AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Bad Wings ▬ Vixen.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Masculin
↳ Nombre de messages : 369
↳ Points : 1037
↳ Date d'inscription : 25/11/2015
↳ Age : 23
↳ Avatar : Liam Hemsworth
↳ Age du Personnage : 29 physiquement ▲ 82 réellement
↳ Métier : Pompier
↳ Opinion Politique : Il ne supporte ni la politique actuelle, ni la résistance
↳ Niveau de Compétences : Niv 2 ▲ 3 en nécrose
↳ Playlist : Clocks, Coldplay ▲ Ghost, Halsey ▲ Under your spell, Desire ▲ Animus Vox, The Glitch Mob ▲ Back to you, Mollie King ▲ Beautiful Scar, AaRON ▲ The great escape, Woodkid ▲ Missing you, The Saturdays ▲ Divenire, Ludovico Einaudi ▲ Into you, Ariana Grande ▲
↳ Citation : « It's good. So good, it scratched that part of my mind. The part that doesn't allow good to exist without a condition. »
↳ Multicomptes : Liam P. Wiggins & Garret Ferguson
↳ Couleur RP : #cc9966



Feuille de perso
↳ Copyright: © Poupée Morose. ; ASTRA & Mollie King.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Bad Wings ▬ Vixen.   Ven 27 Nov - 16:44



bad wings

 
Pour être libre, il faut savoir voler.


C'est un soir assez frais pour ce climat. Ou alors peut-être est-ce mon cœur, lui qui n'est plus capable de sentir la chaleur même si on lui pose un fer chaud au rythme de ses battements. Qu'importe. Ce soir est un soir comme un autre. Un nouvel appel, un nouveau meurtre. C'est une triste routine, tu ne penses pas ? J'ai quitté ma liberté pour retrouver ma cage dorée.
La cage dorée était belle, elle était douce tu sais. Mais c'était avant toi, c'était avant tout ça. Aujourd'hui elle semble rouillée, j'ai peur de la toucher. Pourtant, pour rien au monde je n'abandonnerai. Pas encore une fois, pas même pour toi je crois. Je m'appuie contre le rebord de la fenêtre et observe la nuit encore une minute. Tu te souviens de ces nuits ? Celles où tu me racontais ta vie et que je t'enviais, à vouloir savoir les moindres détails de toutes tes histoires. Tu te souviens de ce sentiment d'infini ? Tu me manques aujourd'hui, et pourtant c'est moi qui suis parti. Quel gâchis.
Je soupire calmement, c'est pas le moment. Je pose mes vêtements un à un, prends le temps de les plier, comme toujours. Je les regarde avec tristesse, ils sont signe que la nuit va être horrible. Mais j'ai choisi. J'ai choisi chaque aspect de ma vie. Je n'ai pas signé sans lire les petites lignes, pour autant, personne ne m'avait dit qu'elles pèseraient autant. J'enfile le pantalon noir, la veste noire. J'enfile les vêtements qui reflètent mon âme. J'attrape les instructions et les relis une dernière fois. C'est plus un automatisme, je sais depuis bien trop longtemps comment tout se déroule et reconnaître les victimes au premier coup d’œil. C'est pourtant rassurant, de se mentir en se disant qu'on ne s'y habitue pas. Pourquoi tu n'es pas là ?
Je sors, claque la porte. Je tourne la poignée, une fois. Deux. Trois. J'enfonce les mains dans mes poches et c'est parti.

Le temps file, à toute vitesse. Le temps n'est plus là, un peu comme toi. Dans un état second, j'arrive à la porte de l'appartement. Je l'ouvre en tournant la poignée, une fois. Deux. Trois. A peine rentré j'essaie de me souvenir. Mais comme d'habitude, rien. Mes vêtements remplis de sang et déchiquetés me disent que la mission est réussie. Elle l'est toujours, abruti. Je reste là, dans le noir un instant, à observer mes mains pleines de sang. Les gouttes rouges sont déjà foncées, elles ne brillent presque plus à la lumière de la nuit. Un sourire se dessine tendrement sur mon visage. C'est pour elle tout ça, j'espère qu'elle est fière de moi. Sans un mot de plus je jette mes vêtements et me glisse sous une douche trop chaude. Appuyé contre la paroi, je regarde le rouge se perdre dans l'eau, se roser à son contact. Je soupire, quand est-ce que je pourrais me souvenir. Cet état de transe. Tu te souviens du soir où j'ai explosé la tête du mec dans un bar ? Incapable de m'en souvenir, tu m'as tout raconté en éclatant de rire. C'était bien, avec toi. C'était facile. Tu étais ma mémoire quand elle flanchait, tu étais mes yeux quand ils étaient fermés. Mais tu n'es plus là.
Il n'y a que moi.
Rien que moi.
Seulement moi.

L'eau est enfin claire. Dans un geste réflexe, j'éteins la douche et vais me coucher. Mes yeux se ferment alors que mon corps est encore douloureux. Je suis habitué, chaque transformation est un calvaire, avant comme après. Pourtant, c'est sans doute la seule chose que je contrôle aujourd'hui, alors je l'apprécie. Me tournant légèrement sur le côté, un coussin sous les côtes pour me caler, je m'endors sans penser. Sans rêver. Rien n'a plus d'importance aujourd'hui, la liberté est loin, la cage dorée aussi. Qui je suis ?

Je me réveille brusquement, on frappe à la porte de la chambre. Quelle heure est-il ? Ça n'a pas vraiment d'importance. Je me relève en marmonnant « Oui, oui, j'arrive. ». J'enfile un t-shirt et mes lunettes en les remontant. Une fois, deux fois. Je renifle, et m'avance à la porte. Les douleurs sont déjà bien plus calmes aujourd'hui. Arrivé au pas de cette dernière, je m'appuie contre l'encadrement avant de tourner la poignée. Une fois, deux fois, trois fois. Au seuil, Vixen. Son air inquiet qui ne la quitte jamais, qui la rend si belle mais si fragile. Son visage un peu trop tiré, jamais assez reposé. Rien que la voir m'apaise, rien que la voir me fait oublier. J'oublie la cage, j'oublie le mal. Je t'oublie toi. J'oublie tout quand elle est là. Elle en vaut la peine, elle vaut toutes les peines. J'aimerais sourire, la prendre dans mes bras, j'aimerais lui dire que je suis désolé de douter parfois. Je ne dis pas un mot, parce qu'elle ne devrait pas être là. Et vu ce regard, elle n'est pas là pour me dire qu'elle veut dîner avec moi. Mais, pourquoi ? Je hausse un sourcil avant de me frotter la tête pour remettre mes cheveux un peu plus en place, réflexe débile de vouloir paraître un peu plus humain pour elle.

« 'Jour.. ? »

Elle a l'air furieuse. Qu'est-ce qu'il se passe ? Je m'écarte de l'encadrement afin de lui laisser la possibilité d'entrer si elle veut avant d'ajouter. « Y a un problème ? Ça va pas ? On était pas sensé se voir aujourd'hui, si..? ».

_________________
why do i keep coming back to you ?
Don't wanna be with nobody, just wanna make it with you. Caught up in all of my feelings, baby, why don't you feel like I do? And I wonder what you're thinking right now, no, I never can tell, and I wonder why we're doing this now.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t4126-adrian-i-m-going

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Bad Wings ▬ Vixen.   Sam 5 Déc - 5:42


« BAD WINGS »



AXL + VIXEN
featuring

Elle pince les lèvres devant la toile écarlate allongée devant son regard. Elle reconnaît le portrait, mais surtout l’artiste qui l’a créer, qui l’a abîmée. La jeune femme n’a plus de visage, seule ses lèvres étant restées intactes, se tordant en un étrange rictus. Elle déteste ce genre de corps, ce genre de cadavre beaucoup trop amoché pour en faire son oeuvre à elle. Oeuvre qu’elle volait à la mort, et parfois à son propre frère. Avant même d’en découvrir la signature, elle avait reconnu ses coupures, les sillages, les traces qu’il avait laissé, ce pauvre tueur négligeant, dangereux, stupide. Courroucée, ses lèvres subissaient ses coups de dents, ses morsures tandis qu’elle s'efforçait de ne pas jurer, et ce même si aucunes oreilles n’était là pour l’entendre. Le pauvre enfant se laissant trop aller à ses propre fantaisies, malgré ses prières d’exercer avec prudences, d’exercer dans la plus grande des subtilités. Si il avait d’abord été négligeant, là c’était pire, il en oubliant la prudence ; il perdait le contrôle.

Dégoûtée, elle ouvre les lèvres intactes de la jeune femme, puis elle y trouve ce qu’elle craignait y trouver ; une plume d’ébène, qu’elle range soigneusement dans sa poche. Elle se promet de lui en toucher un mot, réfléchissant au discours juste à lui offrir pour qu’il comprenne une bonne fois pour toute ; mais les mots lui échappent tellement elle fulmine, et elle finit par abandonner l’idée d’une visite au calme.

Elle ne pensait pas trouver pire, cependant, et pourtant, en retournant la jeune femme pour examiner son dos, elle y retrouve une toute nouvelle toile, une toute nouvelle signature qu’elle n’avait pas eu le loisir d’approuver. Une paire d’aile était gravé dans son dos ; soit il était devenu complètement fou, soit quelqu’un lui avait glissé cette idée merveilleusement créative en tête. Un seul nom lui vient en tête, mais elle ne s’autorise pas à y penser ; il lui avait promis de ne plus le revoir. Mais apparemment, son influence traînait toujours dans un coin de sa tête. Sa petite tête qu’elle se ferait une joie de secouer.

Elle relève la tête, hautaine, évitant de poser le regard sur ce cadavre abîmer, puis finit par le recouvrir d’un drap blanc ; personne d’autre ne viendrait à la morgue aujourd’hui, elle aurait donc tout le loisir de s’en débarrasser sans qu’on ne vienne l’examiner en son absence. Par prudence, elle range quand même le corps dans l’un des tiroir réfrigéré, histoire qu’il ne traîne pas à la vu de tous. Puis elle se libère de son sarrau blanc, s’en retournant rapidement à son logis, à leur logis.

L’étroit couloir répète en écho ses pas rapides, décidés, la menant vers la chambre de son cadet. Même en colère, elle a la décence de cogner doucement, même si l’envie d’entrer comme une furie dans son intimité lui tord les entrailles. Elle se compose une posture, droite, fière, tentant difficilement de cacher toute colère ; elle ne souhaite pas l’engueuler. Seulement l’avertir, le rendre plus sensible à la prudence. Montrer qu’elle s’inquiète, même si l’envie de le gifler brutalement se fait sentir. Mais elle ne perdra pas le contrôle ; elle ne perd jamais le contrôle.

La porte s’ouvre enfin sur le regard confus du brun, écheveler, l’adorable petit imbécile la questionne du regard. Elle se pince les lèvres, la tête toujours haute, et sa voix légèrement perchée par l’émotion retenti dans le couloir vide comme une plainte camouflée ; elle n’est visiblement pas de bonne humeur. J’ai besoin que tu m’expliques. J’ai réellement besoin que tu m’expliques. Elle insiste, puis le pousse légèrement pour entrer dans sa chambre. Elle s’arrête au milieu de la pièce, se retourne pour reposer son regard flamboyant sur lui, puis sort d’une main fébrile une longue plume d’ébène de sa poche. Non, nous n’étions pas censé nous voir. Et ça. Ça. Je n’étais pas censé le voir non plus. Elle laisse tomber la plume qui, contrairement à la violence de sa voix, s’envole doucement pour se déposer lamentablement au sol. Sa main tremble toujours après avoir relâcher l’objet, la signature de son cadet. Et même si elle bouille de colère, une inquiétude sans nom traverse son regard durci.

Consciente d’être sur le point de franchir la ligne, elle détourne le regard et range sa main fébrile le long de son corps. Elle ne le regarde plus, la mâchoire crispée par des mots qu’elle ne souhaite pas laisser échapper. Elle doit s’y prendre doucement, ne surtout pas perdre le contrôle devant lui.



Revenir en haut Aller en bas

Masculin
↳ Nombre de messages : 369
↳ Points : 1037
↳ Date d'inscription : 25/11/2015
↳ Age : 23
↳ Avatar : Liam Hemsworth
↳ Age du Personnage : 29 physiquement ▲ 82 réellement
↳ Métier : Pompier
↳ Opinion Politique : Il ne supporte ni la politique actuelle, ni la résistance
↳ Niveau de Compétences : Niv 2 ▲ 3 en nécrose
↳ Playlist : Clocks, Coldplay ▲ Ghost, Halsey ▲ Under your spell, Desire ▲ Animus Vox, The Glitch Mob ▲ Back to you, Mollie King ▲ Beautiful Scar, AaRON ▲ The great escape, Woodkid ▲ Missing you, The Saturdays ▲ Divenire, Ludovico Einaudi ▲ Into you, Ariana Grande ▲
↳ Citation : « It's good. So good, it scratched that part of my mind. The part that doesn't allow good to exist without a condition. »
↳ Multicomptes : Liam P. Wiggins & Garret Ferguson
↳ Couleur RP : #cc9966



Feuille de perso
↳ Copyright: © Poupée Morose. ; ASTRA & Mollie King.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Bad Wings ▬ Vixen.   Lun 7 Déc - 17:27

Elle est là, juste devant moi. Elle est belle Vixen, pas de ces beautés fatales, de ces beautés tristes. Celles qui ont ce regard qui vous transperce le cœur. On sait d'avance qu'on ne pourra pas les sauver et pourtant on se tuerait pour essayer. Sa voix s'élève quelques secondes après la mienne, dure. Bien plus dure que d'ordinaire. Ce côté maternel qu'elle ne peut s'empêcher d'avoir. J'ai du faire une connerie vu sa tête. Son épaule frappe la mienne, sans doute un peu fort pour elle, avec son corps frêle, que je ressens à peine, me dégageant plus par réflexe qu'autre chose. Elle me précède donc dans ma chambre, la suivant du regard je me retourne vers elle, toujours adossé à la porte.

S'éloigner autant pour me parler ne lui ressemble pas, elle est sans doute vraiment inquiète, ou en colère, sans doute un peu des deux. Je ne tarde pas à le découvrir lorsqu'elle sort une plume d'un noir particulier de sa poche, la touchant à peine du bout des doigts. Mon regard s'arrête dessus, je savais pertinemment qu'elle m'appartenait. Fixant les reflets sur son ébène, je me rappelle un peu de la nuit qui a précédé. Sans un mot, les images défilent dans ma tête, toujours aussi troubles. Vixen a toujours refusé de parler des cadavres qu'elle récupérait. Je crois qu'elle ne les voit pas comme moi, que la violence qu'elle y trouve est plus grande que la réalité que je leur inflige. Sans doute parce qu'elle a peur de ce monstre qui sommeille en moi. Monstre qu'elle a voulu tant bien que mal dompter, faisant de moi un sbire bien placé. Je crois qu'elle l'a cru, un instant, elle a cru qu'elle maîtriserait cet animal, jusqu'à voir les cadavres. Jusqu'à voir un mort de mes mains, voir que j'étais capable de tuer de sang froid et lui sourire au petit déjeuner le lendemain matin.

La plume s'éloigne doucement de la main de ma sœur alors que sa voix devient de plus en plus dure. Mes mains se croisent sur mon torse alors que je n'éloigne pas mon regard de ce morceau de moi qui s'étale dans ma chambre avec une douceur complètement opposée à sa destinée de la veille. Son regard, qui jusque là n'avait pas quitté mon être se détache, je le sens. Je lève alors les yeux du sol afin de la regarder elle. Elle tremble, plus que jamais, et si j'aimerais dire que je comprends pourquoi elle est dans cet état, j'en suis incapable. Vixen a du mal avec ce que je suis, autant que je m'accepte de plus en plus. Pourtant, son visage qui se serre me rend humain, glaçant mon cœur et mon corps un instant. Je me décolle par réflexe de la porte, m'avançant doucement vers elle.

A deux pas, avant d'en faire plus, je cherche ses yeux avec les miens. D'un geste du pied, j'éloigne la plume tombée juste à côté avant d'attraper ses doigts encore fébriles et les glisser dans les miens. « Hey... » ma voix est douce. Douce comme elle ne l'est avec personne. Vixen a beau être mon aînée, je n'ai jamais su agir autrement avec qu'elle qu'en protecteur d'un jour. Et s'il y a bien une chose que je n'accepte pas c'est d'être celui qui l'a met dans cet état. J'ai explosé la tête de notre frère pour bien moins que ça. Serrant un peu ses doigts, j'avance d'un pas avant d'ajouter.

« Arrête de t'inquiéter s'il te plaît... Vix', je sais ce que je fais. Je sais que c'est dur pour toi, parce que tu sais que c'est moi, mais tu es la seule. Personne ne sait ça, personne ne me connaît. Je suis invisible aux yeux du monde. »

Je m'approche désormais afin de la serrer dans mes bras. Ne lâchant pas sa main et déposant l'autre dans son dos, je dégage mon cou pour qu'elle s'y repose. Mon étreinte se resserre un peu avant d'ajouter, d'une voix encore plus douce.

« Ne te mets pas dans cet état pour moi... S'il te plaît... »

Je respire une seconde, fermant les yeux. Cette situation est un calvaire. Les choix que j'ai fait depuis que j'ai laissé Joshua ont toujours été pour elle. Chacun d'eux. La transformation, le métier, les meurtres. Elle appartient à tous mes choix, chaque aspect de ma vie. Tout cela pour la rendre heureuse, pour la rassurer. Pourtant, quelques mois après, la situation posée, la voilà tremblante face à moi, horrifiée de ce qu'il y a au fond de moi. Était-ce réellement le bon choix ? N'ai-je pas été égoïste, de vouloir retrouver ma sœur en sachant qui j'étais ? La confronter à ce poison qui coule dans mes veines alors qu'elle en était libérée ? Doit-on vraiment continuer sur cette voie ? Ce doute me brise le cœur. Alors que j'ai enfin une vie avec la place pour tout ce qui m'habite, je brise la chose à laquelle je tiens le plus jour après jour. Je serre ma main sur le haut de son dos à cette idée. Juste au cas où. Si jamais elle me demande de partir, si jamais elle me dit que je la rends malheureuse. Me souvenir d'une dernière étreinte. Me souvenir de sa chaleur une dernière fois. Juste une dernière fois.

_________________
why do i keep coming back to you ?
Don't wanna be with nobody, just wanna make it with you. Caught up in all of my feelings, baby, why don't you feel like I do? And I wonder what you're thinking right now, no, I never can tell, and I wonder why we're doing this now.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t4126-adrian-i-m-going

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Bad Wings ▬ Vixen.   Mer 23 Déc - 3:25

Elle se refuse à perdre le contrôle, le corps tendu, les mains crispées le long de son être, comme si elle était trop grande pour pouvoir se supporter elle-même, fragile princesse du haut de sa tour délabrée. Tour dont elle tente tant bien que mal d’assembler les morceaux à mesure qu’ils s’effritent, se brisent, s’absentent. Toujours en colère, elle évite le regard de son cadet. Elle refuse de se laisser emporter par des excuses, par son regard trop doux pour la dureté dont elle fait preuve. Elle refuse de se laisser avoir de nouveau par ses paroles vides, vaines, car elle sait qu’il recommencera, qu’il tentera de la rassurer pour rien. Elle sait d’avance ce qu’il va tenter de lui servir, et elle ne veut pas se montrer dupe, se montrer faible, compatissante. Elle doit se montrer forte, infaillible, et pourtant son corps continue de trembler devant cette peur qu’elle ne peut même pas s’avouer à elle-même ; la peur d’être seule. Qu’il disparaisses, qu’ils disparaissent en dérobant sa raison de vivre, ses deux coeurs battants à contretemps, loin, proches, distants malgré les mots.

Mais elle flanche, dès qu’il capte son regard, dès que sa main joint la sienne, elle se perd dans l’attendrissement, dans l’amour mièvre qu’elle lui porte beaucoup trop fort, beaucoup trop lourd pour ses épaules frêles, impuissantes d’autant d’émotion. Un soupire franchit ses lèvres amincies à force de pincement, un soulagement à peine perceptible semble détendre la moitié de son être, tandis que l’autre, obstiné, lui hurle de ne pas perdre de contrôle.  

Ses mots la ramène brutalement à cette réalité qu’elle préférerait omettre. Elle fronce les sourcils, se désolant de son manque de compréhension. Mais elle ne lui dira pas qu’il se trompe, elle ne lui avouera absolument rien, parce qu’il tenterait encore de la rassurer vainement, parce qu’il ne saurait pas trouver les mots, les gestes sans se dénaturer lui-même.

Pauvre diable déchiré entre sa nature et son désir de lui plaire, à l’insensible contrôlante, à l’insensible en tête de leurs vies, de leurs pensées. Tu n’es pas invisible à mes yeux, Axl. Elle plante ses billes brunes dans ce regard bleuté qu’elle envie tant, dont elle n’a pas hérité contrairement à ses deux frères. Une nouvelle vague de tendresse lui passe dans le creux du dos, remontant vers sa nuque, mais elle se montre résistante, elle l’ignore de son mieux. ‘’Tu laisses des preuves trop évidentes, n’importe qui pourrait te retracer.’’  Et sa voix s’est adoucie, même si elle tente toujours d’être dure, d’être autoritaire.

Mais il trouve toujours moyen de briser ses barrières, de l’atteindre en plein cœur. L’étreinte lui coupe d’abord le souffle, avant de la faire respirer largement, profondément, comme si elle s’était empêcher de faire pénétrer le moindre oxygène dans ses poumons. Elle s’emplie de son odeur, de sa présence, posant son visage contre son cou, mais luttant fortement pour ne pas l’enlacer de ses bras faibles. Elle ne trouve rien à dire, obéissant stupidement à cette demande de ne pas s’en faire. Elle ne voit aucuns mots pour protester, juste des silences, de faux consentements, tandis que dans sa tête, ses doutes font toujours rage. Elle relève la tête, sa joue caressant celle de son cadet, puis s’autorise à le serrer d’une seule main, superficiellement, se forçant à ne rien laisser apparaître de son manque d’équilibre mental.

Puis elle s’échappe de son étreinte lorsqu’elle se sent plonger, trop éprise de lui. Elle se recule lentement, comme si il l’avait brûlée en la touchant. De nouveau pincé, austère, elle redresse la tête, se passe une main dans les cheveux et reste droite, insubmersible. Ne t’avise plus de laisser des traces aussi évidentes Axl. Il ne s’agit pas que de moi. Dixon risque de ne pas trouver amusant que tu laisses des preuves aussi accablantes de notre implication. Elle sait qu’elle touche la corde sensible. La corde qui le fera réagir à coup sur, mais elle doit s’assurer qu’il comprenne. Elle doit s’assurer qu’il soit plus prudent. Elle doit s’assurer de ne pas le perdre, car elle serait perdue à son tour.

Elle fini par s’adoucir, à peine, mais assez pour que sa voix ne soit plus cassante et froide. Promet-moi...S’il te plaît Axl. Elle s’approche de lui doucement, mais s’arrête, comme si elle avait changé d’idée, hésitante.
Revenir en haut Aller en bas

Masculin
↳ Nombre de messages : 369
↳ Points : 1037
↳ Date d'inscription : 25/11/2015
↳ Age : 23
↳ Avatar : Liam Hemsworth
↳ Age du Personnage : 29 physiquement ▲ 82 réellement
↳ Métier : Pompier
↳ Opinion Politique : Il ne supporte ni la politique actuelle, ni la résistance
↳ Niveau de Compétences : Niv 2 ▲ 3 en nécrose
↳ Playlist : Clocks, Coldplay ▲ Ghost, Halsey ▲ Under your spell, Desire ▲ Animus Vox, The Glitch Mob ▲ Back to you, Mollie King ▲ Beautiful Scar, AaRON ▲ The great escape, Woodkid ▲ Missing you, The Saturdays ▲ Divenire, Ludovico Einaudi ▲ Into you, Ariana Grande ▲
↳ Citation : « It's good. So good, it scratched that part of my mind. The part that doesn't allow good to exist without a condition. »
↳ Multicomptes : Liam P. Wiggins & Garret Ferguson
↳ Couleur RP : #cc9966



Feuille de perso
↳ Copyright: © Poupée Morose. ; ASTRA & Mollie King.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Bad Wings ▬ Vixen.   Mer 23 Déc - 4:56

Je sens son souffle sur ma peau, lent, presque trop lent. Elle était réellement inquiète, plus encore que toutes les fois où elle a débarqué en furie parce que je m'étais battu ou que sais-je-encore. Je retiens un peu mon souffle, lui laissant toute la place pour son soupir, comme pour la soulager un peu, à défaut de revenir dans le temps. Il ne faut pas très longtemps pour qu'elle se cale contre moi, me laissant fermer les yeux, la main très légèrement serrée sur sa nuque.

Je m'étonne moi-même. Même s'il ne me reste que des bribes du meurtre de la veille, je suis capable de savoir à quel point je peux être violent. Je ne connais pas ma force mais j'en ai entendu les louanges. Joshua, entre autres, se faisait un plaisir de me raconter comment sans difficulté j'avais explosé la tête du type sur un comptoir. L'exemple le plus frappant cependant, celui qui hantait mes rêves était celui de Dixon. Mon propre frère. Demi, frère. Il était bien plus grand, bien plus fort que moi. Toujours est-il que le peu de fois où nous en sommes réellement venus aux mains j'avais le dessus, sans difficulté. Cette chose qui m'habite, qui bouillonne en moi et me fait vivre a une force qui pourrait briser le cou de Vixen en un claquement de doigts. Mais ce n'est pas lui qui a le contrôle et jamais il ne l'aura en sa présence. Jamais il n'aura de place entre elle et moi. Personne ne changera ça. Aussi ma main est posée, presque trop doucement, osant à peine la toucher pleinement de peur de l'abîmer. Je suis l'ombre les trois quarts du temps, mais face à elle je ne suis qu'une petite luciole qui virevolte, laissant un peu de lumière, fragile, sortir d'elle.

Les paupières toujours clauses je dégage mon bras d'un geste un peu vif, surpris de la voir arrêter notre étreinte. Évidemment, qu'elle ne durerait pas éternellement. Évidemment que Vixen n'était pas lavée de toute la colère avec laquelle elle s'était présentée à moi. Mais dans ses bras, j'oublie ça, et j'aimerais qu'elle aussi. Je me doute, d'ailleurs, que c'est le cas. Mais contrairement à moi, elle ne veut pas. Elle ne veut pas oublier sa colère et me laisser m'en sortir comme un chat retombe toujours sur ses pattes. Elle refuse de me voir m'envoler encore une fois sans avoir pu me faire correctement la morale.

D'avance, je sais qu'il faut que je me retienne de répondre. La laisser me sermonner pour plus vite passer à autre chose. En prévention de sa remarque à venir je me mords l'intérieur de la lèvre pour me forcer à me contenir. Elle finit par reculer, le moment fatidique arrivant. Je me prépare à l'habituel blabla, qu'elle s'en fait pour moi, cætera cætera. Et si son discours commence comme d'ordinaire ce qui suit me fait lever les yeux vers elle. C'est à ce point, n'est-ce pas ? Mentionner Dixon, comme ça. Je ne peux m'empêcher de serrer le poing, m'arrachant la peau de l'intérieur de la lèvre à mesure que mes ongles raz s'enfoncent dans ma paume. Je dois rester calme. Elle dit ça seulement pour me faire réagir et je le sais, je le sais pertinemment.

Ses lèvres s'ouvrent une fois de plus alors qu'elle s'avance à nouveau vers moi. Alors qu'elle parle je me recule d'un pas. Ne t'approche pas trop près, pas maintenant. Je détourne le visage de celui de mon aînée je fixe la fenêtre et avec elle ma liberté. J'ai juste à m'enfuir pour ne pas entendre tout ça. Une seconde et ma peau se change, mes poils deviennent des plumes. La blancheur devient ébène et mon regard océan suit le mouvement. Je tapote nerveusement mes doigts dans ma paume afin de maîtriser mon agacement, mes battements de cœur et l'oiseau qui commence à se débattre pour prendre toute la place et se tirer, de cette fameuse cage dorée.

Après quelques longues minutes je finis par planter mon regard dans le sien. D'une voix calme mais plus froide qu'avant, s'ajustant avec la sienne, je commente. « Ce que pense Dixon, je m'en contre-fous et tu le sais pertinemment. » Me décalant d'un pas vers la fenêtre sans plus la regarder je continue. « Tu dis simplement ça pour me faire réagir, tu le sais comme moi. » Près de la fenêtre, je lève le bras vers cette dernière effleurant la poignée sans pour autant réellement la toucher. Et avant de continuer je me retourne vers Vixen, la fixant à nouveau. « Je déteste quand tu fais ça. T'inquiéter pour moi n'est pas une raison pour le mêler à ça. » Je m'appuie, dos contre la fenêtre, dos à la liberté. « Comme s'il était parfait, lui. Et qu'il ne faisait jamais rien de mal. Comme si je n'avais jamais du réparer ses conneries. » Croisant les bras sur mon torse, je finis par ajouter dans un soupir bien plus doux, bien moins froid. « Sérieux Vixen... Arrête de me prendre pour un petit truc fragile. Je ne suis pas stupide. Si tu dois surveiller l'un de tes frères tu sais aussi bien que moi que ce n'est pas sur le bon que tu t'énerves. » Je déteste la relation qu'elle entretient avec lui. Les regards qu'elle lui porte et la façon dont lui, profite d'elle. Parce que c'est tout ce qu'il est capable de faire. Profiter. Personne ne me fera gober que ce sale gosse est capable d'aimer sa sœur. D'aimer tout court. Il n'a aucune loyauté, il n'a même pas de cœur. Et il ne mérite certainement pas l'amour de ma sœur. « … bref. Je te promets. À une condition. » M'avançant un peu vers elle, sans pour autant couper les distances qui avaient été mises les minutes précédentes je finissais, apercevant Dixon marcher nonchalamment dans le salon. D'un coup de tête en sa direction, je terminai, désormais plus froid encore que je n'avais plus l'être jusque là. « Tu le laisses en dehors de ça. Tu fais ce que tu veux avec ton Ours, mais je ne veux pas en entendre parler. Je t'ai promis de cohabiter, mais ne m'en demande pas trop non plus. Je suis à mon maximum d'acceptation pour lui. »

_________________
why do i keep coming back to you ?
Don't wanna be with nobody, just wanna make it with you. Caught up in all of my feelings, baby, why don't you feel like I do? And I wonder what you're thinking right now, no, I never can tell, and I wonder why we're doing this now.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t4126-adrian-i-m-going
 

Bad Wings ▬ Vixen.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» wings gakuen
» [Résolu] Renouvellement du domaine small-wings.org
» Spread your wings [Pv Noise]
» wings 3d : un wiki au cas ou ...
» Wings of steel [Raven]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-