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 La Voix de son Maître || Niklas

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↳ Date d'inscription : 25/11/2015
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↳ Age du Personnage : 36 ans physiquement, mais 785 ans en réalité
↳ Métier : Psychiatre
↳ Opinion Politique : A voile et à vapeur, là où l'intérêt le porte, soit essentiellement le Gouvernement puisqu'il pourrait lui permettre une petite ascension sociale qui ne serait pas de refus.
↳ Niveau de Compétences : 4 avec une préférence pour la magie noire et les fessiers joufflus
↳ Playlist : ♫ haunted - radical face ♫ obstacles - syd matters ♫ otherside - what about bill? ♫ leis ganz leis - oomph! ♫ million miles - dizraeli and the small gods ♫ the first circus - the real tuesday weld ♫ idgaf - watsky ♫
↳ Citation : Ira furor brevis est
↳ Multicomptes : Roman A. Ievseï & Lazlo J. Andersen
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MessageSujet: La Voix de son Maître || Niklas   Mer 9 Déc - 2:08



La Voix de son Maître
Niklas & Noah



Il y a ce genre de petits plaisirs dans la vie. Ils sont simples, ils sont doux, et on les affectionne particulièrement. Des fois ils sont implantés dans nos gênes depuis des années, d'autres fois ils sont aussi brusques que définitifs. Des fois on s'y fait, comme une ritournelle qui vient et qui revient, et on se laisse porter par leur flot sans même s'en rendre compte.

Au début, il n'y avait pas prêté attention. Il avait allumé sa radio comme il le faisait d'habitude, distraitement, le temps d'écouter d'une oreille les informations. Le Gouvernement comme à son habitude avait envoyé cette Ange Dalton pour discuter des dernières mesures prises par ses pairs. Le métier de porte-parole avait toujours plu à Noah, d'une certaine manière. Ces gens prêchaient le pour et le contre avec une dextérité qui faisait plaisir à entendre, esquivant avec brio les questions des journalistes pour que la populace ne soit pas au courant de ce qui se tramait derrière son dos. Mais la voix trop claire, trop pure de Dalton ne retenait pas particulièrement son attention. Elle bourdonnait en fond dans le creux de son oreille alors qu'il triait les dossiers des patients à traiter de la journée. Jusqu'à ce que par lassitude plus que pour autre chose, il décide de ne plus allumer la radio.

Les habitudes ont pourtant la vie dure. Si bien qu'un matin, le psychiatre avait fini par rallumer sa radio pour écouter une nouvelle fois les informations. Il n'avait pas prêté une attention particulière à l'annonce du présentateur, pour introduire le porte parole du Gouvernement. Sauf que ce matin-là, ce n'était pas Dalton. C'était une autre voix, chaleureuse, presque un feulement, à l'accent de l'Est à peine voilé. Une voix masculine qui envahissait vos sens et se présentait là, avec vous, dans la pièce. Noah avait haussé les sourcils, s'était arrêté dans son mouvement pour l'écouter. La diction parfaite de l'homme, sa façon de poser mots et phrases avec élégance, l'avaient captivé. Dalton était une oratrice hors pairs, mais lui tapait dans une toute autre catégorie. Il était un homme qui ralliait les masses, les enveloppait de chaleur, et les dépouillait du moindre ressentiment vis à vis du Gouvernement.
Et le psychiatre avait retenu son souffle jusqu'à ce que le présentateur radio reprenne l'antenne, jusqu'à ce qu'il se rende compte lui-même qu'il venait de perdre dix bonnes minutes de son précieux temps, en suspension dans le vide, ses dossiers encore en main. L'infirmière en chef l'avait sonné plusieurs fois sur son pager, pour lui rappeler l'heure. En retard pour les transmissions. Tout ça à cause d'une voix.
Une magnifique voix.

D'occasionnelle, l'habitude s'était muée en rituel. Si bien que Noah avait prévenu qu'il avait besoin de dix minutes supplémentaires pour pouvoir préparer ses interventions, imposant son caprice à tous les membres de son service. Mais il ne prenait plus ces dix minutes pour préparer ses dossiers, non. Se préoccupant suffisamment en avance de son travail, il attendait chaque passage de l'homme à la voix de velours avec une impatience qu'il ne contenait qu'à peine, retenant son souffle. Niklas Ivanov. Ca, c'était un type qui avait une toute autre classe qu'Ange Dalton. Et ses paroles étaient tellement douces que tout un chacun ne pouvait qu'acquiescer, emporté par la beauté de ses phrases. Ou alors ce n'était que lui. Ce n'était probablement que lui. Restait qu'il prenait désormais son café, tous les matins, avec Ivanov dans le creux de l'oreille.

Comme une de ces croyances enfantines, il s'était gardé de chercher à quoi pouvait ressembler le fameux Ivanov. Voir son visage aurait brisé le mystère, l'enchantement qu'étaient ses passages à la radio. Ses collègues l'avaient traité plus d'une fois d'old school, et ils avaient raison sur plus d'un aspect, mais il refusait catégoriquement de poser ses yeux sur un écran de télévision. La radio avait ce charme un peu ancien, un peu vieillot, que l'on pouvait laisser son imagination vagabonder. Qu'on pouvait se laisser à imaginer à quoi pourrait ressembler une personne rien qu'en se basant sur sa voix. Mais Ivanov était inimaginable. Comment un être humain pouvait-il avoir une voix pareille ? Noah n'arrivait pas à pointer le doigt sur la réponse. Et se refusait entièrement de chercher plus loin, se contentant du simple plaisir qu'elle lui procurait lorsqu'elle rompait après la voix nasillarde de l'animateur, étirant une ombre de sourire serein sur le visage du psychiatre. Il fermait les yeux, se laissant envelopper à chaque fois, ne ressortant jamais indemne de cette expérience sensorielle hors du commun.
Mais l'expérience n'en resterait jamais qu'à ça. Un plaisir simple de la vie comme celui de déguster une bonne bouteille ou de se coucher dans des draps propres. Un plaisir qu'il ne gardait que pour lui, qui n'était qu'à lui, et dont il n'avait parlé à personne d'autre.
Chacun ses petites lubies.


Un de ces soirs d'Hiver où les robes de soirée sont recouvertes de doudounes criardes, on l'avait convié à un de ces galas de bienfaisance que l'Hôpital organisait régulièrement. En tant que psychiatre en chef, il était de bon ton qu'il s'y présente, et cela l'arrangeait. S'il n'aimait pas l'hypocrisie ambiante, il excellait dans ce domaine. Et c'était l'occasion de bien se faire voir par le Haut du Panier, comme à chaque fois, en vantant les qualités de l'Hôpital et en faisant preuve de fausse modestie. Papillon social, il se sentait même plus en sûreté dans un océan de requins que dans le bocal étriqué de son lieu de travail. Un autre de ces plaisirs coupables auquel il n'avait aucune honte à s'adonner.
De fait, il avait enfilé son plus beau costume noir, Italien, évidemment, avait pris le plus grand soin de sa personne, et s'était engouffré dans un taxi pour arriver à la réception. Comme à chaque fois, elle avait lieu au Royal Sonesta Hotel. Et comme d'habitude, tout le gratin de la Nouvelle Orléans avait été convié, des starlettes locales jusqu'aux politiciens.

Il devisait justement avec une de ces fameuses starlettes, une blondinette particulièrement éméchée qui n'avait aucune conversation et gloussait de façon très suggestive à la moindre de ses paroles, quand il remarqua que sa coupe était vide. Sautant sur l'occasion pour se débarrasser poliment de la jeune femme, il s'excusa d'une courbette et se faufila à travers le reste de l'assemblée. Incapable d'attraper un serveur pour lui soutirer une énième coupe de champagne, il fut contraint et forcé de se diriger vers le buffet au fond de la salle de réception où trônaient quelques coupes pleines. Son verre de nouveau plein, il allait rejoindre la starlette quand un son l'arrêta net.
Une voix.
La voix.
Ivanov.

Elle provenait d'un homme aux cheveux grisonnants sur sa gauche, mais il n'y avait pas d'erreur possible. De l'accent à la prononciation en passant par la tonalité chaleureuse, ce ne pouvait être que lui. Restant en retrait, il observa la scène. Il n'entendait pas précisément ce qui se disait, mais devinait qu'Ivanov était occupé exactement aux même mondanités éreintantes que lui. Si bien qu'il attendit que la coupe de champagne du Porte Parole soit vide et qu'il soit lui-même à la recherche d'un serveur qui ne viendrait pas pour lever sa coupe dans sa direction avec un sourire amusé, et indiquer d'un mouvement subtil du menton l'espace ravitaillement, afin qu'il se déleste lui aussi du poids qu'il trainait à ses pieds et vienne le rejoindre dans ce coin aussi reculé que protégé de la pièce.


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MessageSujet: Re: La Voix de son Maître || Niklas   Jeu 31 Déc - 1:15

You have always wanted to caress every monster.



« Vous êtes à l’antenne dans trois... » Échauffement de la voix, petite gorgée d’eau rituelle. « Deux… » Affûter les armes, le voilà fin prêt au combat. Pas l’ombre d’un doute. Grésillement caractéristique dans son écouteur. « Un… » Il prend toujours son temps avant d’affronter le micro. Suspense insoutenable. Les mots apprêtés pour l’événement, enrobés dans du miel. Il s’approche doucement, comme un prédateur en chasse. Il fait des gammes avec sa voix scandinave, accent qu’il cultive, qui le rend tout à fait unique auprès de ses concitoyens. Une montée en puissance inexorable, le crescendo des dieux. Grisante sensation de puissance, vénéré prophète à la belle parole. Niklas Ivanov, le digne représentant du gouvernement, l’homme qu’on admire et redoute, qui sait faire chavirer les mondes. Il s’assoit dans votre bar préféré, s’introduit dans votre voiture, tel un passager clandestin, s’invite dans vos chaumières, aux côtés de votre femme dont il hume le parfum musqué, s’accorde une visite de courtoisie dans votre lit conjugal. Il est là, partout à la fois, à dérober vos pensées, vos maux, votre amante, votre mère, votre chien. L’exercice du pouvoir est aisé, seconde nature qu’il exprime brillamment. Il ponctue la fin de ses discours ainsi : « Vi Veri Veniversum Vivus Vici. » Autrement dit : « Par le pouvoir de la vérité, j’ai de mon vivant, conquis l’univers. » Force implacable qui frappe les vivants, cerveaux malléables à souhait. La journée s’achève, il regagne ses appartements, fier d’accomplir son devoir. Il s’enfile un verre de whisky, le liquide ambré s’écoule furieusement dans la gorge trop sèche du politicien. Son regard s’attarde sur une note de son assistante, celle qui gère réunions, agenda, rendez-vous, galas, etc. « J’ai préparé votre costume de soirée, j’espère que ce n’est pas trop décontracté pour vous. ~ Rose Winter » Le Russe jette un regard désabusé vers ledit costume, avec l’air du mec super ravi de sortir alors qu’il espérait passer la soirée à s’abreuver en compagnie de lui-même, la seule qui vaille la peine.

Reste le fait qu’il doit se préparer. Coiffure impeccable, boutons de manchette brillants, chaussures cirées, le sourire qu’il ajuste parfaitement. Il soigne son allure. L’homme a une réputation qui le précède, il tente de la confirmer dans l’esprit des gueux. Gala de charité, ô joie. Serrer des mains, discourir sur le bienfait de, entretenir les apparences glorieusement, c’est son domaine de prédilection, artiste né, imitateur de talent, mais la lassitude aussi s’appesantit sur le manteau du beau Diable. Encore une soirée à s’ennuyer ferme. Il évite de forcer sur la boisson, au risque de se compromettre. Il surveille son taux d’alcoolémie avec un appareil dissimulé dans sa manche. Fin joueur, il sait respecter ses propres limites pour rester toujours le maître en toutes circonstances. C’est le prix pour perpétrer son prestige. L’idée ne l’effleure pas qu’il pourrait, à l’occasion d’une mondanité barbante, faire une rencontre potentiellement intéressante. Il devrait réviser ses attentes.

Les bulles de champagne remuent indécemment ses neurones. Vient-il d’apercevoir un inconnu lui faire signe pour remplir son verre de jouvence ? L’invitation le surprend, lui, l’analyste de génie, celui qu’on ne peut prendre de vitesse. Niklas n’a pas envisagé cette possibilité dans ses multiples conjectures. Il ne prétend guère que cela lui déplaît dans tous les cas de figure. Un sourire fend le visage du charismatique personnage, le charme est imparable, destiné pour une fois à un audacieux dont la chance semble lui sourire, car le quarantenaire se laisse prendre au jeu. « Allons droit au but. Que voulez-vous ? Quelques billets verts ? Vous aussi vous vous déguisez en Samaritain ? » Il dépose un billet d’une somme astronomique pour quiconque dans la poche de la veste du gentleman, il la tapote amicalement. « Qu’attendez-vous pour remplir cette coupe ? » Qu’il susurre délicatement et avec une fausse autorité à l’intention d’un personnage visiblement sûr de son coup. Il doit bien l’avouer, ça détonne dans ce paysage profondément vieillot, clinquant et superficiel. Ça ne lui échappe pas qu’ils noient l’un comme l’autre l’ennui dans l’alcool très subtilement. S’il pouvait égayer cette interminable nuitée, il lui en serait redevable. De ce fait, Niklas veut tester son nouveau compagnon, titiller l’animal, s’engouffrant davantage dans un jeu aux rouages complexes. Il sait pertinemment qu’ils n’en reviendront pas indemnes…

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MessageSujet: Re: La Voix de son Maître || Niklas   Lun 4 Jan - 1:20



L'homme détonnait dans l'atmosphère, ou ce n'est qu'une impression qu'il ressentit alors que son regard suivait chacun de ses mouvements. Là, au milieu de tous ces hypocrites aux dents longues, Ivanov avait un petit quelque chose de mystique. De magnétique. Un charisme qu'aucun autre dans l'assemblée ne possèdait, qu'il dégageait par ses traits ou son attitude générale. Et si l'homme s'approchait désormais de lui, à pas félins, Noah n'en baissa pas moins son verre.
Après tout, il était dans la même situation que lui. Désœuvré en pleine œuvre de charité. Un comble pour tout socialite tels qu'eux. Tout simplement que la réception n'était ni bonne, à proprement parler, ni intéressante. Mais ça n'empêcha pas son sourire amusé de s'étirer d'avantage en voyant qu'il avait réussi à capter suffisamment l'attention du Mythe pour qu'il approche de lui, là, dans ce petit coin confiné de la pièce où personne ne daignait aller. Flatté d'avoir réussi ce prodige, le psychiatre sirota son champagne en haussant les sourcils à son adresse. La voix de l'homme était toute aussi sirupeuse qu'à la radio, son accent soufflant des notes gutturales dans ses paroles.

-Ce que je veux...

Il n'eut pas le temps de poursuivre qu'il fut coupé par un geste qui le surprit quelque peu. Ses pupilles se dilatèrent subrepticement en voyant les deux zéros inscrits sur le billet mais il se renfrogna un peu en le voyant disparaitre dans sa propre poche de veston. Tout aussi charismatique et paradoxalement attirant qu'il soit, Ivanov était manifestement un rustre. Le sorcier attrapa l'extrémité du billet entre son index et son majeur, pour le considérer un bref instant. Non, ce n'était pas cela qu'il était venu chercher, bien malgré la recommandation expresse que lui avait faite le Directeur de l'Hôpital de trouver le plus de patrons compatissants pour renflouer les caisses. Outre cet aspect de sa profession, il n'était pas une poule de luxe. Avançant d'un pas pour rompre la distance entre lui et la Voix, il prit ses aises et glissa à son tour le billet dans la poche de son interlocuteur, tapotant la demeure retrouvée de l'argent du bout des doigts. La vexation, si elle fut brève, se voyait comme le nez au milieu de la figure.

-Manifestement, vous vous faites une très mauvaise idée de ce que je désire. Mais je peux tout de même remplir votre verre, malgré l'affront que vous venez de me faire.

Quelque chose lui disait qu'il avait le droit d'agir de la sorte avec l'autre. Une forme d'accord tacite pour aller droit au but, plutôt que s'ennuyer de métaphores filées d'un goût douteux. Rompant la promiscuité d'un pas en arrière, Noah tendit la main pour attraper une bouteille de champagne et remplir le verre d'Ivanov. Le regard vagabond, il ne put s'empêcher de noter l'absence d'alliance sur la main effilée qui tenait la coupe, ou encore les traits nerveux des ligaments de ses poignets. Il connaissait ce type de mains, il sentait qu'elles étaient plus faites pour s'enrouler autour de gorges et donner la mort que s'affairer à toutes formes de tâches administratives. La vexation disparut progressivement, et il se fendit de nouveau d'un sourire gracieux.

-Vous avez éveillé ma curiosité. Un homme de votre stature détonne dans cette réception, et vous me semblez de fait être la seule personne réellement digne d'intérêt dans cet océan de requins et de piques-assiette.

Quelque chose se dégageait d'Ivanov. Quelque chose d'autre, de différent de tous les autres, si bien qu'il s'approcha à peine plus de lui. Si bien qu'il pouvait sentir, de loin l'odeur particulière de son après rasage. Une odeur tout aussi envoûtante que la voix de l'homme en lui-même, qui atténuait la vexation et aiguisait d'autant plus sa curiosité. Il détourna le regard pour en embrasser le reste de l'assemblée et confirmer sa propre impression, avant de glisser à voix basse.

-En toute honnêteté, j'espérais pouvoir vous demander un service : celui de m'arracher à cette réception qui, bien que nécessaire, est d'un ennui mortel.

Il acheva sa phrase en reportant son attention sur les autres, sur cette masse grouillante d'hommes et de femmes en costume d'apparat qui jacassaient de choses et d'autres sans grand intérêt. Non, ils ne lui manqueraient pas s'ils changeaient de cadre. Au contraire il ne serait pas contre une migration vers un endroit plus calme, avec ou sans Ivanov, pour la seule raison qu'il en avait assez de faire preuve de souplesses ou de prouesses verbales juste pour leur soutirer quelques deniers. Achevant sa coupe de champagne d'une traite, il la déposa avec nonchalance sur la table, proche d'eux, et se mordit à peine la lèvre inférieure en relevant les yeux vers Ivanov. Si cet homme pouvait le sauver, malgré ses manières clairement rustres, il saurait se montrer reconnaissant.

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