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 Il existe des lieux où le client n'est pas le Roi. | ft. Dylan

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MessageSujet: Il existe des lieux où le client n'est pas le Roi. | ft. Dylan   Lun 23 Nov - 18:05

Machinalement, l’homme sort un chiffon blanc de son étui et le déplie sur ses genoux. Seul, assis, éclairé par la lueur clignotante d’un néon, il nettoie consciencieusement son arme à feu, une relique datant d’une époque où les hommes vivaient autrement, une époque où l’on ne risquait pas de tomber nez à nez avec un monstre au pas de sa porte. New-York, les débuts de la Bratva. C’était hier encore, et c’était pourtant déjà si loin. Par morceaux, des images du passé s’imposent à lui, et plus particulièrement des clichés de son frère. Un instant, l’homme stoppe son activité ; son regard se perd au loin, remontant à des souvenirs bien plus anciens encore. La Russie, son enfance, la complicité de deux garçons. Un soupir puis il se remet à l’ouvrage. Partagé entre souffrance et soulagement, Maksimilian s’attarde sur ses habitudes, plus lent que de coutume. La mort de son frater, Sergeï, reste une peine malgré toute la rancoeur qu’il avait pour lui. Qu’importe leurs différents, maintenant qu’il n’était plus, les souvenirs heureux devenaient d’amères remembrances; leur lien étroit, des chaînes qui le maintiennent emprisonné dans une cage d’affliction. Pour ne pas se noyer dans ses idées noires, le travail lui semble un remède efficace à son chagrin, et pourtant, il ne peut s’empêcher de ressasser le passé. Tel une nuées d’insectes, les réminiscences de leur histoire viennent le piquer à tour de rôle, véritable supplice. Une colère sourde en lui monte depuis, un intarissable désir de vengeance. Mais avant tout, il lui faut respecter un de ses plus anciens rituels : marquer son corps du fatal évènement, laisser sur lui la trace, le souvenir du frangin.

Oui, se faire tatouer. C’était une habitude qu’il avait pris dès son plus jeune âge. A chaque fait marquant de sa vie, le russe se décorait d’un nouveau motif représentatif à ses yeux du souvenir en question. Pour la plupart, c’était l’assassinat d’ennemis à la mafia, mais cette fois-ci, la raison était tout autre. Son dernier tatouage et premier à la Nouvelle-Orléans remontait à plus d’un an désormais. Lorsqu’ils avaient été forcés de migrer ici, il avait du chercher un nouveau tatoueur. Étant donné qu’il avait été satisfait de celui - ou plutôt celle - qu’il avait choisi la fois dernière, il ne voyait pas de raison de ne pas y retourner. Décidé à se présenter chez l’artisan dès la première heure, il s’était levé tôt et avait mis de côté le liquide nécessaire au règlement. A grandes enjambées, il avait traversé la Nouvelle-Orléans de son quartier jusqu’à Bourbon Street, du Nord jusqu’à l’Est de la ville. C’était une rue animée composée de toutes sortes de boutiques. Probablement que les artisans bataillaient dès qu’une échoppe se vidait pour obtenir la place tant désirée, être au centre des attentions des habitants pour voir gagner en notoriété son affaire. Le fait que la tatoueuse ait son magasin ici attestait de son talent, il allait sans dire. Maksimilian poussa la porte et entra dans l’intention de prendre rendez-vous au moins et s’adressa au comptoir.
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MessageSujet: Re: Il existe des lieux où le client n'est pas le Roi. | ft. Dylan   Ven 11 Déc - 23:51




Informations à savoir:
 

Un jean noir troué, un tee-shirt noir délavé qui ne payait pas de mine et la voilà déambulant d'une démarche fluide et rapide dans l'un des quartiers les plus populaires de la Nouvelle-Orléans, le Bourbon Street. Dylan avait choisi ses vêtements pour l'occasion, il était important de ne pas avoir l'air trop élégant, trop pimpant aujourd'hui. Son objectif premier n'était pas de plaire, mais de vendre son art. Sérieusement qui voudrait donner du pognon à une tatoueuse des rues qui paraît mieux sapé que vous ? Elle remonte un peu mieux la lanière de son débardeur noir sur son épaule avant de tourner à l’angle d’une rue. Il y avait du monde, il devait être à peine 10h et il faisait beau alors les gens avaient décidé de pointer le bout de leur nez. De quitter leur salon high-tech pour un peu de verdure ou d’air frais. Dylan souriait satisfaite, c'est ce qu’elle voulait hein, que la foule passe devant son magasin et se laisse peut-être tenter. Oh oui, elle sentait déjà les petites pièces glisser entre ses doigts. Et elle en jubilait d'avance. Faut dire qu’elle était un peu cric-crac ce mois-ci entre ses petites excursions clandestines, son tabac et ses dérivés, sa paie était vite partie en fumée. Depuis que le Gouvernement a boycotté les substances à excès : alcool, drogues et cetera ; Le plaisir est caché pour mieux décompresser après le boulot.

Après quelques minutes de marche, c’est d’un pas tranquille que Dylan remonte la grille qui banalise l’entrée de sa boutique de tatouage.  Son sac posé à côté de son siège sur le comptoir,  Dylan se dirige vers l’arrière-boutique. Elle sort un petit sachet de sa poche en se redressant correctement. Une fois assise confortablement, elle commence à se préparer sa petite douceur. Ça a toujours été ton pêché mignon à elle : un petit joint accompagné d’un café noir sous le soleil, il n'y a jamais rien eu de mieux. Une fois sa préparation terminée, elle range de nouveau le tout avant de l'allumer et tirer une première latte un sourire béat aux lèvres. Les journées sont longues et les jours de congé sont assez rares pour Dylan. Alors, pas de restrictions. En temps normal, elle ne peut s'en fumer que le soir et au réveil. Au boulot, ça passe plutôt mal devant les clients ; mais aujourd’hui, elle fera une exception juste pour le premier client. Premier client qui ne tarda pas à faire retentir la cloche qui annonce la venue d’une personne dans son magasin.  Elle avale une grande gorgée de café pour affronter ce début de journée : « Un instant, j’arrive. » ; Joint au bec, tasse de café dans la main droite, la jeune tatoueuse s’assoit sur son siège devant le comptoir. Elle s’étire doucement avant de poursuivre d’une voix calme : « Oui, c’est pour ? » ; Elle recrache négligemment sa fumée avant de lever enfin le visage voir enfin la tête du client. Dylan arque un sourcil, mais elle demeure silencieuse.

Ah … lui.
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MessageSujet: Re: Il existe des lieux où le client n'est pas le Roi. | ft. Dylan   Mar 26 Jan - 18:24

La voix féminine de la tatoueuse résonne dans la pièce arrière de la boutique alors qu’elle apparaît face à lui quelques secondes plus tard. Toute vêtue de noir, une tasse de café dans la main, le joint aux lèvres, une désagréable et forte odeur pour le non-consommateur l’accompagne. Des drogues, le russe en a brassé avec la mafia. Mais jamais il n’a consommé. Il a déjà bien assez du péché de la colère. Pas très professionnel de sa part, ne peut-il s’empêcher de penser. Bien qu’au fond, il s’en moque. Stoïque, comme à son habitude peu enclin à sourire, il prépare mentalement le travail qu’il va requérir d’elle. Avare en mots, n’aimant pas gâcher sa salive en de vaines paroles, il lui fallait retranscrire au mieux mais surtout au plus court. Pas habitué à dialoguer de sa vie personnelle avec autrui, il bloque un instant, et le silence s’installe. Un silence gênant, pesant. Brisant finalement la glace pour répondre à la question posée, Maksimilian s’avance d’un pas vers elle et énonce : « Je veux faire honneur à mon frère décédé. Et un tatouage serait tout à fait approprié. » Pas mal pour un début. Concis, simple, c’est là l’essentiel et il en a déjà bien assez dit à son goût. Pourtant, il  ajoute : « Selon moi. » Comme s’il se justifiait, de peur du jugement d’autrui. Pourtant, l’avis des autres lui importe peu par ailleurs.

Guettant sa réponse, Maksimilian détaille un peu plus la professionnelle. La vingtaine passée, brune, plutôt belle fille. Le corps parsemé de tatouages plus colorés les un que les autres. La dernière fois, il n’avait pas prêté attention tant que ça à celle a qui il avait confié la tâche de le tatouer. Il s’était plus concentré sur la tâche qu’elle exécutait pour être sûr que sa réputation n’était pas fictive, plutôt que de s’intéresser à quoi elle ressemblait. Aujourd’hui, alors qu’elle le dévisage tout autant sans qu’il puisse pour autant dire ce qu’elle pense, il en fait de même. S’il avait eu vingt ans de moins et qu’il n’avait eu tant de mauvaises expériences avec les femmes, il aurait probablement été tenté. Mais tout cela, c’est pêché. Il cligne un peu plus lentement des yeux, le temps de dessiner mentalement une croix pour absoudre ses mauvaises pensées, et la fixe à nouveau dans l’attente d’une réponse. Au fond de lui, la voix démoniaque le titille, cherche à insinuer des idées plus mauvaises les unes que les autres dans son esprit torturé. Avec le temps, il a appris à l’ignorer, bien que cela soit un inconvénient majeur au quotidien. Par moments, cette deuxième conscience qui sommeille en lui se révèle être un atout précieux, plus particulièrement lorsqu’il s’agit de laisser libre cours à sa colère.

hors rp:
 
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