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 C'est juste que... Je m'installe. [PV. Theo]

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MessageSujet: C'est juste que... Je m'installe. [PV. Theo]   Mer 14 Nov - 3:21



Un balai à la main, la musique d'une comédie musicale jouant en arrière plan, une odeur de produit chimique lui montant à la tête, la jeune squatteuse s'apprêtait à hurler son plaisir d'avoir réussi dans les temps. Avant de se laisser allez à une joie immense et de renverser quelque chose sur le plancher fraîchement ciré, elle alla déposer ses instruments ménager, puis ouvrit quelques fenêtres pour changer d'air. D'un pas léger, tout en suivant le rythme de la musique de ''Grease'', la belle se permit quelques pas de danse. Question de se détendre avant de commencer à préparer le repas de remerciement.

Sa voix mutine, telle celle d'un enfant, Gypsy chantonnait les paroles, se prenant au piège de sa bonne humeur. La mort de deux hommes, légèrement mauvais, ne l'avait pas le moins du monde affecté. Puisque dans son esprit, ils avaient dû survivre ou être secouru. Personne ne pouvait être attaqué par un chien orange et ne pas être aidé la seconde suivante. Qu'elle les laisse en piteux états ou non. Demain, ils se réveilleraient à l'hôpital, heureux d'avoir survécu. Leurs paroles invitant à l'abus de la sexualité féminine, n'avait pas eu raison de son optimiste et à la voir ce dandiner dans cet appartement plus spacieux qu'une maison, on se demandait même si elle se souvenait de ce qu'ils avaient sous-entendu.

Jetant un regard à l'horloge, elle sourit en coin. Il ne devrait pas tarder. Enfin, elle l'espérait. De ce fait, elle entreprit de fouiller ce qu'il y avait dans les réserves et y trouva de quoi préparer un gigot d'agneau façon grand-mère. Étonnant pour un homme qui n'avait pas prit le temps de faire du ménage depuis quelques siècles au moins. AH! Non, pas autant que cela, après tout, Gypsy c'était glissé au magasin de nourriture le plus près, avec l'argent trouver dans l'appartement. Oui, bon elle était peut-être itinérante, mais savait quand il était temps de remplir un frigidaire.

Lorsqu'elle eu abandonné son plat à la cuisson, elle se jeta dans la douche. Usant des savons d'hommes présents dans la salle de bain. Les images de ce magnifique chien, se transformant en tout aussi magnifique homme, lui revinrent en mémoire et un sourire attendrit s'inscrivit sur ses traits. Elle aimait bien l'idée qu'il l'ait aidé, sans même l'avoir connu. Quelque chose la poussait à le remercier, qu'il ait conscience de l'avoir marqué autant ou non.

Une fois qu'elle eu enlevé la poussière des nuits passer dans le froid de la nuit, l'acrobate entreprit de se sécher et d'enfiler les vêtements qu'elle avait entreprit de nettoyer à son arrivée. Elle laissa toutefois, sa longue chevelure cascader dans son dos, retrouvant son aspect habituel par elle-même et non pas à l'aide d'une machine qui lui agressait les oreilles. Tout était prêt, la table était mise, le repas terminé et l'ambiance parfaite. La musique avait trouvé un peu de repos, comme il ne s'agissait pas d'un rendez-vous amoureux et l'intruse attendait sagement à sa place, une assiette posée devant sa personne. Gyps’ n’eut pas à attendre longtemps, le son d’une clef tournant dans la serrure se fit entendre et elle s’empressa d’afficher son visage le plus mignon et innocent possible. Celui que nombreux avait qualifié de détestablement adorable. Elle avait conscience qu’il serait surpris, mais comment ne pas apprécier avec une odeur aussi appétissante que son plat d’agneau? Enfin, s’il n’était pas végétarien…

Elle n'attendit pas de remarquer son expression, dès qu'elle aperçu, sa silhouette élancée, elle se le salua d'un délicat « Merci pour hier soir. »
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MessageSujet: Re: C'est juste que... Je m'installe. [PV. Theo]   Jeu 15 Nov - 0:48


«Si la vie ne c'était pas vengé de moi, peut-être m'aurais-tu rencontré sous un ciel bleu.» -Théodore F. Flynn

Un petit bruit sorti de sa gorge alors qu'il se faufilait hors de la ruelle. La saveur du sang traînait encore dans sa bouche, lui donnant beaucoup de mal à ne pas simplement ce repaitre du corps des deux hommes qui avaient été victimes de son sombre courroux. Théodore n'avait pas en tête d'être la cause d'un tel tourment pour quelqu'un aujourd'hui, mais c'était ce petit quelque chose d'inconnu qui l'avait poussé à suivre la jeune fille dans la ruelle, comme un sombre pervers en quête d'aventure douloureuses. Ses yeux pâles fixaient la rue devant lui alors qu'il passait la manche de son veston contre ses lèvres, s'assurant qu'aucune goûte de sang n'y était encore. Il savait qu'elle le suivait toujours, qu'elle l'avait vu troquer sa peau de chien d'Afrique pour celui de Théodore Ferus Flynn. Sous la pression de ce regard qui lui semblait encore juvénile, l'homme à tout faire c'était dépêché d'enfiler son pantalon à pince et sa chemise immaculé qu'il avait caché derrière un bac à déchets. Il ne se savait pas capable d'être aussi pudique! Il enfila à la va-vite son veston bleu marine tout en quittant la ruelle où les deux hommes qui avaient subi les foudres du lycaons gémissaient encore de douleurs, sans se retourner, sans se soucier de ce qu'il venait de commettre pour une simple inconnue au visage fragile. Théo tourna le coin rapidement, ce mélangeant à la foule de passant, zigzaguant pour que la jeune fille le perde de vue pour de bon. Sa présence quitta son esprit aussi vivement qu'elle y était apparue. Au fond, il se demandait encore quelle impulsion l'avait poussé à poser un tel geste de violence gratuite. Puis il devait l'avouer, il y avait été un peu fort pour deux hommes un peu bêtes voulant simplement charmer, un peu maladroitement, une jeune femme.

Cette journée là, l'homme à tout faire du gouvernement était attendu dans un café de New York, par un homme qui lui assignerait un nouveau meurtre à mettre dans sa liste déjà longue. Il passa brièvement ce changer à son appartement, il avait trouver quelques goûtes de sang suspect sur sa chemise blanche, avant de partir de nouveau. Une journée répétitive. Une journée inutile, sans fin. Comme demander, Théo ce montra le bout du museau au rendez-vous « Pile au bon moment mon cher! ». Fausse surprise, fausse gratitude. Un petit sourire en seule réponse puis il s'assoit en face de l'homme de main du gouvernement, deux larbins prisonnier d'un cercle vicieux. Théodore tend la main avec autorité. « Je n'ai pas le temps de jouer aujourd'hui! » il passe sa mauvaise humeur sur l'humain dont le sourire planté sur son visage depuis le début s'effaça brusquement. L'humain lui tendit le papier avec un nom, une adresse, puis Théo ce relève et pars, sans se retourner. La journée s'écoula donc dans la recherche de ce nouvel homme à tuer, sans en trouver la trace. Fatiguer de courir à la poursuite d'une souris tapis dans son trou, Théodore abandonna vite la partie, la remettant au lendemain. Il avait qu'une seule envie: ce terrer dans son trou à lui. Il prit donc le chemin vers son appartement de la première zone. Ce fut par mégarde que ce retrouva sur sa route un petit écureuil emplit d'une naïveté rare. Il sautillait entre les arbres d'un parc, sous le regard attentif du lycaon. Tout son corps semblait tendu, appeler à chasser ce petit être pour en faire son repas du soir. Prenant la position d'une bête sauvage à l'affût, le métamorphe avança lentement vers sa prochaine victime, ses pas ne s'entendant presque pas, chose surprenante pour un homme de sa taille. L'image devait être amusante. Un homme d'âge adulte, le corps courber vers l'avant, les bras tendus en deux arcs prêts à ce fondre sur le petit corps innocent et bondissant devant lui. D'un seul mouvement, le chasseur expert fondit sur l'écureuil qui poussa un ultime cri alors qu'il lui tordit le cou entre ses grandes mains. Après s'être assuré que la bestiole poilu était définitivement morte, il se redressa, un petit sourire de fierté s'affichant sur ce visage mystérieux. Ce fut après cette péripétie, que Théodore reprit sa route vers ses appartement.

Le corps de Théodore ce crispa de nouveau en arrivant sur le pallier de sa porte. Quelque chose n'allait pas. Les lumières de son appartement brillaient par la fenêtre et cette dernière était ouverte. Une bonne odeur de nourriture ce faufila jusqu'à ses narines qui frémirent de plaisir et à la fois d'inconfort. Puis il y avait cette odeur qui planait, un peu couverte par celle de produit qui lui donnait envie de vomir... Avec prudence, le métamorphe passa sa clef dans la serrure et ouvrit la porte. Sans s'en rendre compte, il serra un peu plus sa prise sur la carcasse déjà refroidit par la mort, dans sa main. De sa gorge pouvait s'entendre un grognement de menace non voilé. C'était ce que les lycaons faisaient toujours lorsque leur nid était en danger. Son regard d'un bleu glacial ce faufila partout autour de lui alors qu'il entrait lentement, certain que quelque chose de maléfique allait lui tomber dessus. Toujours sur ses gardes, Théodore continua son avancer dans le spacieux appartement jusqu'au moment où son regard se planta sur la jeune fille qu'il avait sauvé au début de la journée. La surprise fut clairement visible sur son visage, il en oublia même la rage qui un peu plus tôt le possédait dut à une telle intrusion dans son nid. Il entendit à peine ce qu'elle lui dit, oublia totalement qu'on lui avait dit un jour que se promener avec des animaux morts ce n'était pas quelque chose de très courant. Il avança un peu plus dans la pièce, sans la quitter du regard. « Mais... Qu'est-ce que tu fais ici?». Son regard ce glissa sur la pièce autour de lui et une grimace de pur dégoût s'afficha sur son visage « Le ménage à été fait.... » il regarda de nouveau l'humaine devant lui, comprenant qu'elle en était l'auteur « Comment as-tu fais pour entré ici toi? Mon appartement est bien trop haut, et il n'y a pas d'échelle pour permettre d'y grimper, j'ai vérifier par moi même...». Il haussa un sourcil en sa direction, attendant visiblement une réponse. Son ton était emplit de reproche, mais surtout de curiosité. Il ne savait pas pourquoi elle l'avait suivit jusqu'ici, mais il valait mieux s'en méfier et la faire sortir d'ici immédiatement. C'est à ce moment précis qu'il remarqua l'allure élégante de la table à manger et qu'il y avait un repas dessus. De plus en regardant la demoiselle d'un peu plus prêt, il put voir que ses cheveux étaient trempés. Pourquoi une personne qui lui voudrait du mal prendrait la peine de ce laver avant et... de faire un repas bien chaud? Théodore baissa un moment le regard vers l'écureuil encore coincer dans sa poigne, le regardant bêtement, avant de revenir à la jeune fille. Il avança vers elle, le regard froid, l'air menaçant. Il courba légèrement le dos, comme prêt à lui sauter dessus. L'odeur de son propre shampoing le happa alors qu'il était de plus en plus proche d'elle. De nouveau le grognement d'alerte ce fit entendre dans le fond de sa gorge humaine « Tu ne devrais pas être ici...».
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MessageSujet: Re: C'est juste que... Je m'installe. [PV. Theo]   Jeu 15 Nov - 4:42



Le grognement presque animal ne l'effrayait nullement. Quelqu'un qui vous venait en aide, ne pouvait par la suite vous égorgée pour le plaisir. Surtout après, qu'elle n'ait prit soin de l'appartement abandonné par le dit propriétaire. Cette certitude en tête, elle souriait, alors qu'il menaçait. Gypsy était aux anges, puisqu'il était évidemment surpris. « Mais... Qu'est-ce que tu fais ici? » Cette question, lui étant adressé, elle poussa un léger rire, qui ne dura pas plus de trois secondes. Il ne l'avait pas écouté ou quoi? Ne venait-elle pas de le remercier pour l'avoir tiré d'un mauvais pas? Le regard innocent, elle haussa les épaules décontractent l'entièreté de son langage corporelle. « J'avais dans l'intention de te rendre service, question de te remercier pour hier soir. Chose que je viens juste de faire. »

Ses yeux se posèrent sur le pauvre petit cadavre d'écureuil qui commençait à déverser un peu de sang coagulant sur le plancher fraîchement nettoyer. Un rictus d'agacement étira les traits de la douce, qui se retient de peine et de misère de le sermonner sur l'impolitesse qu'il ne semblait pas prendre en compte. Ni l'idée qu'il ait éliminée un animal sans défense, ni cette capacité à tuer ne l'effraya, elle n'y pensait même pas. Après tout, il avait cette apparence de chien qui le poussait certainement à chasser sa nourriture, elle devrait régler cette manie.

Oui, les jambes remonter sous ses fesses, la tête légèrement pencher sur le côté, telle une parfaite gamine, elle prévoyait des choses qui n'auraient jamais dû traverser l'esprit d'une parfaite étrangère. Pourtant, une étrangère n'aurait certainement fait le ménage chez lui, tout en s'introduisant illégalement dans son nid. Le concept de propriété lui étant légèrement incompréhensible, la vie dans un cirque ambulant n'ayant pas aidé, Gypsy s'en souciait autant que le fait, qu'il aurait certainement pu l'agresser pour s'en débarrasser.

« Le ménage à été fait.... » L'entendit-elle murmurer et cette grimace contrarié lui fit hausser un sourcil, mais elle ne se départi pas de son sourire et de sa bonne humeur. Mettant cette réaction sur le coup de la surprise. « Comment as-tu fais pour entré ici toi? Mon appartement est bien trop haut, et il n'y a pas d'échelle pour permettre d'y grimper, j'ai vérifier par moi même...». Se mordant légèrement la lèvre inférieure et se mettant inconsciemment à jouer avec ses cheveux, les enroulant autour de ses doigts, elle cherchait à regarder ailleurs. Il y avait si longtemps qu'elle vivait seule et manquait de réconfort humain, qu'elle en avait oublié que la moyenne des gens, utilisaient la porte d'entrée. « Et bien... Enfaîte, n'ayant pas la clef et puis... La fenêtre était ouverte, les gens ne pensent jamais à les verrouiller quand ils sont à cette hauteur. Qui d'ailleurs, n'est pas ce qu'il y a d'inaccessible. Je grimpais bien plus haut du temps où j'étais dans un cirq... »

« Tu ne devrais pas être ici...». Perdu dans une explication, bafouillant, l’itinérante n’avait pas remarqué son rapprochement, ni la posture qu’il avait prit. Mais, d’entendre sa voix et le grognement animal, elle se rendit compte qu’il n’était pas d’humeur à plaisanter. Instinctivement, elle relâcha ses cheveux et plongea son regard dans celui mécontent de son vis-à-vis et… Une colère terrible s’empara de sa frêle personne en voyant la carcasse d’écureuil tâcher la nappe blanche qu’elle avait prit la peine de repasser.

Ses petites mains venant agripper la table, fermement et violemment. Elle lui lança un regard meurtrier avant de débiter son texte comme une furie. « MAIS ÇA NE VA PAS LA TÊTE! Tout d'abord, le plancher et maintenant la nappe! C'est d'une impolitesse! Tu as une idée de nombre d'heures qu'il m'a fallu pour nettoyer se ''cafardiome'' qu'était ton gigantesque appartement? » Oui, le mot n'existait pas, sauf dans son esprit légèrement enfantin. « Je cherchais simplement à te remercier, ces deux hommes n'étaient peut-être pas si vilain que cela, mais seule j'aurais eu de la difficulté à sortir de cette ruelle. Rien de plus! Un petit ''ça m'a fait plaisir'' ou ''merci pour autant d'effort'' aurait suffi. Je me fiche que tu aies été élevé par une mère sans manière ou un père qui ressemblait plus souvent à ce chien orange faisant partie de toi, qu'à un homme! J'attends des excuses et si tu pouvais, par la même occasion nettoyée le sang coaguler, j'en serais heureuse! » Soufflant par la bouche, d'exaspération, elle attrapa le cadavre raidi par le temps qui passait et l'arracha des mains du lycaon. Se précipitant près de la fenêtre ouverte, elle le laissa tomber au sol et se retourna vers l'homme qui lui servirait de colocataire, sous peu. « D'ailleurs, hors de question que tu te nourrisses d'un écureuil cru! C'est, premièrement, dégoutant et deuxièmement malsain. Le pauvre, ne t'avais rien fait! Et... AHHH!! En plus, à cause de toi j'ai manqué de respect à cette pauvre petite bête! T'es sans cœur ou quoi? Bon, allez maintenant, on va manger mon plat d'agneau, un point c'est tout. »
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MessageSujet: Re: C'est juste que... Je m'installe. [PV. Theo]   Sam 24 Nov - 1:10


«Si je suis un peu farouche c'est peut-être que j'aimerais apprendre à te faire confiance.» -Théodore F. Flynn

Longtemps, une réputation égalant celle de la peste noire suivie de prêt la fourrure des lycaons de l'Afrique. On leurs attribuaient extinctions de plusieurs races d'herbivores et même des troupeaux qui étaient élevés par les humains. C'est pour cette raison qu'une chasse contre se dit fléaux commença. Maintenant, le lycaon est une race en voie d'extinctions et grâce aux recherche poussé des amoureux de la faune, ils purent prouver que ce chien sauvage n'était en rien aussi envahisseur et destructeur qu'on le prétendait. En fait, le lycaon est certainement l'animal au côté social le plus développé, laissant passer la survie des plus jeunes avant celle des adultes et n'abandonnant jamais les plus vieux derrière. Et puis, il était avant tout un excellent chasseur, mais pas une bête s'attaquant pour le plaisir aux autres. En cet instant, le regard glacial de l'homme pouvait donner raison à toutes les légendes racontés par de vieilles femmes aux jambes tremblantes.

Sa respiration était courte et il était incapable de quitter du regard celui de la jeune fille. Son grognement était profond, inhumain et il y avait un petit quelque chose dans la position de ses mains qui donnaient l'impression qu'il possédait des serres au lieu de membres humains. Il devait l'avouer, Théodore n'avait pas réellement porté attention à ce que la jeune envahissante disait, trop pris dans sa surprise et sa colère momentanée. « J'avais dans l'intention de te rendre service, question de te remercier pour hier soir. Chose que je viens juste de faire. » Théodore retroussa le nez en faisant un léger reniflement, et curieusement, au même moment, il ressenti un petit pincement au coeur, mais il l'ignora superbement. Lorsqu'elle voulue expliquer comment elle était venue jusque dans cet appartement, Théo lui coupa la parole, presque dans un jappement canin. Il regretta bien vite son geste, puisque cela sembla éveiller en elle une force qu'il n'avait pas vue avant. Comme un animal de compagnie pris en faute, le grand homme ce senti reculer, entrant la tête dans les épaules en regardant l'intruse avec un mélange de peur et d'orgueil. Il regarda un peu autour de lui cherchant une issue pour fuir l'ouragan qui faisait rage devant lui. Elle approcha de lui et saisit le cadavre de l'écureuil. Instinctivement, il resserra sa prise sur la pauvre bête, telle de terribles mâchoires. La bestiole bava un peu de sang au sol avant qu'il ne lâche enfin sa prise, regardant avec un air horrifié l'humaine jeter sa proie par la fenêtre. Encore sous la surprise du crime qui venait d'être commit, Théo tourna lentement la tête vers elle, refermant la bouche en formant une mince ligne avec celle-ci. Il porta son poing un moment à son visage, amorça un mouvement pour aller vers elle pour lui faire comprendre toute sa rage d'être envahit de cette manière dans sa tanière. Puis, il se ravisa, plantant son poing dans le mur le plus prêt, un nouveau grognement flottant dans sa gorge « Tu viens de gaspiller de la viande... COMMENT OSES-TU? En plus maintenant c'est toute la ruelle qui va ce présenter sous ma fenêtre en espérant recevoir encore un petit quelque chose. Et puis ce n'est pas dégoûtant du tout! Tu devrais essayer et ne pas juger les goûts des autres! Petite insolente! » il ajouta à cela un petit sourire mauvais, signe de provocation. Il jeta un regard hésitant vers la fenêtre ce disant qu'il pourrait peut-être ignorer cette humaine énervante et aller retrouver le réconfort de sa proie qu'il n'avait pas encore dépecé à l'aide de ses dents. Il fit un petit claquement de langue puis ce ravisa, ne voulant pas envenimé la rage de ce petit bout de femme.

Le prédateur naturel approcha de nouveau la frêle créature qui se trouvait dans l'appartement. Il se disait que s'il ne pouvait pas la faire sortir de son chez lui sans user de violence il le ferait en lui faisant prendre conscience qu'il n'est pas une créature agréable à vivre! Son regard d'un bleu pénétrant ce planta dans le sien, un regard qui pouvait à la fois charmer et effrayer de par son intensité inquiétante. Il ne semblait pas connaitre le concept d'espace personnel, car il approcha d'elle jusqu'à ce que son torse touche quasiment sa poitrine. Il se pencha lentement son nez frôlant le sien et son bras passa près de la taille de la demoiselle, puis il se redressa, tenant un chiffon déjà un peu utiliser sans sa main encore propre. Il se redressa de toute sa hauteur, la tête haute, un sourcil relevé. « Excuse moi....» les mots semblaient durs à sortir de sa bouche, comme fait de pierres. Il pivota sur ses pieds puis jeta le chiffon sur la première flaque de sang, au sol, piétinant le tissu pour le forcer à absorber, puis le laissa par terre, allant vers la chaise qui n'avait pas eu d'occupant jusqu'à maintenant.

Parfois, Théodore pouvait parfaitement passer pour un humain, trompant les gens avec ses bonnes manières apprises depuis bien longtemps. Avec une certaine élégance, Théodore se glissa sur la chaise puis croisa la jambe gauche sur la droite, le dos droit, tel un gentleman attendant ça bien aimée. Pourtant, le charme ne durait jamais bien longtemps. L'odeur du sang lui monta au nez comme un petit appel exquis lorsque sa main souillée passa non loin de son visage. Il déplia les doigts, observant le sang qui maculait sa main, puis il la releva vers son visage puis il sorti la langue goûtant d'un mouvement timide ce goût qui l'enivrait. Ne pouvant résister, il se décida à nettoyer sa main en la léchant entièrement, plantant de nouveau son regard vers la vagabonde. Il se disait que peut-être ainsi il la dégoûterait assez pour qu'elle se décide à quitter son logis.

Son travail minutieux terminé, Théodore observa attentivement l'assiette posée devant lui. Il pris une fourchette et piqua dedans par petit coup, comme si quelque chose de malsain allait en sortir à tout instant. « Et... Qu'est-ce que nous avons comme repas ce soir?» son mouvement de fourchette s'arrêta lorsque son regard ce planta de nouveau sur la femme étrange. Il relâcha l'ustensile et déposa son coude sur la table, accotant son menton dans la paume de sa main « Peut-être devrais-je demander ton nom avant tout. »


Dernière édition par Théodore F. Flynn le Sam 2 Fév - 19:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: C'est juste que... Je m'installe. [PV. Theo]   Ven 7 Déc - 0:16



« Tu viens de gaspiller de la viande... COMMENT OSES-TU? En plus maintenant c'est toute la ruelle qui va ce présenter sous ma fenêtre en espérant recevoir encore un petit quelque chose. Et puis ce n'est pas dégoûtant du tout! Tu devrais essayer et ne pas juger les goûts des autres! Petite insolente! » Elle se fichait pas mal du comportement, très peu humain de son vis-à-vis, la rage de ne pas avoir obtenu la réaction désirée lui faisant voir rouge. Elle se fichait de la situation précaire dans laquelle, elle se trouvait. Ignorant qu'il aurait pu lui arracher la tête d'un coup de patte bien placé. Qu'il puisse se transformer en énorme bête assoiffé de sang à la fourrure étrangement obsédante, semblait flotter dans son esprit sans prendre racine. Elle l'avait vu dépecer deux idiots, mais ça ne pouvait pas lui arriver non? Après tout, les films d'horreurs n'avaient rien de réel, la pauvre ne pouvait que les regarder, non pas les vivres.

Les yeux de Théodore se fixèrent au sien, menaçant, envoutant, elle n'aurait su le dire. Puisque la seule pensée qui lui vient à l'esprit fut un simple... ''Qu'est-ce qui te prend de me fixer j'ai une saleté sur le visage?''. Les mots ne franchir toutefois, point ses lèvres. La proximité de leurs corps lui bloquant la respiration. La peur, l'excitation d'un tel rapprochement... N'y était pour rien. Elle n'avait simplement manqué de contact physique dernièrement et Gypsy devait se battre tous les jours pour ne pas foncer sur le ou la première venue et enrouler son corps dans un câlin des plus surprenant. Oui, un simple câlin, aucune allusion sexuelle n'est à inclure dans son manque. L'itinérante était de ceux, que l'on qualifiait de kinesthésique. Sans le contact d'un autre être humain, elle se rabattait sur les animaux et dépérissait.

Les frissons qui parcoururent sont corps n'eurent comme effet que de rouvrir la blessure de l'isolement, chez cet être plus que simplement sociable. Son expression se détendit légèrement et elle profita de cette présence, si ce n'avait été qu'il recula pour nettoyer une tâche sanguinolente sur le sol, Gyps' se serait sûrement laissé allez à s'accoter sur ce torse. Ne serait-ce que le temps de trouver quoi dire, maintenant qu'elle avait légèrement discouru pendant plusieurs minutes. « Excuse moi....»
La voix typiquement masculine, chanta à ses oreilles et la jeune bohémienne observa le propriétaire s’attaquer au sang qui maculait sa main. Elle aurait dû avoir le haut de cœur, pourtant elle l’observa en haussant un sourcil. La tête légèrement penché vers la droite, elle essayait de comprendre, tout en pinçant la bouche, qu’est-ce que du sang frais avait de si intéressant. Sans trouver la réponse, elle alla s’installer en face du méchant garçon, l’observant. L’idée qu’il puisse vouloir la faire fuir ne lui vint même pas à l’esprit. Ce n’était pas une option que le scénario préconçu dans sa tête avait planifié. « Et... Qu'est-ce que nous avons comme repas ce soir?»

Ses yeux ne manquaient aucun des mouvements du propriétaire des lieux, comme s'il était quelque chose de précieux et qu'elle ne voulait pas s'en détacher. Une lueur vexée ne s'immisça pas moins dans son regard, devant son comportement. Gypsy avait envie de lui faire la leçon, mais ne voulait pas non plus abuser de son hospitalité. « Peut-être devrais-je demander ton nom avant tout. »
Attrapant d'un geste vif et précis la fourchette à sa droite, elle entreprit de manger un morceau avant de répondre aux questions de son inconnu préféré. Puis, déposant avec délicatesse l'instrument, elle pencha de nouveau la tête et lui lança un regard où l'on pouvait croire que l'innocence était l'essence même de son être. « C'est de l'agneau... Mangez avant que ce ne soit froid. » Dans sa voix, il y avait une certaine moquerie. Peut-être à cause de la préférence pour la viande crue de Theo ou simplement parce qu'elle était prête à le faire manger de force. « Gypsy... Je te demanderai volontiers le tien, mais en empruntant l'argent pour acheter de quoi cuisiner, je suis tombée sur une carte d'identité. Théo c'est adorable comme prénom. » De nouveau un sourire à faire rougir de jalousie un ange. Gyps' semblait parfaitement à son aise, tout en mangeant dans une cuisine où elle n'avait aucun droit.

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MessageSujet: Re: C'est juste que... Je m'installe. [PV. Theo]   Mar 25 Déc - 0:46


« Et si entre toi et moi, il y avait ce petit quelque chose que je ne comprend pas, ce petit quelque chose qui me pousse à te fuir et à te prendre dans mes bras. » -Théodore F. Flynn

De toute sa longue vie, il semblait que Théodore n'avait jamais rencontré de jeune fille aussi étrange que celle-ci. En tout premier lieu, entré par infraction chez quelqu'un pour ensuite lui servir un repas digne d'une merveilleuse hôtesse n'était pas du tout à considéré dans les choses normal à faire. Surtout pas si vous voulez vous gagner l'amitié de cet inconnu. Il lui semblait que cette dernière n'avait pas du tout consciente du principe de propriété que cette société avare fourrait dans la bouche à tout humain de ce monde. Dans un certain sens, peut-être que c,était à l'avantage de la jeune femme. Après tout, depuis sa longue transformation sous la forme d'un loup d'Afrique, Théodore avait du mal à retrouver ce sens de l'appartenance envers des objets inanimé. Curieusement, il n'y avait que ses vêtements qui pour l'instant lui faisait un peu d'effet. En ce sens, Théodore courrait après tous les nouveaux morceaux de vêtements à la mode et bien trop cher pour le commun des mortels. Le reste de son appartement en pâtissait, malheureusement.
Puis il y avait chez cette demoiselle, l'impression qu'elle pouvait passer d'une émotion à l'autre sans jamais perdre de sa douceur et de son sourire. C'est en premier lieu, ce qui empêcha le métamorphe de la jeter par la fenêtre, comme il l'aurait fait à quelqu'un entrant dans sa tanière sans sa permission. Cette douceur accablait et effrayait le jeune homme. Il avait l'impression d'être incapable de complètement saisir l'essence de cette créature. Était-elle réellement humaine ou était-ce un démon tombé d'entre les bras de Dieu pour le tourmenté de ses pêchés? Il n'en savait trop rien, mais cela agrandissait l'envie de repousser cette femme de sa vie.

Le lycaon arrêta le mouvement de sa main amenant de nouveau la fourchette à sa bouche quand la douce demoiselle parla de nouveau, envahissant tout son corps d'un trouble visible. Il fronça ensuite les sourcils avant de résolument entré cet outil de métal dans sa bouche, savourant lentement le goût de cette viande. Il ne lui avouerait jamais, par orgueil assurément, mais peut-être qu'un jour serait-il capable de s’habitué à manger ses proies ainsi. La saveur sur sa langue était bonne, différente, et lui rappelait une très vieille époque ou ingurgité de la viande crue était encore un phénomène dangereux pour sa santé.

Déposant de nouveau sa fourchette sur la table, Théodore redressa lentement les épaule, fixant son regard clair dans celui de l'humaine devant lui. « De l'agneau... Cela doit faire bien longtemps que je n'ai pas touché à ce genre de met...» Il posa lentement la main sur la fourchette, la faisant lentement danser, les dents de cette dernière faisant légèrement crier le fond de son assiette. « Cependant je crois bien que ce plat aurait été bien plus savoureux sans artifice... et sans cuisson! » Aussi rapidement qu'il avait commencé, l'homme arrêta tout mouvement, regardant de nouveau la demoiselle devant lui et lui offrant un sourire remplit d'innocence et d'un petit quelque chose de dangereux caché derrière alors qu'elle parlait de nouveau.

Cette créature étrange s'appelait donc Gypsy? « Comme c'est étrange, ce nom t'es bien trop approprié pour que cela soit coïncidence du destin... petite gitane. » Oui, ce nom lui allait comme un gant, et chantait bien aux oreilles de l'homme. Puis la douce gitane d'une époque moderne brisa le charme en lui révélant qu'elle avait profité de son absence pour dévalisé son porte-feuille. Théodore bougea lentement la tête, fixant le comptoir où il ce rappelait avoir laissé trainé un porte-feuille de cuir miteux. Un léger soupire s'apparentant presque à un rire passa entre ses lèvres alors qu'il ce levait lentement de sa chaise. « Il me semble que tu te permet beaucoup de familiarité en m'appelant ainsi. » Il avança lentement vers Gypsy toujours assise. Lorsqu'il passa près d'elle, l'homme ce pencha vers elle, passa sa main sur la joue de la frêle humaine. « Merci de m'avertir, la prochaine fois je prendrais plus de précaution et je barrerais mes fenêtres et ma porte! » Il passa son chemin, allant vers le comptoir dans un pas lent et mesuré. Attrapant le porte-feuille, il fouilla un moment dedans et sortie une liasse d'argent avant de la jeter sur la table, non loin de Gypsy. « Si c'est de l'argent que tu cherchais en entrant ici, la voilà! Tu peux tout prendre et après me laisser à mes occupations. » Il ne sut pas vraiment pourquoi, mais son corps sembla agir de lui même. Il tourna le dos à la Gypsy pour ne pas avoir à voir la réaction de cette dernière. Une honte qu'il n'avait pas ressenti depuis bien longtemps le submergeait totalement, mais son orgueil frappait plus fort et l'empêchait de revenir sur son geste.
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MessageSujet: Re: C'est juste que... Je m'installe. [PV. Theo]   Mar 25 Déc - 2:49



Une fois qu'il eut ingurgité le morceau d'agneau lui étant destiné, l'itinérante se sentit soudainement mieux. Comme si, le fait de le voir manger ce qu'elle lui avait concocté lui enlevait un poids de sur les épaules. Elle ne comprenait pas très bien pourquoi c'était ainsi, mais n'avait nullement, l'envie d'en trouver la raison. Tout ce qu'elle savait s'est que... Il lui avait fait plaisir. Fixant son regard, en toute innocence, à celui du lycaon, Gypsy se demandait si, elle aurait une autre chance de lui faire découvrir ses talents culinaires. « De l'agneau... Cela doit faire bien longtemps que je n'ai pas touché à ce genre de met...» Un sourire en coin illumina son visage, elle se l'imaginait bien ramenant des chats errant et des écureuils chaque soir. Il y avait quelque chose d'assez sauvage pour cela et pourtant, l'idée qu'il soit uniquement un chien lui paru saugrenu. Avait-il simplement besoin qu'on lui rappelle qu'il était aussi un humain? Elle pourrait s'en charger si c'était le cas. Elle s'en ferait même un devoir

Le bruit d'une assiette agressé la fit tiquer, elle détestait ce genre de bruit et lui fit savoir d'un regard d'acier. « Cependant je crois bien que ce plat aurait été bien plus savoureux sans artifice... et sans cuisson! » Oui, elle n'appréciait pas qu'il passe du mauvais comportement à la fausse innocence aussi rapidement. Enfin, si, mais pas qu'il s'en serve contre sa personne. À en croire sa manière de réagir, on aurait pu jurer qu'elle ne s'était pas invitée par méfait. Tout dans sa gestuelle était détendu et l'intruse prit le temps de manger un morceau avant de reporter son attention sur le mal élevé. « Premièrement, on évite les grossièretés envers mon plat d'agneau génialissime. Deuxièmement, à force de faire crier votre assiette tu finiras par la briser et je ne crois pas que l'envie d'aller t'en racheter soit dans tes plans. » Sa voix avec quelque chose, de correctionnelle, comme si, malgré, sa petitesse jamais personne n'aurait réussi à l'empêcher de l'emmener changer de set de vaisselle.

« Comme c'est étrange, ce nom t'es bien trop approprié pour que cela soit coïncidence du destin... petite gitane. » Une vague de nostalgie l'envahie et emplit son regard. Alors, que l'image d'une gamine marchant sur les mains au milieu de caravane, se dessinait derrière ses yeux. Oui, elle avait été quelqu'un d'autre. Mais, aujourd'hui, il n'y avait aucune chance pour qu'elle le redevienne. Aussi rapidement, que son instinct de protection ultra développer le pouvait, le tout fut ramené dans un coffre et mis sous clef. Elle ne pouvait s'en souvenir que comme d'un rêve éloignée. « C'est pourtant mon prénom et je ne vois pas pourquoi je devrais le considérer comme trop approprié. » Un frisson la parcouru et l'air sembla se charger d'une tension nouvelle. Qu'avait-elle dit?

« Il me semble que tu te permet beaucoup de familiarité en m'appelant ainsi. » La jeune femme le vit à peine bouger, mais fut clairement consciente de l'argent qui lui tombait sous le nez et de la phrase qui s'en suivi. « Si c'est de l'argent que tu cherchais en entrant ici, la voilà! Tu peux tout prendre et après me laisser à mes occupations. » Mais, ce qui fit craquer quelque chose à l'intérieur de son être, fut le mouvement qui le détourna de sa vue. L'espace d'un instant son visage se durci et son regard se fit plus terrorisant que celui d'un lion affamé... Puis, la douceur de son être, reprit le déçu. Un doux sourire amer et une détente complètement s'afficha. Alors, qu'elle s'emparait de l'argent et se levait doucement de sa chaise.

D'une démarche féline, elle s'approcha de l'homme qui lui tournait le dos et fit glisser ses mains le long de ses bras. Avant de l'empoigner d'une force insoupçonné, de le retourner vers elle et de le forcer à reculer jusqu'au comptoir, le coinçant entre son propre corps et le meuble en bois. Son visage était tout aussi calme et tendre qu'on la voyait toujours, mais ses gestes avaient quelque chose de plus dangereux. Lui brandissant les billets sous le nez, elle vint lui murmurer quelques mots à l'oreille. « Tu es certain que tu ne veux que te débarrasser de moi avec un tel montant? Pense à tout ce qu'une simple itinérante, ici simplement pour te remercier de l'avoir aidé, pourrait te laisser lui faire avec autant d'argent? Voyons... Ne fait pas ton timide, tu es assez arrogant pour prétendre savoir le montant que me fera obéir, comme le gentil chien que tu es. Tu dois bien l'être assez pour m'obliger à répondre à tous tes caprices et désir... Désir qui ne doive pas avoir souvent l'occasion d'être exploité, au vu de ton comportement d'idiot fini avec les dames. » À mesure qu'elle parlait, sa voix ce durci et ce qui était d'abord, une douce caresse fini par devenir aussi tranchant qu'une lame. D'un geste rageur, elle lui lança au visage les billets offerts et s'éloigna à grands pas, direction... La chambre principale. « En attendant que tu apprennes les bonnes manières, tu sauras qu'il ne sera pas aussi facile de se débarrasser de moi. »
Avec la douceur qui la caractérisait, elle claqua la porte et on entendit le verrou de la poignée s’enclencher. « Sur ce, j’emprunte ta chambre pour la nuit! »

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MessageSujet: Re: C'est juste que... Je m'installe. [PV. Theo]   Sam 2 Fév - 19:58


«Ma douleur je la transmet aux autres, bien malgré moi...» -Théodore F. Flynn

C'était peut-être de mauvaise fois, mais parfois il ce plaisait à croire qu'il représentait l'image même du grand méchant loup des contes pour enfants. Théodore avait pour habitude de faire fuir les gens. Un simple petit commentaire déplacé et l'intru dans sa vie rebroussait chemin. Cela l'amusait énormément, recommençant sans cesse ce petit numéro qui n'amusait que lui seul. Parfois il allait même beaucoup trop loin, passant pour une brute sans sentiment. Ce système d'auto-défense personnelle avait cependant ses défauts. Par exemple lorsque l'idée lui effleurait l'esprit que cette personne valait peut-être la peine d'entré dans sa vie, il lui arrivait tout de même de tout gâcher en évacuant son trop plein de phrases absurdes et violentes. Il en arrivait rarement au harcelement physique, gardant ses forces pour les vrais ennemis. Une fois cette façade hideuse passé, on découvrait que le lycaon était un être profondément blessé à la recherche d'une meute, d'amour qu'il pourrait partager avec un petit groupe de gens, il fallait cependant avoir la force de passer à travers cet ouragan détestable avant tout.

Peu importe ce qu'il tentait de faire pour atteindre les derniers retranchant de la demoiselle, il lui semblait qu'il ce confrontait à un mur de glace, armure de la douce qui était à peine perceptible. Son petit numéro avec l'assiette semblait avoir eu la réaction désiré l'espace de quelques instant, puis l'humaine avait changer de comportement, le grondant tout en gardant cette douceur qui inquiétait tant Théodore. Pourquoi était elle si douce avec une bête aussi solitaire et cruelle? C'était la glace contre le feu, la terre contre le ciel. Une simple petite créature ne pouvait pas résisté bien longtemps aux attaques incessante du grand méchant loup, n'est-ce pas? Du moins, le métamorphe l'espérait de tout son âme, sinon ce serait à lui d'abandonné le champ de bataille.
La douce voix de la gitane envahit la pièce de nouveau, expliquant tant bien que mal que ce nom lui était destiné depuis la naissance, un simple jeu du hasard. Pour la peine Théo leva un sourcil en simple signe de doute mais aucun son sorti de sa gorge. S'il avait su à ce moment que la situation lui défilerait entre les doigts, peut-être ce serait il permit un commentaire un peu plus doux, comme en avouant qu'il trouvait ce nom plutôt charmant, mais ceci aurait demander à ce dernier de bridé cette fierté qui lui était devenue familière. À quoi bon faire mine de geste affectueux devant une colombre prête à s'envoler?

À ce moment de l'histoire Théodore se lève, avance d'un pas de fauve vers le meuble de rangement, puis jete son argents devant la gitane. À coup sûr cette fois elle ne pourra pas lui pardonner un tel affront. La honte berce quelques instant la pensé du demi-homme avant qu'il ne la rejete du revers de la main. Il remarqua à peine que cette honte avait au moins eu la force de lui faire tourner le dos à la jeune femme. Il senti l'approche de Gypsy quelques secondes avant que la paume de ses mains ne caresse ses bras. Théodore ce crispa sous le toucher, ayant l'impression d'être lentement brûlé par la présence de cette jeune femme dans son dos. Cette douceur l'affôla, jusqu'au moment où la tendresse fut remplacé par la rudesse. Avant même qu'il ne puisse s'en rendre compte, le métamorphe faisait de nouveau face à Gypsy, prisonnier d'une poigne de fer. Curieusement, il ne chercha pas à ce libéré de l'emprise de la souris. Il lui aurait été très simple de la propulser hors de sa porté en un coup de bras, mais quelque chose l'en empêchait. Un malaise grandissant s'éprit de lui au moment ou les lèvres douces et pulpeuses furent proche des siennes. Le regard fixé sur ce bout de chaire, il écouta la tyrade cruelle sortant des lèvres vermeilles. Son coeur manqua un battement puis ce contracta sous une douleur qui lui était beaucoup trop coutûmière. Il ne comprenait pas comment cette jeune femme pouvait déguagé autant de force et autant de bonté à la fois... et qu'elle bonté, cette suavité le rendait fou.

Gypsy s'éloigna enfin de lui quittant la pièce principale pour s'enfermer dans la chambre de Théodore. Le lycaon en lui poussa un profond grondement lorsqu'elle entra dans l'autre pièce. Toujours figé sur place, la bête serra les poings, une fureure nouvelle prenant peu à peu possession de chacune de ses veines. Sans perdre un instant, Théodore franchit la distance qui le séparait de la chambre et administra un coup de pied fort et préci à la porte qui céda dans un léger gémissement. Il fit deux pas vers le centre de la pièce avant de bondir sur le lit son mouvement accompagné d'un grognement, telle une bête prête à faire couler le sang. Sa main droite se loga contre la taille de Gypsy pour l'empêcher de s'enuir et son autre main se glissa autour du cou de cette dernière, l'entourant parfaitement, sans exercer de pression. « Tu ne me connais pas! » Il sembla chercher à contenir toute sa rage, serrant la mâchoire en soufflant fortement, ses yeux de glaces plantés dans ceux de la gitane. « Jamais il ne te sera possible de vivre la moitié de tous les malheurs qui me son tombé dessus dans ma vie! 700 ans est une trop longue vie pour n'importe qui en ce bas monde! Ne crois donc pas pouvoir tout connaître de moi en entrant chez moi par infraction et en me jetant ta délicatesse au visage! Je ne suis pas plus un homme qu'une bête et mes besoins réels sont innavouable. Si tu pouvais ne serait-ce qu'être dans ma vie, dans ma tête, pendant une seule journée, tu t'y perdrais totalement. » Ses deux tisons de glaces toujours accrochés aux yeux de l'humaine, le lycaon rapprocha son visage du sien, armé d'un calme surprenant malgré cette colère vibrant dans sa voix. « Tu ne sais pas qui je suis, ce que j'ai eu à traverser alors même que j'étais à la recherche d'une vie simple, sans histoire. On m'a volé ma vie, brisé mes espérances, bridé dans le corps d'une bête jusqu'à en oublier complètement qu'un jour j'étais homme. » Lentement, sa main collé contre la taille de Gypsy s'activa, caressant son ventre en de lent cercle chaud. L'autre main quitta le cou de l'humaine, alors que Théo ce redressait lentement. Cependant le charme ce brisa au moment ou son poing frappa dans le matelat, tout près de la tête de Gypsy. Son autre main ce crispa puis rapidement quitta son ventre pour emprisonner les poignets de la douce au dessus de sa tête. Le visage éveillé d'un sourire hargneux, Théodore ce pencha de nouveau sur elle, ses lèvres assez proches des siennes pour l'embrasser. « Et cette pauvre Gypsy croit que ce que je recherche en ce bas monde est un peu de sexe avec une femme pour réchauffer mes nuits? Désoler de te l'apprendre, mais si c'était ce que je voulais je n'aurais pas prit la peine de te le demander et sûrement pas de te fournir de l'argent! Après tout tu as eu suffisament accès à mon porte-feuille pour amener de l'agneau à ma table. Ne te crois pas plus maligne que ce que tu es réellement car tu t'y brûleras avec moi! » Sans explication, et dans un geste rapide, Théo libéra Gypsy de sa prise et ce redressa, ce dirrigeant vers la porte martyrisée de sa chambre. Au dernier instant, il arrêta tout mouvement, tournant légèrement la tête vers l'intruse. « Je ne comprend toujours pas ce qui t'a attiré jusqu'ici. Si tu attendais de ton sauveur de la gentilesse tu dois maintenant être déçu. Pardonne moi de briser tes rêves, mais je crois que pour moi il est maintenant impossible de rêver. Bonne nuit. » Puis sur ce, le grand échant loup quitta la chambre, fermant la porte derrière lui.

L'estomac beaucoup trop noué pour avaler quelque chose, le métamorphe alla jusqu'au salon et ce vautra dans le grand sofa de l'appartement. Un long soupire traversa la barrière de ses lèvres alors qu'une main massait sa tempe droite. Sans réellement y porter attention, le lycaon ce blotti contre lui même dans le sofa, telle une bête blessé voulant ce faire petite. Il fera les yeux essayant de ce calmer, et curieusement, ce fut Morphée qui l'agrippa et l'amena au pays des rêves pour la première fois depuis de nombreuses années. L'image du Rumpelstiltskin lui rendant visite effleura son esprit avant de ce laisser porter par le pays des songes. Il fûrent peuplé de vieux souvenirs d'une époque où il pouvait être heureux avec sa futur femme. Ses rêves voguèrent très loin, lui montrant une version de sa vie où Tamara ne serait jamais venue à lui et où la mort l'aurait fauché à un âge raisonnable pour un homme. Cette vision donné par le Rumpelstiltskin apaisa son esprit et le combla de bonheur, jusqu'au moment où le matin l'éveilla de nouveau. Troublé par la limpidité de ses rêves et par ce bonheur inaccessible, Théodore ce leva lentement de son lit de fortune et alla à la fenêtre observant la ville qui se réveillait petit à petit.
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MessageSujet: Re: C'est juste que... Je m'installe. [PV. Theo]   Mar 12 Fév - 0:30



La porte se referma sur la scène, les séparant, bien que son corps ait bien voulu un peu de tendresse. Sans arrière pensées, comme la plupart des humains de cette planète, seulement que quelqu'un la prenne dans ses bras et la berce, réchauffant son cœur refroidi par une vie plus solitaire, que ce qu'elle avait réellement besoin. Tristement, elle savait que Théodore n'était pas des plus faciles à aborder. La preuve, en moins de dix minutes, elle l'avait mise en colère et sûrement théorisé par son accès à sa vie. Elle avait agi comme toujours, forçant le passage, ignorant les limites de tous et chacun, n'en ayant que très peu elle-même. Cette histoire lui rappelait celle de la belle et la bête, mais l'amour n'y était pas. Seulement cet étrange sentiment, qu'elle se trouvait à sa place auprès de ce sauvageon.

Touchant distraitement le collier à son cou, elle joua avec l'ouverture de celui-ci. À l'intérieur, on pu apercevoir, rapidement, le portrait d'un homme banal et d'un bébé qu'il semblait aimer plus que tout. Mais, sa mémoire n'eut pas le temps de se mettre en route, un bruit fracassant la fit sursauter. Elle se retourna vivement pour apercevoir sa bête entrer. Sans comprendre comment, elle se retrouva, obnubiler par sa main sur sa hanche. Brûlant de désir, qui n'avait rien de sexuel. La bohémienne était seulement de ces personnes qui dépérissaient en solitaire. Une meute, c'est ce dont elle avait besoin et ce qu'elle pensait pouvoir offrir à celui qui la clouait sur le lit et grondait d'une voix menaçante, un discoure dur.
Elle était paralysée pendant qu'il parlait, obnubiler par sa mâchoire contracté et son envie de meurtre qu'elle pouvait sentir à travers ses mots. Comment pouvait-elle avoir provoqué pareille situation, elle qui ne rêvait que de pays? L'impression que sa petite provocation ne venait pas nécessairement d'elle, s'insinua à son esprit et l'image de rumpelstiltskin s'imposa à son esprit. Le prix à payer pour sa faiblesse, ne serait-il pas plus grand qu'elle ne croyait?

C’était son calme qui alertait le plus ses sens, défiant son univers de contes de fées, apeurant l’enfant qui avait pris possession de sa tête. Sous son regard de glace, elle arrivait même à le croire, un tout petit peu, dangereux. La proximité soudaine de son visage, son souffle sur sa peau accélérer son pouls, affolé depuis longtemps maintenant. Elle voulait le fuir, se débattre tout autant que d’enfouir son propre visage contre son cou et respirer sa chaleur. Caresser ce corps qui aurait pu assouvir son besoin de contact physique, tout en sachant qu’il se méprendrait sur ses intentions. Tirailler, voilà ce qu’elle était.

Elle se perdit, son trouble se lisant clairement sur visage, alors qu'il caressait et brutalisait de ses mains et sa voix. Une larme s'échappa et coula sur sa joue, révélant son secret le plus honteux. Elle était femme à ne pas résister lorsqu'on lui accordait de la tendresse. Pour faire des réserves, sa kinesthésie lui demandant de toucher et d'être touché. Elle était femme terrorisé en remarquant la haine qui grandissait dans ses gestes et la douleur qui naissait après autant de mois sans le bonheur d'être en lien avec quelqu'un. Elle ne pu que subir et un hoquet de douleur s'échappa d'entre ses lèvres, lorsqu'il rompit brutalement tout contact et s'enfuit. Il fini néanmoins par lui accorder un dernier regard et une dernière flèche en plein cœur. Il était une bête. Une bête qui n'avait pas conscience du manque qu'il avait réveillé en cette princesse égaré.

Rester seule, elle arracha son collier de son cou, le trouvant brûlant sous le poids d'un souvenir refouler et le lança dans un recoin poussiéreux de la pièce. Il s'ouvrit en deux, révélant une troisième personne sur l'image. Une personne qui avait ses traits et qui semblait définitivement heureuse d'être mère. Une autre personne, une autre vie. Avant qu'elle ne puisse que se construire des remparts et ne pas s'en souvenir. Après qu'on lui ait volé cette part d'elle-même, une partie qui ne faisait plus partie d'elle désormais. Banni pour sa survie. Gypsy mordit l'oreiller la plus proche, pleura toutes les larmes de son corps. Elle ne recherchait qu'un nouveau foyer et souffrait de ce qu'il avait fait. Non pas l'agresser sexuellement, mais réveiller l'orage de manque affectif qui grondait en sa personne. En cet instant, elle était loin celle qui croyait aux fins heureuses et à blanche neige sauvée par les lèvres d'un prince.

Épuisé, elle s'endormit à même le sol. Blotti contre ses genoux, les cheveux lui servant de barrière avec le reste du monde. Elle sentit l'engourdissement dans ses membres et le goût amer des larmes dans sa bouche. Mais, le secret de ses nuits avaient fait effet et c'est un sourire triste qui étira ses lèvres. L'acrobate s'étira de tout son long, alla tranquillement reprendre son collier, le referma sans un regard et le porta à son cou. L'instant d'après, elle enfilait une robe bleue, un peu gamine, qui traînait dans son sac, qu'elle avait laissé la veille dans cette chambre. Profitant du calme du matin, elle se glissa, sans faire attention à la porte malmenée, jusqu'à la cuisine. Où en silence, elle rangea tout ce qui restait de la veille et prit sur elle de cuisiner des œufs et des saucisses. Des saucisses qu'elle ne fit que réchauffer, sans vraiment les cuire. Elle déposa l'assiette sur la table et se prit un verre de jus d'orange. Allant s'Installer sur un banc qui lui permettait de glisser ses jambes sous elle et de regarder par la fenêtre. Attendant simplement que sa bête, vienne. Elle n'en murmura pas moins, inconsciente qu'il l'entendrait sûrement. « C'est à ce moment que la belle apprit à apprécier ce qui composait la bête. »
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MessageSujet: Re: C'est juste que... Je m'installe. [PV. Theo]   Ven 8 Mar - 23:55


Ce n'était pas la beauté urbaine qui attirait son regard vers l'éclat lancé par la ville éveillé. Ce n'était pas ce que ses yeux percevaient. Il voyait une étrange et grande fourmilière prête pour une nouvelle journée de besogne. Les grands nuages noirs le dégoûtait autant que l'on peu être dégoûter par une vision d'un futur depuis longtemps abandonné par les rêves des grands hommes. Théodore n'était pas nostalgique de sa vie dans cette vieille France. La puanteur des viscères oublié à la vue de tous, les ivrogne à chaque coins de rue, les gens qui ne ce lavait pratiquement jamais, tout cela étaient des choses qu'il était maintenant heureux d'avoir quitter. Dans ses moments les plus optimistes, il lui arrivait d'être heureux d'avoir vécu cette vie démesurément longue pour pouvoir voir de tels changement sur la Terre. Passé de la crainte d'atteindre le bout de la Terre en traversant la mer à la première exploration dans l'espace. Comment ce faisait il que le monde ai changer à ce point? Encore aujourd'hui cette question lui tourmentait l'esprit.

L'excès de colère du lycaon de la veille lui rappelait à quel point sa vie était empreinte de solitude. Incapable de s'adapter à la société, incapable de s'attacher à quelqu'un parce que la vie est bien trop éphémère pour les autres. À chaque fois qu'une centaine d'années passaient derrière lui, l'envie de terminer ses jours lui venait. L'envie de mourir normalement, comme tout être sur Terre lui tiraillait l'esprit. À chaque fois le geste était trop violent, trop charger de signification pour qu'il s'y abandonne. Il n'était pas un lâche, alors pourquoi s'attacher à quelqu'un lui demandait tant d'effort? Pourquoi ne pouvait-il pas simplement laisser la chance aux gens d'entrer dans sa vie et de créer autour de lui une meute qui le comblerait, le soulagerait de ses tourments?

Le geste qu'il avait commit la veille était un geste de trop. Il ne savait pas pourquoi il avait tant chercher à faire peur à cette gitane. Au fond de lui, il était bien content de pouvoir encore sentir son odeur marauder dans l'appartement de luxe. Elle était encore là. Elle n'avait pas peur de lui.

Dans l'appartement la vie reprit à son tour. Il pouvait entendre Gypsy ce déplacer de pièce en pièce et l'odeur de la nourriture prendre plus d'ampleur. La tempête était depuis longtemps passé après cette nuit agité. Il ne savait pas encore s'il lui serait un jour possible d'accepter cette intrus dans sa vie.

Le métamorphe quitta lentement le salon pour ce glisser par la porte de la chambre encore ouverte. Il changea de vêtements, enfilant quelque chose de tout à fait contraire à son costume d'homme d'affaire chic. Un simple t-shirt gris foncé et un jeans troué d'un peu partout. Il passa ensuite par la salle de bain, dans le silence d'un homme habitué à sa routine, puis replaça ses cheveux, les lissant encore vers l'arrière de son crâne puis rasa son début de barbe pour n'en laisser qu'une trace. Il était au pas de la porte de la cuisine, lorsque la voix de Gypsy s'éleva dans le profond silence de l'appartement. Théodore ce figea et au même instant, quelque part au fond de sa poitrine, son coeur frissonna. L'une de ses plus grande honte était qu'il c'était une fois lancer dans la lecture des fameux contes romantiques, histoire de affermie sa connaissance historique de l'humain qu'il devait devenir. Elle le voyait donc comme ce prince emprisonner dans une prison de laideur et de haine? Était-il réellement ainsi? Une petite voix dans sa tête lui répondit qu'elle n'était pas du tout loin de la vérité.

Il foula le sol de la cuisine, contournant la grande table où elle ce trouvait pour aller ce chercher quelque chose à ce mettre sous la dent « J'espère que tu ne crois pas réellement aux contes de fées.» Son choix s'arrêta sur un morceau de steak encore crue et un grand verre de lait qu'il apporta à la table avec lui. Au lieu de prendre place sur la chaise en face de la gitane, Théodore opta pour celle tout prêt de Gypsy. Pour un animal vivant en meute, un tel rapprochement, surtout sans faire face à l'autre immédiatement, était un signe de rapprochement, ou du moins de trêve. Le lycaon ne remarqua même pas la particularité de ce moment. Plantant sa fourchette dans un morceau de viande, il la porta à sa bouche et mâcha avant de recommencer à parler « Si ça ce trouve il n'y a pas de réel ''Happy Ending''. Peut-être que Blanche-Neige est une ivrogne pour oublier les coups que son mari lui donne. Peut-être que Cendrillon aura effectivement eux beaucoup d'enfants, mais qu'elle est maintenant seule pour les élever. Peut-être bien que Belle, obséder par sa jeunesse et sa beauté passe son temps sous le bistouri et les aiguilles pour ce rafraîchir au botox. » Il s'arrêta, jetant un regard vers sa Belle personnelle, avant de s'éclaircir la gorge, prenant une nouvelle fois un morceau de viande « Selon moi ce serait la version moderne des contes de fées. Une fin heureuse ça n'existe pas. » Avec un air de gamin fier de lui, Théodore leva le nez vers Gypsy « Et puis avec le caractère que tu as tu serais bien capable de te sortir d'une tour gardé par un dragon sans l'aide d'un prince charmant! » Il lui fit un petit sourire qui était rareté sur son visage bien trop souvent rider par le sérieux.

Terminant son repas rapidement, n'ayant pas réellement manger la veille, le canidé colla son dos à la chaise dans une position de détente, avant de planter de nouveau ses perles bleues dans les yeux envoûtants de la gitane prêt de lui. « Maintenant que nous avons tout les deux bien dormit sur tout ce qui c'est passé, explique moi encore pourquoi tu insiste pour être ici? Tu vois très bien depuis la veille que tu n'es peut-être pas au bon endroit pour toi... »
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MessageSujet: Re: C'est juste que... Je m'installe. [PV. Theo]   Jeu 14 Mar - 21:46



« J'espère que tu ne crois pas réellement aux contes de fées.» La bohémienne ne le regardait point. Obnubilé par un papillon qui s'était installé contre la vitre de la cuisine, la faisant sourire, comme l'enfant qu'elle n'était qu'à moitié. Il avait parlé de contes de fées, elle aimait qu'il soit capable de prononcer ses mots, y voyant un signe de grands bonheurs. Allez savoir pourquoi. Mais, ce qui lui fit le plus plaisir, fut de sentir sa présence tout près d'elle. Gypsy était une femme qui avait besoin d'une énorme présence physique et de contact régulier pour être heureuse. C'était le seul désavantage à vivre une vie d'itinérante. De sentir la chaleur du corps de Théo caressait sa propre peau, l'aurait presque fait pleurer d'envie, si ce n'avait été du merveilleux papillon rose qui attirait son attention, l'obnubilant complètement.

« Si ça ce trouve il n'y a pas de réel ''Happy Ending''. Peut-être que Blanche-Neige est une ivrogne pour oublier les coups que son mari lui donne. Peut-être que Cendrillon aura effectivement eux beaucoup d'enfants, mais qu'elle est maintenant seule pour les élever. Peut-être bien que Belle, obséder par sa jeunesse et sa beauté passe son temps sous le bistouri et les aiguilles pour ce rafraîchir au botox. Selon moi ce serait la version moderne des contes de fées. Une fin heureuse ça n'existe pas. Et puis avec le caractère que tu as tu serais bien capable de te sortir d'une tour gardé par un dragon sans l'aide d'un prince charmant! »
Il avait fini par avoir toute son attention et gypsy prit plaisir à l’observer. Autant devant son expression de gamin fier, que celle plus autoritaire qu’il avait eu la veille. Déjà, elle le voyait charmant derrière une cuirasse bien entretenu. De quoi extasier la belle.

Devant une pareille tirade, elle ne pu que se mettre à rire, tout en se penchant légèrement vers son nouvel ami. Ses yeux pétillaient, comme seul les siens savait le faire. Il y avait quelque chose de tendre qui s'échappait de cette jolie femme. Elle était adorable, une apparition rare dans ce monde froid et dénué de tendresse. Pour les non-initiés, ils auraient cru qu'une vision d'un passé fugace avait prit vie parmi eux. Mais, ce n'était qu'une simple humaine, vivant son bonheur à fond. « Tu tu tu» Dit-elle en agitant son doigt sous le nez de l'animal. « Dans ce cas, Blanche-Neige et son prince seraient tout deux des ivrognes aimant la violence, que Cendrillon a eu beaucoup d'enfants, je n'en doute pas. Son mari aura simplement été absent pour lui fabriquer un plus grand château, question de pouvoir en faire d'autres en toute tranquillité. Et la belle au bois dormant, serait restée jeune à jamais. Pas besoin de cette cochonnerie de Botox. Et puis, le dragon aurait été un ami, du coup, je ne serais pas sortie de ma tour, mon tendre chevalier m'aurait sauvé et aurait adopté mon gentil ami le dragon. » Sur ce, elle lui caressa un peu la joue avant d'éloigner sa main à nouveau. Sur le ton de la passion, elle rajouta, oubliant son assiette : « Tu vois, les fins heureuses, ne sont pas toujours standard, seul les principaux personnages ont besoin d'être heureux. »

Elle frissonna lorsqu'il plongea ses magnifiques yeux, dans les siens. Lui rappelant qu'une vraie intimité prenait du temps à créer et qu'elle était encore loin de ce qu'elle voulait. Mais, l'acrobate savait ce qu'elle voulait et cet homme en faisait partie. Elle ignorait pourquoi, mais cette bête qui se changeait en chien lui plaisait et semblait lui crier qu'il devait être LA personne de sa vie. « Maintenant que nous avons tout les deux bien dormit sur tout ce qui c'est passé, explique moi encore pourquoi tu insiste pour être ici? Tu vois très bien depuis la veille que tu n'es peut-être pas au bon endroit pour toi... » Sur ce, elle soupira et lui lança un regard mi-exaspéré, mi-amusé. Elle aimait ce côté, si différent de son propre comportement. Gypsy envahissait l'espace vitale des gens, il les repoussait et pourtant, il était là. Lui parlant doucement. Elle en avait oublié l'accident de la veille. « Je crois qu'il serait bon pour toi de te socialiser et pour cette raison, je vais envahir ton lit le temps qu'il faudra. » Oui, elle n'y voyait absolument rien de tendancieux.

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MessageSujet: Re: C'est juste que... Je m'installe. [PV. Theo]   Dim 31 Mar - 18:30


« Ne fait pas de moi un être sensible et doué de compassions. » Théodore F. Flynn

C'est son regard de glace qui ce troubla. Qui pouvait prévoir qu'un tel homme blessé par la vie et sadique sur les bords, allait avoir la chance de rencontrer une créature aussi innocente? Il lui était pratiquement impossible de concevoir que quelqu'un puisse croire à toutes c'est histoires de grands-mères. Peut-être que c'était ça la beauté de l'humanité. De continuer à croire aux contes de fées malgré toutes les atrocités qu'ils nous étaient donner de voir. Théo croyait que les humains habitant l'Amérique étaient marqué par la cruauté des jeux de morts. Ce n'était pas le cas pour l'imperturbable gitane qui mangeait tranquillement des saucisses devant lui. Son regard ce glissa sur cette humaine, douce, faible, qu'il pouvait briser d'une seule main. Elle était forte mine de rien. Il lui semblait que la vie pouvait passer sur elle sans jamais fissurer sa coquille de cristal.

Il leva son sourcil droit, pour la forme, à la réplique de Gypsy. Un soupire désabusé sorti d'entre ses lèvres alors qu'il roulait des yeux en secouant la tête lentement de droite à gauche lorsque cette dernière tenta de rattraper tout ce qu'il venait de dire « Comme j'aimerais pouvoir être jeune et innocent comme toi. Pouvoir voir tout ce qu'il y a de beau derrière chaque petits malheurs. Malheureusement je sais ce que la vie attend de moi. » Il accentua sa réplique en piquant un peu durement dans une saucisse trainant sur la table. L'amenant à son nez, il huma sa chaude odeur, tel un chien méfiant, avant d'en mettre un petit morceau dans sa bouche, mastiquant exagérément. Il arrêta cependant tout mouvement lorsqu'elle parla du dragon et de la tour d'argent « Tu es bien plus folle que je le pensais... » Il la fixa un moment, complètement surprit par cette humaine intrépide, avant de prendre un nouveau morceau de cette viande un peu cuite. Il ne donna aucun commentaire sur la cuisine de la belle, trop orgueilleux pour avouer que ce plat était bon et trop idiot pour comprendre qu'elle ne l'avait pas complètement cuit juste pour lui. Lorsqu'il eut manger suffisamment, le métamorphe ce leva de table en débarrassant les assiettes, les amenant dans la cuisine. C'est à ce moment que son humaine apprivoiser lui avoua son plan machiavélique. Théodore déposa un peu trop brusquement les assiettes sur le comptoirs, les faisant vibrer de terreur. « Quoi !!?? » En cinq grandes enjambés il fut de retour à ses côtés, fixant son air furibond sur elle « Mais tu te prend pour qui? » Contenant sa colère exagérément grande, le lycaon souffla entre ses dents avant de ce redresser, croisant les bras contre son torse tout en muscles « Je ne suis pas un chien à qui il faut donner des promenades matin et soir et tu n'es pas ma maîtresse! Je n'ai pas besoin de personne pour me faire ''socialiser'' merci bien! » Théodore la regarda encore un moment avant de tourner talon et d'aller vers le salon. Il enfila un veston de cuir, prenant bien le temps de l'ajuster sur ses épaules avant de replacer ses cheveux déjà impeccable. « Je dois aller travailler... Je ne sais pas à quand je serais de retour, mais à ce moment là j'espère avoir une meilleur explication à ta venue ici. » Il ce tourna vers elle, ouvrit la bouche puis la referma, hésitant, avant de s'adresser à elle définitivement « N'ouvre à personne! Je commence à cerner quel genre de personne tu es et j'ai bien l'impression que tu risque de t'attirer des ennuies bien rapidement! » Sur c'est sages paroles, l'homme fit un simple mouvement de tête polie vers l'intruse avant de sortir définitivement de l'appartement.

Il n'y eut aucune nouvelle de lui avant l'apparition de la Lune dans le ciel. Les ombres avaient envahit chaque espace et faisaient de la nuit un endroit effrayant. De la porte un bruit de grattement ce fit entendre. N'attendent pas que la porte s'ouvre, la poigner de cette dernière sembla rouler sur elle même plusieurs fois avant qu'un léger son de déclic ne soit entendu. À ce moment une masse malhabile poussa sur la porte, l'ouvrant peu à peu. Le lycaon relâcha la prise de ses crocs contre la poigner et avança lentement dans la pièce avant de la refermer avec sa tête. Cette scène était plutôt étrange. À cette simple vue il était facile de comprendre que cet animal n'en était pas un à part entière.

Le grand loup d'Afrique poussa un souffle sifflant de sa gueule grande ouverte. Son pelage normalement tournant entre l'oranger, le noir et le blanc était cette fois tacheté de rouge. Une odeur métallique emplit l'espace alors que la bête ce faufila sans bruit dans le salon du grand appartement. Du sang lui appartenant dégoulinait lentement de sa mâchoire, entre ses crocs. Il en avait mit un peu contre la porte en l'ouvrant. Sa patte gauche avant était aussi blessé, la peau y étant largement ouverte. Il ne semblait avoir d'autre mal, le reste du sang qui maculait sa fourrure étant le simple souvenir du massacre qu'il venait de commettre au nom du gouvernement corrompue. L'animal ce vautra au sol, au milieu du salon et entama le nettoyage de la plaie sur sa patte avec sa grande langue rapeuse, dans un silence de plomb, pour ne pas déranger le sommeil de sa douce locataire.
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MessageSujet: Re: C'est juste que... Je m'installe. [PV. Theo]   Ven 26 Avr - 3:18


« Comme j'aimerais pouvoir être jeune et innocent comme toi. Pouvoir voir tout ce qu'il y a de beau derrière chaque petits malheurs. Malheureusement je sais ce que la vie attend de moi. » Elle retient, de peine et de misère, un sourire satisfait en le voyant renifler sa nourriture. Une petite victoire en cet instant volé aux regards des autres. Elle aimait le voir réagir, ce figer tel un chien effrayé puis reprendre là où il avait suspendu son mouvement, comme si de rien était. Il avait quelque chose de fascinant qui plaisait à l'itinérante. « Tu es bien plus folle que je le pensais... » Cette réplique lui valu un sourire radieux. Elle? Folle? Voyons, c’était d’autorité publique non?

Fasciner par son soudain intérêt pour le repas qu’elle avait spécialement cuit pour lui, Gypsy s’attendrissait de le voir nettoyer leurs assiettes. C’était amusant de le voir aussi furieux de son envahissement, tout en s’y habituant aussi rapidement. Elle avait espoir de le reprendre en main et peut-être même… Qu’un jour elle pourrait le traîner au restaurant. Le charme n’en fut pas moins rompu, lorsqu’elle annonça de but en blanc son plan machiavélique.

« Quoi !!?? Mais tu te prend pour qui? Je ne suis pas un chien à qui il faut donner des promenades matin et soir et tu n'es pas ma maîtresse! Je n'ai pas besoin de personne pour me faire ''socialiser'' merci bien! Je dois aller travailler... Je ne sais pas à quand je serais de retour, mais à ce moment là j'espère avoir une meilleur explication à ta venue ici. N'ouvre à personne! Je commence à cerner quel genre de personne tu es et j'ai bien l'impression que tu risque de t'attirer des ennuies bien rapidement! » En quelques phrases, elle avait perçu sa colère d'être ainsi obligé à cohabiter avec l'étrange personne qu'elle était. Mais, elle n'avait point peur de lui, souhaitant seulement profiter de sa présence plus longtemps. De plus, il agissait tel un chien asocial et étrangement, elle voulait absolument lui réapprendre à être humain. C'était impossible, qu'elle le laisse filer.

Pourtant, la belle passa les heures suivantes seule, à arpenter l’appartement. La main sur le ventre, elle murmurait des mots d’amours à un être qui n’y était plus. La bohémienne se sentait nostalgique, elle voulait une présence, quelqu’un qui occuperait toutes ses pensées et l’empêcherait de se souvenir de cette autre vie qui l’envahissait par moment. Laissant filer les heures, elle fini par s’endormir à l’intérieur du bain et de son eau chaude. Jusqu’à ce qu’un bruit la réveille, lui dévoilant la nuit et la présence d’un nouveau venu.

Sur la pointe des pieds, à la manière exagérée d'un voleur, elle se glissa sur le sol puis dans une serviette et se faufila jusqu'au salon pour y trouver l'animal qui l'avait sauvé quelques jours plus tôt. L'odeur du sang emplissait la salle, mais ce ne fut, nullement, de la compassion qui l'envahit. Au contraire. Allumant brusquement la lumière, Gypsy semblait furieuse. Les mains sur les hanches, elle avait tout de la maîtresse d'école en colère. « Mais comment? Comment? Tu es idiot ou quoi? Te mettre dans un état pareil en sortant seulement une journée? T'es qu'un petit garçon qui ne sait pas prendre soin de lui-même! Faut-il vraiment que je te surveille sans cesse?! »

S'approchant d'un pas furibond, elle ignora s'il grondait ou cherchait à s'enfuir, mais se laissa tomber à ses côtés et de ses gestes emplit de tendresse, elle caressa son poil, ignorante du danger qu'il pouvait être. « Comment est-ce que... » Cette fois-ci, ce fut d'une étonnante tendresse qu'elle lui adressa la parole. Ses yeux étaient humide face à sa blessure, elle voulait l'aider, mais bouillait de colère face à ce qui sous-entendait une bagarre.
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