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 brain stew (pv Keir)

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MessageSujet: brain stew (pv Keir)   Sam 28 Nov - 23:56



La peste semblait attendre n’importe quel individu à infester à chaque recoin de rue, et la nuit trépidante n’aidait pas à se repérer pour celui dont l’angoisse montait aux yeux. Ce ne fut pas le cas de Vaas, qui bien qu’ayant changé de route pour rentrer chez lui, savait exactement où ses pas le menaient. Rentrer chez lui était attirant comme toujours, mais il savait qu’il allait tourner en rond sans trouver le sommeil. Alors autant traîner. Et étrangement cette nuit, il pensa à une rouquine dont il savait qu’elle avait tendance à rester les yeux ouvert aussi longtemps que lui.

Jadis, les ruelles devaient être abondantes un soir comme celui-ci. Les vendredis fut souvent l’occasion de se préparer pour deux jours de repos dont le citoyen lambda rêvait depuis le lundi qui précédait. Mais aucun citoyen lambda n’était prêt à rencontrer lors de sa promenade nocturne des individus encapuchonnés encerclant ce qui semblait être l’entrée d’une maison. Ils étaient trois, épaules contre épaules, comme concentrés sur une tâche importante. Vaas marcha le plus nonchalamment du monde en passant derrière eux. Il n’oublia pas cependant de poser un regard furtif par-dessus leurs épaules. C’était le signe. La maladie était arrivée jusqu’ici. Ce n’est qu’au moment précis où Vaas avait reposé ses yeux droit devant lui qu’il sentit trois paires de regard d’une lourdeur abominable se poser sur son dos. Sans se retourner, son instinct primal lui dicta de presser son allure. Il ne savait d’où lui venait l’énergie nécessaire pour empoigner son paquet de cigarette afin d’en amener une à ses lèvres. Ce genre de situation requérait la plupart du temps une douce compagnie afin de se rassurer. A défaut d’une compagnie humaine, il prendrait celle qui se trouvait dans sa poche. Quelque chose le rassurait cependant. Il connaissait bien le quartier. Ignorant les pas qui se rapprochaient dangereusement de lui, il prit au tout dernier moment la première rue à sa droite et resta planqué entre deux ruelles étroites, si bien que ses détracteurs passèrent à côté de lui sans même le remarquer. Vaas attendit quelques secondes avant de jeter un œil au loin. Ils avaient disparu. Il semblait apercevoir leurs capes se fondre dans le brouillard spectral que renvoyait la lune, mais il n’était plus sûr de ce qu’il voyait à partir d’une certaine distance. L’ouvrier retourna sur ses pas, non sans être un tantinet essoufflé. L’ambiance devenait lourde. Il n’avait pas remarqué qu’il avait lâché sa cigarette à un moment donné. Empoignant de nouveau son paquet de cigarette, il fonça vers ce qu’il savait être l’hôtel le plus proche des environs.

L’Overlook était un endroit que Vaas considérait comme parfaitement bien retapé et qui pourrait aisément plaire à n’importe qui. Il le sait, il y a travaillé. L’hôtel avait besoin de rénovation et Vaas y avait été envoyé avec quelques collègues pour refaire toute la peinture qui était écaillée sur la plupart des surfaces. Et autant dire qu’il y en avait des murs dans ce putain d’hôtel de treize étages. Ils y étaient restés pendant quatre mois. Un des plus longs chantiers qu’il ait accomplis depuis qu’il a débarqué à la Nouvelle-Orléans. Cependant, pas une seule fois il ne s’était plaint. Il avait même instauré une sorte de routine en prenant des pauses une fois toute les deux heures, une clope à la main, la propriétaire de l’hôtel gueulant qu’il foutait rien et qui finissait par le rejoindre. S’il devait avouer une chose, c’était peut-être que ce genre d’ambiance manquait cruellement aux autres chantiers qu’il a pu effectuer. Surtout en ce moment où il se retrouve dans un immeuble des quartiers chics avec pour seule compagnie des politiciens trop occupée à lever les yeux pour remarquer qu’un homme de la classe populaire faisait partie de son environnement.

Le coin était désert. Vaas se rendit compte alors qu’il avait complètement perdu la notion du temps. Ne possédant pas actuellement de montre sur lui, il dû franchir les portes de l’hôtel Overlook pour voir la première horloge qu’il voyait de la soirée. Près de deux heures du matin. C'était devenu banal pour lui. Depuis des temps immémoriaux, le jeune Milligan était régulièrement atteint d'insomnie qu'il ne pouvait combler qu'en trainant dans les rues. Vaas rêvait d’une nuit où il n’aurait pas à lutter pour trouver le sommeil, que cela viendrait le plus naturellement du monde. Mais rien n’y fit. Il avait passé son début de soirée avec quelques collègues de travail qu’il avait assez vite délaissé. Vu la situation actuelle, personne n’aimait rester loin de chez soi très longtemps. Il avait dû trop marcher, une fois de plus, sans s’en rendre compte… pas vraiment.

« Hum, eh oh ! » Vaas n’était pas sûr de la marche à suivre pour se faire remarquer dans un hôtel aussi désert que le crâne d’un chauve. A dire vrai, il fut même étonné d’avoir réussi à entrer, pensant sans doute se retrouver devant une porte close. Ce n'est qu'alors qu'il vit une petite clochette sur le comptoir. C'était le même comptoir. Rien n'avait changé depuis la dernière fois. Il appuya sur la petite clochette qu'il trouvait terriblement de mauvais goût. Mais ne trouvant pas d'autre moyen de se faire entendre, soit. Vaas ne savait pas trop qui attendre par ailleurs. La dernière fois qu’il était venu, cela remontait à un mois. Le dernier jour du chantier. Et c’était elle qui manageait absolument tout l’hôtel.

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Dernière édition par Vaas Milligan le Lun 21 Mar - 22:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: brain stew (pv Keir)   Mer 9 Déc - 22:31



 

 
« Brain stew »

 
Can't sleep...


 
Les vapes brumeuses de sommeil m’enveloppaient à mesure que les secondes s’égrainaient. Depuis des heures, je le cherchais et en désespoir de cause, j’avais terminé dans mon bureau, roulé en boule sur ma chaise. Au bout de plusieurs dizaines de minutes, j’avais sombré dans ce demi-sommeil qui me promettait un minimum de repos. Consciente de cette autre présence excitée par la perspective de me voler le contrôle, j’espérais presque une autre nuit d’insomnie. J’ignorais l’heure qu’il pouvait être, mais je me doutais qu’une fois endormie, il ne tarderait pas à faire des ravages. Me rappelant par la même occasion, que sans lui je ne serais encore que cette coquille comateuse. Tirailler par l’indécision, je rouvrais brusquement les yeux. J’avais bougé. Je me trouvais dans un couloir et mes vêtements n’étaient plus les mêmes. Vêtu de cette nuisette rougeâtre qui moulait mon corps et dévoilait mes cuisses, je poussais un grognement de fureur. Courant jusqu’à ma chambre, je claquais la porte et arrachait le drap qui cachait le dernier miroir m’ayant survécu. Serrant de toutes mes forces le morceau de tissu, je remarquais le collier de saphir qui pendait à mon cou et s'enfonçait entre mes deux petits seins. Je le haïssais! Je détestais les bijoux de ce genre! Et encore plus porter une nuisette rouge! J'étais rousse bon dieu de merde! Le rouge c'était ridicule! Une tresse longue et sinueuse accentuait mon regard et mes traits encore légèrement poupon. « Salaud! Crétin! Bouffon! Si tu n'étais pas dans ma tête, je t'arracherais ce qui te sert de couille et m'en ferais un pendentif! Notre accord tiens toujours! Libre à toi de me mouvoir quand je dors, mais ça! CE DÉGUISEMENT JAMAIS! NI LUXE! NI PUTASSERIE! C'est uniquement moi qui peux me le permette!!! » Le reste de mon discours se perdit dans cette langue qui n'était que mienne. Des mots qui sonnaient lourd et dur, écorchant mes voyelles et amplifiant mon accent. Incapable de me contenir, la main qui retenait le drap, se transformant en un poing furieux qui fracassa le miroir.

Le morceau de tissu retomba au même instant que mon bras et je vis mon propre reflet qui se multipliait dans les fissures, son œil jaunâtre et malade fulminant de mon sermon. Sa chaire putride n'aidait en rien à rendre ce tableau charmant. « Retourne en enfer et dit à ton maître que je ne suis pas encore morte. » Persuader que le diable m'appelait à lui, je tournais le dos à cette pièce et claquais de nouveau la porte. Je ne trouverais jamais le sommeil maintenant et encore moins dans un lit. Trop énervé pour m'attarder à la saleté que j'avais causée, je pausais mon regard sur ma main et voyait le liquide qui s'écoulait le long de mes doigts. Mes yeux s'arrondir et je relevais le tout vers le plafond, incapable de m'imaginer tâcher mon merveilleux plancher. Me mettant à courir, je finis par trouver de quoi empêcher le sang de s'écouler. Au même instant, le bruit insupportable d'une sonnette tinta pour mieux attirer mon attention.  

Prenant la direction de l’entrée, je m’attardais dans un couloir sans lumière, protégeant mon image de propriétaire. Je n’allais tout de même pas répondre dans cette tenue à n’importe qui! Une absence de cheveux et une silhouette familière eurent le don de me faire sourire. Il tombait bien. Même très bien. Gambadant joyeusement, je croisais les bras et m’arrêtais à quelques centimètres de lui. « Vous sonnâtes? » Je haussais un sourcil ridiculement et l’attrapais par le col. Laissant retomber le morceau de tissu qui cachait ma blessure. « Tu es mieux d’avoir des cigarettes! Sinon dehors! »

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MessageSujet: Re: brain stew (pv Keir)   Ven 11 Déc - 12:40


Ce sont ses pas qui attirèrent son attention. Un léger tour sur lui-même et il fit face à la propriétaire de l’hôtel, bien que sa tenue fut tout sauf appropriée pour recevoir le pauvre homme qu’était Milligan. Vaas ouvrit la bouche pour dire quelque chose pour finalement la refermer aussitôt lorsqu’elle se planta devant lui, les bras croisés en affirmant qu’il était l’auteur de la sonnerie retentit précédemment. « A ton avis Einstein, tu vois quelqu’un d’aut… » Il n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’il sentit son col lui serrer la nuque dû à l’empoignement de Moore en le menaçant de le virer dehors s’il n’avait pas des cigarettes sur lui. La rouquine avait un don pour la politesse. C’était d’ailleurs une des raisons pour laquelle il ne trouvait pas sa présence désagréable. En l’agrippant ainsi, et Vaas ne l’avait pas remarqué jusqu’alors, un morceau de tissu flotta dans l’air pour tomber à terre, laissant apercevoir une main meurtrie dont le sang coulait jusqu’à son poignet. L'ouvrier ne pu réprimer une moue sur son visage lorsqu'il eut l'impression de voir une nécrose apparente sur la main de la jeune femme autour de ses blessures. Illusion de l'âme abritant son esprit, la vision était quant à elle bien réelle. Vaas lui empoigna le bras, se libérant par la même occasion de son emprise « Il t’est arrivée quoi putain ? » Il lâcha son bras la seconde suivante pour récupérer le bout de tissu tombé à terre. Ce n’est qu’à la descente que sa tenue de réceptionniste lui frappa au visage, une seconde fois. Le frôlement de sa main sur une des jambes tendue de la grande tatouée était palpable pour les deux individus. Il était habitué à la voir dans des tenues qui l’a mette à l’aise, et qui mette à l’aise plus d’un regard masculin également. Mais ce genre de nuisette rouge était loin d’être son genre de fringue. Une voix familière dans son esprit prit sa place. Régulièrement, la voix aimait lui indiquer quoi faire, quoi penser, quand pleurer et quand rire. Ce qu’elle fit en ce moment même. Elle lui disait de prendre son temps pour prendre le tissu en sang afin de le lui rendre. De faire le retour de la même manière que l’allée, accompagné d'un frôlement discret et doux. Puis finalement, au lieu de cela, Vaas prit du bout des doigts le tissu et le rendit nonchalamment à sa propriétaire dont la main était presque aussi rouge que sa nuisette et la nécrose semblait devenir de plus en plus noire. « T’as pété une de nos fenêtres ? T’as tellement apprécié mon travail que tu veux encore me donner tout ton fric ? » Ils n’étaient plus vraiment sûr quel fut le montant donné par Keir lors des travaux. Mais connaissant la quantité de travail que lui et ses quelques collègues ouvriers ont effectué, entre la peinture, le papier peint et le vitrage, cela devait coûter un peu plus cher qu’un sandwich.

Vaas refoula tout signe de gêne, et se souvenant de l’accueil chaleureux dont il avait été le prestataire, il sortit de la poche de sa veste un paquet rectangulaire marron à rayures foncées. En ce moment, il ne trouvait que des cigarettes pur tabac dont l'arrière goût faisait penser à un salon de thé turc clandestin. Loin d'être ses favorites, cela lui permettait néanmoins de fournir à ses poumons du poison biologique. « Et sinon, t’accueilles tous tes visiteurs en leur demandant « une clope ou dégage » ? Tu dois faire fureur. » Il présenta la boite à la rousse avant d’en prendre une pour lui-même. Il fit de même avec son briquet qu’il sortit de la même poche, en le tendant d’abord à la jeune femme. La petite flamme ondoyait légèrement le front de la rousse renforçant l’aspect rougeoyant de quelques mèches de ses cheveux autour de son visage. Deux secondes d’une vision enflammée avant de reprendre possession de son bien et d'en approcher la flamme à ses lèvres. La fumée s’infiltra en lui pour l’expirer presque aussitôt dans un nuage de fumée blanchâtre.

« Est-ce que tu … dormais ?! » Cette question lui parut à la fois absurde et inquiétante. Elle paraissant trop vive pour s’être endormie et réveillée en sursaut. Pourtant, sa tenue indiquait le contraire, comme si elle s’était réveillée d’un lit de vizir. Ses yeux furent inexorablement attirés par le bijou qu’elle portait autour du cou. Putain, c’est quoi ce kitsch ? pensait-il, du moins cela n’était pas du tout fait pour elle. Vu l’endroit éloquent où se trouvait le bijou en question, le subconscient de Vaas se ressaisit afin de faire détourner son regard vers un point imaginaire sur le mur le plus proche de lui.  Il reprit après une longue inspiration et d’expiration de fumée de pur tabac clandestin « Y’a des vautours qui trainent dans l’coin. T’es au courant ? » Car qu’étaient-ils à part des vautours ? Ceux dont il avait réussi à détourner leur attention avant d'arriver à l'hôtel. A vagabonder comme des ombres à la recherche d’un cadavre ou du rat alpha peut-être, pouvant porter le génome de cette peste qui détruit ce qui reste des décombres de cette ville. Le couvre-feu et cette maladie étaient des raisons suffisantes pour la majorité de la population ; s’enfermer chez eux afin d’essayer de survivre à ce gouvernement et au destin s’acharnant sur leur quotidien délabrée.

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MessageSujet: Re: brain stew (pv Keir)   Mar 15 Déc - 4:24



 

 
« Brain stew »

 
Can't sleep...


 
« Il t'est arrivée quoi putain ? » La question me désarçonna assez pour que je ne résiste pas. Mes oreilles chantaient de bonheur. Quelqu'un qui ne prenait pas la peine de jouer à la politesse avait le don de me rendre ma bonne humeur. Vaas était l'homme qui lui avait fait regretter que la construction s'achève. Même s'il était insupportable et que le ton ne manquait jamais d'être élevé, il avait aussi la capacité de me plaire. Un don rare et précieux. Bien, que je n'étais certainement pas pour lui dire. Avant même que je ne prenne la peine de lui répondre, un frôlement le long de mes jambes me fit arqué un sourcil. Qu'est-ce qu'il foutait bordel de merde? Je ne lui avais pas permis de les approcher! Et misère, il venait de me rafraichir la mémoire sur la tenue que je portais. Mordillant nerveusement l'intérieur de ma joue, je retenais mon besoin de frapper la chose à l'intérieur de ma tête. Mais, ma mauvaise humeur semblait me tarauder de nouveau. J'avais besoin d'une cigarette. Ouvrant la bouche à mon tour et la refermant aussitôt, je le regardais se redresser subitement et roulait des yeux en récupérant le morceau de tissu. « T'as pété une de nos fenêtres ? T'as tellement apprécié mon travail que tu veux encore me donner tout ton fric ? » La bouche se pinçant légèrement et projetant mon poids vers l'arrière, une jambe légèrement plié, je le regardais de bas en haut. Je ne me gênais pas pour montrer mon dégoût, qu'il avait l'habitude de côtoyer et devait se douter que tout était faux. « Ton travail? Dit plutôt tes pauses cigarettes et le travail des autres. » Un rapide coup d’œil à ma blessure et je fronçais les sourcils de surprise. La plaie n’avait presque plus rien de normal.

Mon attention se détourna sur le paquet de cigarette qu'on m'offrait et sans hésiter j'en attrapais une. Le plaisir au bout de mes doigts, je le laissais l'allumer avant de la porter rapidement à mes lèvres. Ohhhhhhhhhhhh que c'était bon. Horriblement dégoûtante au goût, mais que faire dans cette période désespérante? Aussitôt plus détendu, je laissais un gémissement de plaisir s'échapper avec la fumer. Trop de temps avaient passé depuis ma dernière. « Et sinon, t'accueilles tous tes visiteurs en leur demandant « une clope ou dégage » ? Tu dois faire fureur. » Ma tête légèrement pencher sur le côté, je lui souriais en coin, tout à fait consciente du regard provocateur que je lui envoyais. Avec Vaas, je ne prenais jamais de gants, ni ne me cassait la tête à contrôler mes humeurs. Étrangement, ça ne semblait pas le rendre aussi fou que les autres. « Oh… Très cher, contrairement à toi je sais me montrer professionnel. Je garde cet accueil que pour les crétins arrogants et paresseux dans ton genre. » De nouveau j'aspirais le produit cancérigène dans mes poumons et relâchais ensuite la fumer dans les airs. Ça me semblait mieux qu'un orgasme à l'instant. « Est-ce que tu … dormais ?! » La question me fit arquer un sourcil. S'il y avait bien quelque chose que nous avions en commun, c'était notre manque de talent en matière de sommeil. Voilà pourquoi, je n'étais plus étonnée de le retrouver dans l'entrée de mon hôtel à cette heure de la nuit. Suivant son regard, je fus confronté à l'immonde parure qui embellissait mes seins. Encore énervé par ce déguisement absurde, je retiens de justesse un cri hystérique. « Dormir? Ce mot me semble si irréel… » J’avais murmuré ma réponse et maintenant, je continuais à prendre plaisir de cette mauvaise dépendance. La cigarette avait au moins le don de me détendre. Ça... Ou c’était le fait de ne pas être seule cette nuit. Je n’en étais pas certaine.

Tendant ma cigarette à son ancien propriétaire, j'entrepris de rattacher le morceau de tissu sur ma blessure, camouflant la preuve de ma possession. Avant de reprendre le petit morceau de mort et de le glisser entre mes lèvres. « Y'a des vautours qui trainent dans l'coin. T'es au courant ? » Je relevais la tête et fronçais les sourcils. Contournant mon ancien ouvrier, je me dépêchais d'aller verrouiller les portes d'entrées. Il était hors de question qu'on entre de nouveau avant le petit matin. « Non, je ne savais pas. Tiens! » Revenant subitement vers l'homme tatoué, je lui tendais désormais l'horrible collier qui avait touché ma peau. « Cadeau de la maison! Tu le donneras à une de ses filles faciles qui doivent pulluler dans tes draps. Elles auront sûrement assez mauvais goût pour apprécier. » Je savais que le second habitant de mon corps seraient contrariés. Je le savais et pourtant, à moins d'un mètre de Vaas, j'ajoutais : « Tu veux aussi cette horrible morceau de tissu rouge? Je te le promets, n'importe quelle crétine apprécierait cette nuisette. »

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MessageSujet: Re: brain stew (pv Keir)   Ven 25 Déc - 12:41


La nostalgie était un sentiment que Vaas ne connaissait que trop bien. De ce fait, se souvenir des nombreuses pauses cigarettes entre deux activités du boulot le fit machinalement sourire. Ce n’était pas cependant spécifique à son travail qu’il avait effectué pour Keir. Quoiqu’à la fin, même s’il ne l’avouera pas, il appréciait autant respirer l’air frais à la place de la peinture fraiche qu’être en sa compagnie. Son faux air de dégoût le fit légèrement sourire du coin des lèvres, même après sa remarque sur sa quantité de travail effectué au sein de cet établissement. « Pas quand j’suis obligé de passer derrière leur boulot. J’ai une réputation à tenir. »

Les quelques secondes passées à s’embrumer de nuages de fumée de tabac finirent à rendre l’atmosphère à la fois apaisante et presque mystique. Face à la remarque de Keir de considérer Vaas comme faisant partie des « crétins arrogants et paresseux », le principal concerné toussota faussement en mettant son poing sur ses lèvres. « J’fais partie des VIP du coup j’imagine. Elles sont où les vahinés et leur collier en fleur ? » Il tourna doucement la tête de droite à gauche comme s’il cherchait l’objet de ses rêves qui serait sur le point d’apparaître au recoin d’un couloir. Jusqu’à ce qu’elle confirma qu’effectivement, dormir semblait trop irréel pour elle. Pour lui également. Il se souvenait des nuits où il n’avait aucun mal à se rendre au monde des songes. Mais c’était un monde de songe ténébreux, sans couleurs, sans souvenir. Où ses nuits semblaient durer trois minutes, où à peine fermait-il les yeux qu’il les rouvrait et qu’il se trouvait déjà au petit matin. Ce genre d’événements était rare, mais pas unique. Il préférait cela à déambuler dans des zones restreintes et malades. Mais pour le moment, ses désirs n’étaient pas un luxe qu’il pouvait s’offrir.

Vaas mit sa propre cigarette entre ses lèvres lorsqu’il vit Keir lui tendre la sienne. Il la prit du bout des doigts avant de s’apercevoir que ce geste était un prétexte pour recouvrir sa blessure. Il fronça les sourcils tout en la laissant reprendre son dû. Ce n’était pas la blessure la plus plaisante à voir. C’en était même inquiétant. Vaas songea soudainement si elle n'avait pas autre chose qu'un simple tissu pour se soigner. Ou si elle s'en moquait royalement. Il devait plutôt s'agir de la deuxième option. Il la suivit du regard lorsqu’elle le contourna afin de verrouiller les portes d’entrées suite à sa remarque. Ces individus avaient le don de transformer une nuit calme et apaisante en une noirceur livide et machiavélique. Pour les avoir aperçu de loin, Vaas ferait tout pour s’en éloigner le plus possible. Quitte à passer la nuit à l’hôtel. Chose qui ne lui déplairait pas s’il devait en faire une confession.

A son retour, la propriétaire de l’Overlook se planta devant l’ouvrier en lui tendant le bijou que Vaas avait remarqué quelques minutes auparavant. Laissant son visage être l’heureux dépositaire de ses émotions, il déposa sa moitié de cigarette sur le rebord du comptoir tout en laissant échapper un petit rire. Les mains emmitouflées dans ses poches, il fixa la grande rousse en ouvrant grand ses yeux, comme s’il s’apprêtait à annoncer l’évidence même. « Les meufs qui font la queue devant ma porte vont s’bousculer grâce à ça.» Étrangement, aussitôt après avoir prononcé cette phrase, la force intérieure en lui qu’il repoussait habituellement sans arrêt fit brutalement apparition pour lui faire ressentir un immense sentiment de culpabilité d’avoir prononcé cette boutade infâme. La gente féminine ne se bousculait pas à sa porte. Et les rares filles qu’il ramenait chez lui ne donnaient qu’occasionnellement des signes de vie. A moins d’un mètre de lui, Vaas pouvait presque sentir l’odeur qui émanait de la jeune femme. « Tu veux aussi cette horrible morceau de tissu rouge? Je te le promets, n'importe quelle crétine apprécierait cette nuisette. » Face à sa remarque à propos de la nuisette qu’elle portait, l’ouvrier fit une moue faussement convaincante avant de reprendre « Pourquoi tu la portes si tu l’aimes pas ? » Suite à ça, les gestes de Vaas fut indépendant de sa volonté. Ses mains sortirent de ses poches et il prit le visage de la tatouée entre ses paumes et la ramena vers lui. Il ne lâcha pas prise lorsque ses lèvres touchèrent les siennes. Ils avaient un goût parfumé de vin rouge et de tabac, ce qui ne l’empêcha pas de redoubler d’intensité et de laisser la fougue prendre le dessus. Ses mains glissèrent, l’une sur son cuir chevelu tandis que l’autre descendait en suivant la courbure de son bassin.  A cet instant, une partie de lui fut comblé. Cette force, cette entité indépendante, cette honte qui lui volait son esprit et son corps, ce qu’il cachait aux autres, son autre âme prit le dessus sur tout, et même sur lui-même. Car il s’en délectait.
Sa main droite se tenant toujours derrière son oreille et l’autre la pressant contre lui, il se détacha d’elle mais doucement cette fois-ci. Comme s’il ne le voulait pas. Comme s’il aurait voulu que cela dure encore, et encore, et encore. Il rapprocha sa main droite pour la presser contre la joue de la jeune femme. Il la regarda sans même cligner des yeux. « Les filles faciles, c'est pas pour moi. » Vaas entendit sa tête hurler, crier, beugler sa bêtise d’avoir arrêté ce geste aussi impulsif que passionné. Il voulait recommencer mais son corps fut comme paralysé par l’envoûtement que provoquait le regard de Keir sur lui. Cependant, il n’arrivait pas non plus à se détacher d’elle, sa main gauche comme collée sur ses reins en la pressant doucement contre lui. Une autre interrogation émergea alors. Car la réaction d’une grande gueule comme Keir Moore n’était pas à prendre à la rigolade.

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MessageSujet: Re: brain stew (pv Keir)   Dim 27 Déc - 19:13




« Brain stew »

Can't sleep...



« Pas quand j'suis obligé de passer derrière leur boulot. J'ai une réputation à tenir. » Je ne retenais pas mon sourire en coin et ce regard presque complice, alors que je ne pouvais résister à la tentation d'en ajouter. [color:68e6=peachpuff#ffcc66]« Une réputation? Jamais entendu parler pourtant. » Je savais qu'avec lui je pouvais me permettre d'être ainsi. Il avait l'habitude. Il ne donnait pas sa place. Combien de fois avait-on fini par se crier après? Avant de reprendre une cigarette? Vaas était de ces personnes qui semblaient pouvoir me côtoyer un peu plus que la moyenne. Légèrement plus… Sur le long terme, je finirais sans doute par provoquer sa mort ou une colère incontrôlable. Ce n'était qu'une question de semaines, sûrement. « J'fais partie des VIP du coup j'imagine. Elles sont où les vahinés et leur collier en fleur ? » Je secouais négativement de la tête, regardant mes pieds juste assez pour donner l'impression que j'étais exaspéré. « Elles ont pris la fuite en voyant ta sale gueule. Faudra te contenter d'une cigarette, auto fournis, ce soir. »

Incapable d'ignorer l'avertissement, je m'assurais un peu plus de sécurité. Fermant l'accès à mon hôtel et nous isolant un peu du monde extérieur. Je retournais vers lui, cherchant un prétexte pour me débarrasser de la tenue ridicule qu'on m'avait imposé de force. Je sentais encore cette seconde présence qui frôlait mon être et enserrait mes membres. Je me sentais presque sale. Une sensation qui avait tendance à me rendre hystérique. « Les meufs qui font la queue devant ma porte vont s'bousculer grâce à ça.» Mon sourire s'étire en une grimace sarcastique et je me demande pourquoi je suis toujours aussi garce avec lui. Toujours à le provoquer avec une certaine douceur. Incapable de simplement discuter avec lui, il me fallait envenimer la situation... la compliquer. Mais n'était-ce pas là, une des raisons qui le poussait à revenir parfois me voir? De nous deux, j'étais peut-être la plus instable, la moins récupérable, mais quelque chose d'autre valsait derrière son regard. En sa compagnie, je n'avais pas l'entièrement impression d'être damné. « Pourquoi tu la portes si tu l'aimes pas ? » La question resta coincée au milieu de ma gorge, tandis que j'avalais difficilement ma salive. Je ne voulais pas y répondre.

Je m’apprêtais à me faire violence, pour trouver une réponse. Vaas ne m’en laissa nullement l’occasion. En l’espace d’une seconde, ses lèvres capturèrent les miennes et une sensation chaude s’installa au creux de mes reins. Attirer à lui, sa main caressant mon visage et l’emprisonnant, tandis que l’autre me pressait contre lui, je restais immobile quelques secondes. Incapable de rester insensible, mes paupières abandonnèrent la partie en se refermant sur mes protestations. Ce geste impulsif, cet instant volé de force et sans préavis, éveillait autant mon passager mystère, que ma propre envie. J’aimais le vice de la chaire et ses plaisirs, je raffolais de ce genre d’échange et Vaas était loin de me déplaire. D’ailleurs, je lui rendais presque automatique son baisé. Avant d’écouter mon souffle en panique, alors qu’il rompait le contact de nos bouches… Sans s’éloigner. Me gardant contre lui. « Les filles faciles, c'est pas pour moi. » Je restais immobile, assimilant lentement, mais sûrement ce qui venait de se passer. Je braquais subitement mon regard au sien, ne dissimulant pas le désir qui avait pris racine en moi.

Mes mains allèrent s'agripper à son dos et avec toute la passion qui pouvait m'habiter je pressais mon corps contre le sien. Rapprochant nos hanches, écrasant ma poitrine sur son torse… Puis je rapprochais de nouveau nos lèvres et mordillais légèrement sa lèvre inférieure. Je pouvais me laisser allez et m'offrir du bon temps avec cet insomniaque. J'aurais pu l'emmener à ma chambre ou n'importe où dans ce lieu qui m'appartenait. Une petite part de moi, ne le voulait pas toutefois. Il n'était pas exactement n'importe qui. Laissant une de mes mains bouger le long de son dos, je glissais mes lèvres le long de sa mâchoire… Jusqu'à trouver son oreille. Au même instant, cette main qui se mouvait caressa sa hanche pour finir par se glisser sur son entre jambe. Y exerçant une pression assez forte pour être remarqué, je taquinais du bout de la langue son lobe d'oreille avant de lui murmurer quelques mots. « Dommage, parce qu'on raconte que je suis la pire d'entre elles. » Le repoussant sans douceur, je reculais et sautait pour mieux finir assise sur le bureau d'accueil. Jambes croisé, remontant ma nuisette sur mes cuisses, je ne le lâchais pas du regard. Tout en volant le reste de la cigarette qu'il avait déposée. Une part de moi restait étonnée de ma réaction. Pourtant, je restais là… Passant une langue invitante sur mes lèvres et me demandant encore pourquoi je ne l'avais jamais envisagé avant.

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MessageSujet: Re: brain stew (pv Keir)   Mar 29 Déc - 16:24



Et il s’abandonna. Il s’en réjouissait car elle répondait à son baiser, elle était avec lui, tout était bien réel. Tout était bien réel ? En réalité, Vaas s’en moquait. Il s’agissait peut-être de son esprit qui faisait en sorte de lui faire vivre une expérience unique, de vivre un rêve, d’être éveillé tout en dormant, d’être conscient durant l’inconscient.
Lorsqu’il se détacha d’elle la première fois, il fut incapable de cligner des yeux. L’envoûtement provoqué par son regard le rendit si passionné qu’il en oublia les lieux. Il ne voyait qu’elle. Elle était la seule créature importante en cet instant précis. Ce sentiment fut redoublé lorsqu’il sentit les mains de Keir lui empoigner le dos et l’amener vers elle. Vaas répondit de plus belle en se laissant totalement dominer. Ses yeux fermés reflétaient la délectation qui envahissait son corps. Elle lui pinça sa lèvre inférieure ce qui fit l’ouvrier rouvrir légèrement les yeux. Il prit son visage entre ses mains tout en caressant le sommet de son front du bout des doigts. Les doigts d’une main glissèrent jusqu’à la nuque de la jeune femme alors que l’autre avait les doigts comme coincée dans l’entremêlement ensorcelant de ses cheveux roux. Pourquoi avait-il autant envie d’elle ? Elle le rabaissait, elle gueulait, elle était désagréable, chiante, instable, insomniaque, grossière, pourquoi diable avait-il autant envie d’elle ? Pour ces raisons-là, pour exactement les mêmes raisons. Une pensée fugace comme un ultra-son lui traversa le subconscient. Voulait-il vraiment que cela arrive ? Voulait-il aller jusqu’au bout ? Etait-il vraiment encore le maître de son corps ? Non, c’était Keir qui en était la grandiose maîtresse.
Vaas referma les yeux. Les lèvres de la jeune femme qui suivait la courbure de sa mâchoire jusqu’à son oreille le fit frissonner de plaisir. Jusqu’à ressentir un autre frisson d’un différent genre. La pression exercée sur son entre jambe aurait été sans doute davantage apprécié s’il ne sentait pas qu’elle était accompagnée d’une étrange atmosphère provocatrice et malsaine.  Les yeux maintenant grands ouverts par un sentiment étrange qui mêlait l’excitation et l’appréhension, son regard fut captivé par l’épaule et le dos qu’il pouvait voir d’en haut lorsqu’elle lui murmura ses quelques mots : « Dommage, parce qu'on raconte que je suis la pire d'entre elles. »

Le repli qu’elle provoqua sur Vaas le fit reculer de quelques pas en arrière. Tout en la regardant prendre ses aises sur le bureau d’accueil, ses sens s’étaient mis en éveil. Comme s’il venait d’émerger de cet échange fougueux. Il lui sembla avoir été en veille et le voici reparti charger à bloc, conscient de ce qu’il venait de se passer comme si ce fut un rêve. Mais le type de rêve dont on se disait qu’il était extrêmement réel. Elle porta à ses lèvres ce que Vaas avait laissé de cigarette quelques secondes auparavant sur le rebord de ce même bureau. Machinalement, il passa une main derrière sa tête. Une fois. Puis une deuxième fois, parce qu’il fallait toujours le faire deux fois, sous peine de ressentir un sentiment de vide insoutenable qui lui prendrait l’estomac. Bien que le dit estomac fut en ce moment loin d’être au repos. Elle restait immobile, assise, les jambes croisées, telle un modèle qui poserait pour un artiste peintre. Or Vaas était loin d’en être un. Il ne réagit pas immédiatement lorsqu’elle fit glisser sa langue sur ses lèvres. Il la fixa. Pendant des secondes qui paraissaient durer une éternité. Il rompit ce silence en se passant les mains sur son visage tout en soupirant. Il les laissa glisser une fois de plus sur toute la surface de son crâne jusqu’à sa nuque où il y garda ses doigts liés en s’avançant vers elle. Sans dire un mot, il détacha ses mains et s’assit sur le rebord du meuble à ses côtés. Une fois fait, il prit la cigarette des doigts de Keir afin d’en insuffler une très longue bouffée. A l’expiration, il lui rendit ce qui n’était plus qu’une demi-cigarette entamée. « Si tu serais la pire, t’aurais déjà plus de nuisette. » Il la regarda ensuite d’un air amusé avec un sourire au coin. Puis il éclata de rire, oubliant qu’il se trouvait dans le hall d’un hôtel, qu’il faisait nuit, qu’ils n’étaient peut-être pas seuls. Il se passa une main sur son visage, comme s’il essayait de se lever d’un de ces matins où l’on ne veut pas se libérer de ses draps. Il avait rarement été en proie en doute qu’à cet instant précis. La femme à ses côtés était certes à son goût. Ceci, il l’avait assimilé depuis quelque temps sans jamais s’y attarder. Ce n’était pas le plus important, et puis quand bien même, quel aurait été l’intérêt ? Il n’y aurait pas de but, pas de finalisation à tout ce bordel que sont les personnalités de Keir et Vaas réunies.

« Puuutain. T’as tué combien d’hommes avec ce truc sinon ? » Il désigna le truc des yeux en les posant sur la nuisette rouge et en la montrant par un signe furtif de la tête tout en reniflant sèchement. Ses yeux en contre-bas s’arrêtèrent sur le tatouage qui surmontait sa poitrine. Il n’arrivait plus à s’arrêter. Son regard descendit alors plus bas, jusqu’aux lignes qui formaient la dîtes poitrine. Une vision lui fit détourner son regard assez rapidement. Sa main ensanglantée rendait le tissu qui servait de bandage aussi rouge que sa nuisette. Il lui prit la main et fit le contour du bandage rougeâtre avec ses doigts tout en fixant Keir droit dans ses pupilles. « Tu veux pas m’dire comment tu t’es fait ça ? Pendant que j’te soigne hein, tu dois bien avoir quelque chose pour, au cas où tes chers clients se fassent des bobos. » Ses doigts continuèrent à caresser d’une extrême douceur la main meurtrie de la jeune femme. La sensation de sa peau légèrement humidifiée par le sang sur les rebords du tissu lui envahissait le corps d’une sensation nouvelle et nouvelle.
Vaas ne s’était jamais aperçu à quel point son sens du toucher pouvait être si fort et intense. Alors qu’il replaça son regard vers le sujet de ses papillonnements intestinaux, il retira sa main brutalement de la sienne avec une suffocation de surprise et en s’éloignant furtivement de Keir en prononçant un « Bordel ! » significatif. Au contact de la paume en sang dont il avait découvert le tissu sans s'en rendre compte, il avait vu sa propre main devenir noir, comme si elle pourrissait. Il délirait, encore une fois. Cela lui arrivait de plus en plus. D’abord les reflets dans les miroirs. Cela atteignait maintenant son propre corps. Il ne contrôlait plus rien. Ses craintes recommençaient à devenir réelles ; il devenait fou. Putain non, pas maintenant, craques pas maintenant, putain je t’interdis d’craquer, putain putain putain. Ses pensées lui interdisaient toute reddition. Il se sentit commencer à sombrer dans la peur et l’angoisse « Je… J’ai… J’ai cru… » Ses sourcils étaient gravement froncés tout en hoquetant les mots dans sa gorge. Il resta éloigné d’elle de quelques centimètres. Dieu qu’il avait envie de retourner se coller contre elle et d’échanger sa chaleur corporelle avec la sienne. Qu’il en avait envie. Mais c'était trop tard. Il empoigna le bureau pressant ses ongles contre le bois dur. Sa respiration devint forte et tremblante. S’il montrait maintenant sa faiblesse à la fougueuse rouquine, elle ne voudra plus de lui. Elle ne le voudra plus de la même façon. Elle va t’prendre pour un fou, comme tout l’monde, tu finiras à l’hospice, comme elle, celle qui t'as lâché, tu finiras comme elle, comme elle, comme elle, elle. Des flashs de sa mère bipolaire à l'hôpital refit surface si brutalement qu'il en eut mal au cœur, comme si une main invisible lui malaxait le muscle avec le moins de grâce possible.  

Il osait à peine regarder ses mains. Il osa encore moins poser les yeux sur Keir. Son regard se noya dans des larmes qui ne coulait pas. Ses yeux bleu virent flous de part cet océan qui arriva sans crier gare. Ses mêmes yeux se perdirent droit devant lui en acquiesçant légèrement de la tête mais de manière saccadée. Comme pour se convaincre que tout allait bien. Que tout allait reprendre dans le meilleur des mondes possibles. « C’est… c’est rien. C’est absolument rien. » répéta-t-il surtout pour lui-même. Il était en colère. Le calme qu'il s'efforçait de garder lui prenait une part considérable de son énergie et lui faisait serrer des dents. Ses yeux auraient été en feu si le corps humain n'était pas à ce point rempli d'eau. Keir le trouvait déjà probablement fou depuis le temps où il travaillait à l’hôtel. Il lui était déjà arrivé de craquer, sans raison, juste des larmes qui apparaissait causé par l’angoisse et l’incertitude. Mais pas cette fois. Il ne le laisserait pas. Cette maladie qui le bouffait, elle ne gagnerait pas. Vaas contrôlerait son corps, ses émotions, ses pulsions. Une maladie, ça se soigne. Or ce que Vaas possédait en lui était bien pire. Et il n'avait aucune idée à quel point.

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MessageSujet: Re: brain stew (pv Keir)   Mer 3 Fév - 21:03




« Brain stew »

Can't sleep...



De mon perchoir je l'observais qui cherchaient à se reprendre, de mon perchoir, je le dévisageais en inspirant cette fumée toxique dans mes poumons. Je cru un instant qu'il se jetterait de nouveau vers moi, pour m'arracher ma nuisette et une pression dans le bas de mon ventre me fit sourire. Mais, je restais de marbre et muette… Vaas s'installa simplement à mes côtés. « Si tu serais la pire, t'aurais déjà plus de nuisette. » Je penchais légèrement ma tête sur le côté, observant le profil de l'homme qui me dévorait du regard. Son rire me fit hausser un sourcil, tandis que je restais toujours aussi immobile. Patiente, voulant une suite. Il avait réveillé la Keir joueuse. Celle qui ne voulait que repousser les limites, tout en s'amusant. Il avait éveillé mes sens et mes lèvres en voulaient plus. Je n'aimais pas qu'il reste aussi loin et aussi proche. « Puuutain. T'as tué combien d'hommes avec ce truc sinon ? » À mon tour d'Éclater d'un rire profond et féminin. Renversant la tête en arrière, je pouvais presque sentir son regard brûler la peau qu'il observait avec envie. Je ne pouvais pas me lasser de cette sensation. Être désiré me rendait une parcelle de paradis. Celui-là même que je ne visiterais jamais. Pas vrai mon seigneur?

Je frétillais d'impatience à l'idée de ce qui allait suivre, mais un geste me fit l'effet d'une douche froide. Il attrapa ma main ensanglantée, visiblement quelque peu inquiet. « Tu veux pas m'dire comment tu t'es fait ça ? Pendant que j'te soigne hein, tu dois bien avoir quelque chose pour, au cas où tes chers clients se fassent des bobos. » Je fronce les sourcils, mon rire ayant abandonné le navire. Il ne jouait pas. Mon jouet, ne jouait plus. Il était redevenu Vaas. Une part de moi avait envie de l'insulter pour avoir brisé mon élan aussi rapidement. Je n'avais pas l'habitude qu'un homme ne me suive pas sur le chemin de l'enfer. C'était avec un goût amer sur la langue, que je l'écoutais. Je voulu lancer une boutade pour ramener ce chien galeux sur le droit chemin, mais ma respiration s'accéléra sans préavis. Il caressait ma main, s'y attardait et j'aimais bien ce simple contact. Troublé par ce contact qui n'avait pourtant rien de sexuelle, je me mordis l'intérieur de la joue et secouait légèrement ma tête. Il était hors de question qu'il change mes règles du jeu! Vaas n'avait aucun droit de me troubler et d'en faire qu'à sa tête! « J'ai ce qu'il faut derrière le bureau d'accueil… Mais pourquoi tu me soignerais anyway?! Il y a mieux à faire avec… » Je m'étais légèrement penché vers lui, dévoilant plus de mon décolleté, joueuse même devant la réticence. « Bordel ! » Je restais surprise devant l'échec de ma nouvelle tentative. Je me retrouvais délaisser, jambe croisée et blessure dénudé. Vaas s'était éloigné de moi. Je commençais même à trouver sa résistance amusante… En autant qu’il me cède en fin de compte. Les jeux ne valaient la peine que lorsque j’obtenais satisfaction. Il en était ainsi de mon monde.

« Je… J'ai… J'ai cru… » L'ambiance avait changé du tout au tout. Quelque chose de fragile se dessinait sous mes yeux et moi, je me refermais dans le silence. Observant l'instant et l'homme qui me surprenait. La prise sur le bureau et le refus de contact visuel ne m'empêchait pas de prendre en note chacun de ses gestes. « C'est… c'est rien. C'est absolument rien. » J'avais l'impression d'avoir mis le doigt sur une faille dans ce personnage aussi instable que moi. C'était cruel, mais je jubilais intérieurement devant le spectacle aussi souffrant de mon seul ‘'ami'' qui semblait lutter intérieurement. Une voix me susurra des mots coquins et moi, je senti mon sang s'échauffer à nouveau dans mes veines. Il semblait presque fou. Dans un geste habile et insouciant, je me relevais debout sur le bureau, au risque que quelqu'un finisse par venir voir qui faisait autant de bruit. Une pression sur mon épaule gauche m'indiquait que je n'aurais que des remords si je ne suivais pas mon instinct. Venant devant le jeune homme, je m'accroupissais, lui offrant une vie d'ensemble sur mes jambes. Ma nuisette ne cachant que peu mon intimité, j'aurais pu rougir… Mais, j'étais moi après tout. Inclinant ma tête, jusqu'à ce qu'il soit forcé de me regarder, je lui adressais un sourire de gamine. Mon doigt alla à la rencontre de son front et d'une pichenette, je cherchais à attraper son attention. Une fois certaine qu'il ne pouvait pas m'ignorer, je balançais mon doigt de droite à gauche en signe de négation, accentuant l'idiotie de ce comportement par de petits claquements de langue. « Ce n'est pas rien. Une rouquine affolante te provoque et tu trouves le moyen de ne pas entrer dans son jeu. C'est insultant, jeune homme! Elle devrait te faire ramper pour avoir eu le culot de ne pas suivre son idée. » Je me redressais subitement et sautais en bas du bureau. Atterrissant sans un bruit sur mes pieds et m'adossant à ses côtés, j'attrapais son menton entre mes doigts et le forçais à me regarder. « Il n'y a plus de chambre disponible pour cette nuit, tu devras te contenter de dormir avec moi et oui, je parle de dormir. Tu as raté ta chance de me béliner! Mais t'inquiète, aussi fou que tu sembles vouloir me le cacher… Je suis certaine que tu ne rivalises pas un instant avec moi. Chuttttt! Ce sera notre petit secret! » Je m'éloignais en direction de ma chambre et m'arrêtais juste avant de tourner dans un couloir.  « La trousse d'urgence est juste sous la caisse, ne l'oublie pas! Sinon tu dormiras sur le plancher! »
Je voulais quitter ce lieu si ouvert à tous les regards. Quelque chose s’agitait en moi et j’ignorais ce qui pourrait suivre, si lui ou moi finissions par perdre pied.


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MessageSujet: Re: brain stew (pv Keir)   Mer 17 Fév - 2:59


Le sol était d’un intérêt des plus particuliers à cet instant précis. Il était particulier car sur la parcelle de sol se trouvant sous ses yeux, elle n’y était pas. Tant mieux. Tant qu’il ne la regarderait pas, tout ira bien. Tant qu’il n’aurait pas à la fixer, ça ira. Cette simple idée lui donna un haut le cœur qu’il réprima en serrant des dents. Il se haïssait. Il détestait ne rien contrôler, être l’esclave de ce qu’il y a dans sa tête. Il haïssait ce qu’il y avait dans sa misérable et pathétique petite tête incapable d’être autonome. Et à force de tout renier, il en arrivait à ce genre de situation. A ne plus rien contrôler. A faire semblant. A détester ce qu’il était.
Il sentit du mouvement près de lui. Il lui était impossible de bouger son regard. Il devina simplement que Keir avait probablement décidé de foutre le camp ailleurs. De retourner dormir sans doute, ou de changer d’atmosphère, où ne se trouvait aucun individu suspect qui avait la capacité de changer d’humeur aussi vite que l’aiguille des secondes d’une horloge. Mais à son plus grand étonnement, il aperçut tout d’abord des jambes puis ces mêmes jambes s’accroupir. Une fois de plus, le voilà prit au piège. Piégé par cette silhouette, par ce petit bout de femme ensorcelante. Son regard chercha le sien. Il fit mine de l’éviter les premières secondes, mais c’était inutile. Elle le savait, qu’elle avait un pouvoir terrifiant sur lui. Et Vaas, simple homme qu’il était, ne pouvait que piètrement résister à ce pouvoir. Il avait une vue d’ensemble sur presque tout, mais il ne broncha pas, son esprit voguait ailleurs. Elle lui sourit naïvement, comme la grande enfant folle et excentrique qu’elle était. Comment avait-il osé tout gâcher ? Une palpitation particulièrement forte et désagréable lui fit l’effet d’une gifle au thorax. C'était ce qu’il y avait dans sa tête avait tout gâché, la voici la réponse. La cause de sa bizarrerie, cette ombre grandissante et qui l'envahissait. Tenace comme un misérable moustique ayant pour manigances de piquer le plus d’endroit possible sur tout le corps, de le faire souffrir le plus possible puis de se tirer, fier d’avoir tout détruit sur son passage. Pourriture d’insecte. C’était pareil dans l’esprit de Vaas.

Une pichenette espiègle retira brusquement l’ouvrier de ses pensées. Comme à son habitude, elle cherchait l’attention. Mais la seule attention ici, c’était lui. Il était son seul public. Et il y avait encore quelques minutes, être l’unique objet de l’attention de cette jeune femme l’exaltait.
Pendant cinq bonnes secondes, Vaas ne réagit pas à la remarque de Keir. Son regard avait pourtant bien été pris dans le piège des yeux de la rouquine si bien que lorsqu’elle se levait, il suivit le mouvement par un léger haussement de la tête. C’était maintenant tout son visage qui était emprisonné par ses yeux, son menton étant le gouvernail de la demoiselle capitaine de ses faits et gestes. Il la regardait s’éloigner doucement vers l’endroit où elle était sortie avant de venir à sa rencontre. C’était clairement un jeu pour elle. Elle le disait presque mot pour mot. Ses sourcils eurent de légers spasmes en bougeant tout seul sans que Vaas ne puisse rien y faire. Ne trouvant rien à redire, il se contenta de la suivre du regard. Admettre qu’elle avait raison faisait de lui son faire-valoir. Or, le peu d’estime de lui-même qu’il possédait, il tenait à le garder encore un moment.

« Et ça t’fais pas peur ? Que les gens aient des degrés de folie différents ? Y’en a qui peuvent être dangereux. »

Vaas se pencha afin de récupérer la fameuse trousse d’urgence. Il ne mit pas longtemps à repérer la trousse rectangulaire qu’il ouvrit afin de s’assurer de ne pas emporter n’importe quelle babiole. Convaincu par la ribambelle de bandages, coton et divers petits échantillons de produits, il referma le tout et marcha le long du couloir du hall afin d’être à la hauteur de la jeune femme. Son épaule droite se posa contre le mur une fois qu’il fut arrivé en face de Keir. « Dormir avec toi ? C’est con, mais j’crois que j’arriverai pas à dormir… »

Il posa la petite trousse sur un meuble près d’eux. « Attends, viens là. » Il lui prit le bras dont la main était blessée. Il ne pourrait pas être totalement lui-même en sachant que l’objet de ses tourments était à l’air libre et qu’une réaction imprévisible et malavisée pouvait se déclencher n’importe quand.
Il lâcha le bras de la rouquine pour ouvrir la trousse de secours ; il prit du coton et une petite bouteille d’alcool. « Ça va piquer un peu. » dit-il en haussant les sourcils et en appuyant sur chaque mot qu’il prononça, mais silencieusement. Comme s’il craignait de réveiller un enfant somnolant dans la pièce d’à côté.  Sans lui demander son avis, il reprit la main meurtrie de Keir et commença à tapoter doucement sur ses blessures. Ce n’était qu’une vilaine ouverture et du sang. Pourquoi il y avait encore quelques secondes, il y voyait une nécrose abominable ? Pourquoi son esprit était-il aussi défectueux ? Pourquoi ne pouvait-il pas simplement être normal ?
Une fois le coton ayant épongé les blessures de Keir, il le jeta à même dans la trousse à défaut d’avoir une poubelle à proximité, et prit un petit bandage qui était à disposition dans la trousse. Petit mais suffisant pour tout recouvrir. Vaas enroula le bandage le plus délicatement possible. Il ne tremblait plus. Ses gestes furent lents mais confiant. Des petits bobos, il en avait souvent dans son boulot. Il savait comment les gérer. « T’as d’autres secrets que tu voudrais partager ? Parce que folle, ouais, putain qu'tu l'es, j'le savais depuis un bail. » Vaas pu de nouveau la regarder. Ce fut maintenant lui qui la cherchait du regard, sans cligner des yeux, questionnant, interrogeant de manière taquin. Il se demandait encore pourquoi tourner autour d'elle de cette manière lui plaisant autant que cela le rendait dingue. Ses prunelles bleus ne voulaient rien rater de l'expression de Keir, de ses cheveux qui entouraient gracieusement son visage, de ses petits yeux perçants qui le transperçaient plus qu'il ne l'admettra jamais.

Il finit le bandage en nouant les deux bouts et en serrant au minimum tout en ne négligeant pas cependant la solidité du nœud. Il fallait que la vision qui lui provoquait des sueurs et qui le perturbait reste loin de lui le plus possible. Le plus longtemps ça tiendrait, le plus longtemps, lui, tiendrait.

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MessageSujet: Re: brain stew (pv Keir)   Jeu 3 Mar - 22:44




« Brain stew »

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« Et ça t'fais pas peur ? Que les gens aient des degrés de folie différents ? Y'en a qui peuvent être dangereux. » Pour toute réponse, je l'observais avec mes sourcils légèrement froncé. Me souvenant parfaitement de ma dernière incartade. Une voix sembla vouloir me murmurer les images qui me revenaient en mémoire. L'enfer m'avait envoyé mon propre démon pour m'accompagner vers la mort. Parce que j'en étais certaine, je ne passerais pas l'année. Quelqu'un d'un peu observateur aurait pu entrapercevoir les souvenirs qui me bousculaient, marqué par le sang et la saleté. Un geste compulsif me força à gratter une tâche, qui n'existait pas, sur ma joue. Je revoyais le massacre de mon prêtre détesté et la bouillie qui lui servait de crâne. Je souris avec un soupçon de mystère. Gardant mes secrets bien au chaud. « Pourquoi craindre mes semblables? » Je tournais sur moi-même, gamine qui en étais pas une. Vaas avait ce petit quelque chose qui m'intriguait et me plaisait. Qu'il ait toute sa tête ou non, à mes yeux ça ne valait pas grand-chose. Les saints d'esprits s'adonnaient aux vices, les fous tout autant. Ils viendraient tous me rejoindre aux côtés des âmes damnés.

« Dormir avec toi ? C’est con, mais j’crois que j’arriverai pas à dormir… » Je me contentais de hausser des épaules et de lui tirer la langue. « Un jour! Un jour nous dormirons une nuit entière! Ce sera peut-être à notre mort, mais en attendant autant partager la même chambre! Deux insomniaques ça se tient compagnie! » Je le laissais prendre soin de cette blessure qui n’avait rien de jolie. Je n’aimais pas qu’on me touche pour me soigner, au contraire, mais je ne protestais pas. L’observant en silence,  ne réagissant même pas à la morsure du liquide désinfectant. Je restais de marbre, mon souffle s’accélérant. Je me sentais défaillir vers l’inconscient. Mon passager noir se déchainer pour enlever le bâillon que je lui avais imposé. Un tremblement me surpris, lorsqu’il serra légèrement le bandage autour de mon bras et revenais à la réalité. Ces quelques minutes perdues eurent le don de me frustrer. Je contractais les muscles de ma mâchoire au point de la voir blanchir, pour ne pas hurler mon désaccord. Je m’étais promise de ne pas parler seule à nouveau devant quelqu’un. Pas dans mon établissement, même si ce n’était que Vaas. Je ne voulais pas nuire à mon commerce, ni attirer plus l’attention sur ma dépravation rémunéré.

« T'as d'autres secrets que tu voudrais partager ? Parce que folle, ouais, putain qu'tu l'es, j'le savais depuis un bail. » Son timbre de voix me fit l'effet d'un électrochoc et je fus reconnaissante de ne pas être seule. Je n'étais pas d'humeur à me battre contre ce monstre, je voulais l'enterre jusqu'au matin et il m'offrait justement une diversion parfaite. Lui rendant son regard, je souris en coin devant son humeur si changeant. Une fois libérée, j'observais le bandage et satisfaite, m'inclinais exagérément en une révérence ridicule. . « Oh mon héros! Je vous suis si redevable! Que pourrais-je faire pour vous remercier? » Sur la pointe des pieds, à moins d'un centimètre de son visage, j'avais soudainement réduit la distance qui nous séparait. « Je n'offre jamais gratuitement, un regard sur mes secrets… Gamin. » Frôlant ses lèvres, je repartais aussi rapidement que j'étais venue. Continuant d'avancer, jusqu'à ouvrir une porte qui menait à mes quartiers. Impatiente, je ressortais ma tête par la porte et l'agrippais par le chandail, l'obligeant à entrer presque violemment. Je refermais et verrouillais par la suite, avant de me lancer dans une roue excentrique qui n'avait aucune raison d'être à cet instant. Ce geste impulsif, me ramena droit devant mon invité, une distance respectable entre nos corps. « Tu veux bien jouer à un jeu? C'est tout simple, je suis certaine que tu apprécieras. »

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MessageSujet: Re: brain stew (pv Keir)   Lun 14 Mar - 23:26



« Pourquoi craindre mes semblables? » qu’elle lui avait répondu. Suite à quoi, les joues de Milligan se creusèrent afin de laisser place à un sourire espiègle. Elle tournoyait sur elle-même, jouait à l’enfant-femme. Ne s’arrêtant pas une seconde d’être à la fois provocatrice et légère. Jouant sur les deux tableaux, Vaas avait conscience d’être le jouet de cette superbe créature aux courbes enchanteresses qui ne connaissaient pas le repos. Et pourtant, il était un de ses semblables qu’elle avait dit. Et pourtant, ce pauvre fou ne pouvait s’empêcher de la dévorer du regard, sombre insensé tombant dans le panneau.  

Et elle continua son jeu. Et Vaas lui aussi, continua de s’y prendre et de s’y perdre. Soignant cette blessure, il sentit son âme se calmer au fur et à mesure que s’écoulèrent les secondes. Il s’apaisa, intérieurement et extérieurement, alors que quelques secondes auparavant, il fut le sujet des caprices des tréfonds de son subconscient. Comme souvent, ces caprices disparaissaient presque aussitôt qu’ils apparaissaient. Que Keir le prenait « pas si mal » que ça, ce fut ce sentiment qui réussit à le calmer, ainsi que son âme.

Face à la révérence pathétique de la jeune rousse et par la suite, de ses gestes et en particulier de ses paroles, Vaas ne put une fois de plus résisté à prendre son visage entre ses mains. Avant qu’elle ne file presque aussitôt. Face à ce geste d’enfant gâté, Vaas laissa sa tête tomber en arrière de dépit, mes ses yeux ne la lâchèrent pas. Ses pas non plus par ailleurs, pas qui avancèrent et lui suivirent vers une porte dont elle rentra. Vaas sentit ensuite qu’elle l’agrippa par son haut avant de refermer la porte derrière lui. Cette femme était la luxure incarnée. Et il fut à cet instant la victime de ce pêché. Il ne bougea pas d’un muscle quand, telle une enfant une fois de plus, elle fit la roue et atterrit devant lui. Sa question ne le fit pas tout de suite réagir, son esprit fut trop occupé à décortiquer chaque parcelle de ce corps, tentatrice jusqu’à tous les pores de sa peau. Rien dans cette pièce n'arrivait à détourner son regard d'elle. Vaas réduit la distance qui la séparait jusqu’à se coller contre son corps, les mains sur ses hanches, son visage à quelques centimètres du sien. Les mots qui suivirent ne furent qu’un susurrement perceptible uniquement pour elle. « Je crois que j’connais déjà les règles. » Aussitôt, son esprit s’embruma. Au même moment, ses lèvres s’élargirent pour capturer celles de la rousse. Il la voulait. Vaas qui avait gardé ses paumes collées aux hanches de Keir en profita pour retirer sa nuisette, tissu négligeable devenu négligé. Ses gestes furent incontrôlables. Il la voulait, pour lui. Vaas sentit tout à la fois, les frissons comme les émotions. Hors du temps, hors de son corps. Il ne sait plus comment ses gestes, et sans doute celle de Keir bien qu’il ne fut plus certain, l’ont amené à se dévêtir entièrement. Il la souleva, ses jambes coincées en tailleur autour de sa taille et lâcha enfin ses lèvres alors qu’ils plongèrent collés l’un contre l’autre sur le gigantesque matelas du lit de cette chambre. Ses mains ne pouvaient s’arrêter de la toucher, de caresser chaque courbure synonyme d’ivresse. Il passa ses lèvres au creux de son cou puis descendit jusqu’à atteindre les plaines de sa poitrine empli de corruption. Ses lèvres en suivirent les creux qui dessinaient parfaitement leur lubricité. Puis, comme aspiré dans un gouffre sans fin, il descendit, encore, dans la ligne de la perdition qui amenait au nombril, là où tout avait commencé. Dire qu’il ignorait tout d’elle. Vaas ignorait tout, mais il n’en avait cure. Sa chute continua. Jusqu’à l’origine de la vie. Vaas releva les yeux dans l’espoir de capter son regard. Il la voulait, elle. Remontant son parcours en jouant des coudes sur les draps froissés, il se retrouva sur elle, emprisonné par ses jambes. Rien au monde ne le ferait envie d’être libéré désormais. Il pénétra en elle en un souffle érotique palpable. Une de ses mains avait les doigts engourdis par ses cheveux de feu, une autre se retrouva plongée au creux de ses reins derrière son dos, la soulevant au rythme des vas et vient de plus en plus accentuer. Le toucher de la peau de Moore dépassait n’importe quelle attente, n’importe quelle envie ou même désir de ce bas monde. Rien ne comptait hormis cet instant.
La respiration devint saccadée. Les deux corps s’entrechoquaient. Rarement le sens du toucher lui avait apparu comme étant si réel. C'en était presque choquant. Quelque chose de percutant prit possession de Vaas, de ses mains, de sa peau, de son corps entier. Il colla son front contre celle qui s’était jouée de lui depuis le début de leur rencontre cette nuit-là. Il la tenait de plus en plus fermement, elle qui jouait à l’enfant avec ce corps de femme sulfureuse et provocante.
Et il ne fit plus qu’un avec elle, celle qui réussit à le faire abdiquer, à se soumettre à elle, à faire de Vaas son jouet, sa chose, l’objet d’un désir mystérieux et envoûtant.

Non, pas maintenant, lui murmura cette voix si familière en lui. Inconsciemment alors, Vaas écouta son démon. La jouissance passée de leur deux corps à l’unisson, le jeune homme passa sa main qui était jusqu’alors prise dans les méandres de la chevelure rousse de Keir jusqu’à sa joue. Son autre main continua de caresser les voluptés du bas ventre de la tatouée. Il ne pouvait plus détacher ses mains de la douceur de son corps ni de la chaleur qu’elle émanait. Son nez se fourra auprès de son œil, ses lèvres près de son oreille lui chuchotant « J’t’avais dis que j’connaissais les règles. » Ce n’est qu’à ce moment-là qu’il se détacha d’elle pour s’allonger sur le dos à ses côtés. Une de ses mains la tenait toujours et la fit pousser contre lui. Ses sensations étaient comme redoublés, Vaas n’avait jamais ressenti ça. Peu importait la raison, ça avait rendu seulement le moment encore plus intense. Au même instant, il ressentit soudainement une fatigue extrême l’envahir. La fatigue habituelle de l’après-coup pourtant noyé d’une béatitude sereine. Oh, il n'espérais rien. Milligan n'avait pas assez d'amour-propre pour considérer quoique ce soit dans les bras d'une femme. Faible, il l'était. Assez pour subir les caprices d'une emmerdeuse dissolue. Assez pour se laisser berner et finir par n'être que le produit de la masse populaire prise au piège des griffes de la nuit infinie et assourdissante.

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MessageSujet: Re: brain stew (pv Keir)   Lun 21 Mar - 20:55




« Brain stew »

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« Je crois que j’connais déjà les règles. » Sa soudaine proximité enleva l'étincelle enfant dans mon regard. Il y avait quelque chose dans la façon dont Vaas avait saisi mes hanches, qui accéléra mon pouls. C'était idiot, mais une nervosité s'insinua en moi… Tandis que je reconnaissais l'attrait du désir. Un désir pur et violent. Insistant, comme je ne l'avais pas senti depuis de longue année. Si, un jour j'avais pu ressentir une envie, que je ne contrôlais pas. L'homme était un moyen d'atteindre la jouissance, mais le corps chaud de cet homme si proche du mien, alors même  que nous ne faisions pas grand-chose, me disait que ce serait plus compliqué cette fois. Il n'était ni un de mes chiens, à l'image d'Isak, ni un client, ni même un innocent que je manipulais. Il était Vaas. Cette personne qui était devenue régulière dans mon univers et qui semblait même m'appréciait. Il était plus effrayant que le monstre qui frôlait l'envahisseur. Il troublait mes plans en me prenant ainsi dans ses filets. Je battis deux fois des paupières, alors, qu'il enchaînait. Un baisé si avide, que je pris une seconde pour lui répondre. Une seule, avant de moi-même me déchainer. Nue dans ses bras, j'agrippais sa veste pour lui retirer, déchirais son chandail pour avoir accès à sa peau. Sans vraiment me concentrer sur le comment, je finis par assouvir ce besoin de me retrouver peau contre peau. Il guidait le bal, je me soumettais volontiers à ce besoin, qu'il avait de me prendre. C'était différent, même si j'avais mon lot d'expérience. Peut-être parce qu'il était le seul que je le laissais se rendre là, en ayant parlé plus d'une fois avec lui. Sans avoir exigé de l'argent ou avoir un but bien précis en tête. À cet instant précis, j’avais véritablement envie d’une personne et non pas d’un corps. Je voulais QUE LUI, QUE VAAS prenne possession de moi.

La peur au ventre, je me retrouvais sur mon lit, ses lèvres parcourant mon corps et affolant mes sens. Mes propres mains s'agrippaient à ses épaules pour l'encourager davantage et je gémis de protestation à mesure que les secondes passaient. Je devenais folle devant l'attente et c'est ce que je lui lançais comme supplique, lorsqu'il frôla la source de mon plaisir en me lançant un regard. Je l'implorais presque de se presser. Il ne fit pas prier et je l'enfermais entre mes cuisses. Je poussais un gémissement profond en le sentant me pénétrer. Une sensation de satisfaction s'inscrivit dans chacun de mes mouvements, tandis que je mordillais et embrassais tout ce que je pouvais. Je n'étais plus qu'une boule d'instinct qui ne pensait qu'à réagir. Prendre, posséder cet instant que je n'avais pas vraiment planifié. Comme chaque fois depuis mon éveille, j'avais l'impression que mon sens du toucher s'amplifier. Il devenait presque incontrôlable, d'autant plus que j'en demandais toujours plus. Loin d'être silencieuse, je perdais le contrôle sous lui, me fichant pas mal qu'on puisse nous entendre.

Je m'abandonnais entièrement à ce qu'il me faisait éprouver. Pour la première fois de ma courte vie, je ne calculais rien, ni ne réfléchissais à autre chose. Je vivais pleinement cet échange et me soudait à ses hanches. Je m'agrippais à ses fesses pour suivre sa chevauché et finis par pousser un râle de plaisir, alors que Vaas ralentissait. En l'espace de quelques minutes ou plus encore, je l'ignorais, il avait bousculé ce que j'avais en tête et fait naître en moi, quelque chose qui me plaisait qu'à moitié. Je n'étais pas honteuse, alors qu'il reprenait son souffle, relâchait ma crinière et restait en moi. Je ne ressentais pas le besoin de me nettoyer de mon vice, ni même l'envie de provoquer mon dieu dans une prière, le narguer de la débauche de sa fille égaré. Perplexe, comblé, je ne revenais à la réalité, que lorsqu'il me parla à nouveau.  « J't'avais dis que j'connaissais les règles. » Je frissonnais, lorsque son corps s'éloigna du moi. Il me ramena à ses côtés et me blottissais contre ce torse que j'avais marqué de mes dents. Une autre nouveauté que je trouvais intrigante. « Au contraire... Tu m'as empêché de jouer. » Je ne le regardais pas, cherchant le plus de proximité possible entre lui et moi. J'avais eu l'intention de le torturer, de le rendre suppliant, d'en faire mon nouveau jouet. Mais, ce titre ne lui allait pas. Je ne savais pas comment je réagirais par la suite, mais je décidais de ne plus réfléchir. Fermant les yeux, un bâillement  m'étonna. « Tu ne feras pas parti de ma liste d'animaux domestiques... » Je me détendais et ma voix se fit pâteuse, la seconde suivante. Sans lui donner plus d'explication, je m'endormais.

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Fin

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