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 sorry, but money is my only allegiance (pv Vixen)

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rirat bien qui rirat le dernier

Féminin
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MessageSujet: sorry, but money is my only allegiance (pv Vixen)   Sam 5 Déc - 23:37

Sorry, but money is my only allegiance

Vixen & Andreï

Je baille. Ce n’est pas très professionnel il parait, mais bon. Il parait aussi que ce n’est pas très cool de tuer des gens, et que c’est encore moins cool de tuer des gens pour de l’argent mais je le fais quand même, alors bailler… dans ces circonstances, ce n’est pas très dramatique. Et le professionnalisme, c’est un concept que je juge assez surfait lorsqu’on a passé l’âge de la retraite : j’ai beau avoir trente ans en apparence, je n’en ai pas moins de soixante-dix en réalité. Soixante-dix petites années, plus de la moitié passées sous la forme d’un rat adorable qui mangeait du fromage et haïssait les chats. Je baille, donc. En regardant ma montre. J’ai encore une douzaine de minutes à attendre avant que la cible de mon contrat ne se pointe sous mon nez. Une douzaine de minutes à bailler dans le froid et la nuit, une douzaine de minutes à jouer avec ce rubik’s cube que j’ai emprunté à ma petite-fille pour une durée indéterminée sans demander en amont son autorisation ; c’est la manière politiquement correcte de dire que je le lui ai volé. Je m’amuse avec les tâches de couleur sans parvenir à en mettre trois de côté mais ce n’est pas grave : ça occupe les mains et ça me donne un genre intelligent, tout ce dont j’ai besoin pour le moment. Et ça permet aussi de passer le temps, ce qui me convient à merveille.

Nouveau regard à ma montre, il ne me reste qu’une demi-douzaine de minutes, je range l’objet de mon attention dans le caniveau le plus proche et je remonte un peu plus ma veste en sautillant sur place pour me réchauffer et réveiller mes muscles, avant de frotter mes mains l’une contre l’autre et de souffler dessus pour les réchauffer. Ma cible de ce sombre ? Un sombre inconnu qui a eu le malheur d’embêter des personnes ayant le moyen de l’éliminer. Qui il est, pourquoi je dois le tuer et dans quel camp il est, ça m’importe très peu. J’ai déjà encaissé un tiers du paiement et je vais recevoir ce qu’il manque dans une poignée d’heures maintenant, c’est tout ce qui m’intéresse. Je me souviens d’un temps où je m’obstinais à demander à mon supérieur toutes les informations possibles comme pour me trouver une bonne raison d’exécuter la personne mais je me suis vite lassé des pointes de douleur qui me transperçaient les tempes pour toute réponse et j’ai appris non seulement à fermer la gueule quand il le fallait mais en plus à ne pas poser de questions inutiles. Trois minutes. Je baille une nouvelle fois avant de me masser la nuque pour défaire un petit nœud qui me tiraille les muscles. Zéro minutes : personne. Et merde, Je soupire. Si en plus il faut que l’autre gus soit en retard, ça ne va pas aider. J’ai bien envie de faire demi-tour mais l’appât du gain est trop fort pour que je sorte de mon point d’observation. Je préfère de loin extirper une cigarette désintéressée pour la griller pendant mon temps d’attente supplémentaire. Finalement, dix minutes plus tard une silhouette se découpe dans mon champ de vision, entre dans l’immeuble que j’observe depuis une heure et demi maintenant, allume progressivement les étages et s’échouent dans l’appartement. Bien. Si mes informations sont bonnes, il ne va pas tarder à ressortir et c’est à ce moment là que je le cueillerai. Un plan simple, parfait, efficace comme je les aime et surtout tout à fait rentable pécuniairement. Comme je les aime.

Deux petites heures plus tard, je suis devant le restaurant où je suis supposé retrouver Hartley. Bien. Ca va être détendu comme repas, surtout que j’ai déjà mangé à ma manière tout à l’heure. Ca va être détendu. J’ai une petite demi-heure de retard, due à un aller-retour imprévu chez moi où j’ai soigneusement évité le regard désapprobateur de mon fils avant de ressortir en vitesse sous le sourire de Mikkel. Je considère dans un soupir le restaurant et sa devanture, les passants qui ralentissent, s’y arrêtent, y rentrent ou pire en sortent. J’ai beaucoup de défauts, j’ai tendance à être particulièrement chiant notamment, mais je ne suis malheureusement pas lâche, et si une demi-heure de retard est tout à fait normale venant de moi, rebrousser chemin comme le conseil le spectre de rat qui s’exprime encore en moi est totalement hors de question. Pour le moment. Et puis, si je peux grappiller encore quelques billets, on ne sait jamais… pourquoi donc suis-je un peu honnête ? C’est une excellente question. Et ce qui survit de ma conscience est en grand débat avec ma vénalité depuis que j’ai épargné ma cible pour la simple raison qu’elle avait plus de billets à me proposer que mon employeur initial. Situation compliquée, Andreï pas très malin : je finis par rentrer dans le restaurant. « Vixen Hartley ? » Des nom et prénom qui me désignent une table plus loin, je remercie le serveur d’un sourire avant de partir m’écrouler sans la moindre élégance ou légèreté dans la chaise juste devant mon employeuse. J’avoue que je détonne un peu avec mes jean, sweat, tee-shirt qui ne sont pas de la première jeunesse, très loin de là, mais je n’ai jamais fait grand cas de mon apparence lorsqu’il ne s’agit pas de me fondre dans la masse ou de m’embarrasser d’une identité particulière. Espion, assassin, j’ai peut être un don de comédien mais il est hors de question d’en faire une ligne de conduite. « Ca fait du bien de poser son cul quelque part, y’avait un monde fou sur le périph, t’imagines même pas la galère que ça a été pour venir. Bref, désolé pour le retard, c'pas de ma faute. » Bien sûr que je raconte n’importe quoi. Il ne faut pas trop m’en demander, je suis encore en train de chercher comment je vais lui expliquer que ma loyauté a fait sa girouette ce soir.

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