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 Hidden in your eyes ▬ Callum.

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↳ Opinion Politique : Il ne supporte ni la politique actuelle, ni la résistance
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↳ Playlist : Clocks, Coldplay ▲ Ghost, Halsey ▲ Under your spell, Desire ▲ Animus Vox, The Glitch Mob ▲ Back to you, Mollie King ▲ Beautiful Scar, AaRON ▲ The great escape, Woodkid ▲ Missing you, The Saturdays ▲ Divenire, Ludovico Einaudi ▲ Into you, Ariana Grande ▲
↳ Citation : « It's good. So good, it scratched that part of my mind. The part that doesn't allow good to exist without a condition. »
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MessageSujet: Hidden in your eyes ▬ Callum.   Lun 7 Déc - 15:46



hidden in your eyes

 
Where do you hide your heart ?


C'est une journée comme une autre. Un matin comme un autre. Mon corps se traîne en dehors de la chambre, jusque sous la douche. Le regard dans le vide, l'eau qui se glisse un peu trop chaude, un peu trop piquante sur mon corps et mon souffle las. Lorsque je ferme les yeux, je la revois. Elle et son rire si prenant. Cela fait déjà quelques jours, et pourtant, je suis incapable de la sortir de mon esprit. Vixen sent qu'il y a quelque chose, elle attend sans doute que je lui en parle. Mais qu'en dire ? Je me sèche rapidement, m'habille en vitesse en buvant un verre d'eau et je sors en claquant la porte de l'appartement et tournant la poignée. Une fois, deux fois, trois fois.

J'observe le temps et me demande comment m'occuper. Si à cause de cette créature qui occupe mon esprit je suis incapable de rester dans mon lit, aujourd'hui, la seule chose que j'avais prévue était d'attendre cet étranger au bar. Pourtant, on est bien loin d'être le soir, et il n'est jamais là en journée. Je me frotte la tête et commence à marcher sans but. Quand j'y pense, cela à beau faire plus de deux mois que je l'observe je ne sais toujours pas quoi en penser. En plus des souvenirs flous, qui ne reviennent que par bribes en étudiant son comportement, lui, lui seul est un mystère. Je n'ai qu'un vague souvenir de cette nuit, de cet incendie. Défaut de débutant. Et pourtant, pourtant son visage, son expression à lui, avait quelque chose de sincère. Quelque chose qui prenait même l'oiseau aux tripes. Ce petit quelque chose, qui a d'ailleurs donné l'envie à l'oiseau de ne pas l'oublier.
Mais quand je le vois, là, face à son verre qu'il ne boit pas, je ne reconnais pas l'homme de mon souvenir. Un peu tout m'est passé par la tête. Peut-être que la vision de l'oiseau avait été erronée, qu'il ne percevait pas les émotions comme nous et que mon souvenir n'était pas juste. Peut-être que j'avais enjolivé ce souvenir, pour cacher l'horreur que j'avais vue. Peut-être, peut-être. Pourtant ce pincement au fond de mon cœur ne partait pas. Je n'avais rien pour rester, rien qui me poussait à l'aider, à insister, mais j'étais incapable d'abandonner. Je ne saurais dire à quoi cela était du exactement, si c'était juste le fait de vouloir s'accrocher à quelque chose, ou si c'était lui. Lui, quelque part caché derrière cet homme assis au bar.

Voilà plus d'une dizaine de minutes que je marche sans réfléchir à la direction dans laquelle je vais. Sans même faire attention où je marche. Au moins, elle était sortie de mon esprit même si je n'avais toujours aucune idée de là où j'allais, je continuais d'avancer, traversant les rues les unes après les autres. Quand soudainement, le flou qui m'entourait est devenu très clair, trop clair. Sans avoir le temps de réaliser je me retrouve allongé au sol, bouche bée. Alors que mon esprit commence à clarifier la situation je vois les gens s'affoler autour de nous. Sans réellement comprendre d'où venait l'accident, comment il s'était produit, je me retrouve entourés de gens plus ou moins blessés et de témoins qui cherchent à aider. Alors que je reste là, sans bouger, un homme s'avance vers moi. Sa voix semble lointaine et je ne comprends pas tout de suite ce qu'il me veut. « ...bien ? Monsieur ? Vous allez bien ? » Acquiesçant doucement, je finis par croiser son regard et lâcher un « Oui, merci. » avant de le voir s'éloigner aider quelqu'un d'autre.

Je regarde mes bras, et voit quelques égratignures. Alors que je m'appuie sur ces derniers pour me relever, je grimace un peu. La rue est désormais pleine, bien trop pleine pour moi. Je relève mes lunettes. Une fois, deux fois. Elles sont légèrement rayées. Je ne peux pas rester là, si Vixen me voyait au milieu d'une foule je m'en prendrai plein la figure. Et puis, on ne sait jamais qui on peut croiser. Me mordant la lèvre en tournant les yeux vers la rue calme, petite, la plus proche, je m'y dirige discrètement. Mes membres commencent à être douloureux alors que tout se calme dans ma tête. Arrivé dans la rue, juste à côté de l'accident, je m'adosse contre le mur et avance jusqu'à un coin d'ombre afin de me poser jusqu'à ce que la rue se vide. Les secours ont débarqué, les voix s'agitent. Je me laisse glisser le long du mur, étendant ma jambe qui est encore douloureuse. Je devrais régénérer assez vite, cependant, avec la fatigue et les événements des derniers jours, il faut que je reste au calme et que je me concentre sur ça.

La jambe tendue, le bras posé dessus, je ferme les yeux et tente d'oublier ce qui m'entoure. Je souffle, doucement, luttant de toutes mes forces pour ne pas me rappeler son odeur à cet instant. Je sens la douleur s'estomper un peu lorsqu'une nouvelle voix me sort  de mes pensées. J'ouvre les yeux pour voir face à moi l'homme que j'observe depuis des mois.
Je rêve, pas vrai ?
Il est là, face à moi, en uniforme. Je tente de me relever pour gagner de la contenance, en vain, ma main glisse le long du mur me faisant tomber de plus belle au sol. Je le regarde, encore perdu, incapable de réaliser ce qui vient de se passer. « Je... je vais bien. »
Qu'est-ce qu'il fait là ? Peut-être a-t-il un frère jumeau ? C'est pas possible. Pas possible. Ce regard sur son visage, ce n'est pas celui qu'il a tous ces soirs. Comment est-ce possible ? Mal à l'aise, sans m'en rendre compte, je remonte mes lunettes. Une fois, deux fois. Ma montre, cassée. Une fois, deux fois, trois fois.

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MessageSujet: Re: Hidden in your eyes ▬ Callum.   Mer 9 Déc - 19:38



« Aucun être ne peut en sauver un autre. Il faut se sauver soi-même.» H. Melville

Axl & Callum
featuring




« Ouvre tes yeux sur qui tu es car rien ne semble être ce que tu espères. Tu te mens. »

Las. C’est un sentiment qu’il ressent perpétuellement comme un état de fait. Chez lui c’est même devenu une attitude. Il ne le voit pas toujours, ni fait pas plus attention que ça mais ne parvient pas plus à s’en défaire. Il s’observe avec la volonté de changer et la peur d’abandonner ce qui fait de lui l’être qu’il est devenu. Il ne le sait pas, ne le comprend pas. Pour lui, sa vie c’est celle qu’il s’est créé depuis deux ans. Il ne s’imagine pas l’avant, n’y parvient pas. Il s’observe et observe le monde. Il les voit comme des numéros : une suite perpétuelle de secondes, de minutes, d’heures. Une suite qui sonne la fin d’un cycle, d’un souffle… d’une vie. Il connait la mort, l’apprécie, la chatouille, l’appelle, la délivre. Il la connait et la voit sur chaque visage. Callum sait ça, il sait que tout le monde meurt. Tout le monde doit mourir alors pourquoi ne pas les libérer de leur errance ? De leur espoir ? Il est las de voir ces sourires qu’il juge inapproprié, inintéressant. Ne pourrait-il pas avouer leurs pensées ? leurs souffrances ? leurs craintes ? Apparemment non. L’homme est incapable d’assumer quoique ce soit de toute façon. Lui-même plus que les autres. Sa tête disparait sous son tee-shirt qui finit par claquer contre sa peau. Lorsqu’il relève la tête, la même surprise l’agrippe. Ca fait une semaine. Une semaine, 7 jours, deux gardes et encore de la surprise sur ses traits. Cette fois-ci, ses yeux se portent sur le bas du miroir. Il la voit dans l’entrebâillement de la porte, elle l’observe à travers le cadre et se cache dès qu’elle croise son regard. Elle rit en posant une main sur sa bouche sans parvenir à contenir le petit gloussement. Callum sourit et fait mine de ne pas l’entendre. Lorsqu’il se penche pour enfiler ses chaussettes, Anna sort de sa cachette et lui saute dessus en criant. Le pompier la récupère au vol et l’étend dans les airs en tournant sur lui-même. La petite rit aux éclats et se laisse bien volontiers atterrir dans les bras de son oncle, devenu son père. Yeux fermés un bref instant, le souvenir disparait. Il continue pourtant de fixer l’angle du miroir. Sa conscience court après une illusion, un rêve éphémère pendant que la douleur s’agrippe à ses entrailles sans parvenir à trouver assez de force pour s’y loger. L’ensemble disparait rapidement pour laisser Callum avec ce même gout amer dans la bouche. Lui et son silence. Il crache alors dans le lavabo, passe une main sur son visage et quitte la pièce.

Traverser la ville l’emmerde. Prodigieusement. Trop de monde. Trop de voix. Trop de bruit. Il aimerait la quiétude d’un bar où les sonorités lui permettent de s’enfuir dans un silence contrôlé. Ici, l’exercice est plus délicat. Il râle sans se soucier une seconde des habitants qui s’écartent à son passage. Il n’est pas encore au travail. Il ne veut pas jouer son rôle ni même ressentir cet étrange sentiment de bien-être, d’exactitude, de précision. Il avance. Le monde s’écarte par reflexe face à un homme caché sous une veste de son nouvel emploi. Techniquement, il n’est pas censé la porter en dehors de ses gardes mais il déteste s’encombrer d’un sac alors il préfère emmerder son monde autant que celui-ci l’emmerde et porter sa tenue dès la sortie de sa caverne. Ses yeux s’accommodent d’une impatience voilée lorsqu’ils se posent sur la caserne. Cal s’arrête sur le trottoir d’en face. Le voila qui bloque, encore. L’immobilité l’agrippe pendant que ses méninges s’exécutent dans le plus grand silence. Les rouages s’arrêtent sans raison apparente, même pour lui. C’est un simple frein invisible, une barrière qu’il brise en posant le pied sur le bitume. Sa folie ne l’empêchera pas d’emporter ses souvenirs et de parvenir à les conserver. De parvenir à les appeler et les voir quand bon lui semble. Non, rien ne l’empêchera de trouver la vérité qu’importe ce qu’elle renferme. Qu’importe ce qu’il pourrait advenir. Le temps s’écoule à nouveau, doucement. Une seconde semble des heures dans sa réalité mais il n’en a cure.

L’assassin se mut à chaque pas. Il ressent, se pique de l’air qui le chatouille, sent le froid se transformer dans ses narines, voit le monde chavirer vers le blanc. La sirène retentie en écho à son pied qui s’impose dans son nouveau territoire. Un nouveau territoire qui prend davantage la forme d’un souvenir longue durée mais saccagé. D’instinct, il s’élance pour rejoindre le corps de la caserne tout en jouant des épaules pour enlever sa veste et attraper celle des interventions ainsi que son casque. Il enfile d’un bon ses bottes et son pantalon puis grimpe dans son camion. Un camarade lui tape l’épaule en soulignant qu’en restant immobile à l’entrée de la caserne il finirait par se faire arracher les yeux par leur commandant. Cal hoche la tête sans rien dire et s’imagine aisément poser ses mains autour de son cou. Il voit la surprise de l’homme en face de lui et la lutte dans son regard pour s’extraire de cette poigne. Il le voit. Aime ça. Un sourire s’affiche, plus franc. L’autre lui renvoi l’appareil loin d’imaginer sa cause.

Le camion s’arrête, Cal laisse son esprit apprécier un son qu’il devrait se refuser d’entendre. Cette sirène. Cette cacophonie autour d’un accident. Il sourit. Respire profondément et observe la scène avec une rapidité emprunte à une vieille routine. Une personne s’est échouée contre un lampadaire avec sa voiture bousculant une femme au moment de la collision. Cal devine l’homme dans sa voiture et le sang qui parcourt son visage. Il entend son râle douloureux au milieu du vacarme. Son sourire s’efface, il fronce même des sourcils. »PETTERSON, COLLINS ouvrez moi cette merde ! FONTAINE, MAC occupez-vous du type, DOYLE le périmètre ! » Les hommes s’échangent un regard et rapidement se retrouvent face au véhicule avec leur grand jouet. Ils se placent à l’opposé du conducteur afin de minimiser les risques pendant que les ambulanciers et leur capitaine se chargent de protéger le type. Doyle, lui, jette un coup d’œil circulaire à l’assemblée et traverse les mètres qui le séparent de la jeune femme qu’il avait vu une seconde plus tôt. Elle s’agrippe à lui avec force en hurlant de rage. Super. Ses gestes se font précis et étonnement doux malgré l’envie de violence qui l’habite. Il sent en lui s’agiter sa personnalité dominante mais ses réflexes s’approprient son corps avec délectation. Avec simplicité. A cet instant il aide, il sauve. Quelque chose qui n’était plus censé être fait pour lui. Un ambulancier récupère la jeune femme dans son camion en hochant la tête suite aux explications de Callum. Le « mon pote » qui est lâché fait presque sourire Cal qui se tourne vers le reste du spectacle. Son équipe est efficace. Efficace et rapide.

D’un coup d’œil, il se crispe et marche d’un pas rapide vers l’opposé de sa position. Il s’approche, écarte deux personnes sur son chemin sans s’excuser et observe la ruelle. Le jeune homme posé contre le mur ne semble pas dans son meilleur état. Cal le contemple mais n’agit pas tout de suite. Il s’immobilise comme précédemment. Encore un frein, encore une erreur, encore une barrière. Son regard s’agrippe au sang qu’il devine d’ici et son sourire s’humecte d’un plaisir qu’il voudrait se refuser de ressentir sous cet uniforme. C’est ainsi. Sa folie l’agrippe. Il apprécie tellement la désigner comme étant autre chose que sa propre conscience. Il se leurre. Hey petit, t’as besoin d’aide ? Il parle pour se pousser à avancer. Ce qu’il finit par faire, modestement avec seulement un pas à son actif. Callum lutte contre son envie de le laisser le souffrir, de l’aider à souffrir davantage. Ses yeux deviennent noirceur… un simple instant. Il secoue la tête, passe une main dans sa barbe. Le jeune homme se redresse avec difficulté et finit par s’échouer de nouveau sur le sol en espérant faire croire au monde que tout va bien. Cal soupire et s’installe à son côté. C’est ça mon gars… t’es prêt pour un rodéo. Il secoue la tête. Son regard s’adoucit au contact du jeune homme, il observe ses bras puis sa jambe. Tu ne sembles pas si amoché que ça, tu es chanceux… tes lunettes presque un peu moins… Le pompier lui sourit pas encore très naturellement mais qu’importe, c’est déjà ça. Il en profite pour se déplacer et regarder de plus près la jambe. Celle-ci ne semble pas plus endommagé que ça, au pire une foulure. Tu me dis quand tu as mal et l’échelle de 1 à 10… Avec douceur et précision, il prend la jambe entre ses mains.



 

 

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Hope & Redemption
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MessageSujet: Re: Hidden in your eyes ▬ Callum.   Dim 13 Déc - 19:15


fight and fate


The hope in your eyes.

Le sang bat son plein en moi, je le sens couler et s'agiter en chaque particule de mon corps. Il faut que je me calme. Il faut que je me calme. Le regard de l'homme face à moi me fait serrer le poing. Putain. C'est pas possible. Lui, là, maintenant. Je grimace alors que je gigote sans bouger vraiment. Cherchant désespéramment une force qui ne m'habite plus pour le moment. Mon regard se fixe dans le sien alors qu'il ouvre la bouche. Il est différent. Tellement différent, trop différent. Je m'arrête, moi et mon cinéma qui allait juste me mener à me vider de tout ce qu'il me restait. En pause, face à celui que j'observe depuis des mois. Je connais chacune de ses habitudes. Chacune, sans exception.
Sa façon de pousser la porte du bar, de lancer un regard à la salle. Son tabouret de bar, son geste pour commander ce verre auquel il ne touche jamais. Je connais sa façon de laisser tourner ce liquide dans sa cage de verre et de finir par s'en aller. Du même pas exactement que celui par lequel il est rentré, de la même façon de pousser la porte. Ce regard toujours si vide et si violent en même temps. Cette haine qui glace le sang de ceux qui s'assoient trop près de lui. Trois mois. Jour pour jour quasiment, que je l'observe. Trois mois que je vois les souvenirs me revenir en mémoire. À chaque rencontre, à chaque fois que je le vois un peu plus comme un monstre, je veux faire taire tout ça. Faire taire ce souvenir qui me hante, faire taire l'oiseau qui me rappelle ce qu'il a vécu quand on se rencontrait à peine.
J'ai passé trois mois, face à mon verre, à entendre son désespoir dans les flammes. Trois mois à le voir un peu plus durement dans une réalité différée ou il pleurait à en déchirer le cœur de la bête à plume. Trois mois à ne rien comprendre, de ce souvenir. L'impression d'avoir vu un fantôme pendant des mois, qui n'était que l'ombre de ce qui n'était pourtant qu'un rêve. L'oiseau l'avait peut-être enjolivé, parce que l'homme que j'avais vu n'avait rien de quelqu'un qui se déchirait les tripes par amour. Et pourtant. Pourtant, j'étais incapable de partir. Incapable de l'oublier, cherchant toujours à retrouver l'homme qui me hantait. Le chercher, là, derrière cette monstrueuse carapace qui grandissait de jour en jour, pour lui dire la vérité. Pour lui parler.

Incapable de bouger, je cherchais dans le fond de ses yeux le souvenir de cet enfant perdu que je voyais se débattre dans ce brasier. Ironie, en voyant son uniforme aujourd'hui. Je me perds, dans ce que je cherche vainement depuis que je l'ai retrouvé, oubliant l'homme face à moi, notre réalité, et tout ce que j'ai pu déduire jusque là. Sa voix me sort avec force de mes pensées, une force bien différente de celle que j'avais connue en l'entendant jusqu'à lors. L'homme n'était pas un grand bavard autour de son verre au bar, et pourtant, sa voix avait quelque chose de perçant, blessant alors même qu'il ne disait qu'un bonjour. Cette sensation qu'il pouvait vous briser d'un seul doigt. Briser un enfant, de ce même doigt. Et là, il était tout autre. Il était prenant, puissant, mais pas menaçant. Pas sur l'instant. Le temps a passé un peu, la peur aussi, perdue dans ce flot de pensées incontrôlées et la douleur s'est déjà bien calmée. Merde. J'avais complètement oublié ma condition. Alors qu'il joue le rôle du parfait soigneur, s'autorisant même un sourire, une petite vanne, je ne dis mot, restant là, cherchant comment me faufiler hors de tout ça. Je tente comme je peux de garder mon calme, tiraillé parmi tous ses sentiments qui pour la première fois depuis bien longtemps ne concernent personne d'autre que la personne face à moi.

Situation que je suis visiblement incapable de gérer correctement. Il ne faut pas plus longtemps à l'homme pour me toucher la jambe et faire son job. Dans un geste réflexe j'opte pour un mouvement de recul me cognant un peu brutalement contre le mur qui n'avait pas bougé d'un centimètre depuis mon arrivée. Grimaçant je relève le regard vers le visage de mon inconnu – pas si méconnu que ça, avant de poser ma main un peu au dessus de la sienne sur ma jambe et bredouiller, un peu plus calmement que la première fois. « Je vais bien. Je vais bien. »

Mon regard se veut rassurant, mais vrai aussi. Je vais bien, et j'irai bien. Je serre ma main sur ma jambe avant de me lancer pour lui parler, tout faire pour faire en sorte que le pompier arrête de me considérer comme un patient mais que l'homme se dévoile un peu. C'est mon ouverture, ma chance, mon espoir. La vision des cris revient, et l'homme en face de moi, pour la première fois, correspond à celui que je vois s'époumoner. Je ne l'approche pourtant que du bout des doigts, au moindre faux pas il peut fuir et je le perdrai sans doute à tout jamais. Il n'aura été que fumée un instant que j'aurais été incapable de capturer. C'est pas le moment de faire n'importe quoi, pas le moment de dire n'importe quoi. Surtout pas. Retirant mes lunettes de mon autre main, je les dépose sur mes cuisses avant d'ajouter. « Vraiment je n'ai rien... Merci d'être venu voir comment j'allais mais je me suis écarté pour justement laisser place aux vrais blessés. » Un léger sourire se dessine sur mon visage avant que j'enchaîne. « Vous avez sans doute mieux à faire que de vous occuper de moi d'ailleurs. » Même s'il ne doit pas partir sans que j'ai l'occasion d'en savoir plus. Surtout pas. Je commence à m'appuyer sur le mur pour me relever, cette fois-ci en douceur. « Ne vous en faîtes pas pour mes lunettes, j'ai l'habitude, j'en ai d'autres paires. » Tenant ces dernières entre deux doigts, je tente, dans un espoir d'entamer un semblant de conversation, qui même s'il ne durera pas, me laissera entrevoir ce que je cherche, me laissera ouvrir une porte et la forcer pour qu'elle ne se referme plus jamais.

Cette homme n'a finalement rien d'un monstre. Peut-être est-il juste un animal blessé que personne n'a jamais soigné. « Il n'y a pas trop de dégâts là bas ? Je n'ai pas pris le temps de regarder en voyant les secours arriver. Ça ne doit pas être évident pour vous de voir des gens dans un sale état. » Désormais en bon appui, n'ayant plus qu'à pousser pour me relever, j'ajoute dans un soupire qu'il choisira d'entendre ou non, me révélant peut-être qui il est vraiment. « Je n'ose même pas imaginer les incendies... »

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MessageSujet: Re: Hidden in your eyes ▬ Callum.   Sam 19 Déc - 19:44

La précision. Une chose qu’il a toujours continué de parfait dans l’ensemble des ses actions. Une précision qui, pourtant, n’a rien à voir selon les situations et peut prendre une forme déplaisante pour le reste des êtres humains là où lui, peut y trouver une forme d’art. Tuer c’est une déconstruction, c’est une anarchie, c’est une guerre, un fouillis. Tuer correctement, c’est un art nécessitant connaissance et précision. En faire son métier c’est développer un potentiel artistique dans un domaine peu reconnu ou plutôt extrêmement critiqué. Une réaction que l’assassin ne comprend pas tous les jours. Tuer est, pour lui, devenu le propre de l’homme. Ou plutôt, est le propre de l’homme. Il fut un temps où il considérait la bienveillance des hommes entre eux et ce même derrière son fusil d’assaut de l’autre côté de l’atlantique. Il considérait que l’homme devait faire ses choix et de ceux-ci résultaient des conséquences plus ou moins destructrices. L’homme n’était pas mauvais mais faisait de mauvais choix. Aujourd’hui, le monde semble approuvait l’idée que l’homme nait mauvais et attend de la société qu’elle en fasse un être civilisé, à son image. Or, dans une société où le vice semble plus abondant que les matières premières, il n’est pas difficile de comprendre. Cal n’est ainsi pas plus mauvais qu’un autre, il ne fait qu’appliquer sa nature avec un certain talent sans se soucier de son maitre. Il s’en fiche. Ou, plutôt s’en fichait. Le temps s’écoule de nouveau en lui et la précision qu’il utilise aujourd’hui ne font qu’annoncer une possibilité. Infime. Une infime possibilité d’entendre de nouveau ce qu’est la vie et non la mort. Je vais bien. Je vais bien. L’assassin mué en pompier relève les yeux sur le gamin sans doute pas aussi jeune que cela. Un instant il aimerait lui faire avaler cette affirmation, il suffirait simplement d’appuyer davantage dans un sens comme dans un autre pour le faire grimacer. Simplement. Ce a quoi il pourrait rajouter une rotation un peu trop sec dans l’autre sens jusqu’à ce qu’une cassure s’entende. Oui… il pourrait mais ne le fera pas. Il repose la jambe dans un soupire, ferme les yeux, secoue la tête pour rejeter le harcèlement de sa folie. Le garçon pose sa main sur celle du pompier pour appuyer ses propos. Le regard de Cal s’enfonce dans l’obscurité. Ce gosse l’insupporte déjà, détournant le regard, il pose son bras sur sa jambe redressé.

Vraiment je n'ai rien... Merci d'être venu voir comment j'allais mais je me suis écarté pour justement laisser place aux vrais blessés. De mieux en mieux. Cet enfant ne se rend pas compte de ce qu’il dit et surement à juste titre puisque aucun de ses propos de mérite l’agacement de Callum. Celui-ci en a marre qu’il parle, qu’il l’empêche de faire son travail, de faire quelque chose de « mieux », de « biens ». Qu’il l’empêche d’être autre chose que ce qu’il n’est aujourd’hui sous couvert de se séparer de vrais ou faux blessés. Stupide. Stupide. Vous avez sans doute mieux à faire que de vous occuper de moi d'ailleurs. Mieux à faire ? Certainement. Mieux à faire qu’être là à écouter les paroles d’un type qui se veut sauver de la veuve et de l’orphelin en s’auto écartant d’un accident. Mieux à faire que s’occuper de lui, d’aider de sauver oui… il devrait plutôt l’abattre histoire qu’il n’est plus à penser ainsi, à être stupide, à se sacrifier. Il ne l’écoute plus lorsque ses lèvres remuent à nouveau. Il l’a gonflé mais c’est avec une sérénité conservée par miracle qu’il hoche la tête pour la première fois depuis le début du monologue du garçon. Un hochement de tête qui ne signifie pas le consentement aux propos, pas chez Cal. Chez lui ça prend davantage la forme d’un « tu m’intéresses » conciliant. Le jeune homme se mouve avec lenteur afin d’appuyer ses propos sur son état. Il n'y a pas trop de dégâts là bas ? Je n'ai pas pris le temps de regarder en voyant les secours arriver. Ça ne doit pas être évident pour vous de voir des gens dans un sale état…. Je n'ose même pas imaginer les incendies... Il le sent hésiter mais pas seulement dans ses gestes. Le pompier fronce les sourcils, essaye de comprendre ce que veut ce gamin. Un coup il semble vouloir mettre fin à l’intervention et de l’autre lance une conversation dont l’intérêt est tellement inexistant que Cal serait près à en rire. Au lieu de ça, il passe la main dans sa barbe et la gratte en le détaillant de haut en bas sans pourtant avoir changé de position. Les incendies.

En effet, qu’il n’imagine pas. Les flammes embrassent leur voisinage pour recouvrir leur oxygène. Cal est au milieu du brasier qui s’étend soudainement au dessus de lui. Son talkie-walkie grésille et offre une suite d’ordre, toujours le même. Il faut sortir. Le pompier n’est pas loin de la pièce, il le sait et il a encore le temps. Il se baisse, fait presque corps avec le plancher tandis qu’il avance et répond à son esquade. Une explosion… Il cligne des yeux, tente de rester imperméable à la sensation qui l’envahie et la lutte inconsciente qui se produit en lui. Le souvenir s’accroche, au même titre que la peur, la colère, l’espoir. Le tout s’agrippe à ses fibres sans parvenir à s’y loger. C’est trop tard. C’est fini, il est de nouveau face à ce pantin qui parle pour rien. Pour parler. C’est chaud, ça brûle mais c’est plus … intéressant que les accidents de voiture… La chaleur semble d’ailleurs encore présente dans leur atmosphère, une impression qui mobilise son cœur dans une dynamique rare. Son regard observe leur alentour proche à la recherche de la source de cette chaleur sans n’en trouver aucune. Il s’est même redressé. Il entend crier et se tourne puis secoue la tête. Sa folie lui agite ce à quoi il n’a pas accès : sa mémoire. C’est ce qu’il croit alors que ce n’est dû qu’à lui et à l’emergence de ses propres souvenirs aux paroles du garçon. Il serre les poings et se recentre sur l’intervention actuelle. Le pompier s’avance, passe une main sous l’épaule du gamin et le redresse. Poses ton pied sur le sol et essaye de marcher s’il te plait… Celui-ci ne réagit pas, pas assez vite pour Cal qui enchaine. Ecoutes, quand il y a un accident ou un incendie, on nous appelle et notre objectif et d’aider tout le monde en lien avec l’accident. Tu es blessé, tu dois être aidé et ne t’en fais pas qu’on choisi l’ordre de prise en charge… le reste de l’équipe s’occupe déjà du Vin Diesel de la voiture… Cal étend le bras dans l’air en hochant la tête pour l’intimer d’avancer et c’est là que ses yeux se pose sur le flan gauche du bavard. Attends… Il s’approche et passe deux doigts entre le bout de tissu coupé. Il gromèle dans sa barbe contre lui-même. Précision. Tu parles. D’un geste, et sans demander, il déchire le sweat et observe l’entaille. Celle-ci n’est pas bien grande mais nécessite un minimum de soin. Sinon tu vas bien… qu’est-qui…. ..Doyle au rapport… Ce dernier observe le garçon et le malaise qu’il dégage puis la blessure. Il agrippe sa radio, se penche légèrement et articule. RAS. Je me fais juste kidnapper par une femme et son foutu chat errant. Je l’aide avant de recevoir un appel à la caserne pour ça… …Doyle on a fini… OK… Laisse-moi rentrer après ça avec la patrouille, je suis sûr que tu ne veux pas te coltiner ce sauvetage… … Bordel Doyle… T’as 20 min

Le pompier soupire, observe le garçon de nouveau et fronce les sourcils. Son excuse est bidon, c’est certain. Le mensonge n’est pas quelque chose qu’on peut lui faire gober bien longtemps et ce depuis l’enfance. Il le « sent » et ces derniers temps plus encore alors qu’il se fiche éperdument qu’on lui mente. C’est devenu instinctif bien qu’il ne fasse jamais attention à cette alerte, fidèle à lui-même et  à son absolument inintérêt de la vie des gens qui l’entoure. On pourrait tout lui raconter sans qu’il ne daigne vouloir connaitre le vrai du faux. Plus maintenant. Enfin, sauf là.   « Laisser la place aux vrais blessés »… c’est mignon… Il secoue la tête, ouvre sa veste et cherche dans ses poches. Il devrait le laisser là comme il le voulait. Oui, il n’en mérite pas plus, si ce n’est la mort. Par principe. Par besoin. Par envie. Qu’importe. Cal lui ferait bien manger le bitume mais pour un autre principe, il n’en fait rien. Le simple fait de ne pas avoir vu la blessure, c’est son orgueil qui en est touché, un orgueil qui reflète, lui aussi, deux pans de sa personnalité : l’assassin et le pompier dans leur métier. Je ne sais pas ce qui te pousse à faire les guerriers, qui tu es ou ce que tu es… et je m’en fous… Laisse moi te soigner un minimum… je préfère encore le faire qu’imaginer ce que tu serais capable de te faire... Il agite alors la compresse devant lui en haussant un sourcil. Il pourrait tout aussi bien le forcer à se rassoir d’un simple jeu de mains et de pieds, ce qui au passage ravirait une autre partie de lui-même pour ensuite le soigner sans son accord. Une violence mesurée qu’il pourrait très bien consentir à son uniforme de pompier : violence pour soin. Une excuse presque acceptable.



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MessageSujet: Re: Hidden in your eyes ▬ Callum.   Lun 21 Déc - 3:32


fire and blood


I believe in miracles.


Je le fixe. Comme depuis des mois je l'observe, cherchant à savoir qui il est vraiment, ce qu'il est vraiment. Mentionner l'incendie, analyser ses gestes. C'est quelque chose que je n'avais pas encore eu l'occasion de faire. Ses sourcils se froncent quasiment instantanément. Beaucoup pourraient y voir un simple réflexe quand je cherche une réaction particulière. Celle d'un seul homme, pas quelque chose de commun. Il a des mouvements qu'il n'avait pas eu jusqu'à lors. Sans jusqu'à dire qu'il est mal à l'aise, je dirai simplement que je l'ai intrigué. Et c'est exactement ce que je voulais. Le pompier se fait silencieux plus longtemps qu'il ne l'a été depuis qu'il est arrivé face à moi. Je donnerai tout pour être dans sa tête à cet instant précis. Savoir ce qu'il s'y passe, ce qu'il en pense. Pourtant, je suis là, complètement extérieur à son esprit. Et si je peux dire sans m'y tromper qu'il ressent quelque chose, je serai bien abusé d'être certain que c'est ce à quoi je pense. Ce que je veux qu'il pense. Un clignement d’œil plus tard et mon observation se coupe brutalement pour me faire revenir dans la réalité. Sa voix n'a pas changée, son regard est revenu exactement le même qu'avant mon intervention. Seule différence ? Celle que je cherche à tout prix à voir. Je baisse les yeux un instant, comme abandonné, résigné à l'idée de ne pas en savoir plus. Mais je sens son corps bouger, levant le regard je le vois redressé, cherchant quelque chose. Silencieux, je pince ma lèvre. Il y a forcément quelque chose. Ce n'est pas une réaction banale, ce n'est pas celle d'un pompier commun. C'est unique. Il existe quelque chose en lui. J'en suis désormais sûr et je ne dois absolument pas tout gâcher. Alors qu'il serre le poing je détourne le regard, ne pas paraître suspicieux. Ne pas non plus devenir parano. Il ne faut pas plus d'une seconde, et aucun accord de ma part pour que le professionnel passe sa main sous mon épaule afin de m'aider à me relever. Surtout ne pas le contrarier. Il faut en savoir plus.

J'agrippe son bras et me glisse doucement, trop doucement, histoire de ne pas finir ce moment, contre le mur. Il parle. Je ne dis rien et l'écoute. Sa remarque, un peu vive me laisse un sourire sur le visage. Je ne sais pas si c'était de l'humour ou si c'est sa façon d'être, après tout, ça ne ressemble en rien à ce que je connais de lui. Et cette image qui se crée me plaît tellement plus. Mordant ma lèvre intérieure je me retiens d'en faire trop, d'en dire trop. Suivant consciencieusement ses gestes, je m'apprête à marcher pour suivre ses instructions alors qu'il m'arrête. Étonné, j'attends, espérant un peu plus, encore et toujours. Pourtant, ses paroles sont toutes autres et ne concernent que moi. Sans que j'ai le temps de réagir, ni même de parler, il s'avance encore vers moi et déchire mon sweat. Je baisse les yeux et voit une plaie sanglante sur mon ventre. Merde. Les blessures. J'étais tellement concentré que j'en avais oublié ça, j'avais même oublié de me concentrer. Tout se soignait bien plus lentement que d'habitude, simplement parce que j'étais focalisé complètement sur lui. L'inconnu du bar, le pompier de l'incendie. Pour autant, il ne faut pas que je le laisse trop se concentrer dessus. Les Skinchangers ne sont pas denrée rare, il connaît certainement notre existence, mais ce n'est pas spécialement recommandé de montrer ce qu'on est à tout va. Encore moins à quelqu'un qui pourrait le rapporter. Encore moins pour moi. Si Vixen me voit dans des fichiers du gouvernement en tant que tel elle va me tuer. Je me mords la lèvre réfléchissant tant bien que mal à comment faire évoluer la situation à mon avantage.

Même si ce que je vois de lui depuis quelques minutes me semble être bon, ce n'est pas les rapports de ces derniers mois et je ne peux pas risquer ce que je suis. Pas même pour ce qui me hante, surtout pas pour quelqu'un qui n'en vaudrait pas la peine. Surtout pour ne pas faire de peine à Vixen. Heureusement, sa radio se met à grésiller et une voix en sort. Tout comme son nom. Doyle. Doyle. Doyle, il faut absolument que je le retienne. J'en ai pas autant appris depuis tout ce temps, il ne faut pas que je loupe ça. Alors que je devrais en profiter pour trouver une alternative, me voilà là, à l'écouter encore une fois. Il ment. Il ment pour moi. Est-ce une bonne ou une mauvaise chose ? J'en ai pas la moindre idée. Et d'un côté, ça m'arrange, d'un autre, je n'ai toujours aucun moyen de justifier les blessures que je sens se refermer, certes lentement, mais tout de même. D'autant plus qu'avec le trou béant qu'il a laissé sur mon torse, cacher le phénomène s'avère compliqué.

Tant pis. Alors qu'il reprend ma phrase un peu ironiquement, je me mords encore la lèvre. Si, je ne suis pas un vrai blessé. Mais tu ne le vois juste pas. Le voyant s'agiter, visiblement contrarié, sans en savoir la raison, je décide d'écouter, pour l'instant. C'est sans doute ce que j'ai de mieux à faire pour en apprendre plus, du moins c'est ce que je crois. Alors que je me rassoie douloureusement, je lui accorde un léger sourire un peu gêné avant de lancer d'une voix bien plus timide qu'avant. « Je... merci d'avoir menti pour moi. » Touchant nerveusement mes cheveux j'hésite. Je finis par ajouter, toujours sur le même ton. « Je n'ai rien d'un guerrier, ce n'est vraiment pas si grave. » Me rendant instantanément compte que ma remarque risque de piquer le pompier, je continue. « Enfin, je veux dire... » je pose ma main sur ma blessure avant de décider à me lancer. Un peu de vérité. Et tant pis. Au pire quoi ? Je devrais le tuer ? De mes propres mains ? L'homme que je cherche depuis si longtemps à connaître. Pile ou face. Pile je parle, face je ne dis rien, je ne sais rien de plus. Aucun risque, aucune confiance en lui. Je le regarde, une fois encore, et voit ce truc, au fond de ses yeux. Ce truc qui m'a fait rester assis non loin de lui au bar tous ces soirs. Ce truc qui malgré son attitude qui me hurlait de partir, d'abandonner tout espoir, me faisait rester. Alors c'est pile. Comme depuis le premier jour avec lui. « … j'irai mieux dans quelques heures. » Le sous-entendu est évident pour quiconque connaît un minimum ce qui se passe en ce bas monde. Laissant pourtant mon ventre découvert, le laissant faire ce qu'il veut, histoire de ne pas le braquer, je finis par dire. « Vingt minutes... » je croise son regard, ne sachant pas si cette remarque était adressée à lui ou à moi pour finir par balbutier. « …Pourquoi est-ce que vous avez choisi de mentir ? Vous auriez pu me faire amener à l'hôpital, me dénoncer en quelques sortes. Pourquoi rester avec moi ? Vous voulez quelque chose ? »

Serrant un peu les mâchoires avec la douleur mêlée à la sensation de brûlure de la guérison, je regarde l'homme face à moi et pense à tout cet espoir. Puis à son nom. Doyle. Je ne l'avais jamais entendu avant, j'en étais certain. Pourtant, je fermais les yeux, rester calme, stable et cohérent. Ne pas l'effrayer, peut-être aussi un peu me rappeler. C'est ce que l'oiseau en moi voulait en tous cas, à peine les paupières closent que les images de l'incendie me reviennent, encore. Peut-être un peu plus claires. Sans doute parce que je cerne un peu mieux l'homme. Et j'entends la voix, de la petite fille qui hurle. Qui hurle pour l'homme face à moi. Qui hurle de douleur d'être arrachée de lui. Et lui, torturé, déchiré. Un sursaut me fait rouvrir les yeux, droit dans la réalité. Droit sur ma blessure et le pompier si près de moi. « Vous avez une famille ? » la phrase est sortie de nulle part. Sans que j'y pense une seconde. Mes yeux s'écarquillent, moi-même étonné d'avoir osé sortir ça, comme ça. Dans un murmure quasi inaudible je m'excuse de cette dernière remarque. Et merde, j'espère que j'ai pas tout fait foirer.  

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MessageSujet: Re: Hidden in your eyes ▬ Callum.   Sam 2 Jan - 23:05

Presque. C’est le mot. La nuance. Une nuance qui prend vie dans un besoin que Callum n’est pas encore en mesure d’avouer puisqu’il est encore incapable d’assumer quoique ce soit de la vie. S’il commence à entrevoir le temps qui s’égraine de nouveau en lui, il ne parvient pas à en dessiner tous les contours. Le puzzle est trop vaste, ravagé par le temps qui a avancé sans lui et fractionné en des millions de pièces. Sa mémoire, il le sait, n’est pas bien loin. Il peut l’effleurer mais ne peut l’investir, se la restituer et y puiser ce dont il a besoin. Aujourd’hui, le souvenir qui semble l’avoir éveillé ressemble davantage à une hallucination, un rêve aux contours de cauchemar. L’illusion lui sera probablement fatale mais l’espoir devient le moteur dont il avait besoin, les souvenirs étant un carburant nécessaire à le faire fonctionner. Ce souvenir éphémère devenu inaccessible est une particule au milieu de ces pièces mais détient une vérité qui pourrait changer de nouveau un être. Il n’y a pas de miroir pourtant, il imagine aisément son reflet contre le mur, celui de sa folie. Dire que l’illusion est apparue en même temps que ce nouveau faciès, telle une ironie. Son esprit est fou depuis longtemps, il s’en joue avec plaisir et assume davantage sa soif de sang que tout autre chose pourtant, aujourd’hui, Callum distingue deux versions de lui-même. L’assassin du pompier. La folie de la sérénité. Une distinction qui l’illusionne davantage que ce souvenir auquel il tente de se raccrocher. Le gamin se rassoit dans un petit sourire crispé, comme s’il souffrait que maintenant de sa blessure, comme s’il n’en avait pas conscience jusque là. Cal se met à sa hauteur en posant ses genoux à terre. Il brise le sachet de la compresse sans en sortir l’élément indispensable et pose le tout sur son genou. Le pompier prépare le matériel nécessaire avec des gestes efficaces pendant que le garçon parle, semble chercher son regard en même temps que le courage nécessaire à parler ouvertement de ce qui n’est pas aisé d’exprimer. C’est bien une hésitation que Callum ne ressent pas qu’importe le sujet. Il pourrait parler d’assassinat sans hésitation, il l’a déjà fait mais, évidement, l’homme ne croit pas en ces choses là, ne veut pas y croire. Comment prendre en sérieux un homme qui dit être un assassin aussi ouvertement que s’il parlait de recette de cuisine ? Personne ne veut y croire même aujourd’hui. … j'irai mieux dans quelques heures.

Le pompier redresse la tête, hausse un sourcil en s’arrêtant dans ses mouvements. Tout le monde va mieux dans quelques heures, on finit par s’habituer, par désirer oublier les points de sutures et la douleur. On cesse de bouger, on évite soigneusement les mouvements brusques et quelque part, oui, on va mieux. On n’est pas guéri pour autant mais c’est déjà pas mal. Et bien tant mieux, tu pourras te jeter sous les roues d’une autre voiture avant ce soir… youpi… Il secoue la tête conscient que l’information donnée n’est pas anodine. Loin de là, il ne sait pas encore ce qu’il est avec précision mais connait le phénomène. Donc oui, tant mieux pour lui. Le pompier reprend son travail, pose une première compresse pour éponger le sang avec de l’alcool sans prévenir le jeune homme. Pas forcement par oublie même s’il fait croire le contraire par un « oups » presque désolé. Vingt minutes... Il hausse les épaules en toute réponse. Moins… je dois être à la caserne dans vingt minutes… c’est le temps qu’on accorde aujourd’hui à une vieille dame et son chat… Il ose un sourire en agrippant l’aiguille sans savoir si c’est face à cette constatation ou plus face à l’idée de lui faire mal pour le « soigner ». Le mystère reste entier alors qu’il approche l’aiguille de la plaie. …Pourquoi est-ce que vous avez choisi de mentir ? Vous auriez pu me faire amener à l'hôpital, me dénoncer en quelques sortes. Pourquoi rester avec moi ? Vous voulez quelque chose ? Le pompier arrête son mouvement, redresse un genou et pose son avant bras dessus. Il pose son regard dans celui du jeune homme sans savoir ce qu’il y cherche ou ce qu’il veut exprimer. Au final, il secoue légèrement la tête et reprend position. Ca risque de te faire mal… Il sourit, plante l’aiguille. Comme je t’ai dis, je me fous de qui tu es ou de ce que tu es. Pour dire vrai je ne veux rien savoir de toi. Je suis pompier, pas flics, je ne bosse pas pour le gouvernement mais pour ma caserne. Demain tu meurs, c’est triste mais je ne pourrais rien y faire mais aujourd’hui, tu ne peux pas. Cette affirmation est légèrement différente de celle qu’il exprimait il y a peu mais le fond reste le même, ça, il s’en souvient. Il le sait. Son attachement à ce métier semble être l’une des rares choses encrées en lui de manière totalement insaisissable. C’est également un point qu’il accepte. Il parle aussi pour le détourner d’une éventuelle douleur lorsque l’aiguille traverse sa peau. Une méthode comme une autre qui a su faire ses preuves pour des raisons qu’il ignore.

Vous avez une famille ?

Il ripe, enfonce un peu trop l’aiguille et retire l’aiguille qu’il laisse au dessus de la peau. « Papa ! on va être en retard… » Il la voit s’agiter en se balançant sur ses pieds. C’est le 4 mai, sa date de naissance mais aussi celle de la mort de sa mère. Elle aime ce jour malgré la seconde raison, elle aime retrouver sa mère, discuter avec et en profite à chaque fois pour poser montagne de question sur elle, son père et ses grands parents. Toutes ces personnes accessibles uniquement par les souvenirs de Callum. Il lui sourit alors qu’il la soulève pour la prendre dans ses bras en embrassant son cou. « On y va ma chérie ». Le pompier secoue la tête, fronce les sourcils et sachant pertinemment que le souvenir a déjà disparu laissant place à une chaleur insoutenable. Il serre les poings et la mâchoire. Son regard se porte sur le jeune homme et soudainement une haine viscérale se transporte sur les traits. L’aiguille dans sa main est une bonne arme. Petite et nécessitant un peu d’imagination, il aime ça. Il apprécie l’idée, l’embrasse même. Le gamin s’excuse en bredouillant. Qu’importe, il veut juste l’achever maintenant. La chaleur embrase ses narines. C’est étouffant. Il n’entend pas le chef l’ordonner de revenir. Il s’en fiche. Il n’est pas sous ses ordres. Ce type n’était rien en comparaison de l’enfant qui hurlait dans une pièce de ce brasier. Ses yeux s’obscurcissent, cherchent la suite. Il est à terre. Il l’entend et se force à ramper vers elle. Il la voie. Elle a bien retenu les consignes que Callum lui a enseignées. C’est pour ça qu’elle vit encore. L’aiguille pique son doigt sans qu’il ne s’en rende compte. Il la protège de son corps. Elle respire grâce à son masque pendant que lui, suffoque. Il a juste eu le temps de dire où ils se trouvent. Il sent l’inconscience venir. Il articule une dernière fois quelques mots. Le pompier se concentre mais déjà le souvenir s’est volatilisé. Le regard qu’il pose de nouveau sur le jeune homme est tout autre. Quelque part, une partie de son esprit suffoque alors qu’une autre lutte pour garder le contrôle, utiliser la peur du souvenir pour armer la colère, la rage et l’envie de tuer. Toutefois, il prend une grande inspiration, soupire et reprend son œuvre qu’il finit d’un geste rapide. Avec ça, tu mettras peut être qu’une heure pour aller mieux.. Le pompier pose une seconde compresse et scotch le tout avant de reculer légèrement. Sa main attrape l’épaule du garçon avec force sans pourtant agir violement. Il se contrôle. Regarde ce qu’il se passe autour de toi la prochaine fois, et surtout, ne pose plus cette question. Les gens ont perdu plus de personnes en deux ans qu’en un siècle de vie… La douceur qu’il met dans ses propos n’est qu’un masque posée sur sa rage. Une rage qui, pourtant, est nouvelle puisqu’elle nait d’un souvenir de sa vie. Il ressent de nouveau. Si tu me recroises en d’autres circonstances, ne tente pas ce sujet là… ma réponse risque d’être moins mesurée…. Le pompier tapote l’épaule du jeune et se redresse sans s’éloigner. Se pourrait-il que ce gosse puisse être un déclencheur ?

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MessageSujet: Re: Hidden in your eyes ▬ Callum.   Ven 8 Jan - 1:09


new hope


Nightmare or dream.



J'ai cherché à le déconcentrer. Certes, la bonne vieille médication ne fait pas de mal mais elle n'a aucun intérêt. Et pire que ça, si il commençait à réellement s'intéresser à mes blessures il allait bien voir qu'elles guérissaient plus vite que d'ordinaire. Je n'avais pas de solution pour arrêter le processus, cherchant malgré tout à ne pas me concentrer dessus. Mais c'est plus facile à dire qu'à faire, après tout, j'avais mal. Mais le pompier semblait faire plus que bien son métier. N'ayant décidément rien à voir avec l'homme que j'observais depuis des mois. Il s'arrête tout de même dans ses gestes à mes questions me rassurant un peu. Le temps d'un souffle seulement puisqu'il ne faut pas plus de ça au pompier pour me planter une aiguille dans la plaie. Son geste est prévenant, doux. Ma gorge se serre. Qui ai-je réellement face à moi ? Je suis incapable de saisir ce qu'est vraiment l'homme.

Il ouvre à nouveau la bouche, toujours aussi doux. Gêné par la situation, embrouillé dans mes pensées j'ai la chance de pouvoir masquer mon attitude en la faisant passer pour de la douleur qu'on cache avec un ego mal placé. J'écoute attentivement chacun de ses mots. Et si quelques heures plus tôt, on m'avait dit que l'homme que j'ai pu entendre menacer, sembler violent, et surtout antipathique un grand nombre de fois me dirait d'un air d'une gentillesse non dissimulée qu'il ne me laisserait pas mourir aujourd'hui, je ne l'aurais pas cru. Si lui, ne se souvenait pas de moi, moi, je l'avais bien en tête. Lui qui regardait les bagarres se faire le soir sans leur accorder un coup d’œil, simplement concentré sur lui et sa propre histoire. Jamais je n'aurais cru qu'il était pompier. Jamais je n'aurais parié sur le fait qu'il soit un bon pompier. Et l'évidence était pourtant là, s'ancrant de minute en minute. Pantois, je me perds une seconde dans mes pensées, cherchant une explication rationnelle à tout ça.

L'aiguille s'enfonce un peu plus profondément dans ma peau, m'arrachant un rictus douloureux. Ne comprenant pas ce changement soudain, je regarde l'homme à qui je viens de poser la question. Celle qui pouvait m'aider à savoir, à comprendre. Et définitivement, elle lui avait fait quelque chose. Ne vous méprenez pas, avec l'apocalypse, tout le monde avait perdu quelqu'un. Certains avaient tout perdu même, parfois eux-mêmes dans cette vie qui n'était qu'un lointain souvenir. Mais il y avait quelque chose dans le regard de cet homme, à cet instant précis qui me laissait penser que ce n'était pas ça. J'avais toujours voulu être sûr de ce que l'oiseau avait vu. Toujours voulu être sûr que c'était bien lui. À cet instant, je savais. L'oiseau savait. Au fond de moi il me le montrait. Il reconnaissait le regard, l'expression. C'était lui. Plus aucun doute permis. Sur l'instant, je ne pus m'empêcher de sourire de soulagement, poussant un léger soupir. Évidemment, le pompier ne remarqua rien, perdu bien trop loin dans ce que ma question lui avait ramené. Il finit par secouer la tête, geste commun pour se ramener à la réalité. Ne perdant pas de vue l'objectif premier. C'était certes bien lui, mais qui était-il réellement ? Que valait-il vraiment ? L'attitude ouverte qu'il avait affichée jusqu'à lors avait disparu. Peu importe ce que ma question avait évoqué, elle l'avait réellement perturbé. Le voyant serrer poings et mâchoires je déglutis par réflexe, cherchant rapidement du regard une issue.

Son regard a changé. Son aura a changé. Tout a changé après une simple question. Vu le souvenir que l'oiseau m'en laisse, il n'y a rien d'étonnant là dedans et déjà, je pense à lui raconter le pourquoi du comment pour m'excuser. Justifiant tout cela par ce que j'avais vu, lui offrant un souvenir qu'il ne connaissait pas et qui pourrait très certainement apaiser ses peines. Après tout, qui qu'est été cette petite fille, elle était en vie. Je n'avais pas la moindre idée d'où elle pouvait se trouver mais elle était en vie, et il le saurait. Le moment de lui dire n'était pour autant pas venu. Pas avec ce regard trop sombre que j'avais déjà vu dans ses yeux. Pas tant que je n'étais pas sûr qu'il n'allait pas tenter de me faire mal d'une façon ou d'une autre. Il semble lutter contre quelque chose, contre lui-même. Sentiment qui me ramène directement à ma propre condition, me donnant d'autant plus envie de l'aider. Et, contrairement à ce que lui a pu dire plus tôt, j'étais prêt à l'aider aujourd'hui, et demain. Il n'en savait rien, mais malgré tout, si lui n'était en position de tendre la main à quelqu'un depuis vingt minutes, je cherchais à lui tendre la mienne depuis bien plus longtemps.

Il ne lui faut qu'un souffle, un peu long, pour reprendre le ton qu'il m'avait offert depuis notre rencontre. Un sourire, léger, sur mon visage, me réchauffant le cœur. J'allais lui dire. J'allais, enfin, après toutes ces observations, me libérer de mon fardeau et aider un homme qui pensait avoir perdu la chose la plus chère à ses yeux. Le pompier continue son travail, toujours aussi minutieux, et j'écoute encore ses mots. Ses derniers mots me font baisser le regard. Je savais, du moins j'espérais, toucher la corde sensible. Et si j'étais fier de l'avoir fait, sachant que tout cela était un mal pour un bien, je ne m'en sentais pas moins coupable de lui avoir fait du mal ici et maintenant. L'homme me tapote plutôt amicalement l'épaule, ce qui accentue le sentiment.

Et même s'il se relève, je ne peux définitivement pas le laisser partir comme ça. Pas sans un mot de plus. Je ne veux pas qu'il pense que je suis un abruti cruel qui pose des questions sans réfléchir. Pas plus que je ne veux qu'il croit que je voulais le blesser. Mais surtout, ce qui était certainement la chose la plus importante, je ne pouvais pas le laisser partir et risquer de ne plus le revoir. La dernière phrase étant sortie de sa bouche était malgré tout, une forme de menace. Compréhensible lorsque l'on sait ce que je sais. Inconcevable à laisser sans réponse, quand on sait ce que je sais. Alors je me relève, prudemment, m'appuyant toujours contre le mur. D'un sourire léger j'entame par un « Merci, officier... Doyle ? » gêné, voulant dans tous les cas une confirmation sur son nom.

Et sans m'approcher de lui, je dis finalement d'une voix discrète. « Je ne voulais pas vous mettre mal à l'aise. Je sais bien tout ce qui s'est passé ces dernières années mais... » j'hésite. Tout en moi me pousse à lui parler, mais ce n'est ni le lieu, ni le moment. Après tout, sa radio devrait sonner à nouveau, le rappelant à l'ordre, et les minutes qu'il m'a accordées sont écoulées maintenant. Devant agir vite, ne voulant pas le voir glisser entre mes doigts maintenant, pas si près du but, je m'empresse de continuer. « … Je crois que je sais qui vous êtes... » me rendant compte que ma phrase ne pouvait porter qu'à questions et sans doute une certaine crainte, j'agitai un bras entre lui et moi avant de dire. « Enfin, non non ! Je veux dire... Je connais votre visage. Et j'ai peut-être une information qui pourrait vous être utile. » Ne voulant pas non plus donner de faux espoirs à l'homme que j'entendais hurler à plein poumons dans ma tête, après tout, depuis ce temps, qu'avait-elle pu devenir ? Je finissais mon petit discours improvisé en disant. « Je... je ne veux pas vous donner de faux espoirs. Surtout pas. Vous l'avez dit, les temps sont réellement durs. Mais je ne voudrais pas non plus empêcher quelqu'un de savoir une vérité... » me frottant le menton, embarrassé d'avoir finalement une conversation que je me répétais depuis des mois, j'ajoutai. « Vous voyez ce que je veux dire ? » Sans doute pas, idiot. Mais qu'importe. Attrapant un papier dans ma poche que je frottais un peu nerveusement je me lançai finalement dans la question que je voulais poser depuis des mois, sans jamais oser, sans jamais avoir le bon moment.

« Vous voulez bien qu'on parle de tout ça, plus tard ? Vous devez retourner travailler, je le sais bien. Et je ne veux vraiment pas déranger. Mais... si, si vous êtes d'accord, est-ce qu'on peut se retrouver après votre service ou je ne sais pas, pour parler de tout ça ? Je... j'aimerais vraiment vous parler de tout ça. Vous... vous voulez bien ? » Et voilà que finalement, après des mois d'observations, de cauchemars incessants, de douleur à la poitrine au souvenir de ses cris arrachant mon cœur, mon âme, j'avais tendu la main. J'avais enfin osé, et j'attendais désormais de savoir si cette main allait être reçue, les yeux plein d'espoir. Plus d'espoir que depuis des années maintenant, tout ça, pour le sourire d'un enfant. 

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MessageSujet: Re: Hidden in your eyes ▬ Callum.   Dim 24 Jan - 17:12

Déclencheur. Il observe le garçon comme s’il suffirait, peut être d’appuyer ou frapper une partie de son corps pour obtenir un nouveau souvenir, pour obtenir la lumière sur une part d’ombre. Ca à beau semblé stupide, le pompier reste là un moment qui semble éterniser à peser le pour et le contre d’une telle gestuelle à son égard. Ce gamin pourrait-il être une sorte d’interrupteur ? Ou est-ce davantage ce sablier interne qui fait progressivement son œuvre offrant son lot de souvenirs à chaque rencontre, ouvrant des portes jusque là inaccessible ? N’est-ce pas, au fond, une part de lui-même qui autorise le retour de ce qu’il a longtemps apprécié muré derrière une soi-disant acceptation ? Le pompier est loin de ces interrogations, au contraire. Lorsqu’un élément touche ce qu’il parvient à désirer pour vivre tout en l’exécrant pour survivre dans ses derniers choix, ses qualités d’observateurs voire de stratèges disparaissent, laissant place à une réaction souvent brute, souvent irréfléchi, souvent favorable à cette folie qu’il côtoie et apprécie. Encore un paradoxe dont il n’est que le pantin en croyant jouer le rôle du maitre. Son être se joue de lui, il n’est qu’un leurre, une distraction. « Merci, officier….Doyle ? » Le pompier acquiesce d’un mouvement de tête et lève une main en guise de « de rien » puis se détourne lorsque l’enfant reprend la parole. Il s’arrête, hésite à reprendre sa route et soupire dans l’idée de lui signaler que l’historie de la vieille dame était une blague et qu’il n’était pas obligé de jouer son rôle. « Je crois que je sais qui vous êtes... » Arrêté dans son élan qui se voulait certainement plus sympathique que le nouveau, il jette un regard mauvais sur le garçon. Comment ça ? Celui-ci agite une main entre eux que l’assassin considère d’un haussement de sourcil. Que sait-il de lui ? Quelle partie de sa vie ? Sait-il ce qu’il fait depuis deux ans ? Auquel cas, en parler ne serait vraiment pas malin. « Enfin, non non ! Je veux dire... Je connais votre visage. Et j'ai peut-être une information qui pourrait vous être utile. » Une information utile ? Son visage ? Le pompier considère l’enfant de nouveau et s’il constate toujours son aberrante stupidité précédente, il ne peut s’empêcher de le comparer à un futur cadavre. Par principe. Par doute. « Je... je ne veux pas vous donner de faux espoirs. Surtout pas. Vous l'avez dit, les temps sont réellement durs. Mais je ne voudrais pas non plus empêcher quelqu'un de savoir une vérité... » Les poings du pompier se muent en roque alors que la veine de son cou se veut plus saillante. Qu’il abrège. Oui, qu’il abrège avant que sa tête s’enfonce dans un mur avant même qu’il ait parvenu à finir son monologue incompréhensible. Car non, il ne voit pas ce qu’il veut dire. Le jeune est à cent milles lieux d’imaginer ce qu’il se passe dans la tête du pompier. Il ne sait pas qu’il est à deux doigts de devenir violent, de laisser place à une bête qui n’a que de source de vie, la violence et la mort d’autrui. Il ne sait pas qui il a en face de lui, non. C’est certain, il ne le connait pas. Quel idiot lui parlerait ainsi si … ? « Vous voulez bien qu'on parle de tout ça, plus tard ? Vous devez retourner travailler, je le sais bien. Et je ne veux vraiment pas déranger. Mais... si, si vous êtes d'accord, est-ce qu'on peut se retrouver après votre service ou je ne sais pas, pour parler de tout ça ? Je... j'aimerais vraiment vous parler de tout ça. Vous... vous voulez bien ? » Le garçon l’observe et ne s’y attend surement pas, non, il ne s’attend surement pas à se retrouver propulser contre le mur derrière lui. Callum tient son épaule dans sa main gauche tandis que son bras plaque le corps du garçon. Ses yeux s’enfonce dans ceux du garçon, ils y cherchent la vérité, celle dont il ne connait rien, aucune teneure, aucun indice, aucune couleur. Ils cherchent par principe, ils cherchent pour donner une excuse à cet excès de rage qu’il maintient depuis bien trop de minutes. Le garçon aurait dû s’en tenir au merci, c’est évident. C’est simple non, de remercier et de s’arrêter là ?


« Pourquoi attendre …. D’où tu m’connais ?! »L’innocence de ce regard, cette lueur de candeur qui masque certainement autant de souffrance que nombre de regard parcourant cette ville…. Cet étonnement mêlé à cette crainte… pour la première fois, Callum ne s’en délecte pas. Bien au contraire, il en est imperceptiblement heurté, avec la même force que le garçon contre ce mur. Il fronce les sourcils, resserre sa prise comme pour confirmer un acte qui ne devrait être, pas dans sa première nature, pas dans cet habit, pas ainsi. Un regret. C’est ça, un doute accompagné du regret d’une violence qu’il sentait pourtant nécessaire envers cet enfant dont les paroles ne semblent jamais mesurées. Un gamin perdu, peut-être chamboulé par cet accident, par sa propre blessure. Se pourrait-il qu’il divague ? L’assassin doute, laisse place au pompier, juste un peu. Sa prise se desserre sans que son regard ne se décroche du garçon. « Crétin » Il le relâche, recule dans une lutte dont il est le seul à avoir conscience. Continues à ouvrir ta gueu** ainsi et c’est dans un sac mortuaire que je te révérai… » Il enfonce ses poings dans ses poches en tachant de garder contenance et lâche dans un murmure inaudible ; « ce qui ne me dérangera pas… » Son regard lâche son regard pour l’observer en entier et c’est un soupire profond qui s’échappe de ses lèvres lorsqu’il remue la tête de gauche à droite. « Si tu détiens vraiment une vérité à mon sujet, tu sais que le silence est ta meilleure chance de survie… à moins que tu sois extrêmement stupide… » Plus que stupide, suicidaire. Callum n’hésiterait pas une seconde si l’occasion se présentait qu’importe l’information qu’il pense détenir à son propos, qu’importe si ses paroles sont emmêlées dans son esprit à cause de l’accident, s’il le recroise sans son uniforme… le garçon n’y survivrait peut être pas. Le pompier se détourne une seconde fois et s’avance vers la rue. « Rentre chez toi Gamin, remet ta connerie dans l’ordre… »


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Hidden in your eyes ▬ Callum.   Mar 2 Fév - 1:31


Until we meet again


Mes yeux dans ceux du pompier sont plein d'espoir. Ce sentiment, comme si quelque chose vivait au fond de vous. Enfin. Je vais enfin pouvoir lui dire, enfin sortir ces horribles souvenirs de mon esprit. Enfin pouvoir rendre un enfant à son père, ou peu importe qui il était pour elle. Enfin, pouvoir rendre le sourire à cet homme que je vois à terre, à bout de souffle dans mes cauchemars. Enfin.
Comme je suis naïf. Comme je suis stupide. J'entends le rire de Dixon derrière moi me dire à quel point je suis un idiot. Le monde va te bouffer Axl. Le monde va te réduire en miettes, parce que tu es idiot. Tu le sais ça ?

Je me retrouve contre le mur en une seconde et le choc me coupe le souffle. Un instant, mes yeux s'écarquillent et mes pupilles se dilatent. Mon dos me cogne atrocement alors que les blessures bien trop récentes me rappellent vivement qu'elles sont là. En un instant. Un seul instant, tout a basculé. Les larmes me montent aux yeux alors que le souffle me revient, saccadé, alors qu'il me fixe avec cet air que je ne lui connaissais que trop bien. Incapable de bouger, de parler, me retenant de me tordre de douleur je reste là, suffoquant contre le mur, attendant qu'il fasse un geste, espérant de rester en vie au bout du compte. Il finit par ouvrir la bouche mais tétanisé, alors que mes lippes s'entre-ouvrent, aucun mot ne sort. Et puis, de toutes façons, cela ne semble pas le moment approprié pour lui sortir que tout cela vient d'un souvenir. Qui plus est ; le souvenir de l'oiseau avec qui je partage mon existence. Il me tordrait sans doute le cou, faisant de moi un cadavre au coin d'un rue sombre dont personne n'aurait rien à faire.

Sauf Vixen. Et pour elle, je dois me taire. Pour ne pas qu'elle se trouve avec mon cadavre entre les mains à la morgue, pour ne pas donner raison à ce connard de Dixon, je dois me taire. Alors je referme la bouche sans avoir dit un mot, gigotant vainement afin de tenter de rester dans une position supportable. Et tout d'un coup, je réalise à quel point j'ai été stupide. Je réalise à quel point j'ai voulu voir un homme que j'ai idéalisé. J'ai voulu, tellement voulu voir cet homme qui en valait la peine. Balayé les observations de plusieurs mois pour me fier à dix pauvres minutes. Mais Axl, c'est pas comme si tu n'avais pas un monstre en toi aussi. Et je le sais. Je ne le sais que trop bien. Peut-être que c'est pour ça, d'ailleurs, que j'ai tant voulu le croire bon. J'ai voulu croire que la vie, que cette perte, l'avait rendu comme ça. J'ai voulu croire qu'il était bon, qu'il était réellement gentil. Peut-être l'est-il, après tout ? N'est-ce pas ? Il reste une chance ? Pas vrai ?

Arrête. Mes yeux se ferment une seconde, ravalant leurs larmes. Arrête d'être aussi con. Je me calme comme je peux, tentant de retrouver une stabilité dans ma respiration et d'oublier la douleur qui me tient un peu trop chaudement compagnie. Et alors qu'il resserre sa prise, m'injectant une nouvelle dose de peine je voudrais lui hurler d'arrêter. Lui hurler la vérité. Comme un espoir, un dernier. Une main tendue. Mais tout au fond de moi, quelque chose m'en empêche. L'oiseau sans doute. Ce n'est pas le moment, et ce n'est pas une plume que j'y perdrai. Ce n'est pas le lieu, et ce n'est pas une aile qu'il me casserait. J'ai mal, tellement mal que je me mords l'intérieur de la lèvre pour me retenir de crier. Ne te montre pas plus faible que tu ne l'es déjà. Et finalement, après une éternité, son étreinte semble moins lourde et mon cœur se calme un peu.

Mes yeux se fixent à nouveau dans les siens, cherchant à savoir si c'est un souffle en attendant le prochain coup ou si j'ai réellement une chance de m'en tirer comme ça, maintenant. Il parle à nouveau et se détache complètement de moi. Le mouvement me plaque un peu plus contre le mur, décontenancé, perturbé de me retrouver à nouveau sur mes jambes. Mon regard bleuté emplit de peur se fond dans le sien, prêt à parer le prochain coup. Il profère une menace, d'une voix froide qui me glace le sang. Je retrouve l'homme du bar et déglutis à cette idée. Merde. Je me suis vraiment trompé à ce point ? C'est pas possible. Non. Je refuse d'y croire alors qu'il continue, toujours aussi froid à articuler des mots qui sont pires que ses coups. S'il réalise qu'il m'a vu sans me voir pendant des mois, c'est maintenant que je suis mort. Il n'attendra pas.

Mes yeux se faufilent un peu partout en quête d'une sortie, d'un échappatoire. Et finalement, l'homme se détourne. Son uniforme dos à moi, sa voix froide mais plus calme m'offrant un geste de merci que j'avais espéré en silence plus que n'importe quoi pendant ces dix dernières minutes. Et si mon cœur bat toujours aussi fort, si ses mots résonnent dans ma tête, je ne suis pourtant pas si stupide. C'est pour cela que sans attendre qu'il change d'avis, sans attendre un mot de plus, je pars en courant.

Peu importe la douleur, peu importe le sentiment de peur et mes jambes qui tremblent. Je lui passe à côté sans le toucher et m'éloigne sans me retourner. Plus loin, beaucoup plus loin, j'arrête finalement de courir, essoufflé. Je tourne dans une petite rue et m'appuie contre un mur pour reprendre mon souffle. Alors que je suis là, les avant-bras appuyé contre le mur rugueux, souffrant de ma blessure qui a saigné à travers mon sweat au rythme de mon cœur un peu trop affolé, je plonge ma tête entre mes mains et le front dans les paumes me cogne doucement en murmurant les dents serrées.

« Merde. Merde. Merde. Merde. »

Mon poing se décale de mon visage pour venir cogner dans le mur alors que je me retourne et retrouve mon calme, mon souffle et mon rythme cardiaque. C'était impossible. Je refusais d'y croire. Je ne voulais pas que cette histoire tourne au drame. Je ne voulais pas admettre une quelconque défaite. Il y avait de l'espoir. Je n'avais pas rêvé. Je l'avais vu, dans le fond des yeux de Doyle. Il y avait quelque chose derrière tout ça. Il fallait que je trouve un moyen de lui dire la vérité. Il ferait ce qu'il veut de moi après ça. Les menaces qu'il avait proférées encore bien claires dans mon esprit me le disaient clairement. Mais qu'importe. Les menaces, cet air agressif, ces gestes brusques. Le sang que je frotte sur mes doigts dans une moue douloureuse ne suffisent pas à m'arrêter là. Il doit savoir. Peu importe si ma vie en dépendait, celle de sa petite fille était plus importante que la mienne.

Et l'oiseau comme moi savions qu'elle devait être sauvée. Sur ce point, il n'y avait aucun doute à avoir. Vraiment aucun.

| RP TERMINE ♥

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Hidden in your eyes ▬ Callum.

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