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 Hell is so close to heaven | Timothée

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MessageSujet: Hell is so close to heaven | Timothée   Sam 12 Déc - 1:40


Informations à savoir:
 

Il y a des gens, on ne sait pas pourquoi, qui ressentent le besoin de siffler lorsqu'ils sont satisfaits. Bien sûr, c'est leur droit le plus primordial, et personne ne songerait à le leur retirer. Néanmoins, dans certaines circonstances, le sifflement est terriblement angoissant. Lorsque la nuit tombe, que les rues sont presque désertes et qu'une silhouette à l'allure louche et à la démarche bringuebalante siffle sa bonne humeur, il y a de quoi s'inquiéter. Mais rassurons-nous, ce n’est pas un meurtrier qui arpente la rue dans le quartier de Storyville : c’est juste Dylan.

Fuck ! When I see your face, I don’t feel nothing. I don’t care if shit are said to me.

Hermétique au regard mécontent d’un couple de vieux, la jeune tatoueuse rentre dans son immeuble et grimpe les escaliers deux par deux qui la mènent à son appartement. Le cliquetis d'une serrure qu'on déverrouille fut le seul signe annonçant le retour de Dylan chez elle, mais ce fut suffisant pour qu'un soupir s’échappe de ses lèvres. Elle s'empressa de refermer la porte – hors de question de laisser des indésirables s'infiltrer chez elle – avant de venir gratouiller la tête de son chat ronronnant contre ses jambes. Elle jette son sac sur le canapé, retire sa veste qu’elle pose sur une chaise avant de s’assoir au rebord de la fenêtre tout en s’allumant un joint. Le ciel de la Nouvelle-Orléans s'était voilé de son manteau le plus sombre et pourtant la ville continuait de briller de mille feux, une véritable étoile sur terre qui ne s'éteindra peut-être jamais. Dylan a toujours apprécié ce petit coin de paradis pour la basse société, tu t'étais habitué à l’absence de technologie florissante et de sécurité constante. Mais elle avait fait de cette ville son passage favori parmi ses nombreuses escales passées.  Un temps fut où elle n’était jamais dans le coin pour très longtemps si bien qu’elle n'avait ni le temps de se faire construire une demeure, ni le temps de lier un quelconque intérêt pour son lieu de passage. Parfois elle avait élu domicile dans des auberges avant de reprendre la route dans les jours à venir pour une nouvelle destination. Nostalgique de cette vie passée, Dylan sourit en songeant à cette stabilité qu’elle a choisie de vivre à présent. Sa profession de tatoueuse lui tient énormément à cœur bien entendu mais il l'épuisait jour après jour, elle avait cette sensation amère de ne jamais déguster chaque instant qu’elle passe dans cette ville chaude.

Dans un énième soupir interminable, Dylan se masse le cuir chevelu du bout des doigts tout en observant le dehors.  La vue est à couper le souffle, les buildings et le reste de la ville semblaient minuscules. Mais surtout, n'oublions jamais la vue que son immeuble offrait sur la baie. Elle écrase son joint entièrement consumé contre le rebord de sa fenêtre avant de s’étirer de tout son long. Son regard balaye l’appartement, alors que son visage se voile d’un ennui morbide. Alors pour tuer l’ennui, la petite brune quitte son appartement qu’elle referme à double tour. D’un pas tranquille, elle descend un étage et frappe à sa porte sans aucune hésitation, chez lui : Timothée.  Il y avait quelque chose de terrifiant dans la beauté de leur amitié, à Timothée et Dylan. C'était une inquiétante sensation que tous les liaient : la perdition, la colère, les quelques années de batifolages durant leur jeunesse, l'alcool, les écarts et les remises en question, la complicité puis les doutes. Et pourtant, rien de tout cela ne les empêchent de se retrouver autour d'un verre, les pieds sur la table, à regarder la télévision. Elle avait toqué lourdement, cinq fois, contre le panneau de bois. Elle aurait pu le défoncer sans hésiter et entrer comme une malpropre mais Tim’, malgré tout ce temps, ne serait jamais son ennemi ni sa victime. C'était, tout simplement, son ami.
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MessageSujet: Re: Hell is so close to heaven | Timothée   Dim 13 Déc - 1:35


« Il n'y a pas de génie sans un grain de folie »



Timothée & Dylan
featuring



Spoiler:
 

Et tu continues de préférer le nord ? T’es un malade … ou ça se voit que tu n’y as jamais vécu mon petit… La neige à Noël, rien que ça c’est mieux que la chaleur étouffante, ne dis pas le contraire… Je secoue la tête en haussant les épaules. Il n’a pas gagné mais j’apprécie lui offrir cette quiétude, cette satisfaction qu’il affiche sur son visage alors qu’il est adossé contre la porte des toilettes. Mes lèvres se portent à mon verre d’eau que je tiens dans ma main comme s’il s’agissait de whisky. Cette prohibition. Quelle connerie. Je soupire, bois et repose le verre en mouillant au passage des papiers. Je rouspète et soulevant ces derniers. Je les agite sous le regard amusé de Bastien qui se retient de me faire remarquer la merveilleuse danse que je fais en même temps. J’aurai aimé que tout ceci soit vrai : échanger des sourires, comprendre ses blessures autant que ses rires, connaitre ses gouts et le détester sans raison importante tout en sachant être présent pour lui. J’aurai aimé que tout ceci soit différent, que la réalité soit autre mais rien ne peut changer cette situation. Je me contente d’apprécier l’imaginaire qui m’appartient. Je ne pensais pas un jour parler à une porte comme je n’avais pas imaginé qu’un autre monde se déverserait sur le notre. Comme je n’avais pas imaginé avoir un frère ou encore des cousins encore en vies. Je secoue la tête, repose les feuilles et m’enfonce dans mon fauteuil. Nolan. Liam. T’as l’air content c’est dingue… t’as un vrai soucis avec la famille toi … Ca peut se comprendre non ? Entre mes parents cinglés, toi qui est mort, moi qui te parle alors que tu es mort, et maintenant Nolan qui débarque en se faisant passer pour son frère…. Au moins tu sais qu’il est vivant, c’est déjà bien non ? Tu es naïf non ? ou c’est juste qu’une fois mort on perd toute volonté de préservation… ou c’est juste que je considère que ça sert à rien de paniquer…

JE NE PANIQUE PAS ! Je me redresse après cette forte ponctuation et passe en cuisine où j’ouvre mon frigo puis le referme sans rien avoir sorti. Je repasse dans le salon, me dirige vers lui en l’ignorant. Je ne fais rien pour l’intimer de se pousser, il ne risque pas de se faire percuter par la porte ou par ma main. Celle-ci passe à son travers et tire la poignée. Je me faufile dans ma salle de bain et m’installe sur le trône. Songeur et un brin agacé par cette conversation qui tourne toujours autour du pot, j’attrape un vieux magasine de mots fléchés que je pose sur mon genou. Je ne sais pas pourquoi je perds mon temps avec ces grilles, je n’aime pas ça. Contempler les carreaux en face de moi en essayant de trouver le mot miracle me prend plus la tête qu’elle ne me la libère pourtant, rien y fait, je finis toujours avec ce fichu truc sur les genoux. Je sais qu’il a raison et c’est probablement ça qui me met dans cet état. La moitié du temps sa présence ne me dérange pas, elle a même tendance à me rassurer, à me faire oublier qu’il est mort que je n’ai rien pu faire, que j’ai contribué, quelque part, à sa mort. L’autre moitié, pourtant, il m’agace. Pourquoi ses remarques sont-elles plus pertinentes que les miennes ? Pourquoi me titillent-elles plus que les miennes alors qu’elles proviennent toutes de moi ? C’est n’importe quoi. …auras fini de faire popo, tu pourrais ouvrir la porte … Mes doigts se  resserrent sur la magasine et emprunte une voix à la jackie chan dans Rush hour. Les chiottes c’est privé ! Ce que j’y fais c’est privé ! Ma crotte c’est aussi privé alors va tricoter une écharpe pour ton séjour dans les cieux ou lire la bible ou twilight ou apprendre à dresser un lama avec Robespierre…. Je sais pas moi, comme font tous les esprits …Bordel ! Je secoue la tête, affaisse mes épaules et reprends mes activités en marmonnant dans ma barbe. Pisser en paix c’est sur fait avec un frère mort c’est dingue.. Pourquoi ?

Oui rappelez moi pourquoi il est là ? Pourquoi je l’ai créé ? Pourquoi il ne part pas lui ? Lui et toutes ses remarques… Je soupire, écris une réponse en diagonale de sorte à rendre illisible les cases adjacentes en sachant pertinemment que « mandarine » n’est pas la réponse à « comptine pour enfants » mais la seule à rentrer dans les cases et puis, c’est bon donc c’est une bonne réponse. En prime, « la petite mandarine » est une chanson pour enfants parfaitement sympathique et absolument pas explicite… un chef d’œuvre des professionnels de l’animation, du scoutisme français, ou de l’éducation nationale… Je pouffe en secouant la tête conscient de m’être mis une chanson abominable en tête et finit mon affaire avant d’aller me laver les mains –car oui contrairement à ce que laisse penser ma pile de vaisselle, je suis un homme propre-. C’est là, à peu près que j’entends les coups à la porte. Je fronce les sourcils, jette la serviette dans la vasque et me dirige vers la porte. Tu peux pas prévenir au lieu d’élever des cafards avec Molière ?!Tu te fous de moi …? Je ne réponds, offre ma dignité pour toute réponse avec un léger accord sur l’hypocrisie de mon agacement mais qu’importe : j’assume. Presque.

La porte s’ouvre sur Dy’ ! Entres, ça va ? . Je pousse la porte pour la laisser passer et la referme derrière elle avant de me diriger vers la cuisine d’où je sors deux bières. Un élixhir que je garde pour ce genre de visite. Dylan, ma voisine du dessous qui est devenu au fil du temps une amie. Le genre de relations qui se font rares en ce moment surtout autour de moi faut se l’avouer. En même temps si t’envoyais pas balader tout le monde… Oh la ferme, va parler théâtre avec Scapin tu veux ? J’agite le bras et traverse la pièce sans me soucier une seconde de la présence de Dylan qui s’est déjà installée. C’est la seule officiellement au courant de l’existence de Bastien, la seule qui s’en fiche, la seule qui en rit et la seule étant probablement aussi cinglée que moi. Je lui tends la bière en m’installant à côté d’elle, un genou sous moi et l’autre replié entre nous. S’cuse… Il te passe le bonjour… alors, quoi de neuf ? Je me penche vers la table basse dans un mouvement à peine dangereux vu mon degré d’équilibre pour ranger les documents de l’affaire de Guiletta. Affaire qui n’est pas la sienne mais vu qu’on l’en a parlé… Bref. J’hoche la tête pour moi-même et porte l’alcool à ma bouche. AAH… c’est quand même meilleur que le verre d’eau… ça s’apprécie plus…






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MessageSujet: Re: Hell is so close to heaven | Timothée   Jeu 17 Déc - 0:46


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Le frisson accourt de son échine jusqu’aux bout de ses doigts qui pianotent docilement contre le rebord de sa porte. Dans un râle de fatigue, fatigue qui se traduit manifestement en courbatures, Dylan se masse la nuque tout en s’étirant de tout son corps. Elle aurait pu s’octroyer une petite soirée de repos à flâner dans le canapé avec un pot de glace à la vanille tout en regardant un bon film à la télévision, oui admettons. Mais dans ce genre de situation, une soirée comme celle-ci est d’un ennui morbide à souhait. Contrairement à toute personne normale qui ne répond qu’à l’appel de son foyer, Dylan ne ressent que le besoin incompressible d’être autre part, ailleurs mais pas chez elle. Et le lieu de plaisance sur lequel elle jette son dévolue lorsqu’elle est en désir de fuite, n’est autre que le domicile de son ami Timothée. Et c’est sans concession que ce dernier lui ouvre la porte et l’invite à rentrer. Oui, car voyez-vous Dylan emmerde les principes de bienséances qui exigent de laisser une parcelle de liberté, de vie privée ou qu’en sait-elle. Tout cela est bon aux Bon Chic Bon Genre aka BCBG. Dylan ne se préoccupe pas de ces choses futiles, Dylan est spontanée et agit selon son bon vouloir, quand elle le souhaite. Une action demande une réaction, et c’est tout sourire qu’elle traverse le seuil de l’appartement, endroit où elle se sent déjà comme chez elle. Ambiancée par un soudain engouement, la petite brune s’affale confortablement contre le canapé avant de caler ses pieds contre la table basse, rejetant sa tête sur la banquette arrière. Et un soupir d’aise, un ! Mais c’est qu’il vit bien ce bâtard, tu choisis bien tes potes Dy’. T’sais quoi ? Boucle la, toi. Je l’aime au-delà du fric, même pouilleux je l’aurai adoré. Ho ho ! Allez, c’est parti pour le quart d’heure larmoyant ? Elle soupire. Cette voix l’épuise un peu plus chaque jour, à défaut de mettre sa patience à rude épreuves et de titiller ses nerfs.

« Ouais, ça roule et toi ? Une bonne journée, dans ton boulot de … symboles, chiffres et trucs de sciences, là ? » Comme si tu t’y intéressais, hun hun. Au contraire ça m’intéresse, mais ce qui m’intéresse encore plus … c’est de te faire chier, car TU t’en cognes, pas moi. Pauvre fille. « Pauvre fille, toi-même » balance Dylan avec dédain tout en portant le goulot de sa bouteille de bière à la bouche. Là où le malaise aurait pu avoir lieu d’être, ce sentiment n’existe plus lorsqu’ils sont ensemble. Tous deux victimes de la manifestation d’une entité imaginaire –ou ce que Dylan pense d’imaginaire chez elle, mais qui est bel et bien réel à son insu –, la compréhension y est donc à son paroxysme. Compagnon de luxe sur le chemin de la folie, la gêne est sabotée avant même d’éclore. Compréhension, écoute, soutien et entraide sont les actes qui génèrent et alimentent cette amitié ardente. Une grande gorgée fraîche la requinque et c’est dans un râle d’allégresse qu’elle enchaîne d’une voix malicieuse : « Je ne vais pas te contredire sur ce point, bonne idée de planquer une réserve. Car ce n’est pas que l’eau devient fade, mais je sature. » ; Dylan lui décoche un regard en coin, avant de l’observer avec insistance. Elle tente de transgresser les règles du silence en lisant entre les éventuels résidus d’indices pouvant l’aider à deviner l’état d’esprit du jeune homme en ce début de soirée. Tout est bon à prendre dans son analyse, commençant par l’éclat de son teint pour finir par suivre la courbure de son visage. A la recherche d’une éventuelle ride de fatigue, une once de joie dans le regard ou encore une marque de colère. Qu’importe, la tatoueuse ressent le besoin de lire en lui comme dans un livre ouvert, pour piocher les bons mots, agir avec pertinence pour son bien. Tout faire. Car tout est pour son bien-être. Se démener au nom de sa bouille d’ange, de leur amitié. Mais elle ne lui avouera jamais de vive voix, qu’elle s’acharne à le rendre heureux, oh non elle est bien trop fière la petite Dylan. Bien trop réservée pour lui dire qu’il fait partie des rares personnes dont elle se préoccupe sincèrement.

Bref, tu as finis de sentimentaliser ? Car je vais me mettre à pleurer. Elle lève les yeux au ciel avant de répondre d’une voix calme : « J’ai eu un accrochage avec un client aujourd’hui, disons … particulièrement musclé. Et toi ? Bastien ne te mènes pas trop la vie dure ? » ; Bastien ? Et pourquoi il a un nom lui et pas moi ? « Oh mais ferme ta gueule toi, tu m’emmerdes à la fin. » aboie-t-elle dans un geste d’agacement à l’encontre de cette voix qui résonne dans sa tête. Elle se passe une main nerveuse dans les cheveux avant de soupirer pour millième fois, exténuée.  « Car sache que je n’ai pas de répit de mon côté, moi. » ; Oh oui, tranquillité est un mot oublié.
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MessageSujet: Re: Hell is so close to heaven | Timothée   Sam 19 Déc - 23:07

Pour s’apprécier, ça s’apprécie. L’eau c’est pas mauvais, ça n’a pas particulièrement de gout mais on ne peut pas dire que ce soit dégelasse un peu comme les moules ou les escargots sans une sauce ça n’a pas particulièrement de gout. Bref. D’après moi, la bière du soir est un droit après une journée à travailler pour un gouvernement qu’on a de cesse de vomir dessus. C’est un instant de paix, de bienséance dans une vie où on ne contrôle pas toujours tout ce qu’on voudrait et qui, de base, ne se passe pas toujours comme on le souhaite. On aimerait avoir la capacité de transformer nos réflexions, nos espoirs en une réalité palpable mais tous ces éléments qui font notre individualité dans nos songes ne sont rien si ce n’est des illusions. La bière, elle, n’en est pas une. N’en était pas une et aujourd’hui sa consommation est interdite. Quelle belle connerie. Un foutage de gueule sous couvert de vouloir irradier la violence de nos rues. La blague. J’ai envie de leur vomir dessus, encore, encore et si possible suite à une bonne cuite histoire de faire bien les choses. Le goulot à mes lèvres, je bois. Cet élixir s’apprécie bien plus encore avec cet arrière gout d’illégalité et désespère déjà de la diminution rapide de mon stock. Mon regard dérive vers la fenêtre côté cour, et secoue la tête en avortant le début d’idée lumineuse que je venais d’avoir : aller chercher de l’alcool au sein de mon fournisseur local. Une idée moins réalisable depuis notre virée avec Jordan… Dire que je ne puisse même pas considéré cela comme une erreur. Loin de là. Je souris malgré moi au souvenir de sa capacité à me faire oublier les raisons de ma culpabilité. Je ne vais pas te contredire sur ce point, bonne idée de planquer une réserve. Car ce n’est pas que l’eau devient fade, mais je sature. oh si, tu peux le dire… si au moins on avait encore des sirops à disposition histoire de varier les plaisirs … Je secoue la tête en cachant mon sourire et l’observe du coin de l’œil. Au risque de rentrer dans le cliché de l’ours dans son appart : ma bière quotidienne d’après taff me manque…. Voila c’est dit ! Je souris après avoir gardé un air solennel. Et moi, on en parle ? Je ne bois ni mange depuis… Je reverai d’un hot dog ou … d’un big mac…. Très diététique tout ça… c’est surement mieux pour ta santé que tu sois mort non ? Je suis sarcastique, je pique là où, en réalité, ça fait plus mal à moi qu’à lui. Il est mort, c’est certain mais il n’est qu’une image de mon esprit pour compenser ma colère. Je le sais et pourtant ne peut m’empêcher de frapper encore et encore sans pour autant parvenir à le laisser partir. J’ai eu un accrochage avec un client aujourd’hui, disons … particulièrement musclé. Et toi ? Bastien ne te mènes pas trop la vie dure ? Je déglutie légèrement en faisant tourner ma bière entre mes doigts. Un accrochage ? Tu… Oh mais ferme ta gueule toi, tu m’emmerdes à la fin. Je pourrais en sursauter mais je ne fais que rire légèrement. Elle finit par avouer sa propre situation avec son « entité » avec lassitude et agacement.

Je comprends. Même si en réalité nos situations n’ont probablement rien à voir. Je m’approche du visage de Dylan pour détourner mes propres pensés. Mon regard plonge dans son regard et j’articule : Oui, fermes ta gueule les adultes, ou les humains ou tout ce que tu n’es pas, aimeraient discuter… sois sage et on te donnera un donuts… Je recule amusé par ma stupidité du soir et m’enfonce de nouveau dans mon coin du canapé. Pas plus de répit que toi, il me suit jusqu’aux toilettes … on peut pas faire popo en paix dans ce pays ! On peut pas boire, pas fumer pas se battre et maintenant pas … crotter en paix c’est FOU ! J’appuie mon regard sur Bastien qui joue l’indifférence en secouant la tête pendant que je ris à moitié. Il m’use, mais je l’aime bien et c’est surement mon plus grand problème. Plus encore que le gouvernement. Je bois une autre gorgée conscient que j’approche dangereusement de la fin à force et me redresser d’un bon. Att…ends… c’était quoi ton histoire d’accrochage ? Et l’homme finit par percuter…Tu l’entends pas ? y a Bettowen qui t’attend il veut que tu l’amènes aux chiottes…. Je secoue la tête et me relève complètement en agitant la main devant Dylan. Je lui impose de se lever et de me suivre derrière le canapé puis pose nos deux bières sur le comptoir de la cuisine. Déjà montre moi comme tu te défends … Nos regards se croisent, le sien semble presque amusé de la demande. Elle ne sait peut être pas que je sais me battre mais elle le saura bien assez vite si jamais elle ne sait pas elle-même se défendre car je ne compte pas la laisser sans défense. Qu’importe le degré de l’accrochage, il peut toujours arriver plus débile qu’auparavant, plus violent, plus dangereux… J’agite les mains pour lui demander d’y aller en souriant. Allez montre moi un peu ce que tu vaux …. Je tourne ça sous forme de taquinerie, c’est souvent le mieux à faire, en particulier entre nous mais qu’importe. Je dois l’avouer, l’idée qu’elle puisse se faire agresser m’inquiète, c’est un fait… que je ne lui avouerai pas mais qui se ressent de toute façon.

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MessageSujet: Re: Hell is so close to heaven | Timothée   Jeu 7 Jan - 2:15


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Elle fait tourner la bouteille à la lueur de l’ampoule. Des éclats lumineux, sous ses yeux. Comme l'amertume lui semble douce lorsqu'elle s'effrite au-dessus de son regard ! Des éclats, sous ses yeux. La bouteille est froide comme un minéral las, peut-être éteint ... D'un geste, elle écarte l’objet qu’elle repose à ses pieds, les mains frémissantes d'avoir caressé d’aussi près la lumière avec son regard ; et puis se détourne pour reposer son regard sur Timothée, pensif. Elle pose sa tête contre ses genoux, silencieuse mais attentive au visage de son ami, perdu. Ses rêveries aspirent son souffle dans une dimension sans lumière. Presque cruelle. Elle n'aurait su taire sa douleur en effleurant le regard d'un blessé ; en décalant ses prunelles le long de ses cils ourlés de larmes, plus noirs qu'un abysse céleste. Quelle fragilité se serait affirmée au creux des épaules de Tim’ ? Celle des égarements ? Celle de la plus chaste des haines ? De la culpabilité ? Comme tu es mignonne, tu t’inquiètes ? C’est un homme ou une tapette, bordel ?

Elle n'aimait pas l'idée de s'asseoir à côté de lui, comme si tout en elle avait été calme. Comme si tous auraient pu, en un seul battement de paupières, dévoiler les étoiles de sa folie. Et pourtant elle s’y donnait à cœur joie d’être en sa compagnie, depuis qu’elle savait l’horreur qu’il expérimente en solitaire, sans personne pour le soutenir ; Dylan comprend, Dylan soutient. Elle connait cela, cette perdition. Cette perdition où elle est contrainte d'abandonner son souffle au milieu d'autres aspirations presque, presque semblables. Rendues trop sifflantes par une chaleur malsaine, un froid de cadavre, une crispation de rancœur. Elle se plairait bien mieux sous les veines si paisibles d'un anonyme, à relativiser l'ampleur de ses soupirs.

Dylan effleure un instant les yeux du jeune homme qui se rapproche excessivement de son visage. Elle laisse échouer un sourire sur ses lèvres avant d’éclater de rire. Son attitude burlesque lui rend des couleurs aux joues, tandis qu’elle se passe une main dans sa chevelure de jais. Oui, laisse-nous un peu tranquille, tu veux ? Silence. Dylan est satisfaite par cette non réponse. « La notion d’intimité s’est envolée. Bastien ne joue pas le chieur, et laisse ton frère tranquille. » ; Injonction qui se veut incisive, la jeune tatoueuse ne doute pas que cette demande sera prise au second degré par la projection de son défunt frère. Elle secoue la tête en ricanant avant de porter le goulot de sa bière à la bouche, elle y boit une grande gorgée. Son ami demande son attention et lui intime de le suivre derrière le canapé. Il éloigne leurs bières, et lui ordonne de le frapper. Ahurie, Dylan ne peut réprimer un haussement de sourcil tout en secouant la tête négativement, ne comptant pas répondre à la demande de Timothée. « Je sais me défendre, tu sais Tim’. » bredouille-t-elle alors qu’il insiste à nouveau. Elle soupire. Des pas en demi-volte — et elle se sent écrasée par une tension qu'elle exècre, une tension moite et suintante de dépit. Ses doigts s'entrechoquent jusqu'à la paume, crispés en une seule courbe, se serrent à peine, poussent d'un seul coup pour atteindre doucement le bras de son ami. Là, sanglée à sa chair, quelque part vers sa gorge ou sa poitrine, enchâssée à fleur de peau, elle la ressent ; avec une intensité agonisante. L’hésitation.

Et son regard se pose sur l'arc des cils de son ami, sur ses paupières marbrées d'ombres ; et sur la courbe de son visage transcendé par la taquinerie. Ce sentiment qui ne s'invente pas. Pareil à celui nimbant les hommes qui auraient su accueillir entre leurs paumes les lueurs d'un univers entier — des planètes, des étoiles, des femmes aveugles. On ne redessinerait pas les contours de son être, il lui faudrait le soleil ; celui qui perle les jeunes filles d'un voile de louanges et d'incertitudes. Elle soupire à nouveau, est-ce réellement nécessaire ? Elle baisse son poing et glisse ses bras autour de sa taille avant de l’enlacer tendrement : « Je t’adore Tim’».
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MessageSujet: Re: Hell is so close to heaven | Timothée   Jeu 4 Fév - 14:06

Mes yeux s’amusent de la situation alors qu’une part de moi ne peut s’empêcher de s’inquiéter pour elle. On ne peut pas dire que je vois d’un bon œil certaines des situations dans lesquelles elle se retrouve volontairement ou non. Je vois davantage ça comme le désir inconscient de forcer le destin à ne pas nous faciliter la vie. Ce qui semble pas bien compliqué pour lui en ce moment, alors pourquoi l’aider ? Je ne sais pas. C’est un mystère mais comme l’a craché Guillieta il y a peu, vouloir éviter les emmerdes dans ce monde qui en est peuplé n’est-ce pas une forme de lâcheté ? J’observe Dylan s’étonner de ma demande. J’observe cette jeune femme qui n’a pas décidé de changer ce qu’elle est en fonction de ce nouveau monde, de ces nouvelles règles et encore moins de sa nouvelle folie. Elle agit et vit du mieux qu’elle peut sans hésiter à être ce qu’elle craignant, probablement, de perdre le combat qu’elle mène avec la voix qui l’habite. Une crainte que je croise dans son regard que très rarement me laissant dubitatif face à cette force qu’elle affiche. C’est probablement ce qui caractérise mon attachement à une femme que je devrais normalement dénoncer. Mais comment avoir un comportement délétère alors même que ce gouvernement n’est que la raison de ma colère ? Je la vois, elle, cette jeune femme que j’ai appris à apprécier au fil de ses interruptions, de ses gestes, de ses mots. Un caractère dans lequel je reconnais un peu du mien. C’est surement pour ça, également, que nous nous entendions aussi bien sans ambiguïté. Elle est un bol d’air frais. Elle est la seule à comprendre la présence de Bastien bien que sa voix interne ne semble pas du même ressort. Qu’importe, nous nous apprécions et soutenons dans nos folies qui nous semblent moins folles ensemble. Elle affirme savoir se battre. Je veux bien la croire, mais qu’importe, je veux une confirmation et, il faut l’avouer, cela m’amuse. Mon sourire s’étend pendant que mes yeux l’appellent avec taquinerie. Elle se positionne telle une boxeuse. Je n’en souris que davantage et attend son coup qui vient avec douceur et s’arrête en l’air. Ses yeux cherchent mon visage pendant que les miens lui répondent d’un amusement sans faille. Tu ne vas pas me casser tu sais ? Allez fillette …. Je ris. Prends note de ce regard, de la situation, de la sensation de vivre enfin un instant T sans en imaginer les conséquences. J’en prends de plus en plus conscience, de cette simplicité possible. Cela me donne envie de tout envoyer péter, me donne la force de croire en ce que nous pourrions tous réaliser.

Tu .. ? Je rate un battement. Je pousse mon cerveau à s’activer alors que mon corps le pousse à investir l’instant d’un repos bien mérité. Profiter d’un geste simple lourd de sens. Important. Ses bras autour de ma taille et sa tête contre mon torse réchauffent mon être, rendent une vie à ce qui n’en avait plus : l’amitié. J’en avais presque oublié que nous pouvions être important pour quelqu’un, que nous pouvions avoir un impact autant qu’autrui pouvait en avoir sur nous. Je t’adore Tim’ Mon cœur s’agite alors que mon corps reste stoïc appelant à vivre l’instant avec attachement. Rien y fait. Mon cerveau, lui, accompagné de ma mémoire s’active, ouvre les portes de certains souvenirs qui ne devraient pas avoir leur place ici. Je vois Judith. Je vois Lawrence. Je vois Brashen. Je vois Loon. Je vois Enya. Je vois Bastien. Je vois Maarten. Je vois Jordan. Je vois tous ces autres que je n’ai pas su apprécier ou que je ne commence qu’à apprécier aujourd’hui. Je vois ces temps ratés à courir après une certitude illusoire au lieu de croire en un instinct, en un présent. Je vois l’ami que j’ai pu être, celui que je fus ces derniers temps et, au final, celui qu’elle voit en cet instant. Je vois ce que je pensais être, ce que j’ai été, ce que je suis et ce que je pourrais redevenir. Mes bras s’activent, mes mains se lèvent et l’entourent d’un geste protecteur. Je pose ma tête sur la sienne avant de pencher davantage vers son oreille. Moi aussi Dy’…. Moi aussi Et là, à cet instant, le gout léger d’une vérité sortant de ma bouche semble offrir un peu d’espoir. Ce rappel détend encore plus profondément mes doutes, mes craintes. Je lâche un soupire, affaissent mes épaules, prend le temps d’accepter et rendre le cadeau qui vient d’être fait. Elle ne s’en rend sans doute pas compte. Pour elle, l’étreinte ne dure pas bien longtemps. Pour elle, c’est peut être normal. C’est simple. Pour moi.. rien ne l’est plus. Ou… rien ne l’était plus. Je ne sais pas. Je souris, déserre ce repos et observe le lutin du père noël. Je pose ma main sur sa joue et dépose un baiser sur son front. Je ne veux pas qu’il t’arrive quoique ce soit… je peux t’apprendre deux trois mouvements utiles… ou… Je réfléchis, lève les yeux, hausse les épaules en reculant et d’un geste sort mon ultime pack de bière. ou… te fournir en illégalité ?

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Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l'abysse, l'abysse le scrute à son tour. (⚡) Nietzsche
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Hell is so close to heaven | Timothée

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