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 L'air du vent ▬ Marie.

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MessageSujet: L'air du vent ▬ Marie.   Sam 28 Nov - 22:18



l'air du vent

 
C'est un cœur sauvage qui se protège de son image.


Ce soir, mon cœur est lourd. Ça ne change pas beaucoup mais je ne m'y habitue pas. La pression, les cris, tout cela devient bien trop pesant. Je veux te retrouver, je ne veux pas la laisser. Si seulement tout était plus simple. Il n'y a que deux jours que j'ai tué pour la dernière fois, mes os sont encore un peu sensibles et pourtant. Pourtant je ne peux pas attendre un instant de plus. Je ne supporte plus d'être un humain, je ne supporte plus de penser au même refrain.
J'ai mal.
Je replis mes vêtements un à un, et entre-ouvre la fenêtre. La nuit va être douce, peut-être qu'elle m'aidera, en m'enveloppant de ses doux bras. Je pose mes lunettes après les avoir essuyées une dernière fois. Tout est en place, il ne manque plus que mes plumes d'ombre au tableau sinistre de ma vie. Le temps d'un soupir et c'est parti.

Dans les airs, tout est différent. Dans les airs, plus rien n'est important. Le battement de mes ailes me transporte à mesure du vent. Vixen me dit souvent de faire attention. Elle me dit que tout le monde n'est pas bien intentionné. Mais elle ne se rend pas compte, voler c'est la seule chose qu'il reste de ma liberté. Je secoue le bec et plonge dans le ciel comme si il n'y avait plus de terre à mes pieds. Je n'ai pas la moindre idée d'où je vais. A vrai dire, cela m'importe peu. Je vole simplement, seul face au vent. C'est un ciel lourd qui se pose sur mes ailes pourtant, ce n'est pas un ciel qui pèse. Face à la vie il semble bien léger. Face à la réalité il semble si accueillant. Je ne sais pas le temps qui passe, une minute ou bien une heure. Les bâtiments ont quitté le paysage, face à moi il n'y a plus que la nature. Tout serait plus simple si je restai un oiseau, tout serait plus simple si je vivais simplement là haut. Pourtant c'est impossible. Quitter la vie, quitter l'amour. J'ai quitté Joshua et mon cœur saigne depuis, je suis bien incapable de le faire une deuxième fois. Peu importe à quel point tout cela me pèse.

D'un battement d'ailes un peu plus déterminé je descends un peu. Le paysage est doux, il me happe. Je me rapproche doucement du sol, ses odeurs, ses sensations. Mon aile gauche frôle une branche alors que le goût du marais remplit mon bec de ses saveurs âpres. Tout est si calme que mon cœur y croirait presque. Peut-être que si j'aime tant me transformer depuis quelques temps c'est parce que mon cœur est plus petit. Peut-être qu'il me fait moins souffrir ainsi. Je ferme les yeux une seule seconde, pour mémoriser l'instant, ou me perdre, tout simplement. Et alors que tout semblait si parfait, alors qu'enfin, j'avais l'impression de retrouver le goût de la liberté une vague de vent chaud me bouscule brusquement.
J'ouvre les yeux et tourne la tête, une énorme bouche, les crocs bien trop acérés à mon goût est à quelques centimètres, même millimètres de mes plumes dont une vole d'ailleurs jusqu'à son museau. Sans avoir le temps de comprendre je tourne rapidement la tête et pour voir le rivage à un battement d'ailes seulement. Il me faut une seconde pour l'atteindre, complètement paniqué d'être suivi par ce qui semblait être à s'y méprendre à un alligator. A moins que ce ne soit cette vue si rapprochée de l'intérieur de sa bouche et qu'il n'ait en réalité été qu'un minuscule poisson.
Dans une autre vie peut-être. Dans celle-ci, c'est forcément quelque chose qui voulait me bouffer.

Sans y penser une seconde de plus je me retrouve derrière un buisson un peu sec, et me change. Je ne réfléchis pas. J'y ai déjà perdu une plume. Se changer en humain n'était sans doute pas la réaction la plus appropriée pour s'en sortir mais que voulez-vous. Sous la panique on est pas forcément très malin. Et au bout d'une seconde sans le quitter des yeux, me voilà nu, derrière ce buisson qui cache juste ce qu'il faut. Mais de toute façon, il pourrait ne rien cacher du tout que je ne m'en rendrai pas compte. Je me frotte les cheveux avant de hurler en direction de l'alligator qui n'est pas assez loin à mon goût.

« MAIS T'ES COMPLETEMENT MALADE MA PAROLE ! »

Me voilà, nu. Derrière un buisson. A agiter les bras comme un fou furieux en direction d'un... alligator. UN ALLIGATOR. Sur l'instant, je suis heureux de ne pas réaliser le ridicule et la gravité de la situation. M'agitant sans cesse pendant quelques secondes à me retourner sur chaque bout de mon corps pour vérifier qu'il n'a eu qu'une plume et non pas ma peau je continue en marmonnant dans le vide. « NON MAIS SERIEUSEMENT. CE TRUC A FAILLI ME BOUFFER. ME BOU-FFER. » Je me retourne en fixant la bête. « T'AS FAILLI ME BOUFFER QUOI. MAIS CA VA PAS. QU'EST-CE QUI T'AS PRIS AU JUSTE ? ». Je finis par me calmer, un peu trop tard sans doute. Il faut être honnête, si cet animal à réellement en tête de faire de moi son repas, c'est pas maintenant que je vais m'en sortir. En pauvre humain, nu, courant à travers des bois dans une direction inconnue. Je déglutis, avant de lancer un regard en arrière afin de chercher une issue. Mon pied commence à glisser doucement dans la direction opposée à la bestiole menaçante.
Pourvu qu'elle me mange pas, pourvu qu'elle me mange pas.

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MessageSujet: Re: L'air du vent ▬ Marie.   Dim 29 Nov - 17:13


Le besoin de m’échapper, de ne plus exister au profit de la bête, s’est fait trop intense, trop impérieux pour que je puisse y échapper. Je n’ai donc pas perdu de temps et ai quitté le coin lugubre où je dissimule mes affaires louches, pour de plus grands espaces, libres et aimés. Dans les ombres je me cache, évite les silhouettes pour ne pas me faire remarquer. Je n’existe plus, aux yeux de bon nombre de personnes et je ne compte pas réapparaître aussi vite. Enfin la liberté lorsque se dessine devant mes yeux le décor sauvage du bayou. Mon endroit préféré depuis des années. Celui qui me manquait lorsque je vivais à New York et celui que je recherche dès qu’un coup de blues m’empêche de réfléchir ou de vivre à mon habitude. Cette fois, c’est un tout qui me bouleverse et je ne préfère pas m’y attarder. C’est la raison pour laquelle la bête est appelée et sans perdre de temps, je me déshabille, cache habilement mes vêtements à leur endroit habituel et après un regard de circonstance pour les alentours, entame enfin le processus de transformation. La douleur est habituelle, presque bienvenue et est bien vite remplacée par la félicité de ne plus être humaine. Mon esprit s’emmêle avec celui de la bête, qui quitte bientôt la terre ferme pour s’en aller louvoyer dans les eaux boueuses du bayou. L’eau glisse sur sa peau écailleuse, l’humaine se délecte des sensations qui se libèrent en même temps que les jambes se délient. Bientôt, l’alligator se presse pour se rendre au fond de l’eau, se déposer sur le lit des marais et reste ainsi plusieurs minutes, sans bouger. L’esprit se libère, se permet de s’évader enfin et l’humaine se calme, apprécie la pause dans le tumulte de ses sentiments et douleurs.

Et finalement il remonte, l’heure de la balade étant arrivée. Le reptile compte bien s’égarer dans le bayou, plusieurs heures, plusieurs jours peut-être, sans se soucier de rien, si ce n’est son estomac et la solitude. Bientôt troublée par un bruit non loin d’elle. Son d’ailes, estomac qui vient à gronder sous la promesse d’un repas imminent. Lentement, sans remuer l’eau, dans un mouvement fluide et maîtrisé, le prédateur s’approche de son repas, ouvre la gueule en gros, dans l’espoir de gober le corbeau mais soudain repérée, l’oiseau se permet de s’échapper. Un grondement sourd quitte l’alligator alors qu’une plume vient se déposer sur son museau qu’il secoue pour la laisser tomber dans l’eau à ses côtés. Elle préfère nager et mettre une patte sur le rivage poisseux, dans l’optique de chasser l’oiseau. Il n’est plus. C’est un homme qui l’a remplacé et son éclat de colère parvient même aux oreilles de l’alligator. Une seconde patte vient rejoindre la terre presque ferme et l’hésitation me prend, au fin fond de l’esprit. D’un côté, je voudrais lui foncer dessus et croquer sa peau laiteuse. De l’autre… la tentation de me transformer à mon tour pour lui répondre est trop intense.

Peut être plus tard. Pour l’instant, je laisse la bête continuer d’avancer, d’un pas lourd, effrayant. J’ouvre la gueule pour accentuer mon effet et enfin, après être certaine de lui avoir fait peur, je laisse le processus d’humanisation se faire. La douleur s’installer dans chacun de mes os mais finalement, c’est de toute ma hauteur que je me redresse pour lui faire face. « Bonsoir… Tu sais que ce n’est pas très poli d’enlever le pain de la bouche d’un affamé… d’une affamée dans mon cas. » Un large sourire moqueur et goguenard s’installe sur mes lèvres, et il ne me faut qu’une seconde pour continuer mon avancée vers lui, toujours menaçante malgré tout. « Il aura fallu que tu sois un métamorphe toi aussi. Je joue de malchance… » Je soupire finalement, visiblement contrariée, mais bien décidée par contre à l’embêter… Maigre consolation face à mon estomac grondant.

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MessageSujet: Re: L'air du vent ▬ Marie.   Lun 30 Nov - 0:54

La bestiole s'avère bien plus imposante que je ne l'avais réalisé. Dans la précipitation je n'avais vraiment, mais vraiment pas réalisé que j'étais fasse à un alligator qui pouvait me réduire à néant en un seul claquement de mâchoire. Non pas que je tienne spécialement à la vie, mais mourir de la bouche d'un alligator c'était pas tout à fait prévu au programme. Je recule d'un milli-pas, complètement apeuré. Sérieusement Axl, t'as jamais été aussi con de toute ta vie. Et si il y a à peine deux minutes, la rage me faisait hurler en direction de l'animal, je dois avouer qu'à l'instant je suis emplit de regrets. Je ne suis pas sûr qu'un reptile comprenne le langage qui sorte de ma bouche, mais visiblement mon ton ne lui a pas plu. Alors qu'il s'avance – beaucoup trop à mon goût, je n'ose pas bouger. J'essaie de me remémorer ce que je connais des caractéristiques de l'animal en question.
Globalement, ce qui ressort de ma réflexion c'est qu'il a gagné d'avance et que mes derniers mots auront été à l'intention d'une bête sauvage. Sérieusement, le jour où Vixen va apprendre ma mort, là, nu, dans les bois, bouffé par un alligator mais... je n'ose même pas imaginer. Histoire de couronner le tableau, « l'idiot et la bête » le voilà qui ouvre la gueule désormais. Je bafouille, incapable de sortir un mot – mes leçons pour convaincre un animal de ne pas me manger ne sont pas encore à ce stade. Et voilà que je commence à trembler désormais. J'aurais aimé lui dire « CHOU ! » comme pour faire fuir un oiseau, mais soyons honnêtes, mes chances de réussite sont environ de moins dix et de l'énerver encore plus de cent trente. Je ne pense pas que cela en vaille la peine. Alors je ferme les yeux, et j'espère. Là, face à la mort comme un idiot. Nu comme un ver, priant pour que mon instinct de survie se réveille et agisse en conséquences. Mec. C'est le moment de te manifester. Genre là, maintenant. S'il te plaît. Pitié. Pitié.
Et alors que la situation était sur le point d'atteindre son apogée, j'entends une voix. J'aurais bien cru à mon subconscient qui venait me faire la morale si ça n'avait pas été une voix féminine. J'ouvre un œil, incertain, pour voir face à moi une femme. Humaine. Juste là. Alors qu'elle parle et que mon cerveau essaie encore tant bien que mal d'assimiler la situation, je bredouille un « dé-désolé... ». Désolé de ne pas t'avoir laissé me manger ? Bien joué, Axl.
Alors qu'elle avance, désormais moins imposante mais pas moins impressionnante, mes pieds reculent tout doucement, si doucement qu'ils pourraient ne rien faire le résultat serait le même. Et là, un déclic. Métamorphe. Je la regarde, les yeux grand ouverts, là. Nue. Devant moi. Nu.
Merde.
Réflexe, je pose mes mains sur mes parties privées avant de concentrer mon regard sur son visage. Complètement désorienté, je la fixe, toujours un peu tremblant. Sans rire, si elle n'avait pas essayé de me croquer une seconde avant, la situation aurait pu être extrêmement sensuelle et fantasme de beaucoup. Mais c'était sans compter sur cette vie et son lot de surprise. Pour avoir une femme nue à ses côtés, essayez donc de vous faire bouffer. Pari risqué. Je divague.
Je n'ose toujours pas bouger d'un pouce, tétanisé et désormais un peu trop conscient de la situation. Il me faut un long, long moment avant d'ouvrir la bouche à mon tour. Ma voix est brisée, incertaine et clairement aussi perturbée que moi.

« Je... heu... Je suis... Je heu... Pardon ? Enfin... Je ne sais pas... Je veux dire que... Je... je voulais pas... J'avais pas tellement pensé au risque de devenir un repas... Je... heu... »

Je finis par me taire, évitant une seconde de plus ce discours pitoyable à mon interlocutrice avant de tourner le regard, faisant tout pour l'éviter, elle. Nue. Là. Comme ça. Je me racle difficilement la gorge avant d'ajouter.

« Heu... Je veux pas te, vous, déranger mais heu... vous-vous êtes... nue ? Non pas que ce soit désagréable à regarder. Enfin non ! Non ! » T'es vraiment un abruti. « Tu es vraiment très belle... Enfin, non pas que je regarde. C'est que heu. » C'est mieux de se taire maintenant, plutôt que de continuer à s'enfoncer à ce rythme, dans deux phrases je me tranche la gorge pour abréger ses souffrances. J'écrase une main sur mon visage, affublé de ma médiocrité avant d'ajouter dans un dernier élan de courage. « ... désolé. »

Je sens le rouge me monter aux joues, et vu la tête que je dois tirer en cet instant précis, je pense que ce n'est pas peu dire. Bien évidemment, je suis nu aussi. Mais je n'ai pas de vêtements, ils sont tous chez moi. Et chez moi, c'est... pas vraiment là. Alors que j'attrape une fougère au sol pour me couvrir un minimum, toujours de derrière mon buisson, je lui offre le rire le plus bafouillant-gêné-ridicule qui puisse exister avant de baisser les yeux. Une grimace sur mon visage, moitié pour m'insuffler à moi-même à quel point je suis stupide, moitié parce que si l'adrénaline ne m'avait pas fait ressentir les douleurs de la transformation, le contre-coup commençait à se faire sentir. Et plus je devenais nerveux, plus mes os devenaient douloureux. Peut-être qu'elle aurait mieux fait de me bouffer après tout, ça aurait été bien moins embarrassant.

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MessageSujet: Re: L'air du vent ▬ Marie.   Mar 1 Déc - 0:10


Ses yeux fermés me poussent à m’avancer encore un peu plus et je me délecte à l’avance de sa réaction lorsqu’il me fera face. Sûre de moi, de mon effet et de mon corps, je n’ai aucun souci à m’utiliser pour le mettre mal à l’aise. Petit plaisir coupable, qui me permet de m’enterrer un peu plus dans mon oubli, celui de tous mes soucis. Enfin ses prunelles croisent les miennes, il m’observe, se rend compte de ma nature et ses excuses me poussent à rire, dans une spontanéité que je n’ai plus retrouvé depuis des jours. Moqueuse, je continue mon avancée, toujours dans la même optique, je manque un nouvel éclat lorsqu’il se décide enfin à se couvrir, pudiquement mais inutilement. Je suis donc son mouvement, observe sans voir et arque un sourcil, comme intéressée, lorsque rien de ce qu’il me présente n’a de quelconque intérêt. Sauf l’amusement qu’il me procure par sa simple présence et ses réactions disproportionnées. Et enfin il parle… Si l’on peut considérer ses balbutiements aléatoires comme une parole. Mon sourire s’élargit, je finis ma marche pour me stopper juste devant lui et retiens avec peine une envie de le toucher. Juste histoire de voir s’il s’enfuirait en courant sous un geste que beaucoup recherchent pourtant. « Un oiseau qui se balade dans un bayou plein d’alligators… Et t’as jamais cru te faire bouffer. Nie pas ton intérêt mon poussin. » Surnom, ton badin… Je fais tout dans les règles pour un amusement total… aux pauvres dépens de ma victime du jour. Je ne doute pas une seconde finir par effectivement me le mettre sous la dent, mais pour l’instant, l’heure est au jeu.. et j’attends ses réactions avec une impatience mal dissimulée. Petit brin de fraîcheur dans mes soucis actuels, que j’accueille avec bienvenue.

Et enfin il détourne le regard, ne supportant probablement plus la gêne que je lis pourtant sur son visage. Pauvre petit oisillon tombé de son nid. Il continue, déblatère et s’enfonce dans le pitoyable à chacun de ses mots. Pourtant je l’encourage, feignant d’être vexée puis touchée et offusquée… Probablement devrais-je le laisser se débattre plus encore avec sa rougeur qui deviendrait presque lumineuse, mais j’ai bien trop peur de le voir s’enfuir pour cela. Du coup, je garde mes distances pour l’instant, me contentant de lui répondre d’un ton guilleret. « Disons que je prends le compliment. Merci. Ne te gêne donc pas pour regarder. Tu es bienheureux de pouvoir le faire sans débourser un dollar. Tous n’ont pas cette chance. » Sans détour, j’évoque ma profession habituelle et écarte même les bras pour l’inciter à jeter un coup d’œil plus en détails. Et puis finalement je me redresse, retrouve toute ma superbe pour l’écraser de mon arrogance et enfin, je viens combler la distance entre nous. Mon visage s’égare dans son cou une seconde tandis que je viens savourer l’odeur avec laquelle je me suis imprégnée juste quelques minutes plus tôt.

Et après une grande inspiration, je me recule d’un pas, une moue boudeuse sur le visage. « Tu sens tellement bon. C’est injuste de m’avoir privé de toi… » Et cette fois, je mords ma lèvre inférieure, dans une optique évidente de réchauffement entre nous. Le jeu a pris une toute nouvelle direction que je me hâte de prendre, sans me soucier des sentiments que le garçon pourrait bien éprouver. « Détends toi ! Tu sais, je ne vais pas te manger ! » Et j’éclate d’un rire calculé, froid, trop pédant pour être amusé, tandis que la blague stupide s’étire entre nous et vient heurter ses tympans déjà bien embarrassé… Décidément, le jeu vient simplement de commencer et c’est de la suite dont je me délecte déjà.

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MessageSujet: Re: L'air du vent ▬ Marie.   Mar 1 Déc - 16:37

Toute cette situation semble surréaliste. Je veux dire, en l'espace de quelques secondes je suis passé de futur repas à abruti bégayant. Sa voix semble lointaine, sans doute parce que mon cœur résonne dans mes oreilles. Je suis au dessus, ou plutôt dessous, de tout ça. Alors qu'elle parle, je vois ses lèvres bouger, j'entends le son mélodieux de sa voix mais pourtant je ne comprends pas. Mon cerveau étant trop occupé à essayer de maintenir mon corps en place et me permettre de tenir debout. Elle a des gestes doux, mais lointain. Ma vue brouillée, ses bras levés semblent être ceux d'une créature surnaturelle qui joue avec mon rythme cardiaque. Et là, ce fameux palpitant loupe un battement. Puis le suivant.
Ce qui maintenait très certainement mon cerveau capable de maîtriser les gestes de mon corps était la distance établie entre la créature menaçante et sublime et moi. Distance qu'elle venait de rompre. Ainsi que mon cœur. Et ma logique. Et sans doute tout ce qui faisait de moi un être dénué d'un minimum d'intelligence. Je déglutis nerveusement, retenant tant bien que mal mes gestes afin de ne pas rajouter mes TOCs au bordel environnant. Son souffle chaud me coupe le mien. La veine qui traverse mon cou est sur le point d'exploser, je pense qu'à sa distance elle doit la sentir taper. Tétanisé, je suis incapable de faire un quelconque geste, dire un quelconque mot. Alors qu'elle inspire bien trop près de ma peau, je sens chaque poil de mon corps se dresser. Réagis. Réagis. Pourtant j'en suis incapable. Pour faire quoi d'ailleurs ? Dire quoi ? Comme si je pouvais changer et maîtriser la situation. Reste déjà debout, le reste on verra plus tard.

La voilà éloignée, aussi vite qu'elle s'était rapprochée. Le temps semble défiler différemment près d'elle. Sans doute la panique, la peur, et l'admiration mêlée. Alors que je lui fais miraculeusement toujours face, je ne peux m'empêcher de sourire à sa remarque. Comme un gamin à qui on vient de dire qu'il avait de belles nouvelles baskets, je suis flatté de savoir que mon odeur lui plaît. Exempt de la signification première de sa remarque je m'empresse tout de même de retrouver un visage neutre. Sait-on jamais. J'observe son visage, duquel la beauté m'avait déjà frappé mais là. Là. Je serai bien incapable de dire si c'était à cause de sa semi-flatterie ou parce que mon cerveau avait démissionné mais je ne pouvais plus détourner le regard. Pas sûr que cela soit une bonne chose. Obnubilé par le contact de ses dents sur sa lèvre je n'ai aucun contact avec la réalité et ce qu'elle signifie. C'est bien pour cela que la seule chose qui me sort de mon hypnose temporaire est son rire soudain. Mes yeux se relèvent vers les siens alors que je cherche à analyser vainement la situation. Qu'a-t-elle bien pu dire ?
Qu'importe. Définitivement sorti de son emprise du moment, je me frotte le nez afin de retrouver toutes les sensations de mon corps, qu'elles m'appartiennent à nouveau. Je frotte, une fois, deux fois, trois fois. Mon regard ne se détourne plus de son visage, non pas parce que je suis plus assuré, simplement fasciné sur le moment. Je me racle la gorge avant de parler à nouveau, espérant que la catastrophe du dernier discours soit bien loin de nous.

« Je ne sais pas ce que tu attends de moi mais je n'ai plus rien à t'offrir maintenant que je ne suis plus un oiseau... », son visage obsédant donne envie de jouer. De la taquiner. Sans doute est-ce l'instinct animal qui se réveille, ne voulant pas perdre la face. Machisme dissimulé, je ne réfléchis même pas avant d'ajouter. « La prochaine fois il faudra être plus rapide si tu veux faire de moi ton repas. » Mon air amusé est terriblement sincère. Au fond de moi, une adrénaline qui s'accumulait depuis le début de cette conversation se déverse doucement dans chaque cellule de mon être, me redonnant un sentiment de vie qui s'était perdu au milieu du reste jusqu'ici. Pour couronner le tout, je m'avance d'un pas. Un pas qui n'enlève absolument pas la distance entre nous, mais qui est sans doute là pour me montrer en position de force au moins une seconde.

Je savoure l'instant qui ne va assurément pas durer. A la seconde où elle entre en jeu, je suis perdu à nouveau et je le sais. Mes mains commencent à trembler alors que je retiens mes gestes incontrôlés afin de ne pas perdre si vite la face. Après tout que peut-il se passer ? Le pire des cas étant qu'elle veuille faire de moi son repas désormais écarté, je ne risque rien, pas vrai ?

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MessageSujet: Re: L'air du vent ▬ Marie.   Jeu 3 Déc - 22:56


Son air niais m’amuse et je ne suis d’ailleurs pas certaine qu’il m’entend, vu la façon qu’il a de me regarder. A croire qu’il est totalement bloqué, sur ma personne, sur ma nudité probablement aussi. Et puis, la peur doit encore traîner quelque part dans ses veines. Son air ahuri du coup, est très amusante et je n’hésite pas une seconde à pousser ma chance, à continuer le vice jusqu’à le taquiner plus encore. Malgré mes moqueries, je ne suis pas tout à fait menteuse lorsque je parle de son odeur. Il y a quelque chose qui me titille, assez pour me faire rester dans le coin. Je regrette soudain d’avoir repoussé la plume quelque part dans le marais. Comme un trophée, probablement aurais-je du la garder, me délecter de son parfum même après son départ. Sur cette idée, je fronce les yeux, incapable de me considérer comme une psychopathe obsédée… même pour lui. Cette fois je secoue la tête. Hors de question de penser à lui alors qu’un jeu si prometteur se déroule devant mes yeux. La glace ne viendra pas interrompre la chaleur de cette rencontre, je m’en fais la promesse. Heureusement pour moi, le retour de sa voix m’empêche de divaguer un peu plus et je me concentre de nouveau sur l’affaire qui nous occupe. A savoir le repas qu’il était avant de redevenir un humain. Ses propos me font rire de nouveau, incapable de croire qu’il puisse croire n’avoir rien à m’offrir. N’importe quel homme normalement constitué aurait déjà fait une avance salace. Les plus mesurés auront simplement pensé à un moment avec moi. Il ne semble pourtant pas avoir la moindre arrière pensée et mon regard se fait suspicieux une seconde. Juste une seule avant de décider finalement que ça n’a aucune importance. Qu’il me mente, qu’il joue… Cela ne compte pas, puisque je suis de toute manière, la meilleure pour cela. « Rien du tout ? »

Lentement, mes yeux dérivent sur son corps, viennent s’arrêter à l’endroit le plus stratégique avant qu’un sourcil ne se hausse… Faussement intéressée, je me permets néanmoins de remonter toujours avec une lenteur calculée, jusqu’à croiser de nouveau son azur. Mes prunelles pétillent d’un rire intérieur et je me permets de commenter, juste pour accentuer plus encore mon emprise. « Je n’en serais pas si sûre à ta place. » Il est bientôt évident pourtant, que je ne suis pas la seule que la situation amuse. L’homme semble avoir repris totalement contenance et se permet désormais des commentaires que j’apprécie plus que je ne saurais l’avouer. « Ne t’inquiète pas pour moi. La prochaine fois, tu seras bien au fond de mon gosier et tu regretteras ma vitesse. » Mon sourire s’élargit juste un peu plus et je fais quelques pas, pour venir m’adosser à un arbre non loin. L’attirance est évidente, même s’il ne s’agit que d’amusement. Je ne pense pas à mal, pas une seconde je ne cherche à le blesser ou lui faire du mal. Le vexer oui, c’est un fait. Le mettre mal à l’aise, oui je le désire aussi ardemment. L’empêcher de repartir sans penser à moi pendant des jours, est aussi l’un de mes buts.

Je voudrais du coup reprendre ma forme d’alligator mais la fatigue bien présente empêche mes muscles et mes os de prendre la forme tant aimée. Et puis de toute façon, à part l’effrayer, cela n’aurait pas grand intérêt. Mieux vaut du coup relancer la discussion, l’air de rien. Je n’ai guère été impressionnée par son avancée et je maintiens donc mes lippes dans leur position, tandis que je lance d’une voix claire. « Tu es un drôle d’oiseau mon corbeau. Tu traines près de dents trop affamées et tu provoques une femme que tu ne connais pas alors même que tu flippes pour ton riquiqui. Tu vas finir par y perdre plus qu’une plume. » Je continue à le provoquer lentement, allant même jusqu’à insulter sa virilité, dans le simple espoir de voir l’homme se révéler tout entier…

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MessageSujet: Re: L'air du vent ▬ Marie.   Dim 6 Déc - 17:03

Son rire a quelque chose d'hypnotique. Peut-être est-ce du à ce côté imposant, ou peut-être est-ce parce qu'avec les dernières minutes écoulées mon cerveau a un problème pour les émotions et me fait ressentir n'importe quoi. Ou alors c'est elle, juste elle. Le fait qu'elle soit un alligator me surprend un peu, humaine, face à moi, elle aurait plus la grâce d'une panthère, ou d'un aigle royal. Mais ce n'est pas vraiment le moment de penser à tout ça. Il me faut une seconde pour me focaliser à nouveau sur la situation, que mon esprit n'arrive décidément pas à garder en première ligne plus d'une phrase de sa part. Au bout de cette longue seconde, je remarque son regard, vif, puissant, qui parcours mon corps. Et là, j'aurais aimé être une souris. Ou ne pas être là, au choix. Pourtant, je ne bouge pas, impuissant, face à elle, tout mon courage a disparu une fois encore. Je déglutis silencieusement jusqu'à ce que ses yeux croisent les miens.

Mon souffle se coupe. Non pas pour ses allusions qui me passent complètement au dessus de la tête mais parce qu'elle a réellement quelque chose. Ce petit quelque chose qui vous rend incapable de comprendre, d'agir, de penser. Simplement là, contemplant, mémorisant ses petits rictus. Ses paupières qui se ferment doucement. Sa chevelure qui glisse en cascade le long de sa peau, et son buste qui remue lentement au rythme de sa respiration parfaitement ajustée. Et pourtant, si mon intérieur est désormais dépendant de cet image, j'ai miraculeusement réussi à garder la contenance qui m'avait fait ouvrir la bouche auparavant. Garder le masque, c'est quelque chose que j'ai l'habitude de faire pour un tout autre genre de situation, non pas que celle-ci me déplaise. Au contraire.

Je ne peux m'empêcher de sourire lorsqu'elle me dit que je n'aurais pas de deuxième chance. Ce petit quelque chose au fond de moi qui voudrait lui hurler « tu paries ? » juste pour la revoir, juste pour la retrouver. Lorsqu'elle bouge, mon regard ne la quitte pas, incapable de voir autre chose qu'elle dans cet environnement. Qu'est-ce qui m'arrive ? Sa voix si claire prend toute la place dans mon être. Je ne peux m'empêcher de sourire à sa remarque. Certes, ce n'était pas bien compliqué à cerner, que ce soit de la stupidité ou de l'inconscience, mais de là à le dire à haute voix. Elle n'était vraiment pas comme tout le monde, et désormais, la petite étincelle qu'elle avait éveillée à force de s'avancer et m'enivrer commençait à grandir et prendre la place sur la raison. Encore plus que d'habitude.

Comme drogué, saoul, je m'avance vers elle sans avoir une réelle maîtrise de moi. Mon sourire ne dépérit pas alors que mes pas résonnent en moi avec les battements de mon cœur. Plus près que je ne l'avais été jusque là, du moins, de mon propre chef, je plonge une fois de plus mon regard dans le sien avant de parler, d'une voix qui ne semble pas m'appartenir. « Peut-être que c'est ce que je cherche… » M'avançant d'un pas bien plus lent, le visage désormais quasiment contre le sien, je murmure. « … perdre bien plus qu'une plume. » Histoire de mettre les choses à égalité, je pose ma main contre l'arbre sur lequel elle est appuyée avant d'avancer mon visage dans son cou et de la sentir à mon tour. Mon souffle est lent, je prends une respiration longue dans le creux de sa clavicule, comme une drogue, avant de m'éloigner doucement. Si elle n'était qu'héroïne, mes pupilles seraient sans aucun doute noires désormais, dilatées à leur maximum.
Prenant appui sur l'arbre, je m'éloigne de son visage sans pour autant remettre une réelle distance entre nous. Appuyant son regard, je lance. « Peut-être devrais-tu te dévorer seule, vu ton odeur... ». Mon visage est toujours aussi éclairé par le sourire qu'elle m'a collé. Je suis bien incapable de réaliser la situation, bien incapable d'avoir une attitude sensée, rationnelle. Bien incapable de m'en aller. Même de me demander ce qu'elle m'a fait. Et pourtant, j'arrive à penser que tout cela me plaît. Cet enivrement rend le ciel plus beau, le soleil plus doré. Son odeur toujours au fond de mon nez, que je respire en attendant la suite. Comme un junkie qui attend sa prochaine dose.

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MessageSujet: Re: L'air du vent ▬ Marie.   Sam 26 Déc - 19:02


L’étonnement décore mes traits lorsque ses pas le mènent au plus proche de moi. L’attitude téméraire qu’il affiche soudain détone avec la peur qu’il a semblé ressentir auparavant. Et malgré moi, un fin sourire vient s’ajouter tandis que mon regard se fait pétillant. Oublié, notre environnement peu ragoûtant, seul le jeu induit par sa présence compte maintenant. Il s’intensifie d’ailleurs à mesure de son avancée et mon souffle se bloque une seconde lorsqu’il se stoppe si proche de moi. Ses mots viennent gratter la surface de nouveau glacée de mon cœur bien trop abimé et je m’efforce de repousser la moindre pensée concernant un certain géant de ma vie. Je ne veux que me concentrer sur sa hardiesse, sa proximité et la chaleur qui se dégage de lui et vient m’entourer lentement. Mes lippes s’étirent un peu plus, cherchent à tromper le monde et repousser les souvenirs envahissants qui menacent à chaque secondes de me prendre d’assaut. Les battements de mon cœur s’intensifient une seconde avant de se calmer de nouveau lorsqu’à leur tour, mes pensées s’apaisent. Le vide m’envahit et me permet de me concentrer sur le drôle d’oiseau juste devant moi. « Attention à ce que tu dis. Je pourrais te prendre au mot. » Mes yeux avisent son mouvement, sa main si proche de mon visage, puis son mouvement soudain, si semblable au mien. Je cesse mon observation lorsque mes paupières viennent se fermer et le laisse faire ce qu’il désire, juste une seconde. Prête à le repousser s’il s’aventure trop loin. Prête à le tourmenter à chaque seconde. Son souffle contre mon cou amène un long frisson que je ne réprime pas. Agréable, il me permet de me plonger un peu plus dans l’insouciance que je recherche dernièrement. Rien que pour cela, je bénis l’oiseau imprudent qui est venu se perdre contre mes dents acérées.

Il s’éloigne pourtant, juste assez pour m’imposer de rouvrir les yeux pour les imposer à ses prunelles si claires. Si différentes des siennes. De nouveau, mes pensées s’égarent vers l’ancien membre de l’assemblée et ses paroles bienvenues m’aident à les éclipser de nouveau. Je salue son intervention d’un rire clair et me permet même un clin d’œil, pour simplement lui signifier l’importance de ce qu’il vient de réaliser. La réplique ne se fait pas attendre, comme un dialogue maintes et maintes fois répétés, lorsque c’est pourtant notre première rencontre. « Je laisse cela à d’autres. Je ne voudrais priver personne de cette douceur. » Et je conclus d’un nouveau clin d’œil, sans savoir réellement comment agir ensuite. Les idées se bousculent la première place pour accentuer encore la situation loufoque et intéressante qui s’est lentement installée entre nous. Lentement, élégamment, mes bras se décroisent, dans un calcul qui devrait le pousser à s’interroger sur la suite. Je ménage chacun de mes mouvements, dans la simple tentative d’assécher sa gorge, d’affoler son esprit de question à propos de la suite. Je ne sais si mon but est atteint aussi facilement, mais finalement, ma main droite vient se poser sur son torse, son cœur affolé résonne sous ma paume et je plains une seconde le palpitant alors que mon esprit joueur envisage la suite dans un sourire soudain plus carnassier.

Deux options s’offrent à moi mais je décide d’honorer sa témérité en une action qui l’est tout autant. Mes yeux s’éclairent d’un éclat différent, annonciateurs d’un évènement à venir, lorsque ma seconde main s’avance à son tour vers son corps offert à mon bon vouloir. Sans crier gare, chacun de mes doigts vient se refermer sur ce qui fait de lui un homme et lorsque ma langue vient humidifier lentement ma lèvre supérieure, j’entreprends un mouvement lascif, qui ne s’estompe qu’en son bout. « Cela n’a rien d’une plume… » Que j’ose prononcer, alors que je viens de nouveau contre l’arbre, cessant tout contact d’un seul coup.

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MessageSujet: Re: L'air du vent ▬ Marie.   Jeu 31 Déc - 17:27

Between two Points


La voix de la mammifère s'élève une fois encore et me coupe le souffle. Une nouvelle dose, il n'y a pas d'autre mot. Mes doigts se serrent entre eux, comme pour me contenir d'un je-ne-sais-quoi. Si mon assurance laisse penser que cette situation n'a rien d'inhabituel, elle l'est pourtant bien. Jamais dans ma courte vie je n'avais été confronté à ça. Pour autant, la femme face à moi libérait une aura à laquelle on ne pouvait dire non. À laquelle je ne voulais dire non. Je suis persuadé de n'avoir aucune prise sur la situation. Comme si tout cela n'était qu'une illusion dont j'étais le pantin. Je m'attendais, à chaque seconde, à attendre un léger claquement de doigts et voir disparaître tout ce qui m'entourait.

D'un souffle léger, je tentais d'en profiter, apercevant sans vraiment voir ses yeux se rouvrir. Peut-être que j'avais un peu plus de prise que je ne le croyais après tout. Son rire me fait frissonner. Si franc, soudain et doux. Elle est insaisissable. Et même si, à l'instant-T je ne cherche pas à la cerner, pas à la comprendre, cette pensée me titille. La femme face à moi semble être une succession de mystères plus envoûtants les uns que les autres. Elle me tient, par des ficelles invisibles, les faisant vibrer suffisamment pour m'attirer un peu plus à chaque instant. La brune finit par ouvrir la bouche, dans un laps de temps qui semble être une seule seconde comme une éternité. Le dilemme dans vouloir plus tout, toujours plus, tout en voulant savourer le moindre mouvement, comme ses clins d’œil. Si doux, mais si saisissants.

Je ravale ma salive à sa remarque, ne pouvant m'empêcher de lui sourire. Comme un gamin à qui on vient de faire le plus beau compliment. Elle glisse entre ses lèvres qu'à cet instant, elle est à moi. Qu'à cet instant, il n'existe que nous. Plantant discrètement mes ongles dans ma paume de main, ne voulant surtout pas faire le premier pas. Casser cette dynamique et son pouvoir sur moi sous aucun prétexte. Pas encore. Ses bras se décroisent dans une lenteur atroce, me forçant à me mordre la lèvre pour retenir toute pensée, tout geste qui pourrait me venir à l'esprit. Alors qu'en à peine un instant elle brise la distance que j'avais collée entre nous, se plaçant définitivement maîtresse de la situation, l'alligator dépose sa main si fine, si tendre et aussi si fraîche sur mon torse. Mon cœur s'affole, et alors que je pourrais me concentrer à le calmer, pour qu'elle ne le remarque pas, je choisis de ne rien faire, obnubilé par son visage et son souffle si près du mien. De cet instinct qui me fait dire que cette fois-ci, ni l'un ni l'autre allons poser de distance entre nos deux corps dont la chaleur se propage déjà. Pas de sitôt.

Alors que je me complais dans cette nouvelle situation, m'enivrant silencieusement de sa présence elle s'avance un peu plus. Ses iris bruns se fondent dans les miens, me laissant me perdre un peu plus avant de réaliser où sa seconde main vient de se poser. Avant de comprendre ce qu'elle est en train de faire. Sans me laisser le temps de rien, elle ouvre à nouveau les lèvres, me forçant à réaliser la situation. À peine sa phrase finie, qu'elle coupe tout contact, se reposant contre l'arbre où quelques instants auparavant je sentais sa douce odeur. Cet arbre, où quelques minutes plus tôt elle me laissait le dessus.

Mon cœur palpite jusque dans ma carotide, me forçant une fois de plus à me mordre l'intérieur de la lèvre pour me contenir. Qu'est-ce qu'elle attend de moi, à quoi elle joue ? Mes pupilles bleutées se fondent dans les siennes, comme pour la déchiffrer. La comprendre, ne serait-ce qu'une seconde. Pourtant, mon corps, ou mon cœur, en ont décidé autrement. Il ne faut qu'un battement de plus pour que je m'avance vers elle, bien plus sûr de moi. Sans savoir ce qu'il se passe réellement je sens mon corps bouger, sans quitter ses yeux. Mes lèvres desserrées, j'arrive finalement contre elle, passant une main contre sa chevelure lâche, éloignant le moindre cheveux de son visage, profitant de leur odeur une fois encore. Et sans crier gare, un instant après à peine, je glisse mon corps plus près du sien qu'il ne l'a été jusque là, reprenant appui sur l'arbre de ma seconde main.

Mes lèvres prenant les siennes comme je me retenais de le faire depuis bien trop longtemps déjà, je finis par me dégager de sa bouche, la frôlant désormais à peine avant de dire, dans un murmure qu'elle seule pouvait entendre. « Ne t'avise plus de t'éloigner de moi. » Décalant mes lèvres contre sa joue, puis contre son cou, profitant de la chaleur de nos corps presque collés, je dépose encore un baiser jusque sur sa clavicule, descendant encore un peu mes lèvres afin d'atteindre son cœur, le sentant vivre là, si près de moi, je me redresse, laissant mon souffle se déposer sur son corps avant de glisser mes lippes jusqu'à son oreille, la titillant à peine avant d'ajouter. « Tu n'as peut-être pas eu l'oiseau que tu voulais comme quatre heure, et c'est bien dommage… » Ma main se jouant de ses cheveux à sa poitrine pour descendre jusqu'à son ventre, se glissant contre ses reins afin de la tirer un peu plus contre moi, d'un geste brusque mais maîtrisé je finis par ajouter. « …mais tu ne m'empêcheras pas de faire de toi le mien. »

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Dernière édition par Axl N. Hartley le Mar 12 Jan - 1:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'air du vent ▬ Marie.   Mer 6 Jan - 22:59


Les battements résonnent contre ma main, tambourinent et expriment la singularité de la situation qui se déroule entre nous. Rien n’aurait laissé présager un tel dénouement, lorsque mes crocs aiguisés se sont par trop approchés des ailes de cet inconnu. Fin, aguicheur et décidément amusé, mon sourire s’impose à lui, s’appose sur mes lippes et semble bien décidé à y rester lorsque ma seconde main se fait aventureuse, joueuse et vient titiller ce qui fait de lui un homme. Ce n’est qu’un jeu, celui où je suis la meilleure, celui où je gagne à chaque fois. Celui où les hommes perdent un peu de leur superbe et où la mienne éclate dans sa grandeur. Cette optique est bien ancrée dans chacun de mes gestes, dans mon esprit retors et dans mon éloignement soudain, aussi rapide que mon rapprochement. Lorsque mon dos retrouve le bois rêche, un étrange sentiment de fraîcheur s’empare de moi et déclenche un frisson malvenu qui vient s’exprimer dans mon corps entier. Juste une seconde, je fronce les sourcils, perturbée par cette trahison de mon meilleur outil de travail. La valse de l’amusement s’interrompt une seconde lorsque je prends conscience de ma faiblesse soudaine et une impulsion voudrait me faire quitter cette proximité, toujours présente malgré mon recul rapide. Un instinct, probablement animal, dicté par ma nature profonde, de ceux que je n’écoute jamais.

Il est de toute façon trop tard pour m’esquiver, lorsque d’un pas, il comble de nouveau l’espace qui nous sépare. Sa chaleur vient entourer mon âme une seconde, avant que son mouvement ne se prolonge, jusqu’à me toucher à son tour. Mes yeux quittent ses prunelles une seconde, lorsque sous le choc, je ferme les paupières, juste une seconde. Sa douceur me perturbe, m’empêche d’aligner deux pensées cohérentes et me fait prendre conscience une seconde, que ma main n’est plus maître. Passée d’une quinte flush à la simple paire, je perds du terrain et lorsque mes billes noires se font visibles de nouveau, mon regard s’est fait plus dur. Je suis prête à le repousser sauvagement, à ne pas laisser sa candeur me toucher. Cependant, me voilà prise de court lorsque tout son corps vient épouser le mien, comme curieusement adapté. Mon souffle se bloque et je finis par perdre pied totalement lorsque ses lèvres viennent happer les miennes. Je ne m’attendais pas une seconde à ce contact et la surprise décore mes traits lorsqu’il ose finalement. Le corbeau n’est finalement pas si timide que cela et s’il rentre totalement dans mon jeu, je suis consciente de ne plus le diriger lorsque ses lippes s’amusent des miennes et que je me retrouve à apprécier ce contact.

De nouveau, mes paupières se rencontrent, je me surprends même à répondre à son contact et même à grogner lorsque bientôt il cesse. Ce ne sont plus que frôlements et la frustration veut m’imposer de reprendre, là où il s’est si cruellement arrêter. La raison pourtant, me force à rester de marbre, jusqu’à ce moment gênant où il reprend la parole, s’interrompt pour déposer maints baisers sur mon corps et reprendre, en ces termes que je salue d’un rire ouvertement moqueur. Je le laisse s’aventurer, m’approcher de lui, avant de lentement lever la main pour la poser sur sa joue. Douce, elle vient la caresser, glisse jusqu’à son cou, lorsque l’autre attrape ses doigts pour les éloigner de sa chute de reins. La première, cruelle dans sa douceur, descend finalement jusqu’à son torse de nouveau et d’un geste sec, implacable, je le repousse brutalement, le forçant à rompre tout contact entre nous. Ma gorge s’est asséchée, mes mains tremblent légèrement, mais je m’efforce de conserver un visage neutre, indifférent au tourment que ses lèvres ont imposés à mon corps, ainsi que mon esprit, qui dans une cruelle réminiscence, a planté une nouvelle lance de glace dans mon cœur. Cruel rappel de ce rejet toujours si cuisant que Calyxte m’a offert, je me force à me souvenir. A me rappeler pourquoi je ne couche pas gratuitement. Pourquoi je ne peux pas laisser mon corps s’attacher à une personne, jusqu’à ce que mon cœur le rattrape. Pourquoi je joue avec les hommes plutôt que les laisser se jouer de moi. Je me force à la douleur, ressentie bien trop récemment pour repousser cet homme et sa douceur, cet homme et son intérêt, cet homme et ses yeux, qui me troublent beaucoup trop. « Trop mignon ! »

Cruelle, toute aussi implacable que mon geste, ma voix vient s’élever entre nous, dans le silence que le bayou nous impose. Toujours dans mon rôle, je mords ma lèvre, et laisse un nouveau rire traîner. Lentement, je m’éloigner de l’arbre, m’approche de l’eau boueuse et ne fait volte face qu’à quelques centimètres, pour imposer de nouveau mes prunelles aux siennes. « Prends pas tes rêves pour la réalité mon cher corbeau. Si tu veux continuer, il va falloir payer. Et pas qu’un peu ! » Et avec la distance instaurée, je reprends mon souffle, mon arrogance et parviens enfin à retrouver ma superbe, qui s’en était allée, au moment même où ses lèvres ont ravi les miennes.

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MessageSujet: Re: L'air du vent ▬ Marie.   Jeu 7 Jan - 6:44

Mon souffle est court, autant que le temps est long. Chaque respiration n'est qu'une seconde autant qu'elle est une éternité. Je voudrais tout faire durer. Tout prolonger. Je voudrais rester maître, et pourtant, quelque chose me pousse à attendre quelque chose de sa part. Elle a lancé le jeu, elle le manie tellement bien. Je veux savoir. Je veux plus. Je veux Elle.

Son rire me laisse un frisson, une fois de plus. Je me mords la lèvre afin de me retenir. Laisse la jouer, Axl. Laisse la faire. Lorsque sa main se glisse sur ma joue, je plonge mes iris dans les siens. La couleur dans ses yeux est à la fois si dure et si douce. Digne de sa manipulation, de chacun de ses gestes. Elle est bien plus qu'une couleur, toute une nuance. On ne peut décidément pas la dompter. Je ne peux décidément pas la dompter. Je ne suis qu'un oiseau, elle est un prédateur. Mon prédateur. Je ne suis qu'un idiot. La voix de Joshua résonne dans mes oreilles. « abruti » qu'il dit, comme si je ne le savais pas. Comme si j'étais incapable de voir combien j'étais en train de me faire avoir. Mon cœur bat jusque dans mes tempes, encore. Ma joue s'appuie un peu contre sa main. Juste un peu, tout juste.

M'imprégner de son odeur, de sa douceur. Le temps d'un battement de cils je m'enivre. Ses doigts glissent, lentement contre ma peau, laissant une marque qu'aucun temps n'effacera, qu'aucun sort ne guérira. Sa seconde main se glisse dans la mienne pour la première fois. Contact pourtant si simple, si banal, qui n'avait pas eu lieu jusque là. Peut-être parce qu'avec elle, rien ne se passerait normalement. Ça se voyait, ça se sentait. Elle avait ce quelque chose que l'on ne voit que trop peu. Celui qui vous montre que la personne en face de vous va changer votre vie. C'était certain qu'elle allait marquer ma vie. J'étais incapable de dire si c'était une bonne chose ou une mauvaise. Mais c'était une chose que je voulais.

Ça, j'en étais plus que certain. Mon cœur loupant toujours des battements ci et là, ne s'adaptant que modérément à cette situation, il se voit douloureux un instant. Son geste est vif, fort. Il n'est pas si violent et pourtant il me brûle. Elle a rompu le contact entre nous. Elle a rompu ce jeu qui me plaisait tant. Décontenancé l'espace d'un instant je referme la main qui n'a plus rien à serrer sur elle même. Je souffle, n'ayant que l'air du vent dans les narines. Je veux le sien. Mon regard bleuté se plante sur son visage, analysant aussi mal que faire se peut ce qui se passe juste là. Tout change trop vite et mon esprit est incapable de suivre.

Incapable de réagir. Sa voix vient rompre le vacarme de mes pensées dans un sursaut que je dissimule à peine. Piquante, plus qu'elle ne l'a jamais été. Je me mords la lèvre à sa remarque, incapable de plus alors qu'elle bouge, s'éloignant encore plus de moi. Dos à moi, je retrouve l'animal qui m'avait presque avalé quelques minutes avant, maîtresse de tout l'environnement, je me contente de la suivre des yeux sans un mot, inapte à réagir correctement. Y avait-il, d'ailleurs, un réel correctement à cette situation ? Elle finit par se retourner et ouvrir à nouveau la bouche, toujours aussi cruelle.

Piqué par sa remarque ma réaction ne se fait plus attendre. Je n'étais peut-être qu'un oiseau, je n'en étais pas moins vif, et surtout, pas moins stupide qu'un homme. Je m'avançai vers elle, coupant en quelques pas à peine la distance qu'elle avait imposée. Me glissant contre sa peau, je pose les pieds dans l'eau, ignorant une fois encore toutes les menaces environnantes. Me posant désormais entre elle et la vase j'attrape sa main, remontant aussi lentement que possible le long de son bras, caressant du bout des doigts à peine son poignet, son coude, me rapprochant peu à peu jusqu'à son épaule je parle, d'une voix serrée. « Je ne ferai jamais ça. » Mon geste désormais accompagné de mes lèvres, se déposant délicatement sur les siennes, les effleurant à peine, je m'éloigne presque aussitôt d'elle avant d'ajouter.

« Jamais, je ne paierai pour ton corps. Tu vaux bien mieux que ça. » Me reculant un peu plus dans l'eau vaseuse, en ayant jusqu'aux genoux, je continue, le regard droit dans le sien. « Je me fous de tes principes, je me fous de ce que tu peux penser de tout ça. Je ne changerai pas d'avis. » Continuant, tout doucement à m'éloigner d'elle et me rapprocher du danger j'ajoutai. « Tu ne me connais pas, et inversement. Tu peux me laisser crever, tu peux faire ce que tu veux. Mais tu ne me feras pas revenir sur mes mots. » Cessant de reculer, je me retourne pour voir vers où je vais, coupant contact avec elle, la laissant avec un pincement au cœur. L'espoir brûlant qu'elle me retienne, me retrouve, qu'importe, mais sans certitude. Par principe. Je ne veux pas son corps. Non. Je la veux elle. Et il n'y a pas de prix pour ça. Si je ne peux pas l'avoir, alors je n'aurais rien. Rien.

« Je ferai de toi mon quatre heures, ou tu m'auras entre tes crocs. Mais jamais, jamais il n'y aura d'argent entre nous. » Je me plonge dans l'eau jusqu'aux épaules, profitant du choc de températures léger, mais bien là, fermant les yeux pour me décider à avancer. À l'abandonner. Étant persuadé qu'elle n'en avait rien à faire d'un simple oiseau perdu. Étant persuadé qu'elle ne me retiendrait pas. Tout en sachant, au fond de moi, que peu importe ce qu'elle ferait, je la reverrai. Je le voulais. Je la voulais.

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MessageSujet: Re: L'air du vent ▬ Marie.   Dim 10 Jan - 18:32


Si je m’éloigne, c’est surtout pour retrouver une totale contenance. Je l’ai perdu quand, dans son enthousiasme, son impudence, il s’est emparé de mes lèvres, de mon corps, pour y laisser un tourment que je ne suis pas prête à retrouver. Dans ce jeu sans scrupule, je me laisse attraper et si je l’ai initié, je ne suis plus si certaine d’en être la gagnante. Ses réactions me plonge dans le doute et je ne peux m’empêcher d’arquer un sourcil surpris. Ce sont presque des paillettes qui brillent dans ses yeux lorsqu’il s’approche de moi et le voir s’avancer vers moi de nouveau, me fait douter une seconde de ma force de persuasion. Mes prunelles ne le quittent pas d’une semelle, suivent chacun de ses mouvements, pour ne rien manquer. Et lorsqu’il revient si près, qu’il peut me toucher, je ne réagis pas, reste de marbre, pour simplement attendre la suite. Le repousse violemment reste une option que je suis prête à considérer, mais je préfère rester là, immobile, froide comme une statue de marbre. Sa main devrait me faire frissonner, tout comme ses lippes, désormais plus familières des miennes. Ce sont pourtant ses mots, ces cinq mots, qui me flattent autant qu’ils me blessent. Mon jeu échoue lentement, se heurte à un adversaire que je n’imaginais pas une seconde et la suite me refrogne largement. Tu vaux bien mieux que ça L’agacement rapidement me prend, lorsque ces paroles se mettent à résonner contre mes tympans. Tous ces mâles, qui essayent de me sauver d’une funeste vie de prostituée. Ils ne comprennent pas. Ils ne savent pas. Et s’évertuent à croire que ma destinée n’est pas d’être une prostituée. Les idiots ! Lui n’en est qu’un autre. Un autre idéaliste qui croit savoir ce que je suis, qui me définit selon ma profession…

J’éclate donc de rire de nouveau, cruelle et implacable. En réponse à cette notion de valeur, je ne peux que je moquer, sans le quitter pourtant du regard. C’est lui qui, sans signe avant coureur, s’échappe une seconde. Avant sa conclusion, que je voudrais signer d’un nouvel éclat d’hilarité, mais seule la frustration décore mes traits maintenant. Comme une huître je me referme et je pourrais presque disparaître dans la nuit, sans plus de commentaires. Pourtant je reste là, droite comme un i, étonnamment raidie par un malaise interne que je ne sais définir. « Que tu es présomptueux. » C’est dans un souffle que mon commentaire s’échappe soudain. Comme un ruban, il s’entoure autour de lui, doux et satiné. Cela n’évince pourtant pas le sérieux qui se lit sur mon visage, dans mes prunelles soudain fatiguée. Il disparaît presque entièrement dans les eaux vaseuses du bayou. Pas si faible que cela, le petit oiseau semble dans son élément, alors qu’il est pourtant si loin de l’air.

Et dans un sursaut de lucidité, j’abandonne mon observation intensive pour simplement soupirer. « Quel dommage ! Tu es plutôt mignon, dans ton genre. Je suis sûre que cela aurait été très intéressant. » Lentement, ma langue vient humidifier ma lippe supérieure, comme un prédateur fixe sa proie. Un vache en retournerait dans son étable, tant mes yeux se font intenses sur lui. Et à mon tour j’entre dans l’eau. Concentrée tant et plus sur sa personne, je ne me préoccupe de rien d’autre. Juste lui, devant moi et dans mon obsession soudaine, je le rejoins et interrompt sa nage en attrapant sa main de nouveau. « Pas si vite l’animal. » Avec une douceur renouvelée, je tire avec force sur sa main pour le forcer à me faire face de nouveau. Une nouvelle idée vient de germer dans mon esprit et lorsqu’il se retrouve sur ses pieds, ce sont ses lèvres que j’attrape de nouveau entre les miennes. Ce baiser est aussi doux que bestial et s’interrompt finalement lorsque mes dents prennent le relais. D’un agressif coup de mâchoire, mes dents s’entrechoquent, déchirant au passage la fragile lippe qui se trouvait au milieu. Le sang ne tarde pas à salir mes lèvres qui s’étirent dans un sourire malsain. « J’opte pour la seconde solution chéri. » Et sans crier gare, je retourne sur la berge, provoquant maints remous dans mon sillage. « Dommage, j’aurais vraiment pu faire bon usage de tes deniers. »

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MessageSujet: Re: L'air du vent ▬ Marie.   Mer 27 Jan - 19:42

Déterminé à partir. Fuir, la laisser là. Montrer pour une fois que je peux faire quelque chose de bien. Montrer, surtout, que je ne suis pas un animal. Toute l'humanité en moi, capable de résister à une quelconque pulsion pour montrer à une femme qu'elle n'est pas qu'un objet. L'obsession qu'elle a engendrée en une seule seconde, en un seul regard, un seul souffle, elle a attisé quelque chose en moi. Créé une chose que je ne pensais pas réalisable. Elle a donné vie à une toute petite flamme, une toute petite chose que je cherchais désespéramment à ressentir sans jamais y parvenir. L'alligator a même fait taire le monstre en moi. La femme au regard de feu avait réussi à amadouer le monstre, qu'il me laisse du répit. Elle était bien la seule. Pensif, je n'attends plus rien d'elle. Même plus un souffle, pas même un regard.

Je ne suis qu'un souffle dans son monde alors qu'elle a été l'air du mien. Peu importe. Je n'aurais été qu'une brise aujourd'hui, je serai un ouragan demain. Je refuse d'oublier, de faire comme si de rien n'était. Je refuse de renoncer à la seule chose qui aura réussi à me faire ressentir quelque chose d'autre que le goût du meurtre, que la haine ou la colère. Son rire encore présent dans mes oreilles m'accompagne dans ma course lente vers l'autre rive. Et alors que les yeux toujours fermés je me force à rêver au futur, sans gâcher le présent, sa voix s'élève. Un frisson parcours mon corps et je serre les dents pour ne pas me retourner. Ne pas céder. Je respire profondément alors que mes mains se fondent dans l'eau pour disparaître. Je me concentre tant que je peux pour oublier sa voix. N'en faire qu'un souvenir alors qu'elle est bien là. Ne pas tout gâcher. Peu importe que son ton soit du velours, qu'il m'entoure comme une étreinte trop douce, une vague de chaleur que l'on veut attraper pour ne plus jamais la lâcher. Peu importe tout ça, pour ce qu'elle est réellement je dois passer au delà de ça. Au delà de son corps de rêve, de ses yeux de braise. Je dois réussir, parce que je sais qu'elle vaut mieux que ça. Parce que si même le monstre a réussi à se taire, cette femme a quelque chose que les autres n'ont pas.

Je sens le poids de ses mots dans son regard sans même me retourner. Avançant à pas lents, luttant contre mes instincts premiers je cherche en vain à me concentrer sur autre chose qu'elle. Si quelque chose voulait me mordre, me frôler dans l'eau trouble, ce serait le moment. Mais tout le monde sait que ça ne se passe jamais comme ça. Plus on espère, moins on a et inversement. Alors que l'eau défait son rythme pour engendrer de nouvelles vaguelettes j'espère dans un soupir qu'un autre animal vienne se faufiler entre nous, me forçant à accélérer la nage, coupant tout contact et se glissant telle une lame dans mon obsession. Mais c'était trop beau pour être vrai. Trop beau pour être réalisable. Lorsque sa main se glisse dans la mienne, un sursaut léger me prend. Merde. Serrant les dents, résistant sans réellement le faire je me retrouve à nouveau face à elle.

Putain ce qu'elle est belle. Si j'avais cru en une quelconque divinité j'aurais choisi ce moment pour la prier. À la place, je fixe chaque trait de son visage, le dessinant de mes yeux pour mieux m'en souvenir. Détaillant du brun de ses yeux à la forme de ses pommettes lorsque des mots coupent ses lèvres. Et avant d'avoir pu dire non, avant d'avoir pu résister, sa bouche se mêle une fois de plus à la mienne. Décontenancé, je me laisse faire, lui rendant son baiser avec autant de passion que le sien. Comment résister à la chaleur de sa peau, à la douceur de ses lèvres ? Comment dire non à une telle femme ? Résigné à accepter ce moment j'en profite. Ce n'est qu'une bataille de perdue, ça ne veut pas dire qu'il ne reste rien à gagner. Ma main vient sans que je lui demande se glisser contre ses reins pour la serrer un peu plus contre moi. Rendre ce souvenir éternel et inoubliable. Elle qui n'était plus qu'un souvenir est redevenu mon oxygène en un instant. Et plus rien n'a d'importance. Il n'y a qu'elle et moi. L'eau fraîche entre nous se tait, la nature nous écoute et ferme les yeux alors qu'en cet instant plus rien n'a d'importance à part elle.

Comment fait-elle ?

Mais tout cela étant toujours trop beau pour être vrai, une violente douleur, brusque et inattendue me fait ouvrir les yeux pour la voir désormais à quelques centimètres de moi, du sang sur les lèvres. Dans un réflexe incontrôlé je touche ma propre bouche pour constater le sang au bout de mes doigts. Elle m'a mordu. Salement mordu. Et son sourire fier m'en décoche un que je réprime aussitôt. Décidément, elle est pleine de surprises. Et alors que le sang goutte lentement contre mon menton, son dos si bien dessiné dans sa courbe quasi parfaite me fait face et le souvenir de son air joueur part avec elle. Une partie de moi voudrait la retenir. Lui montrer que je n'en ai pas fini avec elle, que tout cela n'est que le début, qu'elle le veuille ou non. Mais mon cerveau me dit, lui, que pour ne pas en avoir fini avec elle, c'est à mon tour de lui laisser un souvenir qu'elle n'oubliera pas. Ne pas en faire trop, juste assez pour la marquer suffisamment. Toujours. Agir intelligemment, pour une fois. Alors que je n'ai pas encore détourné le regard et que son corps humide perle devant mes yeux je dis d'une voix assurée, essuyant ma lèvre d'un doigt. « Savoure bien. » Et alors que je me détourne, pour rejoindre enfin l'autre rive, dans un sourire j'ajoute, joueur. « Ce n'était qu'un avant goût. La prochaine fois, n'y vas pas si tendrement. » Je nage finalement, coupant toute distance entre nous, retenant mon souffle un instant, coupant un désir trop perceptible de continuer ce petit jeu. « J'ai tout un plumage qui n'attend que tes crocs. »

Je plonge finalement ma tête dans l'eau sale pour qu'elle ne puisse pas répondre, posant le dernier pion de la partie. La vase et autres saletés brûlent ma lèvre mais peu importe. Plus rien n'a d'importance, plus maintenant. Parce qu'aujourd'hui, j'ai vécu. J'ai ressenti. J'ai désiré. Pour la première fois depuis longtemps, je me suis senti vivant. Et le seul sang qui a coulé est le mien. Quelques gouttes que j'aurais plaisir à voir couler de nouveau, pour revivre encore et encore ce moment.


| RP TERMINE ♥

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