Une chose qui ne nous appartient pas. Une chose qui appartient aujourd’hui à celui qui détient le pouvoir. Quelqu’un s’est joué de sa vie par le passé, quelqu’un le manipule aujourd’hui, quelqu’un l’utilisera encore demain. Peut être quelqu’un parviendra-t-il à se sauver de son attaque, de sa rage. Peut être quelqu’un lui ôtera la vie en espérant sauver la sienne. Un espoir vain. Un report de seconde, de minute. Le temps finit toujours par s’arrêter d’une manière ou d’une autre. Le temps se fige que l’homme le veuille ou non, qu’il s’y attende ou non, qu’il l’espère ou non. Consciemment ou inconsciemment. Callum ne s’y attendait pas. Il a toujours cru pouvoir se battre contre la souffrance, contre la perte. Une croyance erronée. Une stupidité d’espoir. Il se croyait fort. Il ne l’est pas. Il le sait, aujourd’hui plus qu’hier. Il en a conscience. Il l’entend ce bouchon dans le sablier. Plus rien n’a avancé pour lui si ce n’est son corps et une partie de son esprit. Son temps s’est arrêté. C’est tout ce qu’il sait. Il s’est arrêté il y a deux ans. Aujourd’hui, accoudé à ce bar, alors que sa cible s’en approche pour s’extraire d’une situation qui lui déplait, il le croit encore. Il est loin de ressentir ces petits grains de sable s’écoulant de nouveau dans un sablier noirci par les secondes, les minutes, les heures, les jours, les semaines, les mois, les années écoulés hors du temps. Hors du sien. Hors de lui.

« Salut. T'as l'air de sacrément t'ennuyer. » Du miroir, ses yeux se penchent vers les bouteilles de l’étagère sur la droite. Il ne daigne pas lui offrir plus d’intérêt. Il manifeste simplement qu’il l’a entendu mais qu’il n’estime pas nécessaire de répondre. Sa remarque est inintéressante en plus d’être stupide. Pourquoi s’ennuierait-il ? Il pourrait apprécier se trouver là, seul, avec un verre qu’il ne touche pas depuis une heure. Il pourrait apprécier se satisfaire de ne pas succomber à l’envie de boire et frapper. Ne pas agir. Se contrôler. Malheureusement, elle a raison. L’ennuie est encré en lui depuis trois jours et ce n’est pas son constat qui y changera quoique ce soit ni sa manière de l’aborder. Non. Peut-elle seulement imaginer ses raisons ? Non. Elle est loin de s’imaginer que la cause de son ennuie n’est autre que son simple souffle. Pourquoi mérite-t-elle de perpétuer son impact sur le monde alors qu’autrui a jugé le contraire ? Pourquoi lui demander, à lui, de la défendre ? Il aurait pu se satisfaire du silence, de l’alcool non digéré et de l’absence de violence de sa part. Il aurait pu se satisfaire de sa situation et même, pourquoi pas, apprécier qu’elle l’aborde. Il aurait peut être apprécié lui sourire dans l’unique but de l’amener ailleurs. Elle n’est pas laide. Il aurait pu se satisfaire d’un peu de sex avec elle. Il aurait même pu l’aborder avec son style bien à lui. Falscifié. Elle était sa cible. Elle représentait une source de violence, un suspens, une attente viscérale, une curiosité mordante, un besoin puissant. « … C'est pas une technique d'approche, je te rassure tout de suite. C'est juste que les gens seuls dans un bar sont souvent ceux qui picolent whisky sur whisky en débitant leurs malheurs au barman. Et tu ne m'as pas l'air d'être de ceux-là » En effet, bonne déduction. Il ne fait pas tout à fait de ces personnes là. Il ne boit pas. Il aimerait. Il lutte. Il connait l’alcool et son impact et n’aspire plus à se laisser disparaitre davantage derrière lui. Ce n’est pourtant une volonté consciente, loin de là. Il cherche à se rappeler. Il se débat sans le savoir. Est conscient d’un changement sans parvenir à comprendre sa portée. Il a tendance à l’ignorer. Il veut l’oublier mais ne se résout pas à boire. Se satisfait de lutter sans en comprendre les échos. La lutte. Quelle forme a-t-elle pris ? Qu’est-elle devenue ? « Pour être honnête, j'ai pas l'intention de te soûler. On m'a amenée ici et je ne supporte plus les deux lourdingues à ma table, alors je cherche un moyen de retarder le moment d'y retourner. » Cal reporte ses yeux sur le miroir, s’intéresse à la troupe de sa cible. Les deux gusses sont loin d’être un danger pour elle, au contraire, ils semblent vouloir la satisfaire en se satisfaisant eux même. L’un d’eux ne cesse de jeter des regards vers le nouveau duo ce qui pourrait presque amuser l’assassin. Presque. La comparse de sa cible en fait des tonnes. C’est dommage, elle fait disparaitre tout son charme. En occultant son comportement, Cal l’aurait probablement choisi à sa cible pour passer un moment agréable. Largement. Il soupire en faisant tourner son verre entre ses mains et finit par tourner le visage vers la rouquine.

Ses yeux la détaillent comme si c’était la première fois qu’il la croisait. Pieux mensonge visuel. Il tente de juger son intérêt dans cette situation mais n’en trouve pas. Elle l’a déjà saoulé avec son flot de parole. Oui, il aurait préféré la comparse qui, visiblement, ne cherchait pas plus que l’espoir de rencontrer « quelqu’un ». Cal aurait pu être ce quelqu’un, lui offre ce qu’elle voulait : une illusion et une relation brutale. Il cligne des yeux, les pose sur les lèvres de la rouquine puis ses yeux. « Tu espère trouver un sauveur peut-être ? » Son buste se tourne, une main se pose sur son genou alors qu’il lui fait parfaitement face. Il jette un œil sur le groupe et hoche la tête pour les désigner en secouant subtilement la tête. « Tu devrais pas en espérer tant et te contenter du brun. Je suis sûr qu’il sera être à l’écoute de ton flot de parole. » Un petit rictus s’affiche, simplement pour la forme et peut être, au fond, parce qu’il sait pouvoir s’amuser de ce spectacle. Pourtant, ce sont d’autres images qui effleurent son esprit et chatouille ses envies. Il y est question de grognements, de douleurs, de coups, de violence, de sang. Il y est question d’un gagnant et d’un perdant dont le prix final est la vie. En effet, il ne vaut mieux pas qu’elle en espère tant de lui. Une constatation qui lui laisse un gout amer, ne doit-il pas justement, la protéger ? « Restes ici si ça te chante. » Il inspire en arrêtant son manège avec le verre encore plein. « … en maximisant le silence et je verrai pour …t’aider à arrêter au plus vite cette soirée… » Il espère. Oh oui. Il l’espère parce qu’il le sent, elle ne le laissera pas gouverner sa voix et le débit de celle-ci. Le regret s’immisce presque en lui. Dès à présent. Pourquoi ne lui a-t-on pas demandé de la tuer ? Pourquoi ?



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MessageSujet: Re: “Les hommes ont plus d’imagination pour tuer que pour sauver.” PV. Shae   Jeu 10 Déc - 22:41

Finalement, le beau jeune homme accoudé seul au bar n’était peut-être pas la meilleure personne à aborder. Shae aurait dû le comprendre dès qu’elle eut lancé sa première phrase et qu’il n’eut même pas daigné la regarder. Mais Shae avait parfois du mal à capter les choses du premier coup. Ou du deuxième. Alors quand l’inconnu soupira et se tourna vers elle, sa première réaction fut la surprise. La seconde, le malaise. Il avait un regard vide et en même temps plein de…de rancœur, de colère, de haine ? Elle n’aurait pas trop su le dire, mais en tout cas, elle pouvait affirmer que ce n’était pas des émotions positives. A force d’expérience en tant qu’avocate, elle avait appris à jauger les gens rapidement : qui disait la vérité, qui valait le coup d’être défendu, qui était un manipulateur et finirait par l’entuber. Qui était malheureux, qui cherchait la vengeance. Cet homme là était de ceux qui voyaient le monde très différemment d’elle, si différemment qu’on pouvait le voir à son visage et à son regard.

« Tu espères trouver un sauveur peut-être ? » sont ses premiers mots. Shae fronce les sourcils. Son premier réflexe était de nier, mais en réalité, il n’avait pas tort. Elle cherchait une issue de secours à sa soirée catastrophique et aux deux lourdauds assis à sa table. On pouvait appeler ça un sauveur, effectivement. Mais maintenant qu’elle faisait face à l’homme et qu’elle voyait bien qu’elle l’indisposait plus qu’autre chose, elle se mettait à regretter d’avoir osé l’aborder. Il regarde sa table, regard qu’elle suit, pour y voir Anna glousser à une remarque idiote d’Adrian.

L’inconnu est cassant lorsqu’il s’adresse de nouveau à elle. La rouquine se vexe légèrement ; elle ne lui a rien fait de mal, pourquoi se permet-il de lui parler comme ça ? Elle n’a pas l’habitude qu’on joue d’attaques subtiles avec elle, sauf quand il s’agit d’un procureur et qu’elle est en tenue noire. Mais lui, il semble être du genre caustique, et n’a aucun scrupule à lui reprocher son débit.

« Je ne fais pas dans le social », répond-elle en haussant les épaules. Mais puisque l’inconnu solitaire préfère de toute évidence rester seul, elle serait bien obligée de retourner endurer ces deux abrutis jusqu’à ce que mort s’en suive. Elle s’apprête à tourner les talons et revenir d’où elle vient lorsqu’il reprend la parole. Sa proposition est tentante. Enfin, sauf pour la partie du silence. Shae n’est pas très douée pour les silences. Elle n’aime pas ça, en fait. Le silence, c’est le vide, c’est le rien. Elle s’est tue pendant trop longtemps, à Darkness Falls. Elle ne tient pas à se taire à nouveau, parce que ça la rapproche trop de cet enfer. Et pourtant, si elle tient à rester ici, elle devra s’y plier. Elle acquiesce rapidement, et s’installe sur le tabouret à côté de l’inconnu, demandant un nouveau verre au barman avec un sourire.

Et maintenant ? Shae regarde l’inconnu, qui semble ne pas vouloir entamer la conversation, fidèle à sa volonté de « maximiser le silence ». Elle se met à essayer de deviner son prénom. Matthew ? Scott ? Jake ? Elle n’arrive pas à lui en trouver un qui corresponde vraiment à son visage. La jeune femme se met à pianoter sur le bar, regarder autour d’elle. Bon sang, c’est si dur de se taire ! Une minute passe, puis deux. Au bout de la deuxième et demie, elle ne tient plus.

« Je m’appelle Shae, au fait. Et toi ? »

Elle grimace. Oui, bon, ce n’est clairement pas une belle performance de maximisation du silence. Mais les barrières ont cédé, trop tard pour revenir en arrière.
« Nan, franchement, les silences, j’y arrive pas. Je veux dire, on est censés passer la soirée côte à côté à se regarder en chien de faïence et rien dire du tout ? C’est…bizarre. Tant qu’à passer la soirée ensemble, on pourrait faire connaissance non ? C’est ce que font les gens. »

Les gens normaux, a-t-elle failli ajouter. Mais elle n’a pas osé. Pourtant quelque chose lui souffle que ce mec là est tout sauf normal. Qu’il a un truc qui le met à part des autres hommes présents dans le bar. Et elle ne pense pas à sa gueule d’ange ou à son corps dont les muscles transpirent à travers les vêtements. Elle se demande quel métier il peut faire pour être aussi bien foutu. Militaire ? Peacekeeper ? Ou juste un employé de bureau qui aime la gonflette ?
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MessageSujet: Re: “Les hommes ont plus d’imagination pour tuer que pour sauver.” PV. Shae   Sam 12 Déc - 23:05

Il ne comprend pas. Ne comprendra surement jamais mais garde espoir en une fin de soirée rapide. Ses yeux quittent le visage de la rouquine pour observer la porte d’entrée qui claque après le passage de deux individus. L’assassin fronce les sourcils en observant le manège des deux hommes sans se cacher outre mesure. Ces derniers finissent par sourire, agiter les bras et rejoindre un groupe d’hommes déjà imbibés. Il soupire, offre son attention avec désespoir à la jeune femme au moment où elle hoche la tête. Son regard dérive vers ses hanches et parcourt son corps alors qu’elle s’assoie et commande un verre au barman. Elle n’est pas laide et serait surement plus attirante dans un autre contexte. Si seulement elle n’était pas une cible. Si seulement il n’avait pas envie de la frapper, de voir le sang couler. Un sourire apparait qu’il dissimule en se repositionnant face au miroir tout en se grattant la barbe. Il voit parfaitement la scène. Elle parle, il l’observe, se rapproche avec un sourire qui la laisse croire, la laisse espérer pour, au final, planter sa lame dans son corps. Il voit son visage et ses lèvres former un rond parfait pendant que la douleur prend toute sa forme. Elle souffre mais ne parvient pas à l’exprimé. La souffrance prend souvent ce silence avant que l’agonie ne lui vole le premier rôle et s’immisce dans son corps. Un silence si violent, si faux, si juste. L’agonie, elle, est plus mélodieuse et s’accorde parfaitement avec les élans d’un corps qui espère lutter assez longtemps pour vivre. Oui, il l’imagine. Très clairement et en prend un plaisir insatisfait. Le miroir grésille, offre un reflet qui lui va beaucoup mieux que l’autre. Il sourit, hoche la tête pour saluer ce qui n’est autre que sa réalité. Sa monstruosité. Il n’en frisonne pas davantage et ne fuit pas plus cette vision. Au contraire, il s’amuse presque de ce grésillement, de ce changement de visage. Une lutte qu’il est sûr d’être le seul à pouvoir contempler. Une lutte ou plutôt uns mascarade. Qui peut bien se battre pour imposer ce visage d’humain ? Pas lui. Il sait qui il est.

Je m’appelle Shae, au fait. Et toi ? Ses yeux glissent vers sa montre alors que ses épaules s’affaissent faisant écho à son soupire. Deux minutes quarante sept. Deux minutes quarante sept de silence, de paix, de satisfaction, de communion avec son obscurité, avec sa cage. Seulement deux minutes et aucun autre avantage à concevoir pour la suite de la soirée. Il regrette et dans un hochement de tête pour se l’affirmer, se tourne vers elle en ouvrant grand les yeux. Il s’arme. Pas aussi littéralement qu’il le voudrait puisqu’il évite de saisir son couteau au profit d’une armure de patience. Une armure rouillée, brisée depuis longtemps et certainement pas conçu pour cette situation. Nan, franchement, les silences, j’y arrive pas. Je veux dire, on est censés passer la soirée côte à côté à se regarder en chien de faïence et rien dire du tout ? C’est…bizarre. Tant qu’à passer la soirée ensemble, on pourrait faire connaissance non ? C’est ce que font les gens. Elle se casse déjà. Son regard côtoie les traits de son visage, s’applique à faire le contour de ses lèvres, de son menton pour saisir son regard. Il imagine encore sa souffrance, son agonie mais, à présent c’est son cou qu’il voudrait serrer entre ses mains l’obligeant de s’enfoncer dans une conversation sans fond si ce n’est sa détresse. Il veut la voir morte, plus encore, il veut la tuer lui-même et certainement ne pas la protéger. Sa voix l’agace déjà, depuis le premier instant en réalité. Son attitude davantage encore, qu’est-ce qu’elle a à croire qu’il peut accepter de l’entendre ? Comment peut-elle espérer discuter avec lui ? Dans son espace ? Dans son silence ? Un silence si artificiel, construit par ses soins comme rempart contre le monde. Il préserve simplement sa bulle, sa cage. Il devrait pourtant la fuir, ne cesser de reconnaitre la vie, de la toucher, de l’approuver mais ce n’est pas le cas. Il est loin le visage humain qui parcourait ses traits. Il est dans ce même trou de silence, un silence exaltant, un silence pas si silencieux. « C’est ce que font les gens ». L’assassin secoue la tête, esquisse un sourire ironique qui ne tarde pas à se transformer en rire. Un rire sarcastique, noir, franc. Il n’est pas les gens. Il est loin d’être ce qu’elle espère qu’il le soit. Une poupée barbie comme toi ne devrait pas venir ici. Tu dois croire que le monde est fait de déluge de paillette et que nous sommes tous ici pour se faire des calins. Il rit encore un peu avant que ce dernier ne s’attenue. Ses yeux se posent de nouveau sur elle pendant que ses doigts pianotent sur son verre à son instar. Un geste similaire qui l’agace comme tout chez elle et notamment la joie de vivre qu’elle s’amuse à étaler partout où elle passe depuis trois jours. Elle lui donne envie de vomir. Il faut croire que tu fais erreur, les gens ne bavardent pas comme toi, ne veulent pas se connaitre ou alors pour te prendre dans un coin. Ses yeux la détaillent à nouveau sans s’en cacher. Cal secoue encore la tête, lève son verre pour y boire son contenu, fronce les sourcils et le repose avec violence. Alors qu’il éloigne sa main du verre, l’autre passe dans sa barbe. Il ne comprend pas ce refus. Pas encore. Il ne sent pas le temps s’écouler de nouveau et le remède qui essaye de se diffuser dans ses veines. Pourquoi voudrais-je faire connaissance avec toi ? Tu n’as rien d’intéressant à m’offrir si ce n’est ton joli petit cul. Il étend son sourire, presque amusé. Alors.. tu es seule et ne sais pas quoi faire de tes soirées parce que tu as un boulot de merde. Tu te crois maligne et rebelle en venant dans ce lieu interdit alors que tu es, juste, aussi sans intérêt que ta copine qui veut se taper le brun. Tu restes là pour te sauver de l’autre situation car tu ne veux pas laisser la blonde enfin… c’est surtout que tu n’as rien d’autre à faire de plus intéressant… Boire. Il veut boire. L’assassin pousse davantage son verre vers le lointain sans quitter des yeux la rouquine. Ses lèvres semblent converser avec lui alors que le silence les entoure. Il apprécie. Dieu qu’il apprécie. Le silence.


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MessageSujet: Re: “Les hommes ont plus d’imagination pour tuer que pour sauver.” PV. Shae   Dim 20 Déc - 0:02

Une poupée barbie. Une poupée barbie ? Shae croisa les bras à ces mots, vexée. Ce mec n’était vraiment pas sympa. Et le déluge d’insultes ne faisait que commencer. Il ne savait rien d’elle, absolument rien. Non, elle ne croyait pas que le monde était fait de paillettes. Elle avait vu l’Enfer de ses propres yeux, des choses que lui ne pourrait même pas imaginer. Le monde n’était clairement pas fait de paillettes, et l’être humain n’était clairement pas fait d’amour pur et d’empathie absolue pour son prochain. La vie était une succession d’épreuves injustes et l’être humain mauvais par nature. Mais ce qu’il y avait dans le monde des vivants était infiniment mieux que ce qu’on trouvait dans le monde des morts. Ca, il ne le savait pas. Il ignorait aussi que vivre était le seul moyen d’oublier le monde merdique dans lequel on vivait.

« Il faut croire que tu fais erreur, les gens ne bavardent pas comme toi, ne veulent pas se connaitre ou alors pour te prendre dans un coin. »

La rouquine hausse les sourcils. C’est une bien triste vision des relations humaines. Si les gens ne cherchent pas à se connaître, pourquoi viennent-ils passer des soirées dans des bars comme celui-ci, remplis de monde justement ? Pourquoi vivre ensemble si ce n’est pour discuter et faire connaissance, nouer des liens ? D’ailleurs, la question véritable était : que faisait-il, lui, ici, s’il voulait tellement rester seul et solitaire ? Mais la rouquine n’eut pas le temps de réfléchir à la question, puisque le brun revenait à la charge, d’autant plus méchamment. Elle n’avait donc rien d’intéressant, et il pouvait l’affirmer au bout de cinq minutes. Et en plus, il se permettait de juger ses fesses. Non seulement il était méchant, mais en plus il était mesquin et pervers. Shae commençait à se demander si elle n’aurait pas mieux fait de rester avec les deux autres lourdingues. Devant son sourire, le jeune femme reste impassible alors qu’il juge son métier –dont il ne connait rien-, sa situation, et son intérêt en tant que personne, insultant Anna au passage. Mais au fond d’elle, la colère gronde sourdement, réclamant d’être libérée et de pouvoir se déverser sur cet inconnu qui se croyait supérieur au point d’être méchant à souhait. Lorsqu’il se tait, enfin, et pousse son verre, elle continue à le toiser du regard, incapable de prononcer un mot. Elle est vexée ; pire que ça, elle est blessée dans son amour propre. Elle voulait juste être sympathique et entamer une conversation entre deux adultes. Elle ne méritait pas un tel déferlement de haine de la part d’un homme qui semblait bien plus déprimé qu’elle. C’était peut-être lui qui avait un boulot de merde, une vie de merde. Aucune vie sociale, et en même temps, comment avoir des amis quand on avait une personnalité aussi pitoyable ? Rien d’intéressant à faire, rien d’autre à faire que venir ici boire un verre, dans ce bar miteux. Et maltraiter les gens sympathiques qui essayaient de l’approcher. Au bout de plusieurs secondes, elle se décide enfin à ouvrir la bouche. Sa réponse est sèche, cassante, emplie de rancœur.

« T’es vraiment un con, en fait. Tu me fais pitié. »

Et sans attendre son reste, elle retourne à la table où l’attendent Anna et les deux lourdingues. Elle saisit ses affaires, sans un regard pour les deux hommes, et lance un regard bref mais très parlant à Anna.

« J’en ai ma claque, je rentre. »

Et elle sort du Bones en claquant la porte. La nuit est noire dans les rues autour du bar, les éclairages subissant le manque d’entretien. L’entourage était lugubre, presque menaçant. Mais dans sa colère, Shae s’en fichait bien. Elle ne pensait qu’à ce grand brun et à toutes ces horribles choses qu’il lui avait dites. Elle était tellement en colère, marchant d’un pas rapide, qu’elle ne vit pas les deux gaillards à l’air sournois qui sortirent peu après elle et se mirent à la suivre.
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MessageSujet: Re: “Les hommes ont plus d’imagination pour tuer que pour sauver.” PV. Shae   Dim 20 Déc - 23:16

Silence. Sa voix se mue dans une inaudibilité salvatrice. Callum l’embrasse avec passion et reconnaissance sans se détourner pour autant de la jeune femme. Quelque part, il est curieux de sa réaction. Il l’observe, sent déjà d’ici toute l’amertume dans laquelle elle coule. Il sent même sa colère, il a touché là où ça fait mal, là où ça pique et qu’importe si le fond soit vrai. Il s’en tamponne. Il ne voit que la fin et utilise tout son arsenal d’armes pour cela. Il est loin l’enfant qui s’en veut d’avoir poussé une petite dans l’eau alors qu’elle a une peur panique. Il est loin le garçon qui ne faisait qu’essayer de se racheter lorsqu’il avait fait une erreur. Il est loin l’adolescent qui se bat pour les autres. Il est loin le jeune homme qui s’engage pour réaliser un bout de vie à la place de son meilleur ami mort trop tôt. Il est loin le sniper qui jouait au football avec les enfants du village d’à côté alors que la guerre faisait rage. Il est loin le frère qui élève sa nièce comme sa fille et s’improvise pâtissier à chaque anniversaire. Il est loin l’enfant, le garçon, l’adolescent, le jeune homme, le sniper, le frère, le père. Aujourd’hui c’est l’assassin qui agite son verre et ne cesse de repousser ce qu’il ne fait que désirer : l’alcool. Cet assassin qui se borne aux limites de sa cage sans douter une seconde de sa place dans celle-ci. C’est encré en lui telle une mélodie lugubre, qui, pourtant l’anime d’une joie déroutant, destructrice. Sa cage l’appelle. Sa cage n’est plus une prison, c’est sa maison. Il se fout aujourd’hui de la signification des traits que prend son visage et se satisfait même d’avoir réussi en cinq phrases à lui enlever toute sa joie. Oui, il s’en félicite. C’est sa victoire et le silence, sa récompense. Il lui sourit, hausse même un sourcil dans un faciès qui en agacerait plus d’un. Comment peut-il être ainsi ? T’es vraiment un con, en fait. Tu me fais pitié. Elle se lève d’un bon et retourne à sa table. Cal sourit davantage et penche la tête de côté en pivotant vers le bar. Ses yeux la suivent, ses oreilles l’entendent. Lorsqu’elle passe de nouveau près de lui, il agite la main en lui offrant un clin d’œil. Si seulement il pouvait la fracasser contre un mur. Sa langue passe sur sa lèvre inférieure et il secoue la tête en jetant un coup d’œil dans le miroir. La copine l’observe d’un mauvais œil comme les deux gusses. Cal les étalerait bien eux aussi, simplement pour leur présence et leur connerie. « Un con » La main de Cal passe dans sa barbe, la gratte. « Fais pitié ». Il tique, agite la tête. Fais chié Il sait, il doit y aller, la suivre. Continuer cette attente. Attendre comme un con devant l’arrivée d’un autre messie : un personnage salvateur qui prendrait les traits d’un autre assassin. Oh oui. Qu’il aimerait ça. Maintenant. Tout de suite … mais au lieu de ça, il doit attendre, la suivre, se faire discret encore plus qu’auparavant puisqu’il a réussi à l’énerver, la dégouter. Il se redresse en grognant dans sa barbe, jette un billet sur la table, prend le verre et le dépose auprès d’un gars au comptoir en lui tapant l’épaule.

Le froid mord sa peau et son souffle se transforme en fumée. Il rentre sa tête dans ses épaules, regrette presque ne pas avoir trouvé une écharpe abandonnée bien qu’il préfère largement ce nouveau froid à l’ancienne chaleur. Sans réfléchir à son itinéraire, il suit les pas de la jeune femme. Il ne la voit pourtant pas mais connait son adresse. Personne ne s’amuserait à prendre des détours par ce froid, cette heure et cette situation. Personne de censée et s’il n’était pas sûre qu’elle le soit totalement, il lui laissait le bénéfice du doute. Son pas s’accélère malgré lui, comme si son corps n’était pas aussi confiant que lui. Les mains dans les poches, il traverse la rue et coupe par une ruelle pour déboucher sur une rue un peu plus grande. Un coup d’œil sur la droite, personne, sur la gauche, personne. Ses sourcils se froncent sans que son cœur ne s’accélère. Son rythme cardiaque ne s’emballe pas pour la possibilité que son cerveau aimé, au contraire, il ralentie. Un sourire nait, peut être aura-t-il l’occasion de savourer un peu de plaisir. Peut être appréciera-t-il la fin de cette mission sans avoir à la tuer… peut être. Il continue d’avancer estimant qu’elle aurait pu remonter un peu plus haut avec ses grandes jambes et la colère qui l’anime sans doute encore. Le visage de la jeune femme s’impose à lui sous plusieurs formes, d’abord avec un sourire, ensuite avec un rire puis avec de la peur, de la souffrance pour au final conclure la danse des visages par sa dernière phrase. Oui ce n’est qu’un con mais il est loin d’être capable de se l’avouer et encore moins que sa situation fasse pitié. Quelque part, au fond de lui, quelque chose s’agite. Son esprit s’agite et ce n’est pas celui de sa folie. Le temps s’égraine encore un peu plus. Il accélère encore le pas pour se mettre à courir. L’assassin fronce les sourcils sans parvenir à se raisonner totalement, même sa folie ne résorbe pas cette volonté d’aller un peu plus vite. C’est autre chose. Une résurgence de ce qu’il était. Un besoin profond de « faire quelque chose », de « vérifier »… d’aider. Il porte du matériel lourd sur son dos, et s’encombre de calle en bois. Il grimace en ressentant une douleur dans la cheville mais accélère le pas. Il sait qu’il faut aller vite sinon… … Thackery ! Pétasse ! J’te parle ! Cal s’est immobilisé à quelques mètres.

Il la voit se retourner tout en maintenant l’allure. Quelque chose l’empêche d’avancer, il observe. Voit la scène sans entendre. Ce qui se passe en lui n’est qu’un brouillard dans lequel il ne parvient pas à imposer ses envies, bonnes ou mauvaises. Cette même volonté surgit du néant l’anime et le pousse à avancer. Il se met de nouveau à courir, en agitant la main. Hey ! Chérie attends ! ….Shae … ! Il baisse sa main commence à ralentir le pas, mîme des difficultés à respirer en arrivant au niveau des deux hommes. Il sourit légèrement sans que personne ne puisse se douter des raisons de cette joie soudaine. Mais attends… t’es le type qui l’a… L’assassin ne laisse pas le temps à l’homme de faire conscience et écrase son coude dans sa mâchoire et se détourne pour s’attaquer à l’autre type, surpris. C’est son autre poing qui s’échoue dans sa cage thoracique faisant tituber l’homme en arrière. Enfoiré… je vais te… Là encore l’assassin lui impose le silence en imposant son pied sur la poitrine de l’homme qui s’échoue lourdement au sol. Callum sourit, obscurcissant son regard par la même occasion. Son cœur a beau avoir la rapidité d’un escargot, son esprit est lui très vif appréciant chaque échange. Le second type, lui offre une droite bien senti qui ne parvient pas à déstabiliser l’assassin pour autant. Celui-ci plonge son regard dans celui de son asseyant, rit, évite un crochet du droit et lance un uppercut pendant que le premier l’attrape par les épaules. L’ex militaire relève alors les jambes pour frapper le type en face et frappe avec son tête celle du crétin de derrière. Q’il aime ça. Pourtant, bien vite, les deux hommes reculent. Cal s’avance, attrape avec une rapidité qui ne lui semble pas naturel au premier abord et propulse le type contre un mur, bloquant toute fuite d’une pression de son avant bras sur sa trachée. Il murmure alors. Tu as une seconde avant que j’écrase ta face de soulard merdeux contre le mur… tu vas donc en profiter pour me dire pourquoi tu agresses la dame… Son regard le transperce, l’assassin se délecte de la peur qui paralyse l’homme bien incapable de déglutir un minimum pour articuler le moindre mot. Sans étonnement, l’agacement de Cal se fait sentir lorsqu’il attire le mec vers lui et l’ecrase de nouveau sur le mur avec violence. Je ne suis pas quelqu’un de patient…. per…personne… elle a …condamné …mon mon…frère … pourquoi elle …pour…pourrait boire un verre…. Tranquillement… pi.. qu’est-ce que ça peut …te foutre ? L’homme reprend du poil de la bête, l’assassin soupire et s’approche de son oreille. Si seulement tu savais à quel point j’en ai rien à foutre… Je me redresse légèrement, lui souris en relâchant un peu la pression. Maintenant, la ferme… D’un mouvement rapide, son coude explose de nouveau la mâchoire de l’homme qui se glisse le long du mur.

L’assassin recule, observe l’homme avec une passivité à la limite de la folie. Ses yeux, eux, savourent le spectacle tout en étant déçus d’une fin si douce. Se détournant, Callum pose son regard sur Shae. Pour toute réponse à l’attitude de Shae, il hausse les épaules et marche vers elle. J’avais dit que je réfléchirai à te sauver…. Faut croire que j’ai réfléchi… Il s’arrête non loin d’elle, épouse son attitude et ses traits pour la quatrième fois de la soirée mais seulement la première fois que son corps l’attire pour une autre raison que le meurtre. Sympa ta sortie théâtrale au bar… il manquait juste un peu de violence pour que ça fonctionne encore mieux… Il sourit. Ment avec aplomb, se trouve un moyen d’arriver au terme de ses nouveaux objectifs. Il veut sous entendre une agression verbale volontaire pour lui offrir une porte de sortie. Il veut faire croire en un nouveau personnage qu’il est loin d’être. Il veut, soyons honnête, lui retirer ce qu’elle a sur le dos. « t’es vraiment un con » « fais pitié ». Il sourit davantage, humecte ses lèvres sans la quitter des yeux avec un regard qui se veut plus simple que les précédents.

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MessageSujet: Re: “Les hommes ont plus d’imagination pour tuer que pour sauver.” PV. Shae   Mer 6 Jan - 23:45

Les pensées furieuses s’agitent dans son esprit alors que Shae remonte le col de son manteau sur sa gorge et se dirige vers chez elle. Lorsqu’elle s’était mis en tête de sortir, elle avait pensé que ce serait une bonne soirée, amusante, le genre de soirée pendant laquelle elle se vidait la tête de tous ces petits problèmes quotidiens dont elle était souvent encombrée. Au lieu de cela, la soirée n’avait fait qu’évoluer de mauvaise soirée à soirée toute pourrie. Il avait fallu qu’elle adresse la parole à cet abruti, dont elle ignorait encore le prénom d’ailleurs. « Ducon », ça sonnait bien comme prénom, ça allait avec sa tête et son sourire de sadique, non ? Si, c’était parfait, à partir de maintenant, ce serait Ducon. Et voilà qu’elle allait rentrer chez elle et ruminer sa colère, c’était pathétique. Shae ruminait rarement. Déformation professionnelle ou trait de caractère inné, elle accordait souvent le bénéfice du doute et était la reine des secondes chances, voire des troisièmes. Elle sortait rarement en trombe en insultant un inconnu. Comme quoi, celui-là était exceptionnel, et le pire dans tout ça c’est qu’il ne le saurait jamais. Tant pis pour lui.
Perdue qu’elle était dans ses pensées de rancœur et de colère, la jeune avocate n’avait pas entendu ces deux hommes sortir du bar juste après elle et la suivre, de loin d’abord, puis de plus près. Ce fut seulement quand l’un d’eux l’interpella que la jeune femme remarqua leur présence et se rendit compte qu’elle était seule, suivie par deux hommes qui de toute évidence la connaissaient.
« Hey Thackery, attend un peu ! »

Au lieu d’attendre, Shae accéléra le pas. Elle ne tenait absolument pas à se retrouver face à deux gaillards, qui qu’ils puissent être d’ailleurs. Au vu du ton employé, ils n’étaient pas le genre sympathique et aimable, et n’avaient probablement pas de bonnes intentions à son égard. Elle entendit les pas derrière elle s’accélérer également. Un tas de scenarii se pressèrent dans sa tête ; Elle était encore loin de chez elle, beaucoup trop loin. Et elle ne connaissait personne qui habitait aux alentours. Si elle se mettait à courir, ils la rattraperaient sûrement, et elle passerait un sale quart d’heure. Et bien sûr, elle n’avait aucun objet pouvant faire office d’arme pour se défendre en cas de besoin. Elle se maudit intérieurement en accélérant encore légèrement.
« Tu vas t’arrêter et me regarder au moins ? Thackery ! Pétasse ! J’te parle ! »

Shae inspira un grand coup et pria pour un miracle. Miracle qui ne tarda pas à se pointer, mais qui avait la forme la plus inattendue possible.
« Hey ! Chérie attends ! ….Shae … ! »
La jeune femme s’arrêta net, pour le coup, saisie par la surprise. Elle avait très bien reconnu cette voix, c’était celle qui tournait en boucle en crachant son venin dans sa tête depuis qu’elle était sortie du bar. Elle vit débarquer, en courant, Ducon, qui l’appelait chérie. Le monde était devenu complètement taré en trois secondes chrono, et ça n’alla pas en s’arrangeant. A peine le temps de la surprise passée, Ducon se mit en mode badass et fracassa une machoire puis un ventre. Shae resta figée, ne comprenant pas trop ce qui était en train de se passer ; mais en quelques secondes à peine, Ducon avait assommé l’un des deux gaillards et plaqué l’autre contre un mur. L’avocate le reconnut à ce moment là. Kent Hart. Son frère était un dealer qui avait tué une adolescente pour n’avoir pas payé. Elle avait défendu la famille de l’adolescente, avait gagné son procès, le dealer avait eu droit à un aller simple pour l’Arène. Elle l’avait échappé belle, Kent était du genre mercenaire qui tuait les gens. Et cet inconnu infect venait de lui sauver la vie. Elle le fixait toujours du regard quand il assomma Hart et se tourna vers elle. Elle n’avait aucune idée de ce qu’elle était censée faire. Superman n’avait pas franchement la tête qu’elle aurait imaginée.
« J’avais dit que je réfléchirai à te sauver…. Faut croire que j’ai réfléchi… »
Aucune réponse ne vint. Il était sérieux, ou il se foutait encore d’elle ? Peu importait, au fond, il venait probablement de lui sauver la vie, ou en tout cas son joli minois roux.
« Sympa ta sortie théâtrale au bar… il manquait juste un peu de violence pour que ça fonctionne encore mieux… »

Shae inspire un grand coup, range ce qui vient de se passer dans un coin de sa tête ; On y reviendra plus tard. Elle profite d’un répit que son cœur lui offre dans sa cavalcade et désigne du menton les deux hommes allongés sur le sol, inconscients.
« Visiblement tu t’y connais toi, en violence. Et ne m’appelle plus chérie. » Elle reporte son attention sur son sauveur inattendu, croise les bras sur son ventre. Si elle se laissait aller, elle serait quasiment en position fœtale en train de trembler comme une feuille, le corps secoué de sanglots nerveux. Mais elle ne peut pas se le permettre. Pas devant lui.

« Qu’est-ce que tu fais là d’abord ? Tu te comportes comme un mec détestable au bar, et là tu viens, tu me sauves les miches, et tu me fais un grand sourire ? Ca marche pas comme ça. Je ne sais même pas qui tu es, vu que me donner ton prénom ça t’arrache le cœur visiblement. »
Elle aurait pu dire « merci ». Elle aurait dû d’ailleurs. Juste « merci », mais non, c’était au dessus de ses forces à l’heure actuelle. Elle inspira une nouvelle fois, longuement. Sentit le froid et la nuit noire tout autour d’elle. Frissonna. Elle était peut-être en colère contre lui, mais au fond, elle avait peut-être un peu besoin d’un sauveur ce soir.

«  Dis, maintenant que…enfin….tu voudrais bien me raccompagner chez moi ? C’est pas loin. Je te promet que je ne dirai pas un mot. », ajouta-t-elle d’une voix penaude. Sa fierté en prenait un coup, mais elle avait trop peur de tomber à nouveau sur une connaissance en colère, ou pire. Le noir lui faisait de nouveau peur ce soir.
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MessageSujet: Re: “Les hommes ont plus d’imagination pour tuer que pour sauver.” PV. Shae   Sam 9 Jan - 16:53

Son rôle, il le connait mais ne maitrise pas toujours à la perfection. C’est un personnage agréable, proche de la sympathie avec qui on peut s’entendre tout en se demandant qui il est vraiment. C’est un personnage qui intrigue et, à terme, laisse passer une once de confiance. C’est un personnage qui se laisse désirer, qui semble abordable, que l’on veut comprendre. Mais avant tout, avant tout ceci, avant d’être un personnage c’est un bout de personne. Un bout de lui. Un bout de son passé. Une résurgence qu’il sait exister et dont il se joue à ses propres fins sans hésiter la moindre seconde, inconscient qu’il est de ce nouveau souffle en lui. Celui qui s’est éveillé lors de l’intrusion de quelque chose sans nom, sans forme. Pour le moment, il se fiche de ce qui l’anime au plus profond, il se contente d’être ce qu’il a accepté d’être, ce qu’il veut être. « Sal con »Il arbore alors un léger sourire, humecte ses lèvres. « Fais pitié ». Ses yeux se portent sur elle, dessinent le contour de ses lèvres, s’intéressent à son regard, à la cascade de ses cheveux le long de son cou et de ses épaules… Il apprécie. Un instant, oui, il apprécie ce qu’elle dégage loin de la joie vomitive de ces trois derniers jours. Là, il la préfère, mesurant ses mots, restant dans le silence durant plusieurs secondes. Visiblement tu t’y connais toi, en violence. Et ne m’appelle plus chérie. Ou pas. Les secondes c’est sans doute long pour elle. Il doit y avoir quelque chose de physiquement complexe à apprécier le silence. Une minuterie défaillante qui risquerait de faire exploser un organe peut-être ? Pour toute réponse, Callum hausse les épaules et mime un sourire pour son injonction. Il le sait déjà, il aura l’occasion de le ressortir. Son rôle s’amuse de ce genre d’injonction alors que lui, serait plus enclin à lui prouver par la violence qu’on ne lui ordonne rien. Enfin, si ce n’est de tuer et aujourd’hui… protéger quelqu’un. Sa main passe dans sa barbe qu’elle gratte pour le tirer de ses songes. Qu’est-ce que tu fais là d’abord ? Tu te comportes comme un mec détestable au bar, et là tu viens, tu me sauves les miches, et tu me fais un grand sourire ? Ca marche pas comme ça. Je ne sais même pas qui tu es, vu que me donner ton prénom ça t’arrache le cœur visiblement. L’ex militaire agrandit son sourire avant d’enfoncer son visage sous sa veste comme pour se protéger du froid. Il dissimule ce qui l’anime réellement : un bout d’attirance. S’il ne se l’explique pas, il ne va pas en son encontre. Ce n’est pas quelque chose contre laquelle il lutte en général. Il aurait presque tendance à se servir quand un besoin se présent jouant sans sourciller de ce rôle.

Aujourd’hui, la tâche n’est pas la même, il en a conscience. Oui, elle le débecte et la réciproque existe pourtant, l’attirance est là. Explicite. Impérative. Sa voix l’agace, il aimerait la faire taire définitivement. Offrir le silence à ce monde mais ses paroles, plus dures, beaucoup moins enjoués ont le don de la rendre sexy. Un sentiment s’éveille : la curiosité. En d’autres circonstances, il n’aurait jamais pris le temps de la rattraper, de tenter d’adapter ce rôle à la personne qu’il est afin de parvenir à ses fins. Non, il l’aurait laissé partir avec grande satisfaction quoique… en réalité, il aurait surement fait en sorte de lui faire un peu de mal avant. Qu’importe. « fais pitié » Sans le savoir, elle l’avait piqué au vif sans en apercevoir les raisons. Sans vouloir les connaitre de toute façon, préférant se murer derrière une équation très simple : finir sa mission et la rendre supportable. Après tout qui sait ce que la jeune femme sait faire une fois dans une ambiance plus intime ? Elle cessera peut être de jacasser. Peut-être. L’assassin le sait, jouer le changement de personnalité ne sera pas aisé ni même lui faire croire qu’il avait fait semblant jusque là. Si elle semble prête à croire n’importe qui dans son monde des bisounours, elle n’en était pas moins avocate. Cela devait bien sous entendre un minimum d’intelligence. L’ex militaire, intrigué sans l’admettre, se rapproche d’elle d’un pas nonchalant. Dis, maintenant que…enfin….tu voudrais bien me raccompagner chez moi ? C’est pas loin. Je te promets que je ne dirai pas un mot. Peut être qu’en fait, avocate ne rimait pas avec intelligence ou n’offrait pas le minimum requis pour survive : un instinct de préservation. Toutefois, ce constat ne fait que lui faciliter l’accès à une bonne justification de rester près d’elle et ainsi veiller à respecter sa mission. Il hausse les épaules, passe ses doigts dans sa barbe avant d’avancer sur le côté, jeter un œil sur les deux types et pose une main dans le bas du dos de la jeune femme tout en avançant. Sa main de nouveau dans sa poche, il se décide enfin à parler. Callum. Succinct, comme à son habitude. Son regard se porte devant lui, prenant le chemin qui la mène à chez elle sans hésiter avant de s’arrêter. Tu habites où ? La réponse se faisant attendre plus de trois secondes, il reprend. Okay, ça va… parles… Il soupire, hausse les épaules et détourne le regard presque amusé de la situation qui construit de toute pièce sans qu’elle n’imagine une seconde les tenants et aboutissants de sa présence. Parfait. Tu te sentirais mieux si je te permettais de me rendre la monnaie de ma pièce ? Il se place devant elle, recule alors qu’elle avance. Lâche toi...Chérie...


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MessageSujet: Re: “Les hommes ont plus d’imagination pour tuer que pour sauver.” PV. Shae   Dim 17 Jan - 17:14

Cet homme était étrange. Shae n’arrivait pas à le comprendre, à le cerner. Etait-il dans le camp des gentils ou des méchants ? Aucune idée. Tout ce qu’elle savait, c’est qu’il venait de lui sauver la vie ; certes avec violence, mais ces deux types qui gisaient lamentablement sur le sol l’avaient sûrement mérité plutôt deux fois qu’une. Alors elle avait décidé de lui faire confiance, ne serait-ce qu’un peu. Peut-être qu’elle comprendrait plus tard. Il était là, devant elle, tout sourire, gentil, tellement différent du salaud qu’il avait été quelques minutes plus tôt. Dédoublement de personnalité ? Ou juste humeur très changeante, type femme enceinte ? Là, il était en train de remonter sa veste sur son visage, masquant la moitié de son visage, donc visiblement pas très décidé à lui répondre. Va-t-il encore se morfondre dans son sacro-saint silence ? Mais rapidement, il se frotte la barbe –tic récurrrent, semble-t-il- et s’approche de Shae. La roussette ne bronche pas lorsqu’il pose sa main sur le bas de son dos, l’emmenant dans son mouvement qui se transforme en marche les éloignant de la scène du crime. Elle reste silencieuse, trop heureuse de partir de là, trop heureuse d’être accompagnée par un homme qui, de toute évidence, sait prendre soin de son corps.
« Callum. »
La jeune femme, surprise, relève la tête et tombe sur le visage impassible de son camarade d’une nuit. Callum. C’est donc ainsi qu’il s’appelle. C’est beaucoup plus sympa que Ducon, il faut le dire. C’est même un joli prénom. On fait des progrès. A la question de son adresse, la jeune femme esquisse un sourire. Ah non, elle vient de promettre de ne pas parler, de ne pas dire un mot, donc elle ne dira pas un mot. Il va se faire voir, il tient à ses règles stupides, il se débrouille. Il n’aura qu’à la suivre jusqu’à son appartement, bien docilement.  
« Okay, ça va, parles…. »
Shae sourit de plus belle, amusée. Il a repris son air exaspéré, mais celui-ci est nettement moins empli de haine et de mépris. Elle s’apprête à répondre lorsqu’il parle à nouveau – visiblement, la règle du silence ne s’applique pas à lui- et la provoque, de nouveau. Chérie. Ce surnom a le don de la mettre en rogne. De quel droit se permet-il ? Il l’a insultée, sans aucun scrupule, et maintenant il lui sort des petits surnoms affectueux ? C’est hors de question. Shae continue d’avancer vers Callum, ses joues s’emplissant de rouge à nouveau.

Il mériterait une bonne gifle, ce qu’elle s’apprête à faire. Elle se poste devant lui, le toise du regard, puis hausse les épaules. En fait, non. Elle n’en a pas le cœur. Ce serait dommage de frapper une gueule d’ange pareille.
« Ecoute, Callum, je sais pas ce que tu as en tête, mais jamais, tu m’entend, jamais je ne serai ta chérie. Et je ne vais rien te rendre du tout parce que je ne suis pas comme toi, je n’insulte pas les gens gratuitement. »
Elle s’approche encore un peu, et vrille son regard dans les yeux sombres de son sauveur. Elle regrette déjà de lui avoir demandé de l’accompagner jusque chez elle. Pourquoi va-t-elle s’encombrer avec un idiot pareil ? Certes, il sait se battre, il est somme toute rassurant, mais il est aussi exaspérant. Rarement quelqu’un a réussi à la mettre en colère comme lui, en si peu de temps. Elle lui en veut et en même temps lui est redevable, et ce mix est encore plus déstabilisant.
« J’habite à un quart d’heure d’ici. Donc après ça, on sera quitte. Tu pourras repartir de ton côté, et j’espère ne jamais recroiser ta route, parce que tu es le mec le plus énervant de la planète Terre. OK ? »

Et sans lui laisser le temps de répondre, elle se détourne et se remet à avancer en direction de chez elle. Au bout de deux ou trois mètres, elle décroise enfin les bras, serre les poings, n’y tient plus. Elle fait volte face et se met à crier sur Callum.
« Parce que tu dis que je n’ai aucun intérêt, que je me crois maline alors que ma vie est pourrie, mais regarde-toi ! Tu  viens au bar seul, parce que y’a sûrement personne qui te supporte, alors tu sors pour éviter de rester seul chez toi. Tu sors ton regard dédaigneux et ton silence à la con, parce que t’es incapable de parler. Tu craches ta haine sur les gens, comme si tu valais mieux qu’eux, mais c’est faux. Tu ne vaux pas mieux qu’eux. T’es tout aussi paumé que moi, et que les autres. Seulement moi, j’ai transformé ça en force. Toi, t’as juste transformé ça en connerie. »
La jeune femme s’arrête, reprend son souffle. Son cœur bat la chamade. Elle soupire, ferme les yeux.
« Excuse-moi », lance-t-elle dans un murmure. Elle s’est laissée emporter alors qu’elle n’aurait pas dû. Au final, c'est elle qui ne vaut pas mieux que lui, à le juger sans le connaitre.
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MessageSujet: Re: “Les hommes ont plus d’imagination pour tuer que pour sauver.” PV. Shae   Lun 1 Fév - 11:56

La réaction est immédiate. Son teint prend une autre couleur, similaire à celle employée au bar pendant que sa démarche se veut conquérante. L’assassin se prépare à recevoir ce qu’elle pense qu’il mérite : une baffe. D’ordinaire avoir une quelconque posture de menace à son égard, le rend relativement violent mais, en l’occurrence, outre le fait qu’il n’a pas été envoyé ici pour lui faire du mal –malheureusement-, il sait pertinemment que parvenir à une fin de soirée plus propice nécessite quelque sacrifice. La claque en est une. Pourtant, celle-ci n’arrive pas. Il fronce les sourcils, s’immobilise et l’observe en essayant de trouver la réponse à cette absence de violence qu’il devrait mériter, en toute logique féminine. Pourtant, pourtant rien. Elle le fusille du regard, ce qui n’a comme effet, qu’un simple courant d’air entre eux. Un soupire s’échappe de ses lèvres davantage par déception que pour tout autre chose. Cette fille est un cas désespérée. Le bout de caractère qu’elle avait exprimé quelque minute plus tôt semble avoir disparu aussi vite. « Sal con » Il secoue la tête avant même qu’elle parle, imaginant déjà le flot de ses paroles sorti tout droit d’un Disney. Une gamine. C’est une gamine, une enfant à 1000 lieux de la réalité. Ça doit être ça… Décidément pourquoi devoir la protéger ? Quel est l’intérêt ? Permettre aux gamines qui croisent son chemin d’entendre que le monde est beau, que la vie c’est bien et que la mort ça n’existe pas ? « Ecoute, Callum, je sais pas ce que tu as en tête, mais jamais, tu m’entends, jamais je ne serai ta chérie. Et je ne vais rien te rendre du tout parce que je ne suis pas comme toi, je n’insulte pas les gens gratuitement. » Est-ce insulter que d’émettre un constat ? Une réalité ? Si elle-même n’est pas capable de voir cette vérité lorsqu’elle se projette en face de ses yeux, est-ce de la faute de l’assassin ? Non. De toute, rien ne semble l’accuser d’une quelconque conséquence désastreuse à ses actes. Rien ne le touche. Rien ne l’effleure. Aucun regret. Aucune rancune. Il prend. « J’habite à un quart d’heure d’ici. Donc après ça, on sera quitte. Tu pourras repartir de ton côté, et j’espère ne jamais recroiser ta route, parce que tu es le mec le plus énervant de la planète Terre. OK ? » « le plus énervant de la terre » Il pose ses prunelles sur elle alors que la jeune femme s’avance sans lui dans l’obscurité. Un petit sourire s’installe sans qu’il n’y fasse attention trop concentré à se demander ce qu’il avait fait pour devoir l’aider et non l’éradiquer. Trop occupé à écarter ce que ses tournures de phrases procurent à son être. « Demander à ces bons hommes de te laisser chanter pâquerette ou ruminer ne suffit pas ? » Accentuant volontairement sur le début de sa phrase, il esquisse un sourire, cette fois volontaire, en rattrapant presque la jeune femme. Celle-ci, les bras croisés semblent conserver la même posture qu’à sa sortie du bar. L’ex pompier a fait mouche. Son sourire s’agrandit à ce constat éveillant une curiosité qui s’anime autant autour des raisons de l’intérêt de l’assassin vis-à-vis d’elle que de ce qu’elle pourrait exprimer en la poussant un peu plus à bout. Il l’a rattrape d’un pas rapide et s’immobilise lorsque Shae se retourne, expose ses bras dans une explosion de colère qu’elle devait contenir depuis le début. Les yeux ronds, il l’écoute et masque le reste de sa réaction derrière les pans de sa veste. « Parce que tu dis que je n’ai aucun intérêt, que je me crois maline alors que ma vie est pourrie, mais regarde-toi ! Tu  viens au bar seul, parce que y’a sûrement personne qui te supporte, alors tu sors pour éviter de rester seul chez toi. Tu sors ton regard dédaigneux et ton silence à la con, parce que t’es incapable de parler. » Bingo. Sa voix porte, se repend sur les murs, attire l’attention qu’ils ne devraient pas s’attirer, et expose entre eux ce qu’elle ne tolère. Elle s’expose également, ouvre ce qu’elle rechigne à être, à exprimer. « Tu craches ta haine sur les gens, comme si tu valais mieux qu’eux, mais c’est faux. Tu ne vaux pas mieux qu’eux. T’es tout aussi paumé que moi, et que les autres. Seulement moi, j’ai transformé ça en force. Toi, t’as juste transformé ça en connerie. » Sa force ? Ne vient-il pas de la briser en quelque minute ? Ne vient-il pas de lui faire exprimer ce qu’elle ne consent pas à étaler ? une part de son caractère, de son intimité, de sa personnalité ? Il a touché ce qu’elle ne veut être. Il en est fier sans ressentir un léger détail : n’a-t-elle pas éveillé une curiosité qui ne faisait pas loi jusque-là ? N’a-t-elle pas, à l’instar du tour de Callum, exposé une partie de lui qu’il ne voulait plus éveiller ? Une curiosité puis un instinct puisé dans ce qu’il était et conserve malgré lui dans son propre temple.

Shae. Ses mots. Il la scrute sans cacher l’intensité de son regard. Il la voit soupirer, fermer les yeux. Il la voit reprendre contenance, redevenir ce qu’elle s’oblige à rester : un pantin joyeux. L’un des 7 nains au corps de blanche neige. Une erreur. Une connerie. Il l’entend avant que ses lèvres articulent l’excuse qu’elle ne devrait pas exprimer. Il mérite probablement cette agressivité et si, dans une autre situation, il n’aurait pas accepté qu’on lui gueule dessus, ici, il n’a pas d’autre choix. Il joue ce rôle tout en étant conscient de l’impact des normes sociales : d’après n’importe qui, il mérita ces mots, cette colère, cette rage. Ce n’est pourtant pas son rôle ou ce constat qui lui font pincer ses lèvres en épousant ses traits. « tu es aussi paumé que moi », « tu craches ta haine », « transformé ça en connerie », « personne te supporte » Les mots l’accusent, tentent de percer cette carapace et d’écorcher l’ex militaire qui n’était pas décrit ainsi, loin de là. Le franc parlé l’attire. Il aimerait museler ce qu’elle dit, ce qu’elle provoque en lui. Il l’imagine aisément plaquer contre ces briques rouges à droite sans échappatoire face à sa force. Il l’imagine aisément contre sa peau, un souffle dans son cou, ses lèvres contre sa peau. Loin du meurtre, le désir s’exprime. Une autre forme d’arme, de violence mais surtout d’échappatoire personnelle. Il sert le poing, pose ses prunelles dans les siennes et parcourt les millimètres qui les sépare pour lui murmurer à l’oreille quelques mots. « Une force qu’il va falloir développer un peu mieux que …ça… si tu veux faire croire au monde que les bisounours existent… » Il recule, esquisse un sourire qu’on ne saurait déterminer les sentiments et reprend la marche avant de se retourner. « Tu sais que tu t’améliores en t’énervant ? T’en deviens sexy … tu devrais t’y essayer plus souvent… » Il hoche la tête, souris en la penchant de côté. Il sait qu'attiser sa rage ne sera pas forfaitaire pour ses propres plans mais sa colère l'attire, sa colère rend la situation plus appréciable, plus désirée, plus attrayante... plus amusante.

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MessageSujet: Re: “Les hommes ont plus d’imagination pour tuer que pour sauver.” PV. Shae   Mer 3 Fév - 23:15

« Demander à ces bons hommes de te laisser chanter pâquerette ou ruminer ne suffit pas ? »
Callum cherchait de toute évidence à provoquer et énerver Shae encore plus qu’elle ne l’était déjà. Et il y arrivait à merveille. Il avait le don de faire perdre patience à la jeune femme en un temps record. Quelque chose dans son attitude, son regard, ou ses mots tranchants faisaient perdre à Shae tout son sang-froid.  Alors qu’elle lui fait comprendre qu’il l’énerve, il trouve encore le moyen d’aller plus loin. Shae ignore ce qu’il cherche, mais il va finir par le trouver s’il continue. Et elle explose, alors qu’il l’a rattrapée dans la rue sombre. Elle n’aurait peut-être pas dû. Elle le regrette tout de suite après, s’excuse maladroitement. Mais en réalité, ça fait un bien fou, de lui jeter tout cela à la figure. D’extérioriser toute la frustration qu’elle a accumulée depuis sa rencontre avec Callum. Et le jeune homme en face d’elle ne semble même pas réagir. A peine parait-il surpris, quelques secondes.
Une fois l’excuse sortie, Shae reste là, plantée, ne sachant pas trop quoi faire. Elle devrait planter son sauveur intempestif là et rentrer. Mais elle n’en a pas envie, en réalité. Il l’agace mais il attise sa curiosité. Elle se retrouve face à un mur de silence et de secret, et cela ne lui donne qu’une envie : le franchir et découvrir ce qu’il y a au-delà. Découvrir qui est cet homme derrière cette façade d’emmerdeur fini. Derrière la provocation et le silence. Callum semble être un puzzle, et Shae n’aime pas les énigmes non résolues. Alors elle attend qu’il fasse quelque chose, qu’il lui réponde, qu’il réagisse, et comme ça ils pourront reprendre leur route.

Et Callum finit par réagir, mais pas comme Shae l’attendait. C’aurait été trop simple. Le jeune homme s’avance vers elle, près, très près, trop près, et alors qu’il se penche vers son oreille, un frisson parcourt le corps de l’avocate.
« Une force qu’il va falloir développer un peu mieux que …ça… si tu veux faire croire au monde que les bisounours existent… »
Juste un murmure, déposé comme ça. Encore une provocation. Shae sent déjà le feu lui remonter au joues, à peine disparu. Son cœur s’emballe de plus belle. Il joue avec elle, c’est clair comme de l’eau de roche. Elle n’aime pas ça, c’est frustrant. Elle n’est pas quelqu’un avec qui on joue. Elle mène la danse, pas l’inverse. Et en même temps, Callum fait ça si bien. Il la perturbe, réellement. Elle reste bouche bée un moment, le temps qu’il s’éloigne et reparte sans elle vers son appartement. Shae esquisse un semblant de sourire. Ils se connaissent à peine, pourtant il l’a déjà si bien cernée qu’il sait comment l’énerver. Il est fort, très fort.
« Tu sais que tu t’améliores en t’énervant ? T’en deviens sexy … tu devrais t’y essayer plus souvent… »
Sexy ? Bon sang. Est-ce qu’il est en train de tenter de la draguer ? Shae perd vite son sourire. C’est une technique de drague, son petit jeu ? Je te met en colère, après je te fais un compliment, je sous-entend un truc et j’espère que tu m’invites dans ton lit ? Il ne manque pas de culot, celui-là. D’un pas rapide, elle le rattrape. Il a la tête sur le côté, comme s’il appréciait particulièrement son petit manège. Et le sourire de trop.

« Non mais sérieusement, tu veux quoi à la fin ? Tu fais exprès d’être un emmerdeur, t’espères quoi ? T’es masochiste au point d’adorer que les gens te détestent et t’insultent ? »
Elle s’approcha encore, essayant de se mettre en position de force, illusoire.
« Et arrête avec ton air fier et amusé là ! C’est pas drôle ! Y’a que toi qui trouves ça drôle. Je sais même pas pourquoi je m’embête avec toi, en fait. T’as un sérieux problème Cal’. Donc, tu m’accompagnes et tu te tais, ou tu restes ici et tu emmerdes quelqu’un d’autre ? »
Shae n’aimait pas poser d’ultimatum. Mais elle refusait d’entrer dans son jeu une minute de plus. Ce mec ne méritait pas qu’elle dépense autant d’énergie à le supporter. Et si ça tombe, il n’était qu’une coquille vide, sans rien d’intéressant derrière sa façade. S’il le fallait, Shae rentrerait seule. Mais elle ne serait pas un jouet. Enfin, c’était ce dont elle voulait bien se persuader.
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MessageSujet: Re: “Les hommes ont plus d’imagination pour tuer que pour sauver.” PV. Shae   Mar 9 Fév - 10:45

Amusante. Il l’a vu ce léger sourire flotter sur ses lèvres. Quelque chose dans leur échange l’éveille aussi et si ce sourire s’est transformé bien vite en air glacière, il note son existence passé. Il veut ce qu’elle ne semble pas de nature à vouloir exposer : elle. Ce qu’elle cache derrière cette joie malvenue, disproportionnée, parfaitement éreintante. Des gens comme ça, ne se devaient pas d’exister. Il y a peu, il aurait encore préféré la tuer. Rapide et efficace. Personne n’en aurait rien dit…en dehors de son maitre du moment. Lui, peut être, n’aurait pas été très heureux de la nouvelle et c’est bien pour ça, qu’il s’efforce de ne pas se laisser tenter par le gout du sang. Par cette rage latente qui s’agite en lui à chaque fois que l’attitude de la jeune femme l’agace. Que ce soit son sourire ou sa colère, l’un comme l’autre pourrait le pousser à écraser son poing sur sa tête. L’un comme l’autre. En fait, la passivité, le marbre semble la seule attitude qu’il tolère en face de lui. Sauf ici. Sauf à cet instant. Son fardeau s’est transformé en jouet. Ce pantin joyeux est peut être plus grincheux qu’il n’y parait. Ce pantin joyeux possède peut être plus de colère en lui qu’il n’y parait. La curiosité s’étend dans son être à l’instar d’un désir qui s’échauffe à chaque parole qui lui revient en tête. Enfin quelqu’un qui ose mettre des mots sur ce qu’il affiche. N’est-ce pas la première à peindre le spectacle qu’il dégage ? Il n’en a pas conscience mais cette peinture s’impacte en son sein. Délicatement. Lentement. Même son intrus laisse faire persuadé de pouvoir s’en servir pour insuffler le désir de vengeance, pour insuffler un acte violent à l’égard de la femme bravant l’interdit de l’ordre, de l’injonction. Il croit pouvoir battre ce que l’homme a créé. L’intrus est peut être trop confiant qu’il est une conscience ou non. « Non mais sérieusement, tu veux quoi à la fin ? Tu fais exprès d’être un emmerdeur, t’espères quoi ? T’es masochiste au point d’adorer que les gens te détestent et t’insultent ? » Elle se rapproche, tente d’imposer quelque chose, sa présence ? sa volonté ? sa force ? Il répond d’un haussement de sourcil et laisse s’étendre un fin sourire. L’ensemble donne un tableau qu’il sait déplaisant, surtout pour elle déjà au bord de ses propres limites. Ce qu’il veut ? Au fond, il n’en a pas la moindre idée. La tuer. La frapper. L’embrasser. La dominer. La briser. L’obtenir.

La comprendre ?

« Et arrête avec ton air fier et amusé là ! C’est pas drôle ! Y’a que toi qui trouves ça drôle. Je sais même pas pourquoi je m’embête avec toi, en fait. T’as un sérieux problème Cal’. Donc, tu m’accompagnes et tu te tais, ou tu restes ici et tu emmerdes quelqu’un d’autre ? » L’embrasser. Se délecter. S’imposer au gout de sa peau. Découvrir la force de ses lèvres. Le poids de sa volonté. Frapper. « tu es aussi paumé que moi », « tu craches ta haine », « transformé ça en connerie », « personne te supporte » Il se mord la lèvre intérieure. Serre le poing, retient ce coup qu’il pourrait si facilement porter comme exutoire alors même qu’il se défend depuis deux ans de ressentir la moindre colère. Qu’il se croit capable de choisir ses combats, de dominer ce qui est perméable, de contrôler ce qui ne devrait plus exister en lui. Joyeux semble secouer ses certitudes avec deux attitudes contraires. Pourtant, n’est-ce pas lui qui brise ? Ce n’est pas elle. Il fronce les sourcils. Hésite. Hésite dans ses mots. Hésite dans ses gestes. Il sait où ils se trouvent, à mi-chemin. 4 minutes tout au plus. Après ça, il se cachera, devra la protéger d’un danger qu’il préférerait laisser agir. « Pourquoi tu t’embêtes avec moi ? parce que tu as peur de rencontrer d’autres gars qui t’en veulent. Parce que je suis ton opposé. Parce que, contrairement à toi, je ne mens pas sur qui je suis. Parce que… tu es curieuse… parce que j’ai brisé ton masque… » A chaque mot, un pas. La distance s’est brisée dans ces murmures. Le léger sourire qui flottait jusque là sur son visage, s’échappe dans une moue qui ne lui ressemble pas. Juste un instant, il en devient sérieux. Il hésite. Cherche la formule pour la pousser à bout et finit par lui offrir ce même sourire qu’elle semble détester. « et puis… parce que c’est toi qui a choisi de me parler… Assume. Il sourit, recule alors que leur visage pouvait ressentir leur souffle. Pi, si je me tais… tu devras faire de même… je ne penses pas que tu en sois capable… Son sourire s’étend. Celui est sincère. Amusé. Mais il est bien incapable de le ressentir à cet instant, d’en prendre la mesure. Ses yeux la détaillent encore une fois et se pose sur ses lèvres. Il humecte els siennes et s’installe un instant dans ses prunelles. « hum… sexy tu vois ? Il la montre de la main et se détourne pour reprendre la route.


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MessageSujet: Re: “Les hommes ont plus d’imagination pour tuer que pour sauver.” PV. Shae   Lun 22 Fév - 21:51

Les mots qu’elle prononce font du bien. Ils permettent d’exprimer sa frustration et sa colère. Pourtant, au fur et à mesure qu’elle les prononce, qu’elle entend ses propres mots résonner dans la nuit, Shae sait qu’ils sont vains. Vains parce que Callum s’en fiche éperdument, de ce qu’elle pense. Vains parce qu’il est, exactement comme elle l’a dit, un chieur. Et les chieurs adorent qu’on leur dise qu’ils sont des chieurs. Vains aussi parce que, au fond, elle pourra dire à Callum ses quatre vérités, elle restera quand même là, à l’attendre. Elle ne s’en ira pas, ne le plantera pas au milieu de la rue. Elle restera avec lui, essayant de percer un peu la carapace de je-m’en-foutisme qu’il lui présente. C’est plus fort qu’elle ; elle veut comprendre.
Alors elle continue à lui sortir des mots méchants, des mots qui devraient secouer quelqu’un. Et au plus elle parle, au plus le jeune homme aborde un léger sourire, amusé, qui s’accorde avec ses yeux rieurs. Narquois. Il sait tout aussi bien qu’elle que ces mots sont vains. Il sait que dans l’histoire, c’est lui qui est en position de force, et que tous les éclats de voix de l’avocate n’y changeront rien. Et puis, au final, il a gagné. Il voulait qu’elle s’énerve, il a eu exactement ce qu’il voulait : Shae en colère, les poings serrés, la voix vibrante. Ridicule, si on y pense avec un peu de recul. Il devrait la mépriser encore plus. Et pourtant, dans son regard brille quelque chose d’autre. De nouveau. Un semblant d’intérêt ? Shae ne sait pas trop si c’est ce qu’elle voit ou ce qu’elle espère voir. Callum est difficile à déchiffrer. Mais elle jurerait qu’il a troqué le mépris pour une pointe d’attention.

« Pourquoi tu t’embêtes avec moi ? parce que tu as peur de rencontrer d’autres gars qui t’en veulent. Parce que je suis ton opposé. Parce que, contrairement à toi, je ne mens pas sur qui je suis. Parce que… tu es curieuse… parce que j’ai brisé ton masque… »
La distance entre eux deux se réduit peu à peu, et bientôt ils sont si proches que chaque mouvement de l’un effleurerait l’autre. Shae se fige, les yeux rivés dans le regard de Callum. Parce qu’il dégageait ce quelque chose de fascinant et assez irrésistible. Et parce que ses mots à lui étaient tout sauf vains. Il avait raison sur toute la ligne. Elle avait une peur panique de se faire agresser de nouveau sur la petite distance qui les séparait de chez elle. Callum avait éveillé sa curiosité à l’instant où elle l’avait vu adossé au comptoir du Bones. Et il avait lu en elle comme un livre ouvert. Elle reste silencieuse alors qu’il redevient sérieux, un instant, une seconde, avant de retrouver son sourire narquois. C’était elle qui lui avait adressé la parole, évidemment. Pourquoi serait-il venu, lui ? Et puis, elle n’avait fait que chercher une échappatoire aux deux lourdingues de la soirée. Le hasard. Et un charisme certain que dégageait Callum. Les rencontres tenaient à peu de choses. Voilà où ils en étaient quelques minutes plus tard.
Ce n’est que lorsqu’il se recule que Shae se rend compte qu’elle avait arrêté de respirer. Son cœur repart, elle reprend son souffle. Il sourit toujours, et elle est toujours incapable de dire quoi que ce soit.

« Pi, si je me tais… tu devras faire de même… je ne penses pas que tu en sois capable… »
Il se permet même de la taquiner gentiment, pour le coup. La rousse esquisse un sourire, peu franc. Perturbé. L’image de Callum si proche et son souffle près de son visage lui tournent encore dans la tête. Elle ressent une curiosité d’autant plus grande, et autre chose. De l’intérêt. Un intérêt physique. Il est fascinant. Personne n’avait jamais traité Shae de la sorte. Et quelque part, la colère est en train de se transformer en une envie de lui coller au corps et de lui montrer qu’elle n’est pas qu’une gamine vaine.  Envie qui ne fait qu’augmenter avec la façon dont il la regarde soudain.

" hum… sexy tu vois ? »
Shae n’a pas le temps de réagir que déjà, Callum s’est éloigné et a repris la route en direction de chez elle. Elle le rattrape et l’arrête, l’obligeant à se retourner. Elle s’apprêtait à se mettre en colère une fois encore, parce qu’on ne dit pas à une fille qu’elle est sexy sur ce ton. Mais son regard croise celui de Callum, et elle se laisse emporter. Se jetant en avant, elle passe ses mains autour de son cou alors que son corps vient se serrer contre lui, et l’embrasse. Elle y met toute sa curiosité, son envie, sa frustration, sa colère. Son cœur se serre et son corps tout entier devient un brasier. Il a gagné ; elle le veut. Elle lâche ses lèvres, enfin, reprend un peu de distance, libère ses mains. Recule d’un pas, comprenant ce qu’elle vient de faire. S’en voulant d’avoir cédé comme ça. Elle le déteste et le veut en même temps. Elle n’aime pas ce chaos. Elle lui en voudrait presque, à lui, de lui faire ressentir ça. Jetant un regard vers son appartement, qu’elle verrait presque de là où ils se trouvent, elle lance :

« Ramène-moi juste chez moi. »

Elle n’ose même pas croiser le regard de Callum. Elle ne veut pas de toutes ces sensations qu’il provoque en elle. Elle voulait juste être tranquille et passer une bonne soirée.
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MessageSujet: Re: “Les hommes ont plus d’imagination pour tuer que pour sauver.” PV. Shae   Ven 26 Fév - 17:01

Une route dont il pourrait presque connaitre chaque pavé, chaque mur, chaque enseigne. En trois jours, il en connait davantage sur ce chemin qu'il ne l'aurait voulu. Trois jours qu'il aurait préféré conserver pour une toute autre activité que celle de nourrisse. Parce que, oui, en dehors de ce soudain très caractère qui attire étonnement l'assassin, le reste du personnage semble aussi fade que ceux de ces princesses disney. Aucun caractère. Aucun intérêt. Aucune raison d'exister. de vivre. d'espérer. Elles attendent toutes que le monde s'améliore en croyant inexorablement en l'être humain et en leur bonne voie. Comme si la route face à elle n'était pas aussi obscure que leur existence actuelle. Comme si l'avenir pouvait être que meilleur. Quelle connerie. Pourtant... pourtant, il la voit. Oui... Elle. Il est dans la cuisine et entend son cris d’exclamation, ses pieds tapoter le sol frénétiquement. Il sait déjà qu'elle va débarquer dans la pièce et le tirer vers le salon. Pour une raison qu'il ignore, elle adore la petite sirène. Lui était davantage fan du roi lion ou toy story. Elle l'attrape donc... faisant écho à la poigne de la jeune femme qui l'oblige à se retourner. Tel un pantin il s'exécute sans pourtant voir la rouquine. Il est ailleurs. Elle le tire devant la télé et lui montre l'écran avant de se cacher derrière ses jambes. L'espèce de femme poulpe est immonde, c'est vrai. Les mains l'enserrent, l'agrippent avec force pendant qu'un touché inattendu effleure ses lèvres. D'un naturel légèrement rustre, il devrait la repousser. Têtu, il devrait l'éjecter. Colérique, il devrait laisser place à la hargne qui fait écho en lui. Comment ose-t-elle briser ce souvenir ? Cet instant avec sa fille ? Mais rien n'explose, rien n'est repoussé, rien n'est éjecté. Rien n'est frappé. Rien. Ses mains prennent possession de son visage et de ses hanches, l'attirent contre lui sans une hésitation. Son cœur se serre et se desserre sans qu'il n'y puisse rien. Il boit. Il s'enivre de la sensation qu'elle lui offre, cette absolue nécessité à être en contact. La curiosité, le désir, la colère, la rage... le désir. Encore. toujours. Puis elle s'éloigne, brise ce temps qui lui a pourtant permis d'être conjugué au présent et non à un éternel passé. « Ramène-moi juste chez moi. » Shae se retourne, évite le regard de l'ex militaire avec une précision qui ne fait qu'attiser le paradoxe qui naît entre eux : la colère et l'attraction. La douceur de ses mots, la lassitude même heurtent Callum avec vivacité. Il rumine. Avance dans le silence sans prendre le temps de chercher quoique ce soit. Pour une fois, il ne cherche pas le rôle qu'il a tenté d'afficher, la personne qu'il a accepté d'être ou les paroles les plus tranchantes à lui lancer... non, pour une fois il ne cherche rien de tout ça. A cet instant, il prend juste conscience d'avoir franchi les barrières de la rouquine, d'être parvenu à attiser ce qu'elle ne laisse voir de personne et si cela devrait le pousser à frapper ses barrières psychologiques...il n'en fait rien. Encore ailleurs. Encore dans ce temps au présent.

Il ressent la course. Il ressent l'absolue nécessité. Il ressent l'inquiétude. Il ressent ce désir d'arriver à temps. Il oublie la douleur, occulte le risque, ne prend en compte que l'instant. L'objectif. L'absolue nécessité à être là à temps. Il se voit revivre ce temps qu'il a ressenti en la cherchant dans la rue, ce souvenir d'autant, ce réflexe d'une autre vie. Il ressent sa présence dans cet instant passé qui, pourtant, expliquer toute sa vie. Ce même impératif que son contact lui a procuré. Aucun trait d'esprit. Aucune remarque acerbe. Il fronce simplement les sourcils, marche. Cherche une vérité qu'il ignore pendant que son propre intrus cherche à l'éjecter, à puiser dans le doute une nouvelle forme de colère. Au lieu de ça, Callum dépose son regard sur le dos de la jeune femme. Elle semble le sentir et bloque son regard sur sa porte à deux pas comme si c'était son objectif à atteindre pour se libérer de lui. Elle a surement raison. N'a-t-il pas gagné ? Brisé ce qu'elle se croit être ? se veut être? Ses prunelles s'agitent en suivant le mouvement de ses cheveux.

« tu es aussi paumé que moi » La porte est là.  « tu craches ta haine », il fait mine de la dépasser puis revient. « transformé ça en connerie », Elle sort ses clés, à moins qu'elle les ait déjà sorti avant d'arriver. « personne te supporte » La porte de l'immeuble s'ouvre. « tu es aussi paumé que moi » Si elle parle, il ne l'entend pas. Ne s'en préoccupe pas. S'en quart comme l'an 40.  « tu craches ta haine » Il la sent encore. Il sent ses mains. Il sent sa colère, sa rage.  « Personne te supporte » Il voit sa colère, sa rage.  « Personne te supporte » Il sent ses lèvres. Sent sa curiosité. Sent ses doutes. Entend sa colère contre lui. L'entend se briser à mesure qu'il éclate ses barrières. Il s'impose. Sent cette force à mesure qu'elle trace sa route en lui, imperceptiblement. Elle a agit à la similaire, elle a osé là où la crainte obtient tous les silences. Le visage de la rouquine disparaît derrière une porte qui se referme. Le pied de l'assassin s'enfonce alors dans la poubelle sans qu'il n'y fasse réellement attention. Le bruit se répercute avec fracas tel un tir. Il s'impose contre la porte qu'il repousse de l'épaule, s'impose dans le hall, s'impose dans un bout d'intimité dans lequel il n'a jamais été invité mais dans lequel il a déjà fait ses premiers pas trois jours plus tôt. A son insu. Comme aujourd'hui. Comme à présent alors que sa main attrape ses hanches, la tourne et prend possession de ce qu'il veut lui appartenir.

Sans autorisation, sans un regard, il la plaque contre un mur, presse son corps contre le sien. Protège le corps de celle qu'il aurait aimé tué. Joue son rôle bien qu'à cet instant, les mains posées sur elle, les corps bientôt enchevétrés, l'idée qui fuse n'est pas celle de l'assassinat. Loin de là. Son regard s'enfonce un bref instant dans les prunelles de la rousse encore surprise du son, du contact ou d'autre chose. Peut-être a-t-elle compris; il la veut.
Alors ses lèvres attaquent ses précédentes assaillantes. Une main sur sa joue, il impose sa volonté, goûte sa peau avec une hâte et une passion qui pourraient presque sembler douces. Ce qui anime l'échange n'a rien de standard. Ce qui anime ses sensations n'est rien d'autre qu'une tornade latente depuis les premiers mots de Shae. Une explosion de désir et de rage. Une volonté de laisser court à une pulsion presque bestiale qui se noie pourtant dans les courbes si fines de la jolie rouquine. Leur accord n'est plus au stade de l'hésitation, le ballet s'agite sous une volonté qui se mouve à deux, étonnement. Il ne s'en offusque pas. Ses mains glissent, prennent possession de ce qu'il voulait détruire. Sans réfléchir, il se baisse légèrement et agrippent les cuisses Shae, la soulève. Haletant, il murmure un fait, une injonction, un constat alors qu'il entame de grimper les marches de l'escalier avec Shae autour de lui. J'espère que t'as pas perdu tes clés... sinon, t'as plus de porte...

_________________
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“Les hommes ont plus d’imagination pour tuer que pour sauver.” PV. Shae

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